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interviewSud Radio (sur YouTube)· 22 juillet 2025 100 min

Les débats de l’été - Émission du 22 juillet 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h. Maxime Liedu. Allez, on s'apprête à faireiller autour de l'actualité du jour notamment sur des sujets qui vous concernent. 0826 300.

J'attends vos commentaires, vos avis et que vous veniez participer à ces différentes conversations, notamment sur vos conseillers bancaires. Tenez, peut-être qu'il vous agace, peut-être qu'il vous énerve, peut-être que au contraire, il est fantastique. 88 % des Français ont une bonne image de leur conseillers bancaires, mais ça ne les empêche pas d'être lucide.

D'être lucide tout simplement parce que bah oui, de temps en temps, ils vous vendent quand même un petit truc dont vous avez pas du tout envie, par lequel vous n'êtes pas du tout concerné et puis bon, il change souvent. Donc, est-ce que vous auditeurs de Sud Radio, vous seriez prêt à changer de conseiller bancaire notamment avec les sort des banques en ligne ? C'est direct, c'est du 7 jours sur 7, c'est rapide, c'est efficace.

Peut-être que vous êtes tenté par ça, donc venez nous en parler. 0826 300. Et puisqu'on parle du travail, tenez, est-ce que la France aime encore ça ?

Est-ce que la France aime encore bosser ? Quand on voit l'absentéisme record au travail, deux fois plus qu'aux États-Unis, deux fois plus qu'au Royaume-Uni, on atteint les 6 % jusque dans le privé. Et un autre chiffre aussi très intéressant qui je n'en doute pas fera réagir autour de la table, 7 % des salariés seulement en France se sentent, écoutez bien pleinement engagé dans leur boulot.

C'est près d'un/ers aux États-Unis. On est totalement à la ramasse. Vous qu'est-ce que vous en pensez ?

Est-ce que la France doit totalement peut-être repenser son rapport au travail ou est-ce que la France définitivement n'aime plus du tout bosser ? On en parlera d'ici une petite demi-heure, mais tout de suite le débat qui va nous préoccuper, c'est tout ce qui se passe autour de la loi du plomb. Vous entendons vous en entendez parler forcément beaucoup sur cette antenne. 0826 300 300.

Est-ce que la démocratie est-elle en train de céder face à l'intimidation ? Neuf élus, déjà c'est les chiffres du ministère de l'intérieur, neuf élus ont eu des atteintes, des menaces, des attaques de permanence, des mails incendiaires en disant que ces élus qui avaient voté pour la loi sont en réalité en train d'amener le cancer jusqu'à nous. Qu'est-ce que vous en pensez ?

Est-ce que la démocratie est en réalité en train de vaciller par des petites attaques ici et là ? En tout cas le thème des de la conversation, je le redis, application Sudradio site Sud Radio et j'ai hâte et j'ai le plaisir aussi d'en parler avec Gill Platayé, maire de Chalon sur Saun. Bonjour.

Bonjour. Lucas Verrand, adjoint au maire de Neili. Bonjour.

Bonjour. Merci d'être avec nous. Alexandra Spinner, enseignante et déléguée spécial en charge du décrochage scolaire à la région Île-de-France.

Bonjour. Bonjour. Et Octave, caricaturiste de presse et sur les réseaux sociaux.

Bonjour mon cher Octave. Bonjour Maxime. Merci beaucoup d'être avec nous.

Vous avez entendu parler de ce sujet de la loi du plomb qui ne cesse de faire parler d'elle plus d'un million et demi de signataires à l'heure où on se parle. D'un côté, on peut se dire "Oui, bien sûr, c'est formidable. Ça fait partie de la démocratie participative.

Les gens se manifestent, on peut en parler. En revanche, il y a tout ce qui se passe en coulisse." C'est-à-dire les élus qui sous cette pression médiatique, l'attention médiatique se font quand même menacé de mort.

J'aimerais qu'on en écoute un qui a témoigné ce matin, c'était au micro de LCI. Moi, je n'ai jamais vu ça depuis le début de mon mandat. C'est des centaines et centaines de mail d'insultes et cetera.

Vous avez voté pour le cancer. On nous souhaite même dans certains mails que ça arrive à nos propres enfants. Cet emballement, est-ce qu'il risque de faire changer votre vote ?

Pas du tout. il ne je ne changerai jamais mon vote. Une dizaine d'outrages ou de dégradation de permanence d'élus a été recensée comme celle de cette député centriste favorable à la loi.

À l'inverse, ici c'est un député écologiste qui a été ciblé par des agriculteurs. Donc vous avez entendu autour de la table vraiment des des centaines et des centaines de menaces de mort. Je me retourne je me tourne vers vous les les deux élus, les maires ici que ce soit Gill Platé ou Lucas Verrand.

Comment vous interprétez ça ? Est-ce que c'est un biais médiatique ? On fait semblant de découvrir ça ou vous peut-être dans d'autres regardes, vous avez eu l'habitude d'avoir des menaces de mort, des intimidations.

Gy Platay, non, je pas aller jusque là. Je pense que c'est une tendance de fond. Alors, il y a le fond de la loi et ça peut être l'objet d'un débat.

J'ai cru comprendre d'ailleurs que la rentrée serait notamment centrée là-dessus à l'Assemblée nationale. Br a dit qu'il y aurait un débat mais qui de toute façon ne viendrait pas remettre lo et ça c'est fondamental parce que si on veut encore tenir à un bout d'institution dans ce pays, il faut tout de même que les députés, les sénateurs lorsqu'ils ont voté une loi ne soient pas menacés. Donc le fond de la loi peut toujours faire l'objet d'un débat euh mais je crois qu'on est entré aujourd'hui et en tout cas c'est un grand retour de la violence en politique.

Elle a déjà existé dans notre pays euh dans les décennies passées. Euh il faut regarder un petit peu les choses sur le temps long. Euh la violence fait hélas parfois partie du débat, mais là on a un retour de flammes absolument terrible et on le voit dans toutes les occasion.

Euh on voit bien parce que on n'est pas naïf que euh les mouvements qui ont promu cette pétition euh ne sont pas des mouvements qui par ailleurs sont toujours très respectueux de la démocratie, sont des mouvements souvent violents de l'écologie radicale. Alors qu'il y ait un débat sur le fond encore une fois ça c'est le rôle du Parlement qui représente la nation. On a beau pensé ce qu'on veut de l'Assemblée nationale et du Sénat, c'est son rôle, c'est leur rôle.

Mais aujourd'hui, le retour de la violence en politique est une donnée qui va nous accompagner hélas pendant des années et des années. Est-ce que la violence qui pouvait être pendant un temps peut-être verbal, peut-être médiatique vraiment c'était du spectacle ? Est-ce que malheureusement elle est en train vraiment de devenir physique Luc Veryan ?

Ah oui, bah précisément en 2024 vous avez 250 faits de violence et d'agression physique qui ont été recensés sur l'année. C'est en progression par rapport à 2023. Et au total, si on prend agression physique, agression verbale, incivilité recensée, on est à près de 2500 à l'année.

C'est 48 faits de de violence qui sont recensés par semaine contre les élus. Donc bien évidemment, là ce sont les parlementaires, mais je pense que monsieur le maire pourra dire la même chose. Il y a une très forte exposition des élus locaux.

On a en mémoire chaque été parfois des maires qui s'interposent pour rétablir l'ordre public qui se font directement quand ils peuvent parce que quand on voit tout ce qui se passe à Limog à Anime ou à Béier il il y a quand même les moyens parfois les moyens leur manquent parce que malheureusement l'État n'est plus là pour assurer sa sa sa mission régalienne première. Donc il faut en effet euh réagir réagir d'abord par des outils législatifs et il y avait eu un euh une loi sur le statut de l'élu qui octroie la protection fonctionnelle pour les élus. Mais derrière bah vous avez raison de rappeler qu'il faut des moyens parce que c'est bien des dicter les lois mais si elles sont encore une fois euh juste un texte qui ne se traduit pas par une mise en œuvre euh s'installera.

Oui, puis c'est l'effet pervers. C'est-à-dire que en réalité, on met des dispositifs. Là, c'est la première fois qu'une pétition arrive à se hisser à ce niveau-là au point d'organiser un débat à l'Assemblée nationale.

Il y a le retour de bâton derrière. C'est-à-dire que bon, signature, record, un débat, on peut pas changer la loi. Donc, il y a cette espèce en plus derrière peut-être de frustration démocratique.

La pétition est prévue par la par le par la nos lois. C'estàd que c'est le problème n'est pas la pétition. À la rigueur, ça c'est un moyen d'expression pacifique.

Alors on peut quand même s'interroger sur le terrintidation des députés. Ça par contre c'est c'est absolument intolérable. Avec Alexandre sur ce retour de la violence en politique, est-ce que vous pensez qu'à peut-être sur certains sujets et celui-ci en est un exemple, peut-être que la démocratie peut céder, c'est-à-dire tout d'un coup se dire on on met sur sur place dans nos peut-être dans nos circonscriptions, il y a une telle un tel retour de la violence qu'on va devoir changer d'avis et plus exercer la liberté du parlementaire.

Alors, j'espère que la liberté des parlementaires sera toujours sanctuarisée. En revanche, je ne vois pas pourquoi cette décivilisation qui qui nous ronge, une décivilisation. Oui, enfin, je veux dire, c'est quand même terrifiant de voir des élus recevoir des mails qui leur expliquent qu'il faudrait que leurs enfants soient victimes de cancer.

C'est quand même terrible que un de mes collègues Vincent Jambrin ait vécu ce qu'il a vécu. C'est-à-dire on a mis le feu à sa à sa maison, c'est attaqué à sa famille. Mais des exemples comme ça, on en a à l'infini.

Il y a une sorte de tout tout est désacralisé, c'est-à-dire qu'il n'y a plus rien qui tiennent vraiment debout. Euh je alors sur le fond encore une fois on on peut en débattre mais euh j'aimerais dire que le débat a eu lieu puisqu'il il y a eu un un vote enfin c'est le débat après sur le débat on y reviendra après sur le débat déjà parce que beaucoup l'estiment faussé en tout cas les ONG disent mais regardez c'était pas les bons chiffres et cetera et au contraire parfois il y a même le Conseil constitutionnel qui dit peut-être l'insincérité des débats parce qu'on a utilisé des mécanismes à l'assemblée qui font encore une fois toute cette écho anxiété est quand même portée par des groupesuscul qui qui sont des groupuscules qui qui qui agissent par la violence de façon systématique. Voilà qui sont violent leur façon vo avec la 69, on le voit avec les médias bassin c'est absolument partout.

Octave caricaturiste de Prest et sur les réseaux sociaux, comment vous observez-vous ces ces phénomènes ? Est-ce que vous pensez à un moment que la démocratie peut basculer vers quelque chose de plus physique complètement ? Je pense qu'on arrive même à une ère de révolution pratiquement, on le voit, c'est pas que le seul sujet hein, c'est il y a il y a des sujets même géopolitiques qui sont très clivants et qui s'installent même au sein de de notre République et de notre pays.

Je pense que aujourd'hui cette ce rapport à cette loi en fait du plomb, elle est importante. Moi, je suis d'une génération qui aujourd'hui est très euh euh comment dire euh très engagée, mais au-delà de l'engagement, elle est aussi elle est aussi impactée par la consommation et par ce qu'on consomme aujourd'hui. Euh alors oui, je sais qu'il y a un rapport très compétitif, donc on doit aussi se mettre à la place euh de ceux qui produisent justement ce qu'on ce qu'on les agriculteurs.

Mais mais à un moment donné, on sait qu'il y a presque une vingtaine de leviers qu'on pourrait utiliser pour palier au pesticides et on les utilise pas. Donc moi, j'ai une interrogation là-dessus. Est-ce qu'on écoute vraiment est-ce qu'on écoute vraiment ce que ce que ce que veut le peuple, c'est-à-dire vivre plus longtemps, vivre plus sainement ou est-ce qu'en fait on a un rapport à l'argent qui est toujours plus important ?

Ça c'est sur le fond. Oui, c'est pas un ça ne justifie pas ça ne justifie en rien la violence. Je suis d'accord avec vous.

Voilà, c'est c'est quand même vous regardez, j'ai l'impression d'un d'un regard sain occtave le le fait que des gens puissent se manifester au sein d'une pétition. C'est-à-dire que vous avez l'impression peut-être d'un relan démocratique ou quand on a souvent ce discours de la France essoufflé démocratiquement, bah je trouve ça légitime. C'est-à-dire que à ce moment-là, c'est enfin je veux bien qu'aujourd'hui on soit compétitif par rapport à notre production, à ce qu'on va exporter aussi comme produit français.

Mais à quoi ça sert aujourd'hui euh de consommer si c'est pour vivre moins longtemps et euh être impacté par euh euh des euh Très bien. Alors ne soyons pas le seul pardon, le seul pays à l'interdire. C'est ça le sujet.

Le vrai problème aujourd'hui, c'est que la France se retrouve dans une situation, c'est que l'Europe n'interdit pas les les pesticides qui ont été réintroduits à titre dérogatoire et exceptionnel. Il faut quand même revenir au texte de la loi. On est vraiment sur des filières intention qui sont soumis à de la concurrence qu'on pourrait presque qualifier de déloyal des autres.

C'estàd que si vous interdisez en France ce que vous autorisez dans le reste de l'Europe, en réalité, il va se passer quoi ? notre production va chuter et il va se passer ce qui s'est passé pour les cerises. C'està-dire qu'on importait des cerises qui étaient traitées avec des pesticides parce que nous nous ne pouvions pas protéger notre propre production parce que les pesticides étaient interdits.

Vous voyez un peu la folie dans laquelle nous sommes. Donc c'est pas simplement une question alors je suis entièrement d'accord sur la question sanitaire, c'est aussi une question de régulation européenne. Pour le coup, l'Europe se grandirait à à essayer d'être un peu plus directe et plus coercitive avec les autres producteurs et pas simplement nous avec les français. 0826 300 300. pense que la démocratie va céder face à l'intimidation.

On le voit que ce soit les groupesuscules violents et malheureusement les exemples se sont multipliés ces dernières semaines, ces derniers mois, ces dernières années. On repense à la 69, à ce qui s'est passé peut-être autour des méga bassines. Est-ce que la violence va réussir peut-être à un moment malheureusement à faire basculer ce qui est un exercice démocratique est un droit fondamental pour notamment pour ceux qui l'exercent.

On pense aux élus neufs ont subi selon le ministère de l'intérieur ont recensé violence que ce soit menace de mort ou dégradation de de permanence. 0826 300. Venez participer à la conversation.

Vous êtes bien sur Sud Radio. À tout de suite. Sud Radio, parlons vrai.

Parlons vrai. Sud Radio, parlons vrai. Sud Radio, parlons vrai.

Sud Radio, les débats de l'été, 10h 13h, Maxime Liedo. Un seul numéro appelé 0826 300300 application Sud Radio et également réseaux sociaux. J'ai besoin de vos avis, de vos commentaires.

Est-ce que la démocratie française va céder face à l'intimidation qu'on peut voir par les ONG, par certaines personnes violentes, notamment sur des projets, il faut le dire, ou agricoles ou écologiques en grande partie et le le débat, croyez-moi, se se poursuivait à l'instant en studio et on va y revenir mais j'aimerais qu'on qu'on fasse un tour du côté du standard 0826 300. Bonjour Bruno. Oui, bonjour.

