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InterviewFrance Inter — L'invité de 8h20 (sur Site radio)· 14 février 2017 11 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiSécuritéÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Stéphane Le Foll : "Jean-Luc Mélenchon ira jusqu'au bout"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01OuverteRéponse directe

    Stéphane Le Foll, vous proposez une mesure pour rétablir la confiance entre la police et les jeunes de banlieue ?

  • 0:29RelanceRéponse directe

    Le gouvernement répond que les caméras sont une meilleure solution que le récépissé ?

  • 1:29OuverteRéponse directe

    Jacques Toubon propose un système de double anonymisation pour les contrôles ?

  • 2:57OuverteRéponse directe

    Que vient faire François Hollande en banlieue parisienne ce matin ?

  • 4:19OuverteRéponse directe

    68 jours avant le premier tour, quelle est la meilleure chance de la gauche ?

  • 5:33OuverteRéponse directe

    Vous n'imaginiez pas que Jean-Luc Mélenchon renonce à sa candidature ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:12Invité politiqueFait
    « il y a une mesure qui permettrait de rétablir la confiance entre la police et les jeunes de banlieue, c'est une attestation nominative qui serait délivrée à chaque contrôle d'identité. »
  • 0:16Invité politiqueFait
    « Vous avez reconnu la promesse de François Hollande de 2012 »
  • 3:21PrésentateurFait
    « des choses ont été faites, des choses bougent, il y a encore de gros problèmes, mais les choses sont en train de bouger, à la fois sur, c'est l'objet de la garantie jeune »
  • 3:46PrésentateurChiffre
    « les grands enjeux liés aux emplois d'avenir et emplois spécifiques, qui ont été salués d'ailleurs par un rapport pour une fois de la Cour des comptes, pour dire que ça avait eu un impact positif »
  • 4:25Invité politiqueChiffre
    « 68 jours Stéphane Le Foll, nous sommes à 68 jours du premier tour »
  • 6:01PrésentateurChiffre
    « en 2012, il y avait Mélenchon, et puis il y avait Hollande. Il y avait déjà Mélenchon. Mélenchon était déjà candidat, il a fait 11%, et François Hollande a fait 28%. »
  • 7:21PrésentateurFait
    « il y a quand même des questions très importantes sur les emplois aidés, je les ai évoqués tout à l'heure, sur la garantie jeune, très important, sur le compte personnel d'activité. »
  • 7:29PrésentateurChiffre
    « on a créé près de 192 000 ou 200 000 emplois l'an dernier »
  • 7:54PrésentateurFait
    « le CICE, en particulier les abattoirs, les industries agroalimentaires, comme le pacte de responsabilité, s'il n'y avait pas eu ça à un moment, en particulier dans la période 2013-2014, où on avait beaucoup d'entreprises, et malheureusement on en a perdu, qui étaient en grande difficulté »
  • 8:55PrésentateurFait
    « France Inter et Thomas Piketty sur la question du revenu universel »
  • 9:37PrésentateurFait
    « il y a une mesure que j'ai parfaitement identifiée qui existe, qui a été faite par Emmanuel Macron, c'est l'idée d'une assurance chômage universel »

Temps de parole

  • Présentateur75 %
  • Stéphane Le Foll25 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Stéphane Le Foll

Bonjour Stéphane Le Foll, il y a une mesure qui permettrait de rétablir la confiance entre la police et les jeunes de banlieue, c'est une attestation nominative qui serait délivrée à chaque contrôle d'identité. Vous avez reconnu la promesse de François Hollande de 2012, et celui qui parle ainsi, celui qui en a parlé ainsi, il était assis à votre place hier matin, c'est le défenseur des droits, Jacques Toubon, que lui répond le gouvernement ?

