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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 14 septembre 2026 26 min

Faut-il travailler jusqu'à 70 ans ? Violette Spillebout (EPR) face à Julien Aubert (LR)

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Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Est-ce qu'il faut que les retraités passent à la caisse ? C'est notre duel ce soir avec Violette Pilbout. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes député ensemble la République du Nord. Porte-parole de Gabriel Atal et bonsoir Julien Aubert. Bonjour. Vous êtes vice-président des Républicains. On l'a vu, le premier ministre a lancé une consultation expresse avec les les parlementaires avec plusieurs pistes sur la table justement pour trouver ces fameux 30 milliards d'économie. Et l'idée c'est de faire potentiellement payer davantage les retraités. Alors, parmi les pistes, il y a la désinsaxation des des pensions de retraite, il y a la suppression de ce fameux abattement de 10 % ou encore la hausse de la CSG. Mais pour ça, il va falloir convaincre les oppositions. Cette vision d'une société qui serait un

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jeu à somme nul où il faudrait réussir à prendre aux uns pour équilibrer ce qui manque encore aux autres, c'est exactement ce qui nous tue. Moi, je crois l'exacte. C'est on va pas s'en sortir en allant voler qui que ce soit et en particulier pas ceux qui aujourd'hui avec des petites retraites ont beaucoup de mal à s'en sortir. Donc le le vrai sujet, c'est de faire en sorte que notre pays retrouve les conditions de la croissance, de la prospérité. Et pour ça, il va falloir libérer la France. Il va falloir faire baisser les impôts et pas en créer d'autres comme le propose la gauche tous les jours. Julien Aubert, c'est voler les retraités que leur demander de contribuer à l'effort collectif. C'est en tout cas penser qu'on sortira du problème des retraites uniquement par

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des solutions budgétaires et comptables à la petite semaine. Parce que on voit bien que quand on fait un choix momentané de dire on va trouver quelques milliards d'euros, on peut déséquilibrer des ensembles plus larges. Je vous donne un exemple. Quand on dit par exemple, on va supprimer l'avantage fiscal de 10 %. Cet avantage fiscal de 10 % vous avez des scénarios de capitalisation et je crois que monsieur Atal favorable à la capitalisation. Ce type de personnage, il suis également favorable où on pense par exemple que la suppression de cette je dirais de ces 10 % permettrait d'abonder permettrait à l'État d'abonder un mécanisme de capitalisation. Donc vous voyez pour une raison budgétaire, on va supprimer cet outil sauf qu'on en a besoin dans le cas d'une réforme plus

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importante qui serait par exemple l'ouverture à la capitalisation. C'est pour ça si vous voulez que oui, évidemment tout le monde doit contribuer au redressement des finances publiques mais si on donne l'impression qu'on choisit les uns plutôt que les autres mais alors sur le principe vous dites donc vous dites oui tout le monde doit contribuer à l'effort économique. Donc vous estimez aussi que c'est pas normal de faire reposer aujourd'hui l'essentiel du financement et de l'effet du vieillissement de la population sur les actifs. Donc les retraiter d'une façon ou d'une autre, il faut leur demander de contrat. En réalité, le problème de fond, c'est que notre système de retraite n'est pas viable à cause de la faible natalité, à cause du poids des inactifs,

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à cause du fait effectivement que les les l'espérance de vie s'allonge et ça représente aujourd'hui quasiment la moitié de notre charge de déficit public. Donc nous allons devoir effectivement nous y attaquer mais avec une réforme globale et je crains malheureusement que ce genre de petite mesure pour combler les fins de mois ne va pas permettre effectivement de convaincre les français de cette urgence. Je vais vous donner la parole dans un instant Violette Spelboot mais quand même il y a une urgence et l'urgence c'est de faire 30 milliards d'euros d'économie. La désinxation de des pensions de retraite, ça rapporterait 6 milliards d'euros dans les enfin ça justement l'indexation des pensions de retraite sur l'inflation. On disait tout à l'heure avec Sophianne qui