Merci beaucoup de Merci beaucoup de nous appeler sur Sud Radio. Vous vous avez quand même été interpellé he par ces par ces neuf élus menacés. C'est totalement inacceptable.

Mais est-ce que vous croyez peut-être à un point de bascule vous ? Je sais pas mais je fais c'est pas normal. On attaque pas les gens comme ça en plus leurs enfants quoi.

C'est enfin je sais pas c'est quelque chose qui me dépasse un peu. Voilà je trouve que c'est inacceptable. Mais mais comment vous le regardez vous ?

C'est-à-dire que c'est un monde que vous comprenez plus ou justement vous voyez bien quand même qu'il y a des instrumentalisations derrière qui poussent malheureusement parfois le curseur jusqu'à la violence physique. Alors je pense déjà que les instrumentalisations, elles ne poussent que les gens qui ont envie d'être poussé. Il y a peut-être Mais oui, il y a peut-être des gens qui bon sens le bon sens de Bruno ça.

Merci Bruno. Il y a des gens qui qui peuvent quand même faire la différence en se documentant un peu quoi. Ensuite, je comprends que les gens se sentent frustrés parce que ils ont l'impression qu'on leur confisque quelque chose et surtout que le discours qu'on entend est parfois biaisé.

H parce que le ce néonicotoïde là, je voilà néonicotinoïde en effet. Voilà. Apparemment, c'est ça serait un des moins un des moins pires.

Voilà. H euh mais à mon sens, peut-être je me trompe, mais si on avait voulu vraiment aider les agriculteurs, on aurait interdit l'importation de fruits et de légumes traités. On aurait vraiment suspendu par exemple le le Mercosour qui fait des débats là aussi à l'Assemblée nationale mais qui semble être pressé par la commission.

Voilà, les là les agriculteurs eux, ils auraient pu vendre mieux nos agriculteurs à nous. Hm. et vendre peut-être à un meilleur prix en préservant la santé des gens.

Ouais. Ensuite, ce produit, il est quand même utilisé beaucoup si mes renseignements sont bons sur la bête et la noisette. Absolument.

Et partout en Europe accessoirement. Voilà. Mais euh pour moi le fait de d'autoriser ce produit, ça a été un peu un nuage parce que nos agriculteurs leur principal souci c'est le coût de la production.

Ouais. H merci beaucoup Bruno de nous avoir rappelé au 0826 300 300 du côté qui était du côté de Perpignan. Il pose quand même les termes comme on dit Bruno.

C'est-à-dire bon en réalité on fait une loi tout le monde se focalise dessus mais mais c'est pas le sujet. En réalité, on aurait davantage peut-être dû s'exciter et signer des pétitions quand on a accepté le Mercosour, quand on a fait des débats à l'Assemblée nationale qui servaiit à rien. Comment vous regardez et comment vous réagissez à ce que ce que vient de nous dire Bruno Alexandre ? qui ont fait cette pétition ne s'intéresse pas à ces sujets parce que je vous rappelle que faut dire que c'était censé être à politique.

C'était une jeune une jeune étudiante qui a dit bon en réalité on massacre la mo je je je salue son initiative c'est ça n'est pas le sujet mais on sait quand même que tous ces sujets sont portés par des gens qui incitent à la haine envers les industriel les patrons et surtout les agriculteurs qu'ils effectuent des des sabotages sur les installations agricoles et et industrielles qui s'en prennent aux gendarmes qui veulent protéger ces installations. Enfin, je veux dire, on on sait bien que c'est comme que que ça Mais c'est horrible, c'est horrible à dire. Pardon, je je me tourne vers vous euh après, Lucas Verran, mais mais il y a quelque chose de Est-ce que c'est pas c'est horrible à dire mais une nouvelle façon de vivre la démocratie, c'estàdire que les gens se sentent, on est en 2025 aujourd'hui, c'est-à-dire mais non, mais c'est c'est vrai, c'est-à-dire que c'est de la pression, c'est c'est de l'intimidation physique, c'est du harcèlement et les gens sont persuadés peut-être parce que le le ralbol fiscal passant là en disant c'est nous qui vous payons, vous ne faites pas assez pour nous. résultat, ben quand vous faites quelque chose qui ne nous va pas et bien on venir vous le dire un peu en face et parfois avec une main là où il faut pas.

Après, il y a il y a deux choses. Moi, je voulais réagir pour pas non plus confondre la minorité radicale qui a agi sur la 69 sur les méga bassines avec un élan citoyen qui aujourd'hui regroupe 1 je l'ai dit, je salue cette initiative, il y a pas de sujet. Ensuite, le deuxième sujet, vous avez entièrement raison, c'est comment on consomme la démocratie ou plutôt comment on la vit, comment on la construit.

Le législateur et euh euh différents euh responsables politiques ont poussé des instruments de démocratie participative. On avait la convention citoyenne dédiée à la fin de vie. On en a actuellement une sur les temps de l'enfant, on en a une sur le climat.

On a ce droit de pétition qui est ouvert depuis 2019 et un moment la démocratie représentative et la démocratie participative pour l'instant ont du mal à échanger, ont du mal à dialoguer et il faut bien évidemment que l'un ne rentre pas en concurrence avec l'autre. la démocratie représentative ont reçu mandat du peuple et là on on revient au au principe des lumières c'est que un mandat comme celui de députés n'est pas fait pour répliquer à l'identique chaque volonté citoyenne sur tel et tel sujet c'est d'être titulaire de la notion d'intérêt général et je termine c'est qu'en fait sur cette pétition il y a un angle thématique qui est la santé et sur lequel on aura tous collectivement du mal à dire on n' pas envie d'avoir mais quand on parle de la productivité des agriculteurs de ce que l'on évoquait la trappe aux importations finalement avec la baisse de la production. On a du mal et c'est aussi le rôle pour le coup de la démocratie du politique de prendre le sujet dans sa globalité et de de bien évaluer les effets de bord.

Est-ce que des élus menacés après le vote de la loi du plomb la démocratie française est-elle en train de céder à l'intimidation ? Oui, pour 77 % de nos auditeurs. Par exemple, je vous lis la réflexion de Michel qui est au cœur de de la discussion qu'on est en train d'avoir qui nous dit "Mais enfin quelle démocratie est-ce qu'on peut vraiment parler de la plupart des normes qui viennent de Bruxelles alors que les Français en 2005 avaient avaient avaient Oui, ça c'est c'est pas le cas sur la démocraation Oui, française et entièrement mais la sensation peut-être à un moment, rappelez-vous ces fameux Français qui avaient été qui avaient refusé les dictates européennes en 2005 et qui se sont aujourd'hui frustrés.

Il y a peut-être encore ce fil rouge de la frustration du référendum de 2005. On voit bien qu'on est avec l'intervention de votre auditeur il y a quelques minutes, on est sur la notion de souveraineté. Enfin, je ça dire un moment donné si on veut, on est sur la notion de souveraineté lorsque la loi est votée précisément pour éviter de dépendre moins d'importation de pays qui n'appliquent pas les mêmes règles que nous.

Et on est sur la notion de souveraineté lorsqu'on reconnaît, je pense qu'on est assez dans le consensus autour de cette table euh aux députés le droit et même le devoir de porter l'intérêt général de définir souverainement quelle doit être la politique et la loi de la France. Or face à ça, des mouvements bien organisés, très minoritaires mais très activistes sont en train de prendre la main sur le terrain. Et cette notion du retour de la violence en politique notamment autour des thématiques de l'écologie radicale est devenue est en train de devenir une norme partout sur le terrain.

Je le dis bien non seulement sur les grands débats, vous avez cité les méga bassines, on en a d'autres sur l'autoroute et cetera, sur les débats de niche de plus en plus. Ce sont des débats de niche mais qui ont un fort parce que ça on voit bien que ça ça ça sensibilise une grande partie de l'opinion contre un fort retentissement médiatique. Donc attention parce que à force de trouver que c'est plutôt sympa parce qu'il y a des causes justes et on est tous d'accord pour dire ça mais derrière ces causes justes, il y a une instrumentalisation très nette de personnes qui sont ultra politiques et qui aujourd'hui ont décidé par la violence d'imposer leur loi par l'intimidation.

Et on sait bien et le député, le sénateur DupLB l'a dit lui-même, que cette grande mobilisation est aussi faite pour impressionner le Conseil constitutionnel qui à la fin des fins aura le dernier mot sur le texte de Alexandre Spin. Non, juste pour répondre singulièrement à ce que vous vous venez de dire, évidemment que ceux qui ont signé cette pétition ne ne cautionnent pas les violences contre les élus. C'est pas du tout ce que je suis en train de dire.

Je dis simplement qu'il y a une frange radicale dans les mouvements écolo qui d'ailleurs porte préjudice aux causes qui qui prétendent de porter. Maintenant queil y a un vaste mouvement citoyen euh qu'on s'empare de sujets forts, je trouve que c'est très bien. Je regrette d'ailleurs que ce soit pas vraiment le cas parce que je trouve que notre modèle démocratique, il est à bout de souffle.

Quand on voit le débat, le non débat qui a eu lieu sur la fin de vie, typiquement, j'ai pas le sentiment que les citoyens se soient vraiment exprimés typiquement. Mais on est on est assez d'accord là-dessus, c'est que moi, je partage votre point de vue à 100 %, c'est que qui prend le leadership de cette cause, c'est souvent justement des des personnes qui sont pas saines d'esprit et qui mettent un électorat un rapport sain pour la vie. Hy, tout sur des arguments sur la plupart du temps qui sont falaux, c'est-à-dire que c'est toujours des biais qui sont utilisés.

C'est ça qui est très dangereux aussi pour la démocratie. C'estàdire que la plupart qui s'engage pour cette cause le font sur des sur des sur des é avant tout. Et euh je me demande justement à qui on s'adresse aujourd'hui.

Est-ce qu'on s'adresse pas à un futur électorat de 2032 ou de 2027 qui approche de la majorité euh et donc du coup qui est très instagrammable, très axé à la communication des réseaux sociaux et donc il y a un rapport à la communication qui qui rend euh qui rend enfant euh la manière de raisonner et donc de réagir et donc qui a très vite accès à la violence. Dans ce que vous dites, Octave, c'est là où c'est presque vertigineux. C'est précisément, rappelez-vous les gilets jaunes qui avaient commencé sur les réseaux sociaux.

Là, la pétition a un succès dingue précisément parce que c'est partagé par les influenceurs que par des personnalités avec énormément d'abonnés, des acteurs comme Pierre Ninet. C'est-à-dire que tout d'un coup, on a une concentration de personnalité qui s'adresse à ce public et qui les politise presque indirectement. 0826 300.

Bonjour Philippe. Est-ce que vous nous entendez mon cher Philippe ? Philippe est en train de marcher dans sa maison.

Philippe. Et ah bonjour mon cher Philippe, vous allez bien ? Ça va.

Merci de nous appeler sur Sud Radio. Vous vouliez réagir vous aussi sur sur ces élus intimidés suite au au vote de la loi du plomb ? Vous êtes vous êtes agriculteur vous-même ?

Oui, je suis agriculteur au nord du Lotte. Agriculteur boulanger au nord du Lotte. Voilà.

Paysan boulanger comme on dit. Voilà. Et et comment vous regardez ça ?

Parce que peut-être que votre député pour donner la parole au jeunes de terrain. Mais je vous en prie. Mais justement, Philippe, vous êtes agriculteur, peut-être que le député de euh votre le député de votre circonscription a voté pour la loi et que demain ou après-demain, si c'est pas déjà fait, il sera menacé ou euh il il se fera euh vandalisé sa sa circonscription ?

Comment vous regardez ça vous ? Je sais pas, je je sais pas ce qu'il a voté, je sais pas. Mais ce que ce qui est sûr, c'est que aujourd'hui on est en démocratie, on doit pas menacer les gens parce qu'ils prennent une ou une autre d'un côté comme de l'autre.

On est en train de monter euh les gens les C'est pas bon. Attendez mon cher Philipp. Ouais. et essayez de de de ne plus bouger et de tendre le téléphone façon antenne radar, mon cher Philippe, parce que sinon on va vous perdre, le son est un peu compliqué et j'aimerais quand même qu'on puisse échanger un peu avec vous.

Est-ce que vous m'entendez un peu mieux ? Ah là, c'est parfait. Ne bougez pas cher Philippe.

Montez sur la chaise, tendez le téléphone vers le haut et ne bougez plus. Voilà. Oui, on est on est en démocratie de menacer un élu qui soit de droite, de gauche du centre, c'est pas bon.

Ouais. en train aujourd'hui en train de monter laisse aujourd'hui au milieu de tout ça il y a les agriculteurs qui sont en train deêtre et et comme j'ai écouté vos audités a eu le le mercur je suis désolé mon cher Philippe merci beaucoup de nous avoir appelé au 0826 300300 mais on est en train de de vous perdre je pense qu'il y a des activistes écolos qui sont en train de brouiller votre communication mon cher Philippe nous deux prenez prenez soin de vous merci de nous avoir appelé dans Un instant après la pub, on va se poser la question de la France et de son rapport au travail. Malheureusement, elle est encore au sommet en ce qui concerne l'absentéisme, notamment dans le domaine privé. 6 % les chiffres de l'absentéisme au travail.

Deux fois plus qu'aux États-Unis, deux fois plus qu'au Royaume-Uni. La France aime-t-elle encore bosser ? 0826 300.

Restez avec nous parce que vous êtes bien sur Sud-Radio. À tout de suite. Sud-Radio.

Sud-adio. Parlons vrai. Parlons vrai.

Sud-Radio, parlons vrai. Sud Radio, les débats de l'été, 10h 13h, Maxime Liedu. Merci d'avoir euh choisi Sud Radio pour passer votre mois de juillet en notre compagnie.

Nous sommes le 22 juillet et vous êtes bien dans vos grands débats de l'été, toujours en compagnie de Lucas Verrand, adjoint au maire de Neuilli, Gill Platay, maire de Chalon sur sa Alexandra Spinner, enseignante et déléguée spéciale en charge du décrochage scolaire à la région Île-de-France et Octave, caricaturiste de presse et sur les réseaux sociaux. On va aborder ce deuxième sujet qui est aussi quand même très très intéressant. L'absentéisme atteint un niveau record en France en ce qui concerne le travail.

D'où cette question au 0826 300300 y compris sur les réseaux sociaux et l'application ? Est-ce que notre pays aime encore bosser ? Parce que si on regarde un peu froidement les chiffres, globalement on travaille moins, on est absent plus souvent et plus longtemps.

Et surtout, on a un chiffre saisissant dans ces données qui nous parviennent et qui nous sont parvenues cette nuit. 7 % des salariés seulement se sentent, je cite, pleinement engagés dans leur boulot. C'est-à-dire que c'est des chiffres à contrario de ce qu'on peut voir par exemple aux États-Unis avec un/ers des salariés qui se sentent convaincus.

Moi cher Octave, je me tourne vers vous parce que dès qu'on a abordé ce juget, vous disiez "Je veux commencer parce que c'est un sujet qui est passionnant. Oui, en fait, je vais surtout parler sur le fond. Est-ce que aujourd'hui euh on on a une on a une France qui qui a un rapport au travail ?

