“Je t’accuse”, le coup de poing musical de Suzane - C à Vous l’intégrale - 30/04/2025
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Chapitres
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:01OuverteRéponse directe
Votre titre "Je t'accuse" a suscité des millions de vues. Comment vivez-vous cet écho ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Cette chanson, vous l'avez écrite seule face à votre piano. Qu'est-ce qui a déclenché cette explosion ?
- 15:00OuverteRéponse partielle
Vous dénoncez la justice avec 86 % de classements sans suite. Que proposez-vous ?
- 20:01OuverteRéponse directe
Qui était G.Kanova et pourquoi son œuvre est-elle méconnue ?
- 30:01OuverteRéponse directe
Votre vie olympique a basculé à 16 ans. Racontez-nous ce déclic.
- 40:01OuverteRéponse directe
100 hommes contre un gorille : qui gagne selon vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 15:00P.CohenChiffre
« On connaît ces chiffres: 86 % de classements sans suite dans les affaires de violences sexuelles. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
... - A.-E.Lemoine: "C à vous"' en direct jusqu'à 21h.
Patrick est en cuisine, aux côtés de notre chef-champion. - P.Cohen: Des falafels au sarrasin, des frites de halloumi et des condiments... - J.Richard: Une mayonnaise montée à l'huile de coriandre. - P.Cohen: C'est merveilleux.
On va placer quelques pickles d'oignon au milieu de la salade. Tout sera fini très vite. - A.-E.Lemoine: Histoire d'avoir une haleine parfaite à la fin de l'émission!
J.Richard est le chef du restaurant Croquer la pie, à Saint-Hilaire-d'Ozilhan. "Marie, Claire, Sophie, et toutes celles qui n'ont jamais rien dit..." Les mots de Suzane dans son titre, "Je t'accuse".
Un coup de poing musical et un clip engagé où face caméra s'affichent les visages d'anonymes ou de personnalités, comme M.Robin, la fille de G.Pelicot, C.Arnould... ... - Je t'accuse et j'assume... - A.-E.Lemoine: C'est devenu un hymne viral.
Réalisé par A.Bescond, dont la caméra capte toute l'émotion et le courage de Suzane. Elles sont toutes les deux ce soir Nos invitées, aux côtés de l'humoriste L.Laune.
A sa façon, le même combat contre les violences faites aux femmes. Bonsoir, Suzane. Bonsoir, Andréa.
Merci pour votre présence ce soir. Votre titre est sorti il y a un peu moins d'une semaine et a déjà suscité des millions de vues, de partages, de réactions. Mais vous ne savez pas trop si vous devez vous en réjouir ou être un peu attristées de l'incroyable écho de cette chanson. - Suzane: Oui, je ressens un peu des vents contraires depuis la sortie de ce titre, "Je t'accuse".
On fait le triste constat de voir qu'il y a beaucoup de gens qui se retrouvent dans cette chanson. En même temps, ça crée beaucoup d'espoir, de lumière, dans les commentaires qu'on reçoit. Je suis très heureuse en tout cas de voir que ça peut réconforter certaines personnes. - A.-E.Lemoine: Cette chanson, vous l'avez écrite avec vos tripes, seule face à votre piano.
Tout d'un coup, quelque chose avait explosé dans votre tête. - Suzane: Comme beaucoup de victimes d'agressions sexuelles ou de viols, il y a un long moment avant de se réapproprier son corps. On est dans un état de sidération, de choc.
Je ne sais pas s'il y a eu des études sur ce que ressent le cerveau, comment sortir de ce long parcours. Moi, c'est arrivé l'année dernière. J'avais des flash-backs, j'avais cette espèce de truc qui allait me péter à la tête.
On va dire que le piano, c'est peut-être le premier psy auquel je me suis confiée. Mon piano est toujours là. Je me suis assise à ce piano et ce "je t'accuse" est sorti, je l'ai craché.
Le chanter dans mon salon, C'est une chose, assumer de le partager, c'était encore un autre choix. - A.-E.Lemoine: C'est devenu beaucoup plus qu'une chanson, c'est un hymne.
Il était important que le "je t'accuse" de Suzane devienne un "on t'accuse"collectif. - A.Bescond: Oui parce qu'on est des millions à avoir vécu ça.
Quand une personne parle, ça génère des millions de témoignages. C'est extrêmement collectif. - A.-E.Lemoine: Ce que vous avez filmé, c'est de la colère, mais c'est de la force aussi. - A.Bescond: Et aussi de la joie de vivre, malgré tout.
Cette volonté de vivre coûte que coûte, à tout prix, parce qu'on se sent quand même abandonné par le système, donc il faut trouver les ressources ailleurs. On les trouve ensemble, on les trouve avec des chansons, des écrits, des témoignages, des émissions... - P.Cohen: "Je t'accuse", vous l'adressez à la justice.
On connaît ces chiffres: 86 % de classements sans suite dans les affaires de violences sexuelles. Le plus souvent, c'est pour infraction insuffisamment caractérisée. Qu'est-ce qu'il faut faire? - Suzane: Je ne sais pas si on a les réponses.
En tout cas, on constate que les chiffres parlent pour nous tous. Il y a 86 %, mais je crois que sur les viols, c'est 94 %. Ce sont des chiffres qui font peur, qui ne sont pas rassurants pour toutes les victimes qui se sentent seules.
Vivre dans une société où on sait que ça continue d'arriver...
