Nicolas Dupont-Aignan répond aux questions des auditeurs de RMC
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:33OuverteRéponse directe
La France doit-elle quitter l'Union Européenne ?
- 1:04FerméeRéponse partielle
Êtes-vous le plan B de la droite traditionnelle ?
- 3:56OuverteRéponse directe
Que comptez-vous faire au niveau de l'agriculture ?
- 6:29OuverteRéponse directe
Que comptez-vous faire pour les petites entreprises et artisans ?
- 6:59OuverteRéponse directe
Que pensez-vous du bal des girouettes autour de M. Fillon ?
- 11:49OuverteRéponse directe
Les primaires divisent-elles ou rassemblent-elles les familles politiques ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41Invité politiqueFait
« Rien ne peut se faire pour résoudre les problèmes de la France si on ne change pas le fonctionnement de l'Europe. »
- 7:40Invité politiquePromesse
« C'est de supprimer le RSI. »
- 14:07Invité politiqueFait
« Je voudrais rétablir dans notre pays le principe de responsabilité des puissants autant que des petits. »
- 15:50Invité politiquePromesse
« Je veux renationaliser les autoroutes. »
- 17:22Invité politiqueChiffre
« Oui, c'est un choc fiscal important qui coûte une fortune de plus de 50 milliards d'euros. »
- 18:31Invité politiqueChiffre
« Je récupère les 8 milliards que nous donnons à nos concurrents dans l'Union Européenne. »
- 19:06Invité politiquePromesse
« Je supprime les emprunts de l'État aux banques privées. »
- 23:46Invité politiqueFait
« C'est de contrôler davantage les produits cancérogènes qui arrivent à nos frontières, notamment alimentaires. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan66 %
- Présentateur15 %
- ?8 %
- Auditeur3 %
- Auditeur 23 %
- Invité3 %
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Journée spéciale aussi ce matin, avec Nicolas Dupont-Aignan qui est resté avec nous, qui va répondre à toutes vos questions, je vois qu'elles sont déjà nombreuses. Tout à l'heure, un autre débat, après le départ de Nicolas Dupont-Aignan, la France doit-elle quitter l'Union Européenne ? C'est la question que nous poserons tout à l'heure, c'est
bien ça. Tout à l'heure,
dès 9h30, et nous recevrons Sébastien Chenu, conseiller stratégique de la campagne de Marine Le Pen, pour en débattre. Il n
'y a
pas que Marine Le Pen qui parle de l'Union Européenne, qu'on soit bien d'accord. C'est un enjeu principal de cette élection présidentielle. qui
va
redevenir un enjeu primordial de cette élection présidentielle. On n'a plus parlé d'Europe là pendant, ça fait deux mois, mais ça revient sur le devant de la scène, vous êtes d'accord Nicolas Dupont-Aignan
? Bien
sûr, et je le souhaite, parce que rien ne peut se faire pour résoudre les problèmes de la France si on ne change pas le fonctionnement de l'Europe.
Est-ce que le Brexit a ouvert la porte ? Faut-il sortir de l'Europe, de l'euro, de Schengen ? Il y a tout un tas de questions, vous venez participer à ce débat, dès maintenant au 3216 et sur rmc.fr.
Alors
justement, nous allons prendre... Oui, qu'est-ce que vous vouliez dire ?
Rappelez la
question du premier
débat du bureau de vote, puisque nous
recevons Nicolas Dupont-Aignan ce matin. Nicolas Dupont-Aignan est-il le plan B de la droite, oui ou non, par SMS
? Nous allons voir.
Au 6-10-7
-11. Est-ce que vous êtes
le plan B de la droite, la droite traditionnelle, dite traditionnelle ?
Oui.
Traditionnelle, non, ça vous plaît ? Non ?