Euh il y a un attachement au travail. Moi, je vous dis je vous dis que oui, c'est juste que est-ce qu'on donne aussi à la France l'envie de travailler ? Euh aujourd'hui, je pense pas parce que euh en fait, on a un rapport au social qui est trop important.

On a aussi euh je pense un problème par rapport à à au à la rémunération, par rapport au au nombre d'heures fourni. On a aussi des perspectives de carrière qui sont très euh très rapidement décourageantes parce qu'on vous fait comprendre que vous n'aurez pas ce que ce que vous avez envie d'avoir tout de suite et peut-être que vous l'aurez jamais tout simplement. Donc euh je le dis, dès les dès en fait les l'école élémentaire, on on nous met sur euh une une façon de penser qui est pas la bonne.

Euh celle Oui. celle de se rapprocher de ses ambitions, de se rapprocher d'un rêve, pas forcément de de devenir ce qu'on a toujours rêvé d'être, mais de s'y rapprocher. Et donc du coup, forcément, oncourage pas en réalité des jeunes élèves et je me tourne vers vous Alexandra, peut-être à suivre ses ambitions, à y parvenir et peut-être pas de la manière la plus classique qu'il soit.

Oui. Alexandre Aspin, comment vous regardez ça ? Vous êtes du Oui.

Non non non mais j'écoute avec intérêt ce que vous venez de dire. Je pense que il y a quand même aussi un effet Covid. Enfin je veux dire je le le l'étude c'est où on parle de de l'étude du cabinet Mercaire, il y a quand même un vrai effet Covid.

Je crois que les Français ont découvert le plaisir de ne pas travailler d'être payé. C'est ça la réalité. Donc je pense qu'il faut qu'on fasse une véritable révolution, qu'on prenne en compte ce qui s'est passé. au moment du Covid et euh il faut quand même que les Français renouent avec l'envie de travailler.

Il faut aussi, je pense que ceux qui qu'on remettent au travail une partie de la France aussi parce que je pense que ceux qui travaillent euh sont quand même très frustrés de voir que il y a toute une partie de la population qui ne travaille pas et qui finalement arrivent au même niveau de vie queux. Ça c'est un vrai sujet. C'est juste ce que vous venez de dire par rapport au Covid.

Après, je enfin fort heureusement, on éétait pas les seuls justement à à être confinés, à devoir faire du télétravail. C'est vrai que on a reçu des indemnisation, des aides pendant que les autres n'ont pas reçu. Faut le dire.

La France a été le seul pays ou un des seuls à à fournir cette aideel là qui a été très importante et qui a largement augmenté augmenté la dette qu'on doit rembourser. Après, je pense pas que le Covid soit forcément une excuse. Moi, je vous dis peut-être un élément de fond, c'est ce que vous disiez. 0826 300, ça m'intéresse d'avoir votre opinion, vos avis camarades auditeurs au micro de Sud Radio justement sur ça sur le le travail.

Est-ce que vous peut-être si vous travaillez dans une entreprise, vous observez peut-être ce désenchantement ou cette flemme du travail ? peut exister aussi Lucas Verangel sur ça. Bah oui, parce qu'en sous-jacent, moi je comprends en effet la statistique de 7 % que vous avez dit.

Je comprends et il y a des bonnes pistes dans ce que le gouvernement propose comme le la le jour de carence d'ordre public pour pour résulter un peu résorber ce déficit de l'assurance maladie de 18 milliards. Mais je pense que la question de fond qui n'est pas adressée, c'est est-ce que on donne aux jeunes qui travaillent aujourd'hui l'impression qu'ils vont pouvoir s'enrichir avec le travail ? Et ça bah la réalité c'est que non quand quand verse 100 % en fait le le salarié final en en touche parfois que 40 % et en plus de la TV.

Donc je pense qu'il y a vraiment cet enjeu sur lequel on doit se poser collectivement et dire quelles sont les conditions pour que finalement les jeunes et un intérêt à travailler en en ayant l'impression qu'ils peuvent construire un patrimoine en ayant l'impression qu'en fait parce que la réflexion de fond c'est quoi ? c'est que quand il y a quelques décennies, il y avait cinq actifs pour un retraité, c'était un dolor. Mais quand aujourd'hui un jeune il travaille, il y a 1,7 actifs pour un retraité.

Donc il a l'impression que s'il veut construire une famille et c'est lié avec la natalité, il doit payer en plus pour quasiment un retraité. Donc ça devient insupportable et je pense que il y a une vraie réflexion de fond sur comment on incite les gens à être encouragés, être incentivé en bon anglais à à à à délivrer plus. Et je pense que c'est par ce billet là qu'on résoudra une bonne partie du du problème et du lien qu'ont les jeunes avec le travail.

Sachant que on parlait de coût, ça coûte quand même à la France entre 60 et 80 milliards par an, c'est-à-dire le budget de l'éducation nationale justement uniquement par l'absentéisme au boulot. Gill Plat. Alors moi je trouve que le débat est passionnant parce que en fait ce matin on parle des crises.

On a parlé de la crise à démocratie avec la réintroduction de la violence comme moyen d'action politique et on parle aujourd'hui de la crise du travail qui à mon avis est aussi un reflet de la crise de la société tout entière. Alors on a beaucoup parlé des jeunes là ce matin. C'est pas complètement un hasard parce que c'est vrai qu'on peut constater alors je vais pas faire de généralité non plus parce que vous avez énormément de jeunes qui arrivent sur le marché du travail et qui sont pas dans une perspective d'en faire moins ou de se mettre immédiatement en arrêt maladie. dès leur arrivée.

Mais c'est vrai qu'il y a parfois sur des générations plus nouvelles un autre rapport au travail, ça c'est certain, et que finalement c'est pas le but ultime de la vie. Le but ultime de la vie, c'est plutôt de se dégager des temps de loisirs pour en profiter au maximum avec les siens. Cela dit, si vous regardez l'étude quand même qui a été publiée et alors attend à prendre avec quelques pincelles parce que je vous renvoie à d'autres études publiées cette année au printemps notamment par le monde qui montraient plutôt que les chiffres est en voie de stabilisation et pas d'explosion.

Donc il faut juste faire attention à nos sources. Il n'en reste pas moins que ce que l'étude montre d'abord, c'est une augmentation de la durée moyenne de l'arrêt du temps de travail. Donc c'est pas simplement l'abus des 48h 36h qu'on va demander à son médecin par visconférence pour que pour être tranquille parce que votre supérieur hiérarchique vous a dit que vous aviez pas assez bossé hier.

C'est des arrêts de longue durée et ça c'est autrement difficile à analyser mais c'est ça qui augmente principalement c'est la durée moyenne de l'arrêt maladie. Ça veut dire que les conditions même du travail sont sans doute parce que là vous choisissez pas de vous mettre en arrêt plus de 90 jours pour le plaisir de pas avoir votre patron pendant pendant 2 semaines. Ça n'existe pas.

Donc on a vraiment aujourd'hui des conditions qui doivent être analysées. J'ai pas de réponse immédiate à vous dire. Je dis simplement que ce qui moi ça m'interpelle dans la statistique, c'est la l'allongement de la durée moyenne de l'arrêt maladie et notamment des arrêts de longue durée.

Et ça c'est autrement interpellant sur les conditions de travail. et vous avez raison de dire qu'il faut lire cette étude en détail, notamment sur justement ceux qui bénéficient ou ceux qui se permettent d'être absent au travail. Ce n'est pas tellement les jeunes.

On s'aperçoit que plus on on vieillit, plus on est absent au travail. Les jeunes, contrairement peut-être à l'image qu'on pouvait qu' qu'on pouvait se faire, sont ceux qui sont le moins absents au travail. 10 jours en moyenne pour les hommes, 8 jours pour les femmes et par exemple aller entre 35 et 45 ans, c'est déjà 23.

On arrive très vite dans dans la vingtaine de jours. Bonjour Anita. Euh, bonjour.

Merci, merci beaucoup de nous appeler sur Sud Radio 0826 300. Vous êtes du côté de Lyon, c'est ça ? Je suis à Lyon, je suis euh j'ai je j'ai 66 ans, je travaille toujours, je suis artisan et moi chaque fois qu'on parle d'arrêt de travail, je suis très en colère parce que les artisans ne se mettent pas en arrêt de travail parce qu'on a des jours de carence absolument phénoménaux.

On fait pas 25 % de la population qui travaille quand même des artisans, on n'est pas en arrêt maladie parce qu'on peut pas, moi je me suis cassé un poignet, j'ai continué à bosser, je suis tapissier parce qu'on a pas d'indemnité, parce qu'on a pas de ou des ou des assurances qui sont extrêmement chères et ça me rend toujours très très en colère de savoir que nous notre caisse de sécure qui a été réintégrée alors ça récemment était absolument bénéficiaire. Donc est-ce que c'est pas le moment de se poser la question de savoir pourquoi les salariés s'arrêtent et pas les artisans ? Je pense que c'est une vraie question.

Voilà. Alors précisément Anita, pardonnez-moi précisément, je vous la pose la question. Pourquoi vous considérez peut-être que les salariés s'arrêtent plus facilement ?

Est-ce que vous Oui. Non mais non mais est-ce que vous pensez que le salarié n'a peut-être pas, contrairement à ce que vous nous racontez la passion de l'artisan, l'impossibilité vraiment de faire autrement quand on a un métier aussi prenant et précieux que le vôtre. On n pas le choix que d'aller travailler tous les jours.

Il y a peut-être quelque chose de plus automatique chez le salarié. Oui, mais c'està dire c'est très facile, c'est pas lui qui paye. Moi je suis désolée, si je m'arrête ben mon activité s'arrête, je n'ai plus de revenu et en plus je ne suis pas indemnisée.

Donc effectivement, je ne m'arrête pas. J'ai pas j'ai pas le choix, même si je suis passionnée par mon boulot et que je ne l'arrêterai pas et que j'ai travaillé dans des conditions avec des grippes et des tout ce que vous voulez et le Covid et tout ce que vous voulez. Mais euh c'est un vrai sujet.

C'est pourquoi ? Parce qu'effectivement les analys, c'est très facile de dire je viens pas bosser. Et quand on parle d'arrêt de là, le monsieur qui parlait avant moi disait que des arrêts de longue durée c'était était était justifié, ben je suis désolée, j'ai dans mon entourage deux personnes qui sont enant de la maladie depuis des mois pour des dépressions parce qu'ils ne supportent plus leur patron et que ils vivent leur meilleure vie.

Voilà. Donc ça c'est pas c'est très compliqué de d'estimer la gravité d'une dépression mais moi je dans mon entourage de personnes qui en profitent. Voilà donc ça je suis très en colère.

Je me dis c'est trop facile, les salariés ont tellement d'avantages déjà par rapport à nous et en plus ils ont celui-là de pouvoir s'arrêter dès qu' un peu de travers. Alors c'est pas très gentil ce que je dis mais c'est c'est vraiment votre parole et c'est votre pensée. Et c'est votre pensée.

Ben merci de l'avoir Non mais merci beaucoup de l'avoir dit Anita au micro de Sud Radio depuis Lyon où vous nous écoutez depuis le le 105.8 si mes informations sont excellentes. Merci beaucoup Anita d'avoir d'avoir d'avoir appelé Sud Radio.

Merci beaucoup. Le débat se poursuit. Merci beaucoup d'avoir parlé vrai. 0826 300 300 vous êtes comme Anita, vous êtes en colère ou au contraire vous dites mais si mais heureusement que quand on est salarié, on peut s'arrêter après tout le débat est lancé, vous avez le bon numéro, vous êtes sur Sud Radio et on se retrouve dans quelques instants pour poursuivre la conversation.

À tout de suite. Sud Radio, Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai. Sud-adio, parlons vrai.

Sud Radio, les débats de l'été, 10h 13h, Maxime Liedo, vous êtes nombreux à réagir et à participer à la conversation 0826 300300 pour cette question qu'on se pose et qu'on vous pose. Auditeur de Sud Radio, application réseaux sociaux, absentéisme, record au travail. La France aime-t-elle encore bosser ?

On avait et c'est vrai une réaction notamment d'Anita qui nous appelait de Lyon et qui nous disait "Mais en fait écoutez moi je suis artisan, je bosse et quand je bosse en fait non seulement je bosse parce que j'aime ce que je fais mais je bosse parce que je n'ai pas le choix." Et c'est vrai que ce rapport au travail peut-être chez beaucoup de salariés parce qu'il y a un peu plus de facilité il y a un rapport au travail qui qui n'est pas même cette statistique, excusez-moi, elle est très frappante. 7 % des salariés seulement en en France se sentent engagés.

Donc donc c'est vrai qu'on a la sensation surtout dans une période où on va on doit aller chercher de l'argent, on doit aller chercher des économies que mais pas que les salariés, les Français ont peut-être quand même tendance à se dire ben on a des privilèges pour certains, c'est vrai, on a un confort et même pour redresser le pays, est-ce qu'on est prêt à le faire ? On a le sentiment que tout ça s'entremène ? Gill Platay, je crois qu'il y a alors voilà, on parlait de la crise tout à l'heure relation au travail qui est une le syndrome sans doute d'une crise plus générale dans le pays, le pays qui consomme le plus d'anxiolitique et cetera.

Enf, on pourrait aussi multiplier les exemples éléments qui ont été soulignés par le premier ministre lors de sa conférence de presse. D'ailleurs, ex moi je pense que euh très honnêtement aujourd'hui euh il faut tenir compte aussi et on le rappelait tout à l'heure hors antenne mais je le redis quand même que le le nombre moyen de jours d'arrêt de travail augmente avec l'âge et tout en salant ce qu'Anita a dit étant moi-même fils d'artisan commerçant donc je n'ai pas de souci par rapport à ça. Ils ont bossé toute leur vie, ils ont ils sont arrêtés 15 jours uniquement de vacances.

Donc je sais ce que ça veut dire de d'être complètement investi dans son métier, mais il n'en reste pas moins qu'on a des cas aujourd'hui et c'est normal où vous avez l'âge et d'entés à accomplir. Alors ça peut parfois tourner en dépression mais souvent ce sont ce qu'on appelle nous dans dans des collectivités des muscles euh des des des risques musculosquelettiques tout simplement avec des travails répétition et donc forcément le corps suant il y a à un moment donné on est obligé de lever un peu le pied avec des pathologies qui viennent avec l'âge. Voilà.

Donc ça et d'ailleurs la les chiffres que vous avez cités le montrent bien. Il y a une élévation. Donc là c'est pas scandaleux du tout.

Ce qui est plus scandaleux c'est effectivement de croire que le travail ne serait que pas nécessaire pour euh maintenir notre niveau de vie. Hm. Croire qu'en travaillant moins, on va se développer mieux.

Mais c'est une illusion parce que l'avenir sera très sévère par rapport à ça. Une un pays ne peut maintenir son niveau de vie que s'il bosse. C'est aussi simple que ça.

Et croire le contraire, c'est se condamner demain à de sévères déconvenus. C'est hélas ce qui risque de se passer. Mais c'est ce qu'on se disait d'ailleurs hors antenne, c'est aussi sur l'aménagement en fait à partir d'un certain âge, ne pas s'arrêter de travailler tout de suite.

