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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 26 mars 2026 18 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & international

Face à Face : Robert Ménard - 26/03

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:45OuverteÉludée

    Est-ce qu'il faut union, pas union, qui, quoi et d'où à où ?

  • 1:16OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous dites que c'est compréhensible de supprimer les LBD ?

  • 2:34OuverteRéponse partielle

    Et qui sont vraiment utiles ?

  • 2:38RelanceRéponse directe

    Est-ce que vraiment, ils font des choses ?

  • 3:41OuverteRéponse directe

    Est-ce que concrètement, ils peuvent faire des choses ?

  • 4:56OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça veut dire que vous estimez qu'une police municipale désarmée peut devenir une cible ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:27PrésentateurChiffre
    « Vous êtes maire de Béziers, réélu dès le premier tour avec 65,60% des voix. »
  • 0:34PrésentateurChiffre
    « Vous n'aviez pas le soutien du RN qui avait présenté d'ailleurs un candidat face à vous qui lui a fait 8,97%. »
  • 1:19Invité politiqueFait
    « C'est juste le plus beau cadeau que vous pouvez faire aux petites crapules dans un certain nombre d'endroits. »
  • 1:29Invité politiqueFait
    « Moi, j'ai été un des premiers à armer la police municipale. »
  • 2:02Invité politiqueFait
    « Chez moi, les policiers municipaux, ils tirent plus en entraînement et tout que la police nationale. »
  • 2:27Invité politiqueFait
    « Ce qu'ils veulent, c'est de la sécurité. »
  • 2:30Invité politiqueFait
    « Et la première sécurité, c'est de voir des gens en uniforme partout, tout le temps, et armés. »
  • 3:01Invité politiqueFait
    « Moi, je ne demande pas d'argent à l'État. »
  • 4:20Invité politiqueFait
    « Pourquoi j'ai mis en place la première brigade anti-stupe d'une police municipale en France ? »
  • 6:23Invité politiqueFait
    « Ils ont une pratique de la politique dangereuse. »
  • 7:46Invité politiqueFait
    « Quand je suis élu, vous savez, à un moment donné, il y a la cérémonie d'installation, et il y avait ma maman en plus en face de moi, ça me touchait, je devenais maire de Béziers. »
  • 8:07Invité politiqueFait
    « Refuse de me mettre l'échappe tricolore. »
  • 8:57Invité politiqueChiffre
    « Vous savez pourquoi je suis élu avec 65% des voix ? C'est rarissime. »
  • 10:30Invité politiqueFait
    « Bien sûr, sur ça, il a raison. »

Temps de parole

  • Robert Ménard64 %
  • Présentateur35 %

5,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, RMC jusqu'à 9h, Apolline Matin, face à face, Apolline de Malherbe. Et vous êtes bien sûr RMC et BFM TV. Bonjour Robert Ménard. Bonjour. Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes maire de Béziers, réélu dès le premier tour avec 65,60% des voix. Vous n'aviez pas le soutien du RN qui avait présenté d'ailleurs un candidat face à vous qui lui a fait 8,97%. On va revenir sur l'avenir de la droite qui est en train de se déchirer. Est-ce qu'il faut union, pas union, qui, quoi et d'où à où ? Mais je voudrais d'abord vous interroger sur la question des polices municipales.

C'est à nouveau à la une de l'actualité ce matin puisqu'un certain nombre de maires, notamment LFI, s'étaient engagés à désarmer la police municipale. Ça commence notamment avec les LBD qui seront retirés aux policiers municipaux à Saint-Denis. Est-ce que vous, qui êtes donc à la tête d'une police municipale qui est presque à l'inverse, j'allais dire, parce que vous avez même créé plus de brigades et elle est armée, est-ce que vous dites que c'est compréhensible de supprimer les LBD ?

