Comment vont les maires, six mois avant les municipales ? Bernard Gérard
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Questions et réponses
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Comment vont ces maires ? Que retenez-vous du congrès des maires du Nord ?
- 1:00OuverteRéponse partielle
Quelles sont les causes qui poussent les maires à raccrocher ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez ressenti des agressions verbales ou physiques ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'il manque au statut du maire ?
- 6:30OuverteRéponse directe
Pourquoi ne pas laisser la place aux nouvelles générations ?
- 8:30OuverteRéponse directe
Comment en sortir par le haut de la crise politique actuelle ?
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Il reste moins de 6 mois avant les élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Bernard Gérard, bonjour. Bonjour cher monsieur.
Merci d'être dans ce studio. Vous êtes maire de Marc Barol, président de l'association des maires du Nord. D'abord, comment vont ces maires ?
Que retenez-vous du congrès des maires du Nord qui vient de se tenir à doué ? D'abord, un très beau congrès puisqu'il y avait 650 participants. Je pense que les maires avaient envie de se retrouver, de discuter ensemble. euh 650 participants élus, plus tous ceux qui venaient euh euh donc euh par leur fonction, les les les entreprises et cetera, les partenaires présents et puis trois ministres qui sont venus.
Donc euh c'était très riche en discussion et et nous avons euh effectivement pu euh faire le le bilan un petit peu de de ce mandat à nul autre pareil parce que franchement c'est un mandat, on s'était demandé un jour si on allait pouvoir le commencer. On se demande parfois également si on va pouvoir le finir. C'était une étude de Svipov science expliqué que les démissions ont été multipliées par 4 lors de ce mandatci par rapport à 2008-24 alors les raisons intention au sein du conseil municipal fatigue ou encore cas d'agression.
Alors dans dans le nord je crois qu'il y a eu aussi des des démissions pour d'autres fonctions. Ça existe aussi mais tout de même quelles sont les causes qui poussent les maires à raccrocher les charpes ou qui freinent les élus à rempiler ? Alors, on verra combien d'élus euh décideront euh d'arrêter.
Je pense que on sera sans doute dans une épure qui n'est pas euh celle qu'on imagine aujourd'hui. Je pense qu'on devrait peut-être être aux alentours de 34 ou 35 % euh de de personnes qui ne vont pas se représenter pour des causes très très multiples euh dont dont vous parliez euh un instant. Mais c'est vrai que c'est devenu de plus compliqué, de plus en plus compliqué.
Et vous savez euh bon les maires ce sont ces ces ces personnes qui avec des bouts de ficelles font fonctionner la France l'ont démontré tout au long de ce mandat avec des crises qui se sont ajoutées aux crises qui ont commencé dans des conditions incroyables avec le Covid et qui se sont continué avec l'Ukraine et cetera et cetera. Bon, la crise énergétique. Donc je pense que c'est difficile.
Moi, j'ai beaucoup d'admiration pour mes collègues. Moi, j'ai une ville de 40000 habitants avec beaucoup de personnes pour m'aider aussi. Euh mais euh une commune c'est une petite entreprise qui travaille beaucoup le weekend, tous les samedis et tous les soirs et et donc bah tous euh sont là pour faire fonctionner et ça n'est pas toujours simple.
Et les tris/4 he des communes du nord sont en dessous des 3500 habitants. Le maire c'estit c'est l'élu de proximité en première ligne. On a entendu aussi c'est l'élu qui est à porté de main à porté de de paroles qui se libèrent de paroles débridées.
Est-ce que vous l'avez ressenti ? Est-ce que vous en avez souffert ? Alors, vous savez que 77 % euh des élus du Nord, à la suite d'une étude que nous avons réalisé, euh, ont expliqué que que dans ce mandat, ils avaient été concernés par des agressions qu'ell soient verbales, qu'elle soit physique, euh sur eux-mêmes, sur leur famille.
Et donc, je pense que c'est quelque chose de de nouveau, notamment sur les réseaux sociaux, c'est extrêmement inquiétant. Bon, moi vous le savez, j'ai eu affaire également à à donc une agression durant ce ce mandat puisque mon véhicule avait été donc euh abîmé, enfin sectionné. Bon, c'est extrêmement déroutant et je pense qu'effectivement c'est incompréhensible parce que le maire il est il est il est à côté des gens, il discute avec eux, il est très très attentif à à à tout ce qui peut se passer dans sa commune et je pense qu'on ne peut pas être maire sans aimer les gens.
