Retraites : 850 000 retraités vont recevoir une revalorisation rétroactive de 600 euros en moyenne, "sans avoir rien à faire", assure le directeur de la CNAV
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Vous versez 160 milliards d'euros de prestations à plus de 15 millions de retraités.
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Combien de nouveaux retraités chaque année ?
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Cette réforme est entrée en vigueur il y a un an. Le Premier ministre évoque des améliorations possibles.
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Si ces leviers bougent, quel impact pour l'assurance retraite ?
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Ça veut dire quoi, peu coûteux ?
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Ça prendrait combien de temps pour vos équipes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« C'est parfaitement exact. »
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« Et qui a augmenté 15 milliards en deux ans du fait de la forte inflation qu'on a connue en 2022 et 2023. »
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« Entre 800 et 850 000, ça dépend un peu des années. »
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« Ça veut dire qu'on a un régime de retraite qui est piloté, qui va sans doute avoir encore, à terme, besoin de mesures. »
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« La bonne nouvelle, c'est que le déficit se réduit, et se réduit beaucoup. Sans réforme, on serait à plus du double. »
- 3:40Invité politiqueFait
« Et de ce fait, on sort en déséquilibre à l'horizon 2030. »
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« Ça prendrait combien de temps ? Ça, c'est assez facile, puisque c'est exactement le même temps pour faire que pour défaire. »
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« Si on enlevait uniquement les mesures paramétriques, en tout régime, toujours l'horizon 2030, l'horizon de pilotage d'un régime de retraite, on est sur environ 11 à 12 milliards. »
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« Alors, la moyenne, c'est à peu près 50 euros par mois, avec l'avantage d'avoir un peu de retard dans le versement. C'est qu'on va verser un an d'un coup. »
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« Donc, ils vont à la fois toucher 50 euros tous les mois et puis 600 euros d'un coup dans les vraiment tout prochains jours. »
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« C'est 850 000 retraités. Ils viennent s'ajouter aux quasiment 600 000 qu'on avait déjà mis en paiement. »
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« Un million et demi de retraités. »
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« C'est plus d'un milliard qui est mis sur la table chaque année. »
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« Alors, 64 ans ou après, on sait que c'est en gros 60% des Français. »
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« Elle va le décaler d'un peu moins d'un an. »
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« Les congés maternités pour les périodes avant 2012 ne donnaient pas droit à report au compte, c'est-à-dire à cotisation, en quelque sorte. »
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« Et en termes de coûts financiers, on peut estimer, mais vraiment à grosse maille, qu'on serait à la moitié de perte, donc en gros entre 5 et 6 milliards de financements à trouver pour le système de retraite. »
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« Absolument, absolument. Là pour le coup ce serait mécanique. »
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« Donc il y aura un effet à la fois d'aubaine, et tant mieux pour les retraités concernés, mais évidemment un effet pour le financement du système de retraite. »
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Bonsoir à toutes et à tous, nous parlons retraite, réforme et réforme des retraites avec notre invité ce soir. Bonsoir Renaud Villard.
Bonsoir.
Vous êtes le directeur général de la CNAV, la Caisse Nationale de l'Assurance Retraite. Vous versez, on va vérifier les chiffres ensemble, 160 milliards d'euros de prestations à plus de 15 millions de retraités.
C'est parfaitement exact.
Montant qui a suivi l'inflation.
Exactement, et qui a augmenté 15 milliards en deux ans du fait de la forte inflation qu'on a connue en 2022 et 2023.
Combien de nouveaux retraités chaque année ?
Entre 800 et 850 000, ça dépend un peu des années. Là, on ralentit un tout petit peu puisqu'il y a des retraités qui doivent attendre 3 mois ou 6 mois du fait de la réforme.
Cette réforme qui était entrée en vigueur il y a un peu plus d'un an maintenant, c'était le 1er septembre 2023. Aujourd'hui, le Premier ministre dit être prêt à l'améliorer en discutant avec les partenaires sociaux tout en préservant le cadre financier. Il évoque par exemple la prise en compte de la pénibilité, des mères de famille, des carrières longues. Vous, concrètement, si ces leviers-là bougent, ça aurait quel impact pour l'assurance retraite ?