1:19
Robert Ménard

C'est juste le plus beau cadeau que vous pouvez faire aux petites crapules dans un certain nombre d'endroits. Enfin, moi, il ferait la fête chez moi si je décidais ça. Moi, j'ai été un des premiers à armer la police municipale. D'abord, vous ne pouvez pas, madame, envoyer les gens dans un certain nombre d'endroits, les mains dans les poches, mais ils n'iraient pas. Ils ne sont pas jobards, les policiers municipaux. Ils tiennent aussi à leur sécurité. Puis, il faut faire peur aux gens. Madame, c'est un rapport de force, ce n'est pas un débat théorique. Ce n'est pas, oui, alors bien ou pas bien d'armer la police municipale.

Moi, je tiens aux policiers municipaux, je tiens à ce qu'ils puissent faire leur boulot. Et puis, je tiens surtout à ce qu'ils arrêtent et qu'on mette en prison un certain nombre de gens. Chez moi, les policiers municipaux, ils tirent plus en entraînement et tout que la police nationale. C'est pour ça qu'on attire tellement de policiers nationaux, de gendarmes. Ils ont des conditions de travail qu'on leur donne. Moi, je suis quelqu'un, pas parce que par goût de je ne sais pas quoi, parce que les gens, c'est ce qu'ils me demandent, madame.

La première chose qu'ils veulent, les gens, ce n'est pas un débat, alors on parlera de qu'est-ce que va faire la droite ou la gauche, ils sont contrebalances, nous voient moins. Ce qu'ils veulent, c'est de la sécurité. Et la première sécurité, c'est de voir des gens en uniforme partout, tout le temps, et armés.

2:34
Présentateur

Et qui sont vraiment utiles ?

2:36
Robert Ménard

Attends, on est chez moi. Je vais vous donner un chine, ce n'est pas le mien.

2:38
Présentateur

Non, parce que la question du rôle de la police nationale et de la police municipale, est-ce que vraiment, ils font des choses ? Est-ce que concrètement, ils peuvent, au-delà des... Ils n'ont pas non plus le pouvoir de faire grand-chose, en vrai ?

2:51
Robert Ménard

C'est deux choses différentes. Un, est-ce qu'ils ont assez de pouvoir ? C'est la deuxième partie de votre question. Non, et moi, j'attends toujours qu'on leur donne ce pouvoir-là. Moi, je ne demande pas d'argent à l'État. Je demande juste qu'ils permettent à nos policiers municipaux, par exemple, madame, si vous faites une connerie, de vous demander vos papiers d'identité. Tu ne peux pas de vous faire ouvrir le coffre. Tu ne peux pas d'avoir accès aux fichiers des voitures. Vous voyez qu'il n'y a pas possibilité. C'est de la folie.

3:19
Présentateur

C'est exactement ce que je voulais dire, Robert Ménard, en parlant de ça. Parce qu'effectivement, il y a chez vous 128 policiers municipaux. Il y a 14 brigades. Vous dites qu'ils sont là 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Vous avez même créé une brigade anti-stup. Et ça, c'est nouveau. C'est vous qui l'avez souhaité. Et ils font beaucoup de choses. Mais il y a une limite. Je voudrais prendre un exemple. Mes confrères du Point ont suivi, je crois, la brigade anti-stup chez vous. Ils racontent ce moment où, par exemple, ils arrivent sur un point de deal. Il y a un jeune qui est assis sur une chaise en plastique. Il l'arrête. Ils lui disent, est-ce que tu peux ouvrir ton sac ? Il ouvre son sac.

Dedans, il y a 700 euros en liquide. Mais comme il n'y a pas de drogue, mais qu'il n'y a que les 700 euros liquides, et que le jeune dit, non, mais c'est mon salaire, ils ne peuvent rien faire. Ils ne lui demandent même pas sa carte d'identité. Ils n'ont pas le droit de le lui demander.