C'est impossible. Et donc je pense qu'il faut prendre en considération cet élément. Il y a un don de soi quand on est maire.
C'est pas prétentieux de le dire. C'est une réalité. On va y revenir.
Mais euh qu'est-ce qu'il manque finalement au statut du maire ? Dans le dans une lettre adressée à tous les maires de France, hein, Sébastien Lecornu, le premier ministre, a annoncé sa volonté de faire aboutir avant les municipales la loi qui acte la mise en place d'un statut de l'élu. Alors, le timing est très serré, hein, la navette parlementaire est pas terminée.
Qu'est-ce qu'il manque aujourd'hui au statut du maire ? Ah, je pense effectivement que c'est indispensable que l'on puisse aboutir sur ce sujet. Alors vous sa devient pas maire par ambition financière.
Je veux dire c'est pas l'indemnité qui qui fait que que le maire se présente un jour. Je vous je vous coupe on va continuer. Mais le vous parlez d'indemnité, j'avais sorti quelques chiffres pour que les auditeurs réalisent bien le salaire d'un maire ou plutôt son indemnité de fonction.
Dépend de la taille de la commune qu'il administre. En brut mensuel, on est à 1026 € pour moins de 500 habitants. Donc 1026 € pour moins de 500 habitants.
Le double pour les communes de 1000 à 3500. Au-dessus de 10000 administrés, on passe à 2600 €. Ça reste brut et là c'est du brut, c'est du brut mensuel.
Voilà. Br voilà hein. D'accord.
Donc en fait franchement c'est quelque chose qui qui n'importe pas. C'est pas c'est pas ça qui fait la décision. Je pense que c'est justement l'envie d'être utile pour les autres.
Mais le statut de l'éluc pose un véritable problème aujourd'hui. On devrait s'inspirer de ce qui se passe dans d'autres pays. Pourquoi le maire ne serait-il pas comment dirais-je sur le sur le même pied que les fonctionnaires qui travaillent dans sa commune par exemple ?
Mais il y a beaucoup d'autres choses qui entrent en ligne de compte. Et puis il y a aussi cette comment dirais-je cette inflation de de texte de règlement de normes qui font que aujourd'hui c'est de plus en plus compliqué. Nous ce qu'on demande c'est que l'on nous fasse confiance et je pense qu'il y a un élément qui est très positif dans le nord, je voudrais quand même le signaler parce que moi je je n'aime pas tout le temps tout critiquer, tout va mal.
C'est on a une une haute administration, on a un préfet du nord qui est à nos côtés, qui nous écoute, qui organise des réunions avec nous. On se rend compte, il va sur le terrain, nous faisons des réunions de territoire. Nous nous l'association des meron avec le préfet, avec tous ses services, on fait des visoconférences une fois par mois.
Bon, on est écouté mais je pense que il y a une inflation de texte qui rend aujourd'hui la vie des élus totalement ingérable et impossible et sans moyens financiers et sans autonomie financière. Et puis l'exemplarité n'est pas forcément du du côté du politique quand on voit ce qui se passe à l'assemblée ou ailleurs. Une une certaine agressivité.
Vous avez été député, vous connaissez bien le sujet. Alors pour en revenir à vous Bernard Gérard, à maire de Marc en Barole, ça va s'arrêter. Ça va s'arrêter puisque vous ne serez plus maire dans 6 mois.
C'est fini. Alors non, c'est pas fini mais euh le poste de ma le poste de maire. Vous savez euh un un élu, un maire euh il est jamais en CDI, hein.
C'est il est toujours en CDD et donc on n'est pas propriétaire de son mandat. Et c'est une aventure humaine absolument merveilleuse et passionnante. Et après 44 ans de vie publique, ça fait je suis élu depuis 83 et je suis maire depuis 2001.
Donc je pense que réfléchir à la transmission, c'est quelque chose de qui qui est qui est indispensable et qui fait partie de la vie. Donc moi, j'y ai réfléchi depuis longtemps. Quand j'ai fait ma ma liste la fois dernière, j'ai fait rentrer des gens en me disant mais un jour, ils seront peut-être appelés à me succéder.
