Gaëtan Roussel : mais qui est donc sa Marjolaine ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et toutes ces questions... - G.Roussel: Sois toi-même, Marjolaine.
La vie, c'est fait pour ça. Sois les autres, aussi, quand même. Il y en a un qui pense à toi, qui manque un peu d'oxygène.
Dans ton coeur qui bat, Marjolaine. - P.Lescure: Bref, on n'imagine plus, en tout cas moi et vous, vivre sans G.Roussel.
C'est vous, la patronne, Babeth. J'aimerais bien qu'on le reçoive un de ces jours. - A.-E.Lemoine: Vos désirs sont des ordres!
G.Roussel est l'invité de "C à vous". C'est sympa de passer.
Bonsoir. Vous avez entendu les compliments de Pierre et vous avez accouru ventre à terre. - G.Roussel: Exactement. - A.-E.Lemoine: Pour nous parler de ce 6e album solo.
Magnifique cover. - G.Roussel: Ca fait plaisir. - A.-E.Lemoine: Et titre d'album qui peut intriguer.
On peut se dire que vous rendez hommage à une Marjolaine, mais pas du tout. - G.Roussel: Pas du tout.
C'est un prénom et un mot que je trouve très joli. Et on n'en croise pas tant que ça. Je me dis que c'est propice à la rêverie.
Si ça peut devenir votre meilleure copine...
C'est peut-être vous, Daniel, Vincent... - A.-E.Lemoine: "Marjolaine" n'est pas du tout un album nostalgique, bien au contraire.
L'idée est de prendre le mouvement comme il vient, saisir l'instant. C'est le message? - G.Roussel: Oui.
J'ai essayé de faire un album mélodique, simple, assez direct. Si c'est un album qui peut donner à chacun et à chacune de l'élan, accompagner, ça me plairait. Il y a cette idée d'essayer d'avancer, que le rétroviseur permette d'aller de l'avant. - A.-E.Lemoine: Et recréer du lien.
Parce que tout va trop vite? - G.Roussel: Oui.
Si ça peut recréer du lien, ça me plaît. C'est une chose que j'aime faire en soi. Quand je ne fais pas des disques, j'emmène les chansons sur la route et je vais à la rencontre des gens sur scène.
Pour ce disque, j'ai créé des avant-premières d'écoute avec peu de gens. On a écouté l'album ensemble et après, on a discuté, j'ai joué un peu...
J'aime bien l'idée de concorde sociale. Ca ne fait pas de mal. - A.-E.Lemoine: Qui étaient ces auditeurs privilégiés? - G.Roussel: Des gens à qui on a proposé de venir et qui, à travers le fait d'acheter le disque, venaient.
Il y avait cette écoute en avant-première. J'étais venu avec ma guitare en bandoulière. - A.-E.Lemoine: Il n'y a pas eu de gens qui aimaient pas trop? - G.Roussel: J'ai eu des bons retours, j'avoue.
Mais on n'a pas triché. Personne n'a écouté avant. - A.-E.Lemoine: Vous nous interprétez "Je reste là", accompagné au clavier et à la basse.
Des instruments qui prennent peu de place. - G.Roussel: Une version, non pas au coin du feu, mais autour de la table. - G.Roussel: Le regard dans le vide, parfois le nez en l'air, c'est le hasard qui me guide.
Depuis hier, je ne sais plus qui décide, la peur ou la colère. Et l'envie en moi réside de laisser faire. Et tu emportes sans doute loin de moi nos souvenirs et le son de ta voix.
Oui, tu emportes, c'est vrai, loin de moi, notre histoire et moi, je reste là, oui, je reste là, je reste là, et je me dis qu'un jour ça reviendra, oui, je reste là, je reste là, et je me dis qu'un jour ça reviendra. Je suis le seul, je crois, je suis le seul, je crois. J'ai devant moi l'horizon, j'avance sans avoir une idée de direction, je m'égare.
On est parfois de l'argile, juste un grain de poussière. Tout est, c'est vrai, si fragile, éphémère. Et tu emportes sans doute loin de moi nos souvenirs et le son de ta voix.
Oui, tu emportes, c'est vrai, loin de moi, notre histoire et moi, je reste là, oui, je reste là, je reste là, et je me dis qu'un jour ça reviendra, oui, je reste là, je reste là, et je me dis qu'un jour ça reviendra. Et tu emportes pour la dernière fois, c'est bien pire dans ton coeur qui bat, oui, tu emportes, c'est vrai, cette fois, notre avenir et moi, je reste là, oui, je reste là, je reste là, et je me dis qu'un jour ça reviendra, oui. Je reste là, je reste là et je me dis qu'un jour ça reviendra.
Je suis le seul, je crois, je suis le seul, je crois. Applaudissements. - A.-E.Lemoine: "Je reste là", magnifique chanson extraite de "Marjolaine".
Vous serez en tournée dans toute la France, dont le 27 mai au Zénith de Paris. C'est la scène que vous attendez le plus? - G.Roussel: Oui, même si j'ai beaucoup appris grâce au studio, mais ce que j'aime faire, c'est partir sur les routes, amener les chansons...
J'espère que "Marjolaine" sera bien accueilli, comme Louise ou "Léa", par exemple. - L.Sénéchal: Vous avez fait vos 1ers pas d'acteur il y a quelques années.
D.Auteuil vous avait donné cette opportunité. - Trop bon, trop con...
T'étonne pas qu'elle t'écrase. - D.Auteuil: On discute, chérie... - Silence, s'il vous plaît! - Action. - Elle a du caractère, c'est tout. - On discute, chérie. - Laisse-le tranquille. - D.Auteuil: C'est surtout l'indignation quand il te dit qu'il veut se tuer.
Quand il te dit qu'il va se tuer. - L.Sénéchal: Là, vous étiez dans des petits chaussons pour votre première.
Vous aviez un grand acteur derrière la caméra, qui pouvait vous diriger et vous donner des conseils. - G.Roussel: Tout à fait.
Daniel, quand il a la casquette de réalisateur...
Je me suis aperçu, en discutant avec G.Gadebois, que D.Auteuil peut ouvrir sa boîte à outils d'acteur.
Il ne vous dit pas quoi faire, mais l'air de rien, si vous êtes un peu attentif, il se met à... - P.Cohen: Vous saviez servir au bar! - G.Roussel: Roger est gaucher, je suis droitier. - P.Cohen: Un rôle de composition! - A.-E.Lemoine: Il faut un Oscar! - D.Auteuil: C'est très important pour l'intrigue.
L'assassin était gaucher. - G.Roussel: Un peu de jeu d'acteur. - A.-E.Lemoine: Exactement.
J'ai adoré l'écoute très attentive pour Gaëtan et "Je reste là". Voici "Marjolaine" pour vous.
Fabien Roussel