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interviewÉlysée· 9 juillet 2025 51 min

Discours du Président Emmanuel Macron au Palais de Westminster.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Pour commencer, il y a le mot qui décide notre Assemblée, parliament. Chaque jour, je travaille à partir d'un document qui s'appelle un dossier. Et lorsque les lois sont adoptées par les deux chambres, elles sont toujours approuvées en français normand. Notre histoire commune remonte à plus de 900 ans. Mais l'entente cordiale est relativement récente, puisqu'elle a vu jour il y a 120 ans. Depuis lors, nos États ont joué un partenariat large et profond, collaborant dans le domaine de la sécurité européenne et mondiale. Outre nos liens pacifiques, nous avons coopéré dans le passé en matière de défense.

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Invité

Nous avons combattu au cou de la France pendant la Première Guerre mondiale.

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Présentateur

Dans chaque ville et chaque village, nos monuments commémoratifs rendent hommage à ceux qui sont partis à la guerre et ne sont jamais revenus. Partout dans le pays, des unités comme celles de ma propre circonscription, les Chaux-Li-Pals, qui ont combattu dans la Somme, sont partis et ont fait ce qu'il fallait faire.

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Invité

Et à nouveau, pendant la Deuxième Guerre mondiale,

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Présentateur

nous avons été fiers d'accueillir le gouvernement français en exil. Le début de la fin de la guerre a eu lieu sur les plages de Normandie. En 1944, le président Clifton Brown a conduit une délégation parlementaire pour rendre visite aux troupes alliées sur le front en Normandie. Et la France n'a jamais oublié comment nous avons combattu ensemble. En 2018, j'ai eu l'honneur d'assister à une cérémonie à Chaux-Li où plusieurs de mes électeurs ont reçu la plus haute distinction française, l'Ordre national de la Légion d'honneur, pour leur rôle dans la libération de la France.

En cette année, qui marque le 80e anniversaire de la victoire en Europe et de la victoire sur le Japon, nous nous souviendrons. Notre coopération en matière de défense se poursuit et est plus vitale que jamais. Il y a 15 ans, le 2 novembre 2010, les traités de Lancaster House ont été signés. La Grande-Bretagne et la France se sont engagées à établir un partenariat à long terme dans les domaines de la défense et de la sécurité. En 2025, le mois dernier, j'ai de nouveau rencontré le président Zelensky, ici au Parlement, un homme que nous sommes fiers de compter parmi nos amis. Alors que l'Europe est à nouveau menacée, je salue vos efforts, M.

le Président, pour travailler avec notre pays à la constitution d'une coalition de volontaires prêts à jouer leur rôle pour assurer la sécurité future de l'Ukraine. La défense reste une considération essentielle, mais nos liens ne se limitent pas à ce domaine. Il existe bien sûr des liens parlementaires. En mars 1939, le président français Albert Lebrun a été le premier dignitaire étranger à s'adresser aux deux chambres. Il a ainsi négéré une longue et bienvenue tradition d'engagement avec les responsables politiques français.

En effet, il y a quelques semaines, à peine j'ai reçu ma homologue, la présidente Yael Oun Privet, à la suite de discussions fructueuses lors de la conférence des présidents du G7. Il existe également une coopération parlementaire solide. Il y a plus de 100 ans, le pays ont été les membres fondateurs de l'Union interparlementaire, un organisme qui promeut la paix et la démocratie pour tous par le biais de la diplomatie parlementaire et du dialogue. Et puis, bien sûr, il y a nos liens sportifs. Comme vous, M. le Président, je suis un grand fan de sport. Quand les gens pensent au sport français, ils pensent au cyclisme, au football, à l'escrime, au rugby.

Et d'ailleurs, mon équipe, les Bolton Wanderers, avait un joueur formidable, Juri Djokov, quand on était bons, quand on était bons. Mais j'aimerais aussi féliciter votre rugby de rugby. C'est une de mes passions. C'est une de mes passions. En 1934, Jean Gallet a emmené une équipe française qui n'avait jamais joué au rugby et ils sont allés dans le Yorkshire. Et heureusement, elle a réussi à se rendre dans le Lancashire, en Angleterre, mon comté natal. C'est ainsi que la Ligue française du rugby a été créée le 6 avril 1934. Le sport a connu de nombreuses épreuves et tribulations par la suite, notamment la tradition et la confiscation de ses actifs sous le gouvernement de Wichy.