On voit les plaintes. Depuis MeToo, la parole s'est peut-être libérée, mais est-ce qu'il y a vraiment des actions concrètes? Les chiffres ne sont pas vraiment en cohérence. - A.Bescond: Il y a aussi quelque chose de culturel.
Quand on dit: "J'ai été volé", on vous croit. Quand on dit: "J'ai été violé", on vous remet en doute. Même quand il y a plusieurs victimes, ça ne suffit pas.
C'est culturel. Il faut vraiment revenir à la source, la façon dont on élève nos enfants, parler de la gravité d'une agression. Souvent, on associe l'agression sexuelle à du sexe, mais ce n'est pas du sexe, c'est une prédation, la volonté de détruire quelqu'un, de le malmener.
Quand on prend la mesure de la gravité de cet acte, on peut mieux comprendre pourquoi les personnes subissent toutes ces conséquences psychotraumatiques et toute cette douleur. - M.Bouhafsi: Laura, ces sujets, vous les connaissez.
Dans votre spectacle "Glory Alleluia", vous faites le récit de la relation toxique que vous aviez avec votre ancien conjoint. Vous le faites de manière assez surprenante car vous délaissez l'humour le temps d'une chanson à la fin du spectacle. ... - M.Bouhafsi: Pourquoi avoir décidé d'en parler?
C'est pour libérer une parole, entraîner la libération de la parole d'autres personnes, se sentir mieux? - L.Laune: A la fin d'une thérapie, normalement, on se sent mieux.
Alors que là, j'en parle tous les soirs dans mon spectacle et ça ne me fait pas forcément me sentir mieux. Au moment où je vivais ça, les témoignages d'autres personnes m'ont aidée à comprendre ce que j'étais en train de vivre et à m'en sortir. Je me suis dit que les témoignages étaient super importants.
Si mon témoignage peut apporter ça, ce serait top. Des gens viennent me voir après le spectacle en me disant qu'ils ont vécu la même chose. La culpabilité, mêlée au processus d'emprise, c'est vraiment le sujet de cette chanson.
Les gens à qui j'en parlais n'étaient pas du tout informés sur ce que c'était. Ils me renvoyaient souvent cette image: "Si tu es restée, c'est que tu le cherchais peut-être un peu aussi." J'ai voulu déconstruire ça avec cette chanson, expliquer ce qu'est l'emprise. - A.-E.Lemoine: Il y a eu un moment en particulier, vous étiez sous emprise, le soir de votre victoire à "La France a un incroyable talent".
Vous êtes heureuse. Qu'est-ce qui se passe quand les caméras s'éteignent? - L.Laune: J'apprends que j'ai gagné.
La fin de l'émission arrive dans les 30 secondes qui suivent. Et il est là, en train de me dire: "Maintenant, il faut qu'on rentre, il est tard." Les autres voulaient que je fête ça.
Sur le moment, on ne se dit pas forcément que ce n'est pas normal, on est avec l'autre. - A.-E.Lemoine: Heureuse de vous réunir ce soir pour évoquer ce sujet essentiel.
Suzane, ce "Je t'accuse", cet hymne pour lequel vous avez lancé un appel pour ne pas être seule à le porter, parce que la phrase est lourde... - Suzane: Oui, mais depuis qu'on l'a sorti, les gens se sont approprié cette phrase.
Je sens que cette chanson est pour nous tous. - A.-E.Lemoine: Ce sera un prélude à votre 3e album, sur lequel vous travaillez depuis un an.
C'est à vous. - Suzane: D'abord, y a eu Gisèle. Et puis y a eu Sophie, Isa, Khadija et Marie, et ma copine Claire.
Et puis y a moi aussi, et puis toutes celles qui n'ont jamais rien dit. Mais t'en as rien à faire, toi. Ce sera qu'un nom d'plus sur la liste.
Dans un fait divers, dans un tiroir. Des tonnes de vies classées sans suite. Mais tu vas rien faire, toi.
Et c'est bien ça, le problème. Justice, est-ce qu'on doit te faire nous-mêmes? Car je t'accuse de fermer les yeux alors que t'as tout vu.
Je t'accuse. Fais pas l'innocente, t'as rien fait quand t'as su. Je t'accuse.
Main droite levée, je t'accuse et j'assume. T'étais où? Sûrement qu't'existes pas.
Pourquoi t'es jamais là quand on n'croit plus qu'en toi? Demande à tous les gosses que tu n'protèges pas. Tous les monstres ne sont pas que dans les salles de cinéma.
Mais t'en as rien à faire, toi. Ce sera qu'un nom d'plus sur la liste. Dans un fait divers, dans un tiroir.
Des tonnes de vies classées sans suite. Mais tu vas rien faire, toi. Ou faudrait qu'on t'harcèle.
Justice, est-ce qu'on doit te faire nous-mêmes? Car je t'accuse de fermer les yeux alors que t'as tout vu. Je t'accuse.
Fais pas l'innocente, t'as rien fait quand t'as su. Je t'accuse. Main droite levée, je t'accuse et j'assume.
Et j'assume. Pour toutes celles que la violence a condamnées au silence, je t'accuse. Pour celles qu'avaient prévenu mais que t'as jamais entendues, je t'accuse.
Pour celles qui prennent la plus lourde des peines, pour les victimes de ton système. Je t'accuse, et j'assume. Applaudissements. - A.-E.Lemoine: "Je t'accuse".
Autour de vous, Rebecca, Maud, Alexandre, Dimitri, Leïla. Merci de votre présence silencieuse ce soir mais essentielle. Quelqu'un m'a dit en coulisses: "On est le collectif des victimes anonymes." Vous avez ce soir un regard et un visage extrêmement forts.