Et la réalité de ce mandat avec la qualité des uns et des autres me fait dire aujourd'hui bah voilà, ils sont prêts, ils ont démontré leur capacité à moi j'ai 72 ans. Et bien euh transmettre c'est quand même un mot magnifique la transmission mais tout de même tout de même vous allez être élu à la Mel, vous restez à la mé enfin vous envisagez de rester à la métropole européenne de l'île. Pourquoi ne pas laisser justement la place aux nouvelles génération ?
Il y a plusieurs places à moi en fait je pense que transmettre c'est transmettre c'est d'abord déléguer. J'ai délégué pendant tout ce mandat et je pense que transmettre c'est aussi accompagner et c'est ce que je vais faire dans ce mandat en accompagnant donc l'équipe et c'est aussi eux qui l'ont qui l'ont souhaité ainsi puisqu'on en a discuté de manière extrêmement ouverte. Bon et donc c'est le souhait donc qui a été unanimement comment dirais-je débattu entre nous et c'est comme ça que les choses vont se passer.
Accompagner c'est un joli mot aussi. Il y a deux femmes de la région qui comptent à Amien et à Lille qui ont laissé leur place de mère. Elles l'ont laissé et bien alors candidat pour la mairie.
Pourquoi ne pas avoir cédé le fauteuil à celui que vous vouliez voir sier à votre place ? Alors euh chaque ville a a une situation euh particulière, hein. Moi, je ne suis pas là pour euh euh apprécier euh bien ou mal ce que font d'autres.
Je je respecte infiniment la position des uns et des autres et notamment la position euh de de à Amien ou ou à ou à Lille. Moi mon mon souhait c'était de dire si on commence un mandat, on le termine et je ne voulais pas commencer un mandat en me disant je n'irai pas jusqu'au bout. Et donc je pense que c'est une question qui se qui se posait forcément à 72 ans.
On réfléchit effectivement à la suite. Je pense que bon euh il y aura un dynamisme nouveau qui sera apporté. J'ai pas rougir je pense de ce que j'ai fait ou du bilan que qui sera le mien mais c'est pas uniquement le mien, c'est le bilan d'une équipe.
Et puis je voilà, je n'ai aucune prétention, j'ai fait ma route. C'est c'est voilà, c'est c'est le devoir de chacun de faire sa route. Ça vous arrivera ?
Moi ça m'arrive aujourd'hui et je pense que bon c'est quelque chose de je le vois comme quelque chose de très positif et et une jolie étape de ma vie et je suis si jamais ça se passe bien et ben j'en serai très très heureux et je vais tout faire pour pour décentrer le sujet revenir au maire vous vous êtes rodé he l'exercice politique vous avez pendant 10 ans été député UMP puis LR la fonction de magistrat elle est particulière la fonction de maire qu'est-ce qui fait dire aux maires aujourd'hui que leur mandat est le plus beau de tous les mandats je l'ai déjà expliqué qui est je l'ai même peut-être écrit, il y a il y a comment dirais-je une partie affective dans le mandat de maire à à nul autre pareil. Je veux dire vous savez se présenter à une élection alors et on le ressent plus encore quand on est quand on se présente à à maire, c'est dire aux gens "Mais est-ce que vous m'aimez bien ? Est-ce que vous me faites confiance ?
Est-ce que vous êtes prêt à faire un bout de chemin avec moi ?" Bah je trouve qu'il y a quelque chose une assimilation qu'on peut peut-être faire avec la vie la vie personnelle de chacun. Bernard Gérard, à l'heure où l'on parle, le premier ministre que vous connaissez depuis longtemps d'ailleurs hein, Sébastien Lecornu que vous avez fréquenté sur les sur les bandes de l'hémicycle, il a toujours pas formé son gouvernement.
Les journées de manifestation se succèdent, la colère sociale, la crise économique. Comment est-ce qu'on en sort par le haut ? Alors oui, je connais Sébastien Lecnu.
Je pense que c'est un homme de dialogue. C'est un homme posé. C'est pas quelqu'un qui est agité et qui cherche à comment dirais-je à faire du sensationnel. il a bien conscience que l'on est dans une période de de très forte ambiguïté dont il faut essayer de sortir.
