Comprendre l'affaire Tapie en 5 minutes
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l'affaire qui oppose Bernard tapi et l'ex crédilonnais sur la revente d'Adidas n'en finit plus de rebondir en 2015 le tribunal civil de Paris se penche une nouvelle fois sur le dossier mais comment en est-on arrivé là pourquoi cette affaire perdure depuis plus de 20 ans pour comprendre l'histoire il faut remonter au début des années 9 Bernard tapi est au sommet de sa gloire patron ultra médiatisé symbole de la réussite à la française propriétaire de l'Olympique de Marseille il achète Adidas pour un montant de 244 millions d'euros pour cela il contracte un prêt auprès de sa banque le Crédit liyonnais qui à l'époque appartient encore à l'état en 1992 alors qu'il vient d'être nommé ministre de la ville par le président mitéran Bernard tapi a du mal à rembourser la seconde tranche de son prêt il décide de revendre Adidas et s'adresse à nouveau au crédit Lionnais la banque trouve rapidement un groupe d'acheteurs dont font partie des filiales du crédit liyonnais ainsi que Robert Louis drefus un riche héritier et entrepreneurs en 1993 la vente se conclut pour près de 320 millions d'euros à ce moment Robert Louis drefus ne possède que 15 % d'Adidas mais ce qu'ignore Bernard tapi c'est que Robert Louis drefus dispose d'une option d'achat pour la totalité d'Adidas et il va l'exercer un an plus tard en 1994 pour un montant de 709 millions d'euros résultat ce n'est pas Bernard tapi mais le crédit liyonnais qui empoche l'essentiel de la plusvalue soit environ 390 millions d'euros Bernard tapi sestime laésé il attaque sa banque en justice mais ce n'est pas tout le protocole d'accord signé entre tapis et le Crédit Lyonnais qui devait solder les comptes et les dettes des sociétés de l'homme d'affaires et déclaré Cadu par la banque art tapis est mis en liquidation c'est bien vendu sa fortune évaporée commence alors un marathon judiciaire de 20 ans de son côté le Crédit Lyonnais qui paye lui aussi ses excès des années 80 est en quasi faillite en 1995 toutes ces dettes et son passif sont regroupés dans une structure appelée consortium de réalisation ou plus simplement CDR ce CDR qui appartient à l'État devient la personne morale responsable devant la justice dans l'affaire Adidas pendant 10 ans les batailles juridiques tentativ de médiation pourvoi en cassation et autres renvois en cours d'appel oppose donc Bernard tapi et le CDR l'affaire prend un premier virage en 2007 alors que Nicolas Sarkozi vient d'être élu président de la République Christine Lagarde la nouvelle ministre de l'Économie et son chef de cabinet Stéphane Richard demandent au CDR d'accepter le recours à un tribunal arbitral réclamé par le cantapis l'arbitrage est un mode de résolution des conflits qui permet de contourner la justice classique il est fréquent dans les contentieux financiers mais il est rarissime qu'un tribunal arbitral soit mis en place alors que le litige a déjà été porté devant des juridictions ordinaires le 7 juillet 2008 coup de tonner le tribunal arbitral condamne le CDR à verser 404 millions d'indemnité à Bernard tapi dont 45 millions pour préjudice moral le CDR ne conteste pas et ne tente aucun recours en annulation l'essentiel de la sentence qui rend sa fortune à l'homme d'affaires est rédigé par l'un des trois juges arbitres un haut magistrat à la retraite pierre estoupe rapidement desvoie sélèv pour contester cette décision en 2011 des députés socialistes saisissent la justice et après l'élection de François Hollande en 2012 l'état porte plainte contre la décision du tribunal arbitral et dépose un recours en révision auprès de la Cour de cassation en parallèle un juge d'instruction est nommé les enquêteur soupçonne en fait Bernard tapi d'être intervenu auprès du président Sarkozi et de Pierre estoupe le juge arbitre pour obtenir un arbitrage qui lui serait favorable l'enquête pénale révèle que l'intervention litigieuse de pierre estoupe enentâche de fraude l'ensemble de la procédure les enquêteurs démontrent que des liens étroits et financiers existent entre tapis son avocat Maurice Lantourne et Pierre estoupe les trois hommes sont mis en examen en 2013 pour escroquerie en bande organisée ainsi que Stéphan Richard le directeur de cabinet de Christine Lagarde en effet il lui est reproché d'avoir refusé un recours contre l'arbitrage Christine lagard de son côté est pour poursuivi pour négligence l'ensemble de ces éléments a convaincu la Cour de cassation d'annuler en février 2015 la décision du tribunal arbitral de verser 404 millions d'euros à Bernard tapi aujourd'hui celui-ci réclame 1 milliard d'euros à l'État