Bourdin Direct du 15 juin - 8h/9h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 42 %Attaque 26 %Défensif 31 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:11OuverteRéponse directe
Bonjour Céline, quelles sont les dernières infos sur les frontières ?
- 0:52OuverteRéponse directe
Thomas Chupin, les Français peuvent enfin se déplacer comme bon leur semble ?
- 1:43OuverteRéponse directe
Michel Charest, quel soulagement pour les transfrontaliers ?
- 2:44OuverteRéponse directe
Quelles sont les conditions sanitaires pour les restaurants en Île-de-France ?
- 3:36OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron a annoncé un retour à la normale une semaine avant la date prévue, qu'en pensez-vous ?
- 5:03RelanceRéponse partielle
Yves Verrier dénonce une déclaration floue, qu'en pensez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:11PrésentateurFait
« depuis hier soir minuit, c'est ouvert, plus besoin de se justifier pour passer les frontières. »
- 0:16PrésentateurFait
« La carte de France est désormais toute verte, réouverture totale des restaurants et cafés en Ile-de-France. »
- 0:21PrésentateurFait
« Et puis dans une semaine, l'école redevient obligatoire. »
- 0:44PrésentateurFait
« Fermé depuis presque trois mois, maintenant à cause de l'épidémie, de nombreux pays de l'espace Schengen sont tombés d'accord pour lever les restrictions de passage. »
- 2:14PrésentateurFait
« Hier soir, au tout début de son allocution de 20 minutes, Emmanuel Macron a mis fin au suspense et donc annoncé un retour à la normale une semaine avant la date prévue. »
- 3:44PrésentateurFait
« Il faut reconstruire une économie forte, écologique et solidaire, a déclaré Emmanuel Macron hier. »
- 3:58PrésentateurFait
« Et donc dévoiler des mesures concrètes. »
- 4:02PrésentateurFait
« Un plan d'investissement massif pour l'instruction et la formation sera annoncé dès le début du mois de juillet. »
- 4:32PrésentateurFait
« Emmanuel Macron a répété en revanche hier soir sa volonté de voir relocaliser certaines activités en France. »
- 4:52PrésentateurChiffre
« Un moment où l'on attend entre 800 000 et 1 million de chômeurs supplémentaires d'ici à la fin de l'année. »
- 6:01PrésentateurFait
« Les parents avaient jusqu'ici le choix d'envoyer ou non leurs enfants à l'école. »
- 6:14PrésentateurFait
« C'est Emmanuel Macron qui l'a dit hier soir. »
- 7:45PrésentateurFait
« Très attendu sur le sujet du racisme, Emmanuel Macron a assuré qu'il serait intraitable face au racisme, à l'antisémitisme. »
- 7:51PrésentateurFait
« La France ne déboulonnera pas de statut, a dit le chef de l'État. »
- 7:55PrésentateurFait
« Les policiers et gendarmes méritent le soutien de la puissance publique et de la reconnaissance de la nation. »
- 9:51PrésentateurChiffre
« Premier monument français avec plus d'un million cinq cent mille visiteurs en 2019. »
- 10:33PrésentateurFait
« Ouvert partout, en France métropolitaine, il n'y a plus que la Guyane et Mayotte qui sont en zone orange. »
- 11:10PrésentateurChiffre
« Moi, j'ai 28 personnes et j'en ai fait rentrer déjà 6 du chômage partiel. »
- 11:32PrésentateurFait
« On a d'abord le protocole sanitaire qui va faire qu'on ne va pas pouvoir recevoir autant de clients qu'on le souhaitait avec des écarts de 1 mètre. »
- 12:01PrésentateurFait
« Le télétravail qui s'est bien ancré dans la façon de travailler. »
- 13:12PrésentateurFait
« On attend du gouvernement français. »
- 15:53PrésentateurFait
« Il faudra travailler et produire davantage pour ne pas dépendre des autres, a-t-il dit hier soir. »
- 16:36PrésentateurChiffre
« L'OCDE a sorti une grosse étude l'année dernière qui nous dit clairement que des 36 pays de l'OCDE, c'est en France qu'on travaille le moins tous les ans par habitant, de l'ordre de 630 heures. »
- 16:48PrésentateurFait
« Bah, par le fait qu'on a une durée légale du travail qui fait partie des plus basses, qu'on a un taux de chômage plus élevé, et puis que les Français sont quasiment ceux qui partent le plus tôt à la retraite. »
- 18:11PrésentateurFait
« Reconstruire une économie forte, écologique, solidaire, on est d'accord. »
- 20:21PrésentateurFait
« Nous n'allons pas augmenter les impôts. »
- 20:46PrésentateurChiffre
« Avant le Covid-19, nous avions le chômage le plus bas depuis 15 ans. »
- 20:49PrésentateurFait
« Nous avions la croissance parmi les plus fortes des pays occidentaux. »
- 22:13PrésentateurPromesse
« Je vais présenter, pour l'année 2021, pour la première fois, un budget vert. »
- 22:55PrésentateurFait
« Le nucléaire, on va construire d'autres EPR ? »
- 23:56PrésentateurFait
« Le président de la République, il a dit quelque chose de très important hier. »
- 24:13PrésentateurFait
« On ne changera pas les 35 heures. »
- 24:27PrésentateurFait
« Les ordonnances Pénicaud ont réussi à donner cela. »
- 26:52PrésentateurChiffre
« 31 milliards d'euros d'argent public. »
- 28:37PrésentateurChiffre
« 15 milliards d'euros pour l'aéronautique. »
- 28:43PrésentateurChiffre
« 5 milliards d'euros de pertes depuis décembre. »
- 29:04PrésentateurChiffre
« Vous avez repris un tiers de la dette. 35 milliards d'euros. »
- 30:06PrésentateurChiffre
« Les retraites, 30 milliards d'euros de déficit. »
- 31:23PrésentateurFait
« L'État s'y est engagé. »
- 32:52PrésentateurFait
« Le débat a été relancé par Sibeth Ndiaye. »
- 34:16PrésentateurFait
« La Cour d'appel de Paris a ordonné la reprise des investigations concernant une accusation de viol, harcèlement sexuel, abus de confiance, accusation portée contre vous pour des faits remontant à 2009. »
- 34:00PrésentateurFait
« je serais plus favorable à des statistiques par géographie. »
- 34:02PrésentateurFait
« C'est pour ça que l'État essaie de faire le CV anonyme. »
- 34:03PrésentateurFait
« C'est pour ça que l'État essaie de faire l'ANRU. »
- 34:06PrésentateurFait
« C'est pour ça que l'État essaie de faire les emplois francs dans les quartiers en difficulté. »
- 35:01PrésentateurFait
« il y a eu deux classements sans suite, par deux fois par le procureur de la République de Paris. »
- 35:10PrésentateurFait
« Il y a eu un non-lieu émis par deux juges d'instruction. »
- 36:14PrésentateurFait
« Je n'ai jamais abusé d'aucune femme et je n'ai jamais abusé de mon pouvoir. »
- 36:25PrésentateurFait
« J'ai été réélu maire dans ma commune de premier tour dans une ville qui n'est pas très favorable à ma famille politique. »
- 38:47PrésentateurFait
« je suis un des ministres qui a gagné des élections municipales. »
- 39:40PrésentateurFait
« Le Président de la République m'a demandé de présenter ce budget. »
- 39:45PrésentateurPromesse
« Je le fais et j'espère le faire jusqu'au bout. »
Temps de parole
- Présentateur78 %
- Présentateur 210 %
- Invité4 %
- Invité 22 %
- Invité 32 %
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Vous écoutez RMC, lundi 15 juin, l'info sur RMC. 8h02, Céline Kalman est là pour les dernières infos, Céline, bonjour. Bonjour à tous, depuis hier soir minuit, c'est ouvert, plus besoin de se justifier pour passer les frontières. La carte de France est désormais toute verte, réouverture totale des restaurants et cafés en Ile-de-France. Et puis dans une semaine, l'école redevient obligatoire. Décryptage des annonces d'Emmanuel Macron hier soir avec Jérémy Trottin avec nous en studio. Ce lundi marque aussi la réouverture de nombreux monuments comme le Mont-Saint-Michel ou l'Arc de Trion. Bienvenue à tous sur RMC.
