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interviewLCI· 28 juin 2023 23 min

"L'Assemblée nationale fonctionne et produit le meilleur et.... le pire." déclare Yaël Braun-Pivet

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

un jeune bonjour Adrien votre invité aujourd'hui elle est présidente de l'Assemblée nationale depuis un an jour pour jour une année très riche mais aussi très agitée on va en parler en détail bonjour merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation ce genre très particulier pour vous on va parler longuement de l'Assemblée dans un instant d'abord un mot bien sûr du drame de Nanterre il a eu plusieurs incidents cette nuit 24 interpellations dans les Hauts-de-Seine après la mort donc hier d'un jeune homme de 17 ans à la suite d'un possible refus d'obtempérer l'enquête est en cours un policier est en garde à vue le fait avec le drame s'est invité aux questions gouvernement hier vous présidiez avec l'interpellation d'une députée écologiste qui a eu cette formule le refus d'obtempérer n'est pas passible la peine de mort quelle est la réponse de votre point de vue qu'il faut apporter aujourd'hui alors déjà c'est un drame c'est un drame absolu parce que c'est un jeune homme de 17 ans qui qui est mort hier et évidemment mes pensées vont vers sa famille il faut qu'on détermine très clairement ce qui s'est passé donc il y a une enquête en cours et c'est heureux et le policier autour du tir est actuellement en garde à vue et les services pourront déterminer exactement quels sont les différentes responsabilités au-delà cela il faut que l'on regarde le cadre d'emploi vous savez il a été fixé par une loi qui est intervenue avant notre notre élection d'Emmanuel Macron exactement qui vient de début 2017 à l'Assemblée nationale moi je suis très soucieuse de l'évaluation des lois une fois qu'elles ont été votées que deviennent-elles comment s'applique-t-elle est-ce que elles ont fixé le bon cadre et donc nous pourrons nous poser ces questions mais aujourd'hui ça n'est pas le temps de ces questions c'est le temps du recueillement pour ce jeune qui est décédé magiquement et de l'enquête policière qui a commencé et moi en tant que femme en tant que maman en tant que femme politique j'appelle tout le monde au calme à la retenue parce qu'il ne faudrait pas que cela s'embrasse il ne faut pas qu'il y ait d'autres drames qui interviennent à la suite de celui-ci quand il y a des réactions pour le coup politique comme celle de Jean-Luc Mélenchon qui estime que la police doit être entièrement refondé qu'est-ce que ça vous inspire vous dites c'est trop tôt alors d'une part c'est c'est trop tôt c'est exagéré les policiers font un travail remarquable et il ne faut pas à l'aune de tel ou telle événement remettre en cause d'une façon générale le travail des policiers moi je crois que ils exercent leur mission le mieux possible dans un contexte parfois extrêmement difficile et moi je n'admets pas que l'on remette en cause leur travail d'une façon générale vous savez c'est ce qui nous permet de faire société le fait d'avoir des forces de l'ordre qui maintiennent l'ordre public donc soy soyons reconnaissants à leur égard mais soyons extrêmement vigilants et extrêmement exigeant mais comme ils le sont eux-mêmes comme ils le sont eux-mêmes et essayons de faire en sorte que ce type de fait ne se reproduise jamais je le disais en introduction vous êtes donc présidente de l'Assemblée depuis un an jour pour jour présidente et première femme à ce poste faut le souligner dans un contexte particulier sans majoritaire absolue sans accord avec les républicains ça fait un an qu'on se pose une question finalement assez simple est-ce que ça marche ou est-ce que ça ne marche pas quel est votre point de vue ça marche ça marche effectivement ça fait un an que certains se posent cette question et d'aucun penser il y a un an que cela ne marcherait pas or l'Assemblée nationale fonctionne elle produit le meilleur et elle produit le pire et effectivement c'est ça qui donne cette image et qui a amène ses interrogations le meilleur ce sont des textes qui sont votés à l'unanimité parfois et beaucoup de propositions