4:53
Invité

Mais après la guerre, le rugby a été rétabli et cela est venu une des grandes puissances de sport.

5:00
Présentateur

La France a été le moteur de la création de la Coupe du monde du rugby. Cependant, le chemin du jeu à 13 n'a pas été facile et ce fut donc fantastique lorsque les équipes professionnelles de rugby, les Dragons, ont rejoint notre Super League. Même si c'est formidable de les voir, je crains malheureusement qu'on vous a trop appris. Les Catalans ont démontré leur talent en 2018 lorsqu'ils ont remporté la Rugby League Challenge Cup, battant nul autre que mon équipe locale, les Warrington Wolves, 20 à 14, devant plus de 50 000 spectateurs à Wembley. Comme on dit en France, c'est la vie.

5:40
Invité

Et il existe également des prouesses techniques qui nous relient.

5:45
Présentateur

Nous savons tous qu'il y a 30 ans, le tunnel sous la Manche a rapproché plus que jamais nos deux pays. Mais nos pays partagent également des liens énergétiques, physiques, grâce à nos interconnexions électriques et nos partenariats tels que l'Airbus. Nous sommes véritablement liés. Ainsi, Monsieur le Président, je vous souhaite donc la bienvenue de tout cœur et j'espère que la coopération entre nos pays continuera à prospérer. Monsieur le Président, s'il vous plaît.

6:14
Emmanuel Macron

Monsieur le Président, Monsieur le Président, membres du Parlement, membres du Parlement, membres du Parlement, Mesdames et Messieurs, Je vous remercie, Monsieur le Speaker, pour vos paroles chaleureuses et je vous suis très reconnaissant à tous de votre accueil. Au nom de Brigitte et moi-même, l'ensemble de notre délégation, je vous remercie infiniment. C'est un grand honneur de pouvoir m'adresser aux deux chambres du Parlement britannique, un lieu double avec une chambre haute et chambre basse, un lieu de l'histoire passée et de l'histoire humaine, un lieu de l'émergence de la démocratie moderne, de la naissance des principes de représentation et de consentement démocratique.

Your great people have inspired among the rest of the world, and in particular, my compatriots, who regard you with respect, with more than a bit of admiration in France, Montesquieu et Rousseau ont puisé la source de l'ordre au point que les lettres philosophiques de Rousseau sont souvent appelées dans mon pays que les lettres anglaises dans mon pays. Mais, s'il vous plaît, ne vous méprenez pas, je ne vais pas jusqu'à prétendre que l'Angleterre est la mère de la Révolution française. However, je crois toutefois que nous adore la monarchie, surtout lorsqu'elle n'est pas chez nous.

Mais je pense vraiment que de la Magna Carta, la déclaration des droits de l'ordre du citoyen en 1789, et de la déclaration d'indépendance américaine de 1776, se dessine un même cheminement des points vers l'ordre démocratique et l'état de droit. Et tant de fois, ce chemin partagé s'est noué dans la fraternité d'armes. Tant de fois, il a emprunté le tracé des petits sentiers des Ardennes des Vosges sous la mitraille allemande de 1914 à 1918. Tant de fois, il a manqué ce père, mais s'est poursuivi résolument grâce à nos ancêtres reconnaissants qui reprenaient pas après les côtes normandes.

Au grand soleil de juin 1944, je dois à nouveau remercier le Premier ministre Starmer de sa présence le 11 novembre dernier pour honorer nos morts, la boutonnière ornée du poppy britannique et du bleu français, devenant premier chef de gouvernement britannique à être présent à Paris le jour de l'armistice en quatre ans. Je vous remercie. Jamais le peuple français n'oubliera les sacrifices consentis par les Britanniques pour protéger la sécurité de l'Europe et du monde pendant les deux guerres mondiales et pour honorer envers et contre eux la promesse de notre entente cordiale.

Jamais nous oublierons l'appui et l'asile donné par vos pères aux forces françaises libres dans la lutte contre la barbarie nazie. Sir Winston Churchill compta au nombre de ses visionnaires qui eurent à la fois s'engager dans une alliance atlantique forte et pensée à cet ordre européen pacifié dans lequel il croyait profondément. Il nous lègue cette même vision d'un ordre international fondé sur le droit, la justice et le respect de l'intégrité territoriale.