4:03
Robert Ménard

Mais madame, c'est juste ça dont on a besoin. On n'a pas besoin d'un débat sur le sexe des anges. On a besoin que la police municipale ait plus de pouvoir. Attendez, une partie de votre première question, ce n'est pas que ça. Mais moi, je ne rêverais que d'une chose, c'est qu'il n'y ait pas de police municipale. Il faudrait que la police nationale fasse son travail. Pourquoi j'ai mis en place la première brigade anti-stupe d'une police municipale en France ? Parce que les policiers, chez moi comme ailleurs, n'ont pas les moyens, pas tout ce que vous voulez. Bref, ils ne font pas le boulot.

Vous croyez que je ne préférerais pas défendre, dépenser de l'argent, des contribuables à faire d'autres choses que ça ? Mais l'État ne peut pas te dire à la fois, un certain nombre de gens ne peuvent pas te dire à la fois, « Ouais, ce n'est pas bien qu'il y ait autant de policiers municipaux, vous dépensez tant d'argent. » Un, sans t'en donner les moyens. Deux, sans faire eux-mêmes le boulot, ils n'ont qu'à faire le travail.

4:56
Présentateur

Est-ce que ça veut dire que vous estimez qu'une police municipale désarmée peut désormais devenir une cible, qu'il y ait une forme de responsabilité vis-à-vis de...

5:03
Robert Ménard

Elle l'est déjà quand ils sont armés. Mais vous avez vu les gens dans un certain nombre d'endroits. Je vais vous raconter. Moi, je discutais avec des policiers, évidemment, la police, qui me disait que dans un certain nombre d'endroits, avant, quand même, ils cachaient leur visage. Il y a un tel sentiment d'impunité qu'ils ne cachent certains même pas leur visage. Que vous voulez dire, les voyous ? Les voyous, bien sûr. Ils ne cachent plus leur visage. Mais vous vous rendez compte, l'arrogance, ce que ça veut dire ? Moi, je vois comment ils répondent aux gens et tout. Tu te dis, tu leur en collerais une. Et tu te dis, pourquoi ils ne le font pas ?

Ils ne le font pas parce qu'ils font bien le boulot, la police municipale, comme la police nationale.

5:35
Présentateur

Question sur ces scènes que l'on a vues. Scènes de violence. Violence, d'ailleurs, qui a eu lieu pendant à peu près l'ensemble de cette campagne, qui a été parfois très dure. Et ces images d'insultes, de hargnes, d'intimidation dans plusieurs villes. Et notamment, et c'est ce que dit Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, il dit qu'il n'y a pas toujours de plainte, mais c'est totalement inacceptable. Ce n'est pas ça la France, ce n'est pas ça la démocratie. Il dit qu'il y a de la pression, de l'intimidation. Il condamne et il recense 120 faits qui ont déjà été judiciarisés dans le cadre de la campagne des élections municipales du 15 et du 22.

Et il précise, Laurent Nunez, les communes dans lesquelles ces faits ont eu lieu, ce sont souvent des communes LFI. C'est ce que dit aussi d'ailleurs Gabriel Attal. C'est ce que dit Valérie Pécresse. Est-ce que vous estimez comme eux qu'il y a une violence ?

6:23
Robert Ménard

Ils ont une pratique de la politique dangereuse. Ils ressemblent aux gens qui les défendent, qu'ils défendent. C'est ça la réalité. Vous avez vu un certain nombre de gens qui sortent protégés, de gens qui ont perdu les élections et qui sortent protégés par la police ou leur propre police parce qu'en face, il y a des gens des LFI qui les insultent et qui pourraient faire plus que les insulter.

6:45
Présentateur

Ce n'est pas que dans des villes LFI. C'est globalement des scènes d'humiliation, d'insultes.

6:52
Robert Ménard

Donnez-moi un exemple de l'autre côté.

6:54
Présentateur

Il me semble que par exemple, il y a eu aussi des injures qui ont été profanées par la famille de Carl Olive. Il y a une plainte qui a été à l'encontre de la mère qui a été élue face à lui.

7:04
Robert Ménard

Ce que j'ai vu, c'était quand même...

7:06
Présentateur

En tout cas, les scènes de foule, en effet, là, dont vous parlez, il y en a plusieurs dans les villes LFI.