Je
n'aime pas, je
suis gaulliste,
au-delà de la droite et de la gauche, il y
a
la France. Mais, ce que je constate, et d'ailleurs si j'ai eu mes parrainages aussi vite, avant Mme Le Pen, avant M. Mélenchon, et à égalité avec M. Macron ou Hamon le même jour, c'est parce que beaucoup de maires républicains gaullistes sont lassés profondément du fonctionnement de ce parti et voient bien que, moi j'ai creusé mon sillon, j'ai un projet avec des propositions très concrètes. Encore une fois, je veux vous dire que l'élection présidentielle doit être l'occasion pour les Français de voir ce qu'on propose. Quand M. Fillon et M. Macron veulent augmenter les impôts, personne ne le dit, M. Macron l'a CSG, il l
'a
écrit, M. Fillon l'a TVA, moi je veux les baisser et j'explique pourquoi et comment. C'est important parce que
je
dis aux Français, attention, si vous ne prenez pas garde, vous allez vous réveiller pour 5 ans, étudier les propositions des uns et des autres, et ils les cachent. C'est comme les contrats d'assurance, vous savez, il
y a
une petite clause là en bas. Parce que M. Fillon et M. Macron, justement, et je reviens au débat sur l'Europe, eux ne veulent pas changer le fonctionnement de l'Europe. Donc ils vont nous faire travailler, comme les Roumains, les Bulgares et les Polonais, en dessous du SMIC. C'est ça la réalité. Bien, est-il vrai que vous allez attaquer TF1 en référé ? Oui, parce que je voudrais savoir pourquoi TF1 choisit les candidats pour les débats,
alors
que le Conseil constitutionnel, il
y
a une république, la république française,
et
que la sélection des candidats, c'est 500 parrainages.
Et
j'ai mes 500 parrainages, et je voudrais que M. Pélisson, président
directeur général
de TF1, qui a la même conseillère en communication que M. Fillon, explique aux Français pourquoi je suis interdit du débat du 20 mars. Ben oui, il va expliquer aux 559 maires qui m'ont parrainé, et peut-être aux 600, 650 vendredi, pourquoi leur parrainage n'a aucune importance, et pourquoi une chaîne privée décide à la place des règles de la république.
Et
j'attaque devant le Conseil d'État. C'est pas seulement pour moi que j'attaque.
C
'est pour les Français, parce qu'ils ont le droit à un débat, et j'ai envie de poser des questions aux autres. Et on passe,
tous
les journalistes passent leur vie à me dire, qu'est-ce qui vous différencie de M. Fillon ? Qu'est-ce qui vous différencie de Mme Le Pen
? Et
j'ai pas le droit de participer à un débat avec eux, pour que les Français voient la différence, sur les propositions, sur l'attitude, sur le passé, sur l'avenir. C'est injuste, et je n'aime pas l
'injustice.
Bien, nous allons prendre... Ici, vous avez la parole, dans tous les cas.
Et je l'ai toujours eu. Nicolas Dupont-Aignan, vous
le savez, vous l'avez toujours eu, et vous continuerez à l'avoir, comme les autres, d'ailleurs. Maintenant que nous allons connaître les qualifiés, nous observerons un temps de parole égale. Philippe, équité, puis égalité. Philippe, vous êtes commercial, vous êtes dans le Rhône, mon cher Philippe, vous avez 44 ans. Bonjour, Nicolas Dupont-Aignan est avec vous.
Oui, bonjour Jean-Jacques, bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Philippe. Voilà, moi j'aurais une question simple. Que comptez-vous faire au niveau de l'agriculture ? Puisqu'on sait qu'aujourd'hui, nos agriculteurs souffrent énormément, que ce soit les laitiers, la viande, tous les secteurs sont touchés, et on vit une crise depuis deux ans qui est vraiment insupportable au niveau agricole.
Bon,
c'est très simple. Il y
a
une solution, puisqu'on a eu des prix garantis, du lait par exemple, avec des quotas de production par pays, qui avaient permis de stabiliser la politique agricole. Elle s'appelait la PAC. C'est le général de Gaulle d'ailleurs, qui avait mis ça en place. Ça a marché pendant 40 ans. Il y avait des problèmes, mais dans l'ensemble, ça marchait, et ça garantissait aux agriculteurs un minimum des 100. Eh bien, c'est le gouvernement d'ailleurs de M. Fillon, qui l'a abandonné à Bruxelles. Puis M. Hollande qui a confirmé, et ce qui devait arriver est arrivé.
