Budget : la vraie bataille à venir ? - C à vous : l’intégral - 14/01/2025
François Bayrou Au micro : Anne-Élisabeth Lemoine, Patrick Cohen, Elsa Tran Nguyen, Laurent SégalenSource d'origineTranscription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
Sur les retraites, arbitrage le plus attendu, des discussions pour reprendre vite.
- 7:00OuverteRéponse directe
Ce qu'a dit B.Vallaud, chef de file des députés PS: "Tout ce que vous ne céderez pas à gauche, vous devrez le céder au RN."
- 9:00OuverteRéponse directe
Il gagne du temps?
- 11:00OuverteRéponse directe
En 3 mois, on peut trouver un accord? Une fumée blanche sortira de ce conclave?
- 13:00OuverteRéponse partielle
La vraie bataille se jouera sur le budget?
- 15:00OuverteRéponse directe
On ne pourra pas ouvrir ce débat sans poser la question du cumul des mandats.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:00F.BayrouPromesse
« Nous pouvons, j'en ai la conviction, rechercher une voie de réforme nouvelle sans aucun totem et sans aucun tabou, pas même l'âge de la retraite, à condition qu'elle réponde à l'exigence fixée. »
- 9:00P.CohenChiffre
« Il manque 45 milliards chaque année, la moitié des 1000 milliards de dettes accumulés chaque année. »
- 10:00B.VallaudPromesse
« Vous avez annoncé que tout était négociable, même l'âge de 64 ans. La perspective d'une loi avant l'été, c'est notre voeu. »
- 12:00F.BayrouFait
« Le but de cette déclaration de politique générale est de permettre aux concitoyens de passer de la plus extrême inquiétude à la conviction que même si nous ne sommes pas certains de les résoudre tous, nous traiterons tous les problèmes qui se posent avec toutes nos forces et tous nos moyens. »
- 18:00P.PerrineauFait
« Il parle d'un "principe proportionnel". Ca veut tout et rien dire. Des proportionnelles, il y en a autant que les 10 doigts de mes mains. »
- 21:00A.JaouenFait
« Il a fait en sorte que les personnes qu'il agressait s'apitoient sur son sort. »
- 23:00A.JaouenFait
« Il n'hésitait pas à utiliser son statut pour dire: "Tu sais qui je suis. Personne ne te croira. Si tu dis quelque chose, il va t'arriver des problèmes." »
- 25:00P.PerrineauFait
« En France, ce droit est maintenant inscrit dans la Constitution, ce qui protège les femmes. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Heureuse de vous retrouver. On est en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Bonsoir à tous les 5.
Emilie? - E.Tran Nguyen: L'abbé Pierre, un prédateur en série.
Au-delà des plaintes, c'est tout un système organisé que met en lumière le nouveau rapport d'Emmaus publié aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: On en parle avec A.Jaouen, qui signe une enquête diffusée jeudi sur France 2: "Les Démons de l'abbé Pierre".
Mohamed? - M.Bouhafsi: Des témoignages de femmes encore choquées et brisées par leur avortement clandestin, il y a plus d'une cinquantaine d'années. - A.-E.Lemoine: Patrick? - P.Cohen: Les socialistes hésitent à censurer F.Bayrou.
Pour le moment, c'est plutôt non. Un premier succès pour le Premier ministre après son discours de politique générale. Des négociations sur la réforme des retraites démarreraient vendredi. - A.-E.Lemoine: Est-ce que ça rend optimiste notre invité, P.Perrineau?
A la veille de la motion de censure contre M.Barnier, vous étiez particulièrement pessimiste sur la situation politique française. Vous nous direz si vous l'êtes moins.
Lorrain? - L.Sénéchal: Le record du Vendée Globe a été pulvérisé ce matin.
Nous serons en direct avec le vainqueur. - A.-E.Lemoine: Pierre? - P.Lescure: Au Brésil, des milliers de familles n'ont jamais su ce qu'était devenu l'un des leurs, arrêté pendant la dictature. - A.-E.Lemoine: B.-H.Lévy raconte, dans son 5e ouvrage très surprenant, ses nuits blanches, ses insomnies et ses tentatives vaines pour les combattre.
On est aussi ravis d'accueillir C.Honoré, réalisateur et dramaturge, qui rend hommage à ses idoles de jeunesse emportées par l'épidémie de sida dans un contexte crépusculaire et plein d'humour qui reprend au théâtre de la porte Saint-Martin avec M.Foïs.
On vous présente aussi le nouveau phénomène du rap français, SDM. Son album est déjà disque de platine alors qu'il est sorti en septembre. Il mesure 2 m et se compare à Godzilla marchant sur Paris.
Il sera en février à l'Accor Arena de Paris. On commence avec le discours de politique générale de F.Bayrou et L'Edito de Patrick.
Le résumé de cette déclaration de politique générale? - P.Cohen: Le sort de la réforme des retraites sera, dès vendredi prochain, entre les mains des partenaires sociaux, qui auront 3 mois pour trouver une alternative sans aggraver le déficit.
F.Bayrou considère que notre premier problème est le surendettement du pays. C'est la principale annonce, en deçà de la suspension de la réforme réclamée a minima par la gauche.
Peu d'annonces budgétaires, sauf la réduction de l'effort demandé aux collectivités locales de 5 à 10 milliards d'euros, l'abandon du remboursement des médicaments et un recul sur l'effort pour les fauteuils roulants. Rien sur la santé et les suppressions de postes à l'Education nationale. Sur la vie démocratique, il demande aux collectivités locales des efforts qui rappellent des souvenirs.