C'est un peu comme si l'Europe respirait à nouveau, comme si le sang du vieux continent circulait enfin presque normalement. Fermé depuis presque trois mois, maintenant à cause de l'épidémie, de nombreux pays de l'espace Schengen sont tombés d'accord pour lever les restrictions de passage. Thomas Chupin, les Français peuvent enfin se déplacer comme bon leur semble. Il y a la frontière belge d'abord qui fait tomber les barrières, notamment celle installée dans la commune d'Aleun dans le nord où les habitants ont hâte d'entendre à nouveau l'accent belge.
Certainement dans la semaine, je vais repasser la frontière. Un petit resto sur un stand où la panne, ça, ça me manque quand même. En espérant qu'on va retrouver tous nos commerçants. Et puis oui, à midi, on ira certainement se boire une bonne bière.
En descendant un peu vers le sud, l'Allemagne s'ouvre à nouveau tout en prévenant qu'il y aura toujours des contrôles. Et puis la Suisse est également libre d'accès. Grand soulagement pour Fabienne. Elle n'a pas vu son compagnon suisse depuis maintenant trois mois. Mardi soir, oui, il est en France.
Ben voilà, enfin, oui, c'était long. Ouais, je suis partie un dimanche. Je ne pensais pas que dès le lundi soir, j'allais être confinée et qu'on n'allait pas pouvoir se voir, quoi. Et puis il y a les travailleurs transfrontaliers qui, depuis des semaines, subissent les contrôles drastiques au passage vers la Suisse. Michel Charest, le président de l'association des transfrontaliers franco-suisses. C'est un soulagement pour tous les transfrontaliers puisqu'il y avait des contrôles qui étaient assez poussés, ce qui créait des kilomètres de bouchons. Parfois deux heures à l'arrêt, ce qui n'est pas évident à gérer après avec un patron à l'arrivée.
Et en tout, ce sont plus de 160 000 transfrontaliers qui pourront à présent passer la frontière en quelques minutes
et sans avoir à présenter leur permis de travail.
Et pour l'Espagne, donc, il faudra attendre encore jusqu'à dimanche prochain un café en terrasse ou en salle. Ça y est, comme partout en France, la région parisienne peut à son tour déconfiner complètement ses cafés et restaurants. Hier soir, au tout début de son allocution de 20 minutes, Emmanuel Macron a mis fin au suspense et donc annoncé un retour à la normale une semaine avant la date prévue. Le reportage de ce matin, Gare du Nord à Paris, de Benjamin Pelsi. Reprendre son café au comptoir, Serge, attendait ce moment depuis plusieurs mois.
Ah, c'est super bon. Ça me fait plaisir de retrouver son comptoir. Tous les matins, je vais ici boire mon café. Ça fait voir que, bon, l'épidémie s'éloigne et tout. Et on reprend la vie normale. Voilà.
Une vie normale pas tout à fait pour les gérants des cafés. Les tables doivent être éloignées d'un mètre. Les clients doivent porter un masque quand ils se déplacent dans l'établissement. Bonjour. Petit café. Dans son café hôtel à la Pinte du Nord, pris de court, Thierry Gard n'a pas encore réorganisé sa salle. Mais il se réjouit de retrouver le contact avec les clients au bar.
Eh bien, c'est une très bonne chose. On attendait ça depuis très longtemps. Et voilà, on ne va pas retravailler normalement. Voilà, avec des conditions sanitaires. Et puis après, on espère que les chiffres d'affaires soient au rendez-vous. Mais ce qui n'est pas certain, c'est sûr. Il était à 20% au mois de mars, avril. Maintenant, il est monté à 30% au mois de mai. Et là, vous espérez arriver à combien ? Je ne sais pas. 60% ? 70%. On attend le retour à le normal. On l'attend. On ne sait pas. C'est le premier jour, quand même.
Autour de la gare du Nord, les grands cafés ont, eux, retardé leur ouverture. Et leurs salles sont encore fermées. Lundi prochain, nous serons à deux semaines seulement du début des grandes vacances. Emmanuel Macron a sonné la cloche. Rentrée obligatoire pour tous les élèves jusqu'au collège. On va y revenir dans ce journal. Cette décision devra en tout cas permettre aux parents de reprendre le travail à 100%. Il faut reconstruire une économie forte, écologique et solidaire, a déclaré Emmanuel Macron hier. Jérémy Trottin, le chef de l'État, a donné rendez-vous aux Français en juillet. Il s'exprimera à nouveau à ce moment-là pour dévoiler sa feuille de route.
Et donc dévoiler des mesures concrètes. Oui, et la première bataille pour l'emploi sera celle du chômage des jeunes. Un plan d'investissement massif pour l'instruction et la formation sera annoncé dès le début du mois de juillet. Objectif, tout faire pour éviter le phénomène de génération sacrifiée au moment de l'arrivée des nouveaux diplômés sur le marché du travail à la rentrée. D'ici là, le chef de l'État veut accélérer la reprise économique et annonce la couleur. Il faudra travailler et produire davantage. Peu de détails encore sur ce qu'entend précisément. Le chef de l'État, par cette expression, tout sera détaillé dans le grand plan de relance attendu à la rentrée.
Emmanuel Macron a répété en revanche hier soir sa volonté de voir relocaliser certaines activités en France, rendre l'économie plus indépendante dans les secteurs du numérique, de l'industrie ou encore de l'agriculture. Une révolution en profondeur voulue par le chef de l'État, mais qui ne donnera des résultats que dans plusieurs années. Un moment où l'on attend entre 800 000 et 1 million de chômeurs supplémentaires d'ici à la fin de l'année. Jérémy Trottin. Travailler et produire davantage, vous l'avez dit, pour ne pas dépendre des autres. La phrase interroge forcément du côté de certains syndicats comme force ouvrière.
Son secrétaire général, Yves Verrier, dénonce une déclaration floue et préoccupante. J'espère que ce qu'on en entend, c'est donner la capacité en relançant l'activité, en relocalisant de l'activité, donner la capacité à beaucoup plus de monde d'avoir un véritable emploi. S'il s'agit à contrario de demander à ceux qui ont du travail de travailler plus,
de faire le sacrifice de congés, de jours de repos, voire de déroger aux 35 heures, là ça n'irait pas parce que maintenir un chômage important et une précarité importante,
ça n'est jamais bon pour la relance de l'économie. La ministre du Travail Muriel Pénicaud reçoit justement aujourd'hui représentant des syndicats et du patronat. Il va être question de l'assurance chômage, du travail détaché, du plan jeune, de l'activité partielle ou encore de la formation professionnelle. RMC 8h08. Les parents avaient jusqu'ici le choix d'envoyer ou non leurs enfants à l'école. Le protocole sanitaire drastique qui limitait l'accueil des élèves devrait être fortement assoupli puisque lundi prochain, tous les élèves devront être accueillis de façon obligatoire dans les écoles et les collèges. C'est Emmanuel Macron qui l'a dit hier soir.