de loi donc l'émanation même du Parlement j'ai le député le propose voilà quand ce sont des députés qui proposent des lois moi j'ai réussi à créer et c'est peut-être ma plus grande fierté des semaines transpartisanes où les textes sont portés dès l'origine par des députés qui appartiennent à des camps différents majorités dans l'hémicycle et ça j'en suis très fière je pense par exemple la proposition de loi sur les influenceurs vous savez ceux qui sur les réseaux sociaux ou sur les chaînes YouTube monde des chaînes YouTube et font des placements de produits etc c'était peu réglementé nous avons une loi qui a été votée portée par un député Renaissance et un député du groupe socialiste ça c'est le meilleur ça c'est le meilleur parce que je crois que quand on arrive à dépasser les clivages dans l'intérêt des Français je crois que c'est ça le meilleur de la politique le pire c'est les le brouhaha c'est les invictifs c'est parfois les insultes c'est des comportements en fait inapproprié mais ça c'est inhérent à la politique qui donne en fait il y a il y a toutes les questions de nuances après toutes les questions de nuances la politique et moi je l'avais souhaité j'ai souhaité une assemblée qui soit à l'image des Français les Français ont voulu cette assemblée et donc une assemblée vive qui débat qui où il y a de la controverse c'est une belle assemblée après ce débat ne doit pas virer à l'invective à l'insulte à l'injure et on doit pas finalement oublier pourquoi nous sommes là ça peut tenir quatre ans sans dissolution vu que vous dites que ça marche mais écoutez oui moi en tout cas c'est ma mission première faire en sorte que l'Assemblée nationale fonctionne et qu'elle tienne au service des Français toujours avec cette boussole là qui doit être la nôtre et qui nous permet de nous rassembler sur certains sujets cette attente d'une partie de la majorité d'une partie des républicains comme l'ancien président Nicolas Sarkozy dire on peut faire un accord avec la majorité actuelle relative et les républicains pour demain mieux gouverner mieux voter les lois ensemble l'ancien chef de l'État est d'ailleurs à l'Assemblée hier pour un déjeuner à la question avec certains parlementaires de votre majorité il a adressé ce qui semble être un message à Emmanuel Macron assez clair je le cite il faut tendre la main plus généreusement et beaucoup plus fortement autrement dit si on veut travailler avec elle il faut aussi pouvoir faire des propositions est-ce que c'est une idée que vous partagez oui mais je la partage depuis 2017 moi quand je rentre en politique en 2017 derrière Emmanuel Macron c'est parce qu'il porte le dépassement des climats parce qu'il porte cette volonté de se rassembler de rassembler les personnels politiques soit de droite et de gauche avec les républiques mais après peu importe comment cela se s'organise finalement est-ce que c'est du texte par texte est-ce que c'est un accord de gouvernement est-ce que c'est des gens qui nous rejoignent au sein de ma famille politique aujourd'hui moi ça ça m'importe peu c'est pour ça que je me réjouis lorsque nous votons des textes avec des majorités larges ou même une unanimité moi ce qui m'importe c'est que autour de valeurs autour d'un projet autour des objectifs que nous poursuivons pour notre pays nous puissions rassembler le plus largement si nous arrivons d'une façon durable à rassembler des personnes qui viennent des républicains des personnes qui viennent de la sociale démocratie j'en serai la plus heureuse parce que cela voudra dire qu'on arrive à rassembler des gens qui veulent travailler ensemble ça ne veut pas dire qu'on est d'accord sur tout ça veut pas dire cela mais ça veut dire qu'on est capable de surmonter nos désaccords pour chercher ce qui nous rassemble dans l'intérêt des Français c'est comme ça que je vois la politique depuis 2017 donc c'est la stricte continuité de l'engagement du président de la République démocratie pour le coup Nicolas Sarkozy il faisait hier ce constat également une dilamatrice du pays est à droite on voit pour lui il faut chercher avant tout l'accord avec la droite vous vous dites pas seulement faut pas qu'on oublie qu'on