Grand entretien avec Anna Mouglalis | #Amfis2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à toutes et tous. Merci d'être là en nombre ce matin à nos amphis 2026 qui sont d'ors et déjà une immense réussite et c'est pour moi évidemment ce matin un immense immense honneur et plaisir d'accueillir pour ce grand entretien Anna Mouglalis qu'on peut remercier d'être avec nous. Il est 10h01, nous avons 1h30, même un tout petit peu moins d'une passer ensemble, mais c'est déjà pas mal.
Et je le précise là parce qu'on m'a dit de le faire. Voilà, il faudra qu'on tienne notre temps parce que juste après, au même endroit, d'ailleurs ça vous intéressera sans doute, se tiendra l'émission En campagne animée par Mathilde Panot où je serai aussi où Anna sera aussi avec nous. On parlera notamment du dossier Zapé Boloré dont on aura déjà un peu discuté ici.
Alors, difficile de commencer un entretien comme celui-là. Est-ce qu'il est encore besoin de te présenter Anna ? Je ne suis pas sûre.
En tout cas, vous la connaissez, vous la connaissez, je pense, aussi bien pour ses œuvres en tant que qu'actrice que aussi pour ses engagements, ses combats, puisque ça fait un moment que le visage et la voix d'Ana Mouglalis, nous les croisons dans les combats que nous auquels nous participons pour voilà pour la rupture d'avec tous ces systèmes de domination que nous combattons ensemble. Alors Anna, on t'a vu notamment, c'est peut-être ce qui t'a fait le plus connaître auprès du grand public. qu'on t'a vu incarner cette Amélie d'Auran I dans la série politique Canal Plus Baron Noir euh où tu incarnais une sorte de présidente macroniste quoi, de Macron au féminin euh qu'ils ont fini par suicider d'ailleurs.
Euh et je crois pouvoir dire que tu es dans la vraie vie toute autre chose que ce que ce Macron au féminin. Mais on va y on pourra y revenir. Mais ce personnage et la façon dont il a été traité dans la série aussi porte en germe déjà beaucoup la la beaucoup de tes combats et de tes questionnements y compris sur ce qui se joue quand on on met en scène des personnages féminins et ce qui se joue quand on met en scène la politique.
Mais tu es évidemment pas du tout réductible à ce à ce rôle qui est voilà qui qui est un peu populaire et qui t'a fait connaître parce que tu as aussi par exemple récemment porté sur la scène le texte très puissant d'Ovidi la chair estce hlas et on te connaît voilà pour tes combats dans le milieu de la culture et du cinéma notamment tes combats féministes donc tu es aussi euh cette voix cette voix du mitou du cinéma. Tu es aussi cette personne qui a été à l'origine de cette incroyable une du monde en 2024 qui réunissait les visages de 100 femmes pour appeler à une réponse globale sur la question des violences sexuelles. que aussi membre du collectif des artistes pour la Palestine qu'on a entendu, qui ont courageusement levé la voix et d'ailleurs qui récemment ont assumé de défendre Francesca albanaise face aux attaques indignes dont elle était l'objet.
Tu es aussi une des un des soutiens de l'association SOS Méditerranée dont on a pu aussi entendre parler cet été, dont les combats sont essentiels face euh au euh au xénophobes et aux fascistes dans toute l'Europe. Et puis tu es membre maintenant de cette fameuse blacklist de Maxime Sahada depuis que tu as signé cette tribune zappé Boloré. Bref, pour toutes ces raisons, on est extrêmement fier de t'avoir à nos enf de sujet à aborder de combats auquels tu as participé.
Peut-être, je sais pas. Peut-être que tu veux commencer par dire un premier mot sur ce que ça ce que ça a comme sens pour toi d'être ici ou du combat dont tu as envie de de parler en premier. Je te laisse peut-être dire un mot parce que j'ai déjà fait une introduction un petit peu longue.
Bonjour tout le monde. Euh non, je suis je suis très heureuse d'être d'être avec vous, d'être au MFI euh parce que parce que je pense que c'est le moment où jamais eu que je trouve qu'il y a des gens de grand talent. J'imagine comme nous tous ici, je moi je je suis les discours, les prises de parole à l'Assemblée nationale.
Je suis ici aussi parce qu'immédiatement après la prise de parole de du patron de Canal Plus, Maxime Sahadin, la seule réponse qu'on a reçu de politique, elle venait de Sarah Legrain. Bon, en fait, il y a il y a une évidence une évidence et je pense que il faut qu'on soit vraiment tous ensemble dans dans une solidarité qui a il y a un élan, on le sent là vraiment euh voilà, c'est le sens de ma présence ici. Merci encore d'être là.
Euh peut-être pour moi, la une des premières fois que j'ai eu euh l'occasion de te de te rencontrer, c'était à l'Assemblée nationale dans cette commission d'enquête euh sur les violences, notamment les violences sexuelles dans le cinéma et dans la culture. Vous savez, cette commission d'enquête que j'avais contribué à faire advenir, on était euh plusieurs députés à avoir déposé cette demande de de de enfin cette demande cette résolution pour demander une commission d'enquête et c'était suite notamment à la prise de parole très forte de Judith Godch mais qui elle-même faisait suite en fait à la prise de parole très forte de Adel. auparavant et en fait à l'ensemble de ce Mythou mitou dont on a tendance d'ailleurs à à rappeler que il il émane en tout cas pour partie du monde de la culture du monde du cinéma aux États-Unis.
C'est la déflagration de l'affaire Weinstein aussi qui qui fait surgir le MITU. Même si on parfois on a aussi invisibilisé certaines de ces premières voix du MITU. Peut-être que tu tu en parleras.
Et en tout cas dans cette commission d'enquête euh voilà, c'est une des premières fois que je t'ai entendu. J'ai je c'est c'était c'est du coup naturel pour moi de te poser d'abord la question de ce combat là, un double combat parce que ce qu'il ce qu'il apparaissait c'est à la fois que le monde du cinéma notamment est à la fois un univers d'un point de vue matérialiste où il y a tout ce qu'il faut de rapport de pouvoir, de domination, d'argent, de précarisation, de de d'entre soi de qui qui crée un contexte favorable au rapport à accentuer les rapports de nomination et à des passages à l'acte violent parce il crée un contexte favorable aussi à l'impunité, à l'omertin. Donc il y a cette dimension très matérielle de la l'organisation du monde du cinéma, du monde de la culture, du pouvoir aussi symbolique, du pouvoir matériel que confère l'argent, la position de producteur, mais aussi du pouvoir symbolique que confère la gloire d'un d'un créateur, du génie et cetera, souvent au masculin.
Et puis il y a le deuxième aspect qui est le fait que et bien c'est aussi là que se forge la culture du viol, c'estàd la question des images, la question des imaginaires, du fait que quand les violences sexuelles traversent le cinéma et bien on a aussi la production depuis fort longtemps, depuis le début du cinéma, la production et la visibilisation d'un cinéma qui qui contribue à perpétuer la culture du viol. Et je crois que c'est sur ces deux plans-là que toi tu t'es situé à la fois en dénonçant concrètement des violences sexuelles qui avaient lieu, des des euh des criminels finalement qui étaient couvert au nom de l'art et du cinéma, mais aussi en dénonçant les récits et la façon dont les récits et dans les dont les notamment les personnages féminins euh euh participent de cette culture du viol. C'est là-dessus que j'ai envie de t'entendre dans un premier temps.
Très bien. Très bien. Euh oui.
Non, juste pour rappel, Mitou, ça a été créé par une travailleuse sociale noire américaine à New York et pas et pas par une actrice. Bon, ça a été très invisibilisé euh mais c'est important. Donc, c'est Tamara Burk qui a créé Mou.
Euh effectivement euh ça a été quelque chose de de enfin un moment important pour nous toutes. Il y a eu beaucoup de peur. Il y a des associations qui se sont montées.
En fait, moi j'ai l'impression d'avoir toujours parlé des abus des Il y a eu aussi une grosse étape dans mon parcours qui a consisté à me syndiquer parce qu'en fait être actrice c'est faire un métier. C'est pas juste avoir de la chance et respecter le code du travail, c'est quelque chose de très important. Et la plupart du temps dans ce milieu, on fait comme s'il n'y en avait pas.