Il remet sur le tapis le cumul des mandats et étudie les doléances des "gilets jaunes". - A.-E.Lemoine: Sur les retraites, arbitrage le plus attendu, des discussions pour reprendre vite. - P.Cohen: Dès vendredi.
F.Bayrou a parlé de "conclave". Comme pour les cardinaux, qu'on enferme pour l'élection du pape. - F.Bayrou: Nous pouvons, j'en ai la conviction, rechercher une voie de réforme nouvelle sans aucun totem et sans aucun tabou, pas même l'âge de la retraite, à condition qu'elle réponde à l'exigence fixée.
La seule exigence fixée est que nous ne pouvons pas laisser se dégrader l'équilibre financier que nous cherchons et sur lequel presque tout le monde s'accorde. Ce serait une faute impardonnable contre notre pays. - P.Cohen: Sans tabou, mais sans suspendre la réforme, et à condition de trouver les milliards nécessaires pour financer le système.
La barre est très haut, a rappelé le Premier ministre, qui l'a fixée plus haut que ce qu'on calcule généralement. Il prend en compte le déficit de la réforme des fonctionnaires. Il manque 45 milliards chaque année, la moitié des 1000 milliards de dettes accumulés chaque année.
Au bout de 3 mois, faute d'accord, la réforme actuelle continuerait de s'appliquer. Les Ecologistes voteront la censure déposée par les insoumis. La cheffe du groupe s'est dit atterrée par un discours "indigent et flou".
Grand débat chez les socialistes, qui y ont cru jusqu'au dernier moment. O.Faure parlait d'un accord "à portée de main".
F.Hollande a plaidé pour ne pas censurer à cause des avancées obtenues, de la stabilité souhaitée par les Français et du danger du RN. Le PS laisse encore la porte entrouverte. "Le compte n'y est pas", a lancé B.Vallaud à la tribune en interpellant le bloc central.
Toute une série de questions laissées sans réponse. Il a aussi sollicité des nouvelles discussions sur la réforme des retraites. - B.Vallaud: Vous avez annoncé que tout était négociable, même l'âge de 64 ans.
La perspective d'une loi avant l'été, c'est notre voeu. Personne ne se déshonore d'un retour devant les partenaires sociaux. - P.Cohen: B.Vallaud ne veut pas que la loi actuelle soit maintenue.
Il attend des réponses avant de décider de voter ou non la censure. B.Vallaud a défendu la négociation en récusant Mélenchon, qui a produit encore quelques injures ou quelques invectives à l'écart des socialistes en mettant la pression pour que le PS vote la censure. - A.-E.Lemoine: D'autres points remarquables? - P.Cohen: Le discours a commencé par les périls de la dette.
Ce n'était jamais arrivé qu'un Premier ministre mette en exergue ce problème. Aucune politique de retentissement ne pourra être conduite si elle ne tient pas compte de notre endettement. Il y a aussi un long développement géopolitique sur ce nouveau monde de la force brutale incarné par Poutine, D.Trump et E.Musk.
Une conclusion en forme d'appel à la réconciliation des Français entre eux, des Français avec la politique. - F.Bayrou: Le but de cette déclaration de politique générale est de permettre aux concitoyens de passer de la plus extrême inquiétude à la conviction que même si nous ne sommes pas certains de les résoudre tous, nous traiterons tous les problèmes qui se posent avec toutes nos forces et tous nos moyens.
Nous n'allons pas d'un seul coup passer de l'ombre à la lumière. Nous n'allons pas vivre le grand soir. Mais si nous parvenons à nous faire entendre de vous, élus de la nation, alors nous pourrons passer du découragement à un espoir ténu mais raisonnable. - P.Cohen: Ce soir, c'est encore assez ténu. - A.-E.Lemoine: L'espoir est plus ténu que raisonnable, l'inverse, ni l'un ni l'autre? - P.Perrineau: L'espoir est ténu.
Tout est dans la nature de la marge extrêmement restreinte dont dispose le Premier ministre, et l'ambiguïté des propos tenus par les leaders de la gauche. La stratégie Bayrou, c'est d'abandonner, dans la majorité stéréo qu'il tente de mettre en place, l'enceinte RN, pour s'adresser à l'enceinte de gauche. Ca ne marche pas auprès des communistes et des écologistes, qui ont parlé de propos indigents.
Il reste les socialistes, c'est-à-dire 66 députés. Quand vous écoutez les socialistes, il y a ceux qui disent, et c'est parfois les mêmes, que le compte n'y est pas, mais peut-être pas jusqu'à voter la censure dans 2 jours avec LFI. On verra ce qu'il en est.
De toute façon, une censure de la gauche ne débouche sur rien. On revient à la situation du début du gouvernement Barnier: un RN qui veut retrouver le bouton pour mettre en acte la censure. - A.-E.Lemoine: Ce qu'a dit B.Vallaud, chef de file des députés PS: "Tout ce que vous ne céderez pas à gauche, vous devrez le céder au RN." - P.Cohen: Il incite le PS à ne pas voter la censure, pour ne pas remettre le pouvoir dans les mains du RN. - P.Perrineau: Oui.
Il y a eu plus de concessions à la gauche...
Remettre sur le métier à la manière Bayrou, c'est-à-dire avec son charme flou...
