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Podcast / conversationPublic Sénat (sur YouTube)· 28 octobre 2025 42 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprisesEurope & international

Macron, l'impopulaire

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la leçon la plus marquante de ce baromètre d'octobre ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Comment analysez-vous cette impopularité record ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce n'est pas le signe que l'on n'est pas prêt à rester avec un président aussi longtemps ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'usure du pouvoir n'est pas inévitable pour tout président ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Édouard Philippe a-t-il fait une erreur en critiquant Macron ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    La stratégie du silence d'Édouard Philippe est-elle efficace ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

notamment sur un président Macron qui n'en finit plus de glisser sur le toboggan de l'impopularité. Fabien RER. Entre Emmanuel Macron et les Français, le divorce semble consommé.

Ils sont 80 % d'entre eux à penser qu'il est un mauvais président d'après un sondage au doa pour public Sénat et la presse régionale. Jugé, incompétent, arrogant et même éloigné des valeurs démocratiques par une majorité de sondé. Emmanuel Macron récolte les fruits de sa politique, affirme le patron des sénateurs PS.

Le russellement n'est jamais venu. Les inégalités sociales ont augmenté. Le sentiment de déclassement notamment dans les territoires ruraux n'a jamais été aussi puissant.

Donc monsieur Macron comme une sorte de paratonaire concentre toutes les colères des Français. Une popularité en chute de 13 points depuis les élections européennes de juin 2024 qui marquèrent le début d'une séquence fatale entre dissolution défaite aux législatives et remanement à répétition jugé tout aussi sévèrement à droite. Il appartient au président République de nous sortir de la crise dans laquelle il a fait entrer le pays.

C'est la raison même de la fonction présidentielle. Il reste 18 mois comme dirait Chirak à l'époque c'est long. Si l'impopularité du président culmine chez les sympathisants RN et LFI, elle traverse cependant tout l'électorat à l'exception de sa base.

De quoi faire d'Emmanuel Macron le président le plus impopulaire de la 5e République selon cette enquête ? Dans le camp présidentiel, on préfère relativiser. On voit à la fin de chaque mandat de des présidents de la République, que ça soit le président Sarkozi, le président Hollande, on a des chiffres de de cette teneur.

Les oppositions, on joue aussi beaucoup de cette impopularité. En fait, c'est toujours plus facile quand quelqu'un ne peut pas se représenter de trouver un bouc émissaire et de dire maintenant il faut jeter le bébé avec l'eau d'humain. Mais Emmanuel Macron peut se consoler.

Le désamour frappe l'ensemble de la classe politique de Gabriel Atal et Édouard Philippe à Olivier Fort et Jean-Luc Mélenchon. Seul bénéficiaire de la crise politique actuelle, le Rassemblement national. Jordan Bardella et Marine Le Pen caracolle en tête du classement des personnalités politiques recueillant le plus d'adhésion.

Et on décortique cette impopularité record du chef de l'État avec Céline Brac. Bonsoir, bienvenue. Vous êtes la cfondatrice directrice générale de l'Institut de sondage AOXA qui nous accompagne donc tous les mois avec ce ce baromètre pour public Sénat mais aussi pour la presse quotidienne régionale.

Virginier Martin, bonsoir, bienvenue, vous êtes politiste à la CCH Business School, autrice de ce livre. Alors, on parle de d'IA, d'intelligence artificielle et d'éducation dans ce livre quand les robots donneront cours coécrit avec Ea Bastaki et Marcel Saosé. C'est aux éditions EMS Valérias, bonsoir, bienvenue à vous.

Vous êtes la chef du service politique de RFI et Michel d'Armond, bonsoir Michel, bienvenue. Éditorialiste pour pour sens public. Céline Brac, qu'est-ce qui vous semble la leçon la plus marquante de ce baromètre d'octobre ?

Beaucoup il y a beaucoup de thèmes de thèmes passionn sur l'impopularité d'Emmanuel Macron. Euh ce qu'il y a de marquant, c'est que contrairement à ce que dit son camp, on ne peut pas comparer cette impopularité ou la relativiser avec celle des précédents présidents de la de la République puisque certes François Hollande était encore plus impopulaire que qu'aujourd'hui Emmanuel Macron, mais il n'était pas détesté. Or, c'est vraiment le sujet pour Emmanuel Macron, c'est qu'aujourd'hui, il suscite un grand rejet.

D'ailleurs, on le teste temps en temps. On a une côte de Roger et la dernière fois qu'on l'a fait, c'était en février et il était troisème personnalité la plus rejetée derrière Jean-Luc Mélenchon et Éric Zémour. Donc il y a vraiment ce rejet et vous, je vais pas paraphraser le sujet que vous avez fait.

On a vu qu'on attribu aucune qualité et on reviendra sur les sur les éléments les qualificatifs. On va voir que le fait qu'on ait l'impression qu'il ne se comporte pas en président soucieux de de protéger la démocratie est vraiment le sujet euh des Français le plus marquant. On va prendre le temps quand même d'analyser cette impopularité.

On revoit le le le chiffre général que vous donniez. 79 % de de de de Français répondent non à la question. Est-il un bon président de de la République ?

Comment vous l'analysez Virginie Martin cette impopularité record ? Elle vient de loin d'une certaine façon. Oui, parce que d'abord il faut rappeler que ça s'inscrit dans un mouvement de défiance vis-à-vis des politiques qui est de plus en plus ancré, qui ne semble vraiment pas bouger.

Au contraire, il s'aggrave d'année en année. On en parlait déjà les années 90. Aujourd'hui, on on est dans des taux de défiance de plus en plus importants.

Donc aussi, évidemment, il est dans cette grande vague de défiance à l'égard du personnel politique premièrement. Deuxièmement, évidemment, il est autant détesté que ce qu'il a pu être aimé notamment en 2017 lors de son élection où il y a eu quand même une espèce de de Macromania, c'est la hauteur de l'espoir qu'il avait fait bien sûr. Et la déception finalement a été très grande.

Elle a été très grande en avalanche si je puis dire. Il y a eu plusieurs crises, il y a eu aussi une attitude. Il y a eu ce président finalement qui assum d'être le Jupiter.