Alors, sur tout ce qui est pénibilité, accompagnement des seniors, transition, emploi, retraite, je dirais que c'est relativement potentiellement peu coûteux si c'est bien accompagné et bien accompagné par le dialogue social. Et là, pour le coup, le Premier ministre a vraiment appelé au dialogue et à la mobilisation des partenaires sociaux. Sur un sujet comme celui-ci, c'est essentiel. Je ne pense pas qu'un sujet aussi important, aussi structurant pour l'entreprise puisse être vu d'en haut d'un bureau parisien, quel qu'il soit.
Et ça veut dire quoi, peu coûteux, juste ?
Peu coûteux, ça veut dire que sur la pénibilité, si on est vraiment plutôt dans l'accompagnement, la mobilisation de tous les leviers pour maintenir les seniors dans l'emploi, en réalité, c'est des dispositifs qui peuvent être autofinancés. Parce que mieux vaut un senior en bonne santé, qui n'a pas des troubles musculaires squelettiques et qui reste en emploi, qu'un senior qui part le plus tôt possible à la retraite, parce qu'en plus, il a des gros problèmes de dos. Donc, pour le coup, la prévention peut s'autofinancer.
Sur les retraites des femmes, là, pour le coup, on est sans doute sur des sujets beaucoup plus structurels, structurels sur le marché du travail, mais même structurels sur la retraite elle-même. On a une retraite qui est composée, finalement, d'étages, pour certains, constitués dans les années 70, années 70, période nataliste, etc. C'est plus compliqué, finalement, de faire de l'ajustement légèrement paramétrique au regard de l'écheveau de législation.
Et ça prendrait combien de temps, pour vous, pour vos équipes ?
Alors, il y a le temps de la concertation, qui peut parfois être long et sans doute indispensable. Sur le plan opérationnel, une réforme un peu structurante, où on va toucher à plusieurs leviers, plusieurs paramètres, le ticket minimum, en quelque sorte, c'est un an de mise en œuvre.
Un an de mise en œuvre. Et vous sauriez dire quel impact ça aurait pour les finances, pour l'État, de l'assurance retraite ?
Tout dépend, ensuite, des mesures. Pour le coup, on peut avoir des mesures qui, symboliquement, sont très puissantes, sans être extrêmement chères. Inversement, vous avez des mesures qui sont peu visibles, peu connues, et qui vont coûter plusieurs milliards. Et là, là-dessus, le rôle de mes équipes, ce sera justement de fournir les chiffrages au gouvernement, bien entendu, aux partenaires sociaux, si le gouvernement le souhaite, pour que le débat soit éclairé et, on l'espère, apaisé.
Il y a un organisme dont on a beaucoup parlé, le COR, le Conseil d'orientation des retraites, qui, en juin dernier, prévoyait quand même un déficit du régime à 0,4 points de PIB en 2030. Ça veut dire qu'il va y avoir encore besoin de nouvelles mesures ?
Ça veut dire qu'on a un régime de retraite qui est piloté, qui va sans doute avoir encore, à terme, besoin de mesures. La bonne nouvelle, c'est que le déficit se réduit, et se réduit beaucoup. Sans réforme, on serait à plus du double. Donc, le déficit se réduit. En revanche, effectivement, le Conseil d'orientation a plutôt revu ses hypothèses, a été plus prudent sur la natalité, plus prudent surtout sur la productivité, sur la croissance de l'économie. Et de ce fait, on sort en déséquilibre à l'horizon 2030.
Alors, on parlait d'améliorer la réforme, pour prendre les mots de Michel Barnier. Il y a des partenaires sociaux, des syndicats, des groupes politiques aussi, qui n'en veulent pas du tout de cette réforme. Deux propositions de loi vont arriver cet automne à l'Assemblée, l'une portée par le RN, l'autre par la France Insoumise, visant à abroger cette réforme des retraites. Bon, je ne vous pose pas la question sur le plan politique, mais techniquement, abroger la réforme, ça serait possible ? Ça prendrait combien de temps ? Ça coûterait quoi ? Triple question.
