Prix de l’essence : les super-profits de Total sont-ils indécents ?
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Chapitres
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Questions et réponses
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Les super profits de Total sont-ils indécents ?
- 4:11OuverteRéponse directe
Est-ce que les profits de Total, c'est aussi une bonne chose ?
- 6:29OuverteRéponse directe
Peut-on taxer deux fois une entreprise si elle est déjà taxée à l'étranger ?
- 9:17OuverteRéponse directe
Est-ce que le plafonnement des prix à la pompe par Total est une bonne chose ?
- 10:46OuverteRéponse directe
Quelles sont les causes de l'augmentation du prix des carburants ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:18PrésentateurFait
« Total annonce un bénéfice net doublé au deuxième trimestre, porté par la flambée des prix des hydrocarbures. »
- 2:23InvitéFait
« Des millions de Français vivent avec 2000 euros par mois. On a du mal à boucler nos fins de mois. »
- 14:25InvitéChiffre
« Total ramène 2 milliards d'euros par an en contribution aux finances publiques. »
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Dans un été bien tendu, et d'ailleurs si vous partez dans un instant, vous allez sans doute regarder avec effarement les prix de l'essence. C'est peut-être ce qu'ont fait d'ailleurs nos vraies voix. Ce soir, Mathieu Davy, vous prenez la voiture, Mathieu, pas beaucoup vous. J'ai la chance d'avoir une voiture électrique. Ah, bon, voilà. Cher Déborah Schumann, vous partez en vacances demain, c'est ça ? Tout à fait. En voiture ? Oui, en voiture.
Vous avez vu, vous avez fait le plan ? Et pas électrique. Vous avez fait le plan ? Eh bien, on le fait après. Oui, d'accord. Et ça va être une grosse catastrophe.
Je viens de le faire, 2,14 pour le diesel et 1,9 et des poussières pour le 95, etc. Je parle de l'essence, je ne parle pas du département, même si c'était dans ce département. Et puis justement, quelqu'un qui est un habitué de ce département, même si maintenant il est dans la capitale, il est devenu conseiller de Paris, un autre policier de choc, Abdoulaye Kanté. Vous avez la voiture ? Oui. Bon, alors la question du soir, nous la posons, c'est parti.
17h20.
Bon, 17h20, la question du soir, voilà. Je trouve qu'elle est à 17h35, alors faisons ça. Donc la guerre au Moyen-Orient fait rebondir le baril de Brent au-dessus de la barre symbolique des 100 dollars. Ça vient d'être annoncé ce jeudi. Pendant ce temps, Total annonce un bénéfice net doublé au deuxième trimestre, porté par la flambée des prix des hydrocarbures. La gauche, de son côté, appelle à taxer les profits du groupe Petro-Gazier. Pendant ce temps, les Français payent plein pot. Donc, la question que nous vous posons, hashtag prix de l'essence, les super profits de Total sont-ils indécents ?
Évidemment, dès qu'on parle des prix de l'essence, on appelle au secours notre expert en question énergétique. Bonsoir, Philippe Charlaise.
Bonsoir, Frédéric.
Bon, on a besoin de vous. Vous savez, je crois que vous êtes en vacances en ce moment en plus, Philippe, non ?
Non, je ne suis pas vraiment en vacances. Je passe une partie de l'année maintenant que je suis retraité dans le sud de la France. Donc, je suis à côté de Grasse, là.
Et c'est pour ça que vous êtes en Grasse, à mes yeux, parce que je sais que je peux vous appeler de Grasse ou de Paris. Grasse à votre bon cœur. Voilà, pour une belle digression. Merci, merci. Bon, autour de la table, Mathieu Davy, ça choque quand même, cette histoire de Total.
Non, mais est-ce qu'on est frappé d'amnésie collective ? Pardon, mais des millions de Français vivent avec 2000 euros par mois. On a du mal à boucler nos fins de mois. On est dans un enfer de crise. Et pendant ce temps-là, l'essence augmente et on se retrouve à devoir payer encore plus cher. Parce que je rappelle qu'il n'y a pas que les Parisiens en France. Il y a toutes les personnes qui ont besoin de leur voiture. C'est vital d'utiliser son véhicule. Et pendant ce temps-là, on a des super profits de millions d'euros qui, je le répète, ne vont pas que dans la société. À la fin, c'est distribué à des personnes physiques qui vont prendre des millions d'euros.