Euh ça c'est bon voilà un peu trop avec la monarchie française, c'est pas vraiment ce que les Français attendaient. À un moment donné où ils voulaient plus d'horizontalité, ils ont eu finalement plus de verticalité. À un moment donné, il voulait de l'apaisement, ils ont eu plus de crise.

La crise des gilets jaunes a pas été extrêmement bien traitée tout de même. Est-ce que le Covid a été ? C'est pas sûr non plus.

On l'appelait aussi ou le mozzard de la finance se bon on voit nos finances publiques aujourd'hui, on n'est pas sûr que ce soit tout à fait le cas. On Oui, donc c'est intéressant ce que vous dites pardon mais sur ces fondamentaux finalement il est il est questionné ou fragilisé sur ces fondamental et sur les promesses que lui-même évidemment a développé au départ. Donc ça c'est très problématique.

Pareil, un président notamment français est censé être véritablement important euh et représenter correctement la France dans la diplomatie française et à l'extérieur. C'est pas tout à fait le cas et on sait à quel point en plus il a démantelé relativement correctement le qu d'orsé ce qui n'est pas une bonne nouvelle évidemment pour la représentation française à l'étranger. Enfin voilà finalement sur ces promesses et les fondamentaux de ce qui est un président à la française finalement il y a plutôt échec.

Juste une petite chose aussi, en 2017, on voyait très clairement lors de l'élection présidentielle, je trouve qu'on avait été un peu vite en besogne quand même sur effectivement cet espoir. Certes, ça avait un peu tout balayé, mais on avait peut-être oublié de voir aussi les clivages que cette élection présidentielle ne manquait pas de faire voir en 2017. Notamment par exemple la Franche est sud-est de la France qui était finalement pas du tout macroniste et les autres beaucoup.

Donc il a peut-être pas su être le président de tous les français. Oui. Euh avec dans un monde idéal, Valéries, il faudrait qu'il se concentre justement peut-être sur son rôle diplomatique ou euh ou international.

Emmanuel Macron, euh son domaine réservé comme on disait il y a il y a bien longtemps. Mais en est-il capable ? par la force des choses, il se concentre un peu sur le domaine international, mais on sent bien qu'à chaque fois, même quand il est à l'étranger, il l'a refait euh récemment, il ne peut pas s'empêcher de reparler de la politique française et et à la fois, il donne carte blanche à Sébastien Lecornu et à la fois il rappelle que quand même, il a quelques idées sur la politique et sur la manière dont ça doit être mené.

C'est c'est c'est viscéral chez Emmanuel Macron. Certes, il aime beaucoup euh les problèmes internationaux, être sur la scène internationale, rencontrer les leaders euh et faire prendre des initiatives, essayer d'exister, de faire exister la France, mais en même temps, il reste viscéralement attaché à la popole, entre guillemets, la politique nationale, qui nous passionne aussi d'ailleurs et qui nous passionne aussi, mais lui et et il a ce cette volonté d'agir et d'être celui qui donne le le ton de la politique. Je reviens sur ce qui a été dit avant sur l'espoir suscité par Emmanuel Macron en 2017.

Oui, sa proposition politique le en même temps le dépassement des clivages politiques, c'était quelque chose que il a senti et que les Français attendait. Mais il y a toujours eu ce marqueur d'image chez Emmanuel Macron, le banquier de chez Rothchield. Sa campagne de 2017 lui revenait en boomerang systématiquement sur son passé de banquier d'affaires.

Il y a toujours eu cette cette ce soupçon de déconnexion entre Emmanuel Macron et les Français. Et donc je pense que au fil d'un quinquena où en effet il a pas peut-être réussi à mettre en vre sa promesse politique et bien ce caractère d'image lui est revenu en boomerang. Michel alors c'est c'est Domic Schnapper qui avait en fait mis au point ce concept en disant il est celui qui incarne plus la haine démocratique et dès dès peu de temps après son élection beaucoup plus au fond que ses activités sa première élection.

Oui. Sa première élection pourquoi ? Parce que à ce momentl c'était l'époque des petites phrases qui a traversé la la rue on trouvera un boulot le il disait au retraités voilà vous n'avez qu'à payer les gouloirs réfractaire et en réalité les français perçoivent d'emblé quelqu'un qui n'a pas passé et qui qui assumé ne pas voir passer déjà les étapes qui forgent un un élu que l'on met sous sous surveillance pendant pendant des années qu'on apprend à connaître et puis surtout quelqu'un qui incarnait le fait que la la promesse de de génération entière qui elle arrivé au à l'étude supérieure de 80 % de génération qui allait arrivé au bac, on voyait bien qu'elle n'était pas réalisée et ça avait créé un profond ressentiment et lui par son comportement, par son origine, par sa manière d'arriver dans au sommet de l'État par le haut h incarne ça et donne un moteur extrêmement puissant à cette haine.

Ouais. Avec alors on va les reprendre ces qualificatifs Céline Brac associé à à Emmanuel Macron. Vous voilà diriez-vous que les qualificatifs suivants s'appliquent bien au président de la République ?

On va on va les reprendre ensemble. Il y a il y a pas il y a pas beaucoup de positif hein. Il y a que du négatif.

Bah voilà dynamique. Je commence et je vous laisse continuer parce que vous êtes en train de rechercher les chiffres. [rires] On dit tout à nos téléspectateurs téléspectatrices.

Oui, en général il s'affiche. Bon, on va les faire s'afficher comme ça ce sera plus simple. Le par exemple la réponse est-il dynamique ?

On pourrait considérer quand même qu'il est. Ben non à 55 %. Je vous laisse continuer parce que tous les items sont négatifs.

Voilà. Alors il est pas il est pas jugé sympathique, il est pas jugé compétent. Vous voyez les trois/4 des Français le disent.