Surproduction du lait de pays qui ne payent pas leurs salariés, je pense à la Pologne, aux Pays-Bas, des fermes usines, qui n'ont pas le même relief, pas la même qualité environnementale.
Et
donc, délabrement complet des prix de marché, baisse du prix, et je ne crois pas qu
'il
y ait beaucoup de Français qui accepteraient de travailler pour moins de 350 euros par mois, et souvent de travailler à perte. Alors, je rétablirai le prix garantie du lait. Qu'on ne me dise pas que c'est soviétique, ça existe au Canada. Ça existe aux Etats-Unis où il y a deux fois plus de soutien. Il faut simplement une organisation de marché. Je souhaite le faire au niveau européen, c'est
-à
-dire renégocier. Si on ne peut pas le faire au niveau européen, on le fera au niveau national. C'est la base de tout. Une fois qu'il
y a
ce prix garantie, les agriculteurs retrouveront la capacité de vivre, de se moderniser, et ça ne coûtera quasiment rien
pour son acteur. D'autres candidats
proposent le prix garantie. J'ai vu ça dans plusieurs programmes. Oui,
mais la différence entre moi et eux, c'est qu'ils ont gouverné et qu'ils ont accepté la suppression de ce prix. Et c'est là où il faut arrêter de se moquer du monde. C'est-à-dire que ce que je ne supporte pas, vous savez,
il
y a Jacques Rueff, qui était un grand déconseiller de Gaulle, qui disait, soyez libéral, soyez socialiste, mais ne soyez pas menteur. Eh bien, on a eu des menteurs. Ils ont cassé l'agriculteur et ils viennent parader au salon. Moi, je n'ai pas participé, j'ai refusé ça, j'étais à des seuls à dire que cette suppression des côtes à laitiers était catastrophique et malheureusement, ça a été le cas. Il y a d'autres mesures qu'il faut prendre, notamment pour les circuits courts, pour mettre en garde la grande distribution sur la manière dont ils font des enchères négatives. Il est temps de
légiférer. Mettre en garde, de mise en garde, je ne sais pas trop ce que c'est.
Le prix garantit,
il
y aura un prix plancher. Et la grande distribution ne pourra pas s'en exonérer. Christophe est
commerçant au Lavandou, dans le Var. Bonjour Christophe.
Oui, bonjour Jean-Jacques, bonjour M. Dupont-Lignan. Bonjour Christophe.
Alors
moi, j'aimerais savoir ce que vous comptez faire pour les petites entreprises, notamment les artisans et commerçants, qui sont, ne l'oublions pas, les premiers employeurs de France
qui
se font
découper
par les impôts quand les grandes entreprises payent un minimum d'impôts. Et deuxième question, que pensez-vous du bal des girouettes pour ne pas dire autre chose qui se jouent autour de M. Frier en ce moment et qui écœurent les Français de la politique par l'image qu'ils donnent d'eux. C'est vraiment écœurant.
Sur ces girouettes, je suis candidat parce que je les connais trop.
Et
j'ai quitté ce parti il
y
a 10 ans. Et ce que je peux dire, c'est que si on n
'est
pas capable de s'entendre 45 jours avant l'élection, je ne
vois
pas comment on va bien gouverner. Donc laissez-les de côté. Vous les avez connus, n'en parlons plus. Sur les commerçants, c'est toute ma politique, vous le retrouverez dans mon bouquin et sur Internet,
c
'est de baisser la fiscalité des PME, mais uniquement celles qui investissent en France. Et parallèlement, de taxer davantage les multinationales à partir du
chiffre d'affaires. Oui, mais le commerçant, ce n'est même pas une PME, c'est une
TPE. C'est
de
supprimer le RSI. Alors je vois que tout le monde veut le supprimer. Tout
le monde veut
le supprimer le RSI. C'est extraordinaire. Moi, je manifestais il
y
a 3 ans, j'étais tout seul. M. Macron était au pouvoir, il n'a absolument rien fait. Et maintenant, il veut supprimer le RSI. La vraie question, c'est par quoi on le remplace
? Et
il faut un système transparent. Parce qu'on ne sait pas où passe l'argent des commerçants et des artisans. Alors, je veux un régime des indépendants uniques. Unique. Distinct du régime général. On est obligé, il faudra qu'il soit lié, mais il faut déjà unifier tous les régimes. Je veux supprimer tous ces régimes parallèles, auto-entrepreneurs, Uber, machin, etc. Parce que c'est de la concurrence déloyale organisée.