Un retour qu'attendaient avec impatience certains élèves. Mahou Becker-Granier, Marie Monnier.
Mariam a 13 ans, elle est élève en quatrième et se réjouit des annonces du président de la République. Trois mois d'école à la maison, cela commençait à faire long. Parce qu'on est dans une famille de trois frères et sœurs et on a cassé l'ordinateur et nos téléphones. C'était dur. Elle a donc hâte de retrouver enfin ses camarades de classe et ses professeurs avant son passage en troisième, l'année du brevet. Si je ne comprends pas, demande à la prof, c'est l'année la plus dure. Le protocole sanitaire devrait être assoupli dans les établissements mais Mariam va continuer à prendre toutes ses précautions. Je vais respecter un mètre de distance, masque, laver les mains, je vais faire attention.
Colin Gana, enseignant en CM1, ne s'attendait pas à devoir accueillir de nouveau ses 24 élèves. Encore une nouvelle organisation et des contraintes pour cet instituteur. Le lundi 22 juin, on sera à deux semaines des grandes vacances scolaires. C'est encore repartir de zéro, organiser des réunions, savoir quels enfants vont réellement revenir, quel collègue va réellement revenir.
On avait plus besoin de soutien qu'à nouveau des injonctions qui tombent comme ça sans concertation.
Ce professeur craint surtout un fort taux d'absentéisme. Pour lui, les élèves décrocheurs ne reviendront pas à l'école avant la rentrée prochaine.
Et il va tout de même falloir éclaircir certaines mesures. Un décret est paru ce matin au journal officiel précise que la distanciation physique d'un mètre est conservée dans les salles de classe entre les élèves s'ils sont côte à côte ou de face. Des consultations débutent d'ailleurs dès ce matin au ministère de l'éducation avec les fédérations de parents d'élèves et les organisations syndicales. Très attendu sur le sujet du racisme, Emmanuel Macron a assuré qu'il serait intraitable face au racisme, à l'antisémitisme. La France ne déboulonnera pas de statut, a dit le chef de l'État. Les policiers et gendarmes méritent le soutien de la puissance publique et de la reconnaissance de la nation.
Des mots qui n'ont pas suffi à calmer la colère des forces de l'ordre encore réunis hier soir à Paris et qui se sentent plus que jamais lâchés par leur ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Ce matin sur RMC, David Lebar, secrétaire général du syndicat et des commissaires de police, aimeraient désormais que certains propos soient retirés.
On attendait des propos forts, il les a tenus. Il a parlé du soutien de la puissance publique et il a parlé aussi de la reconnaissance de la nation. Une fois que ces mots ont été prononcés, ce qu'on attend maintenant, c'est des actes. Il faut aller au-delà des discours. Nous, ce qu'on a demandé au ministre, et c'est très clair, c'est de revenir sur ses propos, il l'a fait. C'est de nous maintenir les techniques d'interpellation. Ça a été plus compliqué. Il est allé sur un terrain dangereux, c'est celui de la technique. Il y a un moment, les moyens, il faut les mettre. Si on veut une police républicaine qui puisse être à la fois efficace et sur laquelle on puisse être exigeant.
Accélérer la reprise, ce 15 juin marque aussi la réouverture de nombreux lieux culturels du patrimoine français. Abbey de Mont-Saint-Michel, Panthéon, Arc de Trion. Juliette Pietraszewski.
Des visiteurs timides sur le Mont-Saint-Michel, c'est ce qu'observait depuis le déconfinement Emmanuel Conant. Ce commerçant de l'île au Rocheux se réjouit aujourd'hui de la réouverture de l'abbaye du Mont. On retrouve le sourire, oui, parce que les gens y viennent d'abord c'est pour voir le cœur de l'abbaye, les jardins, la belle vue qu'il y a en haut de la baie du Mont-Saint-Michel. On va recevoir beaucoup plus de monde pour mieux travailler. Je pense qu'on va avoir une très bonne saison. On va reprendre le travail comme l'année dernière. Plus de touristes pour l'été 2020, mais dans des conditions inédites. Un enjeu pour tous les monuments nationaux.
David Madec est administrateur du Panthéon, où masques, gel hydroalcooliques et réservations en ligne sont désormais de rigueur. Je pense que l'enjeu des premières semaines pour un monument comme le Panthéon, c'est d'être sûr que les mesures sanitaires mises en place soient efficaces, qu'il n'y ait pas de trou dans la raquette en quelque sorte, de manière à pouvoir être en ordre de marche pour les mois de juillet et d'août. Autre réouverture très attendue aujourd'hui, celle de l'Arc de Triomphe. Premier monument français avec plus d'un million cinq cent mille visiteurs en 2019. Voilà, on a de quoi s'occuper désormais.
On a de quoi s'occuper et puis maintenant, en Ile-de-France, on va pouvoir aller au restaurant, même s'il fait mauvais. Même s'il fait mauvais, parce que les terrasses étaient ouvertes, mais enfin, tous les restaurants n'ont pas de terrasses. Mais en plus, avec le temps, ce n'était pas si évident que cela. Pour en parler, Alain Fontaine, qui est propriétaire et chef du restaurant Le Mesturé à Paris, dans le deuxième arrondissement, quartier Bourse Opéra. Vous êtes président de l'Association française des maîtres restaurateurs. Bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin. Alors, ouvert partout, en France métropolitaine, il n'y a plus que la Guyane et Mayotte qui sont en zone orange.
Ouvert partout, c'était attendu, vous l'espériez ? C'est un soulagement énorme. C'est un soulagement énorme parce que c'était une situation inédite qui a créé beaucoup d'angoisse partout. On sait que ça va laisser des traces, mais quand même, ce qu'il faut noter d'hier soir, c'est le soulagement. On a le goût de départ. Alors, tout le monde ne va pas ouvrir en même temps, pour des raisons de modèle économique, mais on a le goût de départ et ça, c'est... Oui, bien sûr, il y a certains restaurateurs qui vont ouvrir dans 2-3 jours, le temps de tout remettre en place, de tout remettre en forme, de retrouver le personnel aussi, parce que vous, par exemple, vous avez combien de salariés ?
Moi, j'ai 28 personnes et j'en ai fait rentrer déjà 6 du chômage partiel parce que je fais de la vente emportée et que j'ai occupé une terrasse puisque la mairie de Paris nous a permis d'occuper l'espace public. Donc, j'en ai fait rentrer et je vais les faire rentrer les uns après les autres pour être à peu près à 100% de mes capacités dans quelques temps. Dans quelques temps, à 100% de vos capacités. Les clients sont revenus ou pas ? On a plusieurs sujets d'inquiétude. On a d'abord le protocole sanitaire qui va faire qu'on ne va pas pouvoir recevoir autant de clients qu'on le souhaitait avec des écarts de 1 mètre,
un peu plus d'un mètre, avec des gestes barrières et tout. Et puis, de l'autre côté, on n'a non pas des concurrents, mais des clients qui ne seront pas là. D'abord, il y a les touristes et sur des villes comme Paris, mais d'autres,
les touristes seront absents et ça, on le sait. Il y a des hôtels qui vont rester fermés, qui vont rester fermés tout l'été. Vous avez bien sûr le télétravail. Le télétravail qui s'est bien ancré dans la façon de travailler. Les opérations, ça, c'est des clients en moins. À la Défense, il y a déjà des restaurants qui ont fermé leurs portes et terminé. Carrément. Oui, parce qu'à un moment donné, ils étaient à peine à 15% d'occupation dans les bureaux. Ils ont déjà refermé. Ils ont déjà refermé.