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est notre journaliste économie selon les prévisions, on pourra atteindre 3 % d'inflation. Donc potentiellement ça coûterait 6 milliards d'euros aux caisses de l'État d'indexer les pensions de retraite sur l'inflation. Est-ce qu'on peut se le permettre vu le contexte budgétaire ? Mais il aurait [raclement de gorge] fallu demander là poser la question au premier ministre qui l'an dernier pour avoir les voix de la gauche avait expliqué qu'il ne qu'il balérait la réforme des retraites qui euh qui le toucherait certainement pas les équipes sociaux. est en train de faire l'inverse. Puis deuxièmement, oui, effectivement, à un moment donné, ça fait partie des outils dont on aura besoin pour redresser le système. Ce que je on critique ici, c'est le fait qu'on le fait pour une raison budgétaire et

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que comme vous venez de le dire en sens inverse. Ça veut dire que pour tous les gens là que vous avez fait passer qui ont des problèmes pour acheter leur viande ou les légumes, 3 % c'est énorme ça. Qu' vont se prendre pour certains pour certains retraités le choc de l'augmentation des carburants. Vous avez le fuel et est en train de de je dirais de bondir. Donc je dirais le le le choc de pouvoir d'achat pour pour une partie de la population va être terrible. Donc faisons quand même attention. Mais vous dites quand même ça fait partie des outils si je vous comprends bien. Est-ce que est-ce que Sébastien le cornu peut compter sur le soutien de Gabriel Atal là-dessus ? Il va devoir là aussi vous convaincre. Vous savez sur cette question de faire contribuer les retraités.

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Moi je pense qu'il va falloir être très prudent parce que j'étais dans ma circonscription à côté de Lille hier. Pourquoi tu pèes lourd dans le corps électoral ? Simplement parce que j'écoute les gens. J'écoute les gens. [raclement de gorge] J'étais un banquet des retraités annuel à côté de Lille hier midi et j'ai fait le tour de toute l'étables pour discuter des problématiques d'aujourd'hui. Qu'est-ce qui préoccupait euh les personnes que j'ai rencontré ? l'école, l'éducation, l'avenir de nos enfants avec le climat bien sûr et le sujet de savoir si on allait toucher à leur pension de retraite quelque part à travers des mesures budgétaires. Et donc, ils m'ont demandé de faire très attention à eux parce que beaucoup de retraités avec 1500 1800 € ne vivent pas bien aujourd'hui. [grognement]

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Oui. Mais alors que ce que dit Sébastien Lecnou, c'est qu'à priori, il y aura un seuil en dessous duquel effectivement les retraités ne seront pas impactés. demander avant de demander des efforts à des retraités quel qu'il soit, il faut d'abord que l'État montre l'exemple et qu'on regarde les économies parce que ce qui choque les gens aujourd'hui, c'est que l'État ne montre pas suffisamment l'exemplarité. Vous avez parlé de 7 à 8 milliards d'euros de potentielles économies en en faisant contribuer plus les retraités. Ben moi, j'ai envie de dire, regardons aussi dans l'équilibre budgétaire qui nous sera présenté en fin de semaine, c'est 7 ou 8 milliards, comment on peut avoir des proposition d'économie sur le train de vie de l'État par exemple ? Mais c'est-à-dire que vous ne

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soutiendrez pas, vous les atalistes, Sébastien Lecnu avec un budget s'il demande aux retraités les plus aisés de contribuer. N'allons pas trop vite. Oui, je suis porte parole de Gabriel Atal pour la campagne présidentielle. C'est vrai, mais nous sommes des députés responsables. Nous avons demain une réunion de groupe toute la journée pour préparer les les positionnements par rapport au budget. Nous allons regarder les différentes propositions du ministre du budget. David Amiel a fait trois propositions différentes. On a parlé de la désindexation, on a parlé de la suppression de l'abatement fiscal. Moi, je reste très prudente parce que effectivement beaucoup de retraités même avec 2000 € par mois comme certains disent ne peuvent pas vivre sereinement. Euh donner aussi à leurs enfants, leurs