Un ordre qui est désormais attaqué quotidiennement alors que nous assistons à des attaques directes sur nos démocraties, au retour de la guerre sur notre continent, la résurgence d'épulsions impériales, au piétinement des règles internationales par des puissances de déstabilisation qui essaient de fragmenter le monde à leur avantage. Monsieur le Speaker, vous et vos prédécesseurs êtes devenus célèbres jusqu'en France. Je dois vous le dire pour votre manière de ramener l'ordre dans la salle par des ordres, ordres impériaux et impérieux. Et aujourd'hui, nous avons envie de crier avec vous, order, order, à la face d'un monde qui s'embrase.

En tant que membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies, profondément attachés au multilatéralisme, le Royaume-Uni et la France doivent aujourd'hui de nouveau montrer au monde que notre alliance peut faire toute la différence. Nous devons travailler ensemble afin de défendre un multilatéralisme efficace et de protéger l'ordre international tel que nous l'avons forgé après la Deuxième Guerre mondiale. Et tout d'abord, en soutenant l'Ukraine, qui a été attaquée illégalement, en ralliant le soutien des Européens et de coordonner avec les Américains pour créer les conditions nécessaires à une paix solide et durable. Je salue votre pays.

Dès le premier jour, même avant le premier jour, nous faisions partie des alliés les plus proches de l'Ukraine, en formant leur armée, étant là, dès le premier jour, pour protéger le président Zelensky, son gouvernement, et de permettre aux forces de tout simplement résister, comme vous l'avez fait d'aller dessiner avec notre pays. Et ensemble, nous avons travaillé d'arrache-pied ces dernières années afin de rester aux côtés du peuple ukrainien, en les aidant tout simplement à résister. Et nous avions raison, et nous avons raison, parce que chaque fois que la Russie de Poutine avance en Ukraine, la menace sera proche de nous tous. Nous n'accepterons jamais que l'emporte la loi du plus fort.

Je vais être clair. C'est pourquoi, ensemble avec vous, Monsieur le Président ministre, nous avons décidé de lancer en février dernier cette coalition de volontaires. Et cette coalition n'était que le signal que les Européens n'abandonnent jamais l'Ukraine. Jamais. Quelles que soient les décisions prises ailleurs, nous nous battrons jusqu'à la dernière minute pour obtenir le cessez-le-fait, pour lancer les négociations, afin de bâtir cette paix solide et durable, car c'est notre sécurité et nos principes ensemble qui sont en jeu en Ukraine. C'est la possibilité d'une Europe en paix. Notre génération en a joui cette dernière décennie, et c'est cela qui est en jeu en Ukraine, rien de moins.

Et ensemble, nous menurons ces efforts à bien. Nous étions côte à côte en appelant à la cessation des hostilités, un chemin de paix au Proche et du Moyen-Orient, depuis l'enchaînement guerrier qui a succédé à l'attaque terroriste du Hamas le 7 octobre 2023. Ensemble, nous appelons à la libération de tous les otages. Ensemble, nous avons appelé à un cessez-le-feu à Gaza. C'est l'urgence absolue pour mettre au fin au calvaire des otages et à celui des Gazaouis. Une guerre sans fin et sans objectif stratégique fait peser une menace grave pour la région et pour notre sécurité collective. Aujourd'hui, le lieu d'une déshumanisation que rien ne saurait justifier ensemble.

Nous savons que la nécessité d'offrir un chemin politique est essentiel. Je crois à l'avenir de la solution à deux États comme base d'une architecture de sécurité national qui permettra à Israël de vivre en paix et en sécurité avec ses voisins. Et je souhaite être clair en appelant aujourd'hui un cessez-le-feu à Gaza, sans condition. Et simplement d'annoncer au reste du monde, pour nous en tant qu'Européens, il n'y a pas de deux fois deux mesures de double standard.

Puisque nous sommes attachés à la guerre, à l'intégrité territoriale, nous souhaitons accepter le fait, sans discussion, travailler ensemble pour reconnaître un État de Palestine et initier cette dynamique politique qui est la seule voie à la paix. Puisque depuis Oslo en 1983, avec Gaza en ruine et la Cisjordanie qui est attaquée au quotidien, la perspective d'un État palestinien n'a jamais été autant mis en péril qu'aujourd'hui. Et l'objectif d'une reconnaissance, ce n'est pas simplement d'accomplir notre devoir, mais c'est également de réouvrir une perspective politique et de refuser simplement une réponse qui repose sur la sécurité.

