CQFD Ambdilwahedou Soumaila Vendredi 15 octobre 2021
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CQFD,
c
'est maintenant, c'est sur Kwesi, et c'est avec Amdi Luaïdou Soumaïla, le maire de Mamoudsou.
Et
là, bonjour.
Bonjour, bonjour à tous.
Merci, monsieur le maire, d'avoir accepté notre invitation.
On
est aujourd'hui à Mamoudsou, sur le terrain, on va parler de sécurité routière. Vous avez choisi d'en faire un axe important de votre politique,
la
sécurité routière.
Tout d'abord, merci de me donner l'occasion. Depuis la prise de cette décision d'alterner l'entrée au centre-ville
et
d'interdire aussi les véhicules de plus de 15 ans,
nous
avons eu beaucoup de réactions, beaucoup de critiques, qui peuvent être positives comme qui peuvent être négatives. Nous avons suscité le débat. Je pense que
c
'est important. En démocratie, c'est important de susciter le débat. Donc je profite de cette belle occasion que je veux donner de remercier l'ensemble des femmes et des hommes qui ont eu des réactions, qui ont eu des propositions sur
cet
arrêté.
Nous
sommes partis
du
constat simple, connu, celui de tous.
La
difficulté de circuler à Mayotte, de manière générale,
mais
surtout au centre-ville, à Mamoudsou. Comme je l'ai dit, les critiques étaient que, et d'ailleurs la suspension a été aussi motivée par le fait qu'il n'y avait pas d'alternative,
que
nous privions, la ville privait la liberté de circulation.
Je
pense que, et j'en suis convaincu,
que
la vraie privation,
la
liberté de circuler ici,
c
'est que les gens soient obligés
de
se réveiller à 3h du matin
pour
pouvoir venir sur Mamoudsou.
Et
ça, ça dépasse bien largement
Mamoudsou ?
Justement, la vraie privation,
c
'est qu'un habitant de Kawini,
pour
venir s'appeler ici où nous sommes, soit obligé de faire 2-3h sur la route. Ça, c'est la vraie privation. Donc l'enjeu, ce n
'est
pas de priver les gens de circuler, c'est permettre aux gens de circuler dans les meilleures conditions. C'était l'objectif, c'était l'objectif de l'expérimentation, parce qu'après tout, il faut noter que c'était une expérimentation.
Que
nous avons décidé,
que
nous avons voulu mettre en place. Et quelque part aussi,
attirer
l'attention que c'est une difficulté, à la fois pour la ville, en termes d'activité, mais aussi c'est un problème de santé publique. Comme j'ai eu l'occasion de le dire lors de la conférence de presse, je ne comprendrais pas que nous puissions faire comme si c'était normal que les gens qui soient à Bouénie, qui soient à Bandrabois, qu'ils soient à Passamainti soient obligés
de
se réveiller à 3h du matin pour pouvoir rejoindre le centre-ville. Ce n'est pas normal. Et moi, et avec les élus que nous sommes, nous ne pourrions pas faire comme si c'était une situation, nous devons continuer à la subir.
Nous
avons, à travers cette expérimentation, voulu tester quelque chose. Ça n'a pas abouti, mais encore une fois, comme j'ai eu l'occasion de le dire, notre leitmotiv, notre credo au sein de ce conseil municipal,
c
'est ne pas trouver les raisons pour ne pas faire,
c
'est trouver les solutions pour faire. Et parmi les solutions, c'était l'entrée de ville en alternée.
Donc j'en déduis à vous écouter, monsieur le maire, que c'est une bataille de perdus, mais la guerre n'est pas terminée. Vous allez continuer à travailler sur ce dossier. En
tout cas, nous sommes résolument
mobilisés
pour changer les choses,
ici,
à Mamoudzou, comme partout sur le territoire. Nous avons une responsabilité en tant que chef-lieu de Mayotte.