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petits-enfants qui parfois ont besoin d'être soutenus par les parents. C'est ça aujourd'hui la vie d'aujourd'hui. Et donc moi avec Gabriel Atal, je porte plutôt la réforme profonde complète du système ou disait, il y a des mesures d'urgence et et là j'aimerais vous interroger sur les mesures d'urgence. Julien Aubert disait qu'il était pas du tout convaincu non plus par cette deuxième piste à savoir la suppression de cet abattement fiscal de 10 % qui date alors c'est un un privilège qui remonte à aux années 78. Voilà, quand on voit les chiffres que vous avez donnés où une personne à cause de la suppression de cet abement qui est à 1000 et quelques euros 1150 € perdrait 300 € avec l'abattement fiscal, enfin c'est des sommes extrêmement importantes pour des personnes qui ont des revenus

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extrêmement modestes. C'est ça la réalité aujourd'hui. Prudence, on va attendre la copie budgétaire qui sera présentée par le gouvernement au parlement en fin de semaine. Mais vous ne soiend pas si on touche au proche de retraiter. fera les conclusions en fonction d'un équilibre et je le redis ce qui est important pour moi en tout cas c'est qu'on arrête les gabégies dans l'état qu'on fasse attention au nombre de fonctionnair aux rémunérations hautes et parfois dispendieuses qu'on fasse attention aussi par exemple aux dépenses de l'assurance maladie comme les les transports médicaux sur lesquels il y a eu plein de rapports où on sait qu'il y a des abus il y a beaucoup de poches d'économie à faire et moi je veux voir aussi ce que le gouvernement va proposer

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bah finalement vous êtes d'accord tous les deux en fait l'opposition c'est à la fois non mais comme quoi les républicains et les atalistes pe se réunir Oui. Non mais après vous avez non mais vous avez une position qui est de d'accompagner ou pas la démarche de le cornu et ensuite vous avez les motivations. Ouais. Moi si vous voulez ce qui me frappe d'abord c'est je dirais il y a un mur budgétaire devant nous c'estàd qu'effectivement on ne on ne on ne rééquilibrera pas le bateau si on ne réforme pas les retraites. Il faut que les gens le comprennent. C'est la moitié de notre problème. Quand je vois le premier ministre qui dit "Je vais baisser de 10 % les indemnités des ministres". C'est un peu comme si vous aviez un trou de 4000 € sur votre compte tous les mois et vous allez voir votre

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banquier en disant "Bon, j'ai fait un grand effort, je vais arrêter d' acheter les chewinggum." On se moque, si vous voulez de des gens quand on leur fait croire dans les ordres de grandeur qu'on est à la maille. Nous ne sommes pas à la maille. Là où j'en veux au Premier ministre, c'est qu'il ne le fait pas pour réformer les retraites. Il a écarté ceci. il a construit, je dirais, son autorité de premier ministre sur le fait qu'il ne ferait pas une réforme de des retraites. Et en même temps, en faisant en prenant ses gestes, il prend le risque évidemment de braquer une partie des retraités dont je dirais une partie est en train d'être précarisée, de l'autre de supprimer des outils dont on aura besoin demain pour redresser ce système des retraites, ce qui rendra

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encore plus difficile. Et puis il y a il y a je dirais un discours plus global qui est effectivement pourquoi mettre la lumière comme s'ils étaient responsables si vous voulez de la situation. Ils ont travaillé. Quand on soutient le travail et bien on soutient les travailleurs et on soutient les gens qui ont travaillé. Moi je vais pas me faire l'avocate de Sébastien Lecnu hein. Mais bon en tout cas sa justification c'est de dire encore une fois que tout le monde doit contribuer les retraités au même titre que que les actifs. Mais si on avance un petit peu dans dans le débat euh est-ce que c'est une ligne rouge comme le dit Jean-Philippe Tangiy pour vous cette contribution des retraités ? Est-ce que est-ce que vous seriez prêt à à voter une censure ? Si tout le monde contribue