Merci d'avoir répondu à l'appel de Suzane. Certains d'entre vous étaient restés anonymes, n'avaient pas parlé. Votre présence en dit long.
Merci beaucoup. Je précise qu'à l'extérieur du studio, vous êtes encore nombreux à avoir répondu présent. Je pensais qu'on aurait l'image.
Vous êtes nombreux à avoir répondu à l'appel de Suzane pour ce rassemblement collectif, pour que ce "Je t'accuse" devienne un hymne. Applaudissements. Merci beaucoup.
Il est disponible sur toutes les plateformes. Vous serez en tournée à partir de novembre dans toute la France avec cet album. Vous serez notamment au Zénith de Paris.
C'est L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Chères amies, je vais vous parler d'une femme qui a eu une vie extraordinaire et libre.
Une femme de caractère dont on découvre aujourd'hui ou presque une véritable oeuvre de photographe, qui a fait des images de guerre et des portraits de stars et plein d'autres choses. Elle s'appelait G.Kanova.
Elle a eu un destin qui rappelle furieusement celui de l'américaine L.Miller. On a eu envie de se pencher sur cette histoire en la découvrant, je le confesse, il y a une quinzaine de jours dans un extraordinaire portrait signé B.Hopquin dans "M le Monde".
Il y a très peu de traces du travail de G.Kanova. Elle est née en 1902.
Sa vie va changer en 1928 quant elle épouse à Londres un Tchèque fortuné importateur de cristal de Bohême. Avec lui, elle va beaucoup voyager et commenter ...commencer à se passionner pour la photographie.
Son mari lui construit un beau studio de photographie sur Baker Street, la rue de Sherlock Holmes à Londres. Regardez cette photo de Churchill. On la connaît, mais sans savoir que c'est elle qui l'a signée.
Voici R.Gary, alors marié à une amie anglaise de G.Kanova.
Cette photo de Colette également qui écrit ce commentaire: "Enfin une photo ressemblante, c'est-à-dire peu aimable. Vive G.Kanova!" A Londres toujours, Germaine réalisera l'une des photos les plus connues du général de Gaulle dans sa période londonienne.
Dans le portrait que lui a consacré le journaliste, on découvre comment son petit neveu veille sur les trésors photographiques qu'elle a laissés à 55 ans. Voici le général Eisenhower, futur président américain, à l'Arc de Triomphe. Pour G.Kanova, la guerre c'est aussi des photos de combat, en particulier dans les dernières poches de résistance des soldats allemands, malgré la victoire alliée imminente, notamment à Saint-Nazaire, à La Rochelle mais surtout à Lorient, avec des photos terribles: des soldats allemands prisonniers, mettant à jour un charnier où 69 résistants ont été exécutés.
Ces photos inédites illustrent un livre passionnant de S.Simmonet intitulé "Les Forteresses allemandes dans la France libérée". Je vous en offre 2 exemplaires.
Vous en aurez un 3e, je vous le promets. 2 expositions: une à la citadelle de Port-Louis et une à Paris. Elles montrent les photos de guerre de G.Kanova mais également les photos qu'elle a prises dans un camp de concentration près de Stuttgart.
Comme L.Miller, elle a été une véritable reporter de guerre au plus près de la vérité, près des combattants, dans la boue, loin de ces portraits de stars et des photos de Man Ray. Elle avait un caractère bien trempé.
Ca rappelle tellement ce que disait K.Winslet sur ce plateau, évoquant L.Miller. - C'était notre travail d'aller bien plus loin, de pouvoir résumer en tant que femme...
Elle a défié tout dans un monde d'hommes. Elle a pu, en tant que femme, avec tous ses défauts, aller sur le front et documenter ces vérités tellement cachées et ces atrocités du régime nazi. - P.Lescure: Pour découvrir les images de G.Kanova, il y a le livre et les 2 expositions.
Et il y a le beau papier sur le site du "Monde". - A.-E.Lemoine: Dans un instant, M.-J.Pérec va venir à vos côtés.
D'abord, Jibé et Lucien. - Je peux te montrer la couverture de mon roman? - Grave.
Cris de terreur. - C'est un livre qui parle de génocide? - Non. - De fosse septique? - Non.
C'est l'histoire d'une femme qui rêve d'être face à un azur alors qu'elle vit dans un monde réduit au néant. - C'est top. - Ben tu vois... - Je...
Cri de dégoût. - Je ne peux pas. Je suis désolée. - C'est immonde. - C'est lui qui l'a fait. - C'est magnifique. - C'est chargé. - Il y a plusieurs niveaux de lecture. - C'est dégueu...
Ca se montre dans quel sens? Comme ça? - Non. - Si, c'est bien, comme ça.
Tu mets ton nom, ton prénom, le prix et tu me laisses travailler tranquille. - Pardon. - Alors, tu vas changer la couverture? - Certainement pas. - Alors, ce projet de couverture? - Oui, c'est...
Pas terrible. Je n'aime pas du tout. Je vais le changer, je pense.
Faire un truc plus... - A.-E.Lemoine: L'image était sublime.
Le 26 juillet 2024, 2 immenses champions ont allumé la flamme des JO de Paris avec, aux côtés de T.Riner, qui s'apprêtait à conquérir un 3e titre olympique, la seule française athlète d'athlétisme...
Je gâche ce truc merveilleux...
A avoir décroché 3 médailles d'or. Une en 92 et deux autres à Atlanta 4 ans plus tard. - Un homme ou une femme...