Et puis, vous avez bien évidemment, ce qui est très important, c'est de savoir comment les clients vont réagir par rapport à la stigmatisation qu'il y a eu sur les restaurants comme lieu de propagation. Et ça, on est très, très inquiets de savoir comment ils vont réagir. Après, il y a le virus, bien sûr, il rebondit. Il ne rebondit pas, ça, on verra bien. Et c'est vrai que c'est le souci qu'on a, c'est qu'on a des paramètres qu'on ne gère pas.
On ne gère pas.
Donc, on est sur le goût de départ.
Et puis, on pense vraiment qu'on va reprendre une activité à peu près normale à la fin 2020.
Je pense que les touristes vont revenir parce que Paris est un must. Et déjà, les touristes européens vont pouvoir revenir de proximité. Je parle des Belges, des Allemands, des Italiens vont pouvoir revenir, des Suisses.
Voilà, il faut qu'on sache bien les accueillir. Oui. On attend du gouvernement français. Bon, le bouclier économique et le bouclier social, ça, bravo, parce qu'on est quand même privilégiés par rapport à l'Europe et au monde.
Par contre, on attend beaucoup de promotions de la part des offices de tourisme et du gouvernement français pour que les touristes reviennent. Il ne devrait pas y avoir beaucoup de mal. Paris est un véritable, mais Paris et d'autres villes sont des véritables joyaux pour le tourisme. Donc, il ne devrait pas y avoir beaucoup de mal, mais il faut que les touristes aient envie de revenir. Oui. En province, les restaurateurs qui ont rouvert les salles depuis plusieurs jours, est-ce qu'ils sont satisfaits ? Alors, on a des retours d'informations qui sont extrêmement diverses et variées. Certains ont du mal à redémarrer et d'autres redémarrent très, très fort.
Mais très, très fort, et même sur Paris, là, on l'a vu cette semaine, vous avez des restaurants qui sont vides, des terrasses vides, et vous avez des terrasses pleines. Et en province, c'est la même chose. Mais ça dépend de quoi, ça ? On ne sait pas. Alors, ça dépend de l'emplacement, ça dépend du type de prestations que vous proposez, mais ce qui a été quand même très, très occupé, c'est les terrasses. Les gens avaient ce besoin, parce que c'est dans notre patrimoine. Ça fait partie du patrimoine culturel et matériel, c'est pour ça qu'on essaye de le présenter. Au patrimoine culturel et matériel, parce que ça fait partie de notre ADN.
Donc, dès que les terrasses sont ouvertes, si c'était des terrasses bien placées, assez confortables, ça a été blindé. Ça a été blindé, malgré le temps. Malgré le temps, parce qu'il y a eu un phénomène de soutien fort. Les gens en avaient tellement besoin, ils manquaient tellement dans le paysage. Il y avait la liberté constitutionnelle que l'on connaît, la liberté de parler, la liberté de se déplacer. Mais la liberté naturelle d'aller s'asseoir à une terrasse de café, de regarder la comédie humaine qui se déroule, tout ce qui se passe dans un café et sur une terrasse, ça manquait vraiment. Et on s'en est aperçu. Le temps, il y a des terrasses qui sont équipées pour cela.
Et l'autre, effectivement, les terrasses sauvages, moi j'avais une terrasse, non pas sauvage, si on demande l'autorisation numérique de Paris, je l'ai rentré. Vous l'avez rentré. Oui, il y a même des professionnels qui ont fait sortir des gens du chômage partiel et qu'ils ont fait revenir au chômage partiel. Ils ont fermé tout de suite. On n'a pas eu de chance non plus. Oui, c'est vrai. Je pense qu'on va sortir. Je pense que le cauchemar se termine petit à petit. Et puis on va essayer, on va éviter d'être bien en dessous des chiffres qui ont été annoncés de casse et de faillite. C'est ça l'objectif. Merci beaucoup. Merci à vous, merci d'être venu nous voir.
Alain Fontaine, propriétaire et chef du restaurant Le Mesturé à Paris dans le deuxième arrondissement, président de l'Association française des maîtres restaurateurs.
Là encore, vous continuez à appeler le 3216 rmc.fr. Il est 8h18, qu'allons-nous faire ? Mais justement, il va falloir bosser. La France devra travailler et produire davantage, dit Emmanuel Macron. Mais qu'est-ce que ça veut dire exactement ? Le décryptage de Guillaume Paul dans un instant sur RMC. RMC, 6h-9h. Bon, indirect. Guillaume Paul est avec nous.
Ça va, Guillaume ? Ça va bien, Jean-Jacques ? C'est la petite phrase d'Emmanuel Macron qui n'est pas passée inaperçue. Il faudra travailler et produire davantage pour ne pas dépendre des autres, a-t-il dit hier soir. Mais qu'a-t-il voulu dire ? Ce qu'il a voulu dire, c'est que si la France veut rester maître de son destin économique, donc ne pas dépendre encore plus de l'extérieur, si elle ne veut pas que sa dette continue de s'envoler, bah oui, il faudra travailler plus pour créer la richesse qu'on n'a pas créée pendant deux mois.
Et puis, travailler aussi pour rembourser toutes ces sommes qu'on va emprunter plus que les autres années pour financer les mesures d'urgence, ça chiffre en centaines de milliards d'euros. Donc, travailler plus, de toute façon, c'est un débat qui revient. Très souvent, vous avez vu que l'on tente au MNF, qu'est-ce que ça n'avait pas provoqué comme tollé à la mi-avril ? Bah, en tout cas, c'est pas nouveau qu'on reproche aux Français de moins travailler, finalement. Mais, est-ce que les chiffres montrent vraiment que les Français travaillent moins ? Oui, oui.
L'OCDE a sorti une grosse étude l'année dernière qui nous dit clairement que des 36 pays de l'OCDE, c'est en France qu'on travaille le moins tous les ans par habitant, de l'ordre de 630 heures. Alors, comment ça s'explique ? Bah, par le fait qu'on a une durée légale du travail qui fait partie des plus basses, qu'on a un taux de chômage plus élevé, et puis que les Français sont quasiment ceux qui partent le plus tôt à la retraite. C'est le problème, d'ailleurs, de la France. C'est le pays où, non seulement vous entrez dans la vie active le plus tard, mais dans le pays dans lequel vous sortez le plus tôt.
Ce qui fait que l'arrivée à la quantité de travail, si vous voulez, elle est beaucoup moins élevée qu'ailleurs dans le monde. C'est pour ça, d'ailleurs, qu'on a des impôts plus élevés. C'est justement pour joindre les deux bouts. C'était déjà vrai, ça, avant la crise. Et ça, ça l'est sans doute encore plus aujourd'hui, Jean-Jacques, parce que vous savez qu'on est sortis plus tard du confinement. Donc, on est encore distancés par nos concurrents, finalement. Mais, travailler davantage, ça pourrait se traduire comment ? Alors, c'est là qu'Emmanuel Macron va devoir sortir du bois dans les prochaines semaines. À mon avis, on ne va pas balayer les 35 heures.