0:29
Présentateur

Le gouvernant lui répond qu'après y avoir réfléchi longtemps sur cette question du récipicé qui a été présenté, et je m'en souviens très bien des débats qu'il y a eu, comme une solution, puisque c'était l'idée que chaque contrôle donnait droit à un papier, qui pouvait donner pour celui qui le recevait, ce papier, donc qui avait été contrôlé, le fait de dire au policier suivant, j'ai déjà été contrôlé. Ce papier, on peut comprendre aussi que ça soit fragile. Je l'ai, je ne l'ai pas.

Et que les caméras, telles qu'elles sont prévues aujourd'hui, sont une bien meilleure réponse dans le rapport entre celui qui contrôle, le policier, et le contrôlé, pour faire en sorte que le respect qui est nécessaire dans toute interpellation, le respect de la loi, le respect des règles, soit vérifiable. Et avec une caméra, je pense qu'on est là, dans un sujet beaucoup plus efficace, et qui a beaucoup plus de capacité à sécuriser, justement, toutes ces interventions.

1:29
Stéphane Le Foll

Pour Jacques Toubon, il ne faut pas de papier. Il propose une autre solution, mais qui permet la traçabilité des contrôles. Il l'a expliqué longuement hier matin. C'est un système de double anonymisation, en l'occurrence, pour à la fois le policier et pour la personne contrôlée, pour qu'il n'y ait pas de concours à la réception de papier.

1:47
Présentateur

Moi, je pense que la caméra, franchement, aujourd'hui, après, ce n'est pas moi qui en discute, ce n'est pas moi qui a regardé tout ça, mais je pense que même les policiers considèrent qu'aujourd'hui, c'est un outil qui va permettre de jouer la transparence la plus totale, et d'éviter ce qui s'est passé, et les dérapages, et ça, c'est très important de le rappeler.

2:06
Stéphane Le Foll

Enfin, il y avait une caméra, ça a été filmé, en l'occurrence. Oui, ça a été filmé, mais pas par les policiers. C'est une caméra qui était un bras de surveillance. Et pour l'histoire, je rappelle que la promesse, cette promesse de François Hollande du récépissé, elle a été relayée par Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre, mais enterrée par Manuel Valls, ministre de l'Intérieur. Il a eu un bras de fer entre les deux hommes, et c'est Manuel Valls qui a eu le dernier mot.

2:29
Présentateur

Mais sur ce sujet, je l'ai dit, je ne suis pas là pour dire non, mais dans les discussions que j'ai pu avoir, dans ce que je sais, je vous l'ai dit assez rapidement, la question du récépissé peut donner des solutions, mais on voit bien aussi sa fragilité. Celui qui a le récépissé, il le garde ou il ne le garde pas, il le perd ou il l'a. Franchement, il faut regarder tout ça avec beaucoup de franchise, de transparence et de volonté d'aller vers la transparence.

2:54
Stéphane Le Foll

Il aurait mieux valu le regarder avant de le promettre. Que vient faire François Hollande en banlieue parisienne ce matin ? Il est attendu à Aubervilliers.

3:01
Présentateur

Oui, que vient faire François Hollande ?

Il est président de la République, et il a, comme il l'avait fait avec la visite à Théo, une volonté d'être présent, de montrer que, je connais les débats sur rien n'a été fait, des choses ont été faites, des choses bougent, il y a encore de gros problèmes, mais les choses sont en train de bouger, à la fois sur, c'est l'objet de la garantie jeune, et je l'ai constaté chez moi dans mon département, ce que c'était que ce système qui prenait des jeunes éloignés du marché du travail, qui les encadrait pendant près d'un an, et qui leur donnait les moyens de faire des choix en termes de possibilités professionnelles, ça c'est très important, et puis de continuer aussi les grands enjeux liés aux emplois d'avenir et emplois spécifiques, qui ont été salués d'ailleurs par un rapport pour une fois de la Cour des comptes, pour dire que ça avait eu un impact positif, et en même temps cette volonté que les jeunes de banlieue ont de pouvoir réussir.