Euh donc on travaille à pasur, on prend des risques inoui euh alors que bah c'est très important pour se protéger les uns et les autres. Il y a plein de tournages sur lesquels il y a il y a même des morts. Euh donc et par rapport aux situations de domination, vu que tout une ligne sur un scénario se traduit économiquement, euh effectivement on ne parle que d'argent.
Euh et c'est ben hyper pyramidal quoi. C'est euh donc la la prise de parole, le sens de la mienne, ça a été aussi de de soutenir euh des paroles de femmes qu'on entendait pas. Euh je donc moi je me suis associée, j'ai témoigné de ce que j'avais pu vivre avec des gens qui étaient accusés de viol ou d'agression sexuelle.
Euh et cette sororité en fait, elle est elle est assez euh inédite puisque tout est fait dans le cinéma pour que les femmes soient en compétition les unes avec les autres. Enfin vieilles rangen mais ça existe encore aujourd'hui très fort. Euh donc il y a un mouvement qui a été initié.
Euh après comme tu le rappelais tout à l'heure, bon il y a Adalenal, Judit Godche mais le sens aussi de bah de ce qu'on a essayé de faire avec la une du monde en c'est une une qui parlait en image mais qui demandait aussi une loi intégrale sur les violences sexistes et sexuelles. C'était de dénoncer cette invisibilisation dans les médias. C'est-à-dire qu'à chaque fois qu'il y a une nouvelle affaire, une nouvelle prise de parole, on fait comme si c'était la première fois et à chaque fois on limite ça à un milieu professionnel comme si ce milieu était plus déviant que les autres alors qu'on sait que c'est dans absolument tous les milieux.
C'est voilà toutes les couches sociales qui sont touchées. C'est systémique. Euh donc on bon moi je ne lâcherai jamais là-dessus.
On entendait des discours assez euh délirants euh sur le "Ah, maintenant on peut plus rien dire, on peut plus rien faire." Euh mais alors, il y a des conséquences. Par exemple, on ne représente presque plus la sexualité au cinéma.
C'est pas une solution. On peut bien le faire. Ça fait partie de nos vies la sexualité.
Euh mais la violence et la sexualité, c'est pas la même chose. Et l'érotisation euh de cette domination euh dans la représentation de la sexualité, c'est quelque chose euh à quoi il faudrait vraiment mettre un terme parce que ça a des ça a des conséquences très lourdes. On grandit avec des figures et puis bon moi en tant qu'actrice, j'ai pu participer à les créer ces figures.
Je sais pas, j'étais cantonné au rôle de femme mystérieuse euh mystérieuse parce que le scénario ne s'intéressait pas à ce personnage et euh et voilà donc avec des des scènes obligatoires nu, on sait pas pourquoi. Je sais pas, dans le scénario, on arrose des plantes, on est nu. Euh, bon enfin tout un tas de choses où les on représente aussi beaucoup de rapports de domination, à savoir des rapports de différence d'âge puisque les hommes qui sont censés avoir, on va dire, je sais pas 40 ans sont joués par des hommes qui en ont 60 et en couple avec des femmes qui en ont 25.
Ça mais sa fin, je les imaginais, ça normalise, ça banalise. Donc moi, j'ai j'essaie à mon endroit d'intervenir, de discuter, de bon là, j'arrive à un âge où normalement on n'existe plus. Euh je sais pas quoi.
Selon les statistiques, il me reste quoi ? 2 ans avant d'être complètement invisibilisé. Euh donc je les prendrai mais bon, il y a d'autres façons de faire et cette norme-là euh celle des listes noires des en fait c'est pas la seule façon de créer.
Heureusement heureusement euh par rapport à à la formation des imaginaires et à la responsabilité parce que tout est politique. a été de bon pendant longtemps de dire que il fallait surtout pas exprimer un avis politique. Il y a des contrats dans lesquel on nous empêche par exemple d'exprimer un avis politique.
Mais tout est politique et et dire qu'on ne parlera pas de politique ou qu'on ne s'engage pas, c'est politique, c'est qu'on en a pas besoin. Donc moi, j'ai essayé bah de m'engager en sentant la respons la responsabilité qui était sur mes petites épaules en incarnant des personnages féminins dans lesquels j'ai refusé de continuer avec cette értisation de la domination. On m'a proposé de d'incarner une présidente de la République.
Ça aussi le cinéma c'est très fort sur la formation des imaginaires parce qu'à partir du moment où on voit quelque chose en fiction, on se dit que ça pourrait exister. Mais alors après, qu'est-ce qu'on en fait ? parce qu'effectivement être une femme dans une fiction présidente de la République mais se retrouver dans une fiction quand même très très réaliste écrit par des parens milité pendant longtemps notamment au PS euh mais pas que.
Euh et donc alors au moment où on m'a proposé moi cette série euh j'ai cru euh que c'était un truc opportuniste, terrible euh puisqu'on était sous SarkoZi et que tout se passait au sein du PS et je me disais non mais c'est pas possible, je vais pas participer. Euh voilà, ça se passait au sein du PS parce que c'est ce que c'est ce qu'il connaissait bien et il y avait quelque chose qui me semblait important dans cette série. Moi, ce à quoi j'ai été sensible, c'est le fait de pouvoir réenchanter les lecteurs puisque enfin ce qu'on voit dans cette série, c'est que les politiques ne font que courir après des voix.
Donc chaque voix compte. Mais donc je me j'ai incarné cette présidente. Alors c'est au début il y a une levée de bouclier.
Ça a été imposé par l'auteur mais une levée de bouclier ce que j'avais à l'époque 42 ans quand il décide que je deviens présidente. Et on a dit non 42 ans présidente de la République alors bah il se trouve que Macron est passé juste après et que il est de la même année que moi. Mais oui, sur la sur la construction du récit.
Euh voilà, ça aussi c'est dans les clauses dans dans le code du travail, on a quand même des clauses intellectuelles et artistiques qui font qu'on peut dire non à ce qu'on nous demande d'incarner. euh parce que ben ce personnage de de présidente de la République était plutôt enfin enfin moi j'ai j'ai trouvé que c'était très bien écrit, que c'était assez précis, que c'est donc je me suis beaucoup intéressée et investi. Mais au bout d'un moment, il y a des projections test qui sont faites et le public aurait dit "Ah oui, mais on a besoin de la sentir mieux qu'elle ait une vie privée." Donc une vie privée consiste à être en couple hétérosexuel. avec une personne, on m'avait dit oui, une personne issue de l'immigration.
Ben ouais, j'ai tourné avec Alex Lutz qui était charmant vraiment. Euh et non et alors à partir du moment où se déploie cette vie privée, ce qu'on décide surtout c'est que cette femme va se désintéresser de la chose politique une fois qu'elle est bien baisée. Donc j'étais censé fumer des pétards et boire des coups de blanc en regardant Game of Thrones.
Chaque scène se commençait ou se finissait dans un lit. Euh, j'ai pris ça pour une haute trahison. Il y avait aussi une scène de représentation, bah la fameuse gifle qu' a reçu Macron.
On avait tourné ça un an et demi plus tôt dans la série. Et au moment où je me promenais cette gifle, j'étais censée dire, "J'ai jamais vu autant de violence dans les yeux d'un homme à appeler mon compagnon en lui disant "J'ai besoin que tu viennes." Euh et surtout, il était écrit que le service de sécurité m'empoignait, me portait et me mettait dans une voiture.
Donc voilà, on dit bah non quand même, on ne porte pas la République. Euh si ça avait été à Nilestrup, vous n'auriez même pas imaginer qu'on le porte. enfin voilà toutes ces choses mais il faut se battre et on passe toujours pour une emmerdeuse.
Mais je pense que c'est très important où je même au moment où j'étais bah où j'étais intronisée par le chef des armées, on m'a dit "Mais il faut que tu souris, une belle femme comme toi, tu es présidente." Donc bah dans le contexte où elle était élue présidente mais à quelques points près face à l'extrême droite, donc pas une grande grande gloire, on va dire. Euh mais voilà, on peut toujours on peut toujours intervenir.