Et c'est pourquoi cette solution à deux États et la reconnaissance de l'État de Palestine est également, à mes yeux, la seule façon de construire la paix et la stabilité pour tous dans l'ensemble de la région. Cette approche est cohérente à notre refus commun de tolérer la menace que représente un Iran doté de l'arme nucléaire. Là encore, nous ne connaissons que trop bien les limites des solutions de force et la tentation des changements de régime.

La France, le Royaume-Uni et l'Allemagne, en coordination avec tous les acteurs, ont le devoir de faire advenir une négociation exigeante qui assure à long terme le contrôle international sur le programme nucléaire de l'Iran et de préserver ainsi le cadre international de non-prolifération comme socle de la sécurité collective. C'est avec la même cohérence et fermeté que nous devons agir pour la défense de l'ordre international. En Afrique, nos deux pays ont un héritage parfois lourd, mais qui nous rend légitimes à porter un message d'apaisement des mémoires et de refus des prêts carrés, de respect des souverainetés économiques et territoriales.

Dans l'Indo-Pacifique, notre histoire fait de nous des vigies de la liberté de navigation et du respect du droit international que nous défendons. Face à ces bouleversements, l'alliance franco-britannique n'a jamais dévié. Elle s'est même renforcée. Oui, ces dernières années, cette alliance s'est renforcée sur la sécurité et la défense. Les traités de l'Incastara ont montré que nous étions prêts à coopérer sur les sujets, les sus sensibles, sur notre souveraineté, notre dissuasion. Lorsque nos deux pays les ont signés, il s'est trouvé de bons esprits pour y voir un moyen de faire des économies. Certains ont même osé la qualifier d'entente frugale.

Ils ont pourtant encadré avec succès 15 ans de coopération de défense entre nos deux pays. Lors de ce sommet bilatéral, nous franchirons une nouvelle étape qui changera l'échelle de cette coopération. Nos deux pays, seuls États européens dotés de l'arme nucléaire, premières armes, mais du continent, représentant ensemble 40% des budgets militaires européens, assument pleinement ainsi leur responsabilité pour la sécurité européenne. C'est ensemble que nous faisons face à de nouvelles menaces des puissances nucléaires avec des alliances et le retour de conflits majeurs sur notre continent.

C'est pourquoi, en deux jours, notre sommet est si important et l'annonce de la déclaration que nous avons préparée, ces historiques, les capacités identifiées il y a 15 ans à l'Incester House doivent être fortement augmentées face à la menace. Notre coopération industrielle doit passer au niveau supplémentaire. supplément de notre relation avec l'Europe doit changer, même dans le cadre de la souveraineté. Il y a une attente en Europe que face à des voisins révisionnistes, nos deux pays ont une responsabilité particulière pour la sécurité du continent et il est temps de l'articuler.

Pour ne pas rephraser l'Afrique, pour s'assurer que pas simplement nos deux pays ne sauveront pas leurs propres efforts, mais que nous sauverons également l'Europe par notre exemple et notre solidarité. Mais nous y reviendrons plus en détail au sommet jeudi, clairement en s'engageant à aller aux 3,5 % sur les dépenses de défense au cours des prochaines années. Ce n'est pas simplement d'empiler de l'argent, mais d'accroître notre coopération globale en réduisant nos dépendances et en construisant un pilier européen fort au sein de l'OTAN. Nous devons travailler ensemble pour coopérer comme nous l'avions fait il y a quelques années au Sahel.

Côte à côte, nous devons coopérer afin de bâtir de nouveaux programmes communs pour atroître la coopération de nos industries et d'aboutir à une Europe de la défense plus forte et indépendante. Deuxièmement, sur le climat et la biodiversité, nous nous engageons que la planète fasse une nouvelle ligue de réactionnaires qui nie la science et les faits noter, rendons donc d'une voix la mise en œuvre de nos ambitions carbone vers la neutralité carbone en réduisant les combustibles fossiles qui seront les enjeux de la prochaine COP30 à Bel-Aim.

Nous agissons aussi ensemble pour la ratification du traité BBNG sur la protection des océans, la mobilisation du secteur privé, la réforme du système de financement de l'aide au développement en ligne du Pacte de Paris pour les peuples et la planète. Et nous avons travaillé activement sur la biodiversité et encore le crédit de biodiversité. Le rapport que nous avions commandé ensemble en Franco-Britannique au cours de la visite d'État en France du Roi-Charles n'est pas simplement excellent, mais l'entérinons et nous allons le mettre en œuvre. Nous allons poursuivre le travail ensemble pour mettre en œuvre ces constats.