Peut-être la triple championne olympique d'athlétisme. Le triple champion olympique de judo. ... - A.-E.Lemoine: Point d'orgue d'une vie olympique pour l'une des femmes les plus rapides de tous les temps, qui se raconte dans un livre, une autobiographie.
M.-J.Pérec est notre invitée.
Bonsoir. C'est par là. Vous voulez faire un 400 m? - M.-J.Pérec: J'ai voulu faire le tour. - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Votre "Vie olympique" s'ouvre avec cette image Qu'on vient de voir et qui est rentrée dans l'histoire: vous, main dans la main avec T.Riner. - P.Cohen: Avec la surprise. - A.-E.Lemoine: L'appel de T.Estanguet, vous désespériez de le recevoir.
Vous pensiez que cet honneur serait pour Z.Zidane. C'était pour vous!
Votre main a tremblé, ce jour-là. - M.-J.Pérec: C'est vrai qu'il y avait beaucoup d'émotion, d'être dans ce lieu si magique.
Je pense que c'était très difficile de rester à côté de Teddy sans rien faire. A un moment, je lui ai dit: "Donne-moi ta main." A ce moment-là, je pense qu'on a besoin de ressentir l'autre.
Ce qu'on ressent, on a envie de le partager encore plus avec l'autre. C'est un moment incroyable. - A.-E.Lemoine: On ne peut pas rester de marbre.
Les Jeux olympiques sont indissociables de votre parcours. Pourtant, quand vous avez 16 ans, pour vos tout premiers championnats de France, vous en entendez parler pour la première fois de votre vie. Vous ne savez même pas ce que c'est. - M.-J.Pérec: Non.
J'ai 16 ans. On est en 1984. Il y a les Jeux de Los Angeles.
Je ne sais pas que ça existe car ma famille, nos proches ne sont pas sur ces choses-là. On a la télé, mais on ne la regarde pas beaucoup. On est dehors, on vit dehors.
Je fais beaucoup de pêche, j'adore ça. J'habite à côté d'une rivière. Je vais pêcher aux écrevisses, je grimpe aux arbres... - A.-E.Lemoine: Il n'était pas question d'athlétisme dans votre vie, jusqu'au jour où votre prof d'EPS au lycée demande à toute la classe de courir un 60 m.
M.-J.Pérec s'élance.
Elle regarde le chrono et dit: "Tu peux la refaire? Il doit y avoir une erreur." C'est ce qu'il s'est passé?
C'est dingue. Vous dites: "Je n'ai pas envie de refaire la course." Elle insiste et vous persuade de participer à une compétition.
Vous n'avez pas envie. Elle est venue vous chercher chez vous, par la peau des fesses, quasiment. - M.-J.Pérec: C'est ça. - A.-E.Lemoine: Cette prof d'EPS s'appelle M.-H.Soual.
Elle a un message pour vous. *-Bonjour. Quelle émotion de te voir porter la flamme fièrement, comme un trophée.
J'étais fière de toi. Encore une fois, tu es montée sur la plus haute marche du podium. Tu avais des qualités physiques exceptionnelles, Marie-Jo, mais ça ne suffit pas.
Tu avais surtout un sacré mental. Un jour, nos chemins se sont croisés et je te remercie d'avoir écouté et fait confiance à la modeste prof d'EPS que j'étais. Merci pour ta reconnaissance.
J'en suis très touchée. Surtout, ne change pas. - A.-E.Lemoine: Elle a tout changé. - M.-J.Pérec: Je pense que...
Si je n'avais pas croisé M.-H.Soual, je n'aurais pas eu ce parcours.
A cet âge-là, je n'écoutais quasiment personne. C'est vrai qu'elle est venue à la maison, discuter avec ma grand-mère, qui elle aussi m'a dit: "Tu as donné ta parole. Il faut y aller." Sur cette course, j'ai été qualifiée pour mes 1ers championnats de France.
C'est juste hallucinant. - A.-E.Lemoine: Incroyable. - P.Cohen: Je voudrais parler de votre caractère.
Vous faites partie des athlètes qui, quand je vous voyais courir, j'étais convaincu que pour gagner des courses, pour faire de la compétition de haut niveau, il fallait avoir mauvais caractère. Dans votre 1re télé, ça ne va pas. On ne sait pas ce qui vous contrarie, mais vous râlez.
On comprend que vous voulez être première de votre course. - Elle ne participe pas au relais, refusant d'être "la 5e roue du carrosse". Aujourd'hui, Marie-José dit non au 200 m malgré les incitations de R.Bambuck. - M.-J.Pérec: Je ne veux pas d'une 4e place.
Je préfère encore une 1re place et être sur le podium que d'être 4e et de savoir que les 3 premières ne sont pas moi. - P.Cohen: Vous contestez déjà l'autorité du ministre.
Ca vous fait rire de voir cette image. - M.-J.Pérec: Je n'ai pas mauvais caractère.
C'est tout simplement du caractère. Ca me fait marrer de voir ça. - A.-E.Lemoine: Tout était déterminé par votre mois et votre année de naissance.
Ca a joué, forcément. Ce caractère n'a pas toujours été bien compris. Tout le monde ne pensait pas, comme Patrick, qu'il fallait avoir mauvais caractère.
Les athlètes sont plus coopératifs. Vous racontez un événement particulier qui est à la limite du sexisme. Une photo parue dans "L'Equipe" au lendemain des championnats du monde de Tokyo.