C'est nécessaire de le faire. Ça demande pas tant de courage que ça. Enfin pour moi, c'est c'est je ne peux pas faire autrement mais derrière il y a des conséquences.
Donc effectivement, on m'a suicidé en met un riz jaune, un truc hyper réaliste, mais c'est un peu trop lourd pour les épaules d'une femme, la présidence de la République. Merci beaucoup. Merci Anna.
Je pense que je pense que c'était une très belle illustration de ce qui se produit. Voilà. sans euh sans avoir besoin d'aller jusqu'à parler voilà euh de ce dont ce qui a été fort heureusement beaucoup dit et qui a commencé à être entendu sur voilà les violences sur les plateaux, les violences parfois au cœur des tournages, parfois ce sont des scènes de viol réelles qui en réalité après sur lesquelles vous avez des générations de gens qui disent que c'est la plus grande scène du cinéma.
Je par je parle je pense par exemple au dernier Tango à Paris et des gens qui nous expliquent que non, on voit pas pourquoi on devrait contextualiser ce film alors qu'on sait que l'actrice elle-même a dit mais en fait à ce moment-là moi c'est un viol que je vis devant la caméra. Donc ça c'est des choses extrêmes mais de montrer ce continuum des violences et montrer ce continuum aussi avec bah ce qu'on appelle le mail gaz au cinéma mais partout ailleurs dans la dans la culture, c'est-à-dire ce regard masculin qui finalement va faire bah du personnage féminin un objet et dont les qui va faire que les personnages féminins n'existent que au regard et bien de leur rapport avec les hommes, du désir qu' vont provoquer chez les hommes, des fantasmes qui vont provoquer chez les hommes, des relations amoureuses qui vont avoir. Moi, je me souviens que dans cette série, j'ai vraiment été très déçu au moment où elle a commencé à être amoureuse et à devenir vraiment chiante, quoi.
Enfin, et que bon voilà. Euh et du coup, c'est une question que je me pose parce que il y a la question des conséquences. Cette commission d'enquête, elle a quand même été je pense qu'elle a permis un choc un peu dans ce milieu et que bien ont été mis en place.
Bon, il y a des il y a des propositions de loi qui ont été faites ensuite mais surtout il y a eu évidemment un peu le branle bas de combat au CNC pour des formation. Bon, c'était intéressant. Nous, ça nous a permis aussi d'auditionner y compris à H clos parce qu'ils avaient très peur et donc j'ai pas le droit d'ailleurs de raconter, c'est aussi c'est comme notre clause de confidentialité mais des voilà des hommes connus, des producteurs connus du cinéma qui qui ont été auditionnés et à qui on a demandé s'ils avaient suivi ces formations et cetera.
Bon, mais tout le monde perçoit bien que la question de d'exposer enfin de demander à des hommes blancs de plus de 50 60 ans qui détiennent déjà toutes les clés du pouvoir, de la gloire, l'argent, bon, d'aller se former sur les VSS, c'est peut-être pas le truc le plus levier, le plus révolutionnaire pour émanciper la culture, la culture du viol. Et donc le sujet que j'ai envie de poser aussi, c'est comment les cré comment en fait celles et ceux qui créent donc les acteurs mais aussi les réalisateurs en fait soit des actrices, des réalisatrices. Donc ce sujet-là de faire advenir des nouveaux récits parce que non pas seulement on fait advenir des nouveaux créateurs parce qu'en fait elles ont toujours existé hein ces cinéastes et d'ailleurs le l'histoire du cinéma le début du cinéma c'est des femmes cinéastes qui ont été complètement invisibilisées et qui avaient déjà qui produisaient déjà tout autre chose que ce qu'on voit en masse aujourd'hui.
Mais c'est la question pour parler un peu matérialiste quoi, des moyens de production et donc de quel moyens de production et quelles inégalité dans les moyens de production qui sont conférés aux femmes et aux hommes dans la culture. Donc est-ce que toi tu pourrais est-ce que tu vois des évolutions là-dessus ? Qu'est-ce que tu peux préconiser ?
Qu'est-ce qui se crée aussi comme espace sont des espaces de visibilisation des des créations faites par des personnes, par des minorités de genre ? J'ai aussi envie parce que je pense que c'est absolument je pense que c'est aussi ton combat et que c'est central de poser évidemment la question quand on pose la question des imaginaires. Ils ne sont pas seulement sexistes.
On n'est pas que dans une culture du viol, on est dans une culture aussi coloniale et raciste. Et ces imaginaires coloniaux et racistes, ils sont absolument omniprésents dans le cinéma, dans les séries. Et donc, j'ai envie de te poser cette question ensemble de comment à un moment euh ces ces récits-là sont euh sont bousculés par euh enfin comment on fait advenir, comment on donne euh des moyens de production à celles et ceux qui ont autre chose à raconter sans leur demander, sans les assigner à leur récit d'existence parce que c'est aussi ce qui se produit aujourd'hui.
C'est-à-dire qu'on va demander à la personne noire, à la personne arabe d'incarner soit d'incarner quelqu'un qui participe en fait de l'imaginaire qu'on se fait. Bon, des banlieux, des terroristes, des ça donc c'est formidable. ou au contraire de dire que de montrer des gentil noirs et cetera.
Donc on les assigne dans des rôles et puis on les assigne aussi les créateurs dans des récits he faudrait que ce soit des récits de l'immigration ser faudrait que ce soit forcément des récits qui renvoient leur propre histoire alors que évidemment leur regard est tout aussi important et plus enfin plus important à écouter que les récits qu'on a envie de leur assigner. Donc est-ce que toi qu'est-ce que tu vois comme évolution ? Qu'est-ce que tu connais comme comme lieu où se forge autre chose ?
Qu'est-ce que tu aurais à préconiser sur ce sur ce sujet-là ? Quand j'ai j'étais encore à l'école au conservatoire d'un dramatique, il y avait un directeur de la comédie française qui s'appelait Jean-Pierre Michel et qui avait déclaré parce que combat de nigré de chien, la pièce de Colt se montait à la comédie française. Il avait dit "Je vais quand même pas embaucher deux acteurs noirs à la Comédie française qui ne vont pas travailler de l'année puisqu'il n'y a rien dans le répertoire pour eux." Bon, donc ça c'était euh en 2000 ou en 99.
Depuis, je pense qu'on peut vraiment célébrer le l'engagement de Claire Lan qui est directrice enfin qui était elle n'est plus directrice du conservatoire national supérieur Dra dramatique qui s'est battu contre les réflexes parce queil y a pour sélectionner les élèves euh qui entrent au conservatoire, il y a des jurés euh il y en a plein au premier tour et puis ça s'écremme Mais on est tous formés par ce qu'on voit, par des façons de parler. Euh c'est c'est quand même un milieu qui enf pour pouvoir rêver de faire des études d' dramatique, bah il une petite écrémage, c'est pas le grand rendez-vous citoyen, on va dire, par exemple. Et euh et donc voilà, Clane, elle s'est battue, elle a elle a parler, elle a expliqué la nécessité de sortir cette école de en fait.
Bon, depuis mai 68, normalement, il y avait plus d'emploi parce qu'avant avant 68, on rentrait et on était bonne ou comptesse et on passait voilà tout. Non mais c'est rappeler voilà, il y a des choses qu'on bougé mais mais en fait après 68 on entrait, on était plus bonne pour toujours ou conttesse pour toujours. Mais on était la grande ou la grosse, il y avait toujours moi ma promotion, il y avait l'arabe et le noir.
Et Clan, elle a vraiment bousculé tout ça. Donc et ça je pense que c'est très important parce qu'après bah il y a des gens qui sont diplômés, qui sentent, qui sont au JTN, donc ils sont dans les spectacles du théâtre subventionné. Enfin, je pense que prendre ça vraiment à l'endroit de bah de la possibilité que sont les écoles publiques, c'est très très important.