Troisièmement, sur la migration et le sentiment d'être attendu sur cette question. Dans ce monde instable, l'espoir d'une meilleure vie ailleurs est légitime. On ne doit pas permettre à nos règles d'admettre des pays, soit battu en brèche par des réseaux criminels qui exploitent les pensées de tant d'individus avec si peu de respect pour la vie humaine. La France et le Royaume-Uni ont une responsabilité partagée pour répondre aux défis des migrations irrégulières avec humanité, solidarité et fermeté. Les décisions que nous prendrons lors de notre sommet bilatéral répondront à nos ambitions de coopération et des résultats concrets sur ces sujets majeurs.

Mais très clairement, nous chargeons nos ministres des Affaires intérieures de travailler étroitement. Je souhaite saluer la coordination et la coopération étroite, mais notre objectif clairement, c'est d'avoir la meilleure coopération qui soit entre nos deux pays afin de fixer aujourd'hui ce qui représente un fardeau pour nos deux pays.

Mais je voudrais vous rappeler, en faisant cet effort bilatéral, en augmentant le niveau de notre coopération, un tiers des personnes qui entrent illégalement dans la zone Schengen tentent de franchir la manche et nous n'aboutirons qu'à une solution efficace et durable, avec aussi l'action au niveau européen et la coopération surtout des pays de première entrée sur le sol européen, en travaillant avec les pays de départ et de transit de ces voies migratoires et en traitant les problèmes clés. Mais soyons clairs, nous allons aboutir ensemble parce que c'est un enjeu essentiel pour nos deux pays.

Quatrièmement, sur l'économie, nos échanges ont été relancés et dépassent même les niveaux d'avant Brexit. 3 500 sociétés françaises qui travaillent au Royaume-Uni, deuxièmes employeurs étrangers dans votre pays et d'inverses à nous souhaitent faire plus à l'occasion de ce sommet également. Nous allons aboutir à des résultats additionnels, plus d'investissements, des investissements très stratégiques dans les domaines énergie et de l'espace. Nous avons une coopération de longue date, mais nous souhaitons franchir une nouvelle étape et ouvrir une nouvelle...

Depuis que la dernière fois qu'un président français s'est adressé au front 2008, l'Europe a changé tout d'abord, bien sûr, parce que le peuple britannique souverain a choisi de quitter l'Union européenne en 2016, une décision que nous respectons, même si nous l'avons trouvée profondément regrettable. Je sais que je suis le premier chef d'État européen à faire une visite d'État depuis que le Royaume-Uni a quitté l'Union européenne, et je mesure pleinement l'importance de ce moment. Il nous a fallu quelques années, mais nous avons acté les formements de nouvelles relations avec l'accord de retrait et d'accord de coopération renforcés par le cadre de Windsor.

Nous avons tous travaillé d'arrache-pied sur ce texte. Ça me laisse de très bons souvenirs. J'appuie les efforts du premier Starmer à rétablir la conformité, d'assurer le respect des accords concrets, renforcer cela par une coopération cible. Et je travaille sur les faits que le 19 mai, nous avons pu définir une feuille de route pragmatique entre l'Union européenne et le Royaume-Uni sur la défense, l'énergie, le climat et d'autres sujets. Mais comme le fait de quitter l'Union européenne ne signifiait pas que le Royaume-Uni quittait l'Europe, les efforts pour aborder tous les défis qui se présentent à l'Europe ne peuvent pas être limités uniquement à l'Union européenne.

Ce qui est en jeu aujourd'hui en Europe, c'est notre capacité à assumer les responsabilités pour assurer la sécurité de notre continent à une plus grande mesure. Ce qui est en jeu aujourd'hui, c'est une capacité à investir dans des technologies clés de la mire liant les technologies quantiques, la biotech, les sources décarbonées et des industries de défense pour éviter des dépendances stratégiques, des désengagements qui nous mettraient à risque et surtout le risque d'une lente agonie, pour citer Mario Draghi. En effet, nous devons réduire les risques de nos économies et de nos sociétés, tout d'abord du risque de l'absence d'innovation.

C'est ce que nous avons constaté ces dernières décennies. Si nous comparons nos pays avec les États-Unis, mais nous aurons aussi à réduire le risque auquel fait face nos deux pays pour les dépendances excessives sur à la fois les États-Unis et la Chine. Je ne mets pas le signe égal entre la Chine et les États-Unis. De l'autre, nous avons un fort allié d'un côté et un fort challenger lorsque nous parlons de la Chine.