vient et vous venez d'ailleurs vous-même personnellement aussi d'un héritage de gauche oui moi je pense que euh et je le vois tous les jours à l'Assemblée nationale on arrive à construire des majorités avec tous les partis politiques pas uniquement les républicains donc évidemment il faut chercher l'accord avec les républicains parce que nous avons un certain nombre de valeurs communes et que nous partageons un certain nombre d'objectifs mais il ne faut pas oublier d'autres parties ou d'autres parlementaires avec lesquels nous pouvons échanger discuter et dans l'exemple que je vous citais tout à l'heure nous pouvons travailler voter des textes donc moi je ne suis je suis beaucoup plus je suis très ouverte parce que je pense qu'il en va de l'intérêt des pays moi je suis du camp de ceux qui cherchent à rassembler plutôt qu'à exclure moi je suis du camp de ceux qui considèrent que les problèmes sont tellement complexes qu'il faut être du camp de la nuance plutôt que d'être du camp de la radicalité et donc tous ceux qui voudront être dans ce camp-là celui de la nuance celui de la complexité des choses mais celui des Français seront à mon sens les bienvenus dans notre majorité et pour travailler avec nous vous avez rappelé que des lois et nombreuses ont été votées d'autres ont été adoptés par 49-3 c'est le cas du budget c'est le cas de la réforme des retraites on en a beaucoup parlé c'est aussi lié à la configuration de majorité relative il y a un texte sur lequel la question va se poser c'est le projet de loi immigration qui va vous occuper à l'automne s'il n'y a pas de majorité quel est votre point de vue de prison de l'Assemblée faudra-t-il accepter de recourir aux 49-3 vous avez en tout cas il ne faut pas l'exclure par principe moi je fais confiance à l'assemblée que je préside et donc une assemblée c'est une assemblée qui débat donc considérer d'ores et déjà quelle va être le chemin législatif d'un texte et qu'elle va quelles vont être les positions des uns et des autres et donc à quoi va être contraint ou pas le gouvernement moi je ne suis pas dans ce type de scénario parce que je n'en sais rien vaut renoncer et échouer que d'aller au 49,3 mais ça dépend du débat ça dépend de ce qu'il y a dans la loi ça dépend de ce que l'on porte ça dépend de la de comment vit comment le débat vit dans l'opinion publique et dans notre dans notre pays moi je crois que sur un texte comme celui de l'émigration il faut être ferme sur les valeurs que l'on porte et sur les objectifs que l'on souhaite atteindre et donc et ne renier ni l'un ni l'autre donc ça veut dire en creux par exemple ne pas donner en langage au Républicain l'idée qu'on supprimerait les titres de séjour pour les métiers en tension par exemple vous voulez garder cet équilibre ces deux jambes je veux garder cet équilibre parce que je pense que c'est le bon équilibre et qu'il est bon pour notre pays dans la manière dont les séances de sont déroulées depuis un an vous dites ça marche mais vous avez vous-même souligné le fait que l'ambiance était particulière ça a conduit y compris certains de vos camarades de renaissance à dire STOP les insoumis se sont trop mal comportés il faut qu'on en tire les conclusions par exemple sur la présence de la commission des finances Éric Coquerel il y a un an il avait été également très commenté le fait que vous avez aujourd'hui des vice-présidents notamment du rassemblement national certains députés souhaitent que tout cela bah s'arrête à l'occasion des renouvellements qui vont avoir lieu dans quelques semaines qu'est-ce que vous dites-vous alors il y a plusieurs choses il y a le bureau de l'Assemblée nationale et les présidents de commission ce sont deux choses différentes concernant le bureau de l'Assemblée nationale le bureau de l'Assemblée nationale et l'organe collégial le plus important de l'Assemblée nationale il se réunit tout à l'heure pour adopter le budget de l'Assemblée nationale notamment et c'est lui qui a le pouvoir d'éditer un certain nombre de règles et le prononcer mais on retrouve aussi un vice-président une vice-présidente en l'occurrence de la France insoumise et une vice-présidente du parti socialiste donc