Il
faut un régime unique des indépendants. Même cotisation, transparence. Et je voudrais
que
des indépendants, commerçants, artisans, tirés au sort, tirés au sort, sans passer par les organisations patronales, tirés au sort, siègent au conseil d'administration de la nouvelle structure. Car le vrai enjeu, c'est de savoir ce qu'ils font de l'argent des commerçants et artisans. Dernier point, je veux replafonner,
et
ça c'est très clair, mettre un plafond à la construction des grandes surfaces sans autorisation.
Ce
plafond a été passé de 300 m² à 1000 m². Il faut verrouiller la multiplication des grandes surfaces si l'on veut protéger
nos commerçants. Vous en avez beaucoup ailleurs
? Oh, j'ai lutté. J'ai beaucoup lutté.
J
'ai refusé des hypermarchés.
Mais oui,
mais vous en avez beaucoup
aujourd'hui
? J'en ai peu. Et combien d'habitants
ailleurs ?
30 000 habitants. 30 000 habitants, vous avez quoi comme grande surface
?
J'ai une grande surface et j'en voudrais une grande surface que j'ai refusée comme hypermarché. Et je voudrais une autre pour qu
'il
y
ait
de la concurrence, mais moyenne surface. Je crois aux moyennes surfaces de centre-ville qui tirent le commerce local. Il faut arrêter avec ces usines à consommation qui, honnêtement, aujourd'hui, par leur centrale d'achat, tuent la production française.
Nicolas
Dupont-Aignan. Oui. Oui, Nicolas
Dupont-Aignan.
Oui, Christophe. J'ai
une autre question sur ce que vous venez de dire là. Le problème, c'est que les moyennes surfaces de centre-ville sont souvent des filiales des grandes surfaces. Tout à fait. On a des enseignes qui ont des filiales en centre-ville. C'est ça le problème. Et c'est ça qui boucle les commerçants aussi.
C'est vrai aussi. Vous avez raison là-dessus. Et c'est pourquoi il faut jouer sur les centrales d'achat. Et ça sera extrêmement difficile. Mais nous sommes l'un des seuls pays où trois centrales d'achat dictent tout. D
'autant
plus que la grande distribution emploie beaucoup de monde en France et qu'elle se porte très bien.
Oui, mais je remarque. Et qu
'elle s'exporte.
Oui, mais attention. Je veux bien, je veux
bien.
Attendez, je ne veux pas
défendre la grande distribution.
Mais il faut regarder aussi ce qu'elle
apporte à l
'économie française. Mais Jean-Jacques
Bourdin, il y a un équilibre. Je n'accepte pas, par exemple, que le CICE de M. Hollande ait principalement profité à la grande distribution et à la banque postale et aux banques, alors que la baisse des charges 40 milliards, les socialistes ont baissé les charges de 40 milliards. Ça a alimenté les plus grosses puissances économiques et ça n'a pas favorisé ceux qui font l'effort d'investir dans notre pays.
Il
est temps d'inverser les choses. C'est quand même pas compliqué de réserver les baisses d'impôts aux PME, aux TPE et à ceux qui investissent dans notre pays. Nicolas Dupont-Aignan, puisqu
'on termine avec les commerçants et les artisans, c'est Macron, je crois, Emmanuel Macron, qui propose un droit au chômage à tous les indépendants, les commerçants, les artisans. Vous êtes d'accord ou pas ?
L'idée peut être géniale à condition de savoir combien ils vont cotiser et qui va payer et comment ça va fonctionner. Et honnêtement, si c'est pour rajouter une charge supplémentaire aux commerçants et artisans, attention. Oui, mais si
c'est pour leur
garantir les
mêmes droits Un filet de sécurité, je
n'y suis pas hostile. Mais je veux... Tout mon programme est chiffré. Je ne
veux
pas promettre des choses que je ne peux pas tenir après. Déjà, si on réforme le RSI, qu'on réduit les cotisations et qu
'on
s'assure que l'argent revient vers les commerçants et artisans, ce sera déjà énorme et je supprime la concurrence déloyale de sociétés comme Uber. Tout le monde paiera le même statut. C'est les mêmes charges parce qu'ils auront le même statut.
