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InterviewRadio Classique — L'invité de la matinale (sur Podcast)· 12 février 2026 14 minContradictoireFond programmatiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsNumériqueDéfense

« C’est ma décision personnelle » : François Villeroy de Galhau dément les rumeurs d’agenda politique

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:13OuverteRéponse directe

    Alors comme ça vous partez ?

  • 1:24RelanceRéponse partielle

    François Véloi de Gallo, vous savez que les gens sont tordus, certains sont absolument persuadés qu'il y a un agenda politique qui arrange le Président de la République, qui veut placer des gens au poste clé de la République.

  • 1:55FerméeRéponse partielle

    Et Emmanuel Macron vous a appartenu ?

  • 2:10OuverteRéponse directe

    On va parler d'économie, puisqu'il reste 4 mois, et vous l'avez dit, il y a des échéances très importantes.

  • 2:24OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez analysé cette croissance résiliente ?

  • 3:39RelanceRéponse directe

    Comment expliquez-vous qu'elle n'est pas eu lieu ? Qu'est-ce qui fait que ça résiste ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Invité politiqueFait
    « La mission, vous l'avez dit, c'est la Fondation Apprentis de Teuil qui est la plus grande fondation sociale en France dans le domaine de l'aide à l'enfance et de la formation des jeunes en difficulté. »
  • 0:56Invité politiqueFait
    « il se trouve que d'ici juin, nous aurons franchi une série d'étapes stratégiques, adopter notre plan à moyen terme, une réunion du G7, publier la prochaine lettre au Président de la République. »
  • 2:32Invité politiqueChiffre
    « nous faisons chaque mois une enquête de conjoncture de terrain, auprès de 8500 entrepreneurs dans tous les secteurs. »
  • 3:19Invité politiqueChiffre
    « nous disons qu'il devrait y avoir sur ce premier trimestre une croissance entre 0,2 et 0,3%. »
  • 3:24Invité politiqueChiffre
    « Ça confirme notre prévision sur l'année d'une croissance de 1%. »
  • 6:32Invité politiqueChiffre
    « Là, on est à 7,9%. »
  • 6:42Invité politiqueChiffre
    « Le taux d'emploi à 70% est le plus élevé que nous ayons jamais eu dans notre histoire. »
  • 9:39Invité politiqueChiffre
    « la croissance moyenne, ce que les économistes appellent la croissance potentielle, était à 2% au début du siècle, en 2000. On est tombé autour de 1% aujourd'hui. »
  • 11:23Invité politiquePromesse
    « Moi, je propose le 1er janvier 2028 ou dans l'année qui suit. »
  • 13:05Invité politiqueFait
    « Vous savez que nous sommes la banque centrale la plus verte du G20. »

Temps de parole

  • Invité politique80 %
  • Présentateur20 %

0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Présentateur

François Villeroy de Gallo, bonjour. Bonjour David de Bécaire. Merci d'être venu parler aux auditeurs de Radio Classique ce matin. Alors comme ça vous partez ?

0:16
Invité politique

Écoutez, je vais le dire très simplement, j'ai répondu à un appel pour une belle mission et lancée par une belle personne. La mission, vous l'avez dit, c'est la Fondation Apprentis de Teuil qui est la plus grande fondation sociale en France dans le domaine de l'aide à l'enfance et de la formation des jeunes en difficulté. C'est une cause qui me touche beaucoup. Et la personne, c'est Jean-Marc Sauvé, ancien vice-président du Conseil d'État, figure publique très respectée, dont le mandat se termine au mois de mai et n'est ni renouvelable ni prolongeable.

Et donc la question que je me suis posée, si ce calendrier-là était compatible avec ma mission à la Banque de France, et j'ai répondu oui, parce que ça fait près de 11 ans que je suis à la Banque de France et il se trouve que d'ici juin, nous aurons franchi une série d'étapes stratégiques, adopter notre plan à moyen terme, une réunion du G7, publier la prochaine lettre au Président de la République. Voilà, donc j'ai pris cette décision, c'est ma décision personnelle, en homme libre. Maintenant, pour vous le dire, David Abiker, ça ne sera pas facile de quitter la Banque de France, c'est la plus belle mission que j'ai exercée dans ma vie de serviteur public.