Euh le fait qu'il soit proche des préoccupations des Français, c'est ce que vous disiez là, c'est que dès le départ euh c'était cette image de président des riches qui lui a collé un peu au basque et qui continue à vraiment aller plus. Voilà, des gens le disent, 81 % pas ouvert au dialogue et il y a parmi ces qualificatifs un qualificatif qui est je pense beaucoup plus grave puisqueaujourd'hui ce n'est plus seulement le président des riches ou le président qui mépriserait un peu le peuple par une espèce de morgue, c'est le fait qu'aujourd'hui on a 69 % de Français qui nous disent il n'est pas attaché aux valeurs démocratiques. C'est en fait c'est aujourd'hui c'est ça le n du problème c'est que de ce fait parce qu'il n'a pas tenu compte de en tout cas suffisamment des résultats des des élections législatives alors ça c'est c'est très clairement ce qui a vraiment scellé cette image de de président qui ne serait pas respectueux du vote des Français le sentiment qu'il n'aurait pas du tout entendu le message des Français qui qui était certes multiple mais qui montrait très clairement qu'il ne voulait plus de que Emmanuel Macron soit aux commandes, mais ça a commencé un peu avant, même assez largement avant et notamment au moment de la réforme des retraites.

Là vraiment c'est une réforme qui est très très mal passée aujourd'hui le le le problème que ça crée mais ça réforme des retraites et non on ne tire pas les leçons des législatives et des européennes qu'alimiteuses. Ça vraiment aujourd'hui c'est quelque chose qui lui est fortement. N'hésitez pas, on vous a remis le QR code, à participer à notre émission.

Vous pouvez poser vos questions ou réagir à l'impopularité du chef de l'État. On va consacrer un chapitre à Édouard Philippe dans dans un instant l'ancien à premier ministre dont la popularité baisse elle aussi et il y aura un chapitre sur la taxe Zucman avec déclaration importante aujourd'hui de Marine Le Pen qui balaye l'idée l'hypothèse de voter une taxe Zucman qu'elle soit allégée ou pas. Voilà les les trois grands les deux autres grands chapitres qui arrivent.

N'hésitez pas à poser vos questions. Mais alors, je vais essayer parce que on est tous assez critiques vis-à-vis du du chef de l'État, mais de de prendre un peu le contrepied. Ça faisait quoi 20 ans qu'on avait pas réélu un président de la République ?

Virginie Martin, est-ce que finalement c'est pas c'est c'est pas tout simplement le signe que on n'est pas prêt à rester avec un président aussi longtemps ? Quel qu'il soit ? Ça de toute façon, c'est aussi ce qu'il faut quand même rappeler, l'usure du pouvoir existe.

Alors est-ce que finalement deux quinquena qui ne peuvent pas après devenir un 3è, est-ce que c'est finalement trop long ? Est-ce que un Septenaat unique serait une bonne solution ? Point d'interrogation parce que finalement, c'est vrai qu'on se dit que 5 ans, bah c'est l'élection permanente.

Peut-être que 7 ans, c'était finalement plus sage, mais 7 ans x 2, ça fait 14. Et alors là en terme d'usure évidemment je vous laisse vous rappeler de ce qui se passait par le passé mais on on était aussi dans une autre époque. Mais même si je je je suis assez je reprenais j'écoutais toute votre liste et elle est juste votre liste concernant les les points forts d'Eman Macron à son arrivée.

Mais moi j'ai quand même envie de dire quel que soit le président qui aurait été réélu, il serait victime du dégagisme ambiant. C'est c'est ce que je vous dis. Il y a il y a vraiment ce que je disais aussi tout à l'heure, il y a la défiance à l'égard du politique, la défiance évidemment, enfin cette usure du pouvoir qui est très forte et puis aussi quand même je pense que la il y a une crise quand même de la représentation profonde et aussi il y a une envie bonne ou mauvaise de démocratie directe si je puis dire et ça c'est très compliqué aussi à gérer pour les politiques parce que finalement ils ne veulent plus d'intermédiaire, ils ne veulent plus finalement qu'on les représente quelque part les français. les Français.

Voilà. Bien sûr. Et donc, il y a une désintermédiation à tous les niveaux.

Euh, on on se dit journalisme même quand on ne l'est pas, on se dit chercheur quand on ne l'est pas. On dit qu'on pourrait finalement faire les lois même si on sait même pas comment fonctionne le parlement et cetera et cetera. Donc, c'est vrai que les les syndicats sont évidemment assez ignorés et peu représentatifs finalement des salariés.

Les partis politiques, c'est pareil. Donc, c'est vrai qu'on on vit un peu. Est-ce qu'on est passé du monde finalement des pouvoirs au monde des influences ?

J'en sais rien mais en tout cas c'est un peu cette chose là qui se raconte. Alors après sur les influences Emmanuel Macron, il a bien saisi ça avec ses conseillers à l'Élysée. On chemine, on fait des des chemins mémoriels, on se raconte, on se met en scène via un Instagram très léché et cetera.

Bien sûr, il a senti qu'il fallait ce storytelling et qu'il fallait créer ce désir finalement et pour aller sur le chemin de l'influence aussi. Mais j'ai l'impression que là-dessus il a un peu raté parce que finalement qui dit influence dit mise en scène de soi-même et là évidemment booum. Ouais, on retombe dans on retombe dans ces dans ses travers.

Il y a une formule utilisée par Patrick Caner, le président du groupe socialiste au Sénat tout à l'heure dans le sujet d'ouverture. Il disait "C'est le paratonire Emma Macron." Alors, je voyais ticker à ma question tout à l'heure Valéri Gas mais c'est un peu ça.

Il prend pour tout le monde. Il prend pour tout le monde parce qu'il s'est mis aussi lui-même en situation. Il aime ça en fait prendre pour tout le monde avant. il s'est il s'est beaucoup mis en avant, il a un peu la la monnaie de sa pièce et il y a toujours un fond chez Emmanuel Macron de de sentiment d'injustice de ne pas être compris, de de de faire tout son possible et et de penser faire bien et pour le mieux et de ne pas être compris.

Sur ce qui lui arrive dans ce deuxième quinquena. Moi, je dirais qu'il y a quand même deux choses. Euh, d'abord, il a pas fait une bonne campagne en 2022. il a il a surfé sur la guerre en Ukraine pour apparaître comme le père de la nation et il ne s'est pas mis en jeu vraiment dans le débat.