Nous
avons la responsabilité de permettre aux gens de pouvoir vivre avec leur famille. Parce qu'encore une fois, une personne qui se voit à 3h du matin, ça veut dire qu
'elle
ne voit pas ses enfants, qui rentre à 22h, parce que la congestion, ici, dans le centre-ville de Mamoudzou, est un vrai sujet. Les entreprises,
qui
souvent ferment leurs portes juste parce qu'elles ne peuvent pas travailler normalement. La problématique de santé publique, qui est générée par ces embouteillages, tout cela, en tant que responsables, nous avons fait le choix d'essayer de proposer, de trouver des solutions. Nous, en tout cas, dans cette municipalité,
on
peut tous nous accuser, mais sauf de ne pas tenter, de ne pas chercher des solutions. On peut se tromper. Moi et les autres, nous avons fait le choix de nous tromper en essayant de ne pas rester à subir, constater sans rien faire. Raison pour laquelle, à travers notre démarche de décongestion, au-delà de ces solutions, on va dire, urgentes,
que
nous avons voulu tester, nous avons aujourd'hui demandé à un cabinet de nous accompagner sur ce que nous avons appelé les liaisons intervillages. Il n'est pas normal que depuis 30, 40 ans, que nous puissions rejoindre le centre-ville seulement avec l'ARN1 et l'ARN2. Ça fait des années. Je reviens de la Réunion, de l'île de la Réunion, il y a une dizaine de jours. J'y étais.
Ça
fait peut-être 3, 4 ans que
je
ne
suis
pas allé. Mais je ne comprendrai pas comment l'aménagement à l'ARN1 s'accélère à une telle vitesse.
Et
ici, on soit toujours dans le même constat que les deux routes nationales qui convergent vers le centre-ville soient les mêmes depuis des années. Ça ne correspond pas à ma vision de l'aménagement de territoire. Ça ne correspond pas à ce que nous voulons pour le développement de Mamoudzou et de Mayotte. la raison pour laquelle nous allons continuer à mobiliser,
pour
répondre à vos questions, l'ensemble des partenaires de l'État, du département, de l'Académa, pour qu'il y ait des solutions urgentes. Parce que des solutions urgentes, il en faut. Parce que tous les projets qui sont sur la table, pour certains d'ailleurs, depuis des années et des années, ce ne
sont
pas des travaux qui sont faits au jour au lendemain. Aujourd'hui, à Mayotte, pratiquement, c'est 1 000 véhicules neufs par an.
Est
-ce que nous allons continuer à ne pas trouver des solutions urgentes, immédiates, pour répondre à cet afflux de véhicules neufs qui rentrent dans nos axes routiers ?
Alors, vous parliez de liaison inter-village, ça pourrait prendre quelle forme ?
Alors,
nous voulons qu'un habitant de Kauini, pour rejoindre Passamainti, pour rejoindre Tounzou, puisse avoir à emprunter d'autres axes que les routes nationales. Raison pour laquelle nous sommes déjà en train de travailler. On a fait une première présentation avec le cabinet qui nous accompagne, pour qu'il y ait d'autres axes qui puissent rejoindre de Kauini.
On
puisse arriver jusqu'à Tounzou, sans pour autant emprunter la route nationale, qui est déjà, vous l'avez bien noté, tellement congestionnée.
On le voit là, ça n'arrête pas, ça circule en permanence.
Vous avez raison. Donc, nous sommes en train de réfléchir sur des alternatives à moyen et long terme, mais en même temps, je me dis, quand vous avez 1000 véhicules par an qui rentrent dans le marché, en tout cas dans les axes routiers, et qu
'il
n'y
a
pas d'autres solutions urgentes, nous ne pouvons pas rester sans réaction.
Alors, il y a eu un comité de pilotage du contournement de Mamoudzou, qui donne une date à 2025. Ça veut dire quoi ça, monsieur le maire ?
Ça veut dire qu'on ne peut pas rester, attendre jusqu'à 2025. Ça, c'est une date prévisionnelle. Mais ça ne veut pas dire que ce ne sera pas en 2027, ce ne sera pas en 2028, mais en attendant. Qu'est-ce que nous faisons ? Qu'est-ce que nous proposons ? C'est l'objet de notre réflexion. Il va falloir très vite, je réunirai dans les jours, dans les semaines à venir, l'ensemble des partenaires pour que nous puissions collectivement, comme je l'ai fait, parce que l'arrêté, quand nous l'avions pris, on ne
l
'avait pas pris seul dans notre bureau. Nous avons demandé à l'ensemble des partenaires qui sont particuliers dans notre démarche, dans notre réflexion, parce que c'est le choix, c'est le mode de gouvernance que nous avons voulu associer toujours tous les partenaires. Ça ne veut pas dire qu
'on
sera d'accord sur tout. Ça veut dire qu'en amont, nous associons tout le monde. C'est la
raison
pour laquelle nous avions associé les services de l'État à travers la DÉAL, nous avions associé l'Académa, nous avions associé le Conseil départemental, les artisans-taxis, le MEDEV, parce que nous voulions proposer des solutions alternatives immédiates.