cet organe est un organe qui doit refléter la couleur politique qui sont présentes à l'Assemblée nationale donc à l'Assemblée nationale il y a beaucoup de députés de la France insoumise et des députés du rassemblement national donc moi je souhaite que les équilibres soient conservés et que le bureau conformément à nos règles moi je suis en charge de l'application de nos règles et donc conformément à l'application de ces règles je souhaite que le bureau puisse continuer à refléter le pluralisme politique de l'Assemblée nationale et donc que chaque partie puisse continuer à être représenté dans sa juste mesure on nous avons un système c'est un système très simple de points c'est très basique un nombre de députés égal un nombre de points et chaque fonction égale un nombre de points moi je vaux 5 points un vice-président un point qui est store vaut deux points et demi et chaque partie a un nombre de points qu'on répartit donc c'est assez mathématique assez mécanique et moi je souhaite que politiquement ça puisse continuer comme ça c'est important pour assurer le respect nos règles démocratiques cette logique est-ce que vous l'appliquez également et vous avez raison c'est un autre sujet à la présidence de la commission des finances où là il est d'usage que la majorité ne prenne pas par au vote et laisse l'opposition se déterminer est-ce que c'est votre souhait également pour le Crédit Agricole qui est important c'est que effectivement dans la commission des finances d'une part nous avons une règle qui est que la présidente est occupée par un membre de l'opposition et donc il faut que ça continue à être le cas et un usage et l'usage et nos règles veulent qu'il y a un vote et donc nous laisserons nous le vote se faire après libre à chaque président de groupe de choisir une voie différente mais en tout cas moi ce que je souhaite et là où j'ai un rôle et quelque chose à affirmer c'est que cette commission doit être présentée par un membre de l'opposition est-ce que vous considérez que le rassemblement national et la France insoumise dont on vient de parler font partie de l'arc républicain ça aussi était l'une des questions qui s'est posée dans cette législature question qu'on n'avait pas envisagé sous cet angle là précédemment qu'est-ce que vous vous en dites moi j'ai je comprends pas bien cette question je comprends pas bien cette question en tout cas je la comprends pas concernant le fonctionnement de l'Assemblée nationale moi je fais face à ça que par exemple elle parlait à certains partis pas d'autres alors non mais il y a deux choses à nouveau dans le fonctionnement de l'Assemblée nationale moi j'ai 576 députés qui sont en face de moi qui ont été élus par les Français et pour moi je n'ai pas à faire le tri entre ces députés c'est le choix démocratique exprimé par les Français lors des élections législatives et mon rôle c'est de respecter ce choix démocratique et je n'ai pas à faire le tri entre les députés selon leur partie d'appartenance ça c'est une chose pour moi qui est essentielle après ça veut pas ça ne veut pas dire que politiquement je ne combat pas telle ou telle partie et la première ministre en tant que chef du gouvernement et en tant qu'animatrice de d'une majorité a tout à fait le droit de dire moi je vais je veux négocier tel ou tel texte avec telle ou telle partie et pas avec des parties qui sont radicaux donc votre position célèbre sont suffisamment différente pour justifier des réponses différentes à cette question mais heureusement nous n'avons pas la même fonction nous ne sommes pas dans les mêmes rôles moi il me revient d'animer et de présider une Assemblée nationale composite sans majorité absolue dans le respect de chacun de chaque élu et de chaque Français et sans être l'agent de l'Élysée comme vous l'avez reproché un député de la France insoumise en étant indépendante c'est inhérent à ma fonction nous avons depuis pas la nuit des temps mais depuis Montesquieu nous avons un principe qui régit le fonctionnement de nos institutions qui s'appelle la séparation des pouvoirs et en France le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif sont des pouvoirs séparés et donc moi j'assume