Alors, ça fait des années que les entreprises se sont accommodées les 35 heures, voilà. Par contre, est-ce que ça veut dire, comme le disait le patron du MEDEF il y a quelques semaines, qu'on va devoir peut-être renoncer à certains jours de RTT, de congés payés, de jours fériés, six mois, un an, deux ans, trois ans ? Est-ce que ça veut dire aussi, peut-être, qu'Emmanuel Macron ne va pas revenir sur certaines de ces réformes qu'on croyait enterrées ? Vous savez, la réforme de l'assurance chômage, on pensait qu'elle allait passer à la trappe. Mais c'est une réforme qui permet de faire en sorte qu'on préfère, dans tous les cas, travailler plutôt que de rester au chômage.
Et la réforme des retraites, parce que travailler plus, c'est aussi de travailler plus longtemps. Est-ce qu'on va pas aussi en parler de l'âge pivot ou de l'âge légal de départ à retraite ? Donc, on a beaucoup de questions, mais beaucoup de pistes. Vous savez, Guillaume-Paul, ce qui va se passer ? Ces questions, je vais les poser à Gérald Darmanin. Dans un instant. Ministre de l'Action et des Comptes Publics, puisque c'est lui qui va être une des chevilles ouvrières de ce plan de relance, de reconquête nationale, et plutôt patriotique. C'est ce que nous a dit hier le Président de la République. Merci, Guillaume. Merci beaucoup. Il est 8h26.
Je voudrais remercier encore une fois toutes celles et ceux qui sont avec nous le matin. Vous savez, 32C, c'est notre lien. Vous êtes avec nous, nous sommes avec vous. Et demain matin, nous serons là. Toute l'équipe autour de Mathieu Rouault. Avec 4h30. 4h24. 4h24 même. Vous prenez l'antenne le matin. Et ensuite, à partir de 6h, nous sommes ensemble, à la fois à la radio, mais aussi à la télévision. Vous êtes très nombreux. Merci d'être avec nous. Et rendez-vous dans un instant avec Gérald Darmanin. Sinon, nous serons là demain. Vous serez là demain. À demain. 4h24. Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes Publics. Notre invité sur RMC BFM TV dans un peu plus d'une minute.
RMC Bourdin Direct. Jean-Jacques Bourdin.
Gérald Darmanin, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. J'ai écouté, vous avez écouté, regardé le Président de la République hier soir. Donc, l'économie, avoir la santé maintenant. Il est temps de penser à l'économie. Il est temps de relancer l'économie. C'est devenu une priorité ? L'économie, c'est la vie aussi. Au bout d'un certain temps, il faut effectivement reprendre le chemin du travail, reprendre le chemin de la production et puis retrouver une vie normale après avoir fait ce qu'a fait le Président de la République et qui est quand même extraordinaire. Comme beaucoup de pays occidentaux, il a arrêté l'économie pour le bien-être de nos concitoyens.
Et désormais, nous devons reprendre l'économie également pour le bien-être de nos concitoyens. Donc, reconstruire une économie forte, écologique et solidaire, a dit hier soir le Président de la République. Toutes les mesures annoncées début juillet, c'est bien cela ? C'est ce qu'a dit le Président de la République, oui. Que va-t-il annoncer début juillet ? Je ne vais pas vous demander quelles mesures, mais que va-t-il annoncer début juillet ? On voit bien qu'il y a des grandes orientations qui ont été dessinées par le Président de la République. D'abord, nous n'allons pas augmenter les impôts. C'est une chose très importante. Ça a été dit, ça a été redit, cette dette...
Il n'y aura pas de contribution exceptionnelle sur les plus riches. Il n'y a pas d'augmentation de fiscalité. Et parce que l'augmentation de fiscalité, elle décourage l'activité économique. L'idéologie fiscale, M. Bourdin, ça fait des chômeurs en plus. C'est ça la vérité de nos concitoyens. La stratégie fiscale économique du Président de la République, depuis trois ans, elle fonctionnait. Avant le Covid-19, nous avions le chômage le plus bas depuis 15 ans. Nous avions la croissance parmi les plus fortes des pays occidentaux. Nous avions des régions comme la mienne dans les Hauts-de-France où on recrée de l'emploi industriel. Parce qu'on a évité l'idéologie fiscale.
L'augmentation d'impôts, elle tue la confiance des ménages dans la vie économique et la confiance des entreprises. Donc il n'y aura pas d'augmentation d'impôts. C'est une première orientation. Comment on va payer, finalement, cette dette, alors ? Comment on va relancer l'économie ? Par la croissance. Par la croissance. Par le travail. Par le travail. Nous allons travailler. Il faut que les Français, mais les Français le savent, c'est un peuple de travailleurs. Nous allons travailler pour rembourser en partie notre dette et pour payer le sujet de demain qui est notre volonté de vivre dans un pays nouveau. Mais pas n'importe quelle croissance. Pas la croissance du monde d'avant.
Le président de la République l'a évoqué. La croissance verte. Il a évoqué beaucoup de choses extrêmement fortes hier. La rénovation thermique des logements qui est une source de croissance extrêmement forte. Ça veut dire qu'il va appliquer certaines mesures recommandées par le fameux Conseil écologique mis en place par Emmanuel Macron ? Ça veut dire qu'il y a effectivement le Conseil citoyen qui avait été choisi par le président de la République par un tirage au sort. Et qui va rendre son rapport fin juin ? Exactement. Il n'y a pas que ces propositions. Beaucoup de gens ont réfléchi à c'est quoi une économie décarbonée, une économie respectueuse de la nature. Moi-même...
Ce sera au cœur, ça, de la relance. Ce sera au cœur de la relance, bien sûr, M. Bourdin. Moi-même, à la demande du président de la République et du Premier ministre, je vais présenter, pour l'année 2021, pour la première fois, un budget vert. Pas simplement un budget comptable, pas un budget avec des chiffres, mais aussi un budget pour savoir si ce que nous allons faire, comme dépenses fiscales, comme dépenses tout court, sont des dépenses qui sont utiles à l'environnement. Et c'est des questions très compliquées. Si je vous dis, je fais du nucléaire, des dépenses pour le nucléaire, vous me dites, c'est quelque chose de très négatif pour l'environnement, à cause des déchets.
Mais c'est aussi très positif pour l'environnement, par exemple, parce que c'est moins de gaz carbonique. Et donc, nous allons présenter à la nation les dépenses et les recettes de l'État, pas simplement d'un point de vue comptable, pas simplement d'un point de vue comptable, mais d'un point de vue de l'utilité pour l'environnement. Et nous serons le premier pays au monde à le faire. Et c'est les deux ans qu'on y travaille à Bercy. Le nucléaire, on va construire d'autres EPR ? Mais c'est une discussion qu'on doit avoir justement... Vous êtes favorable ou pas ? Moi, je suis assez favorable au nucléaire. Je pense qu'il faut un mix énergétique. Donc, d'autres EPR ?
Je ne vais pas faire le débat avant le débat. Je vais vous poser la question à moi. Je vous dis, je suis plutôt favorable à l'énergie nucléaire. Je suis dans une région qui en produit beaucoup, qui est très industrielle et qui baisse fortement le prix de l'électricité, de l'énergie pour les entreprises. Mais en même temps, et c'est un sujet que nous regardons en face, il faut encore règle la question des déchets. Elle n'est pas réglée, cette question des déchets. Elle handicap les générations futures. Donc, les débats annoncés par le président de la République sur l'économie verte, ça vous donne une grande orientation du mois de juillet.