Vous avez remporté la médaille d'or du 400 m. Voici la photo que l'on choisit: vous êtes de dos. On ne voit pas votre visage.
Quand vous vous en étonnez, qu'est-ce qu'on vous répond? - M.-J.Pérec: Que j'ai de belles fesses et que c'était mieux de passer ça.
C'était la 1re fois qu'on avait une championne du monde d'athlétisme en France. - P.Cohen: Vous avez eu raison de vous mettre en colère. - A.-E.Lemoine: Vous n'avez pas lâché le patron de "L'Equipe". 2 ans plus tard, JO de Barcelone, vous l'interpellez: "C'est nul ce que vous avez fait." - M.-J.Pérec: Peut-être pas au bon moment.
C'était le lendemain de ma victoire à Barcelone. L'opportunité s'est pointée, donc je l'ai fait là. Mais je pense que ça a terni un peu cette victoire, puisqu'on ne parle que de cela le lendemain. - A.-E.Lemoine: Moi, je me souvenais de votre victoire, pas de cet épisode.
Cela dit, vous n'y êtes pas allée de main morte: "Dégage dehors, dans ton prochain numéro, tu vas montrer mon cul." J'ai trouvé ça très bien envoyé. - P.Lescure: Dans le bouquin, vous évoquez les Jeux de Sydney.
Vous étiez promise à une médaille d'or. Mais le jour J, vous êtes introuvable. Vous êtes partie, trop de pression, La concurrence aussi de C.Freeman, portée par toute l'Australie, et le mental qui lâche.
Les tabloïds vous cherchent partout, on vous accuse d'avoir peur de la compétition. Tous les journalistes vous cherchent. Votre grand-mère vous défend bec et ongles. - Avec les jaloux, les hypocrites...
Il y a ceux qui sont sincères, en Guadeloupe. Mais il y en a, en Guadeloupe aussi, des gens qui sont jaloux, méchants. Je dis maintenant que c'était un feuilleton qui a pris fin. - M.-J.Pérec: Elle est incroyable, Ma mamie.
Elle a tout compris. - P.Cohen: Dans le livre, vous racontez la violence que ça a été à l'époque.
Ca a été rude, moralement. - M.-J.Pérec: Ca a été très dur.
C'était une descente aux enfers. Je suis restée des mois sans sortir de chez moi. Je n'avais pas envie de me laver, de manger...
Je n'avais envie de voir personne. Je me suis rendu compte que finalement, je n'étais pas si forte que ça. Ma mamie me dit qu'il faut que j'aille m'expliquer.
C'est tellement dur d'aller s'expliquer quand on est lynchée, c'est tellement dur de relever la tête...
Mais je le fais. Et puis je disparais. Je disparais pendant des mois.
C'est un moment qui est très douloureux dans ma vie. J'ai mis beaucoup de temps à me détacher de cela. Ma mamie aurait plus de 100 ans si elle était vivante.
Elle me dit: "Il faut aller voir quelqu'un." Je suis très surprise. Elle n'est jamais sortie de chez nous...
Elle me dit: "Je t'ai vue à la télé, ça ne va pas, il faut vraiment aller voir quelqu'un." Je crois que c'est la seule fois où je n'ai pas écouté ma mamie, parce que je pensais que j'étais forte. Un sportif, c'est quelqu'un, à cette époque-là, qui devait montrer qu'il était fort, il fallait rester debout.
Donc j'ai tenu à faire en sorte d'aller mieux toute seule. J'ai fait des voyages humanitaires et je me suis rendu compte que je ne l'ai pas fait pour aller bien, en fait. On m'a proposé de faire cela.
Au fur et à mesure, lorsque je revenais chez moi, j'en ai fait 6 ou 7, je me sentais beaucoup mieux. Lorsqu'on s'occupe des autres, ça nous fait du bien. C'est comme ça que je me suis sortie de cela.
Et derrière, j'ai commencé à m'occuper d'athlètes. On a un programme qui s'appelle les Etoiles du sport. Dans ce programme, j'ai rencontré mon mari.
Et puis je me suis lancée dedans. D'être dans ce programme, d'apporter mon expérience à la jeunesse qui arrive, de donner la main, d'aider l'autre à accomplir ses rêves, expliquer ce qui a été ou pas, ça me fait un bien terrible. J'adore être dans cette transmission. - A.-E.Lemoine: "Ma vie olympique".
Votre émotion était contagieuse aussi ce soir, comme celle de Suzane, Andréa, L.Laune, toutes ces femmes et ces hommes qui vous ont rejointe tout à l'heure. C'est disponible le 7 mai.
Marie-Jo, vous restez avec nous. Tout de suite, le PVPP de M.Bouafsi.
On commence avec le mot du jour: "gorille". - M.Bouhafsi: 100 hommes contre un gorille, c'est un débat complètement absurde qui enflamme les réseaux sociaux du monde entier et même la rédaction de "C à vous".
Tout commence avec ce tweet. Le post est devenu viral. Les médias en parlent et le débat investit les plateformes du monde entier.
Des internautes se sont même amusés à créer une simulation du fameux combat. Cette vidéo dépasse aujourd'hui les 16 millions de vues. Résultat: 2 camps s'affrontent sur les réseaux sociaux, les pro-gorille et les pro-humains. -100 hommes, avec une stratégie, peuvent battre un gorille?
Non. - Les premiers vont mourir, c'est sûr. A 50, on est encore bon, à 30, ça commence à être chaud. - Vous êtes vraiment des malades.