1:24
Présentateur

François Véloi de Gallo, vous savez que les gens sont tordus, certains sont absolument persuadés qu'il y a un agenda politique qui arrange le Président de la République, qui veut placer des gens au poste clé de la République.

1:36
Invité politique

Je vous arrête tout de suite, David Abiker. Je demande qu'on respecte ma décision personnelle. Ce n'est pas parce qu'il y a eu une échéance électorale dans 15 mois qu'il faut s'interdire de prendre une décision qu'on croit personnellement juste. J'ai pris ma décision au vu de l'appel que j'ai reçu pour Auteuil, c'est tout.

1:55
Présentateur

Et Emmanuel Macron vous a appartenu ?

1:58
Invité politique

Ça ne lui appartenait pas, si j'ose le dire vis-à-vis du Président de la République.

2:02
Présentateur

Il ne vous a pas dit, mais restez jusqu'à la fin de votre mandat.

2:05
Invité politique

Quand je l'ai vu, j'avais pris ma décision, je l'en ai informé quelques jours avant l'annonce publique.

2:10
Présentateur

On va parler d'économie, puisqu'il reste 4 mois, et vous l'avez dit, il y a des échéances très importantes. La première, c'est que ça ne repart pas vraiment, mais que ça ne dégringole pas non plus. Est-ce que vous avez analysé cette croissance résiliente ?

2:26
Invité politique

Oui, c'est un petit peu mieux que ça, David Abiker, puisque nous faisons chaque mois une enquête de conjoncture de terrain, auprès de 8500 entrepreneurs dans tous les secteurs. Et début février, c'est un peu meilleur que ce que nous attendions. C'est ce que nous disent les chefs d'entreprise. Quand ils se retournent sur janvier, janvier a été un peu au-dessus de ce qu'ils anticipaient. Et pour février, ils attendent une nouvelle, une poursuite de la croissance. Alors, maintenant la croissance en France est résiliente. Je ne vais pas dire qu'elle est suffisante. Et on parlera sans doute des réformes qu'il faut faire.

Elle est notamment résiliente dans l'industrie, ce qui est frappant parce qu'elle est tirée par deux secteurs où la France est bien positionnée, la défense et l'aéronautique. On ne l'a peut-être pas tout à fait assez souligné, la France a une relativement bonne spécialisation industrielle dans les temps nouveaux difficiles que nous connaissons. Et donc, nous disons qu'il devrait y avoir sur ce premier trimestre une croissance entre 0,2 et 0,3%. Ça confirme notre prévision sur l'année d'une croissance de 1%. Encore une fois, ce n'est pas exceptionnellement brillant. Mais souvenez-vous, il y a un an ou 18 mois, tout le monde craignait une récession. Nous sommes nettement au-dessus de ça.

3:39
Présentateur

Comment expliquez-vous qu'elle n'est pas eu lieu ? Qu'est-ce qui fait que ça résiste ?

3:44
Invité politique

Alors, il y a d'abord un phénomène général au plan européen et international. C'est que malgré toutes les incertitudes de notre environnement, malgré, on va le dire très directement, alors la guerre en Ukraine fait partie des incertitudes depuis longtemps, puis c'est ajouté à ça l'imprévisibilité de la politique américaine depuis l'élection de M. Trump. Malgré tout ça, l'économie, que ce soit aux Etats-Unis ou en Europe ou à l'échelle du monde, résiste plutôt moins mal que prévu. Moi, je crois qu'il faut d'abord rendre hommage au courage des chefs d'entreprise et puis des Français qui travaillent.

On parlera peut-être de l'emploi, mais il n'y a jamais eu autant de Français au travail qu'aujourd'hui. Pour autant, les chefs d'entreprise souffrent de l'incertitude. Ils nous le disent, l'incertitude internationale dont j'ai parlé et puis l'incertitude nationale. Vous les interrogez régulièrement, c'est ce qu'ils vous disent. Oui, alors nous les interrogeons sur un indicateur d'incertitude qui reste plus... il a baissé ces dernières semaines, notamment avec l'adoption du budget, mais il reste plus élevé que d'habitude. Et dans certaines incertitudes, il faut bien le dire, il y a une incertitude fiscale et budgétaire dans la durée. Et on a adopté un budget 2026.