Euh après, ça me regarde mais moi je suis très favorable au quota. Euh bon ben à l'endroit des femmes euh on a vu l'initiative 5050, c'est quelque chose qui avait été un petit peu suivi. Bon euh c'était important normalement en fait au CNC, un film qui ne propose pas 50 en terme de masculin féminin sur les chefs de poste ne peut pas avoir les subventions.
Alors faudrait faudrait aller regarder tout ça. Et dans les festivals, c'était aussi bon voilà festivals qu'on signait la chartre de 5050, le festival de Cann par exemple, on n'y est toujours pas et on nous sort toujours le Ah mais on a quand même sélectionné les films les meilleurs. C'est pas vrai vraiment.
Et puis qu'est-ce que ça veut dire ? J'ai été une fois jurée à au festival de Venise et un film de Lucressia Marktel qui s'appelle Zama qui est un film extraordinaire vraiment avec un un regard décolonial enfin c'est un objet cinématographique très très puissant ce film alors qu'il y avait des mais des navets en compétition il était projeté en séance de minuit Bon voilà, on aime bien que les femmes commencent mais on aime pas trop qu'elle continue. Euh on le voit par exemple la la première bah personne à avancer des fictions au cinéma, c'est Alice Guy.
Bon elle a pas beaucoup continué, on va dire. Non. Donc je suis favorable au quot.
On voit que il y a une dynamique par exemple aux États-Unis sur la représentativité pour que voilà le monde qui est représenté à l'écran, que ce soit dans les séries, dans les films, ressemble au réel et qui est plus d'invisibilisation des femmes, des personnes racisées, ben ça fonctionne et il se trouve qu'en plus en France, alors on consomme beaucoup hein, on consomme beaucoup ces trucs qui viennent des États-Unis comme les hamburgers, comme tout. Donc on peut le faire aussi. On peut le faire euh et je moi je pense que ce serait intéressant de passer par des quotas parce que parce que les imaginaires sont trop bloqué.
Je peux euh je peux témoigner de cette résistance et je pense qu'on va passer aussi de la question de la résistance à la question du enfin des enfin résistance c'est pas le bon mot d'ailleurs mais qu'il y a des obstacles en fait sur notre chemin. Il y a pas que des obstacles. C'estàd que il y a aussi des phénomènes de backlash et de retour en arrière.
Euh pour ma part, moi j'ai participé à un truc qui s'appelle le cycle des hautes études de la culture. Bon, chaque année euh il y a des députés dedans, donc à un moment c'est tombé sur moi. Enfin, j'ai dit je prends euh et très intéressant qui rassemble en fait des gens du monde de la culture déjà pas du tout diversifiés de ce point de vue-là, mais finalement avec des gens qui quand même en fait ont plutôt envie de changer les choses et on doit faire des rapports.
Et je me suis retrouvé dans un groupe, j'avais demandé à faire le rapport sur la question de la diversité de la scène artistique. Et en fait, il se trouve qu'avec les personnes de mon groupe, on était tous d'accord sur le fait qu'on ça nous allait pas du tout s'être intitulé, qu'on allait pas tourner autour du pot. On nous invitait à mettre tout ensemble, les femmes, les handicapé, les alors que tous les sujets sont importants.
Mais on voyait bien comment le mot diversité il puis diversité dans le dans l'art, c'est un un sens un double sens en fait parce que par exemple au cinéma, on parle de le CNC, le la fonction du CNC, c'est enfin c'est le système mutualiste qui permet la diversité. Mais en fait la diversité ça veut juste dire avec des œuvres qui coûtent plus ou moins d'argent, avec des œuvres des films qu'on appelle les films du milieu et cetera. Donc c'est pas du tout, ça signifie pas du tout la représentativité ce que toi tu viens de de dire et qui a un vrai sujet.
Et du coup, on a mon groupe, on a décidé que finalement on allait parler diversité ethnoraciale et qu'on allait en fait qu'on allait mettre les pieds dans le plat et on a fait plein d'audition dont Clerlan dont tu parlais et on a auditionné des gens qui ont fait des trucs enfin en fait qui eux à leur endroit ont pris à brcor le sujet et puis des gens qui se sont battus des des concernés qui se sont battus à l'opéra ici et là et cetera et qui ont expliqué comment ils avaient mis partout des pieds dans la porte, des pavés dans la mar et cetera et puis des gens aussi dans les haut institutions, bon je veux pas les jeux je veux exposer personne mais et qui nous ont dit mais en fait là le sujet qu'on a le problème c'est que c'est pas on on manque pas de solution, c'est qu'on manque de des gens qui veulent les appliquer en fait. C'est aussi pour ça que nous on est là et qu'on veut prendre le pouvoir en 2027, on sait quoi faire. Et euh et on a assumé et dans le rapport, on a assumé de dire déjà qu'on avait un problème de légitimité à faire ce rapport parce qu'on voyait bien qu'on avait on était on faisait tous partie du problème.
Voilà, qu'on faisait tous partie du problème parce qu'on n'incarnait pas du tout cette diversité dont on se posait la question d'où elle était sur la scène artistique. On a parlé de la question du secteur public en disant mais c'est quand même le com parce que finalement Disney y arrive mieux que le secteur public du spectacle public en France. C'est quand même un sujet.
Et le problème c'est que Disney bah au moment où Trump arrive bah et queil se mange deux trois polémiques sur la petite sirène et cetera, ben en fait il y a un backlash et il y a un retour. Et comme tout est mu par l'argent, ben à un moment le jour où c'est plus bankable et le jour où tu as plus les producteurs et le jour où en fait tu as la manne financière qui se coupe et ben tu passes à autre chose parce que c'est tout le contraire de d'une politique publique culturelle. Donc vraiment, on a assumé dans ce rapport nous de dire voilà, on a plein de solutions, plein de trucs et ça passe par des questions sociales en fait parce que comme tu l'as dit en fait c'est surtout aussi c'est des c'est pas des questions de filière à part à créer pour les gens comme ceci et comme cela.
C'est juste qu'en fait les modes de sélection, c'est encore des questions très très matérialistes, c'est que les modes de sélection et tout bah évidemment sélectionnent des milieux sociaux, sélectionnent des origines, sélectionnent des récits plutôt que d'autres et on a ces solutions et on a assumé de mettre à la fin du rapport et si tout ça ne marche pas les quotas et démerdez-vous avec ça. Voilà. Donc oui, effectivement, il y a la résistance et il y a le baclash.
Donc c'est peut-être le moment de parler de ce qui est en train de se passer autour de Boloré avec peut-être le retour sur ce qui s'est passé à Cann en peut-être d'ailleurs je pense ce serait utile que tu rappelles à tout le monde ce que c'est Cann au départ parce que je pense que tout le monde ne voit pas forcément à quel point le tapis rouge est une affaire de rouge au départ et d'antifasciste et qu'est-ce qui s'est passé à Cann cette année autour de cette pétition zapé boloré et comment une pétition comme on en connaît quand même pas mal et qui sont souvent gentil invisib enfin voilà qui ne par pas le mur du son et ben a été publicisé par la façon qu' a eu Maxime Sarada de d'y répondre en disant bah merci tous les signataires maintenant font partie d'une blacklist qu'est-ce qui s'est passé à ce momentl à Can'est-ce que tu as senti y compris aussi en terme de peur en terme de voilà de réaction de Maxime Sar et qu'est-ce que ça nous dit au-delà de ce qui est en train de se passer autour de la figure de Boloré mais Boloré comme attention pas comme personnage exceptionnel c'est pas c'est comme le violeur he c'est pas un monstre exceptionnel en fait c'est un système qui le produit, hein. Et ce système, c'est celui de la concentration économique dans le monde culturel, c'est celui du capitalisme et c'est celui de ce que Macron organise maintenant depuis son arrivé au pouvoir, à savoir la jonction entre l'extrême argent et l'extrême droite. Et Boloré en est l'emblème.
On a envie de t'entendre là-dessus, je pense. Ouais. Alors pour revenir, le festival de Cann a été créé, il devait avoir lieu normalement en 1939 et il a été créé bah pour résister pour proposer un cinéma monde libre pour résister au festival de Venise qui était un festival de propagande fasciste et nazi.