L'homme se surestime beaucoup trop. - Je sais pas me battre, mais croyez-moi qu'on en vient à bout. On va sauter sur son dos, on va le mordre... - On est des êtres humains, on ressent les émotions, la peur va vite arriver. - Tu sais comment c'est dur d'organiser 5 humains? - M.Bouhafsi: L'Olympique lyonnais s'est prêté au jeu: 100 hommes contre un gorille.
Mais que pensent les Français de ce débat? -100 humains contre un gorille? - En combat au corps à corps? - Les 100 humains gagnent. - Ca dépend si le gorille est musclé ou pas. - Il faut une stratégie. - Je pense qu'il s'empilent sur le gorille et essaient de l'étouffer comme ça, par le nombre. - Dans le respect des droits animaux, on le plaque au sol. - Si on prend tout ce qui nous entoure et qu'on lui jette dessus, peut-être que ça fonctionnera. - A 5 sur les jambes, tu le retournes. - M.Bouhafsi: Pour plusieurs médias américains, cela met en lumière la testostérone numérique.
Et selon plusieurs femmes éditorialistes au Royaume-Uni, sur les réseaux sociaux, ce débat absurde met en lumière l'orgueil au coeur de la masculinité des hommes. On peut en tirer une philosophie. - A.-E.Lemoine: L'image du jour, c'est la première foire de France. - M.Bouhafsi: La Foire de Paris: 100 000 m2 d'exposition, 1400 exposants, 40 destinations représentées et plus de 1000 heures d'animation.
On vous embarque au temple de l'innovation et des tendances. 250 inventions sont en lice cette année pour la 124e édition du concours Lépine international. On a sélectionné 3 pépites.
D'abord, les premiers rollers électriques au monde. La question que tout le monde se pose... - C'est un peu dangereux, non? - Pas du tout.
C'est très simple. - M.Bouhafsi: C'est très simple, mais il a dû enfiler l'équipement. - J'arrive pas à faire un pas. - C'est à portée de tout le monde.
C'est ça qui est incroyable. C'est ultra simple. On a juste à gérer l'équilibre. - M.Bouhafsi: On va mettre de côté les acrobaties pour retrouver la star du salon, une marmite solaire. - Ca va cuire votre poulet de 1,5 kg en 2 heures.
Le goût du soleil est incomparable. - M.Bouhafsi: Et le favori, c'est un rouge à lèvres 2.0. - On va se prendre en photo.
Il faut que vous alliez sur des couleurs qui ont des teintes orangées et roses à l'intérieur. - J'ai un rouge à lèvres qui colle parfaitement à ma peau? Tout ça grâce à l'IA? - Exactement. - M.Bouhafsi: C'est aussi le plus grand festival afro-caribéen d'Europe. - La Foire de Paris, c'est la grosse fête? - Voilà.
Ils chantent. - M.Bouhafsi: La Foire de Paris, c'est "the place to be"! - A.-E.Lemoine: Merci. "Glory Alleluia", c'est le titre de votre spectacle, Laura.
Une tournée des Zénith à partir de novembre, qui passera à Paris les 30 et 31 janvier 2026. Les Français vous ont découverte dans "La France a un incroyable talent"en 2017. Je n'en revenais pas de votre audace. - L.Laune: On dit que l'amour dure 3 ans, parfois c'est moins, visiblement.
On a vécu des beaux moments mais c'est fini, on n'y peut rien, alors dès ce soir en rentrant, nous ferons tes valises et demain...
Maman t'emmène à l'orphelinat. Tu as 3 ans, c'est l'âge idéal. C'est comme la colo, tu verras, sauf que tu n'envoies pas de carte postale.
Dans 2 mois, tout est arrangé, je te renvoie en Ouganda, car au fait, tu es adopté. - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
On est autour de la table pour déguster cette assiette magnifique préparée par J.Richard. Il y a des falafels. - J.Richard: Avec de l'ail noir. - A.-E.Lemoine: Chanter vos sketchs, c'était une façon de dire encore plus d'énormités, Laura, avec votre visage d'ange? - L.Laune: Oui, j'aime bien détourner les codes, prendre une chanson, faire un petit air mignon et derrière, mettre des paroles un peu trashs. - A.-E.Lemoine: C'est très trash.
Mais c'est extrêmement drôle. - P.Cohen: Ce que j'aime chez vous, c'est que ce n'est jamais gratuit. - P.Lescure: Par exemple, vous parlez de sujets comme le handicap, le terrorisme, la pédophilie...
Il n'y a qu'un sujet qui m'emmerde, c'est quand vous vous attaquez aux vieux! - L.Laune: J'ai perdu 0,1 % de mon public à cause du covid, principalement des personnes âgées et des personnes en surpoids.
Le public, dans les salles de spectacle, c'est un peu comme les nuages dans le ciel, moins il y a de gros, mieux on voit. Trisomique s'en allait tout défaillant à la Sécu de Rouen... - P.Lescure: Je crois que ça vient vraiment de votre enfance, cette capacité.
L'humour, vous avez tout de suite compris que c'était un "lubrifiant social", on aime bien l'image. Et votre père vous envoie des propositions de sketchs. - L.Laune: Il s'obstine à m'écrire des sketchs, effectivement.
Je ne les ai jamais joués, c'est assez spécial. Disons que c'est trash, mais d'une façon différente. Mais ça ne l'empêche pas de continuer à essayer. - M.Bouhafsi: Vous subissez beaucoup de messages des fâcheux qui peuplent les réseaux sociaux.