C'està-dire qu'on on évidemment on pense à à à un moment de sa vie mettre un terme justement à à l'effort qu'on a dans lequel on a contribué pendant tant de pendant tant de d'années. Mais c'est bien le pour moi, je considère que le travail maintient en vie euh que les métiers c'est pas l'inverse malheureusement. Mais c'est parce que ça donne aussi du sens en fait.

On permet de se lever mais il faut aménager. C'est-à-dire que passer un certain âge où on se rapproche de la retracroissant. Vous avez raison.

C'està-dire qu'à partir d'un certain âge, on a des paliers où on peut libérer un jour tout en travaillant de bosser plus quand on est jeune. Et donc faut casser les 35 heures. Mom, il faut qu'on se le dise.

Voilà parce que là on est en âge de le faire. Plutôt que de se traîner pendant des années des années avec des pathologies. Il vaut mieux bosser quand on est en âge de le faire pleinement.

Néanmoins, je pense quand même ce sont les jeunes générations euh qui sont demandeurs de plus de flexibilité, de plus de télétravail, de plus d'horaires aménagés parce que le travail n'est plus qu'un élément du puzzle de de leur vie. Alors, on peut on peut s'en inquiéter, on peut le condamner, on peut s'en réjouir mais mais c'est un fait. Et moi ce que je regrette, c'est que la notion de travail ne soit pas tout de suite introduite à l'école, c'est-à-dire que le travail soit valorisé, qu'on aide pas plus les jeunes générations à identifier euh le leur leurs aspirations professionnelles, que l'idée de la formation, de ce qu'on va faire, qu'une formation universitaire, elle soit destinée à trouver un travail, que l'idée du travail soit complètement intégrée à tout ce qui fait l'école en réalité.

Et je peux me permettre deux petites secondes parce que là vraiment vous avez touché un point sur lequel je je En fait ça fait ça fait ça fait 2 ans que je réfléchis et oui et en fait par rapport à ce que vous venez de dire par rapport au cours élémentaire moi je pense qu'il faut réformer en fait notre système éducatif et en fait déjà permettre au aux jeunes d'être déjà plus pas plus performant mais en tout cas qu'ils aient une une apprentissage des bases qui soit qui soit beaucoup plus pointu prononcé et qui a un rapport au travail comme vous dites dès le lycée. C'est-à-dire qu'on n pas une semaine de stage en 4e 3e mais qu'on soit dès la terminale où c'est un peu plus aménagé avant le bac français par exemple. Euh on est 6 mois de 6 mois de stage en entreprise dans dans une entreprise où on a un rapport au travail euh qui soit qui qui soit plus physique.

Oui aussi mais qu'on ait un rapport à la réalité qu'on se dise pas dès dès dès la fin de nos études bah en fait on veut pas faire tel métier ou tel métier parce que on a cette image du métier qui est pénible. Non, vous vous le serez en le pratiquant ce métier et et en tant que stagiaire déjà ça va vous servir et c'est c'est une école de la vie ça. Mais sur sur l'aspect concret du travail, on voit aussi à quel point en France, contrairement à énormément de pays en Europe, on est encore pardon encore un peu attardé sur les filières professionnelles en étant persuadé que ce n'est pas ce qui va pouvoir permettre de transformer l'essai professionnellement alors que tous les chiffres montrent le contraire que ceux qui font des filières pro s'intègrent mieux, s'intègrent plus vite, qu' a leur vie de façon en réalité beaucoup plus concrète et beaucoup plus rapide.

Je sors moi-même d'un cursus professionnel. Donc euh c'est plus concret ça le désavantage en réalité. Lucas Verrand.

Non, mais je pense en effet il y a une grande différenciation déjà milieu rural, milieu urbain. C'est-à-dire que en milieu urbain, moi je le vois, les gens finalement travaillent beaucoup plus tard, veulent beaucoup plus de flexibilité et donc attention à pas créer non plus une France à deux trois vitesses où finalement les cadres diplômés peuvent bénéficier du télétravail, peuvent à niveau de récompense égale avoir énormément de flexibilité et l'autre France finalement être confronté à un manque de souplesse et de flexibilité qui puisse en pâtir. Je reviens quand même sur l'idée tout à l'heure, c'est 7 % de personnes engagées seulement.

C'est dramatique. Je pense que il faut corréler ça au sujet de la rémunération. Pourquoi les jeunes aujourd'hui ils ont pas envie de de ou moins envie ? moins on vit parce que je pense que c'est fort heureusement limité comme phénomène.

C'est parce qu'il n'y a pas la possibilité comme à l'époque de nos parents, comme à l'époque de nos grands-parents de se dire peut-être que le travail, peut-être que le salaire m'offrira l'opportunité de construire un patrimoine et de me projeter dans l'avenir. Et je pense que repositionner cette questionlà et on pourra y revenir aussi, mais typiquement la question non seulement du travail mais de l'éducation financière. Est-ce qu'aujourd'hui les jeunes sont appelés à investir à euh euh prendre pardon déjà gérer l'argent ?

Exactement. Mais moi je suis sidéré. C'estàd que vous vous retrouvez à 15 ans peut-être avec une carte avec des plafonds mais on vous apprend pas potentiellement à mettre un peu d'argent de côté ce que sont des que c'est exactement d'avoir la réflexion de mettre je sais pas 150 € par mois ou 50 € ou 20 € sur un livret pour savoir qu'on a une petite économie.

Sachant que travaille pas à ce momentl on on parle d'inégalité de France à plusieurs vitesses mais on se rend bien compte que le travail est une valeur cardinale pour ceux qui encore un fort désir d'ascension sociale. Et là où on arrive à un modèle qui s'essouffle c'est que finalement cet ascenseur social il est complètement bloqué. Vous parliez Gill de désenchantement mais oui quel est quel est le l'avenir qu'on propose aussi à ces jeunes récitif de prospérité complètement mais ce sera le mot de la fin pour l'espoir de de prospérité glissé par Lucas Verrand.

J'aimerais qu'on passe à notre dernier sujet qui est là aussi quand même très concret et pas totalement sans lien avec le sujet qu'on a abordé. Qui dit argent dit compte bancaire. Qui dit compte bancaire dit agence bancaire.

Et dans les agences bancaires, mesdames messieurs, il y a des conseillers. Et cette question que je veux vous poser, est-ce que vous seriez prêt à changer de conseiller ? Parce que c'est un sondage, c'est un petit papier qui qui est qu'il fallait dénicher dans le Figaro écho de de ce matin avec un chiffre en apparence chouette. 88 % des Français ont une bonne image de leur conseiller bancaire.

C'est un sondageop en 2024, mais on s'aperçoit quand même que de plus en plus certains reprochent à leurs conseillers de tenter de le vendre des produits dont ils n'ont pas besoin. Certains reprochent aux banques de changer beaucoup plus de conseils. Il y a quand même un taux de rotation de 10,6 % ce qui est considérable et 30 % de leur des effectifs dans certaines banques ont été renouvelés en 5 ans.

Donc c'est considérable. Il n'y a plus de lien humain. Vous par exemple autour de la table et je suis intéressé aussi par ce que vous en pensez ce que ce que vous pensez auditeur 0826 300 300.

Est-ce que vous êtes prêts ? à à potentiellement vous vous à vous séparer de votre conseiller bancaire. Il y a Lucas Verand qui me regarde disant oui tous les jours.

Non mais parce que pour confessez-vous Lucas, confessez-vous. Je confesse que je n'aurais aucune difficulté à séparer de mon conseiller Beoker parce que je le connais pas. Je c'est Non, mais c'est que effectivement on a cette rotation dans beaucoup d'agences bancaires qui fait que on a l'incapacité de créer un lien de confiance et de relation avec son conseiller.

Et je pense et le sujet est complètement lié au sujet précédent. les jeunes se rendent compte que finalement le banquier il est là pour ramener de l'argent à son établissement bancaire peut mettre un truc comme ça pour la construction dans patrimoine aujourd' il y a énormément de solution je prends l'exemple de cette start-up finari qui analyse les frais cachés en ligne dans énormément de contrats d'assurance vie finalement le conseiller bancaire est de plus en plus vu comme un ennemi vis-à-vis de la transparence des produits financiers et comme finalement quelqu'un qui n'est pas là pour vous accompagner dans la construction de votre patrimoine mais qui est là finalement pour vendre son fruit. Le sujet qui est distingué en c'est qu'il y a il y a un sujet d'accessibilité conseiller.

Mais non, mais il y a il y a une vraie question, c'est on a cette donnée là où je pense que les jeunes globalement avec les plateformes en ligne, les fortunéo et cetera seront amenés à moins. Mais on a un sujet dans les territoires en revanche où pour une part significative de la population, on a ce besoin d'interlocuteur. Donc transformons un peu le modèle.

Oui, par et ne mettons pas à mal parce que je vois aussi dans les grands établissements bancaires la tentation pour de la rentabilité de finalement réduire le volet au niveau des agences et de seulement garder la branche banque privée qui est rentable et 0826 300 300 auditeurs de de Sud Radio, appelez-nous, est-ce que vous vous verriez vous séparer de votre conseiller bancaire ou au contraire vous êtes tombé sur une pépite ? une histoire d'amour qui ne cesse de durer. Appelez-nous pour une fois que qu'on peut dire du bien de certaines banques.

C'est c'est pas tous les jours Alexandra Spinner, je vous voyais réagir. C'est vrai que le rapport à l'argent, certains on en a besoin. C'est c'est un sparing partenaire comme on dit en bon anglais comme dirait Lucas Veran.

Oui, mais il y a il y a il y a aussi une vraie fracture territoriale. Vous avez fracture générationnelle. Allez expliquer à des personnes âgées qui sont pas tellement familiers avec l'outil numérique.

C'est comme les liquides en réalité. Regardez ces débat sur l'argent liquide. peut-être d'avoir un compte en banque en ligne, vous imaginez la difficulté que ça suppose.

C'est-à-dire que pour certains, c'est une facilité de de passer outre le conseiller bancaire, mais pour les personnes âgées, c'est c'est une catastrophe en réalité. Et puis dans certains villages, le conseiller bancaire c'est comme le le facteur, c'est encore le lien socialid et de toute façon puis vous ont accompagné dans les projets de vie, le crédit pour la maison, le crédit pour la voiture, ceux qui ont Moi je vois dans ma famille par exemple, c'est c'est la même agence bancaire et on a une chance et que à chaque fois on s'énerve parce qu'on ne veut pas changer de conseillère et vu qu'elle nous supporte depuis des années, il y a pas de raison mais c'est vrai que c'est celle qui accompagne, c'est les ouvertures des banques des comptes pour les premiers enfants ça peut juste c'est un juste équilibre de toute façon quand qu'il arrive le rapport à l'humain, on en a besoin et surtout pour ce pour ce genre de de cas de figure quand il s'agit de de gérer son argent et qu'on a on a des problématiques, on a besoin de s'adresser à une personne de confiance entre guillemets parce que ça dépend à qui on s'adresse. Moi personnellement, mon conseil financier, je ne m'en plains pas mais oui et en ce qui concerne justement le la génération la génération qui n'est qui qui n'a pas justement ce contact et ce feeling avec avec le digital, je pense aussi qu'il faut mettre des leviers là-dessus.

Pourquoi on enfin dès dès aujourd'hui on nessaierait pas de d'installer une sorte de formation enfin je je enfin c'est une hypothèse mais une formation pour apprendre justement à à faire une mise à jour sur ce qu'on doit savoir aujourd'hui. Voilà, c'est important et puis on en parlait un peu en colouis. C'est vrai que le nombre de de choses que vous découvrez quand parfois vous êtes taxé ou que que votre banque vous prélève c'est c'est sidérant que ce soit les AGI, que ce soit les frais que ce soit à chaque fois que vous demandez un pseudo service, c'est peut-être ça qui peut parfois frustrer beaucoup de gens qui nous écoutent.

Bien sûr, bien sûr. Gill Platay, comment vous regardez ce débat là ? Est-ce que votre conseiller bancaire est un ami ?

C'est pas un ami mais en tout cas c'est quelqu'un de confiance. Juste quand même un petit mot. Vous avez dit que 88 % des Français souhaitaient conserver leur conseillers sont satisfaits en tout satisfait.

Donc ça veut dire il y a 12 % qui ne le sont pas si j'ai bien compté. Si les 12 % devaient signer une pétition contre leur conseil alimentaire, ils seraient 8 millions à la signer. Et pourtant, vous auriez euh vous auriez vous auriez 59 % 59 millions de français qui veulent garder.

Juste pour le petit débat du début d'émission, hein. Les 2 millions c'est beaucoup mais c'est pas beaucoup par rapport à ceux qui n'ont pas signé. Donc simplement, moi je alors il y a quelque chose non mais ce que je veux simplement dire, il y a quelque chose qui m'interpelle euh et moi je le vois euh dans ce qu'on met en place euh dans ma mairie à Chalon Sur, c'est la dématérialisation de Attention, on parle des des générations de nos aînés qui sont peut-être moins familiarisé et c'est une évidence que nous à l'outil informatique.

Et ce qu'on voit aussi, c'est que l'électronisme, l'incapacité à se diriger sur internet, ça touche aussi beaucoup les jeunes générations qui sort des réseaux et de quelques sites en particulier sont complètement paumés. Complètement paumés. Donc je dis simplement une chose.

Oui, dématérialisons pour ceux qui sont à l'aise avec ça. Très bien. Et ils s'ouvriront des champs de concurrence absolu sans avoir aucun interlocuteur physique.

Mais gardons gardons toujours la capacité d'avoir un interlocuteur au téléphone et pas une voix électronique et pas une plateforme qui parfois venant de très loin est incapable de renseigner. Et je trouve que de ce côté-là, le conseiller bancaire, même si bien sûr qu'il bosse pour une entreprise qui cherche à vendre des produits, enfin faut pas être dupe, mais on lui demande pas d'être filant, il est banquier, il doit faire aussi travailler sa banque, mais il nous apporte quand même des conseils qui parfois sont sacrément affutés et que nous-même nous n'aurions pas trouvé tout seul. Comme dirait Gilles Platay, gardons gardons gardons un peu d'énergie pour cette dernière ligne droite de l'émission jusqu'à midi, notamment pour les coups de cœur et les coups de gueule.

Vous êtes bien sur Sud Radio et on revient dans quelques secondes. À tout de suite. Sud Radio Sud Radio, parlons vrai.

Parlons vrai. Sud-adio, parlons vrai. Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h.

Maxime Liedo. Dernière ligne droite de vos de vos grands débats de l'été en direct sur Sud Radio. On est toujours en compagnie de Lucas Verrand adjoint au maire de Neil, Gill Platay, maire de Chalon sur Alexandra Spinner enseignante et déléguée spéciale en charge du décrochage scolaire à la région Île-de-Fance et Octave caricatur caricaturiste de presse pardon et sur les réseaux sociaux.

Alexandra Spiner, je me tourne vers vous. Honneur aux dames bien sûr avec un un coup de guer un coup de cul un coup de cul. Est-ce que vous savez ce que c'est un coup de cul ?