Il n'a pas débattu, il n'a pas fait campagne et du coup ben les Français ont eu une une réélection. Certes, il a battu Marine Le Pen et c'était l'objectif euh et donc ils ont plus peut-être voter à ce moment-là contre Marine Le Pen comme ils avaient voté contre Nicolas Sarkozy face à François Hollande que pour Emmanuel Macron. Et deuxième chose qui et là est à sa décharge, c'est pas de sa faute, il ne peut pas se représenter et un président qui est réélu et qui ne peut pas se représenter, bah il est démonétisé et il y a tous ces petit il y a tous ces petits camas quand en plus on fait quelques quelques bêtises et et qu'on ne tire pas les enseignements de ces bêtises, ça arrive plus vite que prévu.

Mais en effet dans son camp même maintenant c'est parti la seule com ça, on va en parler des des de ces anciens premier [rires] ministres vous inquiétez pas. C'est vrai que ce ceuxè mandat avec l'impossibilité d'être candidat une trème fois de fait euh le paralyse. Bon Michel la conséquence de Oui.

La conséquence de ce désamour parce que si on essaie effectivement de dater euh à quel moment il y a la rupture euh quand on regarde bien au fond comment s'est passé cette crise euh tout a tout a commencé à se rompre à partir des gilets jaunes. C'est-à-dire que les gilets jaunes c'était pas une crise parmi d'autres. C'était pas c'était une crise sans les syndicats.

C'était le peuple directement face aux dirigeants sur une révolte face à la taxe avec une demande effectivement très puissante de démocratie directe qui était au sommet des demandes du grand débat. Et c'est la première chose que Manuel Macron ensuite évacue dans sa conférence de presse en avril suivant la suivant le grand débat en disant il n'aura pas de référendum. Et ça aussi les Français l'ont perçu et l'ont gardé absolument manqué et ils l'ont perçu et l'ont ensuite fait ça en marge arrière.

Alors, on s'intéresse à à deux ces anciens Premier ministres, Édouard Philippe et Gabriel, qui ont évidemment intégré le rejet massif d'Emma Macron dans leur propre stratégie en étant de plus en plus critique et les Français les approuvent. Oui. Alors, on a testé les propos de ces deux expremier ministres.

Alors, Gabriel Atal qui considère que il y a il a un il y a un acharnement d'Emmanuel Macron à vouloir garder la main. Alors là, on a 78 % des Français, c'est un plébiscite qui disent "C'est bien en effet ce que nous pensons." Et quant à la phrase d'Édouard Philippe, alors où là on est on était sur quelque chose de beaucoup plus lourd, c'est-à-dire pour Édouard Philippe, il était temps de de démissionner Emmanuel Macron face à cette situation pour ne pas infliger au pays une crise politique de 18 mois, il fallait qu'il qu'il puisse en tirer les conséquences personnelles.

Là, on a 67 % des Français qui sont d'accord. Alors oui et et si vous voulez ça ça peut je pense moi je suis on va parler d'édard Philippe mais je suis convaincu que ça peut aussi lui nuire mais c'est phip Ah mais vous avez raison ça peut tout à fait lui nuire en l'occurrence sur ces propos les Français les valident complètement et c'est transpartisans à part les sympathisants renaissance qui ne sont pas d'accord avec cette idée mais les sympathisants renaissance aujourd'hui c'est c'est 6 7 % de la population voyez c'est pas grand monde. Même les sympathisants LR sont 55 % à être favorable à la démission d'Emmanuel Macron.

Or, c'est une population qui normalement respecte de manière très stricte euh les les le pouvoir en place. Et il y a quelque chose qui est de l'ordre de du paradoxe parce qu'on a des Français qui de plus en plus et bien réclament du compromis. Ils rêvent de compromis et lors des dernières législatives, ils souhaitait une majorité relative pour qu'il puisse y avoir des compromis à l'assemblée.

Puis là aujourd'hui, dire on veut la démission d'Emmanuel Macron, c'est tout sauf un compromis. Oui, mais on voit que la détestation du président de la République balaye tout le reste finalement. Alors effectivement, ça ne profite pas à la popularité d'Edouard Philippe puisque si on regarde le baromètre des personnalités en avez-vous une bonne opinion ?

C'est la question que vous posez. On a toujours le binôme euh du Rassemblement national Jordan Bardé la Marine Le Pen en tête. Ensuite Édouard Philippe mais qui dévisse encore de quatre points.

Gabriel Atal qui perd un point et Bruno Rotaillot qui en perd euh quatre. Est-ce que Michael il est en train de subir Édouard Philippe l'épreuve du toboggan que redoutent tous ceux qui ont été un jour au sommet de la popularité ? En tout cas, il peut le craindre car effectivement si Édouard Philippe enterre le macronisme et bien il le fait tout en conservant en même temps.

C'est-à-dire que il demande que le président s'en aille mais il ne censure pas le gouvernement. Alors si on résume la rupture avec le président Macron a provoqué une tempête au sein de de son parti. des membres d'horizon sont entrés au gouvernement malgré la vie du chefard et lui qui se de tracer des lignes claires, c'était le titre de son livre après Mat on voit la la confusion est quand même plutôt répandue jusqu'au sein de ses troupes.

Ce qui est clair en revanche, c'est qu'il traverse sa première zone de turbulence et il paye cash à la fois dans dans son propre parti en terme de capacité de pouvoir à représenter un avenir. qui paye sa rupture et le parfum de trahison quand même du président de la République qui ne le sert pas. Bon, il a vu sa ligne contestée en interne dans une formation politique, il faut le dire.

On est assez peu habitué au coup d'éclat. Bon, donc on l'a vu, il évise dans les enquêtes de de popularité. Pourtant, depuis 2022, il a été prudent, il avait géré son image.