Il y a chez lui un charme flou, même dans sa manière de s'exprimer, de rester indécis, de donner un bout, mais de dire que les bouts suivants viendront plus tard... - A.-E.Lemoine: Il gagne du temps? - P.Perrineau: Bien sûr. - A.-E.Lemoine: Il faut ce conclave de vendredi prochain pour... - P.Perrineau: Ce conclave, c'est 3 mois... - P.Cohen: Et pas 6, comme prévu au départ. - P.Perrineau: Voilà.
Ca lui donne un délai, si les socialistes veulent jouer le rôle de ce conclave. Il aura battu le record de M.Barnier. - P.Cohen: Dans les concessions, il y a aussi ce dont il n'a pas parlé.
Dans le chapitre immigration, qu'il a longuement développé, il n'y a pas eu de promesse d'une loi immigration, comme celle de B.Retailleau, qui a disparu de l'agenda. - A.-E.Lemoine: En 3 mois, on peut trouver un accord?
Une fumée blanche sortira de ce conclave? - P.Perrineau: Ca dépend des partenaires.
Il y a une cohérence dans la démarche. On confie aux représentants des forces sociales, des salariés d'un côté et des employeurs de l'autre, la capacité de réfléchir pendant 3 mois en les enfermant presque...
Il a dit qu'ils seraient dans un même local. Il y a un côté conclave pontifical. Ca a de la cohérence.
Ce sont eux, les principaux intéressés. Mais attention. Pour l'instant, le patronat, que ce soient les grandes forces du patronat, les représentants des PME, ne sont pas d'accord avec les syndicats de salariés qui, eux-mêmes, entre eux, quand on va dans le détail, ne sont pas d'accord entre eux.
Il n'est pas évident qu'en 3 mois, dans un temps bref, on aboutisse à un compromis. Si on n'y aboutit pas, il a été clair: la réforme s'appliquera. - A.-E.Lemoine: La vraie bataille se jouera sur le budget?
Même s'il n'y a pas eu de précisions détaillées, d'ailleurs...
Il y a eu du flou. - P.Cohen: Ca devrait arriver.
Les questions ont été posées à la tribune par B.Vallaud. Il y a ensuite la réponse du Premier ministre à l'ensemble des groupes.
Il pourrait saisir l'occasion dans les heures qui viennent pour apporter des précisions importantes sur des sujets qui ont occupé une bonne part des négociations depuis 8 jours. - A.-E.Lemoine: Les institutions sont ainsi faites que le même discours doit être prononcé simultanément à l'Assemblée nationale et au Sénat.
C'est le numéro 2 du gouvernement qui doit le faire. E.Borne, ministre de l'Education nationale, a été contrainte à un drôle d'exercice: parler d'elle-même, puisque F.Bayrou l'a citée, et a évoqué l'avenir réservé à la réforme des retraites qui lui a valu le surnom de "madame 49-3". - E.Borne: Une fierté de ce gouvernement est d'avoir placé en premier le ministère de l'Education nationale et d'y avoir placé à la tête une femme au parcours exemplaire.
La réforme des retraites est vitale pour notre pays et notre bien-être social. Bien des gouvernements successifs s'y sont engagés, de M.Rocard aux efforts courageux du gouvernement d'E.Borne. - P.Cohen: Ca amuse tout le monde. - A.-E.Lemoine: Oui, c'est amusant, et c'est aussi un risque politique de F.Bayrou en remettant sur la table la réforme des retraites, après les "efforts courageux" d'E.Borne, notamment. - P.Perrineau: On voit bien la méthode Bayrou.
Après le sucre vis-à-vis d'E.Borne, c'est elle qui est obligée de dire devant les sénateurs que la réforme pour laquelle elle s'est battue va être remise en chantier. C'est un exercice où on doit faire preuve d'une certaine modestie.
C'est sûrement très bon pour les hommes et les femmes politiques ces temps-ci. - A.-E.Lemoine: Il a reconnu lui-même qu'il était novice en matière de discours.
Il a quand même 40 ans de carrière politique derrière lui. - P.Perrineau: C'est un style verbal particulier.
Bayrou ne parle pas comme les autres hommes politiques. Les autres hommes politiques sont en général des gens sortis des grandes écoles, avec un discours très carré, alors que lui assume le flou. Il assume l'imprécision.
C'est une stratégie. Il assume aussi l'humour. Il se perd complètement dans ses notes. - P.Cohen: C'est là qu'il a dit qu'il n'était pas rompu à l'exercice. - P.Perrineau: Il garde le calme des vieilles troupes auxquelles il appartient. "On ne va pas en faire un fromage, je vais les retrouver.
De toute façon, je suis un néophyte, j'apprends le métier." Venant de F.Bayrou, ça ne manquait pas de sel.
Il a fait même rire ses opposants. C'est le début de la séduction que ce type de discours peut avoir. D'autre part, il est insaisissable.
C'est un grand pragmatique. Il a dit à un moment: "Si nous nous trompons, nous nous corrigerons." Il peut s'engager puis dire qu'il s'est trompé.
La gauche en a perdu son latin. Il y a la réaction un peu rigide des communistes et des écolos, et puis...
Il a semé le trouble chez les socialistes. C'est un début où les frontières de la majorité peuvent éventuellement bouger. - E.Tran Nguyen: F.Bayrou a aussi abordé un sujet qui lui tient à coeur: la proportionnelle. - F.Bayrou: Je pense aussi qu'il faut que chacun puisse trouver sa place au sein de la représentation nationale à proportion des votes qu'il a reçus.