C'est un mélange très précis et très savant entre un coup de cœur et un coup de gueule. Alors un coup de gueule franc est massif, il y a absolument pas de coup de cœur dans cette affaire. Euh moi je suis stupéfaite de notre ministre des affaires étrangères Jean Noël Bar Jean- Noël Barre qui fait de son ministère une espèce de spectacle d'exercice de téléréalité.

Je vous invite à aller voir ses réseaux sociaux. C'est absolument grottesque. Euh, on est dans un quand même dans un exercice de discrétion normalement où les hommes se fondent dans l'intérêt de l'État et pas dans une espèce de fanfaronade euh pour politiciens en quête de notoriété.

Alors, vous avez euh une espèce de de vidéo ridicule où il se met en scène, tout ça. Et vous avez fait des vidéos de brève don dont certains se souviennent peut-être. Oui, il nous parle de porno.

Enfin, tout ça est grotesque. Je vous rappelle quand même que nous avons des otages en Iran, que nous avons Boisem Sans salle qui est détenu en Algérie et pendant ce temps, vous avez monsieur Barreau qui fait qui se donne en spectacle sur les réseaux sociaux. Alors moi, je suis quand même sidérée.

La la diplomatie, c'est pas un concours de selfie. Euh c'est l'art quand même de la parsimonie du mot euh juste et du mot qui pèse. Euh et c'est aussi pardon mais avant en France c'était l'art de faire du style et de l'élégance une force.

Là on attend plus que il faille appuyer sur un euh pour Jean-No envoyez-le euh euh à Dibouti de Envoyez-le à Teran. Enfin, tout ça est grotesque et je trouve que à l'heure où la France ne tient plus son rang dans le monde, je trouve assez désolant qu'on a un ministre des affaires étrangères qui se donne ainsi en spectacle. Voilà, les mots sont dit le par les vrai d'Alexandra Spinner concernant Jean-Noël Barreau.

Compensons avec un un coup de cœur, je me tourne vers vous, Lucas Verrand, pour une entreprise étrangère qui connaît un sacré succès. Tout à fait. En fait, c'est pour une entreprise et c'est aussi pour une nation qui sait ce que c'est d'encourager des actifs stratégiques.

Il s'agit de TSMC, donc Taiwan sem semifacturer Company qui en effet est le savez peut-être cette entreprise qui concentre 75 % de la production de ce qu'on appelle les GPU, les processeurs graphiques absolument décisifs en matière d'intelligence artificielle. C'estàd que les concepurs comme Apple, Huawei, Nvidia, en fait c'est partout dans les voitures, dans les télé, dans les téléphones et et eux maîtrisent la fonderie, c'est-à-dire la sous-traitance de production. Et typiquement, on voit là une entreprise qui vient de dépasser les 1000 milliards de capitalisation boursière, une des premières euh qui n'est pas sur le marché américain.

Et on voit quand une nation a avec un effort industriel de réindustrialisation cette préservation des actifs stratégiques que finalement ça permet aussi de préserver une indépendance y compris sur le volet géopolitique parce que s'il n'y avait pas cette entreprise là peut-être que le conflit et l'appétit de la Chine se serait révélé beaucoup plus immédiat. Donc euh bien évidemment en miroir euh l'Europe avec les retards en matière de technologie et de d'ind voilà sont considérables. Donc euh j'ai envie de dire que c'est un coup de gueul comme euh comme comme vous l'aviez invité, c'est c'est un coup de gueule de TSMC de cette fantastique réussite et un peu une exhortation aux Européens à à avoir cette même attitude.

Et puis toujours l'intérêt en effet de de savoir ce que sont ces fameux microprocesseurs, c'estàd ces microplus dont vous l'avez rappelé, tout le monde est absolument dépendant. Je crois que le chiffre c'est qu'ils sont à 81 % responsables de le on va dire du du commerce de ces de ces puces dans le monde. Merci beaucoup Lucas Verrand.

Coup de gueule cette fois. Euh je me tend vers vous. Alors là il y a pas il y a pas de de nuance.

Pas d'éguité làdessus. C'est pour l'invasion d'un d'un certain drapeau dans l'espace public. Écoutez, moi je je suis complètement stupéfait, même si je veux pas être naïf sur le sujet, de voir à quel point le drapeau palestinien est en train de prendre dans l'espace public français et européen une place qui est complètement démesurée.

Je je salue ceux qui veulent que la situation se rétablisse à Gaza et le sujet n'est pas de négliger les victimes de ce qui est en train de se passer sur place. simplement avoir euh aujourd'hui euh des événements de tout sortes de toutes sortes, notamment des événements culturels où le drapeau palestinien est brandi comme un étendard. Euh, on a évoqué tout à l'heure ensemble le festival d'Avignon avec les propos scandaleux de son directeur.

Je pourrais aussi dire plus modestement euh l'invasion du drapeau païnien dans ma propre ville qui vient de fêter les 38 ans de son festival des arts de rue qui par ailleurs s'est très très bien passé et le public vient justement pour se détendre et n'en a rien à secouer de cette politique qui est en train d'envahir tout l'espace culturel français. Et moi je je dis simplement la chose suivante c'est une catastrophe. C'est devenu c'est devenu un festival politique et je trouve que c'est une dérive incroyable parce que d'une part elle va à l'encontre des souhaits du public qui est d'abord là pour chercher le divertissement, l'instant culturel, les retrouvailles avec soi-même et pas pour faire de la politique.

Et deuxièmement, avoir la naïveté de croire que ce drapeau n'est pas instrumentalisé par des puissances qui nous sont hostiles comme la République islamique d'Iran ou comme d'autres pays qui cherchent à le brandir comme un étandard qui demain sera celui de la révolte. Vous avez vu ce qui s'est passé dans la nuit du 31 mai au 1er juin après la victoire du PSG. Vous avez vu ce drapeau, moi je l'ai bien vu dans ma commune.

Vous avez vu ce drapeau brandi comme un symbole de rébellion et à tout cela nous amène quand même à appeler un peu plus de raison et peut-être que si la raison ne vient pas à ce que l'État plutôt que de fanfaronner sur les réseaux sociaux par ministre interposés s'intéressent quand même au fond de ce drapeau et finissent peut-être un jour par considérer qu'il est un emblème sédicieux qui ne peut pas être toléré sur le territoire national. Le coup de gueule sans nuance de Gilles Platé concernant euh l'invasion du drapeau palestinien un peu partout sur le territoire français. Essayons de partir pour ceux qui sont sur la route des vacances avec une note positive et je me tourne vers vous occtave caricaturiste.

C'est un coup de cœur est un joli coup de cœur pour tout Morolland. C'est ça exactement et ça me permet de rebondir sur ce que vous venez de dire par rapport à cet engagement géopolitique et en brandissant le drapeau palestinien quand on n'est pas vraiment concerné par la situation vu qu'on n'est pas confronté à cette réalité qui se passe au proche Orient. à Toutoland, il s'est passé quelque chose d'unique et qu'on ne parlera sûrement jamais, c'est euh un Palestinien euh portant un qufier qui enlasse et qui prend dans ses bras un israélien avec le drapeau israélien qui était accroché sur euh sur ses épaules.

C'est une image qui pour moi est très significative parce qu'elle est porteuse d'espoir dans le sens où tout a commencé 7 octobre dans un festival dans dans le sang et qui aujourd'hui à l'image et au nom du festival Tomoroland donc peut-être le le l'avenir donc le le demain qu'on attend tous c'est justement une réconciliation possible et on le voit que c'est possible c'est c'est c'est factuel c'est des gens qui sont constamment confrontés à cette relation au quotidien, ils arrivent ils arrivent à échanger, c'est possible. Mais à qui profite le crime aujourd'hui ? Ça profite à des gens qui malheureusement ne sont jamais concernés par cette situation, qui ont un manque qui ont un manque cruel d'identité, qui ont besoin de s'engager quelque part pour se sentir le besoin d'exister.

Euh voilà, c'est tout ce que j'avais à dire làdessus. Le besoin d'exister. Merci beaucoup Octave, caricaturiste de presse et sur les réseaux sociaux, Alexandra Spinner, enseignante et déléguée spéciale en charge du décrochage scolaire à la région Île-de-France, Gill Platay, maire de Chalon sur Saun, Lucas Verrand, adjoint au maire de Neïi.

Merci à tous les quatre d'avoir été autour de cette table pour débattre et ferrailler sur l'actualité du jour. À 1230, c'est Linimar, l'eurodéputé LR qui va dire à ce micro les quatre vérités sur ce qui se passe au sein de l'Union européenne et à la Commission européenne au formidable député. Euh on aura l'occasion de l'écouter pendant une demi-heure, que ce soit sur le Mercosur, que ce soit sur la PAC, que ce soit sur le projet de Coran européen et le rôle obscur opaqu des ONG.

Et dans un instant, neuf agriculteurs de Charante Maritime ont été condamnés à payer 1,5 million d'euros pour avoir utilisé des retenus d'eau agricole qui étaient pourtant autorisé dans un cadre par le préfet. Vous avez bien entendu 1,5 million d'euros. On va vous raconter cette folle histoire dont un peu plus d'un quart d'heure mais tout de suite petite page de pub peut-être pour prendre une grande respiration et vous souhaiter pour ceux qui ont déjà cette chance un bon appétit.

On revient dans quelques instants. À tout de suite. Sud Radio.

Sud Radio. Parlons vrai. Parlons vrai.

Sud Radio, parlons vrai. Sud Radio, les débats de l'été. 10h 13h.

Maxime Liedo. Dans un instant, on vous racontera l'histoire de ces neuf agriculteurs du côté de la Charante Maritime qui se sont fait condamner à 1,5 million d'euros. Pourquoi ? juste pour avoir utilisé de l'eau dans un cadre autorisé par le préfet alors que l'agriculture est au centre de toutes les préoccupations en ce moment on vous racontera vraiment cette affaire juridique absolument folle avec l'un des agriculteurs justement qui est concerné par cette décision absolument tubuesqu et puis à 1230 l'agriculture il lancera forcément question avec Célinear eurodéputé LR qui nous dira ces cas de vérité ce qui se passe à la Commission européenne le nouveau budget la redistribution de la PAC le mercosour et évidemment autres enjeux de taille dont gère actuellement la Commission et donc l'Union européenne en large bâtime.

Mais comme d'habitude après dans votre rendez-vous entre 10h et 13h après-midi, c'est le moment de faire le tour du tour. Bonjour Joseph Ruize. Bonjour Maxime.

Bonjour à tous. Comme d'habitude après-midi, vous nous racontez le Tour de France à travers trois mots que vous avez choisi aujourd'hui. Le mot abandon, CMA, CGM et le mot vantou.

Ouais, on commence par abandon. Alors, pas le mien, pas le vôtre non plus, j'espère Maxime. Certainement pas.

Tant mieux. Alors la très mauvaise nouvelle du jour effectivement c'est l'abandon de Mathieu Van Derpool. Il souffre d'une pneumonie.

Le Néerlandais est une grande star du pleloton, champion du monde, triple vainqueur de Paris-Roubet et du Tour des Flandres. Réaction de Pascal Chanteur, notre consultant Sud Radio enceinte cycliste professionnel ce matin dans le grand matin de Benjamin Minglaise. C'est dommage parce que il avait été élu ces derniers temps le le corps le plus combat du tour.

Ces 10 dernières étapes, c'est énorme. Et puis il était candidat au maillot vert donc voilà il est il est tombé malade. Il a été passé des examens à au CH Narbon et et ils en ont dédu qu'il avait une pneumolie.

Alors on joue pas avec la santé des courir donc voilà, il va préférer se retirer pour pour faire une bonne fin de saison. Ouais, coup dur pour le petitfils de Raymond Poulidor. Il espérait effectivement aller arracher le maillot vert, celui euh récompensant le vainqueur du classement par point.

Ce ne sera pas le cas. Le deuxème mot et c'est une annonce qui a beaucoup fait parler Joseph CMA CGM et c'est CMA CGM l'armateur qui débarque dans le cyclisme. CMA CGM a profité hier de la journée de repos sur le Tour de France pour annoncer qu'à partir de la saison prochaine, il sera le cosponsor de l'équipe d'écathlon avec de grandes ambitions.

Tout simplement gagner le Tour de France avec Paul Sex 2030. Actuellement, ce jeune français a seulement 18 ans mais il impressionne déjà. Il n'est pas encore connu du très grand public mais ce nom va bientôt vous arriver aux oreilles.

Le gamin est né à Lyon. Il a fait ses classes à Lyon. Lyon.

Très belle ville. Tout à fait. C'est une très belle ville où on a énormément d'auditeurs qu'on salue.

Il a fait ses classes au véloclub Ville-Franche Beaujolet. Paul Sex et Décathlon CMA CGM. Voilà, une association puissante avec un budget secret mais qu'on peut imaginer autour de 40 millions pour le moment mais assurément conséquent.

De quoi nourrir de grands espoirs pour les Français qui attendent depuis Bernard Rino l'homme qui sera sur la plus haute marche du podium sur les Champs-Élysées. Lyon, vous nous écoutez camarades auditeurs depuis le 105.8 et puis le troisème mot mon cher Joseph c'est le mot vent tout. ou vant tout parce qu'après une journée de repos à Montpellier hier, le peloton s'attaque à du très lourd ce mardi.

Quelques chiffres, 16e étape du Tour de France jusqu'au Mont Vantou. On est dans le Lubon, 171 km et le dessert à la fin, le géant de Provence, 16 km de souffrance absolu. Près de 2000 m de de d'altitude, pas beaucoup d'oxygène là-haut Maxime.

C'est le plus haut sommet d'ailleurs de la région Provençalpe, Côte d'Azur, le point culminant du massif des Monduvaus. Euh les conditions, ils sont souvent extrêmes. On annonce d'ailleurs des rafales à 50 km/h vers 16h.

Quand les coureurs le graviront tout à l'heure. Et ben bon courage les amis parce que ça va faire très sûr. Je me contenterai de les regarder ce qui est déjà énorme.

Merci beaucoup mieux. Je confirme. On peut essayer pour voir ce qu'il ressent mais non non mais vous êtes beaucoup plus courageux que moi.

Je vous laisse cette partie avec une assistance électrique Maxim. Oui. Non je pense qu'il faudra une autre beaucoup d'autres assistances. décoer si détrompez-vous avec le vent dans les cheveux ou alors ça fait aérodynamis aujourd'hui.

Ça vous ralentir mais pas vous décoiffer. Bon ben alors finalement il y a peut-être un enjeu. Je savais qu'on pouvait s'entendre et négocier ensemble.

Merci beaucoup Joseph Ruis pour le tour du tour. Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h Maxime Liedu. Je t'en foutrai du vent de face moi.

Enfin bref 0826 300 300. Vous réagissez évidemment à ce que vous avez entendu durant les grands débats de l'été entre 10h et 13h. Entre 10h et 13h.

Bonjour Sébastien. Bonjour. Merci beaucoup de de nous passer un coup de fil.

Vous vous avez entendu notamment notre débat sur l'absentéisme chiffre record pour le pays du drapeau tricolor bleu blanc rouge avec près de quoi ? Près de 6 % d'absentéisme même dans le domaine privé. Vous vous êtes à la tête d'une de quoi de 50 employés.