Donc, grande orientation du mois de juillet parmi les mesures qui sont annoncées en juillet. Parce que le grand départ, c'est juillet, finalement. Bien. Mais Gérald Darmanin, donc, je comprends bien. Reconstruire une économie forte, écologique, solidaire, on est d'accord. Il va falloir travailler plus. J'y reviens. Et produire davantage. C'est ce qu'a dit le président de la République hier. Ça veut dire quoi, travailler plus ? Que les Français vont travailler plus qu'ils ne travaillent aujourd'hui ? Le président de la République, il a dit quelque chose de très important hier. Je crois que c'est la phrase la plus importante, personnellement. Il a dit, nous ne devons pas tout décider de Paris.
Ben, vous voyez, il faut qu'on arrête de décider tout de Paris. Et pas de votre micro ou d'un bureau à l'Élysée, à Matignon ou à Bercé. On ne va pas décider du temps de travail des Français comme ça, d'une loi. On ne changera pas les 35 heures. Comme Mme Aubry l'a décidé jadis, on peut moins travailler dans certaines entreprises quand il y a moins de commandes ou quand il y a plus de valeur ajoutée. Et on peut plus travailler dans certaines entreprises quand il y a plus de commandes. les 35 heures quand il y a plus de commandes. C'est déjà fait. Avec des heures supplémentaires. C'est déjà fait. Le président Sarkozy l'a fait. Les ordonnances Pénicaud ont réussi à donner cela.
Mais que chaque entreprise décide. Alors, il faut que le patron ou la patronne décide, évidemment, avec ses salariés. Il n'est pas question d'avoir une décision unilatérale. Le droit du travail doit être protecteur. Et les salariés doivent décider en même temps que leur patron. Ça, c'est un point très important. Mais ce n'est pas de Paris qu'on va dire combien dans telle usine on doit travailler en horaire. nous avons défiscalisé les heures supplémentaires. Nous avons permis les heures supplémentaires pour tous les ouvriers et les salariés et les employés de France. On a permis la liberté dans l'entreprise. Eh bien, il va falloir travailler davantage s'il y a plus de commandes.
Et c'est ce qu'on faisait chaque année. Donc, dans une entreprise s'il y a plus de commandes on travaillera plus. Comment on travaillera plus ? En faisant plus d'heures ? Peut-être en donnant, je ne sais pas, en abandonnant des RTT ? C'est possible ? Mais ça, c'est une négociation qu'il doit y avoir dans l'entreprise. Mais c'est déjà le cas. C'est une négociation qu'il doit y avoir dans l'entreprise. Ou en abandonnant ou en rognant ses congés ? Non, moi aussi. De manière générale, M. Bourdin, je ne suis pas pour les décisions unilatérales. D'accord, mais j'ai compris. Venu de Paris, j'ai compris. Non, mais même venu du patron sur les ouvriers. Oui.
J'ai eu l'occasion de dire à quel point j'étais attaché à la participation. C'est-à-dire à cette idée que le capital et le travail doivent être respectés en même temps. Je suis très dubitatif quand on demande à des employés d'être payés moins alors qu'ils travaillent plus. Moi, j'ai toujours été favorable à travailler plus pour gagner plus. Il se peut que dans des circonstances exceptionnelles, le patron ou la patronne se retourne vers sa salariée pour dire on a un problème pendant quelques mois. Il faut que chacun fasse un effort. Je peux le comprendre. C'est régi par le Code du Travail. Je peux le comprendre. Mais ça ne doit pas être du tout la règle générale.
Et la contrepartie de produire plus, c'est que les ouvriers et les employés de France gagnent plus. Ce n'est pas la règle générale, mais en fait, c'est ce qu'a dit et produire plus. Et donc, il faut accepter de payer plus ses salariés. De payer plus, on travaille plus, on a payé plus. Qu'est-ce qui se passe ? Si nous n'augmentons pas les impôts et qu'en France, on produit plus, qu'on travaille plus, qu'on gagne plus, on ne peut plus se rembourser. On ne peut plus se rembourser, M. Bourdin. On peut payer davantage d'avenir à ses enfants. On peut plus facilement consommer français, dont les produits, parfois, sont un petit peu plus chers que lorsqu'ils sont importés.
Il y a des freins, quand même. Il y a des freins. Le chômage partiel, par exemple, n'est-ce pas devenu un frein ? Ça a été formidable, le chômage partiel, mais n'est-il pas aujourd'hui devenu un frein ? D'abord, c'est quelque chose d'extraordinaire mis en place par le gouvernement. 31 milliards d'euros d'argent public. Qu'est-ce qu'on a fait ? On a nationalisé les salaires. Plutôt que de licencier, regardez ce qui se passe autour de nous, plutôt que de licencier par centaines de milliers des personnes, on a pris en charge le salaire défoncé. Maintenant, nous avons déconfiné. Nous retournons au travail, tous collectivement.
Il y a beaucoup de gens qui ont beaucoup travaillé pendant cette crise, on va dire de façon générale. Ce qui est certain, M. Bourdin, c'est que là encore, on ne peut pas tout décider de Paris. Il y a des secteurs où ça ne va pas bien. C'est le cas de l'hôtellerie. C'est le cas de la restauration encore. C'est le cas du tourisme. C'est le cas de la culture. C'est le cas du sport. Il y a des secteurs où ça ne va pas bien. Ça va être plusieurs mois, peut-être un peu plus encore, pour retrouver une activité normale. Là, il faut que l'État soit au rendez-vous. Donc, il faut qu'il y ait du chômage partiel. Il y a des secteurs où ce n'est plus le cas. Oui. Voilà.
Où désormais, les gens retravaillent correctement, les gens produisent correctement, les gens consomment correctement. L'État ne va pas se substituer au patronat. Et donc, effectivement, là, il faudra sans doute éteindre le chômage partiel. Vous allez éteindre le chômage partiel dans certains secteurs. C'est la négociation que porte aujourd'hui la ministre du Travail avec les partenaires sociaux. Oui. Le président de la République l'a évoqué hier. Et moi, je suis certain du bon sens qui retirera le chômage partiel dans les secteurs où il n'y a pas besoin d'être là. À partir du 1er juillet, quel chômage partiel toucheront les salariés ? On ne sait pas encore tout à fait. Oui.
De tout ce qu'on sait, c'est qu'il vaut mieux. On va baisser un tout petit peu. Oui. On va se retrouver quoi ? 60% ? C'est ça. C'est 60% au lieu de 70%. Voilà. 60% le 1er juillet. Mais les salariés, M. Bourdin, ne verront sans doute pas la différence. Oui, bien sûr. Puisqu'il appartient aux chefs d'entreprise de compenser les 10 ou 15% que l'État ne mettra plus. Alors que l'État fait beaucoup d'efforts, beaucoup d'efforts pour l'automobile, le secteur automobile, beaucoup d'efforts pour l'aéronautique, on l'a vu, 15 milliards d'euros pour l'aéronautique. Et pour la SNCF, est-ce que l'État va faire un nouvel effort ? L'État, il en fait déjà. 5 milliards d'euros de pertes depuis décembre. M.