Bien, nous allons prendre Frédéric,
qui
est à Bordeaux. Bordelais, cadre. Bonjour Frédéric. Frédéric.
Oui, bonjour M. Bordelais. Bonjour M.
Pondéan. Bonjour M. Pondéan. Allez-y,
Frédéric.
Je
voulais savoir si vous pensiez que les primaires, qu'elles soient de gauche, de droite, actuelles ou précédentes, sont une chose qui divise ou qui rassemble des familles politiques.
Et
par ailleurs, pourquoi vous n'avez-vous pas participé à ce type
de
primaire
? Je
n
'ai
pas participé à la primaire car j'étais dans des accords avec les grands choix, notamment européens, des Républicains. Et ce qui est arrivé devait arriver. Ils ont profité, certes, de dizaines d'heures d'antennes que je n'ai pas eues.
Mais à
l'arrivée, ils sont encore plus divisés. Ces primaires n'ont servi donc à rien. Et je crois que le vrai choix doit se faire par les Français. 46 millions d'électeurs au premier tour et non pas par 4 millions de sympathisants aussi respectables soient-ils. Et c'est pourquoi je n'aime pas cette privatisation du scrutin par un parti politique. J'estime que c'est à tous les Français de choisir leur candidat en liberté et non pas à des sympathisants qui après d'ailleurs sont désavoués par leurs responsables politiques.
Bien, merci Frédéric. Alors, j'ouvre votre livre. Oui. Je le feuillette sur votre agenda. par exemple, je vois concernant la SNCF, vous dites jour 59, le 11 juillet, le mardi 11 juillet, vous décidez de remplacer le président actuel de la SNCF. Il ne vous plaît pas le nom
? J'estime que la SNCF a une politique tarifaire, un mode de fonctionnement qui n'est plus du service public, qui est devenu une sorte de monopole privé d'une espèce de féodalité.
J
'en ai assez
qu
'on ait ces services publics qui soient les inconvénients du public et les avantages du privé.
Et
je veux rétablir une politique de dessert des territoires plus juste. Je veux qu'il y
ait
une politique tarifaire plus transparente. Et je voudrais que quand on est famille nombreuse ou modeste, on puisse quand même encore voyager en train. Et je pense de surcroît qu'on doit être responsable de ces actes. Je n'ai pas oublié dans mon département le terrible accident de Bretigny.
Et
je regrette que dans notre pays, nous sommes le seul pays au monde
où
les responsables, même si ça peut être injuste, mais où quand on est président d'une entreprise, quand il y a des morts, on démissionne. Et je voudrais rétablir dans notre pays le principe de responsabilité des puissants autant que des petits. Je demande l'impunité zéro pour le trafiquant au pied d'un immeuble, mais je demande aussi l'impunité zéro des cols blancs.
Mathieu, je passe du rail à
la route.
Vous promettez toujours la renationalisation des autoroutes et si oui, vous la financez comment ?
Alors, je vais vous dire, je promets deux choses. D'abord, je voudrais dire une parenthèse, je suis scandalisé de la privatisation des radars.
Ce
qui se passe avec ce
gouvernement... Ce n'est
pas la privatisation des radars, c'est la voiture, l
'entreprise
qui va contrôler et conduite par un salarié privé.
Je suis le premier à me battre contre les chauffards de la route. Et notamment, je soutiens une association extraordinaire qui n'a jamais été reçue par les gardes des Sceaux successifs, des parents d'enfants écrasés par des chauffards. C'est absolument abominable. Et donc, je suis très sensible à ces questions du chauffard. Mais j'en ai assez qu'on raquette les Français sur l'eau à route
pour
une raison uniquement financière sans lutter contre les vrais chauffards.
Vous
baissez la vitesse sur autoroute ou
sur route nationale ? Non,
je fais en sorte que les radars soient mis au bon endroit, dangereux, et pas pour faire du fric. Et deuxièmement, je mets en place un sursis
pour
les points de permis jusqu'à 5 km heure. si on ne commet pas une nouvelle infraction dans les 3 mois, le retrait de points sautera.