Euh donc ça s'est activé, il devait avoir lieu et puis la guerre a eu lieu. Donc il n'a pu avoir lieu qu'en 46. euh grâce à la CGT euh qui a été très active.
Donc ce festival du monde libre quand on se retrouve cette année bon qui est vidé je sais pas ce qu'on a bon il y a eu cette tribun on a vu par exemple la SRF de qui est la la société des des réalisateurs enfin le syndicat des réalisateurs qui a créé la quinzaine des réalisateurs qui était vraiment une sélection en rupture justement pour ne pas pour présenter d'autres autres auteurs, des films éventuellement pas du milieu, des films plus politiques. La SRF cette année a décidé de ne pas soutenir les signataires de Zapé Boloré, de faire une médiation. Donc en fait, enfin les choses se vident de leur sens.
On est dans dans des vitrines, il y a une peur mais il y a surtout une servitude volontaire qui est complètement aberrente. Et donc ce qui s'est passé c'est que voilà, on a été euh quand même 600 à signer une tribune qui dénonçait euh la concentration des pouvoirs euh bah d'enjoui euh qui semble illimité. Boloré, c'est quelque chose qu'on peut voir en dehors du cinéma. suffit quand on va prendre le train par exemple dans les relaches, je sais pas 20, moi j'achète même plus une bouteille d'eau dans un relâche.
Euh non, quand quand on voit les les titres qui sont proposés, enfin je veux dire cette politique, elle est là, elle est aberrente, elle est devant nos yeux dans le cinéma. Bon, quand on fait pas partie du milieu, on le voit moins mais c'est déjà très présent. Euh on parlait précédemment de la formation des imaginaires, de la la réalité qu'on décide de représenter ou pas.
à partir du moment où Canal Plus a été racheté par Boloré et où on sait qu'il intervient aussi en conseil de choix des projets qu'il a pu dire puisque ça a été rapporté notamment par Christophe Honoré qui est un réalisateur, il a pu dire pas de syndicaliste, pas de on sait qu'il est en croisade Enfin, je veux dire tout ça c'est pas caché. Il y a Boloré d'un côté, il a ses news, ça aussi on voit ce que c'est le JDD. Euh bon, plein de choses en fait hein.
Il a aussi parce que la CGT mène ce combat avec le groupe comment le groupe de de presse général. Non. Ah bon ?
En carboré, il y a Go dedans, il y a tout. Voilà. Ouais, c'est ça.
Prism média. Euh, enfin, il y a une une offensive qui est très très claire et il y a des vitrine de respectabilité qui sont tenues. Donc, on nous dit euh non, non, mais le cinéma ne sera pas touché, Canal Plus ne sera pas touché.
C'est entièrement faux. C'est déjà à l'œuvre. Et surtout on inverse, enfin on est vraiment dans ce truc de de post réalité qui fonctionne avec les chaînes de propagande, les mais ça fonctionne sur l'opinion et c'est devenu très dangereux.
Canal Plus n'est pas un messen du cinéma français. Canal Plus fait du préachat pour avoir le droit de diffuser les films en premier après leur sortie. Donc et en fait l'investissement là, l'accord historique qui a été signé, bon sans doute aussi grâce à la tribune parce que ça on en parle pas mais euh cette cet investissement qui est de à la hauteur de 196 millions d'euros ne représente que 3 % des bénéfices de Canal Plus.
Donc c'est pas enf c'est comme quand on parle de la taxe Zukman et on a l'impression que 2 % ou 3 % d'un coup c'est énorme et que ce serait des dons non c'est juste de la justice sociale de enfin bon donc mais non ce qui a été assez particulier cette année c'est que cette utilisation de de la menace fonctionne très fort et il y a pas de solidarité parce que je pense qu' les gens sont pas assez syndés, sont pas assez solidaires. Normalement cet accord avec Canal Plus qu'on dit historique, il y a plein de gens qui se félicitent mais il aurait pas fallu le le signer avant d'avoir obtenu que cette liste noire qui avait été décidée par Maxime Saadin sautait euh Ouais. Mais bon, après la enfin la question qui se pose vraiment pour moi, je suis pas la seule, j'ai entendu euh de de jeunes réalisateurs hyper talentueux euh argumentés merveilleusement et euh et c'est les gens qui m'intéressent aujourd'hui.
La question c'est ne plus travailler pour ces patrons là parce que la notre force de travail, nos talents, on peut les mettre ailleurs. Moi j'ai pas enfin la plupart des films dans lesquels j'ai joué n'ont pas obtenu l'argent de Canal Plus parce qu'il faut déjà répondre à certains critères. Je pense qu'on peut vraiment faire des choses enfin cette dépendance totale au secteur privé, bah c'est la fin de l'exception culturelle française.
On a un système protectionniste avec le CNC, c'est pareil hein. Le CNC c'est pas de l'argent qui est prélevé sur les impôts du contribuable. Le CNC c'est de l'argent qui est prélevé sur chaque place de cinéma achetée et qui est réinjecté dans le cinéma français.
C'était pour résister à l'impérialisme américain. Ça a quand même vachement bien marché. Euh mais là, bon bah c'est la première chose qu'on veut.
De toute façon, on veut qu'il y ait plus que du divertissement et pas de la culture. Le programme culturel de l'extrême droite, c'est le patrimoine, la vieille pierre. Enfin, c'est la mort euh la mort de la culture, la mort de l'esprit critique.
Euh, on voit ce qui s'est passé. Enfin, l'Italie était un pays de cinéma immense, immense. Il y a presque plus de films.
Cette année à Cann il y avait pas un film italien parce qu'en plus avec bon l'élection de Georgia Meloni, il y a une aussi une prise de pouvoir qui a consisté à dire maintenant il va falloir collaborer à un récit national qu'on valide. Bon, nous en France, on en est avec Canal Plus à devoir ne pas porter atteinte à l'image de la chaîne. Non, ne pas porter attente à l'image de Ouais.
Ouais. Euh, qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce que ça veut dire ?
Et et ce qu'on nous sort, c'est Oui, bah c'est qu'il faut dire merci patron quoi. Merci. On crache pas dans la main qui nous nourrit mais c'est pas la main qui nous nourrit.
C'est une partie de l'investissement et j'espère qu'on va tous rester vraiment éveillés. Heureusement qu'il y a encore de la presse indépendante. Moi, c'est ce qui me fait tenir.
Heureusement qu'il y a les syndicats et heureusement que il y a des partis qui se positionnent vraiment. Oui, je crois que ce moment autour de la tribune Zapé Boloré, c'est ça a été c'est vraiment un de ces moments un peu de vérité par plein d'aspects. Euh d'abord et donc je le dis parce que tu termines là-dessus, évidemment nous ça nous a conforté dans le fait de dire et bien quand nous arriverons au pouvoir en 2027 puisqu'il faudra bien attendre un petit peu avant de pouvoir prendre des mesures budgétaires.
On va s'amuser d'abord avec une grande loi pour démanteler Boloré et ce sera notre première priorité. Et j'ai une mauvaise nouvelle pour tous les autres milliardaires qui l'orgent sur notre culture qui qui possèdent nos notre culture, nos médias ou qui l'ornent dessus comme par exemple ce terrain qui est en embuscade mais qui sont pas tous d'extrême droite affiché. Mais j'ai une mauvaise nouvelle, c'est que une loi s'applique à tous.