Vous avez décidé d'en faire quelque chose de rigolo, sur scène. Une marque que vous aviez présenté sur les réseaux sociaux au moment de son lancement. Aujourd'hui, la marque s'appelle "Rienaf".
Vous dites joliment que vous recyclez la connerie humaine. Vos haters, ça vous aide à écrire vos textes? - L.Laune: Oui, c'est parti de toutes ces insultes que je recevais sur les réseaux.
Cette haine, il y a moyen de la détourner et de la dénoncer en même temps. J'ai mis ces insultes sur des t-shirts, des posters et ça a vachement bien pris. - A.-E.Lemoine: Ca paie les vacances!
Ca passe des messages aussi. - L.Laune: Il y a aussi l'envie de dénoncer le cyberharcèlement.
Et de dire aux personnes qui vivent ça qu'elles ne sont pas seules. - A.-E.Lemoine: "Rienaf" des haters, des insultes, des complexes.
C'est un slogan qui pourrait vous aller très bien, chère Marie-Jo. La preuve avec la Pépite. - P.Cohen: La Pépite, c'est un peu la suite du magnéto où l'on voit que finalement, vous êtes beaucoup plus à l'aise en courant qu'en vous déhanchant simplement.
Je parle de la collection de Paco Rabanne que vous avez présentée en 92. Le grand couturier fait appel à vous pour présenter sa nouvelle collection. On voit cet extrait du JT. - Je la trouve jolie, Grande.
Peut-être un peu intimidée aujourd'hui, mais demain peut-être mannequin. J'ai aimé le faire avec elle. - Je suis venue voir comment ça se passait.
Pour marcher, il a fallu qu'on me donne un petit cours, je ne suis pas une professionnelle. Mais je ne tombe pas, donc c'est très bien. Ici, c'est pire que sur la piste d'athlétisme.
J'avais très, très peur. Et les gens sont tout près. Ce n'est pas une formule de politesse. - P.Cohen: On voit à quel point... - M.-J.Pérec: Il a fallu qu'on me donne un petit verre avant d'y aller. - P.Cohen: C'était quoi, l'image que vous renvoyiez? - M.-J.Pérec: Je ne porte jamais de talons.
Sincèrement, ce sont de très belles expériences de vie. - P.Cohen: Vous l'avez fait, c'est formidable. - A.-E.Lemoine: Vous avez renouvelé cette expérience place Vendôme.
Vous étiez sublime dans une robe bleu-blanc-rouge. On sent que tout va mieux. - P.Cohen: On dirait que vous avez rapetissé, à côté de Victor. - M.-J.Pérec: C'est vrai que c'est une année de dingue, l'année des Jeux.
Si on m'avait dit qu'il allait y avoir tout ça, je n'y aurais pas cru. C'était une année remplie d'émotion. Le vol avec la Patrouille de France le 14-Juillet...
La traversée de l'Atlantique en portant la flamme en Guadeloupe...
Pour moi, c'était quelque chose de très important. Les gens en outre-mer vivent quelque chose d'incroyable. C'est la 1re fois qu'on a quelque chose d'aussi important qui va vers eux.
En général, on fait toujours le chemin inverse. Pour moi, c'était vraiment important que l'outre-mer se sente inclus dans ce moment-là. - A.-E.Lemoine: "Ma vie olympique", c'est disponible aux éditions Solar.
Suzane est en tournée dans toute la France. L.Laune, tournée triomphale à partir de novembre 2025.
Vous reprenez "Les Chatouilles". Seule-en-scène en mai prochain, spectacle époustouflant. On ne l'a pas assez dit.
Merci beaucoup à toutes les quatre d'avoir accepté notre invitation à dîner. Je n'ai oublié personne? - Non. - A.-E.Lemoine: On conclut avec les Actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.
Nous sommes le 30 avril. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il fait chaud, aujourd'hui. - C'est le retour du beau temps. - Il fait beau, il fait chaud. - Il fait beau, il fait chaud. - Il va continuer à faire beau. - Ce début du joli mois de mai qui se fait sous le soleil. - Les températures seront estivales. - Des températures estivales. - Il y a un air d'été. - Attention aux indices UV. - Attention aux coups de soleil. - B.Chameroy: Ils sont terribles, les coups de soleil du mois d'avril.
Les saisons suivent leur cours sur les chaînes info aussi. Les "alors, vous avez mis une petite laine?" ont fait place à d'autres questions cons. - C'est rare d'avoir des températures aussi élevées. - Quel va être le programme? - Vous tenez le coup? - Les températures vont être élevées. - Vous n'allez peut-être pas rester chez vous. - On se croirait dans le Sud. - Vous avez prévu de vous baigner? - B.Chameroy: Pensez à ces personnes qui ont fait de leur mieux pour répondre à ces questions. - C'est génial.
Ca fait un bien fou. - On va se mettre à l'ombre, quand même. - Un jour, on a froid, un jour, on a trop chaud... - B.Chameroy: Cette chaleur au-dessus des normales de saison, comme le dirait L.Bodin, permet de glaner quelques astuces.
Vous vous demandez sûrement comment se vêtir quand il fait 30 degrés fin avril. Voici la réponse. - On s'habille un peu moins chaudement.
On part sans veste le matin. - B.Chameroy: Et voilà.
Pensez-y! Autre astuce qui n'a rien à voir avec la chaleur...
Si vous avez envie de renouer avec d'anciennes connaissances mais que vous détestez les technologies, il existe une solution: le plateau de BFM. Hier, J.-L.Mélenchon a retrouvé son poto Duhamel. - J.-L.Mélenchon est d'une parfaite courtoisie.