Parce
que j'estime qu'on doit mettre les forces de police contre ceux qui conduisent sans permis plein de cannabis, d'alcool et qui sont de vrais dangereux alors qu'on est en train de harceler les automobilistes. Ça, c'est un premier point. Sur les autoroutes, je maintiens
qu
'il est inacceptable que des sociétés privées profitent d'un monopole, accumulent des bénéfices extravagants avec la complicité de l'État. Je veux renationaliser les autoroutes. Ça sera amorti en 5 ans avec les produits des péages et au bout de 5 ans,
nous
pourrons baisser les tarifs des péages à mesure que les autoroutes soient remboursées.
Vous
savez qu'il
y a
des tronçons
qui
sont remboursés depuis des années
et
c'est une machine assougéante
pour
des sociétés privées.
Et
les gouvernements
ont
cédé face à ces sociétés des travaux publics. Regardez les profits de ces sociétés et vous comprendrez que c'est inacceptable. Une famille de smicards aujourd'hui ne peut plus prendre l'autoroute. C'est inacceptable et les accidents se généralisent sur des routes départementales.
Bien, alors je vois sur le budget on va parler des impôts et ensuite nous allons prendre Eve qui est dans le Var. Les impôts, vous dites j'ai fait campagne sur la baisse des impôts c'est le jour 54 le jeudi 6 juillet j'ai demandé au ministre des finances de provoquer un contre-choc fiscal pour redonner confiance aux français dans l'économie après le raquette organisée par Fillon 96 milliards d'euros raquettés aux français dans la poche des français entre 2007 et 2012 et celui d'Emmanuel Macron François Hollande et Emmanuel Macron 60 milliards depuis 2012.
Donc vous baissez l'impôt sur le revenu de 10% pour tous les foyers imposables vous gelez les taux de TVA pour 10 ans vous supprimez les droits de succession sur la résidence principale et l'ensemble des biens jusqu'à 50 000 euros par enfant et vous supprimez le prélèvement à la
source
500 000 euros par enfant jusqu'à 500 000 vous supprimez le prélèvement à la source qui crée une paperasserie insupportable pour les PME.
Oui, c'est un choc fiscal important qui
coûte une fortune de plus de 50 milliards d'euros 50
milliards d'euros mais je vais vous expliquer pourquoi
Vous les trouvez où ces 50 milliards ? Ah, je vais
les trouver d'abord par l'effet de relance parce que c'est quand même extraordinaire tous ces gens nous ont expliqué pendant 10 ans
qu
'en augmentant les impôts ils allaient réduire les déficits Vous êtes contraire de l'austérité à la Fillon ?
Oui,
totalement contraire mais je vais vous expliquer pourquoi
c
'est un sujet extrêmement important qui devrait être au coeur des débats c
'est
pour ça que je voudrais être au débat TF1 pour poser la question à M. Fillon vous avez M. Macron M. Fillon augmenté les impôts
vous
avez dit déficit vous avez cassé la croissance vous avez fait fuir l'emploi
Un
pays comme l'Angleterre M. Cameron qu'on aime ou qu'on n'aime pas a baissé les impôts
a
eu un déficit au début plus important mais ensuite il a relancé l'économie et ça a réduit le déficit
Je
veux un choc fiscal de baisse d'impôts pour redonner l'envie de travailler et d'investir en France c'est fondamental et je financerai une partie
une
partie par deux mesures révolutionnaires
la
première c'est que je récupère les 8 milliards que nous donnons à nos concurrents dans l'Union Européenne
8
milliards par an d'excédent de la contribution française
Oui
à condition de
quitter l'Union
Européenne
Non Madame Thatcher était restée dans
l'Union Européenne Nous réduirions notre
participation Oui parce que nous donnons 21 milliards nous recevons 13
Jean
-Jacques Bourdin il était normal d'aider les pays à la chute du mur de Berlin de refaire lien aujourd'hui je n'ai pas raison
de
raison de subventionner la Pologne qui nous concurrence c'est absurde Deuxième point et là c'est encore plus révolutionnaire je supprime les emprunts de l'Etat aux banques privées j'emprunte comme l'avait fait le général de Gaulle comme le fait le Japon l'Angleterre