Ouais. Voilà. Que ce soit bien clair, quand on parle de démanteler boloré, on parle de démanteler tout ce qui permet dans le système du boloré, ce qui permet effectivement de détenir alors pour le cinéma, c'est ce qui s'est passé hein, c'était ça le cœur de de la tribune au départ, c'est de détenir à la fois Canal Plus, les Studios Canal, le financement, la production, la diffusion et puis pourquoi pas tant qu'à faire la diffusion en salle puisque c'est ça qui s'est passé, le rachat du GC et c'est ça qui en fait le déclic parce que quand vous regardez ce qui se passe dans l'édition et bien c'est ça qui s'est produit avec achète où c'est et c'est très important à dire à la fois toutes les maisons d'édition détenu par achète mais aussi la question de la distribution qui comme s qui souvent est une question que les gens connaissent peu parce que c'est beaucoup moins visible beaucoup moins mais qui est le nerf de la guerre en fait c'est dans le capitalisme d'aujourd'hui bah c'est comme la logistique en fait hein c'est en fait achète la puissance qu' achète est surtout lié au fait que il détient une part énorme de la distribution et que vous avez des distributeurs indépendants comme Makassar ou d'autres voilà qui sont Kim Cassar qui s'est retrouvé à terre là et qui sont en fait c'est c'est ce maillon là qui rend extrêmement dépendant y compris les éditeurs indépendants qui n'appartiennent pas au groupe Boloré et cetera aux quatre grands groupes qui se partagent 80 % mais qui se retrouvent dépendant de cette distribution là qui se retrouve avec en fait un maillon manquant et puis derrière il y a la distribution puis il y a carrément la diffusion encore autre chose c'estàd dans les librairies et là aussi bien Boloré avance à la fois en détenant une librairie mais surtout en détenant tu l'as dit beaucoup plus intéressant que simplement une librairie ici ou là en fait juste toutes les gardes de France.
Et là, on a un petit sujet aussi parce que moi euh dans mon esprit les gares ça restait encore quelque chose qui nous appartenait quoi. Voilà donc c'est un vrai sujet démantelé Boloré mais je voulais revenir sur euh ce que ça nous a ça ce que nous a ce pardon ce que ça nous a dit aussi en terme stratégique. Donc j'ai deux il y a deux pistes.
Il y a la question d'à ce moment-là qu'est-ce qui se passe ? qu' a celles et ceux qui se disent quand Maxime Sahada dit j'en fais une liste noire qui disent OK banco, j'y vais et beaucoup de gens à l'international qui ont dit "OK, moi aussi j'ai envie de signer." Voilà et donc ce mouvement qui se passe et puis le mouvement de tous ceux qui disent "Mais malheur, c'était le mauvais moment pour se mobiliser car c'est le moment où nous négoons".
Et donc ce que je trouve intéressant, c'est que ça a été aussi une leçon stratégique de rapport de force. Et vous avez des gens pour vous expliquer qu'il fallait pas faire un rapport de force au moment de la négociation. Bon et ben je pense que ça vaut pour plein de choses.
Ça vaut pour les syndicats aussi, ça vaut pour plein de choses. C'est que évidemment que c'est au moment on doit aller faire cracher de l'argent à Canal qu'on doit signer des tribunes zapé boloré évidemment. Et ça, je pense que c'était une leçon une leçon importante.
Je te laisse rebondir peut-être sur ce ce sujet stratégique. Et ce qui était aussi singulier avec cette pétition, c'est qu'elle a été signée, contrairement à d'autres pétitions qui ont pu circuler dans le cinéma par énormément de techniciens et techniciennes. Beaucoup de techniciennes, les travailleurs quoi.
Et non, mais c'est pas par hasard. Je pense que d'un coup il y a le papa fouettard. euh qui prend la parole parce qu'il aurait pu se taire.
C'était une obè pour nous he qu'il avance démasqué à ce point. Moi j'y croyait pas. Euh donc ça a été terrible parce que bah parce qu'il y a des des gens qui sont dans une grande précarité.
Voilà, technicien du cinéma, technicienne du cinéma qui là ont pris leur courage à demain parce que bah parce que moralement c'était plus acceptable. Et la réponse a été immédiate. Euh avec cette menace, c'est complètement illégal de dresser des listes noires.
C'est la liberté d'expression est censée être garantie. On voit bien qu'elle ne l'est pas. Euh c'est et derrière la réponse effectivement du milieu, la réponse de Ouais.
La réponse est pas du tout à la hauteur et tout le monde lâche mais c'est la servitude volontaire. C'est fou quoi. C'est fou.
Et vouloir continuer il y a eu des précédents pendant sous l'occupation. Il y a plein de films qui se sont faits, plein euh avec des récits contrôlés et ça ne voilà, ça ne gênait pas grand monde. Donc faut vraiment se poser ces questions quoi.
Faut vraiment se poser ces questions. Ce que j'ai trouvé saisissant aussi, c'est les réactions, l'enchaînement. En fait, c'est pour ça je reviens sur cet épisode.
Il y a la signature de la tribune et puis il y a la réaction de Maxime Saada puis il y a la réaction politique qui m'intéresse un tout petit peu aussi. Bon euh la réaction de Maxime Sahad en fait, il s'est gouré, enfin moi je pense il s'est vraiment pris les pieds dans le tapis dans le tapis rouge de Cann ou alors c'était une bon je ne sais jamais, on n'est pas là pour lire dans les âmes mais il y a quelque chose qui tenait, tu l'as dit depuis des années, c'était de dire il y a ces news mais il y a canal. C'est news c'est les méchants.
OK, d'accord. Bon voilà, c'est tout ça. Mais canal, canal c'est Canal.
On va pas s'en prendre aux gens de Canal. Les gens qui travaillent à Canal sont des gens qui aiment le cinéma et qui garantissent sa qui produisent des séries documentaires adaptées du sucide français d'Écourcemour. Bah voilà et qui quand même se sont syndiqués.
Non mais je veux le raconter aussi c'est que on nous a expliqué que cette tribune c'était terrible parce que elle heurtait les agents de Canal mais il se trouve qu'il y a un syndicat qui s'appelle libre plus à Canal qui a commencé à du coup se faire entendre. On avait jamais entendu de c'est qu'ils ont réussi le coup de force que bah ces agents finissent par dire bah alors OK, sous la couverture du syndicat, parce que je pense qu'il y a énormément de peur dans ce milieu-là, ils ont commencé à dire bah en fait on a un petit problème quand même là avec l'histoire de l'adaptation un suicide français de Zemour. Là c'était pas c'était pas prévu au programme.
Donc je suppose que c'est pas le gentil agent de canal qui s'y connaît vachement en diversité et en forme artistique qui avait qui a validé ce ce trucl. Donc ça veut bien dire qu'il y a quelqu'un qui valide derrière et que c'est boloré. Mais qu'est-ce qu'il dit Sahaada là ? il se plante parce qu'il dit "C'est grave ce que vous avez fait cette tribune là parce que euh enfin il dit il dit "Je vais faire une liste noire" et là tout le monde lui dit "Non mais en fait c'est interdit par le code du travail parce que tu es pas censé discriminer les gens que tu embauches en fonction de leurs opinions." Tu il y a encore un code du travail qui existe quoi.
Et d'ailleurs la Ligue des droits de l'homme et la CGT on porté plainte contre bah Canal Plus par rapport au propos de Maxime Saadin. sera ça passera devant le tribunal en janvier. Voilà.
Et c'est sur la question de la liberté d'opinion. Donc en fait c'est ce que ce que disait ce que tu disais au tout début Anna sur la question du code du travail. C'est qu'on en revient à des fondamentaux des syndicals.
Le code du travail c'est que le monde du cinéma n'est pas n'est pas au-dessus de la loi et cetera. Sauf que, sauf que à partir du moment où euh il y a bon, il y a cette plainte et puis ils sont ils sont pas complètement débile les patrons, ils vont pas mais ils ont même pas besoin dans le cinéma de dresser une liste noire et de les regarder eux-mêmes. En fait, ça va être appliqué par des gens qui ne travaillent même pas directement pour Canal Plus.
Ça va être appliqué par les agents qui vont dire à leurs réalisateurs, "Tu prends pas Swan Harlot. Euh tu prends pas tel chefop, tu donc en fait avant même que Canal Plus a dire lui dehors, elle j'en veux pas, de toute façon les projets vont arriver sans ces gens-là. Et c'est la c'est la force de ce système.
Et c'est à ça que je viens sur la question de l'autocensure. Ce que dit Maxime Salade à ce moment-là, c'est "Vous avez dit que c'était une atteinte à la liberté d'expression." Non, non, non, c'est pas une atteinte à la liberté d'expression.