Évidemment, on n'a rien réglé du problème de la dette et des dépenses publiques en France. Ça, ça pèse un peu sur le moral collectif des chefs d'entreprise. Mais individuellement, ça va plutôt mieux. Au fond, nous sommes frappés, David Abiker, par deux choses. La première, c'est que notre tête, notre morale ne va pas très bien, mais notre corps résiste mieux, les données réelles. Et puis, l'autre chose, c'est que notre morale individuelle, ça vaut pour les chefs d'entreprise, est plutôt meilleure que notre morale collectif.

5:25
Présentateur

Ça, c'est comme les sondages. Quand on interroge les Français sur leur bonheur, ils disent qu'ils sont heureux. Et sur le bonheur collectif, ils disent que les Français sont malheureux.

5:32
Invité politique

C'est une tendance... Absolument, mais ça dit peut-être quelque chose, si vous me permettez une métaphore sportive, c'est que notre jeu individuel reste bon. Et je crois que nous, Français, il ne faut pas nous lamenter, nous gardons des grandes qualités. Notre jeu collectif est très perfectible.

5:47
Présentateur

François Villeroy de Gallo, vous évoquiez le taux d'emploi qui n'a jamais été aussi élevé en France. Et pourtant, les chiffres du chômage ne s'améliorent pas, ou en tout cas de l'emploi ne s'améliorent pas, et ceux du chômage se détériorent. Il y a une explication à ça, ou c'est marginal, selon vous ?

6:03
Invité politique

Alors, on a effectivement porté beaucoup d'intention à la remontée du taux de chômage sur le quatrième trimestre, et je crois que ça mérite qu'on s'y arrête une minute. Je vais relativiser un tout petit peu ce chiffre sur un seul trimestre, parce que quand vous regardez dans la durée, depuis 12 ans, depuis 2014, l'emploi, c'est un vrai progrès collectif, cette fois-ci, de l'économie française. Nous avons recréé des emplois, nous avons diminué le taux de chômage dans les précédents cycles de ralentissement économique comparables aujourd'hui, on était au-dessus de 10% de taux de chômage. Là, on est à 7,9%. Alors après, qu'est-ce qui s'est passé sur le quatrième trimestre ?

Quand le taux de chômage monte un peu, il peut y avoir deux explications. C'est que l'emploi diminue. Ça n'est pas le cas. Le taux d'emploi à 70% est le plus élevé que nous ayons jamais eu dans notre histoire. Ça, c'est une bonne chose. Ou bien, et c'est ça l'explication, qu'il y a plus de gens qui viennent sur le marché du travail, ce que les économistes appellent le taux de participation de la population entre 15 ans et 64 ans. Donc, il y a effectivement plus de gens sur le marché du travail, notamment plus de jeunes. Ce qui veut dire qu'il y a une remontée un peu plus forte du chômage des jeunes. Ça, je crois que c'est un point d'attention.

Il y a un peu moins de nouvelles embauches de la part des entreprises. Elles gardent leurs salariés en place, mais un peu moins de nouvelles embauches. Et il y a aussi moins de contrats d'apprentissage et d'alternance. Alors, c'est en partie un phénomène sain, parce qu'on a un peu diminué certaines subventions qui étaient excessives. Pensez aux primes à l'apprentissage pour les étudiants des grandes écoles. Ce n'est pas une dépense publique prioritaire. Mais il y a quand même là un petit signal d'attention sur les nouvelles embauches des jeunes à regarder de près.

7:37
Présentateur

Alors, j'aimerais qu'on parle maintenant de vos homologues européens et de vous-même. Vous avez écrit aujourd'hui à la... Enfin, pas aujourd'hui, mais aujourd'hui, les Européens se réunissent à Bruxelles pour parler de la protection économique de l'Europe. Et vous leur avez écrit avec vos homologues banquiers centraux

7:53
Invité politique

pour leur dire... Et avec Christine Lagarde qui a signé la lettre comme présidente de la BCE.