vers
les Etats-Unis directement auprès de la Banque Centrale qu'elle soit européenne ou nationale
à
0% Oui enfin 0
% Si
la France est au bord de la sortie de
l
'Union Européenne vous allez voir les taux augmenter grimper Vous
n'avez
pas compris Oui Alors
allez-y Attendez je reprends
Depuis la fondation depuis Napoléon Oui
Il
y a eu une Banque de France parce qu'on estimait que l'Etat n'avait pas à payer d'intérêt
à
des banques privées Depuis 1973 une loi faite par Giscard Pompidou qui ont d'ailleurs travaillé dans des banques privées
ont
obligé l'Etat
à
s'endetter auprès de banques privées à payer des intérêts Je veux revenir sur cette loi Nous emprunterons comme le faisait le général de Gaulle auprès de la Banque Centrale à 0% ça veut dire La Banque Centrale Française
Oui oui La Banque Centrale
Française elle, elle va emprunter Mais non elle crée la monnaie elle n'emprunte pas La Banque Centrale Européenne
Je reprends Non mais j'ai
bien
compris Aujourd'hui
Jean
-Jacques Bourdin parce que personne
ne le sait la Banque Centrale Européenne elle prête à 0% aux banques Zéro Donc elle fait le boulot Aujourd'hui Oui, elle le fait pour les banques
Les
banques reprêtent aux Etats à 1%, 2%, 3%, même 5% pour la Grèce
Ça
veut dire
qu
'on transfère de l'argent public à des banques privées C'est l'escroquerie du siècle Je veux revenir à ce que fait l'Angleterre M. Cameron à ce que fait le Japon les Etats-Unis sauf l'Europe Notre déficit budgétaire il n'augmentera pas il va même être réduit avec moi mais je ne paierai pas d'intérêt aux banques j'emprunterai je rembourserai la Banque de France c'est-à-dire je ne créerai pas de la monnaie je rembourserai je ne passerai plus par un intermédiaire privé vous savez combien j'économise
première
année 4 milliards d'euros deuxième année 8 milliards
dernière
année à la fin de mon quinquennat 16 milliards d'euros d'économie budgétaire et bien avec cet argent nous pourrons baisser l'impôt des PME nous pourrons investir pour l'avenir c'est ce que fait la Chine c'est ce que fait le Japon arrêtons l'escroquerie bancaire
je
suis l'un des seuls et des rares à en parler
c
'est une source de recettes
pour
baisser les impôts des PME
Nicolas
Dupont-Aignan je vais parler d'environnement avec cette auditrice qui s'appelle Ève qui habite le Var bonjour Ève
oui bonjour M. Bourdain
Nicolas Dupont-Aignan est avec vous Ève
bonjour
M.
Dupont-Aignan bonjour M. Dupont
-Aignan
alors
tout d'abord je voulais m'adresser à M. Bourdain que j'écoute depuis de nombreuses années je voulais vous dire M. Bourdain pourquoi ne posez-vous pas à tous vos candidats des questions sur l'environnement
Yves ça arrive que j'en pose beaucoup mais ça dépend des jours puis on va en poser vous savez on ne peut pas tout poser sur
tous les
sujets je sais vous savez je suis très sensible aux questions d'environnement mais
c'est pour ça que je
vous demande ça
vous le savez donc c'est vrai mais je prends votre remarque en compte évidemment
alors
posons la question à Nicolas Dupont-Aignan
alors M. Dupont-Aignan bonjour donc
je
vous connais depuis de nombreuses années également je suis habité longtemps à Vigneux
ah
très bien voilà donc je vous croisais d'ailleurs de temps en temps vous aviez un camion dans le temps je ne sais pas si vous
l'avez toujours toujours mon vieux
camion il est un peu comme le camion de Colombo il est un peu vieux mais c
'est un
camion dans lequel j'ai mon bureau de permanence et je me trimballe dans les quartiers comme ça
donc
vous l'avez toujours toujours
alors
votre question alors
ma question justement ça concerne l'environnement je n'ai pas lu encore votre programme parce qu'il y a beaucoup de programmes à lire et ils sont tous très
longs