7:11
Robert Ménard

Attendez, mais vous voulez d'un pays comme ça ? Vous avez envie de ça ?

7:15
Présentateur

Ça dit quelque chose pour vous ?

7:16
Robert Ménard

Bien sûr, ça dit... Comment vous dire ? C'est des mœurs de voyous qui touchent un certain nombre de gens qui sont normalement aujourd'hui des élus. Alors, est-ce que c'est des voyous devenus élus ? On peut se poser la question.

7:29
Présentateur

Est-ce que ça veut dire qu'aujourd'hui, il n'y a plus cette coutume ? Ces scènes ont notamment eu lieu au moment de la lecture des résultats, qui est normalement de coutume républicaine. C'est le maire sortant qui, qu'il soit réélu ou pas, lit les résultats de l'élection.

7:46
Robert Ménard

Écoutez, moi, j'ai un souvenir qui m'avait blessé. Quand je suis élu, vous savez, à un moment donné, il y a la cérémonie d'installation, et il y avait ma maman en plus en face de moi, ça me touchait, je devenais maire de Béziers. Le responsable communiste, qui est à ce jour-là le doyen de l'Assemblée, refuse de me mettre l'échappe tricolore. Refuse. Le même, le même, j'allais dire une maïsse, le même, j'arrête là, qui ensuite me donne des leçons de démocratie. Cette gauche qui te donne des leçons de démocratie, qui se comporte comme ça, qui se comporte comme ça.

Cette gauche, chez moi, il y a un certain nombre de gens qui te parlent de laïcité, vous savez, ils me font des procès, cette histoire de crèche et tout. Et j'ai en tête un candidat, et pas de la France insoumise, de la gauche convenable, qui va faire un discours dans une mosquée, juste avant que l'imam parle. Vous me voyez, moi, à l'Église catholique, avant le serment, demander au curé de parler des élections. Enfin, il faut...

8:45
Présentateur

Ça veut dire que c'est des leçons de laïcité à géométrie variable ?

8:49
Robert Ménard

Exactement. C'est des gens qui viennent te donner des leçons, qui ne se les appliquent pas à eux-mêmes. Moi, je suis... Je suis pour que... Vous savez pourquoi je suis élu avec 65% des voix ? C'est rarissime. Vous le disiez tout à l'heure, le RN, chez moi, vous avez le poids du RN, ce que ça peut être. Regardez ce que c'est. Ils font 30, 40%. Vous savez pourquoi ? Parce que je ne mens pas aux gens. Parce que j'écoute les gens. Parce que je leur adresse la parole, comment vous dire, avec affection. C'est juste ça. Et de l'autre côté, il y a un parti, le RN, qui fait une suite de slogans insupportables. Et de l'autre côté, LFI.

9:30
Présentateur

Vous renvoyez dos à dos,

9:32
Robert Ménard

RN et LFI ? Non, non, non. Je critique les deux, mais je pense qu'aujourd'hui, le danger, c'est LFI. Attendez, c'est le... Comment vous dire ? Sur le bulletin de vote, de LFI, le mec, il est avec un keffier palestinien. Mais ça ne va pas bien, la tête. Et puis, il y a des approches communautaires. Je regardais la liste, je dis, ils ont, ils pratiquent. Plus il y a de gens issus de l'immigration, plus ils pensent que les immigrés vont voter pour eux. Mais les gens issus de l'immigration, qui sont devenus, qui sont français, puisqu'ils votent, ils ne sont pas plus cons que vous, que moi, madame. Ils ne votent pas parce que le mec a la même religion qu'eux, mais ça ne va pas bien, la tête.

10:10
Présentateur

Gabriel Attal parle de la Nouvelle France, l'expression utilisée par Jean-Luc Mélenchon ou la France insoumise. Il dit, la Nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon, c'est la négation de la France, de toutes nos valeurs républicaines. C'est l'idée que les Français doivent être avant tout renvoyés à leur couleur de peau. Et c'est le meilleur tract, le meilleur carburant, pour le Rassemblement National. Vous êtes d'accord avec Gabriel Attal ?