C'est la seule règle qui permettra à chacun d'être lui-même authentiquement, sans être prisonnier d'alliances insincères. Je propose que nous avancions sur la réforme du mode de scrutin législatif. Chacun exprimera sa position, mais il y a une option à prendre sur ce principe et une discussion à avoir sur ces modalités. - E.Tran Nguyen: Pour ceux qui l'ignorent, M.Barnier vous avait confié à vous, P.Perrineau, le dossier de travailler à nouveau sur la proportionnelle.
F.Bayrou n'évoque ni modalités ni délais. On peut vraiment se lancer actuellement dans un tel chantier? - P.Perrineau: Ca peut être plus difficile qu'on veut bien le croire.
Il devra aller au-delà des principes. Il parle d'un "principe proportionnel". Ca veut tout et rien dire.
Des proportionnelles, il y en a autant que les 10 doigts de mes mains. Quel type de proportionnelle? Partielle, intégrale?
Il parle de proximité avec les électeurs. Ca enlève l'hypothèse d'une proportionnelle dans le cadre des régions et le cadre national. Le principe proportionnel peut être associé au principe majoritaire.
Comme au Sénat. Vous avez les départements très peuplés où s'applique la proportionnelle et les départements comme la Creuse où la population est rare et où on utilise le majoritaire. Il laisse ça extrêmement ouvert parce qu'il sait que de l'extrême gauche à l'extrême droite, il y a des conceptions extrêmement différentes de cette instillation de proportionnelle.
Lorsque M.Barnier m'avait confié la mission de réfléchir avant le projet de loi qu'il comptait déposer avant l'été, c'était d'instiller la proportionnelle dans le système. Là, il s'agit d'avoir un principe proportionnel.
J'attends pour voir. - P.Cohen: L.Wauquiez a pris la parole après pour dire qu'il s'opposerait, avec le groupe LR, à la mise en place de la proportionnelle.
C'est un élément important, même si l'Assemblée nationale telle qu'elle est aujourd'hui a une majorité assez large en faveur de la proportionnelle. Il y a 25 sortes de proportionnelles et le diable est dans les détails... - E.Tran Nguyen: On ne pourra pas ouvrir ce débat sans poser la question du cumul des mandats. - P.Perrineau: Bien sûr.
C'est assez cohérent avec ce qui se passe. Depuis des années, on parle de fracture territoriale, d'électeurs loin de leur classe politique, de députés hors sol...
On le dit moins des sénateurs, qui sont d'anciens élus locaux. Il faut réarmer la classe politique nationale aux enjeux locaux et à la pratique du pouvoir au plan local. Les communes, les départements et les régions sont une école politique incroyable.
Réintroduire, dans des limites, un certain cumul des mandats, c'est réarticuler le pouvoir local et le pouvoir national. C'est rapprocher la démocratie des citoyens. - A.-E.Lemoine: Un mot sur la banque de la démocratie que veut ressusciter F.Bayrou.
C'est l'une de ses idées depuis longtemps. Un organisme public sous le contrôle du Parlement, qui pourrait financer les partis politiques et les campagnes électorales. Ca pourrait plaire au RN? - P.Perrineau: Bien sûr.
On sait, même s'ils en jouent de façon un peu dramatique... "Nous n'aurons pas les 500 signatures.
Nous devons aller voir les banques russes..." Ca nous épargnerait ce type d'arguments.
C'est aller au bout de ce que nous avons instillé et installé dans le système français du financement dans la vie politique: un financement public. C'est aller jusqu'au bout de cela pour éviter, à juste titre, les dérives d'un système comme le système américain. - A.-E.Lemoine: Merci, P.Perrineau.
On a beaucoup de sujets d'actualité à vous soumettre. - S.Veil: Je voudrais vous faire partager une conviction de femme.
Je m'excuse de le faire devant cette assemblée presque exclusivement composée d'hommes. Aucune femme ne recourt de gaieté de coeur à l'avortement. Il suffit d'écouter les femmes.
C'est toujours un drame. Cela restera toujours un drame. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire de 79 femmes qui témoignent et prennent la parole pour des millions de Françaises à l'occasion des 50 ans de la loi Veil, autorisant l'IVG.
Un documentaire diffusé ce soir, après "C à vous". Des centaines de milliers de femmes avaient alors recours à l'avortement clandestin. Elles racontent ce qui a été et reste une épreuve. - Il m'a expliqué que c'étaient des bougies de différentes tailles.
Il les introduisait petit à petit pour que le col de l'utérus s'ouvre. Ce qui a été terrible, c'est le curetage. Il faut qu'il gratte tout l'intérieur de l'utérus.
C'est une horreur. - J'étais prête à tout. J'étais prête à mourir.
Elle m'a mis une sonde. Ca m'a fait mal, mais je n'ai rien dit. - Je me souviens que ça s'est terminé par le bruit de la chasse d'eau.
J'ai ressenti une émotion très forte, quelque chose de violent. - M.Bouhafsi: Parmi ces témoignages, celui de Christiane.
Elle révèle son avortement et la violence qui l'a accompagnée alors qu'elle n'avait même pas 20 ans. C'est la confession de la garde des Sceaux, C.Taubira. - C.Taubira: C'était juste après le baccalauréat.
Ce qui est impitoyable, c'est que c'est le premier coup. Pendant les premiers jours, on était persuadés que je ne survivrai pas. Le médecin me pose des questions. "Qui vous a fait ça?" J'entends des mots, "charcutage", "charcuterie"...