Farandou a dit 4 milliards. Vous exagérez un petit peu. Mais non, je n'exagère pas. Je parle depuis décembre. M. le président directeur général de la SNCF m'a demandé rendez-vous. Je le reçois dans les prochains jours. L'État a toujours été au rendez-vous de sa grande entreprise. D'abord, on a repris la dette, M. Bourdin. Ce qu'aucun gouvernement n'avait fait. Vous avez repris un tiers de la dette. 35 milliards d'euros. Un tiers de la dette. 35 milliards d'euros. C'est pas mal déjà. Non, mais je dis que c'est pas mal, mais c'est un tiers. 35 milliards d'euros. C'est l'argent des Français. Deuxièmement, nous sommes aujourd'hui le premier partenaire de la SNCF.
Si, et il y en a, des pertes de recettes qui sont nées, alors des grèves de décembre ou du Covid de cette période-ci, nous serons au rendez-vous de cette grande entreprise nationale. On va d'abord retourner à la normale pour voir comment fonctionnent les choses avec la SNCF. Et l'État sera au rendez-vous. Ça veut dire geste financier de l'État ? Forcément, M. Bourdin, il y aura un geste financier de l'État, qu'il soit directement auprès de la SNCF ou qu'il soit auprès des institutions qui travaillent avec la SNCF. Je pense aux régions. Qui, vous le savez, ont des conventions avec les TER, les trains du quotidien. C'est le cas en Ile-de-France.
Mme Pécresse fait des demandes au gouvernement que nous étudions en ce moment même. Et c'est le cas, bien sûr, dans les régions, les autres régions. Donc, que ce soit d'une manière ou d'une autre, l'État sera au rendez-vous. Bien, les retraites, 30 milliards d'euros de déficit. Ça fait beaucoup, là. Ça commence à s'accumuler. Est-ce que vous allez suspendre la réforme ou pas ? Le président de la République prendra sans doute dans le mois de juillet des décisions qui concernent l'assurance-chômage, la réforme de l'assurance-chômage et des retraites. Il n'a pas voulu l'évoquer hier. Parce que la réforme de l'assurance-chômage, ça permet peut-être de travailler plus. Non ?
Non, mais attendez, moi, je suis très favorable. D'inciter, d'inciter. Je suis très favorable à la réforme de l'assurance-chômage que nous avons portée et à la réforme des retraites. Maintenant, on voit bien que l'assurance-chômage modifiée lorsqu'on a quasiment le plein emploi quand on était dans un chômage assez bas il y a trois mois n'est pas tout à fait pareil qu'une assurance-chômage où on a 500 000 chômeurs de plus. Donc, il faut sans doute modifier un certain nombre de choses. Mais le président de la République aura l'occasion en juillet, ce sera au lendemain des élections municipales, de sorte dans la campagne municipale.
Donc, aura l'occasion au lendemain des élections municipales de dire ce qu'il fait sur ces deux grandes réformes sociales. La réforme des retraites, vous êtes favorable à une poursuite de la réforme ? Je ne vais pas préempter ce qu'a dit le président de la République, mais moi, j'y crois. Vous y croyez ? Moi, j'y croyez ? À cette réforme des retraites. Vous la défendez ? Que des agriculteurs de ma circonscription de Tourcoing aient 1 000 euros par mois, je pense que c'est une grande justice sociale. Qu'on mette fin à un certain nombre d'inéquités entre les Français dans la retraite, je pense que c'est une grande réforme sociale.
Bien, le Ségur de la Santé, est-ce que l'État a les moyens d'augmenter les infirmières et infirmiers de 300 euros par mois ? L'État s'y est engagé. Donc, il y a une négociation. 300 euros par mois, l'État s'est engagé. Aujourd'hui, il y a une négociation. Oui, mais oui. Madame Nota... Je vous pose une question précise. Est-ce que l'État a les moyens d'augmenter les infirmières et infirmiers de 300 euros par mois ? Mais c'est un investissement pour l'avenir que de le faire.
On voit bien que lorsque l'on rogne un peu sur les crédits de la santé, même si on peut faire ici ou là encore des réformes, notamment dans la bureaucratie du système de santé, mais pour les soignants directement, on voit bien qu'ils ont d'énormes investissements pour le capital humain et pour le capital tout court. Donc, l'État répondra aux demandes ? Il y a une négociation. Oui, je sais. Sur plusieurs points. Monsieur Bourdin, depuis trois ans que je suis membre du gouvernement, vous me dites vous décidez trop vite, trop de paris, trop rapidement sans discuter. Et puis quand je vous dis qu'il y a une négociation, c'est décentralisé, vous me dites alors répondez.
Moi, je ne veux pas le résultat de la négociation avant la fin. Gérald Darman, je vous dis simplement est-ce que l'État a les moyens d'augmenter les infirmières et infirmières de 300 euros ? Il m'a dit oui. Il faut faire des choix. Le choix qui a été fait... Heureux pour eux. Mais, Monsieur Bourdin, le choix qui a été fait... Heureux pour nous. Heureux pour nous, oui. Le choix qui a été fait par le Président de la République, c'est un choix courageux. Il consiste à dire que nous allons revaloriser le personnel soignant, les infirmières, les infirmiers, les aides-soignantes qui font un travail considérable et puis nous allons faire d'autres choix politiques.
Ça veut dire que nous nous dépenserons moins ailleurs. Question sur les statistiques ethniques. Le débat a été relancé par Sibeth Ndiaye. Est-ce que vous êtes favorable à des statistiques ethniques, Gérald Darmanin ? Ça veut dire quoi derrière l'intervention de Sibeth Ndiaye ? Ça veut dire qu'on se pose la question de savoir si l'ascenseur social républicain fonctionne encore. Moi, je pense qu'il fonctionne encore mais il est beaucoup plus lent pour aller dans les étages supérieurs qu'avant. Donc, il faut faire quelque chose. C'est sûr qu'il faut faire quelque chose. Sibeth a évoqué les statistiques ethniques.
Moi, je serais plutôt favorable à la proposition de Julien de Normandie qui évoquait des statistiques par géographie. Moi, je ne suis pas tout à fait certain que ce soit la couleur de peau qui est en handicap. Il peut y avoir de la discrimination, il y a sans doute du racisme dans la société, évidemment. Mais je ne suis pas sûr que ce soit aujourd'hui ce qui handicap le plus les petits Français de s'en mêler, comme le disait l'ancien président, de réussir. J'en suis un exemple.
En revanche, quand vous êtes issu d'un quartier difficile de Roubaix ou de Tourcoing, par votre adresse, quelle que soit votre couleur de peau, c'est plus difficile de trouver un stage que quand vous êtes quelqu'un d'une couleur de peau différente des Blancs, comme on dit aujourd'hui, dans le 7e arrondissement de Paris. Vous voyez ? Ce n'est pas la même chose. La classe sociale compte aussi. La géographie compte. Donc moi, je serais plus favorable à des statistiques par géographie. C'est pour ça que l'État essaie de faire le CV anonyme. C'est pour ça que l'État essaie de faire l'ANRU. C'est pour ça que l'État essaie de faire les emplois francs dans les quartiers en difficulté.
Il n'a manifestement pas trouvé la marque à Galles, l'État. Et c'est une grande, grande difficulté républicaine que de ne pas promouvoir l'ascenseur social. Gérald Darmanin, la Cour d'appel de Paris a ordonné la reprise des investigations concernant une accusation de viol, harcèlement sexuel, abus de confiance, accusation portée contre vous pour des faits remontant à 2009. Quelques mois plus tard, un non-lieu avait été prononcé. Il y a deux ans, à peu près deux ans, un non-lieu prononcé. Mais la Cour d'appel estime que le juge d'instruction ne pouvait se fonder uniquement sur les résultats de l'enquête préliminaire pour refuser la relance des investigations.