Est-ce que c'est aussi quelque chose que vous constatez ? Bah écoutez, on a eu des périodes où effectivement on avait pas mal d'absentéisme et aujourd'hui ça s'est un petit peu calmé globalement en fait. Mais on a d'autres formes en fait d'absentéis qui sont plutôt je sais pas si vous connaissez le terme, c'est plutôt le white kitting en fait.

On a de la démission silencieuse, c'est-à-dire où il y a des gens qui qui sont plus aussi moteurs ou qui ont plus autant envie de s'investir dans dans l'entreprise, ça c'est une évidence quoi. Donc c'est c'est quoi ? C'est une perte de motivation principalement.

Ben globalement en fait c'est des gens qui restent en poste et qui font le strict minimum. Aujourd'hui, quand vous voulez par exemple demander des heures supplémentaires ou des tâches qui sont pas complètement définies dans les dans les dans les fiches de poste, on on a affaire à à quasiment des refus catégoriques et puis dès que le le l'environnement poste peut peut évoluer et qu'il y a des tâches qu'on va leur demander bon est-ce que tu veux les faire ? Tu veux pas les faire ?

Ça va être systématiquement vers la négative quoi. Mais en réalité dans dans dans Allez allez-y. Oui, allez-y Sébastien.

Non non mais globalement en fait moi ce que je ressens plus c'est que ça c'est vraiment paru depuis le Covid, c'est sûr que la place du travail chez l'employé, elle a elle a complètement changé. Je veux dire, il y a beaucoup plus d'exigence sur la qualité de vie au travail, il y a beaucoup plus d'exigence sur la la répartition entre la vie professionnelle et la vie personnelle. sûr, on on l'a vu avec le télétravail qui était devenu un du et pas une contrainte ou une flexibilité et les gens sont même organisés pour certains autour de de systèmes dégradés comme les 28, les 38 ou le télétravail.

Mais est-ce que vous sentez aussi parce que revenir à une normalité, c'est une catastrophe parce qu'on a des des gens qui qui ne comprennent pas, enfin qui arrivent pas à comprendre quoi. Hm. Mais est-ce que vous sentez aussi euh Sébastien, vous qui avez quand même un certain nombre de de d'employés, peut-être un manque d'investissement, une incapacité être investi ?

Est-ce que je peux vous demander de qu'est-ce que vous faites dans votre société vous ? Nous, on est dans une travail, je travaille dans un bureau d'études, bureau d'étude. On a plutôt de la prestation intellectuelle effectivement.

Mais donc c'est concret. J'imagine que vous avez régulièrement des échanges avec avec les clients justement pour les orienter dans leur projet. Il y a un chiffre qui est sidérant dans cette discussion qu'on avait tout à l'heure concernant l'absentéisme record en France au travail, c'est ces 7 % de salariés qui en réalité et seulement 7 % des salariés qui se sentent pleinement engagés.

C'est des chiffres qui sont largement inférieurs à tout ce qu'on peut voir ailleurs dans le monde. Est-ce que vous aussi peut-être de votre dans votre société, mon cher Sébastien, vous ressentez ça ? C'est-à-dire des salariés qui sont là mais qui n'ont pas le voilà, peut-être l'envie de porter l'entreprise vers le haut.

Absolument. Bah effectivement en fait ce qu'on rencontre c'est ce genre de on peut avoir ce genre de cas mais souvent en fait il y a un amalgame qui est fait entre ce qui vient dans le dans le perso et ce qui est la conjoncture actuelle et représentativité qui bah en fait il c'est un peu comme on n'est pas d'accord avec le pouvoir en place, on s'en prend à la police, on s'en prend au machin et le et le le travail est une contrainte donc on s'en prend aussi au on met un peu le travail en faute mais quand on on regarde un peu les quand on discute un peu avec les gens et qu'on regarde leur situation moi c'est vrai que j'avoue aujourd'hui quand je j'empends un nouvel embauché qui est un petit ingénieur, je vais le payer je sais pas moi 2200 € net par mois, ce qui est extrêmement bien quand on regarde comme ça sur le papier, si on on regarde à l'échelle de la France. Mais globalement, moi dans la région sud, si vous voulez vous loger avec 2200 € par mois, euh derrière vous avez pour un deux pièces avec 100 Provence, vous en 1500 € par mois.

Donc après vous mettez votre essence, vous vous payez votre parking, vous payez vos votre nourriture, il fait vous payez vos charges fixes à la fin du mois, vous n'avez plus rien. Oui. Et le pire c'est que vous êtes imposé à ce à ce chiffre là.

Bien sûr. Bah oui. Moi moi par moi par exemple aujourd'hui, j'étais dans un dans une progression personnelle où je me disais tiens laissez bien, je vais prendre des responsabilités mais j'ai plus envie de trop progresser parce que dès que je progresse ou que j'ai une prime par exemple, moi j'ai une grande partie de de mes primes qui partent dans les impôts en fait.

Hm. Et aujourd'hui, je vois des gens qui gagnent presque 2000 € de moins que moi, qui ont un rythme de vie qui est des fois plus ou moins contraignant peut-être que le vôtre parce que vous vous avez beaucoup plus d'impôts qui partent. Oh bah moi aujourd'hui j'ai un bac + 3, j'ai une progression interne.

J'ai pu avoir une progression qui m'a permis d'avoir un salaire très confortable qui était on va dire l'équivalent d'un salaire de médecin il y a quelques années. Et et aujourd'hui mon salaire de médecin quand je dois partir en vacances avec on est trois dans la famille quand on doit partir en vacances je regarde je regarde ce que je dépense quoi. Je peux pas me faire autant plaisir que que ce que je veux quoi.

Mais ce que vous dites c'est ça coûte très cher. C'est c'est clé ce que vous dites Sébastien parce que en réalité c'est une grande partie de la discussion qu'on a eu tout à l'heure entre 10h45 et et midi. C'est-à-dire que il y a peut-être aussi de l'absentéisme au travail parce que qu'est-ce que nous apporte le travail ?

C'est que les collègues et cetera, on a appris à s'en passer pendant la période COVID. Les promotions en interne, c'est bien mais dès que vous prenez un peu plus d'argent, c'est pour le le redonner à l'état derrière. Donc bon, peut-être à part un épanouissement intellectuel.

Je vais vous donner un exemple. Moi, j'ai commencé à travailler, j'ai gagné 1000 € par par mois. 1000 € c'est pas compliqué honnête hein.

J'ai une prime de 45 € brut, j'ai mis 5 ans pour rattraper mon niveau de vie que j'avais quand je gagnais 1000 €. C'est-à-dire qu'après quand j'avais 1000 € j'étais pas imposé, j'avais une prime à l'emploi et euh et j'avais du coup des APL en plus. Voilà, on Mais vous avez une prime et tout est tombé.

J'ai touché une prime de 45 € brut par par mois. Je suis passé dans la tranche supérieure de ma position. J'ai je me suis retrouvé avec perdre tous mes avantages et j'ai en plus j'ai arosé de 750 € annuel.

Aujourd'hui, moi et ma femme par exemple qui qui a un autre poste intéressant, on a à peu près elle est imposée à 17 % et moi je suis imposé à 13,5 %. Je paye une je pourrais payer une personne à plein temps pour moi. Hm.

Et à côté de ça, dès que je demande des avantages ou quoi que ce soit pour que ça soit pour l'école, pour installer du photovoltaïque ou quoi que ce soit, je suis euh j'ai aucune aide, zéro, aucun retour sur investissement. Mais mais vous êtes l'archétype, mon cher mon cher Sébastien. Ouais.

Vous en fait, vous êtes vraiment l'exemple parfait de ces ces ces ces français, ces gens qui nous appellent régulièrement ici au sud Radio 0826 300 qui disent "Mais en réalité, oui, peut-être que j'ai un salaire confortable et un métier qui me plaît, mais derrière derrière je suis rattrapé par les impôts et en plus quand j'ai le malheur de demander une aide, c'est parce que je ne suis en fait je ne gagne pas suffisamment peu d'argent pour en bénéficier." C'estàd que vous êtes toujours dans le ventre mou de l'État. Toujours.

Ben moi, j'emploie j'ai une je suis binational enfin dans mon travail. des des personnes en Allemagne. Euh un bac + 3 en Allemagne, c'est 5000 € par mois.

Voilà. Ben oui, 5500 € brut par mois. Voilà.

Alors oui, ils ont pas de sécurité sociale mais ils payent à peu près 800 € de de mutuel qui compensent la sécurité sociale par mois et à côté le logement il c'est le même prix qu'ici. Hm. Merci beaucoup Sébastien de nous avoir appelé sur Sud Radio 0826 300 et d'avoir parlé vrai notamment sur ce que peut-être le monde du travail même quand on on dirige et qu'on est manager de de 50 employés.

La sensation parfois même quand on progresse dans l'échelle de l'entreprise de ne pas voir sa vie s'améliorer. C'est ce que ressentent beaucoup de Français. Merci de l'avoir partagé.

Ainsi Sébastien 1,5 million d'euros dans quelques minutes. Vous pensez que c'est la somme que un heureux d'habitant d'une ville a gagné au loto ? Du tout.

C'est le des sanctions attribuées à des agriculteurs. Neuf agriculteurs. C'est le jugement fou qu'a rendu notamment le tribunal de la Rochelle.

Pourquoi ? pour avoir utilisé des retenus d'eau agricoles. Je le répète 1,5 million.

On vous explique ce qui s'est passé dans quelques instants. Restez avec nous sur Sud Radio. Sud Radio.

Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai. Sud Radio, parlons vrai. Sud Radio, les débats de l'été, 10h 13h, Maxime Liedo, 12h24 sur Sud Radio et on tenait ici à vous raconter avec les équipes de Sud Radio ce qui est arrivé à neuf agriculteurs du côté de la Charante Maritime.

Bonjour Francis Pinot. Oui, bonjour Maxime Liedo. Merci beaucoup d'être d'être avec nous.

Vous êtes agriculteur et votre histoire est absolument sidérante. L'histoire aussi de de vos confrères en quelque sorte de de tracteurs. Vous êtes neuf agriculteurs et vous avez copié d'une amende d' 1,5 million d'euros pour avoir, je cite, utiliser des retenus d'eau agricole alors que le cadre était autorisé par le préfet.

Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce qui s'est passé pour que d'un coup quelque chose que soit légal devienne un motif suffisant pour vous infliger 1,5 million d'euros d'amende ? Euh totalement. Oui, les réserves d'eau existaient depuis 2010 et suite à des recours successifs de nature environnement euh en 2018, le tribunal en juin 2018, le tribunal administratif a annulé l'arrêté préfectoral.

Voilà. D'accord. Et donc nous utilisions les réserves d'eau, on les repissait d'hiver et on les vidait l'été pour ménager la nappe fréatique.

C'était clair. H donc Francispino qu'on qu'on comprenne bien, vous utilisiez ces retenus d'eau en réalité ensuite pour irriguer, j'imagine la plupart de vos de de vos de vos champs, de votre exploitation l'été. C'est ça.

Oui, c'est ça. L'eau l'eau l'eau en excédent, on l'a récupéré l'hiver pour l'utiliser l'été comme un barrage. Comme un barrage.

Et est-ce qu'il y a une justification ? tribunal administratif, c'est sous pression de la plupart de de des ONG nature environnement, c'est ça que vous citiziez, qui tout d'un coup a décidé de de sortir que du cadre ou d'annuler le cadre que le préfet avait fait. Oui, parce que en fait, il y a eu enfin une insuffisance de l'étude d'impact, voilà, qui a été prouvée, voilà.

Bon, on peut contester ou pas, il y a eu annulation par le tribunal administratif. D'accord. Voilà.

Et ensuite, bien sûr, on a fait appel à la cour administrative de Bordeaux. Mais à partir de ce moment-là, comme on pouvait plus utiliser les réserves et qu'on était tous connectés sur les réserves, le préfet a pris une mesure transitoire pour nous permettre euh dans un cadre légal d'utiliser les réserves. H donc jusque-là, vous vous aviez le droit d'utiliser tout ça.

Qu'est-ce qui fait que à un moment le tribunal de la Rochelle décide de vous condamner aussi sévèrement et comment il le justifie ? Alors en fait ce qui s'est passé c'est que le préfet nous a autorisé d'utiliser les réserves à condition à condition qu'on prélève l'eau uniquement en période estivale et pas en période d'hiver. Voilà.

Et on utilisait et à partir de 2023 le Conseil d'État a tranché. Les réserves étaient illégales l'utilisation. Donc à partir de ce moment-là, on a plus utilisé les réserves, mais la période de 2020 à 2023, on avait le droit d'utiliser les réserves.

Alors, le tribunal de La Rochelle sous pression de nature environnement et de l'administration, le parquet a mené une action contre nous. Mais mais alors, attendez, pardon, parce que là, vous vous me dites qu'il y a eu des pressions et cetera, mais pour j'imagine instruire des dossiers en justice, Francis Pinot, il faut des preuves. Quelle preuve alors que il y avait tout un cadre de législatif en votre faveur ?

Quelles preuves ont été déposées sur la table pour que vous soudainement vous vous soyez condamné à cette à cet amende là ? En fait, il y a peu de preuves ou pas du tout de preuves mais le tribunal a oublié a oublié l'arrêté préfectoral qu'avait pris en 2018 et 2019 le préfet pour nous permettre un cadre réglementaire. Mais comment il a pu l'oublier ?

Parce que j'imagine que vous avez un avocat qui appelé dépour. C'est-à-dire que il a oublié ou il l'a siamment ignoré ? Mais c'est-à-dire qu'il l'avait pas oublié dans des précédentes décisions qui nous touchient individuellement.

Mais là, soit c'était oublié ou soit euh enfin le cet arrêté n'était plus n'était plus valable de la même façon aux yeux aux yeux des juges. Hm. et et quelles ont quelles ont été les les réactions dans ces je rends hommage à Géraldine Wner, la journaliste du point qui qui nar votre histoire et ce récit hallucinant dans dans sur le site du journal Le Point et qui explique quand même le le le dossier des jugements contradictoires, l'absence de preuve, une évaluation très floue des des préjudices et et surtout quelles ont été les motivations de de la juge ?

Qu'est-ce qu'elle vous a dit pour vous condamner aussi lourdement ? La juge en fait d'abord c'est la procureure. Elle a commencé son réquisitoire en disant qu'il fallait faire un exemple de ces agriculteur qui avait prélevé de l'eau illégalement.

Mais bon voilà et c'est là qu'on a compris qu'on ne serait pas jugé en droit. D'accord. Et donc c'était quoi ?

C'était c'était presque Oui, c'est moral. Comment c'est ça ? Pour vous c'était quoi ?

C'est presque un jugement euh moral idéologique en réalité. Voilà. Mais en fait c'est Oui.

Oui. C'est c'est un jugement moral qui s'appuie pas sur des éléments de droit. En fait les les juges, ils ont voulu faire un exemple. et le faire savoir en nous sanctionnant lourdement.

Ils auraient pu le faire plus légèrement. Voilà. D'autant plus qu'on peut pas juger les gens deux fois pour le même fait.

On le sait. Enfin, tout ce qu'a mis l'avocat sur le communiqué de presse, c'est la réalité. notre avocat, il était à Bassourdi parce que la relaxe, elle était évidente pour tous les juristes.