Je veux dire, ce n'est pas quelques milliers d'euros. Ce n'est pas la petite prime de fin d'année. C'est des montants totalement disproportionnés avec ce que nous vivons tous les uns les autres. Donc, je ne comprends pas qu'on soit dans une logique de se dire, pas sous prétexte qu'on est capitaliste ou libéral. Non, mais moi, ça ne me choque pas. Alors, je n'ai plus rien pour bouffer. Mon essence augmente. Mais aucun problème. C'est une belle société française. Il est normal que la loi du marché fasse qu'il y ait des super profits. Il y a peut-être qu'un moment où il faut se réveiller. Deuxième sujet, pardon. Le monde est en train de brûler physiquement. On le traite aujourd'hui.
Ça ne gêne personne qu'il y ait des super profits sur de l'hydrocarbure ou sur les énergies fossiles. À un moment où on est en train d'en subir. Je crois que maintenant, tout le monde l'a compris. Je pense qu'il n'y a plus un seul climat sceptique en France. Enfin, je l'espère. Et qu'on est en train de vivre aujourd'hui l'enfer du résultat de tout ça. Et pareil, ça ne choque pas. Et donc, payons plus cher l'essence, bien sûr. Continuons à brûler la planète. Et à en mourir peut-être.
Bon. Alors, ce qu'on va faire, et Philippe Charles est un habitué de l'émission, on fait les allers-retours vrais voix experts. Donc, vous avez entendu, j'ai commencé par le plus gentil. Mathieu David. Non, il est remonté. Et évidemment, vous avez une parade. Vous qui allez dire sans doute, peut-être, cher Philippe Charles, est-ce que les profits de Total, c'est aussi une bonne chose, non ?
Alors, je dirais, on va d'abord poser la question pour rassurer notre vraie voix. Mathieu ? Y a-t-il super profit ? La réponse est oui. Mais je dirais que Total fait des super profits aujourd'hui malgré lui. Parce que Total n'est ni responsable de l'augmentation du prix du baril, ni responsable de la consommation d'essence en France, ni responsable de la guerre au Moyen-Orient. Donc, ça, c'est une deuxième chose. La deuxième chose qu'on peut se poser comme question, c'est où Total fait-il des super profits ? Et donc, il fait essentiellement des super profits dans les pays où il produit et il raffine des carburants et où ces super profits sont déjà taxés.
Je donnerai un exemple qui est celui de la Norvège, où les profits des sociétés pétrolières sont taxés à 75%. Est-ce qu'en France, Total fait des super profits ? La réponse est actuellement pas vraiment pour deux raisons. Total fait des profits en France dans deux secteurs, dans la distribution et dans le raffinage. Dans la distribution, il ne fait pas vraiment aujourd'hui de très gros profits dans la mesure où d'ailleurs, il distribue même à la limite de la perte, si j'ose dire, à cause de ses discounts. Et il fait des profits dans le raffinage. Total a trois raffineries en France. et du coup, fait des bénéfices importants dans ces trois raffineries sur lesquelles Total payera des impôts.
En fait, Philippe, je vous interromps... Voilà, on a déjà une première et puis un joker pour la fin.
Oui, oui, bien sûr, bien sûr. Mais vous savez, j'aime bien le ping-pong ou le tennis de table suivant...
C'est pour ça que je vous laisse reprendre la balle de ping-pong.
Très bien. Donc, on est bien d'accord. On va dire, tiens, malgré lui, l'État français fait des profits puisque comme il taxe à hauteur de la hauteur du prix de l'essence, forcément, quand le prix de l'essence s'envole, les taxes s'envolent. Même chose pour les produits de raffinage. Il y a quand même une histoire de répartition des richesses. Je lance dans la foulée Déborah Schuman.
Là où je suis assez d'accord, et il me semble, si je ne dis pas de bêtises, est-ce qu'on ne peut pas taxer deux fois une entreprise s'il y a des taxés à l'étranger ? Allez, allez, allez. C'est ça, on ne peut pas la taxer deux fois. Je crois quand même que Total essaye, malgré tout, si mes infos sont exactes, de plafonner depuis un moment le prix à la pompe. Ce qui fait hurler les autres en disant que c'est injuste puisque eux peuvent plafonner, on ne peut pas plafonner, donc on perd aussi, nous, un certain nombre de ventes. Donc, je trouve que c'est un peu dingue.