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à du proportion de ses besoins, ce n'est pas une ligne rouge. Si en même temps on nous explique que ce sont les retraités qui vont payer, je dirais, euh l'absence d'action du gouvernement sur la réduction des déficits, là oui, c'est une ligne rouge. D'accord. Très bien. Mais bon, s'il y a une désindexation de des pensions de retraite, ce sera pas une ligne rouge. Je pense que de toute façon, c'est c'est ce Oui, c'est enfin, il est probable que ce serait une ligne rouge si c'est la seule idée que Sébastien Lecnu met sur la table. Alors, si on avance sur le le fond tous les deux, vous vous parliez de de réforme structurelle, comment faire si on peut pas faire davantage contribuer les les retraités ? Est-ce qu'il faut plus d'actifs ? Est-ce qu'il faut travailler plus longtemps ? Jusqu'à

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quand ? Jusqu'à 70 ans. C'est la proposition euh assez euh explosive de Clément Ball, le commissaire à la stratégie et au plan. Il dit "Si vous si vous avez commencé à travailler autour de 23 à 24 ans, il faudra travailler jusqu'à 70 ans." Il préconise donc de réhauser la durée de cotisation de 3 à 4 ans d'ici à 2050 et donc de repousser d'autant l'âge de départ à la retraite. C'est pas très loin finalement de ce que vous proposez. Ce que propose pour nous retenir. Non, nous on propose d'indexer sur l'espérance de vie. Oui, ce qui est assez logique. Mais évidemment, si vous voulez, moi j'ai commencé à 23 24 ans, travailler jusqu'à 70 ans, la perspective ne me fait pas peur. Le problème, c'est que quand on fixe une règle pour tout le monde, et bien on a aussi des gens qui ont pu

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commencer à 23 ans et qui à 58 ou 65 ans sont complètement épuisés. Et je dirais cette approche très mathématique est à mon avis une mauvaise approche. Il y a des il y a des perspectives beaucoup plus intelligentes. Vous avez les scénarios effectivement sur la capitalisation. Vous avez l'idée peut-être d'encourager aussi la natalité dont on parle jamais lorsqu'on parle d'équilibrage système des retraites. Et voilà, je je pense je crains si vous voulez que si le pouvoir politique va vers les gens en leur disant notre idée c'est que vous travaillez jusqu'à 70 ans et on désindexe vos retraites et de du coup vous êtes un peu popérisé. Je doute qu'on ait un soutien démocratique sur ce type de réforme. Pardon, je vais avoir une approche un petit peu mathématique parce que j'ai

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sorti aussi ma ma calculette. Vous dites enfin en tout cas Bruno Retaillot dit voilà notre proposition c'est de c'est de faire en fonction de l'espérance de de vie. C'est déjà le cas au Pays-Bas et là-bas l'âge de départ est de 67 ans et 3 mois. Il augmente de de 8 mois d'année par par espérance de vie. Et si on applique la même exation en France, ça fait une retraite à 68 ans. Donc on n'est pas loin des 70 prenés par Clément Bone au final. Oui, enfin on n'est pas loin. On n pas loin. Enfin, je veux dire, si nous nous ne sommes pas encore à cet âge, mais peut-être que à 70 ans ou 68 ans, vous serez content d'avoir 2 ans de plus. Vous savez, aujourd'hui, on se bat lorsqu'on parle des limites d'âge 63 62. Vous voyez bien que ça fait quand même une différence pour les gens. Donc je

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pense pas qu'on puisse écarter si vous voulez comme ça de années de retraite. Les femmes travailleraient plus longtemps puisquelles viiss pas de distinction sur le genre c'est important de le préciser. Par contre, il pourrait y avoir une distinction sur le sur le type de métier. Oui. C'est que effectivement quand l'espérance de vie quand vous faites une activité que votre espérance de vie elle est plus courte bien il serait c'est logique d'en tirer les conséquences. Violette Spelboot euh rallongé jusqu'à jusqu'à 70 ans euh l'âge de départ ou en tout cas rallongé à minimal la durée de cotisation, ce qui amènerait à 70 ans selon Clément Bone. Vous savez, nous euh déjà depuis novembre 2025, on a présenté un projet pour la réforme des retraites qui n'a rien à voir avec ceux des concurrents