C'est très facile d'échanger avec lui. - Je partage le diagnostic. Il ne voulait pas me voir. - Je continue à vous répondre. - Encore une fois, c'est vous qui faites le boulot. - Pas un programme écrit en chinois, mais un programme compréhensible... - B.Chameroy: Ils se connaissent et s'apprécient, mais histoire que ça ne se voie pas trop, Alain a glissé de subtils messages. - Les insoumis ont leurs propositions.
Je ne les partage pas. Je ne suis pas d'accord avec le programme. C'est une vision que je ne partage pas.
Vous portez des idées qui ne sont pas les miennes. Ces convictions qui ne sont pas les miennes... - Il le répète à chaque fois.
Personne ne va croire que vous êtes mélenchoniste. - B.Chameroy: Il y en a un qui était ravi d'être là: O.Truchot. - J'ai fait le calcul que vous n'avez pas fait, monsieur Truchot. - Laissez-moi terminer. - Mais attendez, bon sang! - Mais vous parlez de programme... - En 2 mots... - Laissez-le parler, Truchot! - On va bien se foutre de votre gueule.
A toutes les émissions, vous allez m'emmerder... - On connaît déjà la réponse. - Alors pourquoi vous posez la question?
Ils sont plus malins que vous. - B.Chameroy: A quelques jours de l'ouverture du Festival de Cannes, J.-L.Mélenchon a montré l'étendue de sa palette d'acteur. - Elle fait: "Nous allons nous armer face à la menace russe." Ca correspond pile-poil...
Mon Dieu! Je vous aime tous. C'est un secret. (Il faut gagner l'élection.) (En ayant un programme.) - B.Chameroy: G.Larcher ne va pas mieux.
Aucune gestion des émotions. Il passe de la jovialité totale à l'énervement en une fraction de seconde. - Nous souffrons d'années où tout a été vertical.
Il faut faire confiance aux élus dans les territoires. Croyez-vous qu'ils ont envie d'empoisonner, les maires? Croyez-vous qu'ils ont envie de jeter par-dessus bord l'avenir de générations?
Non. Ils vivent aussi avec la population. C'est ça, l'approche.
C'est un changement de paradigme politique. - B.Chameroy: Gérard préside le Sénat, et ça tombe bien.
Transition nulle. On y file tout de go. P.Moscovici était auditionné aujourd'hui par le Sénat.
Une fois de plus, le surnom de "Pierre Moscow Mule" lui colle à la peau. - Je reprends cette élection qui prévalait...
Il bute sur les mots. Je cite...
C'est un...
Progrès...
Sur le tendanciel...
Excellente question. A ce moment-là, ça se baladait où? - B.Chameroy: C'est tentant de boire un petit coup en terrasse, vu la météo, mais ce n'est jamais sans conséquence. - Chaque année...
Il rote. Dans la partie dépenses... ...
Cela reflète en partie un certain... ... - B.Chameroy: Il ressemble de plus en plus à G.Jugnot, par ailleurs.
Je me suis fait cette petite remarque qui n'intéresse que ma mère. On continue avec Bourvil, qui proposait samedi son texte d'orientation dans le cadre du PS. En fait, c'est B.Vallaud. - Mon engagement est-il commandé par une lutte des classes?
Non. Par une lutte des classes. Il faut que j'aille vite car quelqu'un me dit qu'il va rater le concert de Jul. - B.Chameroy: Le J c'est le S.
Le B de Boris...
Je ne suis pas convaincu par le nouveau slogan du PS. - On fait du bruit quand même. Applaudissements diffus. - B.Chameroy: Les militants ne sont pas convaincus. - On peut tracer un chemin ensemble. - B.Chameroy: "Allez, on s'en va.
Salut." Ils allaient sûrement se rasseoir...
Comment va L.Wauquiez? Ca ne va pas fort.
Ce n'est pas drôle, en fait. Si vous avez des mouchoirs, sortez-les. - Vous êtes souvent attaqué sur l'insincérité.
Ca vous touche? - Oui, forcément. On n'a pas une armure.
Ce sont des attaques qui me touchent. J'essaie d'y réfléchir et de me dire: "Pourquoi? Qu'est-ce que j'ai pu faire qui a prêté le flanc à ça?" - C'est pour ça que vous faites un roman-photo dans "Paris Match" cette semaine.
On vous voit avec votre femme, votre chien... - Elle va vous accuser d'insincérité.
Le fromage qui était autour de la table venait de ma région. - B.Chameroy: Quant à X.Bertrand, il reste persuadé qu'il est le maître du monde. - L'Etat doit se bouger.
Il va trouver le temps de faire une réunion sur la proportionnelle. Tout le monde attend ça! A Dunkerque, vous croyez que les gens attendent ça?
Si on faisait la grève des contrôles le 1er mai? C'est quand même n'importe quoi! Qu'il se taise, Mélenchon.
Participer à une manifestation avec lui? Certainement pas. - B.Chameroy: Des nouvelles de M.Barnier...
Il participait au congrès des conservateurs. L'organisateur est fan de karaoké, car entre la salle, la scène et le micro-pied, ça ressemblait plus à un after work qu'à une réunion. - Thank you.
Applaudissements. ... - B.Chameroy: "Je m'en fous, je vais me resservir au bar." Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Merci à tous d'avoir accepté notre invitation.
Merci. Au plaisir de venir vous applaudir, L.Laune.
Tout de suite, avec A.Trapenard, une émission spéciale: "Pour écrire