Alors, ça prendrait combien de temps ? Ça, c'est assez facile, puisque c'est exactement le même temps pour faire que pour défaire. Et donc, on est sur un horizon, si on est uniquement sur le paramétrique, de 6 à 7 mois, entre le moment où les décrets d'application sont pris et le moment où ça entre en vigueur pour les vrais assurés. Sur le coup, si on enlevait uniquement les mesures paramétriques, en tout régime, toujours l'horizon 2030, l'horizon de pilotage d'un régime de retraite, on est sur environ 11 à 12 milliards.
Ça fait un an que cette réforme est entrée en vigueur. Et aujourd'hui, 850 000 retraités reçoivent une revalorisation de leur pension. Qu'est-ce que c'est ? De combien c'est en moyenne ?
Alors, la moyenne, c'est à peu près 50 euros par mois, avec l'avantage d'avoir un peu de retard dans le versement. C'est qu'on va verser un an d'un coup. Donc, ils vont à la fois toucher 50 euros tous les mois et puis 600 euros d'un coup dans les vraiment tout prochains jours. Ils sont en train de recevoir normalement le courrier leur annonçant le nouveau calcul de leur retraite et le calcul du versement. C'est 850 000 retraités. Ils viennent s'ajouter aux quasiment 600 000 qu'on avait déjà mis en paiement. C'est des gens qui ont bénéficié du coup de pouce pour les petites retraites.
C'est des retraités souvent assez âgés, qu'on ne connaissait pas si bien et dont on a dû reconstituer la carrière et qui vont donc recevoir ce coup de pouce pérenne. Évidemment, ils n'ont rien à faire. Ça arrivera tous les mois sur la comptabilité.
C'est ce que je voulais vous demander. On reçoit un courrier quand on est concerné ? On est prévenu ? Il n'y a pas de démarche ?
Aucune démarche à faire. On reçoit un courrier par la poste parce qu'on est sur des retraités un peu âgés. Donc, on a évité le mail. Ils reçoivent un courrier assez formel. Disons que le montant de votre retraite a été révisé à la hausse du fait de la réforme. Et dorénavant, vous toucherez tous les mois, par exemple, 827 euros au lieu d'auparavant en 783.
Et est-ce qu'il y en a pour qui ça arrivera plus tard ? Ou là, ça y est, vous avez inclus tout le monde, tous les retraités dans ce nouveau système-là ?
Alors, pour tous les retraités salariés ou assimilés salariés, pour le coup, on a inclus tout le monde. Pour certains travailleurs indépendants dont on a une connaissance parfois encore plus distante de la carrière, là, on sait qu'on a encore des personnes à retrouver. Et là, on est sur l'horizon de quelques mois encore. Bien entendu, à nouveau, rien à faire. Et ce sera rétroactif. Ils n'auront pas 12 mois d'un coup, mais 15 ou 16 mois. Parce que là, sur les carrières des travailleurs indépendants, dans les années 60-70, on est parfois un peu à l'âge de pierre.
Avec le recul, elle a fait quoi cette réforme pour les petites retraites ?
Elle a, pour le coup, tenu ce qu'était la promesse politique, je n'ai pas à en juger. C'est-à-dire qu'il y a eu un vrai accélérateur pour les retraités partis il y a longtemps. Un million et demi de retraités. Je veux dire, on ne parle pas de 200 personnes. Il y a eu parfois des débats sur les chiffres. C'est plus d'un milliard qui est mis sur la table chaque année. Et puis surtout, il y a un impact pour tous les nouveaux retraités. Parce que tous les nouveaux retraités, dorénavant, auront en base, en quelque sorte, potentiellement, jusqu'à 100 euros de plus. En miroir de ce qui a été fait pour le stock des retraités.
Et mine de rien, pour quelqu'un qui touche une retraite un peu modeste, le potentiellement plus 100 euros par mois fait du bien.
Un des paramètres de cette retraite qui a provoqué la colère, notamment des syndicats, c'est le décalage de l'âge de départ à 64 ans. Mais concrètement, à horizon 2030, il y a combien de Français qui vont partir à la retraite à 64 ans ou après ? Est-ce qu'on le sait, ça ?