Est-ce qu'il est parti trop tôt ? Je me souviens qu'on s'est déjà posé la question quand il avait annoncé sa candidat. Alors, il est parti très tôt tout en disant effectivement je je ne participe pas au chaos ni au fracas. estu candidat au silence alors en place ce qu'on appelle un peu le systèmearmer le silence crée le désir et l'intérêt rareté et positionnement décalé tout en faisant un tour de France à la Chirak et tout en draguant l'électorat de centre gauche de gauche avec ses livres politiques écrits avec son comp son complice Gill Boyer qui lui-même se définit comme un loser fran mais et tout ça être adapté en série. invit dans les salons dans les festivals mais quand il reprend la parole sur le plan politique c'est pour dire qu'il est pour la retraite à 67 ans.

Donc pas vraiment en phase avec la société française. Donc on voit bien que la côte la côte d'amour d'un homme politique peut chuter quand l'attente autour de lui effectivement n'est pas comblée. Ça se traduit dans les chiffres.

Alors est-ce que ça signifie qu'une majorité juge que son moment n'est pas arrivé et que ce sera pas avec lui que qu'il faudra avancer ? trop tôt pour le dire mais la côte d'alerte la côte d'alerte est très très sérieuse. D'autant plus que Gabriel Atal est en embuscade de de ce point de vue là parce que lui aussi il a son projet maintenant présidentiel.

Bonard Philippe on le sait, il pratique la boxe et pratiquer la boxe c'est aussi pratiquer l'art de perdre hein avec on sait que il y a toujours la phase B qui est celle de la victoire qui est la défaite et sur un ring en fait en même temps on gagne on perd de la même manière par abandon par chaos ou en comptant les points. Merci beaucoup Michel. votre avis, je commence avec vous Valérie Gaz sur la la stratégie d'édouir Philippe et la stratégie ouais du silence ça a assez limite.

Euh et surtout quand on on Édouard Philippe sort toujours un petit peu à cont-temps quand il annonce sa campagne qu'il va être candidat à la présidentielle, tout le monde se dit "Mais pourquoi il le fait maintenant et à quoi ça sert ? Il est un petit peu tout seul dans sur voilà, il descend de l'Olin pour dire coucou, c'est moi et finalement personne ne comprend à chaque fois ce qu'il fait." Euh et là c'est pareil, quand il quand il attaque Emmanuel Macron, ça sort de nulle part.

C'est le dernier la dernière personne qu'on aurait imaginé dire que le président doit démissionner parce qu'il est censé incarner quand même une position institutionnelle. C'est c'est pas rien une démission d'un président de la République, ce serait un précédent assez important et qui aurait pourrait avoir beaucoup de conséquences. Et donc Édouard Philippe sort à ce moment-là de manière totalement inattendue et souvent incomprise.

D'où les remous au sein même de son parti comme le disait Michaël. et finalement au lieu de reprendre la main, il la perd un peu plus. Et est-ce que ça lui fait gagner en terme d'image, de popularité ?

Mais on voit que non. Euh donc je j'ai quelques doutes sur la stratégie. Euh alors, on nous a il nous a annoncé aussi un un grand plansif euh qu'on ne voit pas venir.

Donc il a un petit problème. J'ai l'impression qu'il avait un timing, un calendrier, un agenda euh de progression vers la présidentielle qui est bousculé par les événements et que ces tentatives pour se raccrocher euh au wagon et bien ça marche pas terrible. Et puis alors vous êtes en train de réagir à ce qu'on a pu dire sur Emmanuel Macron.

Je vais je vais citer deux réactions. Marc de Marseille, il va d'échec en échec. Est-ce que Macron n'a pas atteint son niveau d'incompétence ?

Puis alors, j'ai parlé d'usure du pouvoir. Ça vous fait réagir Guillé de de Bordeaux ? L'usure du pouvoir, point d'exclamation.

Il y aurait pas d'usure du pouvoir si le président en place et son gouvernement œuvrait à des actions positives à l'égard de la nation et à l'égard du peuple. Alors bon, ce rejet, il s'exprime aussi chez nos téléspectateurs, chez téléspectatrices, on n'est pas tellement surpris, mais ça ne suffit pas à rendre la stratégie d'Edouard Philippe efficace d'une certaine façon. Virginie Martin, vous voyez ce que je veux dire ? pas parce qu'on se déconnecte du bilan ou de l'action d'Emmanuel Macron qu'on en devient pour autant populaire.

Bah non, évidemment que ça ne suffit pas et puis je pense que les attentes des français vont être de plus en plus grandes et comment est-ce que le prochain ou la prochaine présidente vont pouvoir combler des attentes aussi gigantesques d'abord rationnell c'estàd réduction du déficit enfin des des choses pas drôles du tout et que les Français n'aiment pas parce que les conséquences évidemment sont toujours très désagréables mais en plus je pense qu'ils veulent aussi un rapport à leur pays vraiment comment dire empathique. Voyez quelque chose qu'on peut croire avec une grande stabilité possible, pas de confusion, une peut-être une création de confiance supplémentaire. Enfin, toutes ces choses-là finalement qu'Emmanuel Macron évidemment a plutôt loupé, on va dire pour dire ça rapidement, mais que les autres hommes politiques et finalement Édard Philippe en est un exemple aussi n'inspire pas tous ces thèmes et donc et donc c'est peut-être c'est peut-être là, pardon, je vous interrompe, mais c'est peut-être là que c'est une erreur à mon humble avis d'attaquer la fonction présidentielle et de dire il doit démissionner surtout quand on veut soi-même aller incarner à l'Élysée, ça me paraît évidemment Non, non mais ça c'est pour moi c'est quasi farfelu.

Je ne sais même pas comment on peut envisager cela. C'est c'est d'abord c'est créer de l'instabilité. Donc ça c'est toujours or il se présente comme l'homme.

C'est ce que vous voulez de dire comme l'homme très paradoxal. Et puis en plus évidemment ça a été dit largement mais ça pourrait créer un précédent. C'est quoi ?

On en a assez d'un président les sondages ne sont pas bons. Alors on part de l'Élysée mais on va démissionner on anticipe une élection présidentielle enfin qu'est-ce que c'est ? Enfin constitutionnellement ça dit quand même quelque chose voyez.