Ça c'est un vrai sujet. Un sujet que moi j'ai constaté aussi au Mans, qui m'avait conduit à créer ce qu'on appelle une fabrique aujourd'hui, parce que les jeunes ont besoin, ont envie de créer, faut-il pouvoir les accompagner justement dans la création de nouvelles entreprises, ils ont cette volonté, on veut être comme tout le monde, on veut pouvoir aussi nous réussir, accéder à des emplois, et faire de notre vie quelque chose de motivant.

4:19
Stéphane Le Foll

68 jours Stéphane Le Foll, nous sommes à 68 jours du premier tour, qui est à vos yeux la meilleure chance de la gauche de succéder à François Hollande ? Ah ben la meilleure chance aujourd'hui c'est qu'il n'y en a pas beaucoup.

4:32
Présentateur

Voilà, moi je vais vous parler franchement ce matin. La seule chance d'être au deuxième tour aujourd'hui, celle qu'il a, c'est Marine Le Pen, et de manière de plus en plus claire. Et avec un choix, et je l'entends parfaitement sur le terrain, parce que moi je fais ici Paris jusqu'au jeudi, et le vendredi, le samedi, le dimanche, je retourne chez moi, dans mon département. J'entends ce qui se passe, je vois bien. Et en face de ça, la gauche elle est divisée. Divisé, c'est le mot, c'est la réalité. Mélenchon, d'un côté, et je crains que les efforts de Benoît Hamon pour essayer de fusionner ou d'avoir rassemblement avec Mélenchon soient vains. Soit vains.

D'ailleurs je l'ai vu, je l'ai parfaitement entendu, dans ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon il n'y a pas longtemps encore, on veut me faire des bisous partout, j'en ai rien à faire. Enfin je ne sais plus ce qu'il a dit, toujours avec des images assez fortes, et un discours ou un phrasé qui lui est propre.

5:33
Stéphane Le Foll

Vous n'imaginiez pas, personne n'imaginait que Jean-Luc Mélenchon renonce à sa candidature ? Bon, mais vous l'avez dit vous-même, donc premier point,

5:40
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon ne renoncera pas à sa candidature. C'est vous qui l'avez dit. Je le pense, comme vous.

5:44
Stéphane Le Foll

Mais oui, non mais je suis d'accord avec vous. Pardon, j'y suis pour rien.

5:46
Présentateur

Mais si, c'est très bien, au contraire, on partage le même avis. Donc Jean-Luc Mélenchon ira jusqu'au bout. Donc premier point, c'est une vraie donnée. Et ensuite il y a et Benoît Hamon et Emmanuel Macron. C'est la situation telle qu'on l'a, aujourd'hui. Rappelez-vous d'ailleurs qu'en 2012, il y avait Mélenchon, et puis il y avait Hollande. Il y avait déjà Mélenchon. Mélenchon était déjà candidat, il a fait 11%, et François Hollande a fait 28%. On est dans une situation où la division entre Benoît Hamon et Emmanuel Macron fait qu'il y a un partage. Et c'est ce qui fait que le risque de ne pas être au deuxième tour existe.

6:20
Stéphane Le Foll

Bon, alors je retourne ma question. Je vous ai demandé quelle était la meilleure chance de la gauche. Quel est le meilleur scénario pour éviter l'élection de Marine Le Pen ?

6:29
Présentateur

Eh bien c'est de faire en sorte qu'on soit capable sur un projet politique de gauche, progressiste aussi, d'avancer pour être au deuxième tour et battre Marine Le Pen. Ça va être ça l'enjeu. Benoît Hamon fait des propositions, il a engagé sa campagne, il m'a appelé et m'a fait des propositions. Le jour où il me fera des propositions, je suis prêt à aider, mais je l'ai dit. Et vous avez fait des propositions pour être dans son équipe de campagne ? Comité politique. Comité politique, oui. Non, non, pas dans son équipe de campagne, c'est son équipe de campagne, elle est faite. Vous avez réservé votre réponse ?