C'est-à-dire que d'un côté, on leur reproche les choses, de l'autre côté, ils veulent faire des efforts, mais on leur dit qu'il ne faut pas faire d'efforts parce que ça gêne les autres. Il y a quand même un truc qui ne fonctionne pas très bien. En effet, je suis d'accord, on est dans un moment de crise totale et délirante. On est toujours dans cette histoire d'hydrocarbures avec une planète qui est complètement en feu. Ça, c'est pour moi un vrai problème. Ce ne sont pas tant les profits, c'est surtout, qu'est-ce qu'on fait ? Dans quel sens on va ?
Parce qu'on continue à avoir des super profits sur ça, mais on ne donne pas de crédit pour faire évoluer les choses et faire en sorte que demain, on ayait de moins en moins besoin d'essence.
Tout ça, ça nous ramène à des heures sombres. C'est-à-dire, par exemple, quand un pays est en guerre, tout le monde fait des efforts de guerre. Donc, effectivement, il n'est pas question, dans une situation très dure, et il y a la guerre au Moyen-Orient, de dire on va faire des profits. C'est ça qui choque. Mais ce que vient de dire Déborah Schumann, effectivement, vous allez dans ce sens aussi, Philippe Charles.
Alors, moi, ce que je dirais, c'est que peut-on taxer les super profits de Total en France ? Non pas les super profits qu'il fait en France, mais les super profits qu'il fait à l'étranger. Donc, c'est Déborah, c'est ça ? Oui. Il nous a dit que la double taxation n'était pas possible, et effectivement, je le confirme, il y a des accords internationaux qui interdisent la double taxation. Donc, si Total devait être taxé en France, ça sous-entendrait que ces bénéfices qui sont faits, je dis n'importe quoi, à Pudapi, en Indonésie, ou bien en Norvège, ne seraient plus taxés dans ces pays-là. La seule chose qu'on peut espérer, finalement,
c'est que Total fasse un effort de communication. C'est ce qu'ils ont fait, c'est ce que disait Déborah. C'est-à-dire, voilà.
Mais moi, je vais plus loin. Moi, je vais plus loin. C'est que sur un plan moral, en quoi est-ce que les bénéfices qui ont été faits dans des pays étrangers devraient être taxés en France ? Je vais vous prendre un exemple auquel j'ai pensé. Imaginez que le PSG fait en France des super profits. Et ces profits seront taxés en France, ils ne seront pas taxés au Qatar. Donc, ça signifie que, globalement, s'il y a des pays qui devraient revendiquer une surtaxation des profits, ce sont les pays où ces profits sont faits et non pas la France. En voulant taxer les super profits qui sont faits en Norvège, au Qatar ou à Abu Dhabi, la France est dans une position colonialiste.
Abdoulaye Kanté. Moi, je trouve que ça montre, encore une fois, qu'on a un gros problème au niveau de la transition énergétique. On a du mal à se délaisser de l'énergie fossile. Et c'est vrai que quand vous expliquez que Total, je pense, était un des seuls pendant la grande crise d'inflation où il y a eu une grosse augmentation du baril, où ils ont réussi à plafonner à 1,90. Et là, je vois que sensiblement, ils ont du mal à tenir ce plafonnement. Et bizarrement, quand je vais dehors, je vois qu'il y a énormément de véhicules dans la circulation. On est au mois de juillet, il y a des bouchons. Donc, est-ce que le fait qu'il y ait une augmentation du litre, ça a freiné ?
Je n'ai pas l'impression. C'est-à-dire que les gens ont besoin de sortir. Mais c'est vrai qu'il y a un constat aujourd'hui, c'est que je n'ai pas souvenir d'avoir vu l'essence monter jusqu'à des prix, jusqu'à limite, j'ai vu dans certaines stations. D'accord, Abdoulaye, c'est bien. Mais est-ce que ça fait avancer le schmilblick ? C'est-à-dire qu'il y a quand même des gens qui vont partir en vacances ? Le schmilblick, simplement, c'est qu'il y a des mesures qui ont été mises en place, notamment sur la planification écologique. Si je dois parler du gouvernement, donc ils ont mis en place certaines mesures.