H Et ce qui est ce qui est aussi un tout petit peu sidérant quand on se penche sur les dossiers qui ont été qui sont passés devant de cette cour à La Rochelle, c'est qu'en réalité vous vous êtes condamné à la ruine en fait he si on regarde des choses totalement froidement et alors que quand on voit des agriculteurs qui non pas des agriculteurs pardon, des militants parfois qui s'ccagent, un des derniers jugements rendus c'est 300 € d'amende. Oui. Alors c'est ça que je voulais vous dire.

Oui, apparemment le message du tribunal, ça signifie qu'il faut ruiner les agriculteurs qui n'ont fait qu'appliquer les autorisations préfectorales et encourager les écologistes radicaux à détruire les RAV. Eux, ils ont été condamnés en janvier 2023 puisqu'on était parti civile à 500 € d'amende dont 200 € avec surcis. Ça fait donc 300 € d'amende.

Voilà. H oui, c'est fou. Et donc c'est la différence de traitement qui est absolument dingue.

Euh oui, surtout qu'on avait l'impression d'être considéré comme responsable déjà au jugement au lors du jugement des adistes ou des écologistes disons radicaux parce que chez les écologistes, il y a il y a ceux qui sont politiques hein qui sont très bien nature environnement puis après il y a la branche armée qui détruit les réserves. C'est et Francis une autre dernière question pardon. Quels sont les recours qui vous restent encore ?

Bah le recours c'est l'appel. Là, on a fait appel. Donc le jugement il est annulé, donc on reprend tout à zéro et on espère et on le sait que les juges en appellent font du droit.

Espérons. Merci beaucoup Fran Pino d'avoir été sur sur Sud Radio pour nous raconter quand même ce ce moment de justice absolument recamboles. Merci beaucoup et bon courage dans les décisions et dans les combats judiciaires qui arrivent une fois de plus 1,5 million d'euros pour avoir utilisé des retenus d'eau agricoles alors que ça avait été délivré.

Les autorisations avaient été délivrées parfaitement par le préfet de l'agriculture. Il lancera question dans quelques minutes avec Célinear, l'urodéputé LR, agricultrice aussi qui va nous expliquer ce qui se trame actuellement dans les coulisses du Parlement européen. Nouveau budget de la PAC, nouveau budget pour lieu et aussi d'autres projets où il sera également question d'ONG.

Vous êtes sur Sud Radio et vous avez raison. À tout de suite. Sud Radio, Sudo, parlons vrai, parlons vrai.

Sud Radio, parlons Sud Radio, les débats de l'été, 10h 13h, Maxime Liedo, une demi-heure pour parler du fond de sujet qui nous préoccupe et qui nous touche notamment quand ça tombe de ce qu'il y a au-dessus de nous. Et au-dessus de nous, souvent il y a l'Union européenne, le Parlement, la Commission avec parfois des normes, parfois des décisions incompréhensibles. Et dans ce dans ce marasme ambiant qui est l'actualité où le domaine de l'agriculture écrase tout en ce moment, nous avions besoin d'avoir des éclairages sains et démocratiques.

Bonjour Célinear. Bonjour Maxime Yedo, merci beaucoup d'être avec nous sur Sud Radio pendant près d'une demi-heure pour aborder justement ces ces sujets de fonde. Vous êtes eurodéputé LR et vous êtes aussi agricultrice, donc vous connaissez tous ces sujets absolument par cœur.

C'est l'actualité qui nous écrase. Comment regardez-vous ce qui se passe autour de la de la loi du plomb ? On a vu cette cette pétition qui atteint désormais les les plus de qui dépasse le million de signataires et on a vu aussi la pression politique qui se dégage de cette de cette de cette pétition.

Comment vous regardez les choses vous avec votre regard d'abord de politique et d'agricultrice ? Ensuite, ce qui se passe, c'est un cas d'école finalement de la désinformation. C'est assez incroyable parce qu'on a aujourd'hui des personnalités, des personnalités politiques en fait qui jouent sur la peur et donc en jouant sur l'émotionnel par rapport à ce qu'on a dans nos assiettes, elles arrivent à faire peur aux gens et c'est pour ça que les gens signent cette pétition.

On a une loi du plomb qui a été proposée par ce sénateur avec un autre sénateur qui a accompli tout un parcours parlementaire Laurent et qui en fait est une loi qui est destinée à lever les entraves au métier d'agriculteur, à faciliter, à simplifier, à débratiser. Et alors ça ça ne fait pas rêver les salons parisiens, ça ne fait pas rêver les écologistes bien évidemment et donc ils ont décidé de focaliser l'attention médiatique de l'opinion publique sur un seul mot qui est le mot acamiprie. effectivement qui est le fameux néonicotinoïde qui est le produit phytosanitaire sur lequel toute l'attention médiatique en tout cas se concentre pour faire peur qui est assimilé un néonicotinoïde mais qui n'en est pas nécessairement un et ça a été très très bien expliqué par l'EFSA qui est l'agence européenne de sécurité alimentaire de sécurité des aliments qui est assez stricte dans ces évaluations et qui aujourd'hui a bien décrété que elle est autorisée et elle ne pose aucun problème sanitaire et elle est bien autorisée chez tous nos voisins.

C'est-à-dire queon est le seul pays la France nous à l'interdire depuis la loi Pompili 2016 effectiv en 2018 et cette molécule n'est pas problématique. Donc ce qui se passe aujourd'hui c'est que vous avez des producteurs de betterraf, des producteurs de noisettes qui se retrouvent sans solution pour lutter contre la punasse diabolique, contre le balanin. Et on a les agriculteurs français qui perdent entre 30 et 50 % de leur récolte.

Et donc qu'est-ce qui se passe ? que pour alimenter les usines de Nutella, pour alimenter les sucreries et ben on importe des productions qui viennent d'Allemagne, d'Italie voire de Turquie qui sont bien entendu traités avec ce produit qui ne présente pas de danger et donc on a des agriculteurs qu'on met sur la paille parce qu'ils se font prendre des marchés et en réalité cette désinformation ce qu'elle produit comme effet c'est de donner toujours plus de place à l'importation d'autres produits. Est-ce que vous croyez que le le la France va réussir à tenir sur cette loi du plomb ?

On voit la plupart des de certains politiques, les écologistes des personnalités de gauche de Sandrine Rousseau à Marine Tondelier et autres. D'ailleurs, je je vois certains membres du parti Horizon dire que c'est le le cancer qu'on apporte aux enfants. Est-ce que vous avez suffisamment confiance dans les institutions françaises pour ne pas revenir sur cette loi ?

Parce que c'est ce qui est demandé désormais. Mais c'est extrêmement important d'abord de respecter nos institutions démocratiques parce que la loi c'est le parlement qui l'a fait et ce n'est pas la dictature des réseaux sociaux. Et la deuxième chose, c'est qu'on est aujourd'hui c'est ça, c'est la mobilisation, c'est une sorte de dictature des réseaux sociaux parce qu'on instrumentalise les gens en leur faisant peur.

Et ça, c'est le fond de commerce électoraliste qui est mobilisé par les écologistes qui, je vous le rappelle, ont frôé la correctionnelle aux dernières élections européennes en frôant la barre des des 5 %. C'est ce qui est mobilisé par la gauche qui en fait constitue une caisse de résonance dans l'opinion publique qui joue sur la peur, qui joue sur le mensonge et qui vise en fait à ramasser des voies. On est vraiment euh dans cette visée électoraliste.

À côté de ça, on sacrifie euh nos producteurs qui sont dans une difficulté économique énorme. Alors bon, c'est vrai qu'il y en a qui n'en ont rien à péter de leur rentabilité. Non, mais j'allais vous dire ça.

Est-ce que vous entendez parce qu'on a les les propos de Sandrine Rosson ont fait énormément polémique ici sur cette antenne, nous les avons largement euh commenté, analysé, critiqué. En revanche, c'est ce qu'elle ne traduit pas malheureusement une pensée qui est en train de prendre beaucoup de place dans notre pays à savoir que ben les agriculteurs, bon ben déjà les fermes elles disparaissent, donc on va peut-être pas commencer à s'en inquiéter. Et puis surtout, pardon, rien à péter de la rentabilité parce que derrière ce sont des vies, ce sont des cancers, ce sont des Donc au bout d'un moment, il faut faire un choix entre l'argent et la bonne santé.

On choisit la bonne santé. Oui. Non, mais il y a un véritable problème, c'est que les agriculteurs un, on ne leur fait pas confiance.

Tout ce peuple de la ruralité, ces gens qu'on dit de la France d'en bas, de la France périphérique passe leur temps et nous passons notre temps à recevoir des leçons de Yaka Faucon de cette France plus des métropoles qui roulent en trottinette, qui commande du quinoa bio sur des applications et qui finalement passe son temps à instrumentaliser le buzz, à instrumentaliser la peur pour dire à cette France qui travaille, à cette France qui se lève tôt, à cette France et je vous le rappelle, un agriculteur sur 5 vit en dessous du seuil de pauvreté. Je vous rappelle que les agriculteurs sûr les agriculteurs sont ceux qui travaillent le plus dans ce pays en terme d'or hebdomadaire et en fait on se fait donner des leçons systématiquement par cette France d'en bas qui criminalise les agriculteurs qui les traitent d'empoisonneur en leur disant finalement c'est votre rentabilité versus notre santé. Sauf que c'est absolument faux parce qu'aujourd'hui l'agriculture française est la plus vertueuse au monde et la plus réglementée au monde et tout ce qui vise à l'affaiblir ne fait en réalité qu'augmenter les importations venues de pays tiers et qui ne respectent pas nos normes et tout ce que nous on s'impose en terme de normes.

Et ça ce sont des leçons de morale et des leçons queon ne veut plus recevoir et qu'on ne peut plus recevoir en tant qu'agriculteur, en tant que ruraux. La France puissance agricole, vous le disiez, va-t-elle le rester ? En tout cas une question qu'on est en droit de se se poser.

Je pense par exemple au camarade lyonnais agriculteur qui nous a appelé il y a il y a quelques jours et qui nous racontait en effet ses ses journées infernale bien sûr levé à 5h bien sûr coucher à 23 sa femme et sa fille qui partent en vacances lui non il reste parce que c'est du 24 24 et les agriculteurs en France sont les bénéficiaires de la PAC PAC acronyme pour dire politique agricole commune. Le budget va changer. Est-ce que vous pouvez nous expliquer ça et pourquoi c'est un véritable risque pour la France mais pour nos agriculteurs, c'est-à-dire pour tous ceux qui nous écoutent.

Alors, c'est un véritable risque parce que dans le mot PAC que vous avez si bien expliqué politique agricole commune, on fait disparaître deux lettres. On fait disparaître le P de politique parce que là ce n'est plus une politique et on fait disparaître le C de commune. Ce qui se passe, ça a été annoncé par la présidente de la commission Vlen mercredi dernier.

Ce qui se passe c'est qu'on prend 80 % de tous les fonds que constitue le budget européen aujourd'hui et on les met dans un fond unique avec les fonds de cohésion, les fonds régionaux, les fonds de la politique agricole commune. Un budget qui soit fléché directement vers l'écrit. Exactement.

On met tout ça dans un vaste pot commun et on le renationalise avec 27 enveloppes que géreront les États-membres. Hm. C'est une manière dans le paradigme qui arrive aujourd'hui au niveau européen de l'élargissement notamment à la Serbie, à la Moldavie, à l'Ukraine auquel la majorité des institution européennes ce qui n'est pas notre cas avec les députés les républicains puisque nous y sommes opposés. dans absolument dans ce paradigme de l'élargissement, on se rend bien compte qu'aujourd'hui l'Europe a une gouvernance à bout de souffle, un système de financement à bout de souffle et donc c'est une manière d'anticiper cet élargissement et de dire puisqu'on sait que de toute façon le budget tel qu'il est aujourd'hui ne pourra pas tenir, on va tout fusionner et on va redonner ça aux États.

Et là, le gros danger pour les agriculteurs et pour le monde agricole, c'est qu'aujourd'hui la PAC, elle est destinée initialement 60 ans de Pâqu. C'est destiné à quoi ? C'est destiné à assurer la sécurité alimentaire et la souveraineté alimentaire du continent.

C'est destiné à assurer aux agriculteurs un revenu décent. 77 % des aide direct aux agriculteurs, c'est ce que représente c'est c'est ce que représente la la PAC. Et 85 % des subventions qui sont reçues par les agriculteurs dépendent de cette Pâque.

Absolument. Et c'est vrai dans tous les pays du monde et dans toutes les puissances du monde, si vous regardez le soutien aux États-Unis à travers le farmbil qui est fait aux farmers américains, si vous regardez le soutien dont bénéficient les agriculteurs chinois brésilien de on va dire de la motivation dans de l'essence dans la machine. Absolument.

Pourquoi ? Parce que la production d'alimentation aujourd'hui est un secteur absolument stratégique et l'alimentation est agitée comme un hochet par toutes les puissances mondiales. Elles savent très bien que l'alimentation est une arme et qu'aujourd'hui il faut absolument avoir cette capacité d'être souverain sur la production de notre propre alimentation.

Aujourd'hui, c'est une folie ce qui est en train de se passer, de réduire le soutien à l'agriculture et aux agriculteurs et de multiplier les accords de libre échange. Ça donne quoi ? Ça donne qu'aujourd'hui, on délègue à une autre partie du monde ou à d'autres parties du monde le soin de nous nourrir.

C'est déjà ce qui est à l'œuvre. Est-ce que c'est conscient ou inconscient selon vous ? C'est je pense que c'est malheureusement conscient pour certains, inconscient pour d'autres mais conscient pour certains.

Aujourd'hui, on ne peut pas continuer à importer. On apporte déjà beaucoup de fruits et légumes, beaucoup de volailles. Demain, si l'accord avec le mercosour venait à être ratifié, on importerait nos viandes, on apporterait de l'éthanol, onorterait énormément de denrées qui font notre cœur de gamme en consommation.

On ne peut pas d'un côté baisser le soutien à nos agriculteurs et dépendre du reste du monde pour nous nourrir. C'est extrêmement dangereux parce qu'en cas de pépin géopolitique, on peut avoir jusqu'à une rupture des chaînes d'approvisionnement européennes. Sans compter évidemment que euh ça fait rentrer une nourriture qui a des normes bien inférieures à ce qu'on produit avec des hormones, avec des EGM, avec des produits interdits depuis 30 ans chez nous.

Et donc ça ce n'est pas acceptable en terme de bilan carbone. Ce n'est pas acceptable non plus. Donc tout le monde y perd.

Le fait de baisser le soutien aux agriculteurs, c'est le citoyen et le consommateur qui est perdant. On parlait au début de cet entretien en effet du du risque de de voir énormément de désinformations arriver. Ça sera la deuxième partie de notre entretien juste après bien sûr ce sujet du mercur quand vous évoquez la souveraineté alimentaire qui gagne du terrain.

Peut-être pas à la une de l'actualité mais en tout cas dans les rouages de la Commission européenne et vous parliez des chiffres. Nous importons désormais 60 % de notre volaille et nous consommons 50 % de nos fruits et légumes également sont importés 80 % de notre poisson. Donc en terme de souverain alimentaire, c'est souveraineté alimentaire, c'est évidemment un enjeu phare.