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pour l'élection présidentielle. Il ne s'agit pas de de bouger des paramètres, soit l'âge, soit la durée de cotisation, mais de refonder profondément le système. Pourquoi ? parce qu'on on part d'un constat que ça fait 30 ans que tous les 4 ans il y a une réforme des retraites. C'est la réforme de la dernière chance et cette réforme de la dernière chance finalement elle crée de la crisispation, des manifestations, des colères et un sentiment profond d'injustice qui est aussi la réalité du système d'aujourd'hui à force de mesurette. On a un système totalement illisible, totalement injuste en particulier pour les femmes, pour les personnes qui ont des carrières pénibles, qui ont des carrières longues et tout ça, il faut le changer profondément. Donc nous, on souhaite

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abandonner complètement le totem de l'âge et se baser sur un système universel assez simple. Quand on cotise 1 € on a 1 € sur son compte personnel de retraite qui est le même pour tout le monde. Ça veut dire la suppression de la différence entre le public, le privé, la suppression des régimes spéciaux. Donc c'est un acte fort et puis c'est aussi un système où on va encourager euh notamment avec les naissances, vous en parliez tout à l'heure, la capitalisation avec une part de capitalisation qui est absolument nécessaire en mettant sur le compte de chaque enfant qui nî par l'État un capital de départ de 1000 € que les personnes ne pourront pas toucher avant leur retraite et qui leur permettra d'abonder ce compte pour améliorer leur retraite à la

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1000 € à 65 ans avec l'inflation ça vous fait 12000 € à 65 ans. Oui, mais c'est un capital de décal de départ qui permet aussi de de capitaliser. Aujourd'hui, qui peut capitaliser ? ce sont les fonctionnaires et ce sont les personnes très aisées. C'est absolument injuste. Aujourd'hui, il faut un un système qui soit complètement refondé, qui soit juste pour tout le monde et surtout, je crois que profondément qu'il faut qu'il recrée de la confiance entre les générations parce que finalement avec ces mesures dont on parle désindexer les pensions des retraités ou travailler beaucoup plus longtemps et bien finalement on crée une sorte de conflit entre les générations alors qu'il y a une réalité c'est que on avait en 1950 c actifs qui cotisaient pour un retraité

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et en 2050 ça sera moins de deux actifs pour un retraité. Donc il faut une refonte profonde de ce système et passer par un mix entre système universel et capitalisation. J'aurais deux critiques. La première, c'est que ça ressemble quand même globalement à la réforme qui a été portée par Édouard Philippe du système à point qui a été abandonné dont on sait quel était le totem de la Macronie. J'entends bien qu'au bout de 10 ans de pouvoir, vous disiez nous avons trouvé, nous allons faire la réforme qu'on vous promettez il y a 10 ans. Mais enfin je dirais que les républicains les républicains avaient dans leur programme présidentiel une réforme des retraites. Vous avez voté contre la réforme des retraites quand elle a été proposée par le gouvernement et si longuement

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débattu. Et ensuite vous avez participé avec le RN et LFI à essayer de faire tomber le gouvernement au moment de l'abandon de la réforme des retraites avec nous ét méchants. Mais nous n'avons pas gagné les élections donc nous n'avons pas gouveré. Voilà, je crois qu'il faut un peu de modestie sur ce sujet. La modestie, c'est de dire quand vous avez été au pouvoir pendant 10 ans, vous pouvez pas dire ça y est maintenant on a trouvé la Martinale, on va faire ce qu'on a pas fait. En tout cas, Gabriel propose une refonte profonde du système qui est bien plus qui va bien plus loin que la réforme de 202. Ça me rappelle quand même beaucoup 2017. Et la deuxième chose, c'est sur la capitalisation. Je trouve que c'est un peu gadget parce que qu'est-ce que ça veut dire ? L'État met 1000 €. Très