D
'autres solutions sont en train d'être réfléchis, sur d'autres modes de déplacement à travers les vélos. On est en train de réfléchir sur tout ça. Donc nous sommes à la fois en train de rechercher des solutions alternatives, améliorer les conditions, par exemple, en s'organisant pour matérialiser les arrêts de taxi, parce que ça aussi, c'est un élément qui permettra peut-être de fluidifier la circulation. Toutes ces solutions-là, nous sommes en train de les travailler, mais encore une fois, on ne peut pas attendre les grands projets, le contournement, le boulevard urbain, qui seront des projets à 5, 10 ans au minimum. Et c'est la réalité, parce que nous savons comment les choses se font ici.
Nous connaissons les aléas souvent qui sont rencontrés, les études souvent sont très longues, les travaux souvent, c'est des travaux où on rencontre souvent des difficultés au cours de la mise en œuvre.
En
attendant, on ne peut pas rester en l'état.
Alors,
il y
a
un récent appel à projet qui a donné de nombreuses subventions à Mamoudzou pour faire des parkings, pour stationner les voitures de manière à prendre le chemin du multimodal. C'était attendu. Comment est-ce que tout ça va s'inscrire dans votre politique ?
On a un projet qui est important, que nous avions, il y a quelques années maintenant, initié, le projet de ce qu'on appelait le TCU à l'époque, le transport en commun urbain, qui est devenu caribiste aujourd'hui,
qui
regroupe les deux collectivités de Mamoudzou et d'Embéni. Pour beaucoup, c'est un projet qui est daté, ce qui est vrai, parce que ça a commencé quand j'étais à Jumer, donc il n
'y a
plus de demandes maintenant, ce qui est une réalité. Mais je pense qu'il faut qu'on aille jusqu'au bout.
C
'est une alternative, il va falloir, maintenant même si on doit aussi, la réflexion a été lancée pour d'autres modalités de déplacement, d'autres moyens de déplacement, mais le caribiste, je pense qu'il faut qu'on aille jusqu'au bout de ce projet. Et c'est dans ce projet de caribiste où il est prévu, c'est deux
parkings
grêlés. Donc ça se fera, mais encore une fois, ce ne
sont
pas des choses qui vont se faire tout de suite.
C
'est dans le cadre du projet des travaux, j'ai compris, qui vont démarrer d'après le président d'ici l'année prochaine. Mais c'est des travaux qui vous mettront beaucoup de temps. Comme j'ai eu l'occasion de le dire, aujourd'hui, sans les travaux de caribuse, c'est compliqué de circuler sur l'Amoudsou. L'objet de l'arrêté, c'est aussi de tester en prévision, en anticipation de ces travaux qui vont aussi engendrer beaucoup plus de bouchons, on va dire bouchons puissance 10. Et ça sera ça la réalité.
Et moi, le fait de demander une fois par semaine qu'un usager de la route, notamment un chauffeur, laisse son véhicule chez lui, à la maison, ça a pour autant dire qu'il va falloir l'amener jusqu'à Mamoudsou. Parce que si on devait ramener la voiture jusqu'à Mamoudsou, l'expérimentation n'aurait pas pu aboutir. Parce que ce que nous voulions,
c
'était quoi ? C'est que justement, les gens ne soient pas oubliés de se réveiller à 3h du matin. Justement, que les gens ne viennent pas engorger les routes. C'est que moi, si je laisse mon véhicule à la maison et que je monte, donc facilité avec le covoitirage, à travers les collègues, à travers les familles, voir entre lundi et mardi, et les autres jours où on avait la possibilité de venir avec son véhicule, elle était où la différence ? Est-ce qu'il y avait une différence qui se ferait sentir ? Sinon, demander aux gens, comme j'ai eu l'occasion de le voir, que nous n'avons pas proposé des parkings gruelés, l'objet n'était pas ça, de proposer des parkings.