Moi, j'ai juste parlé des gens qui porté attendre à l'image et à ce moment-là, il a essayé de séparer le front en disant il y a les grands, il y a il y a les réal et tout qui crachent sur le canal et puis il y a les gentils travailleurs techniciens. Il a dit ça pas pour rien parce qu'il sait que il y a rien qui se fait en fait que avec la masse de gens de techniciens et techniciennes du cinéma qui ont signé cette tribune, s'il décident d'en faire une liste noire, le problème c'est qu'il ne produit plus rien. Voilà, donc ça c'est un premier aspect.
Mais il dit, et c'est cette phrase moi qui m'a saisi, il dit non, l'atteinte à la liberté d'expression c'est quand vous décidez de fermer ces huit. Et là, Maxime Saada, voz docteur Jackill Mr, il avait deux casquettes depuis le début. La casquette c'est news gros méchant, la casquette Canal gentil.
Sauf que là, en tant que patron de Canal, bam, il se prend les pied dans le tapis et il dit "Non, non, mais en fait, je suis solidaire de ces news, de Ces H." Et finalement le problème de la liberté d'expression c'est que vous attaquez ces news et ces h et c'est pas ça. Et c'est à ça que je par ailleurs sont poursuivis par l'arc qui on été condamné plein de femmes.
Moi, j'ai je sais pas, j'ai bientôt 50 ans et je vois que il y a un glissement euh qui est quand même C'est là-dessus que je veux t'interroger, cette façon d'utiliser liberté d'expression. Et maintenant, il y a quelque chose d'encore plus noble que la liberté d'expression, la liberté de création. Et moi, c'est ce que je vois qui est en train de se produire, c'est que la notion de liberté de création, c'est-à-dire le fait que en fait la liberté de création, c'est quoi ?
Bah, c'est que en fait Médine, il puisse faire un concert sans que un maire décide d'interdire le concert de Médine. C'est ça en fait la liberté de création. Et exactement comme ces news prend la liberté d'expression comme le droit d'être raciste qui n'est pas garanti par la loi, bien au contraire, qui est censé être condamné par la loi et appelle ça liberté d'expression.
Et bien sous couvert de création, de génie et cetera, on on a un on a à la fois une impunité totale de la censure qui est opérée sur des artiste au nom des engagements qu'ils ont pris. Et on va parler évidemment des engagements pour la Palestine. C'est un vra c'est un vrai sujet, c'estàdire que ceux-là ont été les premiers, c'est ceux qu'on veut saluer le plus fort parce que c'est ceux qui ont pris le plus cher euh en terme de censure.
Je pense qu'on peut les applaudir. Et il y a un double mouvement. Il y a un mouvement de censure d'un côté en disant aux artistes et c'est ce qui s'est passé quand Sylvain Mayardi a réagi à Zapé Boloré. a dit je pense qu'ils ont perdu une occasion de se taire.
Vous avez compris le les macronises vous disent les artistes taisez-vous soyez neutres. Le maire d'Avignon qui est même sous étiquette macroniste a expliqué à Avignon au festival d'Avignon il il a expliqué queil fallait de la neutralité. Voilà donc ils sont en train d'expliquer ça d'un côté et au nom de la liberté de création.
Par contre des artistes qui soutiennent le génocide en Palestine ou des des artistes qui participent de la culture du viol, des artistes qui sont multiacusés de viol. Là par contre, ils sont leur liberté est en danger quand vous avez une poignée de féministe de salon courageuse qui décident que elles vont quand même mettre les programmateurs devant leur contradiction. Elles vont quand même dire bah pardon mais ça nous va pas de produire Bruel, de produire un réhabitant.
On a quelque chose à dire, c'est-à-dire que la liberté d'expression, elle ne s'arrête pas quand il s'agit du champ culturel et que quand on veut garantir la liberté de création, il faut garantir en même temps la possibilité du public d'interpeller d'interpeller les programmateurs, d'interpeller les producteurs, d'interpeller euh les les artistes sur le sens de ce qu'ils sont en train de faire, de l'utilisation qu'ils font de l'art, parfois à des fins de légitimer des violences qui normalement sont condamnées par le droit français ou par le droit international. Et c'est là-dessus que je veux t'entendre sur cette façon qu'on eu aujourd'hui des artistes de prendre des engagements, ce qu'ils ont pris, ce qu'ils prennent de la part de l'extrême droite, ce que l'extrême droite est en train de faire en terme de tensure et en terme d'inversion terrible des des des notions qui sont censées être les nôtres quoi. Ben oui, la parole pour dénoncer le génocide en cours, elle est euh bah elle est complètement jugulée.
Elle est elle elle était vraiment interdite. Moi je j'ai participé à une initiative qui s'appelait Voicis for Gazin euh au mois de novembre, je dirais donc enfin 2024, on est d'accord. Euh et à l'époque, il y a eu bah les gens n'osaient pas, avaient hyper peur.
Mais par exemple dans le supermarché du quartier où j'habite, le monsieur magasinier quoi qui travaillait là, que que je croise très souvent était ému au larmes euh parce que bah parce qu'en fait rien ne se disait mais cette inversion de la peur quand on dénonce des crimes des crimes de guerre euh et que finalement c'est la dénonciation, c'est retourner Les violences se débrouillent toujours pour faire ça, pour faire passer ceux qui résistent à la violence pour des violents. Et là, enfin, on attend des sommets. C'est même voilà la présidente de la Cour pénale internationale qui est poursuivi.
Enfin, il faut qu'on remette le monde à l'endroit. Vraiment, on n'est pas loin. On n'est pas loin.
On a encore des notions, des notions de comment on tient à l'endroit, comment on arrête de soutenir les violents, les agresseurs, les agresseurs sexuels. Là, il se passe un truc formidable. Alors, Patrick Bruel, c'est l'oben parce que tout le monde criait.
Enfin, bon, ça c'est ma génération aussi, Patrick. Donc effectivement quand il choisissait de violer des femmes, il y en avait d'autres qui auraient bien aimé passer la nuit avec lui. Donc ça nous permet de vraiment clarifier sur ce qu'est la violence, la domination, ce crime de domination qui est le viol et la sexualité.
Ça n'a rien à voir. Rien à voir. Donc on a plein d'outils, il y a plein de paroles qui s'élèvent, on a plein de références, on est sidéré, c'est par les choses aberrentes qu'on voit en politique en par le droit international qui semble complètement bafoué.
Mais faut pas qu'on lâche, c'est encore là. C'est pas encore complètement des fait quoi. Je enfin je veux Non mais c'est c'est ça cette histoire d'inversion, cette histoire de en fait on touche au cœur de la culture elle échappe pas au rapport de domination.
Il y a aucune raison qu'elle échappe au rapport de domination. Mais c'est pas seulement que la culture elle est traversée comme tous les secteurs et notamment bah comme tous les secteurs professionnels économiques parce que c'est un secteur professionnel économique mais tout dans comme tous les imaginair elle est traversée par les rapports de domination mais elle est aussi un puissant instrument soit de domination soit de révolte. Blanche Gardin, faut voir comment on l'a mais écrasé, piétiné et c'est passé, il y a aucun soutien.
C'est Blanche Gardin n'a pas eu le droit à cette fameuse séparation de la femme et de l'artiste. Vous avez remarqué ? Mdine non plus.
Médine non plus. et et je crois que c'est ça que nous on on va assumer de défendre, c'est non, on sépare pas les hommes de l'artiste en fait, on sépare pas. Non.
Et donc ça veut dire deux choses. Ça veut dire que les artistes qui ont euh le cran de s'engager, de défendre le droit, de défendre et bien ces artistes, on les soutient. On sait la puissance que ça a quand ils le font.
Et et c'est là aussi que je voulais que je voulais t'entendre parce qu'il faut pas qu'on é par Macron dans l'affaire, c'est que la façon dont les macronistes ont méthodiquement expliquer toutes ces dernières années que on ne mordait pas la main qui nous nourrissait parce que ça vient des macronistes au départ et j'aimerais rappeler que quand Justine Triait a la palme d'or au festival de Cann et qu'elle décide d'utiliser son ce qui ce qui est quand même en plus assez classique hein des artistes qui utilisent leur discours à la Palme d'or pour dire quelque chose d'engagé pour envoyer un message au monde tout simplement. ça a toujours existé. Elle dit quelque chose sur la réforme des retraites.