Je comprends que c'est violent, mais il ne m'arrive pas un millième de seconde l'idée de trahir la dame. - M.Bouhafsi: A.Girardot prête sa voix au documentaire.
A chaque session d'enregistrement, sa voix s'est nouée. Si elle a lutté contre ses émotions, c'est parce qu'elle porte également une histoire. Son grand-père a abordé avec elle l'avortement clandestin qui a coûté la vie à sa grand-mère en 1968 et le secret de famille qui en a découlé. ... - M.Bouhafsi: 60 ans après leur avortement, la plupart des femmes qui témoignent reste choquées et brisées par leur avortement clandestin.
Certaines évoquent les conséquences psychologiques et physiques douloureuses, mais aussi le mépris et la violence de certains médecins. - Ma mère saigne, mais pas "saignotait". Ca saigne.
Je changeais les serviettes, les draps... - Je vais voir une gynécologue.
Elle me dit que ce sont les conséquences d'un avortement, que ça ne le concerne pas. - Il m'a laissée Ma chemise de nuit pleine de sang pendant tous les jours où j'étais hospitalisée. - "Tu vas voir, salope.
Ton curetage, ce sera sans anesthésie." - M.Bouhafsi: 50 ans après, il est beaucoup trop complexe pour certaines femmes d'avorter. 45 établissements hospitaliers pratiquant l'IVG entre 2007 et 2017 ont fermé.
Les femmes rurales sont les premières touchées par le manque de spécialistes. Les associations militent pour la suppression de la clause de conscience des médecins spécifique à l'IVG. - 50 ans après la loi, on a encore et encore, des propos culpabilisants, des femmes qui n'osent pas en parler.
Plus de la moitié attendent 7 jours pour avoir leur premier rendez-vous d'accès à l'avortement. Le Planning familial demande la suppression de la clause de conscience spécifique. Nous avons essayé de la supprimer, en vain.
Cette clause est utilisée de manière insidieuse. Des examens prescrits en plus, des dépassements d'honoraires...
On vous fait écouter le coeur de l'échographie... - M.Bouhafsi: Ce documentaire est issu d'entretiens recueillis par l'INA.
Un débat suivra la diffusion dans "C ce soir". Les débats se font plus pressants. Certains médias expliquent que l'avortement est dangereux pour la santé.
Ce discours trouve écho dans de nombreux pays. C'est un danger pour la France? - P.Perrineau: C'est un danger.
En France, ce droit est maintenant inscrit dans la Constitution, ce qui protège les femmes. Pour vivre 2 mois par an aux Etats-Unis, où dans certains Etats, les femmes ne peuvent plus avorter, la situation est beaucoup plus dramatique. Des femmes modestes doivent parcourir des milliers de kilomètres pour se faire avorter.
Politiquement et sur le terrain associatif, il y a une virulence du courant qui s'appelle "pro-vie", avec de nombreux guillemets. Ce mouvement est beaucoup plus important aux Etats-Unis qu'en France. Quand on écoute la personne du Planning familial, il y a sûrement beaucoup de progrès à faire, mais la situation n'est pas aussi dégradée en France qu'elle ne l'a été en Pologne avant le changement de pouvoir ou qu'elle l'est actuellement dans de nombreux Etats américains. - P.Lescure: Une question de société laissée en suspens depuis juin dernier: celle du texte sur la fin de vie.
Y.Braun-Pivet a demandé ce matin au gouvernement que ce texte soit examiné à partir du 3 février. "Nous avons perdu 6 mois alors que ce texte aurait dû être voté le 18 juin dernier, mais les Français nous attendent depuis trop longtemps", a dit Y.Braun-Pivet lors de ses voeux aux parlementaires.
Mettre en discussion ce texte, ce serait aussi une façon de montrer que le pays continue d'avancer malgré l'instabilité politique? - P.Perrineau: En effet.
Au-delà des questions budgétaires et de Sécurité sociale, la question de la retraite qui est très importante...
Les Français s'intéressent au pouvoir d'achat, à la sécurité. Il faut que le Parlement vote les lois. Il est là pour ça.
La reprise de ce projet pourrait être un élément qui montre que le gouvernement gouverne. Cependant, ce débat sur la fin de vie est très complexe. Il traverse même les familles politiques.
C'est un avis plus personnel...
Je crois par exemple que c'est un sujet qui mériterait d'être porté devant l'opinion publique, par le biais du référendum. C'est une vraie question qui interpelle tous les citoyens que nous sommes. Nous sommes tous, à un moment de nos vies, confrontés à cette question de la fin de vie.
Je l'ai été personnellement pour mes 2 parents. J'aimerais bien qu'on me demande mon avis sur cette question qui m'a interpellé dans les valeurs les plus profondes, dont je suis porteur. La voie du référendum aurait été une voie adéquate.
Il y a une loi. - P.Cohen: Il y a eu une convention citoyenne.
Elle a beaucoup consulté et travaillé. - P.Perrineau: Mais les Français ont tous quelque chose à dire là-dessus.
Quand on a tous quelque chose à dire là-dessus, le référendum se justifie. - A.-E.Lemoine: C'est le 3e rapport commandé par Emmaus pour faire la lumière sur les agissements de son fondateur.
Le nouveau délégué général de l'association qualifie l'abbé Pierre de prédateur organisé, stratège, capable de menaces, de pressions et de chantages. 57 victimes ont été identifiées, dont un garçon mineur au moment des faits qui dénonce un viol ou encore Danièle, 21 ans, quand l'abbé Pierre l'invitait à le rejoindre dans sa chambre. - Il a eu ce geste déplacé.