Mais à cause de l'inflation, il y a eu des coupes budgétaires qui n'ont pas pu emmener juste à faire du remplacement sur des initiatives pour l'écologie. Mais là, aujourd'hui, c'est vrai que c'est des questions sur lesquelles j'aurais du mal à répondre parce qu'avec ce qui se passe au détroit d'Hormouz, avec un moment donné, le baril peut monter et redescendre à tout moment, c'est vrai que c'est très compliqué, très flou de voir. Monsieur Philippe Charles est demandé pour une précision. Oui. Laquelle ?
Par rapport à ce que vient de dire Abdoulaye. Alors, ce que je veux dire, c'est que faire des prédictions aujourd'hui sur le prix du baril et les produits raffinés. Parce qu'il ne faut pas perdre de vue que dans l'augmentation du prix des carburants, on voit toujours le prix du baril, mais pas les produits raffinés.
Les produits raffinés, aujourd'hui, se font rares et particulièrement le diesel, tout simplement parce qu'on a fortement diminué nos capacités de raffinage en Europe parce que c'était moins cher de raffiner en Russie et le fait est qu'aujourd'hui, le diesel russe n'est plus désirable en Europe et donc on est obligé de l'importer d'Inde et du Moyen-Orient, ce qui fait que les produits raffinés sont eux aussi en pleine expansion. Pour vous donner ce qu'on appelle la marge de raffinage qui s'exprime en euros par tonne de produits raffinés, le prix normal, c'est de l'ordre de 40 euros la tonne et là, on a dépassé les 300 euros la tonne.
Donc, pour vous dire, on atteint, et encore une fois, ça n'est pas une valeur décidée, c'est purement une valeur marché. C'est sur le marché de Rotterdam. La deuxième chose que je voulais dire, la deuxième chose que je voulais dire, c'est effectivement que nous restons des drogués aux fossiles. Pour vous dire, quand j'ai commencé ma carrière dans le pétrole il y a, c'était en 1981, le pétrole représentait 92% du mix énergétique mondial. Enfin, pas le pétrole, les fossiles représentaient 92% du mix énergétique mondial. Je viens d'analyser la base de données 2025, on est à 87%. Donc, ce qui veut dire que quoi qu'on fasse, on n'arrive pas à baisser notre consommation de fossiles.
Tout simplement parce que les fossiles, un, ce n'est pas cher. Contrairement à ce qu'on croit, ce n'est pas assez cher. Si c'était plus cher, on en consommerait moins. Ça veut dire la baisse par la demande. Et deuxièmement, c'est extrêmement pratique. C'est beaucoup plus pratique de faire son plein d'essence que d'utiliser une voiture électrique. La voiture électrique, qui est une très belle technologie, mais c'est quand même compliqué sur les longues distances.
Bon, et puis, il faut recycler les batteries aussi. Alors, pour conclure,
cher Mathieu David. Non, mais parler de morale et de Total, pardon, je veux dire, les montages de fiscalité internationale de Total nous sont moralement inopposables. Pardon, mais si Total ne veut pas être surtaxé, peut-être que la solution, c'est justement de baisser le prix à la pompe. D'accord ? Puis comme ça, ils ne seront pas surtaxés. Et moralement, ils ont rétabli une justice sociale. Ou alors, il faut arrêter de se plaindre. Il faut que les Français arrêtent de se plaindre et ne disent pas qu'ils n'ont plus d'argent pour payer leur essence ou qu'on est en crise. On ne le dit plus.
Parce que là, sinon, en fait, on finance les surprofits Total et en l'occurrence, c'est les dividendes qui vont dans les poches des actionnaires. Donc voilà, on arrête de se plaindre. Et tout va bien. Et on accepte de financer, en même temps d'ailleurs, notre défaite écologiste.
Bon. Fabrice au 0826 300 300. Réaction d'auditeur. Bonsoir Fabrice. Vous êtes à Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines. Frédéric, hein. Philippe, c'est l'habituel. Oui, oui. Là, c'est le plus jeune des deux. On ne dira rien. On ne dira rien. Allez-y. Réaction, vous, à cette tendance. Vous avez vu, c'est assez partagé sur le plateau.