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bien. Donc dans à 65 ans vous avez 12000 € sur votre compte. la belle affaire. On dit vous allez financer vous-même. Donc ça veut dire qu'en fait les gens vont divertir une partie de leur épargne. Ce qui va se passer c'est que comme dit Louis Fun dans la folie des des grandeurs, les riches c'est fait pour être très riches. Les pauvres c'est fait pour être très pauvres. Les gens qui auront de l'argent financeront la retraite par capitalisation de leurs enfants. Ceux qui n'ont pas d'enfants ou qui n'ont pas d'argent pardon ne pourront pas le faire. Vous avez raison sur la capitalisation seule mais pas avec un système universel égal de cotisation pour le public, le privé comme les régimes spéciaux qui soi égalitaires. Donc et donc le problème qui se pose, c'est de savoir si pour

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faire cette capitalisation, vous augmentez le taux de cotisation. Puisque si on veut que la capitalisation fonctionne pendant vu que vous avez un système par répartition, vous cotisez déjà, vous ouvrez un nouveau système. La question cachée, c'est est-ce que les Français vont payer en plus pour alimenter la capitalisation ? C'est pour ça que je vous disais d'entrée que l'État aurait pu se substituer en partie à cette cotisation des Français en supprimant par exemple les fameuses 10 % de je dirais de d'avantage fiscal. Et là on aurait pu expliquer aux gens oui on le supprime mais c'est pas pour faire des quelques économies budgétaires. C'est parce que ça va permettre à l'État de financer un système de capitalisation naissant. C'est un un des scénarios de la fondapole qui va permettre

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effectivement progressivement de baisser les charges sur les salaires puisque une fois que la capitalisation aura allégé en partie la répartition, on pourra effectivement avoir un débat un peu plus allégé. C'est pour ça que je suis d'accord et je termine sur ça sur votre idée de capitalisation mais je pense que pour l'instant elle est pas assez claire sur les modalités. En fait, vous craignez que ce soit la double peine pour les actifs factuels de voir à la fois cotiser pour sur le côté clarté sur le côté clarté, il y a eu des annonces de votre candidat fin août sur justement cette indexation sur l'espérance de vie qui peut créer des des questionnements hein sur les femmes sur les carrières pénibles et qui a dit au mois de septembre j'annoncerai les détails. On n

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pas les détails aujourd'hui de monsieur Retaillot. Les détails de la réforme La détail de les détails de la réforme euh proposée par Gabriel Atal, elle a été très largement explicitée, notamment avec l'avantage fiscal pour les personnes qui ont les plus bas revenus pour pouvoir capitaliser. Puis surtout, il y a un point important dans la capitalisation, en tout cas qui moi me tient à cœur, c'est que l'argent de cette capitalisation mis sur des comptes personnels, il va permettre d'alimenter un fond souverain, un fond français pour financer de l'investissement dans l'innovation. fiscal pour les pour les plus pauvres pas pour les personnes qui sont imposables qui sont imposables mais qui ont des bas revenus qui ont excusez-moi qui ont des bas revenus c'est important parce que

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c'est toujours ceuxl qui tr vous savez bien vous avez la moitié de la population qui ne paye pas l'impôt sur le revenu si vous leur dites av c'est elle qui paye pour tout he d'accord mais les 50 % qui ne payent pas l'impôt sous le revenu la moitié de la population où il y a donc les plus pauvres la vent fiscale je suis désolé bénéfic d'un système beaucoup plus égalitaire entre public privé Tous les deux. Merci à tous les deux. J'ai eu peur. J'ai cru que vous étiez d'accord sur tous les thèmes. Je me suis dit tiens donc le rassemborité et il faudra des coalitions des partenariats avec les partenaires sociaux. Comme quoi, il y a quand même pas mal de terme d'entente entre lesistes et les républicains. Bon, les atalistes essayent d'être à droite forcément.