7:58
Présentateur

Vous leur avez dit qu'il est temps d'aller un peu plus vite et d'appliquer les propositions de Mario Draghi. Et c'est vrai que ça va devenir un gag, le rapport de Mario Draghi. C'est à chaque fois qu'on interrogera quelqu'un sur l'économie européenne, il dit « Il est temps d'appliquer les propositions de Mario Draghi. On sera en 2035 et on nous dira toujours ça. » Qu'est-ce qui se passe ?

8:17
Invité politique

Pourquoi c'est si lent ? D'abord, David Debicaire, c'est un scoop. Nous sommes en 2026. Donc, on a encore du temps. Le rapport de Mario Draghi a moins de 18 mois. Mais c'est vrai qu'il faut aller plus vite et plus fort. Il s'est passé des choses, mais je crois qu'elles n'ont pas été assez visibles. S'il y a une leçon de l'administration américaine qui a beaucoup d'incohérences. Mais c'est qu'il faut aller plus vite et plus fort. Alors, c'est ça que nous disons et nous le disons les 21 gouverneurs des 21 pays. Ce signal d'unanimité est très significatif. Et dans le calendrier, moi, je crois qu'il faut...

Souvenez-vous, il y a longtemps, de ce que Jacques Delors avait fait avec le marché unique, il avait fixé une date, 1er janvier 1993. Je crois qu'il faut fixer une date pour réaliser cet agenda de réforme en 2028 pendant les années Trump. Alors ensuite, ce que nous disons sur le fond, il y a eu des choses. Il ne faut pas être trop injuste vis-à-vis de la Commission européenne. Le vert peut être en partie plein, mais ça n'est pas visible, ça n'est pas assez communiqué. Nous nous mettons en avant un certain nombre de leviers pour agir. Je relevais tout à l'heure que la croissance française à 1%, elle est résiliente, mais pas suffisante. C'est le problème de toute l'Europe. Toute l'Europe.

Quand vous regardez sur la durée, en gros, la croissance moyenne, ce que les économistes appellent la croissance potentielle, était à 2% au début du siècle, en 2000. On est tombé autour de 1% aujourd'hui. Division par près de 2. On peut regagner une partie du chemin. Donc, nous parlons de ce qu'on appelle l'union de l'épargne et d'investissement, c'est-à-dire mobiliser l'épargne privée pour les fonds propres des entreprises. On a plein d'épargne privée en Europe.

9:52
Présentateur

Ça, ce serait la mesure numéro 1 proposée

9:58
Invité politique

le plus directement comme banque centrale. Et on a là une ressource très abondante alors qu'on a un retard de fonds propres en Europe et d'énormes besoins d'investissement. Le numérique, l'énergie décarbonée ou la défense. Et puis, je vais citer une autre mesure qui figure juste derrière dans notre lettre. C'est gagner la souveraineté européenne dans le domaine des paiements. Les paiements, c'est décisif. Il y a une révolution technologique qui est en cours autour du numérique et de ce qu'on appelle même la tokenisation. Pardon de ce mot barbare. Ça ne doit pas rester dans des mains américaines. On a moyen d'avoir de l'innovation de paiement européenne.

C'est notamment le projet d'euro numérique qui vient d'ailleurs d'être approuvé par le Parlement européen. C'est une très bonne chose.

10:37
Présentateur

Est-ce qu'on a les moyens d'aller un peu plus vite nous, Européens ? Et pourquoi pas d'être imprévisible aux yeux des Américains ? Parce que tout à l'heure, vous disiez tout le temps que les Américains sont imprévisibles mais ils vont vite. Nous, on aimerait bien être imprévisible et prendre l'initiative vis-à-vis des Etats-Unis.