Est-ce qu'on est euh sous le jug, excusez-moi, d'odoxa ou est-ce qu'on est [rires] sous le jug le pouvoir de énorme. Mais mais voilà, mais c'est quand même assez parlé par le passé de de démocratie d'opinion. Là, on y est en plein et finalement Édor Philippe crédite le pire de la démocratie d'opinion aujourd'hui.

Le temps file très vite. Jeais qu'on boucle le chapitre Eddor Philippe quand même pour dire d'où d'où il vient. On parlait du toboggan. il était monté jusqu'à quel c'est l'inverse de l'effet de levier quand on connaît pas bien quelqu'un qu'il est pas très populaire.

Lui c'était l'inverse. Il était à 51 % euh juste après euh avoir quitté Matignon donc euh en septembre et en novembre 2020. Donc il est à 51 % de français de code d'adhésion et il est à 28.

Voilà. Et sur notre baromètre c'est quelque chose de très élevé. Pratiquement aucun homme politique n'arrive au-delà des 50 % et aujourd'hui il est à 28 %.

Donc il c'est vraiment c'est vraiment l'image l'image du toboggan et et c'est vrai que cette phrase-là euh c'est bien joué de les Français se disent "OK, bien joué, on est d'accord avec toi mais ça se voit, c'est d'un c'est d'un grand cynisme." Ça c'est la première chose. Et la deuxième chose pour rebondir ce que sur ce que disait Michel, c'est qu'à un moment, il faut de la cohérence.

À la limite, si Édouard Philippe derrière avait continué à enfoncer le clou sur ce sujet-là et en expliquant bah comment il envisageait maintenant une présidentielle, quelles étaient ses solutions et cetera. En fait, on a eu l'impression d'un coup d'épée dans l'eau spectaculaire mais derrière bon bah voilà Horizon s'est roué d'une petite panique en en voyant les sondages qui devenaient défavorable très vite très très vite. La phrase aussi qui a beaucoup vibré c'est quand il dit à propos de M Macron je ne lui dois rien.

Ouais incroyable. Qui connaissait Édouard Philippe avant qu'il soit nommé à Maton par Emmanuel Macron ? C'est un peu difficile.

On l'app Gérard Philippe, je me souviens dans nos sondages. [rires] C'est pas très gentil mais c'est un très bon très bon comédien. Effectivement, on va ouvrir un chapitre consacré à la stratégie du parti LR, les Républicains et notamment de de son chef et c'est Clémentine Louise qui nous rejoint tout de suite.

Bonsoir Clémentine puisque bienvenue, vous êtes allé ce matin prendre le pou de ce groupe qui essaie de revenir sur le demande de la scène. Oui, alors que le budget déchaîne les députés en ce moment à l'Assemblée nationale dans la chambre haute, les républicains suivent la dynamique du président du Sénat mercredi dernier lors des questions au gouvernement. Gérard Larchet tapa un grand coup sur la table car si Sébastien le cornu dî avec les socialistes, il ne faudrait pas qu'il oublie les républicains et les centristes.

Écoutez euh Roger Karouci en parlait ce matin. Je vois bien que le gouvernement fait ce qu'il peut pour pas avoir d'ennui avec le groupe socialiste, mais il peut pas non plus braquer complètement les républicains ou le bloc central. Donc il le corps nu devenu un équilibriste sur un fil tendu, mais on sent bien que ça peut tomber d'un côté ou de l'autre.

Mais je trouve le débat très chaotique et pas du tout rationnel. C'est c'est du coup par coup et sur chaque décision. Donc ça c'est pas très cohérent.

Des LR qui cherchent à retrouver de la cohérence justement après quelques semaines de turbulence. Oui, souvenez-vous, c'était il y a un peu plus de 2 semaines des ministres LR entrés au gouvernement contre la vie de leur chef de fil Bruno Retaillot. Ce qui provoit ce qui provoquait une crise interne et la suspension de ces ministres du parti.

Mais maintenant que la position est en tout cas jusqu'à présent arrêtée sur le sort euh de ces républicains rebelles, il faut réussir à revenir dans la lumière alors que les projecteurs sont braqués vers la gauche. Et pour ça, le sénateur Max Brisson estime qu'il faut rapidement reconstruire un projet de droite solide. On doit pouvoir reconstruire un corpus qui disent aux Français offens être de droite et ce n'est pas en faisant des zigzags comme le fait le gouvernement. qu'on va rétablir un petit peu de cohérence dans la vie politique.

Nous avons notre spécificité, nous allons continuer à développer. Bruno Rotaillot va faire un Tour de France, va visiter les fédérations, il va aller à la rencontre de la France profonde. Et avec ce Tour de France, on a l'impression que le chef de fil des Républicains entame doucement mais sûrement une campagne orientée vers l'élection présidentielle de 2027 alors que les écologistes ont d'ors et déjà avancé un premier pion avec la candidature de Marine Tondelier.

Mais le chemin est encore long pour l'exministre de l'intérieur. Soutenu aujourd'hui à 26 % selon le dernier sondage au doxa. Bruno Retaillot a perdu 4 points dans les sondages.

Merci beaucoup Clémentine. Et je reviens vers vous Céline parce que c'est un un effet euh beauau inversé. C'està-dire il a perdu gros en quittant le ministère de l'intérieur.

Est-ce aussi simple que ça ? Ah oui, c'est c'est moins le fait d'avoir quitté le ministère de l'intérieur que son positionnement incompréhensible. la chute de enfin le la façon dont il fait chuter non je parle de Bruno Rotaillo la façon dont il fait chuter Sébastien lecornu dans dans les premières heures de son exer alors qu'il vient d'être nommé même si les Français il ne comprenaient pas du tout la nomination de de Sébastien le cornu c'est absolument incompréhensible et le positionnement de LR enfin ça a été très bien expliqué est devenu aux yeux des Français très très troubles et aux yeux des sympathisants LR ne savent plus du tout si c'est un allié ou pas de la si c'est un parti allié ou pas de la Macronie ça lui retombe dessus Après, il faut voir ça un petit peu sur le temps long parce que il a il a quand même gagné énormément popularité en très peu de temps.