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Merci à tous les deux. Vous restez avec nous en plateau parce qu'on va accueillir à présent Aubri Per de la cellule vrai ou faux qui nous qui nous rejoint. Bonsoir. Bonsoir Aubri. Hier, Marine Le Pen a lancé sa campagne en choisissant la thématique du logement. Elle veut que les Français aient accès aux logements sociaux en priorité. L'une des députées du RN justifiait cette mesure avec un chiffre ce matin chez nos confrères de la radio. Ce qui est sûr, c'est que les étrangers sont surreprésentés. Connaît la proportion des des Français. Il y a que 11 % des Français qui sont dans ces logements sociaux. Ça nous pose un problème. Alors R Aberry, est-ce que ce chiffre est vrai ou faux ? B en tout cas dit comme ça ce chiffre il paraît très impressionnant. On a l'impression en

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écoutant alors la valette que les Français ne représentent que 11 % des bénéficiaires des logements sociaux. Donc mathématiquement, ça voudrait dire que 90 % des logements sociaux sont occupés par des étrangers. Alors pour vérifier, on a mis le nez dans les chiffres de l'INC et en effet, on l'a retrouvé ce chiffre. Regardez, 11 % des personnes dites non immigrées vivent dans un logement social. Mais il y a plusieurs problèmes avec ce que dit madame La Valallette. D'abord, l'INC parle d'immigrés et non pas d'étranger, sauf qu'on peut être immigré et naturalisé français entre-temps. Mais est-ce que ce chiffre permet de déduire que les logements sociaux sont occupés en majorité par des étrangers ? Ben non, le deuxième problème en réalité, c'est que leur la valette

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interprète mal ce chiffre. En fait, ce que nous dit l'INC, c'est que 11 % des non immigrés, si on veut résumer grossièrement, c'est c'est des Français qui sont français depuis leur naissance vivent dans des logements sociaux. Ils sont à gauche, voyez, en jaune sur ce graphique. On voit que pour les immigrés, c'est 30 % 30 % des immigrés vivent dans des logements sociaux. Donc sur nos graphiques là, ils sont à droite. Donc vous l'avez compris, proportionnellement, oui, les immigrés vivent plus dans des logements sociaux, mais ils sont aussi moins nombreux. Je vais donc vous donner un autre chiffre. Le vrai selon l'INC qu'on a contacté aujourd'hui, il date de 2017. L'INC estimait que un logement social sur 10 est occupé par un ménage dont la personne de référence est étrangère.

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Vous voyez, c'est la partie en bleu hein, c'est pas tout à fait pareil. Donc 9/10, c'est pas 9/10 comme le le laisse entendre Lor la Valette, c'est bien 1/10. Donc on peut avoir un débat sur l'attribution des logements sociaux mais il faut avoir les bons chiffres. Et Marine Le Pen en tout cas sur ce sujet, elle a un avis tranché. On va l'écouter. Les Français, les élus locaux, le bon sens doivent reprendre la main sur le logement social. Nous devons donner la priorité d'accès au logement social aux Français. Elle veut donc donner la priorité aux Français pour les logements sociaux. Est-ce que c'est faisable ça ? Et ben pour le savoir, on a contacté des spécialistes du droit constitutionnel et ils nous ont dit que ça s'annonce plutôt compliqué, hein. Pourquoi ? Parce que la

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Constitution française garantit regarder l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine. Marine Le Pen, elle le sait. C'est pour ça qu'elle veut passer par un référendum pour changer carrément la constitution en appelant les les électeurs en fait à décider. Sauf que selon les juristes, bah ça marche pas comme ça. Si on simplifie, il est pas possible de réviser la Constitution par référendum sans l'accord du Parlement, juste en s'appuyant sur sur les électeurs. Et puis deuxième problème, la France reste liée à la Convention européenne des droits de l'homme qui interdit regarder toute discrimination fondée sur l'origine. Donc instaurer une priorité aux Français pour l'accès au logement, ça s'annonce compliqué sur le plan juridique au-delà du débat idéologique.