qu'allez-vous faire les principales mesures dirons-nous pour l'environnement puisque vous savez que c'est un sujet transversal qui touche l'économie qui touche la santé qui touche beaucoup de choses
alors
madame je ne
veux
pas faire de la publicité pour mon petit livre qui ne coûte que 3 euros donc 3 euros pour un beau programme ce n
'est
pas cher mais sérieusement j'explique justement le jour 76 et le jour 74 les propositions
que je fais c'est tard ce n'est pas une priorité
si
on est dans les 3 premiers mois c'est une bonne histoire allez
-y sérieusement première mesure dont personne ne parle l'obsolescence programmée des biens
en
France si je suis élu nous légiférons pour que vous savez que les fabricants font en sorte que vos biens la machine à laver le frigidaire le téléphone s'arrêtent au bout d'un moment il faut légiférer pour obliger les entreprises à respecter le consommateur ça c'est une mesure qui ne coûte rien qui ne coûte rien c'est pas gagné mais il faut bien se battre sur des points et je peux vous assurer que ce sera une mesure populaire le deuxième point fondamental c'est de contrôler davantage les produits cancérogènes qui arrivent à nos frontières notamment alimentaires et qui ne sont jamais contrôlés il y a des normes européennes vous voyez je ne
veux
même pas changer les normes européennes encore qu'il faudrait les améliorer mais déjà si on pouvait les faire respecter
j
'ai été voir les producteurs de salades
dans
le Vaucluse qui m'expliquaient
que
des salades viennent de certains pays que je ne citerai pas bourrées de produits cancérogènes et que la grande distribution achète et que comme par hasard jamais les douanes ne vérifient la qualité
de ces produits
c
'est fondamental
on utilise aussi beaucoup de pesticides en France qu'est
-ce
que
vous
faites là-dessus ? sur les pesticides
le pesticide, le diesel
qu'est-ce que vous faites ?
pour l'agriculture je veux absolument inciter à l'agriculture bio il est scandaleux qu'on importe par des mesures fiscales dans la politique agricole que je veux favoriser qui favoriserait les producteurs bio notamment en termes de prix garanti car il y a aussi de la concurrence déloyale dans le bio
je
reviens sur l'environnement il y a deux grands dossiers
le
premier c'est l'isolation thermique
la
première source d'économie d'énergie et de réduction de l'empreinte carbone c'est un grand plan d'isolation thermique je ne
suis
pas le seul à proposer mais il faut le mettre en oeuvre
et
il ne
faut
pas que ce soit des travailleurs détachés d'autres pays qui le mettent en oeuvre et le deuxième point c'est le renouvellement des 10 millions de véhicules par un nouveau bonus malus
et
nous avons 10 millions de véhicules qui ont une très mauvaise consommation et qui polluent beaucoup ce n
'est
pas de la faute des gens parce qu'ils ne peuvent pas le changer donc je veux revoir le bonus malus et favoriser l'achat de véhicules notamment électriques puisque
nous avons l'industrie à
quel niveau ?
il faudra le décider je ne peux
pas vous dire précisément mais ce qui est clair c'est que cela doit être une obligation parce que ça c'est concret et on va jouer sur l'effet de masse l'isolation thermique les voitures les pesticides et tout ce qui concerne les normes environnementales mais à condition d'être en concurrence loyale c'est à dire contrôle des produits qui rentrent sur notre sol
bien
merci et il y
a
beaucoup d'autres choses que vous lirez madame j'espère il y a Nicolas Dupont-Aignan merci d'être venu nous voir il est déjà la demi dépassé le résultat de notre consultation
résultat de ce premier débat de
bureau de vote Nicolas Dupont-Aignan est-il le vrai plan B de la droite ?
on
vous a demandé de voter oui ou non réponse finale non à 66%
voilà et bien il y a quand même 34% de oui donc si j'ai 34% au premier tour ça sera pas mal
bien
merci Nicolas Dupont-Aignan d'être venu nous voir c'est
parti c'est parti c'est parti
Nicolas Dupont-Aignan