Bruno Rotaillot, le ministère de l'intérieur, c'est quand même le seul ministère où on peut rester populaire sans avoir de résultats. Ça ça marche à peu près pour tous les ministres. Et donc il peut rester quand même cette idée de d'un homme politique de droite très ferme sur sur les valeurs, sur l'autorité, sur la sécurité et ça va peut-être ça peut revenir selon ce qui se passera dans les prochains mois.

Ouais. votre avis Virginie Martin c'estàd que si je comprends bien il y a d'abord le le choix de quitter la place Bova et cette cette lumière médiatique permanente et puis la faute de car d'une certaine façon qui consiste à faire tomber Sébastien le cornu oui moi je oui effectivement je pense mais-ce qui le plus peut-être bah plus plus fondamentalement jeis revenir sur quelque chose qui vient d'être dit quand même dans dans le reportage c'est aussi peut-être est-ce qu'on n'est pas en train d'assister et et je fais ça en lumière par rapport à notre propos précédent sur Emmanuel Macron. Est-ce que finalement on n'est pas en train d'assister de nouveau en partie, je dis bien en partie ou à la renaissance d'un clivage gauche- droite ?

C'est ça en fait qui est intéressant. C'est ça qui est intéressant. Et Bruno Rotaillot typiquement l'incarne sur certains items, évidemment sécurité, immigration et cetera.

Là on commence à entendre le renvoquer très fort sur la fiscalité, pas de fiscalité supplémentaire. Donc là, c'est quand même intéressant. Je trouve que l'Assemblée nationale se ressaisit de ce clivage gauche- droite lui redonne une dimension dans la séquence bon un peu complexe de de Rotaillo mais là où je suis d'accord avec SV dit aussi ça va être sur le temps long parce que voilà enfin voilà c'est un coup d'éclat les Français ont la enfin on a la mémoire courte sur ce genre de chos ça va vite passer et peut-être effectivement que celui qui représente l'ordre c'est-à-dire quand même plutôt du côté droite du clivage justement va revenir et renaître un peu de de de son passage difficile.

Ouais. Vous parliez de Laurent Voquier qui était chez nos confrères d' RTL ce matin et il répond à la question de Thomas Auto mais qui est le patron chez [rires] LR aujourd'hui ? Il y a pas de candidat naturel à droite.

Il y a pas de patron. Il y a pas de candidat naturel à droite pour 2037. Je je réponds à la question si vous me permettez de le redire clairement.

Aujourd'hui, il n'y a pas de candidat naturel pour 2027 à droite. C'est pour ça qu'il faut le rassemblement de la droite. C'est pour ça qu'il faudra organiser une compétition qui permettra d'avoir une seule personne, un seul candidat et ensuite une équipe derrière lui.

Et dans votre famille, il y a il y a comme un petit air de cohabitation. Est-ce que les 15 jours qui viennent de s'écouler ont été difficiles ? Bien sûr.

Est-ce que cette image de division nous a fait à tous du tort ? C'est une évidence. C'est pour ça que je préfère tourner la page.

Bon, il va nous rester 5 minutes et je veux qu'on les consacre quand même à la tax Zucman avec une une act intéressante côté Rassemblement national et Marine Le Pen aujourd'hui. Mais quand même une question sur cette c'est c'est il aime bien le se se mettre en scène en en randonneur Laurent Vquier c'est c'est le caillou dans la chaussure de Bruno Rotaillot quand même et il veut pas il veut pas ou il est pas contre la course de fond donc il il lâchera pas il continuera. Oui, bien sûr, c'est le caillou mais ça c'est clair et c'est amusant de un patron du parti non et lui se projette tout de suite sur la présidentielle parce qu'en fait le débat c'est ça, c'est pas le patron du parti.

Certes, Bruno Rotaillot a été élu largement à la tête des républicains, mais la question c'est de savoir qui a qui peut endosser le costume de candidat à la présidentielle. et on voit que Laurent n'a renoncé à rien. En effet, les prochains mois vont être décisifs dans ce dans ce duel de savoir s'il y en a un qui peut vraiment incarner une candidature.

Et là, on voit que bon, il y a pas de patron, il y a pas de candidat naturel. Pas mais le problème de la droite, c'est qu'en effet, il y a pas de candidat naturel, il y a pas de chef qui se dégage et la droite a souvent été habitué à avoir un leader et là il y en a pas vraiment. Oui, c'est un peu c'est un peu pareil à gauche.

Bon, allez, l'attaque Z Z Zucman, pardon, comme promis avec des débats en cours, hein, euh à à l'Assemblée nationale. Ça reviendra notamment euh demain en séance. Mais Marine Le Pen dès aujourd'hui, elle était dans la salle des Calcolonnes, elle a enterré cette idée que ce soit une taxe Zucman light ou pas, écoutons-la.

Elle est pas du tout allégée. Il faut regarder le texte. En réalité, elle est aggravée puisque elle va toucher beaucoup plus de de personnes et donc la cible n'est plus du tout la même.

Donc il n'en est pas question pour nous. Voilà. Zucman non, ni light, ni hard, ni rien du tout.

Virginie Martin, elle est quand même un peu gênée aux entournures par cette taxman Marine Le Pen. Bah moi je trouve que c'est étonnant qu'elle soit aussi fermée à cette idée. Elle a un électorat qui souffre quand même de la mondialisation, de la globalisation qui a cette mondialisation et globalisation ont enrichi les gens de manière absolument spectaculaire.

On parle de financiarisation de l'économie depuis 10 15 ans voir plus et on s'en plaint tous de cette financiarisation de l'économie qui a fait beaucoup de mal à des secteurs industriels mais beaucoup de bien à ceux finalement qui ont joué avec la bourse, avec les capitaux et avec cette financiarisation. Donc je trouve que c'est très étonnant mais j'ai l'impression aussi que les politiques dans dans l'enceinte de du parlement en général ont pas forcément euh été regarder ce que racontait Gabriel Zucman parce que finalement propose précisé voilà ce qui propose précisément ben j'ai l'impression que tout de suite c'est mis euh finalement dans une espèce d'hystérisation politique gauche droite fiscalité pas fiscalité impôt pas impôt mais effectivement on peut pas dire l'économie est complètement débridée en Chine au Japon aux États-Unis, ça crée des milliard d'air tous les jours. On ne peut même plus refrainer tout cela et on ne sait plus comment le faire.