Mais soyons réalisés, si les Européens, si le Royaume-Uni et la France ne travaillent pas ensemble afin de construire une chaîne de valeurs solide pour réduire nos dépendances sur ces domaines critiques que j'évoquais, si on dépend à la fois de la Chine et des États-Unis, je pense que nous avons une vue claire de notre avenir et de l'avenir de nos enfants. D'un côté, des capacités excédentaires et un surplus de subventions et une menace aux échanges juifs qui perdent des chaînes de valeurs et de nouvelles dépendances. D'un autre côté, la guerre commerciale. C'est clairement une décision explicite de ne plus respecter les règles de l'OMC.

Et ce doux commerce que nous avons apprécié jusqu'à maintenant, nous n'avons pas d'autre choix. Si nous voulons être lucides, si nous voulons bâtir un avenir durable pour nos enfants, de réduire le risque de nos économies et de nos sociétés face à ces dépendances. Nous souhaitons un monde ouvert, nous voulons coopérer, mais ne pas dépendre. Et chaque fois que nous dépendons, chaque fois que nous ne sommes pas en mesure de décider pour nous-mêmes et être d'accord, d'être en désaccord, c'est le début de notre problème. Nous sommes dans cette situation.

C'est pourquoi nous devons travailler d'arrache-pied ensemble sur ces domaines économiques et technologiques afin de raffermir nos chaînes de valeurs ensemble et de réduire ces dépendances. Mais ce qui est en jeu également en Europe, c'est la défense de modèles démocratiques face à l'ingérance, la désinformation des addictions aux médias sociaux. Ça, c'est l'autre risque, même défi pour ce qui est de l'ère du numérique, des restrictions en ligne, protéger nos enfants des médias sociaux, des écrans. Une question soulevée de manière brutale par la série adolescence, même type de risque d'être vulnérable aux algorithmes conçus aux États-Unis.

Être vulnérable aux algorithmes conçus en Chine, avec des réseaux sociaux qui ne sont même pas autorisés aux adolescents chinois, ça montre l'ingérence, la désinformation qui vient de la Russie et ailleurs. Les forces de nos démocraties défendent notre capacité à créer de nouveaux règlements pour mieux protéger nos enfants et nos démocraties et notre débat de démocratie, la relation avec la science et la vérité. Sans quoi, notre avenir sera décayé par ceux qui décideront de ces algorithmes. Nos deux pays sont parmi les plus anciens pays souverains en Europe, et la souveraineté est très importante pour nos deux pays.

Et tout ce que j'ai évoqué portait sur la souveraineté, décider pour nous-mêmes, choisir nos technologies, nos économies, décider de notre diplomatie, le contenu que nous souhaitons partager, les idées que nous souhaitons échanger et les controverses que nous souhaitons partager. Même s'il ne fait pas partie de l'Union européenne, l'Union européenne ne peut pas rester sur les marges, puisque la défense, la compétitivité, la démocratie, le cœur de notre identité sont reliés de part en part de l'Europe en tant que continent, comprenez-moi. L'idée, c'est de ne pas diverger, d'avancer côte à côte sur ces choix stratégiques que nous souhaitons faire, pour effacer ce risque de faiblesse.

C'est une certaine idée de l'Europe, chère à George Steiner, doit continuer nos relier aujourd'hui, c'est le sens d'avir la communauté politique que l'Europe, qui a montré sa capacité, réunir la famille européenne sur tout le continent européen, et de traiter les questions de stabilité, de sécurité, de sécurité, de coopération entre les États, en termes concrets, et le croix de l'Union européenne, qui joue un rôle à part de l'Union européenne, à Blenheim. Je crois que nos deux pays vont continuer à être drivers de changement, drivers de cette européenne et de cette énergie de la convergence.

Nous devons être capable de compter sur nos relations économiques, académiques, et nos relations économiques, et nos relations économiques, et nos relations universitaires de recherche culturelle.

pour ensemble, relever ces définiers, à la souveraineté, je salue le nombre de partis de maria, que les universités, les musées, établissements de recherche, sont ainsiés lors de ces semaines participons à l'agenda, la vraie industrialisation, d'un développement stratégique, dans des secteurs clés allant de l'intelligence artificielle, à la future, nos deux pays sont des leaders en Europe, pour ce qui est de l'art, l'intelligence artificielle, mais la compétition des États-Unis et Chine est fierce, et l'Europe, à ce point de vue, à ce point de vue, doit accroître ces investissements, c'est pourquoi nous devons travailler ensemble.