10:51
Invité politique

Je ne suis pas sûr que le fait d'être imprévisible soit un but en soi. Je sais qu'il y a eu des théories de l'imprévisibilité. Mais d'être un peu rapide. Mais d'être rapide. Rapide. Ce qui n'est pas la même chose. Alors, nous avons un processus démocratique. C'est très bien. Mais on peut quand même annoncer le plan à l'avance, donner cette date drapeau. J'insiste énormément parce qu'une date, tout le monde va y croire du côté des entreprises, du côté des administrations. On va se mettre à travailler vers ses efforts. Aujourd'hui, on a des pièces du Peuze. Nous, nous plaidons pour un assemblage cohérent et rapide. Quelle date vous proposez ?

Moi, je propose le 1er janvier 2028 ou dans l'année qui suit. Mais en tout cas, pendant les années de l'actuelle administration américaine. Or, c'est faisable. David Abicaire, je le souligne, à peu près tout ce qui est dans le rapport Draghi est faisable à cette échéance. Je peux citer un autre exemple qui est d'investir ensemble dans le domaine de la défense. Il y a évidemment un besoin géopolitique. Mais l'économiste française Hélène Ray, avec deux collègues internationaux, a proposé qu'il y ait un investissement européen commun dans les nouvelles technologies de défense. Prenez les drones, les satellites, etc.

Ça, on ne va pas tomber sur des champions nationaux bloqués derrière leurs frontières. Il y en a dans d'autres domaines de défense. Et ça va nous faire avancer en recherche-développement et en innovation.

12:05
Présentateur

Il nous reste 10 secondes. Il y a un G7 en France les 18 et 19 mai prochains. Vous y participerez évidemment puisque vous serez encore en poste, François Villois de Gallo. Oui. Les enjeux ?

12:15
Invité politique

Alors, je le coprésiderai aux côtés de Roland Lescure, le ministre de l'Économie. Les enjeux, c'est que, d'abord, il est extrêmement important de garder un dialogue franc, exigeant, mais ouvert avec nos collègues américains. Et on a un certain nombre de sujets d'intérêt commun. Il y a un grand sujet, ce qu'on appelle les déséquilibres mondiaux, les déficits américains et autres, les excédents chinois et autres. Il se trouve que la France est à l'équilibre extérieur. Et puis, il y a un certain nombre de sujets pratiques dont la Banque de France s'occupe plus. la réglementation des cryptos ou des paiements dont je parlais à l'instant, la lutte contre le risque cyber.

Et n'oublions pas le changement climatique et les événements météorologiques extrêmes. Il semble que cette terminologie passe mieux aux yeux de certaines oreilles américaines. La Banque de France y reste très engagée. Au passage, c'est une des choses à laquelle je me suis beaucoup attaché pendant mes 11 ans de mission. Vous savez que nous sommes la banque centrale la plus verte du G20. Nous entendons bien le rester. Pas de regret ? Pas de regret, mais une difficulté personnelle. Mes émotions n'ont pas de place par rapport à l'intérêt général. Ça sera difficile de quitter les hommes et les femmes de la Banque de France.

Nous avons beaucoup fait ensemble et je crois transformer cette grande institution publique.

13:28
Présentateur

Une idée du nom de votre successeur ?

13:31
Invité politique

Alors ça, ça ne m'appartient pas. La loi de la République prévoit une procédure démocratique qui implique le président de la République, le gouvernement, le Parlement, ça ne m'appartient pas. Il ou elle, je lui souhaite bonne chance par avance.

13:47
Présentateur

François Villerois de Gallo, gouverneur de la Banque de France jusqu'au mois de juin. Merci d'avoir choisi Radio Classique pour parler à nos auditeurs, leur expliquer les grands enjeux de l'économie du moment et de l'économie européenne. Bon vent à la tête des apprentis d'Auteuil, mais qui sait si vous ne reviendrez pas sur Radio Classique parler du bilan de votre action à la tête de la Banque de France.

14:06
Invité politique

Merci à vous. Et peut-être des apprentis d'Auteuil. Merci en tout cas de m'avoir reçu ce matin.

14:10
Présentateur

Merci à vous. À suivre le rappel des titres, Charles Bonner, la revue de préserve et Gaténaud et notre esprit libre du jeudi. François-Olivier Gisbert, vous écoutez Radio Classique.