10:30
Robert Ménard

Bien sûr, sur ça, il a raison. Aujourd'hui, la France insoumise, mais pas qu'une autre partie de la gauche, pense que pour gagner des voix dans un certain nombre de quartiers, il ne faut pas s'adresser aux gens en question comme des citoyens, mais il faut s'adresser à eux parce que le mec, il est arabe, parce qu'il est musulman. Mais ça ne va pas bien. Moi, je ne m'adresse pas aux gens comme ça. Et c'est pour ça que je gagne les élections et que je réduis la soumise à moins de 4% dans ma ville, dans une ville, pardon madame, où les deux tiers des enfants des écoles publiques sont issus de l'immigration. Donc, vous avez bien compris, 90% sont des enfants de familles musulmanes.

Mais moi, je les respecte, ces gens-là. Je ne pense pas qu'ils... Ces gens-là, comme vous dites, ont forcément voté pour eux, pour vous. Mais attendez, sinon je ne fais pas d'espoir comme ça.

11:14
Présentateur

Mécaniquement, ce que vous êtes en train de dire, je voudrais qu'on reprenne les choses précisément, ce que vous êtes en train de dire, c'est qu'au fond, la population issue de l'immigration à Béziers a voté pour vous et pas pour la France Insoumise.

11:24
Robert Ménard

Ils ont fait moins de 4% la France Insoumise et ils votent pour moi parce que je ne les prends pas pour des cons, parce que je les respecte, parce que je ne leur fais pas, je ne leur raconte pas des conneries, je ne leur dis pas, on va baisser les impôts. C'est pareil au niveau national. Le mec, il te dit, on va baisser les impôts. Moi, je dis, oui, très bien, on va baisser les impôts, donc on ne va pas construire l'école, la nouvelle école dont on a besoin. Il faut arrêter de prendre les gens pour les imbéciles, il faut arrêter d'aller dans le même sens. Moi, j'ai vu des campagnes, mais c'est pareil, naturellement, c'est la même chose.

On va faire les transports gratuits, mais madame, les transports gratuits, ça n'existe pas. Il faut bien que quelqu'un paye le bus, le carburant et paye le chauffeur. Ça n'existe pas. Ça veut dire que c'est d'autres que l'usager qui le payent, mais il y a quelqu'un d'autre qui le paye.

12:04
Présentateur

Robert Ménard, hier matin, à ce même micro, je recevais David Lysnard qui a annoncé ici même quitter les Républicains. Vous faites ensemble la une du journal Valeurs Actuelles en étant considérés comme les affranchis. Vous, vous êtes quoi ? Affranchi du RN dont vous avez été compagnon de route ? Lui, il serait affranchi de LR. Est-ce que vous vous retrouvez au milieu ? C'est quoi cette droite, cette nouvelle droite ?

12:26
Robert Ménard

Écoutez, d'abord, moi, je n'ai jamais été dans un parti. Donc, j'ai eu des rapports.

12:31
Présentateur

Je pense que j'ai dit compagnon de route. Je pense que c'était assez juste avec le RN, non ?

12:33
Robert Ménard

Avec le RN, c'est ça. Maintenant, il me casse les bonbons, donc on va arrêter les plaisants.

12:37
Présentateur

C'est fini, vous. Le RN...

12:39
Robert Ménard

Non, non, non. Les mecs, qui te présentent un candidat contre toi et ils te disent après on est pour l'union des droites, tu te dis Bardella, mais t'as perdu la tête, mon garçon, ça va.

12:47
Présentateur

En fait, Bardella est le premier ennemi de l'union des droites ?