Donc je je je souhaite que l'on puisse trouver un chemin, une voie euh pour pouvoir diriger notre pays et et faire en sorte qu'on sorte de cette crise qui m'inquiète au plus haut point tant pour le vivre ensemble dans notre pays, tant des raisons financières ou ou économiques, mais aussi au regard d'une situation internationale. Ben, je pense que pour sortir de cette ambiguïté euh euh j'y réfléchi beaucoup à mon niveau. Je ne me prends pas pour un grand politologue.
Euh mais bon, dans le fond, j'ai ma petite expérience, j'ai été effectivement parlementaire. Euh j'ai j'ai longtemps pensé que il fallait sans doute redissoudre et puis clarifier les choses. Mais si c'est clarifié et que ça ne change rien, je pense qu'on aura pas avancé d'un d'un poil, si je puis m'exprimer ainsi.
Et et donc euh j'ai lu avec beaucoup d'intérêt euh une une chronique il y a 10 jours dans le Figaro écrite par Éric Chotel qui était euh secrétaire général de du Conseil constitutionnel pleine de pertinence et je crois que bon euh on on je pense que la la solution mais le fera-t-il mais je me permets de le dire aussi simplement et sans agressivité que on peut pas imposer un président de la République sous la pression de la rue une sorte de destitution euh le il est il est légitime un président de la République mais je pense que bon moi qui suis un gauliste que ça aurait la la seule solution aujourd'hui euh ce serait que il annonce de lui-même de lui-même que après les municipales parce qu'il faut qu'on vive quand même sereinement cette période des municipales sans y rajouter l'écueil de législative et d'une présidentielle d'urgence je crois que s'il annonçait aujourd'hui que en après mars 2006 2026 pardon pardon 2026, il démissionne. Je pense que voilà ça, c'est lui qui est à l'origine de cette situation et c'est à lui qu'il appartient de prendre sa responsabilité. Il a il a il a fait quelque chose qui qui voilà qui n'a pas été pesé comme ça aurait dû l'être.
Je le dis comme je le pense, je ne le dis pas avec agressivité mais la la conséquence elle est assez dramatique aujourd'hui et donc c'est lui qui a la clé mais c'est son devoir d'homme c'est son devoir d'homme d'état aussi de le faire. Vous êtes en train d'appeler Emmanuel Macron à la démission. Je n'ai pas dit que je l'appelais à la démission.
Certains veulent sa destitution. Certains veulent lui faire mettre un genou à terre. Je pense que moi je suis dans une démarche gauliste et je pense que c'est lui qui a la clé de la situation et je pense que c'est une c'est pas une démission, c'est une cessation anticipée de ce mandat.
C'est pas pareil. Mais ça tragerait la fonction. Pas pas du tout.
Je pense qu'il se grandirait et que chacun comprendrait que il y a là une solution. C'est ce que j'ai moi lu avec beaucoup d'intérêt. J'ai lu plusieurs fois et je vous invite tous à le relire.
C'est c'est cette chronique de Éric Chetel et et elle est elle est remarquable et je pense que il a abordé avec intelligence la situation que connaît aujourd'hui notre pays. Donc si Emmanuel Macron démissionne ou annonce sa démission, on pensera à vous et à cette chronique. Ce serait bien prétentieux de ma part, mais en tout cas euh voilà, il faut il faut trouver un chemin.
Il faut quand même qu'on trouve un chemin dans notre pays parce que ça ne peut pas être que dans on peut pas continuer dans cette dans cette situation de conflit permanent et et de cette haine collective. Vous parliez tout à l'heure de l'ambiance au parlement. Enfin, moi qui a été parlementaire, enfin c'est catastrophique.
Bernard Gard, je rappelle que vous êtes maire de Marc Barol, président de l'association des maires du Nord. Le temps fil, on va on va prendre un petit peu de temps sur vous quand vous regardez au-dessus de votre épaule. Qu'est-ce qui vous rend fier ?
Vous ne serez plus maire dans 6 mois. Vous serez f encore partie de l'équipe, mais vous ne serez plus le maire de Marc en Barbarol. Qu'est-ce qui vous rend fier ?