Là, tout d'un coup, on a peut-être un début de solution et on n'y pense même pas sereinement. C'est ça mon propos, si vous voulez. Et les sympathisants RN sont très favorables à la et d'ailleurs les Français sont très bien sûr et les Français sont très favorables mais moi j'ai l'impression qu'il y a des totems fiscaux.

La France est très fiscalisée, alors excite la taxman. Mais ce qui est étonnant, c'est que ça touche quand même des gens, il faut quand même le dire calmement, qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine, c'est-à-dire 1800 personnes en France. France.

Oui oui, bien sûr, bien sûr, bien sûr. Et en fait là où c'est intéressant, bien sûr, c'est que le débat il a dérivé c'est vers la question mais qui est une vraie question hein euh de l'appareil productif euh de de la part du de cet appareil productif dans le patrimoine de ces ultra riches. Et là, c'est intéressant parce queavec la taxe Zukman Light, en fait, la version proposée, bah ça touche encore potentiellement encore plus de personnes et peut-être même s'il s'en défendent encore plus d'appareils productifs.

C'est comment vous analysez ça ? Et peut-être comment l'opinion réagit à ça ? Est-ce que ils sont favorables à attaque Zukman tout en disant ce qui pourrait sembler paradoxal, attention à l'appareil productif.

En réalité, les Français disent les deux choses, mais sur la taxe Zukman, ce ce cette idée de attention à l'appareil productif a un petit peu grignoté la part des Français favorables à l'attaque Zukman. Ils étaient les trois quarts à dire on est favorable quand on en a parlé au début maintenant on est au 2 les 23 des Français nous on mesurait ça la semaine dernière qui sont favorables à la taxe du Zukman parce que l'idée de dire on intègre dans le calcul le patrimoine entreprise peut en faire ticker certains. Ce qui fait que les sympathisants de droite notamment sont devenus beaucoup plus critiques à l'égard de cette taxe.

Et c'est vrai que c'est un sujet intéressant parce qu'on a des Français aujourd'hui qui sont beaucoup plus protecteurs à l'égard de leurs entreprises qu'il ne l'était il y a encore 2 ans ou 3 ans. Aujourd'hui dire on augmente les impôts des entreprises les français en ça c'est intéressant. Alors que à la lettre la taxman c'est effectivement c'est c'est pas toutes les entreprises.

On va et en plus on se plaint depuis des années que le capital rapporte beaucoup et que le travail rapporte peu. On est exactement là où on pourrait rééquilibrer et on y va pas. Ouais, effectivement.

Euh est-ce qu'il y a pas quand même de je lis en en en vous écoutant, je tombéis sur une dépêche de l'agence France-Press signé auud du PRI qui qui nous nous dit euh la taxe zu Parti socialiste, un chiffon rouge pour obtenir un un compromis. Est-ce que c'est pas devenu une sorte de piège finalement Valérie Gas pour le Parti socialiste ? Oui, ça pourrait être considéré comme un piège et et en même temps, c'est une espèce de course en avant des socialistes qui ont obtenu l'abandon du 493, qui ont obtenu la suspension de la réforme des retraites et qui se disent pourquoi ne pas continuer et ne pas obtenir vraiment encore un totem sur la fiscalité des ultra riches.

Donc oui, il y a il y a évidemment des négociations autour de ça. On verra ce qu'il a ce qui va aboutir par nos interrompes. La prise de position de Marine Le Pen, ça change quand même un peu la donne.

C'està-dire on trouve la majorité pour une socialist les socialistes vous reconnaissez dès avant le le débat de de d'aujourd'hui la taxe duman avait très peu de chance de passer à l'assemblée. qui espèce les centristes et la droite pour essayer de faire passer les choses, c'est parce que de toute manière ça passait pas. Le calcul avait déjà été fait une taxe duman ne passe pas normalement et donc 1493 ça passe encore moins et ça passe encore moins.

Donc voilà et ce sera même pas peut-être l'amendement light mais peut-être encore une autre proposition parce qu' forcément on sent et c'est vrai qu'il y a une attente sur quand même une taxation supplémentaire des gens qui ont l'injustice fiscale elle est majeure dans pas prêt à admettre qu'on s'attaque au patrimoine professionnel. Michael un mot. En réalité, je pense que Marine Le Pen, elle a voulu se débarrasser de la taxe Bardella.

C'est-à-dire que elle a fait une déclaration pour concurrencer Bardella qui lui est beaucoup plus évidemment travaille beaucoup plus du côté de la droite parce queil sort son livre dans 48 he parce qu'on ne parle que de lui parce qu'elle elle veut aussi répondre au coup de boutoir de leur renvoquer ce matin même sur cette même antenne qui n'a pas arrêté de pointer le fait qu'elle votait avec la gauche et effectivement en commission il y a de jours, il y a eu une tempête parce que le LFI et RN ont voté pour un amendement qui a été rejeté à une voie sur un impôt universel. Ouais, ça a fait beaucoup beaucoup de de d'onde de choc en interne et elle est très sensible au fait qu'effectivement on la présente maintenant comm comme quelqu'un de gauche sachant que Bardella présenté de plus en plus on la présente comme ça c'est bien que Bardella est peut-être plus libéral que Marine Marine parce qu'elle par elle répond sans arrêt je ne suis pas de droite. Donc ceux qui veulent la la contredire dit bon ben voilà donc la solution est trouvée et donc en fait elle elle répond elle répond au débat interne avec cette cette prise de position.

Merci beaucoup. Merci à tout d'avoir participé à ce à ce débat. Je rappelle le titre de votre livre sur l'intelligence artificielle Virginie Martin.

Quand les robots donneront cours, c'est aux éditions EMS Céline Brac le baromètre. Il est à retrouver sur publicsenna.fr mais aussi chez nos confrères de la presse quotidienne régionale et Valérie Gas.

On vous écoute évidemment sur RFI. À très bientôt sur Public Sena.

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