12:51
Robert Ménard

Comme tous les autres. Il n'est pas mieux que tous les autres. Mais vous ne croyez pas ? Madame, elle existe. Moi, j'ai plaidé pour cette union des droites depuis 15 ans. Mais ça ne marchera jamais. Ils ne sont même pas... Attendez. Vous imaginez... C'est votre métier d'interroger des gens. Vous les imaginez, non seulement, moi, je dis qu'ils seront incapables de se mettre d'accord à se ranger derrière quelqu'un qui emporterait une primaire. Mais ils ne sont même pas foutus de se mettre d'accord sur les modalités de la primaire.

13:17
Présentateur

Bon, alors là, il est censé y avoir un vote,

13:19
Robert Ménard

primaire ouverte ou pas ouverte. Attendez, ça, c'est pour les LR. Il faudra bien faire avec les autres. Il n'y a pas que LR. Mais alors, vous faites quoi ? Ah mais attendez...

13:25
Présentateur

Il va bien falloir vous départager.

13:27
Robert Ménard

Attendez, mais...

13:27
Présentateur

Parce que si on vous écoute... Alors, vous, vous n'avez pas encore dit que vous étiez candidat, mais vous pourriez y penser un moment. David Lissnard, on a bien compris qu'il était candidat. Il le dit. Et puis, vous allez aller jusqu'à Édouard Philippe en passant par Bruno Retailleau, en passant peut-être par Sarah Knafo ou Éric Zemmour. Est-ce que c'est ça ? Est-ce qu'il faut tout le monde ? Est-ce qu'il faut que chacun y aille sans que vous ayez été départagé ? Que faire ?

13:48
Robert Ménard

Madame, le premier problème, c'est les partis politiques. Le premier problème, c'est les partis politiques à droite comme à gauche. Il faut faire en dehors d'eux. Faire en dehors d'eux. Et parler clairement. Moi, si j'avais été à Paris, j'aurais voté pour Madame Knafo au premier tour. Moi, ça ne me gêne pas de le dire. Mais j'aurais voté pour Moudinck à Toulouse sans hésiter.

14:09
Présentateur

Donc, pour vous, ce n'est pas une étiquette ?

14:11
Robert Ménard

C'est une personnalité ? Non, c'est des gens. C'est des gens. Ciotti, mais je n'aurais pas hésité une seconde. Regardez, j'aime beaucoup... Attendez, j'aime beaucoup Retailleau. Mais attendez, vous avez vu les contorsions pour dire... C'était ici même à ce micro

14:22
Présentateur

qu'il a refusé de défendre Christian Estrosi sans pour autant appeler à voter pour Éric Ciotti.

14:29
Robert Ménard

En fait, comment tu hésites ? Comment tu hésites ? En privé, en plus, je suis sûr qu'il aurait voté Ciotti. Mais tu le dis, il le dit à vous. Si on se parlait clairement, si on disait les choses clairement, si on arrêtait... Et c'est ça, le problème des partis. Si on arrêtait d'avoir des logiques, il ne faut pas fâcher celui-ci. Moi, les seules choses, les seuls gens qui m'intéressent à Béziers, c'est les Bitérois en France, c'est les Français.

14:50
Présentateur

Ça, j'ai bien compris, mais Robert Ménard, quand Jordan Bardella a dit ce matin chez nos confrères du Figaro, la droite française n'existe plus aujourd'hui.

14:59
Robert Ménard

Elle est éparpillée absolument. Est-ce que vous avez envie d'avoir le choix ? Par vous, je ne vous pose pas la question. Est-ce que moi, j'ai envie d'avoir le choix demain entre Bardella d'un côté et de l'autre côté Mélenchon ? Ma réponse, elle est non. Et je ne renvoie pas... Pardon. Et je ne renvoie pas doigt à dos l'un et l'autre. Si j'étais obligé de voter, je voterais pour M. Bardella. Mais je ne veux pas me retrouver dans cette situation. Je veux qu'au milieu...

15:25
Présentateur

LFI, LFI, RN, vous votez RN, vous votez Bardella sans état d'âme,

15:30
Robert Ménard

si je comprends bien. Mais je ne veux pas arriver à ce choix-là. Je veux qu'il y ait un autre choix qui ait des gens raisonnables. Enfin, attendez, chez moi...