Non, je lui ai dit, ben quand il me ferait la proposition avec qui serait dans le comité politique, je peux tout à fait aider et je n'ai pas de soucis de ce côté-là. En même temps, dans le programme, il y a des questions qui sont posées sur l'emploi. Je n'ai pas encore vu de mesures sur la question de l'emploi. C'est aussi l'abrogation de la loi El Khomri. Oui, et ça, je pense que se contenter de ça, alors qu'on a créé près de 192 000 ou 200 000 emplois l'an dernier, il y a quand même des questions très importantes sur les emplois aidés, je les ai évoqués tout à l'heure, sur la garantie jeune, très important, sur le compte personnel d'activité.

7:36
Stéphane Le Foll

Les 200 000 emplois créés l'an dernier, ça vous fait dire quoi ? Que les baisses de charges, ça marche ? Que l'abaissement du coût du travail, la politique du CICE et du pacte de responsabilité, ça marche, c'est ça ? Vous en tirez comme leçon ?

7:48
Présentateur

Moi, je l'ai vu dans mon secteur, secteur à forte intensité d'emploi, le CICE, en particulier les abattoirs, les industries agroalimentaires, comme le pacte de responsabilité, s'il n'y avait pas eu ça à un moment, en particulier dans la période 2013-2014, où on avait beaucoup d'entreprises, et malheureusement on en a perdu, qui étaient en grande difficulté, je sais qu'on aurait perdu encore beaucoup plus d'emplois.

À ça, j'en suis parfaitement convaincu, que la question de la compétitivité, on peut considérer qu'il n'y a pas une économie de marché, on n'est pas avec une concurrence qui peut venir, et d'autres entreprises françaises, mais surtout à l'international, moi je sais que ça existe, je l'ai vu, je l'ai parfaitement perçu. En même temps, ça ne peut pas être l'alpha et l'oméga d'une stratégie économique qui vise à donner à l'économie française aussi une place dans l'Europe et dans le monde. Donc pour l'instant, vous ne croyez pas au programme économique de Benoît Hamon ?

Je ne crois pas, le programme économique de Benoît Hamon s'appuie sur la question du revenu universel, c'est quand même le sujet, et j'ai parfaitement écouté dimanche, c'est-à-dire hier, non, avant-hier maintenant, ça va vite, France Inter et Thomas Piketty sur la question du revenu universel, qui reprenaient d'ailleurs dans une discussion la note que j'avais faite sur la fondation Georges Jaurès sur le patrimoine, je trouve que sur ce sujet, ce qu'a dit Thomas Piketty me semble le plus réaliste, en tout cas, que ce que j'avais cru comprendre du revenu universel tel qu'il l'avait présenté Benoît Hamon.

9:14
Stéphane Le Foll

Au fond, Stéphane Le Foll, et après on va s'interrompre pour la revue de presse d'Hélène Jouan, au fond, celui qui est le plus proche sur le plan économique de ce qui a été accompli pendant le quinquennat, c'était Emmanuel Macron, non ?

9:27
Présentateur

Sur le plan économique, je ne vais pas évacuer la question que vous me posez, mais quelle est quelle est la ligne stratégique du plan économique ? Il y a une mesure que j'ai parfaitement identifiée qui existe, qui a été faite par Emmanuel Macron, c'est l'idée d'une assurance chômage universel qui ferait que celui qui crée une entreprise puisse accéder aussi, prenant ce risque-là, au chômage. Ça, c'est le vrai sujet, j'allais dire, d'Emmanuel Macron, qui prend une économie, qui la prend à la fois avec le salariat et aussi les indépendants en supprimant le RSI. Bon, ça, c'est un choix stratégique.

Pour le reste, sur la politique économique, macroéconomique, bon, j'attendrai aussi des précisions.

10:14
Stéphane Le Foll

Bon, là aussi, vous attendez. Stéphane Le Foll, invité de France Inter, on vous retrouve dans quelques minutes avec les questions des éditeurs et puis on parlera aussi de la grippe aviaire et de ce que vous avez préconisé ou annoncé hier parce que c'est très important pour les éleveurs et pour tout ce circuit de production, évidemment. Il est 8h32.