J'ai subi, plusieurs soirs de suite, des attouchements de sa part, qui pouvaient aller assez loin, sur ma poitrine et sur des espaces intimes. Egalement, je l'ai vu se dénuder, faire des choses sur lui que je ne répéterai pas. Je détournais mon regard. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, A.Jaouen.
Merci d'être présent ce soir. Votre enquête sera diffusée dans le cadre de "Envoyé spécial" après-demain sur France 2. Un reportage dans lequel témoigne cette femme à visage découvert.
Son témoignage est anonyme dans le rapport commandé par Emmaus. Elle a décidé de rendre publiques les agressions qu'elle a subies. Elle n'en avait pas conscience pendant plus de 50 ans? - A.Jaouen: Elle pensait avoir vécu quelque chose de particulier avec l'abbé Pierre, sans forcément mettre de mots sur ce qu'elle a traversé.
Et il y a eu ce 1er rapport du 7 juillet qui lui a fait prendre conscience que peut-être, l'abbé Pierre avait fait quelque chose de répréhensible à son égard. Elle ne voulait pas vraiment témoigner. Le 2e rapport, dans lequel une mineure témoigne, l'a frappée.
Il y a eu une prise de conscience. Elle a décidé de parler. Elle nous a fait confiance. - A.-E.Lemoine: Si elle a mis autant de temps à réaliser qu'elle a été une des victimes de l'abbé Pierre, c'est parce qu'elle éprouvait de la compassion pour cet homme. - A.Jaouen: C'est un mécanisme que l'abbé Pierre avait développé.
Il a fait en sorte que les personnes qu'il agressait s'apitoient sur son sort. Elle a été prise de compassion. Elle avait 21 ans, à l'époque des faits.
Elle avait très peu d'expérience dans la vie. C'est la 1re fois qu'un homme lui donnait un rôle. Il y avait une emprise et une compassion. - A.-E.Lemoine: Parmi les autres victimes qui témoignent, une hôtesse de l'air que personne n'avait cru à l'époque quand elle avait raconté que l'abbé Pierre lui avait mis une main aux fesses pendant un vol.
Les collègues d'une jeune infirmière ont ri lorsqu'elle a rapporté ce geste inapproprié du religieux qui lui a touché le ventre et un sein alors qu'elle était enceinte. Les employeurs d'une jeune salariée, dans un hôtel où séjournait l'abbé Pierre...
Il l'agresse. C'est violent. Elle se plaint. - A.Jaouen: On lui répond que c'est comme ça.
Il le fait toujours. L'abbé Pierre est intouchable. C'est un VIP.
Il l'a été toute sa vie. Avant même l'appel de l'hiver 54, il est auréolé de son passé de grand résistant. C'est un député, un religieux très respecté.
Il a toujours eu cette aura. - A.-E.Lemoine: Cette jeune femme avait eu, dans un premier temps, des conversations spirituelles avec l'abbé Pierre.
Il profitait de toutes sortes de situations pour agir? - A.Jaouen: Ce que l'on peut comprendre, c'est que parmi les 33 victimes qui ont témoigné, la majorité d'entre elles étaient en situation de vulnérabilité.
Elles témoignent, pour beaucoup, qu'il a profité de certaines faiblesses. Dans le cadre de Danièle, sa compassion. Dans un autre cas, Rachel, elle était mineure.
Elle avait 8 ans. Il appuyait sur les cordes sensibles. - A.-E.Lemoine: Dans ce 3e rapport, on découvre que l'abbé Pierre ne se séparait jamais de son polaroïd.
Il obligeait certaines victimes à prendre la pose. - A.Jaouen: Est-ce qu'il les a obligés?
Je ne sais pas. Un homme de l'entourage de l'abbé Pierre dans les années 2000, a conservé certains documents. Dans le reportage de "Envoyé spécial", une femme témoigne à titre posthume.
Elle raconte dans un bouquin écrit en 2008 avoir subi pendant 11 ans des agressions répétées. - A.-E.Lemoine: Il conservait les polaroïds mais les cachait. - A.Jaouen: Dans un tiroir dans lequel il y avait d'autres polaroïds.
Je suis tombé sur des photos. - P.Cohen: C'est dingue que ce livre soit passé inaperçu.
C'est hallucinant. - A.Jaouen: Cette femme, personne ne l'a crue.
Il y a même une interview qui a été réalisée à l'époque où sort le livre. L'interview n'a pas été vendue. Elle a écrit un bouquin qui n'a pas été cru.
J'étais en mesure, dans ce sujet, de contacter une proche de cette femme qui a été témoin direct d'une scène d'agression décrite dans le livre. Ce qui est écrit paraît vrai. - A.-E.Lemoine: Les victimes ne sont pas crues ou l'abbé Pierre leur impose le silence.
Il avait organisé un mécanisme de menaces, de mise sous silence? - A.Jaouen: Des menaces.
Il y a des témoignages édifiants. Il n'hésitait pas à utiliser son statut pour dire: "Tu sais qui je suis. Personne ne te croira.
Si tu dis quelque chose, il va t'arriver des problèmes." Est-ce qu'il l'a fait de manière systématique? Je ne sais pas.
Il a pu le faire par courrier. On a retrouvé un courrier qui date de 1955. Qui essaie de raconter ce que l'abbé Pierre aurait pu faire aux Etats-Unis.