D'ailleurs, en termes de développement durable, il faut supprimer plus de parkings qu'on va faire. Mais c'était dire, laissez les véhicules chez vous, dans vos garages, dans vos localités, et venez au centre-ville, une fois par semaine, avec vos collègues, en covoiturage, en taxi. Il ne
s
'agissait pas non plus, comme j'ai cru le comprendre, de donner des licences de véhicules. Non, ça n'apparaissait pas dans notre réalité. Nous avons demandé à ce que les syndicats de taxi puissent s'organiser en conséquence pour pouvoir justement répondre, sur ces deux jours,
deux
mois, à l'affluence des gens qui auraient besoin de taxi parce qu'ils auraient laissé leur voiture à la maison. C'était ça l'objet de l'expérimentation, voir la différence qu'il y
aurait
entre lundi et mardi et les autres jours, surtout à l'entrée de la ville.
Et
vous allez faire prochainement de nouvelles annonces autour de cette réglementation ou
régulation de la circulation
?
Naturellement,
nous y travaillons avec nos conseils, avec les services, avec les partenaires. Nous allons continuer à y travailler parce que
notre
démarche, proposer des solutions. Trouver des solutions pour, encore une fois, ne pas priver une personne qui achète son véhicule, c'est pour pouvoir rouler normalement. Et partout ailleurs, comme ici à Mamoudou et à Mayotte, quand on achète son véhicule, son beau véhicule, on a aussi besoin de rouler normalement. Ça, c'est notre objet. L'idéal, c'est ça. C'est permettre aux gens de rouler normalement. Pas acheter un véhicule et faire des heures et des heures sur des bouchons. Ça, ce n
'est
pas idéal. Ça n'encourage pas les gens à acheter des véhicules. Moi, je n'encourage pas les gens à acheter des véhicules ou à laisser leur véhicule. Moi, ce que je dis,
si
on achète son véhicule, on doit pouvoir rouler normalement, ici, comme ailleurs. Il n
'y a
pas de raison que ce soit à Mamoudou, on ne roule pas bien, ce soit à Mayotte, on ne roule pas bien parce qu'on n'a pas créé les conditions.
Alors, le Conseil départemental est l'autorité de régulation des transports à Mayotte. Pour autant, on ne peut pas régler la question du transport en commun ou du transport interurbain sans Mamoudou, puisque c'est le lieu de développement économique,
c
'est le lieu des bouchons. Quelle place, aujourd'hui, M. le maire, vous prenez dans la réflexion sur le transport interurbain
?
Mamoudou, c'est la commune chef-lieu. Encore une fois, avec le département, nous sommes en bonne intelligence.
Nous
travaillons à la précédente mandature, comme c'est ce début de mandature pour le président Benissa et ses élus. Nous allons continuer à travailler en bonne intelligence parce que, comme je l'ai dit, comme je l'ai fait depuis que nous sommes en responsabilité au niveau de la ville, gouvernance partagée. Autant avec les autres collectivités, mais aussi avec toutes les autres parties prenantes, avec les entreprises, comme je l
'ai
dit, j'ai eu l'occasion d'échanger avec le MEDEF.
On
doit pouvoir créer les conditions pour travailler ensemble, pour faire en sorte que Mayotte se développe, mais il ne
peut
pas se développer à travers, en dessant de côté Mamoudou. Encore une fois, Mamoudou, c'est comme le bâtiment. Comme on dit, quand le bâtiment va, tout va, mais quand il n
'y
aura plus de problèmes à Mamoudou, il n
'y
aura plus de problèmes à Mayotte. Ça, c'est la logique, c'est normal.
Donc,
vous êtes inscrit dans cette démarche, vous travaillez, et quand est-ce qu'on saura un peu quelles seront les décisions sur le transport interurbain ? Je rappelle que le marché a été récemment annulé et que le Conseil départemental travaille avec ses partenaires, donc vous. Quand est-ce qu'on aura...
J'aurai l'occasion le 26 octobre prochain de recevoir de manière officielle le président du Conseil départemental avec ses élus pour discuter de ces sujets importants, encore une fois, de développement, pas seulement sur ce sujet, mais sur l'ensemble des sujets qui concernent le développement de Mayotte et en particulier de la commune Chefflieu, on aura l'occasion de poser à la fois le calendrier, les modalités, je l'ai dit, comment travailler ensemble pour améliorer le quotidien parce que c'est ce qui nous anime.