Donc, reprise des investigations, est-ce que vous souhaitez aujourd'hui une confrontation avec votre accusatrice ? Moi, je n'ai pas de commentaire à faire, M. Bourdin. Je ne le faisais pas avant, je ne le ferais pas maintenant et je ne le ferais pas demain parce que j'ai confiance dans l'institution judiciaire. J'ai confiance et respect. Permettez-moi juste de dire, vous l'avez fait avec honnêteté, qu'il y a eu deux classements sans suite, par deux fois par le procureur de la République de Paris. Il y a eu un non-lieu émis par deux juges d'instruction. Ça fait trois ans, avec ces trois décisions de justice, que l'on me calomnie.
Bon, ben voilà, je répondrai une nouvelle fois s'il le faut à l'institution judiciaire comme n'importe quel citoyen. Mais vous n'accepteriez une confrontation avec votre accusatrice ? Mais moi, je suis, M. Bourdin, à la disposition. Oui, non. Je suis à la disposition de l'institution judiciaire. Donc oui, mais si l'institution judiciaire... M. Bourdin, il doit y avoir aussi des limites à la calomnie. Vous savez, la calomnie, ça blesse, ça renforce aussi. Ces trois décisions de justice rendues en trois ans, qu'est-ce que je peux dire d'autre que je suis à disposition de la justice ?
Moi, je me souviens, le 19 février 2018, vous étiez ici, ici même, après les révélations de ces accusations, et vous disiez je suis tranquille comme Baptiste. Vous êtes toujours aussi tranquille. Ah, je suis tranquille comme Baptiste ? Bien sûr, je suis tranquille comme Baptiste, M. Bourdin. Vous me disiez aussi les yeux dans les yeux. Oui, c'est vrai. Formule célèbre, d'ailleurs, d'un ministre du budget. Je n'ai jamais abusé d'aucune femme et je n'ai jamais abusé de mon pouvoir. Mais vous savez, M. Bourdin, encore une fois, je ne vais pas faire de commentaire particulier, la politique, c'est quelque chose de formidable. Parce que vous aidez vos concitoyens.
J'ai été réélu maire dans ma commune de premier tour dans une ville qui n'est pas très favorable à ma famille politique, on va dire ça comme ça. Je pense que mes concitoyens, ils le voient dans mes yeux, que je les aide tous les jours, que j'essaye de les aider tous les jours. Je suis fier d'être parmi eux. Et parfois, il y a des côtés plus difficiles dans la politique, c'est les attaques. Je ne suis pas le premier, je ne suis pas le dernier. C'est toujours difficile de se faire attaquer, de se faire calomnier.
Il y a vos parents qui vous regardent, il y a vos amis qui vous regardent, il y a votre famille, il y a ce que vous êtes et puis vous ne faites pas de la politique pour être calomnier tous les matins. Donc, il faut savoir rester tranquille comme Baptiste quand on n'a rien à se reprocher, ce qui est mon cas. Et en même temps, il faut être à la disposition de l'institution judiciaire. Trois décisions de justice en trois ans pour des choses qui remonteraient à plus de dix ans. Est-ce qu'on ne se dit pas qu'au bout d'un moment, il faut savoir s'arrêter ? Moi, je n'ai pas de commentaire d'autre à faire que de redire ça aux Français et aux Françaises. Bien, maire et ministre jusqu'à quand ?
Le Président de la République m'a autorisé pour un temps puisque je l'ai rencontré avant de prendre ma décision. Vous avez favori au cumul alors ? M. Bourdin, on n'a même pas terminé les élections municipales. Oui. Le deuxième tour, c'est un peu original parce que c'est quelques semaines après le premier tour. Vous êtes déjà élu. Oui, très bien. Mais il y a encore plein de gens qui sont réélus le 28 juin. Après le Président de la République, il va sans doute, sans doute, dessiner un nouveau chemin. C'est ce qu'il a dit hier à la télévision. Un nouveau chemin, c'est quoi ? C'est un nouveau gouvernement ? Il a dessiné un nouveau chemin. Pour vous, c'est quoi ? Peut-être y aura-t-il.
Ce qui est plus important, c'est le fond, c'est les idées. Oui, mais on est d'accord. Et peut-être y aura-t-il, peut-être y aura-t-il, c'est un secret de polichinelle, de nouvelles personnes qui aideront le Président de la République. Donc, vous vous attendez à un remaniement. Et moi, je... Mais quand le Président de la République le souhaitera, c'est lui qui... Oui, non, mais d'accord, mais à nouveau, non, mais d'accord, Gérald Darmanin, vous savez très bien que vous y pensez. Vous n'allez pas me dire que vous n'y pensez pas. Chacun dans sa chacune hier. Je pense que j'y pense moins que les journalistes, vous voyez. Non, peut-être moins que les journalistes.
Moi, je ne suis pas journaliste politique, mais je vous demande, je vous demande, Gérald Darmanin, un nouveau chemin, ça veut dire probablement une nouvelle équipe. On n'engage pas, on ne s'engage pas sur un nouveau chemin avec une équipe ancienne. Vous êtes d'accord avec moi ? Pour un journaliste qui ne fait pas de politique, vous posez beaucoup de questions politiques, comme M. Brunel. Aussi. Non, mais peut-être y aura-t-il de nouvelles personnes autour du Président de la République au moment où le Président de la République le souhaitera. C'est le principe même de la Constitution et moi, je suis très lecteur et admirateur de la Constitution de la Ve République, donc je la respecte.
Et bien, lorsqu'il fera son choix, je ne présume pas du choix du Président de la République. Voilà. Donc, le Président de la République m'a dit que pour un temps, je suis un des ministres qui a gagné des élections municipales. Très bien. Les électeurs de tout coin, je crois, ont montré que ça n'est dérangé pas d'avoir un maire qui par ailleurs avait une voix à Paris. Je pense d'ailleurs, M. Bourdin, qu'il ait pas mal d'entendre de temps en temps la voix de la province. Moi, je me sens très provincial. De là où je suis, alors Tourcoing n'est pas Arles, n'est pas Nîmes, n'est pas Brest, voilà. Mais c'est une partie de la France qu'on n'écoute peut-être pas assez.
Je suis très fier de porter sur le plateau la parole des habitants de la ville de Tourcoing. Mais par ailleurs, je suis très honoré d'être ministre de la République. Et jusqu'à quand ? Jusqu'à ce que le Président de la République en décide. En décide. Et est-il vrai que vous souhaitez être à la tête d'un grand ministère en regroupant travail et affaires sociales ? Vous aimeriez ? Moi, je suis très bien à la tête de mon ministère qui est tout à fait essentiel, M. Bourdin, pour l'avenir du pays. Et cette semaine, après vous avoir quitté, je vais commencer à recevoir mes collègues ministres pour préparer ce budget 2021 qui ne va pas être une masse à faire.
Le Président de la République m'a demandé de présenter ce budget. Je le fais et j'espère le faire jusqu'au bout. Merci Gérald Darmanin d'être venu nous voir. Merci à vous. Il est 8h54, RMC et BFM TV. Merci.
Merci. Merci.