Quand l'abbé Pierre apprend qu'un cadre Emmaus a été prévenu par l'étudiant américain, l'abbé Pierre dit qu'il va utiliser la force. Il est hyper menaçant. Il fait comprendre que son statut est supérieur à celui de ce petit étudiant. - E.Tran Nguyen: Il profitait des situations de vulnérabilité.
C'est le cas de Pascale, gravement brûlée dans son enfance. A 22 ans, elle est menacée de se retrouver à la rue. Elle contacte l'abbé Pierre.
Il a 83 ans. Il répond à son appel. Elle affirme qu'il l'a agressée à plusieurs reprises.
Depuis, elle essaie de comprendre comment l'abbé Pierre a pu agir en toute impunité. Elle a rendez-vous avec les dirigeants d'Emmaus. - Dans un 1er temps, nous vous apportons nos excuses.
Tout le monde a été choqué, attristé voire en colère. - J'ai été invitée par l'abbé Pierre parce que j'étais en grande difficulté. J'allais me retrouver à la rue.
J'ai été agressée physiquement, sexuellement, par cet homme parce que j'étais toute seule dans son bureau. Emmaus a laissé faire. Ils ont fabriqué des victimes. - E.Tran Nguyen: C'est toute la question: est-ce qu'Emmaus savait?
Est-ce qu'ils n'ont rien fait pour protéger les victimes? Est-ce qu'ils vont devoir porter certaines responsabilités? - A.Jaouen: Il y a plusieurs questions.
Actuellement, la question de l'indemnisation est en débat. Il y a un vrai sujet. Qui savait autour de l'abbé Pierre?
C'est difficile de déterminer qui savait quoi. On ne sait pas ce qui se savait. L'actualité du jour, c'est que L.Desmard, qui vient de démissionner de son poste de président de la fondation abbé Pierre...
Il vient de démissionner du poste de président d'honneur de la Fondation abbé Pierre. Il est complètement dévasté. Il condamne les actes de l'abbé Pierre.
Il y a des responsabilités à chercher. - A.-E.Lemoine: Des responsabilités pénales. - P.Cohen: L.Desmard l'a accompagné au plus près pendant des années... - A.Jaouen: Il était son secrétaire particulier pendant les 10 dernières années de l'abbé Pierre.
Il n'y a pas que L.Desmard. Il y a plein de gens.
Les dirigeants d'Emmaus, dans les années 90 ou 2000. J'ai contacté des dizaines de personnes autour de lui: des proches, des gens qui ont eu des postes à responsabilité. Personne ne répond à nos sollicitations.
On se fait raccrocher au nez. - A.-E.Lemoine: Certains des témoignages, dans ce 3e rapport, sont arrivés très tard, dans les derniers jours du dispositif d'écoute fin décembre.
Il y a probablement d'autres victimes. - A.Jaouen: Ce qu'on sait, c'est qu'il y a une phase transitoire.
Le cabinet va continuer d'écouter les personnes jusqu'au 31 janvier. A partir du 31 janvier, une structure va remplacer le cabinet. Emmaus est encore en train de la chercher.
Dans un 2e temps, ces personnes qui vont vouloir témoigner vont aussi être entendues par la commission mise en place par Emmaus. Des spécialistes vont investiguer pendant 2 ans sur le problème de l'abbé Pierre. - A.-E.Lemoine: Il y aura d'autres rapports et, sans doute, d'autres victimes. - A.Jaouen: Au bout de 2 ans de travail, il y aura d'autres rapports. - A.-E.Lemoine: Merci, A.Jaouen.
On renvoie à cette formidable enquête, "Les Démons de l'abbé Pierre", diffusée jeudi dans le cadre de "Envoyé spécial". C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal.
C.Dalin a pulvérisé le record du Vendée Globe. - L.Sénéchal: C'est le tour du monde à la voile en solitaire sur des Imoca.
C.Dalin est arrivé ce matin au lever du jour. Ca donne des images magnifiques.
Il a bouclé son tour du monde en 64 jours et 19 heures. Quasiment 10 jours de moins que le précédent record. - C.Dalin: C'est de la folie.
Cette ligne d'arrivée avec la lumière du jour qui commençait à percer...
C'est la plus belle ligne d'arrivée de ma carrière, et de loin. Je n'ai jamais vécu ça de ma vie. - L.Sénéchal: Il a eu l'honneur de remonter le chenal des Sables-d'Olonne en vainqueur. - Il n'y a pas de mots.
C'est un exploit sportif extraordinaire. - C'est un winner. -64 jours pour faire le tour du monde, félicitations. - CHARLIE. - L.Sénéchal: Il n'a pas laissé grand monde approcher son bateau.
Même le maire de sa ville, E.Philippe, n'a pu que le chercher de loin. Notre Zidane à nous a pu parler avec C.Dalin et lui poser les vraies questions. - Vous avez commandé un burger-frites.
Ca va être le meilleur de votre vie. - C.Dalin: Sûrement.
J'ai hâte de manger mon 1er repas à terre après 64 jours. La nourriture qu'on emmène, ce n'est pas forcément très bon. J'ai hâte de retrouver de la vraie nourriture. - Dites-moi un truc que vous n'avez dit à encore aucun journaliste. - C.Dalin: Je n'ai pas pris de douche pendant 64 jours. - L.Sénéchal: Une bonne douche, on lui souhaite, après plus de 2 mois en mer.
C.Dalin a retrouvé sa famille, son fils de 7 ans. Ils sont restés en contact pendant tout ce temps.