Améliorer le quotidien des maoraises et des maorais, améliorer pour nous, ce qui nous concerne à Mamoudou, faire en sorte que l'habitant de Vaibé qui veut rejoindre le centre-ville de Mamoudou ne puisse pas mettre trois heures, ce n
'est
pas normal, ce n'est pas acceptable et tout ça, on le fera, mais on le fera ensemble.
Comment vous allez justement, puisque vous dites on va le faire ensemble, comment vous allez associer le citoyen de Mamoudou à la réflexion, comment il va être force de proposition pour proposer des choses, vous parliez de Bouchon Puissance 10 avec les travaux, c'est un fait, ça sera réel, comment est-ce que le citoyen de Mamoudou va pouvoir donner ses idées ?
À travers déjà la décision que nous avions prise, ça a permis pour ceux, comme je l'ai dit, qui critiquaient l'arrêté, il y a eu déjà un certain nombre de propositions,
il
y en a même, j'ai vu même, des internautes, je ne les connais pas nécessairement, qui ne sont pas nécessairement de Mamoudou, mais qui ont même fait des cartes que j'ai transférées au service pour dire, faisons comme ça.
Donc, s'acheter le débat, c'est important et nous allons nous appuyer sur tout ça, continuer la démarche pour impliquer tout le monde, pour que tout le monde soit partie prenante, soit acteur du développement de notre territoire et de Mamoudou, comme je l'ai dit et j'aime à le dire, Mamoudou, c'est notre bien commun à tous, chacun a quelque chose à apporter, qu'il soit ici ou ailleurs, donc nous allons continuer à travers des plateformes participatives, nous sommes en train de créer les conditions pour que, sur tous les sujets, au-delà même de cette congestion, de la même de la circulation, sur tous les sujets, moi et les élus que nous sommes, nous avons besoin d'avoir tous les avis, toutes les contributions de nos concitoyens, c'est comme ça qu'on pourra faire évoluer ce territoire et nous allons, dans les prochains jours, créer les conditions, notamment la plateforme participative que j'aurai l'occasion de vous présenter dans les jours, dans les semaines à
venir,
pour que tous ensemble, collectivement, comme je l'ai dit, nous puissions développer notre territoire.
Donc on prend rendez-vous pour fin octobre, si j'ai bien compris, pour avoir de nouvelles annonces
qui est à
la voie. Je vais discuter avec le président le 26, j'aurai l'occasion de discuter avec les autres partenaires dans les semaines à venir, je ne donne pas une date précise tout de suite, mais ce qui est sûr,
c
'est que nous sommes extrêmement mobilisés pour trouver des solutions à nos concitoyens. Ça, c'est un engagement et nous allons aller jusqu'au bout. Vous savez, moi je vais vous dire,
j
'ai des amis qui m'aiment tellement et qui m'ont dit, monsieur le maire, vous savez, l'arrêté là, il va bousiller votre image. Vous avez pris des décisions qui étaient importantes, que tous les mauréens ont salué à travers la place de la République. Si vous faites ça, les mauréens ne
vont
pas être contents, donc c'est votre image. Moi, je le dis, merci, vous m'avez beaucoup, mais ce n
'est
pas l'image qui compte pour moi, c'est les solutions que nous apportons aux gens. Vous savez, si je voulais, je le remercie d'ailleurs de se soucier de mon image,
mais
si je voulais garder mon image, forcément, je ne serais pas engagé en politique, je resterais sans faire. Donc l'image, mon image, c
'est
important, mais en réalité, ce n
'est
pas ce qui compte. Ce qui compte, c'est les solutions que nous essayons d'apporter à nos concitoyens. Et c'est vrai que souvent, quand on prend des solutions pour l'intérêt général, ça peut ne pas convenir à des intérêts particuliers. C'est comme ça, mais c'est un choix, parce que c'est aussi chacun doit faire, doit porter un peu du sien, laisser un peu de sa liberté individuelle côté pour permettre à l'intérêt général, à tout le monde de se retrouver. C'est ça l'enjeu, même si ça doit corner un peu mon image,
c'est
responsable, ce n
'est
pas grave si j'ai des solutions pour l'ensemble de nos concitoyens.
Monsieur le maire, merci beaucoup.
C'est moi qui vous remercie.
On se retrouve bientôt.
Très prochainement, merci.
Bonne fin de journée.
Merci beaucoup.
Ambdilwahedou Soumaila