mes fonctions euh dans le strict respect de cette séparation des pouvoirs pas une solidarité de partie la prison de l'Assemblée n'est pas quand elle est membre du parti Renaissance par principe solidaire de la présence de la République alors il n'y a pas de solidarité par principe il y a une solidarité d'engagement parce que je me suis engagée derrière Emmanuel Macron en politique en 2017 et que aujourd'hui j'appartiens à sa majorité et je soutiens le président de la République donc ça n'est pas une solidarité par principe c'est une solidarité d'engagement c'est une solidarité de coeur c'est une solidarité de conviction maintenant j'ai toujours à cœur également lorsque je prends des décisions en tant que président de l'Assemblée nationale de ne pas prendre de décision qui pourrait être partisane il y a une question qui ne vous concerne pas directement mais qui pourrait le devenir c'est celle du remaniement Elizabeth borne va-t-elle ou pas être conforter à son poste à Matignon les propos du chef de l'État dans La Provence ont pu donner le sentiment que oui il soulignait le fait qu'elle avait sa confiance et que puisqu'elle était à l'état du gouvernement nos confrères de l'opinion faisaient une hypothèse hier disait certains ministres pourraient revenir à l'Assemblée il se trouve que vous il y a un an c'est le choix que vous avez fait vous avez été nommé ministre et vous avez fait le choix de revenir à l'Assemblée pour être élu président de l'Assemblée on est plus utile aujourd'hui dans la configuration actuelle à l'Assemblée qu'au gouvernement je crois qu'on est utile partout où on a besoin de nous c'est vrai que moi j'ai fait le choix de l'Assemblée nationale parce que l'Assemblée nationale c'est le lieu par excellence en ce moment du pluralisme c'est et c'est un moment passionnant dans notre vie politique c'est là où se construisent les accords c'est là où on voit finalement la démocratie fonctionnait jour après jour et je n'ai jamais regretté ce choix je comprends que certains ministres souhaitent rester au gouvernement parce que l'engagement politique est un engagement fabuleux et le fait de pouvoir agir très concrètement lorsque l'on pilote un ministère et une politique publique c'est également passionnant chacun est utile là où il est mais je comprends que l'Assemblée nationale soit un lieu attractif en tout cas et comme vous l'avez rappelé il a été pour moi et vous dites bienvenue à ceux qui éventuellement seraient débarquer du gouvernement et viendront pour ce qui ont été lu député il y a un an il y a une particularité aussi on rappelait tout à l'heure la rajouter des débats les infectifs les insultes parfois il y a une partie aussi des membres du gouvernement actuel qui sont issus de la société civile c'était votre cas il y a 6 ans mais c'est une époque évolue maintenant est-ce que c'est dur est-ce que c'est difficile de votre point de vue pour les membres de la société civile de siéger dans cette assemblée vous présidez la séance des questions gouvernement tous les mardis pendant 2h vous les voyez ils sont en quelques mètres de vous c'est dur oui c'est dur mais c'est dur de faire de la politique il ne suffit pas d'être bon dans son domaine pour faire de la bonne politique et c'est ce que je vois tous les jours donc oui c'est dur parce que non voilà c'est pas une question de compétence sur le fond il faut évidemment ses compétences là mais pas que ça ne suffit pas faire de la politique c'est c'est tout un ensemble que que moi effectivement j'ai découvert sur le tas comme comme féministes mais je crois que c'est très sain qu'il y ait des personnes de la société civile qui viennent faire de la politique la politique n'est pas une affaire de métier n'est pas réservé à des professionnels ou à des élus en arrière c'est ce que nous vous avions aussi souhaité faire en 2017 et c'est important de continuer à le faire mais je vois que c'est difficile dans cette hémicycle parce que l'hémicycle c'est aussi un lieu très finalement assez petit très assez bouillonnant voilà et on ressent la pression physiquement au-delà des du Brouard et du bruit et de la on ressent cette pression physique et je pense