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Merci Auerry. Euh Julien Aubert, euh Bruno Retaillot, parler d'une forme de préférence nationale pour les prestations sociales. Là aussi, on on vient de le comprendre, ça va être très compliqué à mettre en place. Non, c'est pas compliqué, vous savez. Ça s'appelle la démocratie. C'est qu'à un moment donné, un texte, une constitution, une convention, ça se ça s'amende, ça se ça effectivement on peut soumettre à par référendum, il peut y avoir un vote du parlement. L'aric, c'est l'article 89 89. Oui. Après, quand on dit qu'on peut pas passer par l'article 11, c'est un vieux débat de constitution. Je vous rappelle que Charles de Gaul a permis l'élection du président en suffrage universel via cette procédure qui était effectivement contestée. Mais de dire et là c'est pas possible de dire au

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français, il y a des choses qu'on ne pourrait pas faire parce qu'un texte l'interdit, je mets de côté la forme républicaine du gouvernement. Non, en réalité c'est possible. Encore une fois, il faudrait l'accord du parlement et puis il le parlement il était il était élu par des gens. C'est vous aurez des élections où on dira ben voilà, nous voulons faire ceci et puis vous aurez ensuite un vote et les Français s'ils choisissent d'élire un parlement qui est en faveur de ceci et bien auront droit à leur référendum et ils auront le droit aussi de se prononcer en faveur ou pas de ces propositions. Ben le, il faut en fait l'article 89, il faut l'accord du parlement. Donc il faut que euh le prochain président ou la prochaine présidente et la majorité. Sinon euh vous parlez bien de préférence

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nationale vous aussi républicain. Non, c'est vous qui avez euh enfin je crois pas que Bruno Rotaou a parlé de Marine Le Pen n'en parle plus puisque elle parle pas de préférence nationale parle de priorité. Parlez et vous et vous c'est quoi le terme que vous employez ? Nous on je crois pas c'est vous qui avez cité prestation sociale. C'est ce qu'il avait laissé euh laissé comprendre. Si vous voulez l'idée que un citoyen français puisse avoir des avantages par rapport à un étranger, moi ne me choque pas. Donc mais c'est contraire quand même au texte européen. Il va avoir un sujet quand même. Toute la citoyenneté française est basée sur le fait que le citoyen a plus de droits que l'étranger. C'est pour ça d'ailleurs que par exemple il vote l'étranger ne vote pas. C'est

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pas parce que l'étranger ne vote pas qu'il est un sous-homme au regard de la convention européenne des droits de l'homme un commentaire viol peut-être un premier commentaire, c'est que pour moi l'important c'est la préférence travail, c'est-à-dire que des personnes qui travaillent, qui sont intégrées, qu'elles soient immigrées et en France et qu'elles vivent dans notre pays, qu'elles parlent la langue, qu'elles travaillent, qu'elles contribuent, qu'elles vivent en société, elles ont toutes leur place dans les logements sociaux comme ailleurs. Et je crois que le travail que les journalistes font sur la vérité des chiffres est extrêmement important parce que ce qu'on voit c'est que dans les logements sociaux-français aujourd'hui, il y a 12 % de personnes étrangères euh donc qui n'ont pas la

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nationalité française et c'est bien loin des chiffres annoncés par le Rassemblement national. Je crois qu'en réalité euh bien sûr quand il y a des familles de personnes qui viennent d'autres pays, qui ne respectent pas les règles de la République, qui sont multidélinquants, et bien il faut pouvoir les expulser des logements socials, sociaux, pardon. C'est ce que font déjà certains maires. Je pense au maire de Reince qui l'a fait euh euh très régulièrement et dans d'autres villes de plus en plus. Et puis il y a la loi antisquat qui est arrivée euh à l'Assemblée nationale qui a d'ailleurs pas été votée par le Rassemblement national qui permet d'expulser beaucoup plus rapidement des personnes qui squattent des logements ou qui les occupent de façon irrégulière volontairement. Euh et donc on a

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aujourd'hui des outils, donc il faut arrêter de raconter n'importe quoi dans une campagne présidentielle parce que je crois que euh on va avoir un amalgame qui va revenir à la discrimination et à la haine en fonction de la couleur de Merci beaucoup à à tous les deux. On me confirme dans l'oreillette que c'était en février 2026 lors du lancement de sa campagne qu'il avait parlé de préférence nationale Bruno Retaillot. Il avait employé ce terme précisément. Merci d'avoir été nos invités. Merci Aubri. Le vrai ou faux ?

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[grognement]