Alors que le tunnel sous la Manche célèbre son 30ème anniversaire de cette année, faisons un vœu ici aujourd'hui, ne permettons pas à la Manche s'élargie, alors qu'il y a 300 000 Français qui vivent au Royaume, et 150 000 Britanniques qui vivent en France, il y a eu un déclin dans les mouvements des échanges ces dernières années, s'agissant des établissements scolaires, des universités, des échanges professionnels, recherche aujourd'hui, il y a un risque de clivage entre nos sociétés, que nos jeunes ne se connaissent plus très bien et finissent par devenir étrangers, à un moment où les événements internationaux nous rappellent au quotidien de notre avenir commun.

Affrontons-le pour faciliter l'échange d'étudiants, de chercheurs, d'universitaires, d'artistes. C'est tellement important. Permettons-nous à nos enfants d'avoir les mêmes opportunités que ceux que nous avons. Members of Parliament, my Lords, parlementaires et leur demain au British Museum, nous annoncerons officiellement un échange historique que, dans la perspective du millième anniversaire de la naissance de Guillaume le conquérant, la France spectra au Royaume-Uni, la tapisserie de Bayeux.

Je dois dire qu'il a fallu plus d'années pour aboutir à ce projet que tous les textes du Brexit, parce que nous l'avons lancé avec la première ministre Thérèse Amé, les peuples n'ont pas eu une visite d'État, mais depuis une semaine il y a quelques années, mais au bout du compte, nous l'avons fait. La tapisserie sera présentée à Londres, exposée à Londres, et le musée national de Rouen et de Caen, recevront en près le trésor. Et je pense que ces mutual loans de ces trésors national extraordinaires impliquons des échanges humains fascinants qui seront certainement positifs pour notre avenir en termes de culture.

et voyons, cet échange se fait entre l'été 2026 et 2027, comme le début de cette nouvelle heure d'échange et la réouverture de cette modèle mutuelle, l'heure de guillaume de concurrent, conquérants et de guerre, et le clé de cavalerie avancée. Notre entente cordiale, c'est les 126 ans, a permis à nos pays de rapprocher leur avenir pour protéger les équilibres stratégiques de l'Europe et d'entrer dans une ère de coopération et de compétition, remplaçant nos champs de bataille par des terrains de foot et de rugby, comme vous l'avez dit à l'invitation de Sa Majesté, le roi Charles III, que je tiens à remercier pour son hospitalité et sa relation de longue date très spéciale avec mon pays.

Je suis venu ici aujourd'hui afin de renouveler le message du peuple français d'amitié, de fraternité. Oui, enfin, nous nous retrouvons. Soyez assurés que nous nous retrouverons pendant des années et des décennies, puisque nous sommes liés par notre géographie, par notre passé, mais nous sommes liés par notre avenir commun. et la seule façon de surmonter les défis qui sont les nôtres, les enjeux de notre époque, sera d'avancer ensemble, la main dans la main, côte à côte. C'est notre destin partagé. Vive l'amitié entre la France et le Royaume-Uni. Vive le Royaume-Uni. Vive la France.

39:38
Présentateur

Monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les membres. D'abord. Monsieur le Président, merci. Il a dit ça en français. Merci pour votre discours qui a permis à la fois de réfléchir à la profondeur de notre amitié et aussi d'envisager de manière inspirante la manière dont cette amitié pourra se développer dans les années à venir. Vous êtes le huitième président de la République française à vous adresser aux deux chambres du Parlement ici à Westminster, un record inégal par aucun autre pays et qui témoigne de la force, de la stabilité et de la proximité des liens qui nous unissent.

Votre présence ici fait suite à la visite d'État de Sa Majesté le Roi en France, au cours de laquelle il a déclaré au Sénat à Paris que le Royaume-Uni serait toujours l'un des plus proches alliés et des meilleurs amis de votre pays. Une déclaration que j'approuve sans réserve. Monsieur le Président, les vies de nos deux nations sont étroitement liées à bien des égards. Nous avons des liens profonds à travers le commerce, la science, l'éducation, l'art, et, comme vous dites, le grand nombre de concitoyens qui visitent et vivent dans nos pays respectifs.

Et je suis fière que les amateurs d'art français affluent actuellement par milliers chaque jour à Paris pour voir l'exposition de l'un des plus grands artistes britanniques, David Ockney.