C'est lui qui a annoncé à sa femme qu'on passait en 2025. - On a la chance d'avoir des réseaux sociaux. Il est presque là.
Le Nouvel An avec les copains, c'est lui qui, à minuit moins une, a appelé. On avait zappé qu'il fallait se dire "bonne année". On était partis dans notre soirée.
Il nous a appelés. "Bonne année!" - L.Sénéchal: C.Dalin a une particularité.
C'est sa 1re victoire, mais c'est la 2e fois qu'il franchit en premier la ligne d'arrivée. La dernière fois, Y.Bestaven l'avait emporté.
On lui avait décompté du temps parce qu'il était parti sauver K.Escoffier. C.Dalin tient sa victoire après une course parfaite et un duel avec son copain Y.Richomme. ... - L.Sénéchal: C'est le moment où il l'a doublé après plus d'un mois de course. - A.-E.Lemoine: Il y avait un duel extraordinaire. - L.Sénéchal: La course n'est pas terminée.
Elle a déjà donné des moments forts. - Salut, petite baleine! Rire. ... - J'ai 2 brosses à dents: une violette et une orange. - L.Sénéchal: Parce qu'elle s'appelle V.Dorange!
Un concurrent belge est encore près de l'Antarctique. Il est très loin. Le Vendée Globe peut durer jusqu'à 150 jours.
Il va mettre du temps à rentrer. - A.-E.Lemoine: L'Ukraine revendique l'attaque sur la Russie la plus massive depuis le début de la guerre. - L.Sénéchal: L'Ukraine a frappé en profondeur, à plus de 1000 km à l'intérieur des frontières russes.
Ce sont des dépôts de gaz, des raffineries, qui ont été touchés. De quoi entraver la logistique russe et rendre la monnaie de sa pièce à V.Poutine.
Moscou affirme que des missiles américains et des missiles britanniques ont été utilisés. La Russie utilise des soldats nord-coréens. Des centaines ont été tués par l'Ukraine dans la région russe de Koursk.
Le renseignement nord-coréen évoque des morts et des blessés. 1/3 des troupes nord-coréennes engagées dans cette guerre sont hors de combat. Ni Moscou ni Pyongyang ne reconnaissent que des troupes sont déployées.
Les images et les témoignages se multiplient. ... - L.Sénéchal: C'est la 1re guerre à laquelle participe la Corée du Nord depuis les années 50, depuis la guerre de Corée.
Des soldats nord-coréens ont été faits prisonniers par l'Ukraine. L'Ukraine espère maintenant un échange et le retour de certains de ses propres soldats. ... - A.-E.Lemoine: D.Trump peaufine sa cérémonie d'ouverture. - L.Sénéchal: Il a invité tous ses copains.
Xi Jinping a dit non. En revanche, G.Meloni, V.Orban, J.Milei, J.Bolsonaro et les Français E.Zemmour et S.Knafo pourront danser sur "YMCA". "YMCA" des Village People. ... - L.Sénéchal: Les Village People vont se produire pour l'investiture de D.Trump.
Des membres fondateurs, il ne reste plus que le policier. C'est un démocrate. "YMCA" est devenu l'hymne de D.Trump malgré lui. - Le problème, avec D.Trump, c'est qu'il a fait venir des imitateurs qui faisaient semblant d'être Village People.
Ca nous a remis numéro 2 des charts. Ce n'était pas si mal! - L.Sénéchal: Dans son message pour justifier sa présence à l'investiture de trump, il écrit ceci. - A.-E.Lemoine: C'est un drôle d'argument, tiré par les cheveux. - L.Sénéchal: Trump continue de se moquer de son ancienne concurrente.
Je vous avais montré des images des funérailles de J.Carter, où D.Trump discutait, complice, avec B.Obama.
Une bande-son fictive a été diffusée. C'est lunaire et c'est faux. ... - L.Sénéchal: Fausse vidéo signée D.Trump, qui a ajouté des voix.
Il monnaye les soirées chez lui, à Mar-a-Lago. La prochaine a lieu le mois prochain. Une soirée pour célébrer officiellement "l'exceptionnalisme américain." 5000 dollars pour en être.
Pour 10 000 dollars, vous êtes à la table des VIP. En guest star, il y aura M.Tyson.
Il y avait une dernière option, mais elle est sold-out. Pour 100 000 dollars, vous aviez l'autorisation de réaliser des interviews avec votre propre équipe télé. Trump jubile.
Il n'est pas passé loin de la case prison. Selon le procureur spécial en charge de l'enquête sur l'assaut du Capitole il y a 4 ans... - A.-E.Lemoine: Bon...
Vous suivrez lundi l'investiture de D.Trump dans quel esprit? - P.Perrineau: J'entendais tout à l'heure la présidente écologiste parler d'indigence à propos de F.Bayrou.
Là, c'est affligeant. Le moment de la transmission du pouvoir entre le président battu et le président gagnant, c'est un grand moment de la vie politique américaine. Une fois de plus, le président Trump saccage la tradition politique américaine.
Dans la société américaine, on le voit bien quand on y vit un peu, flottent vraiment les instincts les plus préoccupants. Ceux qui ont envie d'en découdre avec la démocratie américaine. C'est une responsabilité que je n'aimerais pas porter sur mes épaules. - A.-E.Lemoine: Merci, P.Perrineau, d'être venu ce soir commenter le discours de politique générale de F.Bayrou.
Dans un instant, M.Foïs, C.Honoré, B.-H.Lévy, le rappeur SDM et toutes nos chroniques.