15:37
Présentateur

Mais je n'ai pas très bien compris. Pour vous, les gens raisonnables, c'est qui ? C'est Eric Chuty ?

15:39
Robert Ménard

Non, non. Eric Chuty, il est quand même

15:41
Présentateur

copain avec LRN.

15:42
Robert Ménard

Attendez, les gens raisonnables, c'est des gens qui, chez moi, ne disent pas on va aider les entreprises pendant la campagne municipale et à Paris, les mêmes, votent des dizaines de milliards d'impôts sur les entreprises. Ça, c'est quoi ? C'est qui ? C'est le RN. Le RN, tu ne dis pas chez moi, tu es contre chez moi ou dans une ville. Oui, ou dans un local, quoi. Ou vous voulez. Je suis contre l'assistanat et à Paris, dire, ah mais non, il ne faut pas obliger les gens qui touchent le RSA à faire des heures de boulot. Voilà. Ce que je ne veux pas, c'est juste ça.

J'en ai marre des gens qui te prennent pour des abrutis, qui te disent des choses pour flatter tout le monde, qui racontent des cracks et qui font... Vous savez, qu'est-ce que ça fait ? Ça fait que plus personne, madame, ne croit les politiques. Moi, je m'en foutrais que les socialistes avec leur mascarade auxquelles on a assisté soient discrédités. Le problème, ce n'est pas ça, c'est que les gens chez moi, ils disent mais vous êtes tous pareils les politiques.

16:37
Présentateur

C'est-à-dire que vous voulez dire que les ambiguïtés, au minimum, ou les retournements du PS vis-à-vis de la fille vous entachent aussi vous ?

16:45
Robert Ménard

Oui, parce que les gens,

16:46
Présentateur

ils se disent... Parce qu'ils disent en fait, ils ne peuvent plus croire en personne.

16:48
Robert Ménard

Ils travaillent les politiques, ils sont capables de dire un truc. Enfin, attendez, ils se foutent de la gueule du monde, fort, ils se le prennent pour un demoré. Ils disent exactement le contraire à 15 jours d'intervalle. Mais les gens, ils disent mais ils sont tous comme ça pour être élus. En gros, ils se disent quoi ? Ils te disent pour être élus, vous êtes prêts à tout faire. Et non, moi, je ne suis pas prêt à tout faire.

17:06
Présentateur

Robert Ménard, Mazarine Pinjot, la fille de Mitterrand, boycotte une rencontre avec les lecteurs à La Flèche depuis que c'est devenu une ville RN. Elle devait aller présenter son dernier livre à La Flèche et elle a dit que depuis qu'ils avaient élu un maire RN, elle n'irait pas. Comment vous réagissez ?

17:22
Robert Ménard

C'est de la débilité à l'état pur. Comment ? Et c'est les mêmes, elle doit être de gauche. Oui, elle est de gauche, je sais qui c'est. Et après, elle va te donner des leçons. Mais la première leçon, en plus quand tu es écrivain et que tu te flattes de penser, d'essayer de penser le monde, c'est d'aller discuter avec les gens qui ne le pensent pas comme toi. Moi, ça ne me viendrait pas à l'esprit de refuser d'être assis peut-être parce que j'ai passé 20 ans à me battre pour des journalistes comme vous dont je ne pensais pas qu'ils avaient raison sur le début de leur première phrase. Mais ils ont le droit de dire les choses.

Et là, si à La Flèche, ils ont choisi le RN, le minimum qu'elle puisse faire, c'est d'aller discuter. Mais quoi ? Elle a peur de discuter avec les gens ?

18:07
Présentateur

Il faudrait y aller et discuter. Merci Robert Ménard en tout cas d'être venu répondre à nos questions ce matin. Robert Ménard, donc maire réélu de Béziers. Il est 8h46 sur RMC et BFM TV.

Face à Face : Robert Ménard - 26/03 — Robert Ménard · Pourquijevote