42:38
Invité

Et, Monsieur le Président, je suis ravi aussi

42:41
Présentateur

que les terrains de foot britanniques aient été honorés au fil des ans par les talents de stars français tels que Thierry Henry, Eric Cantona, David Ginola et Ibrahima Konate. Et en parlant de foot, Monsieur le Président, en tant que Français fiers de l'être, vous avez dû vous réjouir de la victoire éclatante du Paris Saint-Germain en Ligue des champions de l'UEFA. Cependant, en tant que fervent supporteur de l'Olympique de Marseille, vous avez peut-être eu un peu de mal à vous joindre aux célébrations avec enthousiasme.

J'ai été honorée d'être chaleureusement accueillie au Sénat lors de ma visite à Paris au mois de mars, et j'espère bientôt saluer le président du Sénat, Gérard Larcher, lors d'une nouvelle visite à la Chambre des Lords. Et pendant ces jours à Paris, j'ai eu le privilège d'être invitée à visiter la cathédrale de Notre-Dame et d'assister à son extraordinaire renaissance après l'incendie dévastateur de 2019. Monsieur le Président, nous reconnaissons en Grande-Britagne que ce projet époustouflant a été mené par les plus hautes instances de l'Etat français, des artisans, des plus hauts talents, combinant des techniques contemporaines et le savoir-faire traditionnel à grande échelle.

Concrétisez la vision et le calendrier que vous avez personnellement fixés, Monsieur le Président. Nous, ici présents, saluons votre réussite.

44:24
Invité

Monsieur le Président, je suis sûr

44:40
Présentateur

que vous ne pouvez pas manquer de remarquer que certaines des peintures exposées ici, dans la Galerie royale, témoignent d'une histoire commune qui n'a pas été sans un certain nombre de ce que l'on pourrait appeler des contretemps. Mais les différences et les divisions que ces tableaux témoignent appartiennent à un passé lointain et profond.

45:20
Invité

L'entente cordiale, conclue en 1904, a été le fondement d'une alliance qui n'a cessé de se renforcer

45:28
Présentateur

au cours des 120 dernières années. Aujourd'hui, le Royaume-Uni et la France font fort commun pour relever les défis de notre époque,

45:39
Invité

qu'il s'agisse de notre soutien à l'Ukraine,

45:43
Présentateur

comme vous l'avez décrit d'une façon si élégante, notre défense de la liberté et de la démocratie, ou de notre détermination commune à lutter contre le changement climatique. Lorsque le Président Charles de Gaulle s'est adressé aux deux chambres du Parlement à Westminster en 1960, il a déclaré que la France se sentait aux côtés de la Grande-Bretagne. 65 ans plus tard, je prendrai les mômes de De Gaulle dans leur version originale française

46:12
Invité

pour vous assurer que nos deux pays, frères,

46:18
Présentateur

sont côte à côte. et nous sommes toujours côte à côte. Et en tant que Conseil, permettez-moi de dire que l'amitié entre la France et ma partie du Royaume-Uni, en fait, est encore un peu plus ancienne. Et d'ailleurs, 730 ans depuis l'ancienne alliance entre le King John Balliol et Philippe IV en 1995, cela a été salué par De Gaulle comme la plus longue alliance de l'histoire. En honneur de cette ancienne alliance, je vous offre quelques mots de bonne volonté du poète national écossais Robert Burns. Ils sont connus de tous les Écossais, mais je crois savoir qu'ils sont aussi également chantés en France dans cette traduction « Buvons ensemble à l'amitié et au jour du temps passé ».

Alors, ils répètent en anglais, « We'll take a cup of kindness yet to old Lang Syne ». Monsieur le Président, dans cet esprit, qui sait ? Peut-être chanterons-nous cela ensemble lors du banquet officiel de ce soir. En tant que fier écossais, je suis certain que notre ancienne alliance continuera à prospérer. En tant que membre du Parlement britannique, je suis convaincue que notre étroite amitié perdurera et se renforcera. En vous remerciant au nom du Parlement pour votre discours d'aujourd'hui, je ne peux que reprendre les mots que vous avez adressés à notre roi lors de sa visite à Paris, lorsque vous lui avez dit que nos deux peuples frères sont unis dans une alliance indéfectible.

Permettez-moi donc de conclure en disant, au nom de mes collègues, vive la France.

48:28
Invité

Je n'ai pas encore fini. Vive le Royaume-Uni et vive l'amitié franco-britannique.

48:55
Présentateur

Vive le Royaume-Uni et vive le Royaume-Uni et vive l'amitié franco-britannique.