Oh ben je pense que j'ai eu d'avoir beaucoup de chance hein sur la terre quand même. Bon c'est quand même pas mal de de d'avoir eu autant de autant de belles opportunités de rencontrre. Voilà.
Et moi, j'ai j'ai essayé d'apporter ma pierre euh à l'édifice. Euh j'ai réalisé un certain nombre de choses dans ma ville mais pas tout seul et je l'ai fait en équipe. La première chose c'est de me dire être maire c'est travailler en équipe.
Première chose. La deuxième chose c'est de s'enrichir de la démocratie participative. Il y a la démocratie représentative c'est celui qui est élu.
Mais mais celui qui est élu, il a le pouvoir, il peut décider. Il dit oui ou il dit non, il y a le pouvoir. Bon, c'est pas ça qu'il faut faire.
C'est savoir ce qu'il faut décider. Et savoir ce qu'il faut décider, c'est écouter les autres. C'est essayer justement d'enrichir l'idée qu'on peut avoir priori euh de la vie de de sa population, des associations, des relais et cetera.
C'est comme ça que j'ai essayé de faire dans ma ville. On a fait beaucoup de choses et ça ce qui me rend fier, vous me le demandez. Bah oui, zéro dettes, c'est quand même pas trop mal hein.
Combien de villes en France sont zéro dettes ? Je pense pas qu'il y en ait beaucoup, encore moins de 40000 habitants. des investissements très importants dans plein de domaines et voilà, autant sur des problèmes des gens qui m'ont demandé de de relayer leurs préoccupations, bah j'ai essayé de le faire dans ma vie d'élu parce que je je crois que effectivement enfin vous savez que je je suis contre la la suppression du cumul des mandats parce que c'était une richesse d'avoir justement ce se creuser avec cette population, ces gens qui venaient vous voir et qui vous proposaient de porter leurs aspirations au niveau national, il y avait rien de plus beau.
Aujourd'hui, ça s'est quand même pas mal perdu. Parmi les nombreuses réalités de votre territoire, il y a aussi un sacré paris en accueillant par exemple l'école européenne dans votre ville, un établissement euh public d'enseignement international. Quel bilan vous en tirez ?
Écoutez, euh je vous invite à aller faire un jour un joli reportage à l'école européenne, 46 nationalités. H c'est quand même l'enjeu du monde aujourd'hui, c'est de se parler entre des gens de culture différentes euh de pays différents. Il y a pas mon voulait de cette école à l'origine ?
Euh je pense que tout le monde avait compris qu'il en fallait une parce que moi en tout cas on m'a largement sollicité pour pour la pour la créer. C'est une grande fierté. une école publique de la République, une école de la République, euh une école d'excellence de la République qui permet à tout le monde, quelle que soit son origine, d'avoir accès comment dirais-je, à à un enseignement bon voilà qui qui est qui est qui est riche, qui est important et qui permet aux gens de brasser des idées différentes.
Je crois que c'est formidable, tout le monde le reconnaît aujourd'hui. J'ai tenu à ce que cette école, parce que c'est moi qui l'ai proposé, je le dis clairement, elle porte le nom donc de cette grande personnalité donc Jacques Deor parce queil avait fait beaucoup pour l'enseignement, beaucoup pour la jeunesse, beaucoup également pour la dimension européenne avec toutes les bourses internationales et cetera qu'il a mise en place et donc voilà, moi je je suis très très fier. Oui, c'est une de une des choses qui m'a rendu le plus fier parce que l'éducation c'est par là que tout passe.
Alors sur RCF, on aime à dire que les premiers seront les derniers, les derniers seront les premiers, mais rien sur les seconds. Le temps ne nous permet pas de nous y arrêter. Le second, c'est pourtant le titre de votre autobiographie, hein, dans laquelle vous retracez 40 ans de vie publique locale et nationale, le second.
En tout cas, merci beaucoup d'avoir pris le temps de venir en studio Bernard Gérard. Je rappelle que vous êtes le président de l'association des maires du Nord, que vous êtes maire de Marc en Barol. Merci à vous, c'est gentil.
Merci à vous. Au contraire, l'entretien va être à retrouvé sur la page YouTube de RCF H-France et sur le site rcf.fr région Hautde-France.
Yeah.
Bernard Gérard