Alors, 64 ans ou après, on sait que c'est en gros 60% des Français. C'est-à-dire que 40% des Français partiront avant 64 ans. Il y en a très peu qui partiront pile à 64 ans. Ce qu'on prévoit, et pour l'instant on est bien dans la trajectoire, c'est que la réforme en réalité ne va pas décaler de 2 ans l'âge effectif, l'âge réel de départ à la retraite. Elle va le décaler d'un peu moins d'un an. C'est-à-dire qu'on allait arriver doucement, mais sûrement à l'horizon 2030, 2035, à 64 ans d'âge moyen de départ à la retraite. On va dépasser un peu les 64 ans et demi. Donc le plus 2 ans, c'est dans la loi. En réalité, après chaque vie, chaque carrière est singulière.
Donc on a augmenté d'un peu moins d'un an l'âge effectif du départ à la retraite.
Chaque retraite et sa retraite. On se demandait ce qu'elle avait fait pour les petites retraites. Qu'est-ce qu'elle a fait pour les femmes, cette réforme ? Ça aussi, ça a été un point de discussion.
Alors pour les femmes, au-delà du fait qu'elles sont massivement concernées par les petites retraites, puisque leurs retraites moyennes sont plus basses, il y a une mesure qui a été très très peu vue, mais qui est à mes yeux importante, parce qu'elle rétablit une forme d'injustice. C'est sur les congés maternités. Les congés maternités pour les périodes avant 2012 ne donnaient pas droit à report au compte, c'est-à-dire à cotisation, en quelque sorte. On considérait que c'était un peu des années blanches.
On est en train de remonter tous ces congés maternités pour mettre un salaire fictif, enfin un salaire fictif, parce qu'on ne sait pas combien il a gagné la personne, mais on met le salaire moyen de référence de l'année, ce qui va du coup mécaniquement augmenter les revenus de référence des femmes, enfin des mères de famille en l'occurrence. Ça c'est un aspect concret, qui a été très très peu vu, mais parce que le débat, vous l'avez dit, a apporté de manière parfois tonique sur l'âge de départ à la retraite.
Tiens, d'ailleurs on parlait de paramètres tout à l'heure qui pouvaient être vus. Imaginons un paramètre où la borne d'âge serait ramenée à 63 ans. Vous l'imaginez, et même question qu'on se posait tout à l'heure, quel temps ça prendrait à vos équipes ? Est-ce que ça serait possible ?
Alors 63 ans c'est presque même plus facile, puisque comme on n'est pas encore aujourd'hui, on a 62 ans et demi, donc j'aurais le temps en quelque sorte de le mettre en œuvre. Et en termes de coûts financiers, on peut estimer, mais vraiment à grosse maille, qu'on serait à la moitié de perte, donc en gros entre 5 et 6 milliards de financements à trouver pour le système de retraite, puisque 64 ans c'est 11, 12 milliards. Mais là c'est vraiment...
On spécule, ce sont des hypothèses effectivement, mais je vous en rajoute une autre, parce que pour une carrière complète à temps plein, avec la réforme, si je ne me trompe pas, la retraite minimum c'est 85% du SMIC net. Il y a une proposition du nouveau Front populaire qui était de faire passer le SMIC à 1600 euros. S'il était revalorisé là, ça voudrait dire une pension minimum à 85% de cette somme, donc 1360 ?
Absolument, absolument. Là pour le coup ce serait mécanique. Alors je vérifiais de tête votre calcul, mais je suis sûr qu'il est bon, parce que je n'ai pas été capable de le vérifier. Mais clairement, il y aurait cet effet mécanique, c'est-à-dire quelqu'un qui aurait travaillé toute sa vie, carrière complète, aurait ce minimum de retraite, et donc ce serait presque 150 euros de plus qu'aujourd'hui. Plus de 150 euros de plus qu'aujourd'hui. Donc il y aura un effet à la fois d'aubaine, et tant mieux pour les retraités concernés, mais évidemment un effet pour le financement du système de retraite, parce que des retraites plus importantes, ça implique des financements plus importants.
Merci beaucoup Renaud Villard, directeur général de la Caisse nationale de l'assurance retraite. Là c'était des hypothèses dont on parlait, mais ce qui est sûr et certain, c'est que 850 000 retraités aujourd'hui ont reçu un versement complémentaire, revalorisation de leur pension. Merci beaucoup, vous étiez l'invité éco de François. Merci beaucoup.