qu'effectivement on c'est difficile de la et parfois certains la subissent alors tout le monde ne suit pas ça avec attention et pour cause parce que beaucoup de nos concitoyens et on le voit élections prédilection se détourne aussi de la politique vous vous êtes penché sur cette question vous avez fait il y a quelques jours je ne confrères de parisienne proposition particulier l'idée d'une journée annuelle qui serait dédiée à la consultation des Français est-ce que déjà vous avez eu un retour de l'exécutif à ce sujet ce que cette proposition prospère d'ores et déjà ou pas alors c'est une proposition que j'avais formulé il y a longtemps et auprès du président de la République qui s'était montré intéressé je pense que il est important et c'est ce que nous concitoyens nous disent aujourd'hui ils ont envie de participer et leur participation ne peut pas se résumer à au choix de leur représentants ils ont envie à l'élection à l'élection ils ont besoin de participer sur le fond ils ont pas besoin simplement de dire pour qui ils veulent voter ils veulent parfois dire pourquoi ils veulent voter et donc participer sur le fond leur demander leur être leur avis sur un certain nombre de sujets qu'ils soient nationaux ou qu'ils soient locaux l'aménagement de la place du village l'implantation de telle ou telle magasin enfin ça peut toucher un certain nombre de sujets très concrets de leur vie quotidienne et puis le fait que l'on consulte fait naître après du débat après avant c'est-à-dire que il y a le jour de la consultation mais il y a tout le débat que ce jour de la consultation va générer et ça permet aux gens de se parler de rentrer dans la complexité des choses de pouvoir écouter les arguments des uns et des autres pour se forger une opinion et après décider je pense que que c'est ça une démocratie nature on parle de démocratie augmentée de démocratie parfois continue c'est à mon sens une des façons de résoudre la crise certains disent une crise démocratique mais en tout cas de résoudre cette ce moi cette crise de l'abstention cette crise de l'abstention où on voit que les nos concitoyens se détournent de plus en plus des urnes donc ramenons-nous ramenons-les aux urnes mais pas forcément pour nous choisir et pour décider et dans ce cas là ensuite appliquer ce qui aurait été décidé le transcrire ça va ensemble c'est à dire que si vous les consultez il faut tenir compte de ce qu'il vous disent consultation politique fait ce qu'il souhaite derrière il y a eu parfois des ruptures de confiance et on nous dit souvent les les citoyens ne font pas confiance aux politiques mais peut-être que les politiques devraient avant tout faire confiance aux citoyens un dernier mot justement sur la question du lien entre le politique et son territoire il y a la question du cumul qui est posée il y a plus de cumul possible par exemple en train mandat de député un mandat de maire il y a pour le président par exemple plus de cumul possible au-delà de deux mandats donc il y a cumule le cumul simultané le cumulant le temps est-ce que vous pensez qu'il faut toucher ses règles est-ce qu'il faut revenir en arrière sur les questions de cumules simultanées et dans le temps alors non aux deux aux deux questions moi je suis une fervente partisane d'une oncumule donc cumule de fonction moi je sais cette l'adoption de cette loi sur le nom cumule qui a permis de renouveler profondément le personnel politique et aussi de faire entrer des femmes c'est ça a été un grand accélérateur de parité et c'est peut-être grâce à ces lois sur le non-cumul des mandats que je suis aujourd'hui président de l'Assemblée nationale donc après moi je pense que c'est une mauvaise réponse à une bonne question la bonne question c'est comment on fait pour qu'un élu national est un lien sur le territoire ça peut être par l'exercice d'un mandat local et aujourd'hui 45% des députés ont un mandat local mais il faut peut-être approfondir ce lien mais par d'autres billets plutôt que par le retour à des vieilles recettes merci beaucoup y a le bon sujet d'avoir été notre invité ce matin bon anniversaire donc un an après votre élection

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