Il sera question du mercure dans quelques instants mais aussi du rôle des ONG notamment à l'échelle européenne. Vous allez le voir sur une multitude de sujets et peut-être que c'est un c'est un rôle qui n'est pas négligeable dans les décisions qui sont prises et dans les budgets qui sont alloués et je suis sûr que vous n'en soupçonnez pas la moitié. Vous êtes bien sur Sud Radio et on se retrouve dans quelques instants avec Céline Mar, eurodéputé LR et ancienne agricultrice.

Agricultrice même on dit ancienne ou toujours agricultrice ? toujours agricultrice dont l'expertise est précieuse dans cette période où l'agriculture surplombe clairement l'actualité. À tout de suite.

Sud Radio, c'est votre opinion qui compte. Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h. Maxime Liedo.

Nous sommes toujours en compagnie pendant encore un gros quart d'heure de Célinear, agricultrice, toujours agricultrice et eurodéputé LR. Merci beaucoup d'être avec nous. On parle quand même de sujet de fond souveraineté alimentaire. qui dit souveraineté dit puissance et dans tout ce que vous disiez sur le détricotage actuel de la politique agricole commune plus connue sous la chronique PAC qui est quand même une fierté française la la France on est en plus le premier bénéficiaire euh il y a cette question bien sûr de la survie de nos agriculteurs mais elle se pose aussi d'une autre manière la survie de nos agriculteurs, notamment par ce qui se passe avec le le mercour on le sait cet accord on a l'impression que ça a disparu de l'actualité.

On se souvient des grandes manifestations qu'il y avait eu. Or derrière en coulisse, dites-moi si je me trompe, c'est l'inimar, mais la commission fait tout pour essayer d'acter le traité. Alors que pourtant en France, on se souvient de Michel Barnier, premier ministre qui avait organisé un débat, l'Assemblée s'y était opposé.

Est-ce qu'on va réussir en France à ce que le Mercosour ne vienne pas écraser nos marchés agricoles ? C'est difficile parce que Annie Jeanvar essaie de réunir une minorité de blocages, ministre de l'agriculture, ministre de l'agriculture essae aujourd'hui de réunir une minorité de blocage au conseil qui est difficile à obtenir. Il faut bien le savoir.

Et ensuite au niveau des parlementaires, nous nous essayons de mobiliser, moi j'essaie de mobiliser tous les jours euh mes collègues pour leur dire il faut voter contre le mercosour. On va quand vous dites vous mobiliser, c'est intéressant ce que vous dites. Ça veut dire que spontanément ils n'en ont pas le réflexe de se mobiliser contre.

Et non. Et je vais vous dire pourquoi. Parce que quand on leur dit attention buf aux urbones OGM, tout ce qui est interdit chez nous, déforestation, bilan carbone, ce sont des arguments qui nous paraissent, en tout cas qui me paraissent être des arguments.

Massus, parler à un député suédois, il va me dire "Mais attendez, moi j'ai une filière du bois et du meuble." Donc quand je vais revenir devant mes électeurs en 2029, ils vont me dire "Mais pourquoi tu n'as pas défendu un accord qui pour nos filières bois et meubles était quelque chose de bon ?" Quand je parle à un député Chip Priot ou Malta, eux, ils dépendent énormément des importations pour nourrir leur île.

Ils ne sont pas autosuffisants. Ils nous disent "Mais moi, cet accord, il va bénéficier à mes citoyens parce que en fait ça va faire baisser l'inflation." Quand vous parlez à des députés de pays qui ont une industrie automobile, chimique, pharmaceutique, ils vont dire "Moi, je vais ratifier cet accord parce que ça correspond aux intérêts de mon pays." Et puis vous les Français, vous venez toujours nous faire la leçon, vous nous demandez de ne pas ratifier le mercossour pour protéger votre agriculture.

Mais regardez votre agriculture. Vous avez le coût de la fiscalité le plus élevé d'Europe, vous avez les charges sociales les plus élevées d'Europe et vous vous amusez à interdire la cétamipride alors que chez nous c'est complètement autorisé. Et en fait, vous vous tirez une balle dans le pied avec les surtranspositions.

Dans votre agriculture, vous êtes tout à fait capable de la flinguer tout seul vous comme des grands. Et maintenant, vous nous demandez à cause du mercour exactement qui n'est pas encore entré à vigueur et vous n'allez pas nous demander de voter contre le mercosour qui pour nos industries, pour le tissu économique de notre pays est favorable pour protéger une agriculture que vous avez déjà flingué tout seul sans que le mercour soit déjà entré en vigueur. Donc c'est difficile aussi de convaincre.

On le fait, on s'y emploie et en tout cas euh moi et avec la délégation, nous ferons tout ce que nous pourrons pour empêcher la ratification de cet accord parce qu'elle n'est bonne ni pour la planète, ni pour la santé humaine euh ni pour les agriculteurs de notre pays. Et vous avez d'ailleurs euh à ce propos signé une tribune dans le Figaro il y a une ou deux semaines pour signifier justement que si à un moment on avait accepté que l'Europe ne soit plus l'usine de monde et de délégué, il ne faut surtout pas que ça arrive avec l'agriculture. C'est-à-dire que c'est aussi conséquent que ça le changement que ça pourrait avoir le mercour.

C'est-à-dire vraiment alors que la on a on dit que souvent l'Europe est la ferme du monde, ça pourrait venir totalement basculer cette appellation là. Disons que les 99000 tonnes par exemple de viande de bovine aujourd'hui quand vous avez les producteurs de mercosour, il les exportent essentiellement vers la Chine et vers les États-Unis pour faire des burgers, des steaks hachés. Donc c'est de la viande hachée, c'est de la boulette, c'est pas de la viande noble.

Et on sait que cet accord, ce quota de 99000 tonnes, ils vont l'utiliser sur les morceaux nobles et en fait sur les morceaux qui vont directement venir concurrencer la production qualitative de nos agriculteurs. Et c'est pour ça que nous avons tiré la sonnette d'Alame avec Thiba de Montbrial en disant "Aujourd'hui, on a la Chine est devenue notre usine. Ne laissons pas les pays du mercour devenir notre ferme." Hm.

Et sur tous ces sujets et vous vous en êtes vraiment emparé avec force, c'est le sujet des ONG parce que vous dites et vous avez tiré la sonnet de l'alarme et vous continuez à tirer la soleil de l'arme depuis quelques mois sur tous ces sujets phares, l'agriculture, la science, que ce soit souvent aussi les intérêts industriels, il y a un problème européen. On se souvient de de ce mauvais lobbing orchestré au sein de la commission pour faire passer le gredin. vous dites il y a un budget européen monstrueux accordé aux ONG qui en fait influence avec une désinformation massive la plupart de nos votes et la plupart de nos conversations, de nos décisions.

Il n'y a aucune transparence. Comment c'est possible quelque chose comme ça ? Mais écoutez alors oui c'est c'est c'est une petite bombe hein à retardement aujourd'hui ne serait-ce que le programme Life destiné à faciliter la transition écologique du continent qui est versé essentiellement à des ONG dites environnementalistes c'est 7 et demi milliards milliards d'euros sur la période de programmation budgétaire et en fait là où le programme de programmation budgétaire c'est c'est combien temps c'est 8 ans.

C'est 8 ans. Donc 7,5 milliards d'euros 5 milliards d'euros qui sont distribués à des ONG et et qui se réclament de la société civile mais aujourd'hui qui ne sont pas contrôlés. C'est-à-dire qu'on sait qu'aujourd'hui euh 40 % de ces ONG captent 30 % de ses fonds, de ces 7 milliards et demi, mais on ne sait pas lesquels.

On ne sait pas combien exactement parmi tous les appels à projet, parmi tous les financements qui sont distribués elle capteent et surtout pourquoi elle les utilise. C'està-dire qu'aujourd'hui, on a des ONG environnementales qui utilisent ce genre de fond pour faire campagne contre l'agriculture, pour faire campagne contre les intérêts industriels, on l'a vu sur le nucléaire et aujourd'hui on a ces ONG qui ont directement cherché à influencer les votes des par des parlementaires pour défendre l'agenda décroissant de la commission lors du dernier mandat. Donc ce que vous nous dites, c'est qu'il y a de l'argent donc de citoyens français, belge, allemand, peur, mais aussi de donc notre argent qui va financer et donc va désinformer massivement.

Donc quand vous dites ils vont utiliser cet argent, c'est quoi ? C'est la campagne de désinformation sur les réseaux sociaux. C'est des des spots de pub.

C'est quoi payer des influenceurs. Absolument. Mais ce n'est pas évalué.

C'est-à-dire qu'à partir du moment où les ONG en fait signent une charte, elles disent qu'elles représentent la société civile, elles mettent des mots aussi les chant que diversité, inclusion, écologie et cetera. Elles vont capter des fonds sur des appels à projet et on ne sait pas derrière, on n' pas des systèmes d'évaluation de savoir qu'est-ce qu'elles font avec et donc comment elles sont contrôlées. Non seulement on a une opacité totale sur le versement de ces financements qui est attribué par la commission sur des appels à projet, mais ensuite on n pas de contrôle en système en en finance un système de clientélisme complètement opaque sans avoir de visibilité sur combien chaque ONG touche, pour quoi faire, comment elles vont essayer d'influencer par exemple les votes des parlementaires et ensuite pour quelles actions elles vont distribuer ou utiliser ces fonds.

Et ça c'est un système qui aujourd'hui manque de transparence, manque de contrôle et il faut absolument mettre les pieds dans le place. C'est un de mes combats phare au Parlement européen notamment où je siège en commission des budgets. Aujourd'hui, on ne peut plus dilapider l'argent des contribuables des citoyens, l'argent que payent ceux qui travaillent dans un système d'opacité la plus totale et dans un système, il faut le dire, qui va souvent chercher à saper les fondements de notre société, notamment pour tout ce qui est des gens qui travaillent et qui produisent chez nous.

Céline, je rappelle que vous êtes agricultrice eurodéputé aussi LR. Il y a dans ce que vous dites aussi quelque chose de de déprimant dans le sens o quand vous dites "On essaie vraiment de porter ce combat, je je m'y engage." Euh vous me faites penser à à un rapport de l'école de guerre économique sortie il y a il y a quelques semaines qui explique que euh le danger aussi, c'est ce qu'on disait tout à l'heure dans nos débats, c'est qu'elles sont extrêmement coordonnées.

Non seulement il y a beaucoup de fonds publics, mais elles sont extrêmement coordonnées, contrairement peut-être aux politiques, aux industriels, aux agriculteurs. Comment réussir à faire une force peut-être suffisamment puissante, suffisamment coordonnée pour avoir un renversement à un moment du discours ou du moins qui devienne un peu équitable ? Est-ce que c'est possible ?

Alors, d'abord, on a quand même des alliés une frilosité quand même un peu général. Oui, absolument. Mais on a quand même des lanceurs d'alerte extrêmement sérieux comme la Cour des comptes européenne qui quand elle se penche sur ce système d'opacité construit parle d'un casset effroyable.

Donc, on a la Cour des comptes qui tire la sonnette d'alarme avec quelles conséquences derrière ? Ah mais avec des conséquences que de toute façon politiquement euh la commission et les décideurs vont être obligés de prendre en compte parce qu'aujourd'hui on a une opinion publique aussi qui se réveille sur ces sujets. Euh moi je suis lanceuse d'alerte, on est lanceur d'alerte sur ce sujet mais les les les gens commencent à prendre conscience qu'on ne peut plus continuer avec ce système.

Donc il y a une pression politique qui est extrêmement forte. Ensuite, on a des des par rapport de l'école de guerre économique. Aujourd'hui, par exemple, il a mis en évidence et j'ai invité son patron Christian Arbulot à faire une conférence à Bruxelles.

On se rend compte que par exemple des ONG dites de bien-être animal comme L214 sont en réalité financé connu par beaucoup de gens qui nous écoutent. Absolument. Des ONG dites de bien-être animal comme L214 se font financés par des entreprises de la Foodtech, la Silicone Vallé qui investissent des millions et des millions sur la viande de laboratoire sur la sur la nourriture cellulaire et donc il cherchent à déstabiliser l'élevage européen, la production traditionnelle qui est faite de qualité par nos agriculteurs pour mieux laisser les consciences ouvertes à la consommation de cette fausse viande.

Donc ça, ce sont des cas d'ingérence informationnelle aussi de l'étranger, de guerre de l'information, de guerre de la désinformation et aujourd'hui on commence à mettre la lumière pour ce système. H autre autre sujet aussi important mine de rien sur lequel et ça sera ma dernière question, c'est Limar, un sujet qui a qui est beaucoup monté ces derniers temps, c'est un Coran européen. C'est ce serait un projet européen.

C'est présenté comme étant un projet dit scientifique avec cette description qui est que le Coran a un doit jouer un rôle important dans la formation de la diversité et de l'identité religieuse européenne et médiévale. Là aussi, ça a reçu une enveloppe de 9,8 millions d'euros de subvention. Vous vous dites "C n'est pas possible.

Un projet comme ça ne doit pas exister. Ce n'est pas possible parce queon cherche en fait à occuper les consciences et on cherche toujours à être dans cette guerre et dans cette lutte informationnelle." De manière globale, on a des entités comme la Femiso, comme Islamic Rilielf, donc la Femizo qui un peu le le costume cravate des frères musulmans qui sont très liés à cette association de de jeunesse musulmane.

Euh en 2021, la présidente de la Femiso déclaré que la seule chose que la France exporte le mieux, c'est le racisme. 200000 € derrière dans la caisse obtenu de l'Europe. Vous avez des ONG comme Islamic Relief qui justifient les actions du Hamas, qui qui présentent le Hamas comme le plus pur acte de résistance qui obtient aujourd'hui des fonds européens.

Et ce fond pour le courant européen et ben ça montre tout simplement aussi que on attribue des fonds au niveau européen à des entités dont l'agenda politique et l'agenda militant aujourd'hui est contre nos valeurs et ça les fondements des valeurs de notre société. Donc effectivement euh ce genre d'ONG aussi très militante euh à Pignon sur à Bruxelles et moi je me suis employée dès le budget de l'automne dernier et je m'emporerai encore à le faire à déposer un amendement dans la résolution budgétaire pour que toute entité liée à l'islamisme ou au terrorisme ne puisse plus être financée par des fonds publics. C'est le mot de la fin.

Merci beaucoup Céline d'avoir été avec nous sur Sud Radio pendant plus d'une demi-heure et j'encourage tous les auditeurs captivés par ce que vous venez de dire et sur ces enjeux d'agriculture de souveraineté de suivre votre vos travaux. Vous êtes très souvent sur les réseaux sociaux justement pour faire la pédagogie de ce que vous essayez de mener comme combat au niveau européen agricultrice eurodébutaire. Merci beaucoup d'avoir été avec nous demain.

On se retrouve 10h 13h en direct évidemment sur Sud Radio. Même heure, même studio et je vous souhaite une très belle après-midi sur Sud Radio notamment en compagnie de Jacques P6. À demain.

Sud Radio. Sud Radio. Parlons vrai.

Parlons vrai. Sud Radio.

Les débats de l’été - Émission du 22 juillet 2025 — Gilles Platret · Pourquijevote