Oui, je suis assez d'accord avec M. Charles. Je pense qu'on oublie de donner des informations sur les super profits. Et ça a été heureusement rappelé. C'est-à-dire que la taxation se fait à l'étranger essentiellement. Il ne faut pas perdre de vue que Total Energy, aujourd'hui, est imposée entre 40 et 43 % depuis 2022. Donc, c'est une taxation non négligeable sur les pays étrangers. Et en fait, Total ramène 2 milliards d'euros par an en contribution aux finances publiques. Donc, on parle de Total. De toute manière, en France, quand on gagne de l'argent, on n'aime pas ça. C'est un vieux sujet. On parle des Français. C'est très bien. Je pense qu'on oublie un peu de parler de l'État.
Et qui, pour moi, a quand même une responsabilité. Le sujet de la baisse de la TVA revient régulièrement sur le sujet. On ne peut pas reprocher à un groupe français de marché. Quand un groupe français ne marche pas, on dit, oh là là, mauvaise gestion, ça ne va pas. Un groupe français qui marche, on dit, oh là là, il y a trop d'argent. Il y a un moment, il faut être cohérent. Je pense qu'aujourd'hui, les Français n'ont rien à bouffer. Ce n'est pas de la faute de Total. Pensez-nous sur la problématique des agriculteurs. Qu'est-ce qu'a fait le gouvernement à part envoyer les blindés ? Pas grand-chose. Bon, en tout cas, en tout cas, oui.
Effectivement, Fabrice. Moi, j'ai bien compris votre point de vue et ça faisait partie de l'autre argument, finalement. C'est-à-dire qu'on est parti du précepte que ça coûte très cher, on fait notre plein d'essence. Déborah Schumann, par demain en vacances, elle va voir ce que ça fait de prix à la pompe. Et du coup, et moi, je l'ai vu aujourd'hui. Oui, moi, je l'ai vu aujourd'hui. Et c'est vrai qu'il y a l'histoire de Total. Oui, c'est normal qu'une entreprise fasse des profits, mais quand ce sont des biens qui peuvent être considérés comme des biens permettant à l'ensemble de la population de fonctionner, il est là, le débat, en tout cas.
Est-ce qu'on est d'accord qu'elles soient à perte ou bien qu'on va dire, moralement, elles doivent se dire, bon, finalement... Mais attends,
et de la perte au super profit, il y a quand même un juste milieu. Après, mais comme il l'a expliqué...
On parle de super profit,
après on parle de perte...
Après, super profit, mais c'est-à-dire, comme il l'a expliqué, ils ne font pas directement du super profit. C'est-à-dire que, en fait...
Ça, c'est une blague de fiscalité. C'est des éléments de langage de Total qui ont été très bien retranscrits aujourd'hui. Non, ça, c'est pas vrai. Mais bon, ça va. On reconnaît le truc. Philippe, c'est pas vrai pour vous ? C'est pas... Mais non. Ce que je veux dire, c'est que Total est fiscalisé dans les pays producteurs. On a notamment pris... Récemment, Manon Brie prenait l'exemple de la Hollande. On disait que Total avait des activités en Hollande. Ce qui est vrai, Total produit du gaz en Hollande. Allez, ça va être une fois des défis, maintenant. Bon, mais en tout cas... On parle tout le temps de montage fiscaux, mais il est incapable de dire quel montage fiscaux.
C'est un vrai beau débat. C'est très sophistiqué. C'est un vrai beau débat. Que disent les auditeurs de Sud Radio, Quentin ?
Ils répondent oui à 70%. Les super profits de Total sont indécents. On a Guillaume qui dit absolument pas. Ils font trois quarts de leurs bénéfices hors de France. Pour Baptiste, c'est surtout l'État qui se gave d'argent avec les taxes, nous dit-il. Et c'est ce qui ressort globalement chez nos auditeurs dans les commentaires, le sentiment que l'État est le premier responsable de l'augmentation des prix.
Vous savez quoi ? Moi, je suis très content parce qu'on a entendu autour de la table tous les points de vue avec tous les arguments qui allaient. Faites-vous votre opinion. C'est le principe. Parlez vrai. Sud Radio, au moins, vous savez. Après, vous jugez. A tout de suite.