Vous avez l'istre de l'époque de la ministre de la culture qui explique que faudrait pas qu'elle soit trop ingrate parce que si elle est là, c'est grâce à l'État ce qui est complètement faux parce que comme tu l'as dit, le CNC c'est en plus pas la le budget de l'État. Voilà. Et donc cette histoire de mort de la main et donc cette histoire de la neutralité, c'est le tapis rouge déroulé à l'extrême droite et tous les instruments de neutralisation de la culture, de censure de la culture, l'interdiction de la fête de la musique de la France insoumise à la place de la République, elle a pas été faite par Bardella.
Elle a été faite par le préfet, les préfets macronistes. En fait, Mdine quand il a annulé, c'est par les préfets macronistes actuellement. Euh ce sont des maères, les maires Renes mais aussi des maires macronistes qui décident de se mêler de ce qui va ou non euh se jouer dans le théâtre municipal.
Oui, quand même. Et donc il y a cette ce glissement et la participation de Macron à ça peut-être nous dire un peu comment tu sens que ce que Macron a fait à la culture là toutes ces dernières années, qu'on l'épargne pas quand même dans notre débat là. Ouais.
Ouais. Ouais. Non, ben il y a eu cette chose complètement inédite, c'est-à-dire qu'on a déclaré que la culture était non essentielle.
On peut pas faire plus de mal que ça. Et d'ailleurs, on s'en est pas remis euh les parce que bon derrière il y a aussi des bah encore une fois des des millionnaires, ils sont pas tous milliardaires mais qu'on décidé enfin celui-là celui auquel je pense il est sans doute milliardaire mais qu'on décidé que dans les salles ne devait sortir que des blockbusters, que du grand spectacle et que les films d'auteur les ça c'était pour les plateformes en direct ce qui change complètement Mais on a habitué pendant le confinement, on a habitué les gens à ça. Au moment du deuxème confinement, quand on avait des couvre-feu, on a réouvert tous les transports en commun, les trains, les avions, les grandes surfaces, je sais pas les galeries la Fillette à Paris.
Les gens étaient les uns sur les autres collés. dans les théâtres et les cinémas, il y avait la possibilité d'installer des des protocoles, enfin d'instaurer des protocoles mais qui sécurisaient complètement le public. Euh on sait en plus que les théâtres malheureusement ne sont pas tous pleins.
Et on sait aussi que c'est pas parce que les salles de cinéma sont ouvertes que les gens sont obligés d'y aller. Pour autant, il y a eu cette décision que la culture était non essentielle et qu'on fermait les théâtres et les cinémas. Ça a des conséquences à long terme.
Les distributeurs en parlent encore. Il y a une habitude qui a été prise, on je sais pas euh on bouffe de des hamburgers euh allongé sur son lit euh en regardant un truc sur une plateforme. Ces plateformes, les gens payent des abonnements sur pour ces plateformes.
On a retiré la redevance télé qui assurait l'indépendance de l'audiovisuel public alors que c'était demandé par personne. les gens payent plus que la redevance parce que certaines fois ils ont plusieurs abonnements et tout ça va bah Netflix, Disney Plus. Donc c'était pas un problème de d'argent que les gens voulaient pas sortir de leur poche, c'était un problème d'indépendance.
Euh je pense qu'il va falloir et et tout ça effectivement c'est ce gouvernement ce gouvernement qui ne bah qui bah à l'international aussi ne prend pas ses responsabilités. Je pense que vraiment par rapport à Gazin, aux crimes qui sont commis en 6 Jordanie, enfin c'est c'est plus possible. Je enfin ouais, faut vraiment qu'on soit beaucoup plus nombreux et on on parle pas Ouais. fasciste et antifasciste, c'est pas pareil.
Euh se battre euh pour la paix, pour la liberté d'un peuple à exister, à respirer, c'est pas être antisémite. Et aujourd'hui, c'est pas parce qu'on est pas islamophobe qu'on est antisémite. Oui, je crois que on voit bien comment la comment le champ culturel est vraiment un des lieux d'observation de ce de ce glissement là, ce que tu dis, c'est de ce monde à l'envers là.
Euh, j'aime rappeler aussi que tu vois, tu parlais de la dépendance à canal, est-ce qu'on peut faire des films sans canal et cetera ? Bah, en fait, déjà, il y a un truc sinon qui existait qui était l'audiovisuel public qui est censé se financer le cinéma et la première acte de Macron, je pas si vous souvenez, le deuxème mandat en juillet là, il décide qu'il y a un problème de pouvoir d'achat des Français et il fait ce que zéro français n'avait demandé à savoir supprimer la redevance de l'audiovisuel public. parce que ça demandait à réfléchir un tout petit peu.
Non, non, non, mais euh c'est c'était lié euh c'était sur la même feuille que les les impôts euh voilà, la taxe d'invitation. Non, et surtout euh avant c'était compté, c'était un téléviseur. Euh bon, ça sera tendre devant.
Aujourd'hui, les gens ont plus de télé, ils regardent sur l'ordinateur. Mais c'est quand même faisable, non ? Oui, et ça tombe bien parce qu'il y avait des des gens qui avaient un peu travaillé, des alternatives.
Donc nous, évidemment, et ça fait partie des propositions qu'on a dans le programme, c'est euh évidemment qu'on pouvait imaginer une redevance qui soit euh progressive, qui soit qui qui a qui a un sens et qui soit plus euh corrélé au nombre des d'écrans de télé que vous avez chez vous parce que ça a aucune espèce de de sens. Mais quand tu disais voilà ce que les ce que les gens mettent en argent, en pouvoir d'achat euh dans des plateformes plateformes par ailleurs qui ne contribuent pas ou qui chiallent quand on leur demande de contribuer à une toute petite toute petite part du chiffre d'affaires qu'il ne déclare pas euh en qu' ne déclare pas et qui fait que de toute façon il ne paye très peu d'impôts. Euh voilà, vous avez donc vous avez des gens qui ont mis cet argent là dans les plateformes et on a on a expliqué que c'était une mesure de pouvoir d'achat de supprimer la redevance. et supprimer la redevance.
C'est deux choses et c'est ça que je voudrais montrer chez le macronisme aussi que tu peux c'est cette question de l'indépendance. C'est-à-dire que on s'est retrouvé dans une position compliquée quand on est insoumis, c'est de défendre l'audiovisuel public hein. Je on va se le dire quand même.
Franchement c'est pas simple non ? Vous trouvez pas ? Enfin, c'est pas facile de de défendre tous les jours France 2, euh France Culture et et France interre quand il nous quand il euh quand il dégag Maurice, quand il euh quand ils font Radio Macron à longueur de journée, euh quand ils nous traitent d'antisémite en publiant des des montages des montages audio de Jean-Luc Merchon qui n'ont jamais existé, qui ont été créés par l'extrême droite, tout ça rend les choses très difficiles.
Mais c'est le même mouvement. C'est le même mouvement parce qu'en supprimant la redevance et bien ils ont ils ont acté le fait que ça rentrait dans le budget de l'État et ça ils ont acté le fait que ce qu'on ce qui était déjà le cas. Voilà mais ils ont ils ont officialisé la main mise du politique sur l'audiovisuel public et et là c'est indépend de notre programme aussi.
C'est ce qu'il faut qu'on arrive à penser, c'est la socialisation de de la de la culture, que ce soit l'audiovisuel, que ce soit le C'est c'estd que quand on parle de service public, de la culture, c'est aussi notre réflexion sur les services publics, services publics, c'est pas les services d'état, c'est autre chose. Et il y a quelque chose à penser de la démocratisation et quand on parlait de représentation tout à l'heure de représentativité et cetera, la démocratisation de notre service public du spectacle vivant de donc il y a il faut à la fois se battre contre les couples budgétaires et dire bah là en fait ils sont en train d'assécher, ils sont en train de tout livrer au privés, ils sont en train de faire des puits du fou partout, ils sont en train de laisser ce terrain ce terrain il met alors la main où il peut et cetera dans le spectacle vivant lui c'est son truc boloré il est en embuscade surtout donc ils sont en train de tout marchandiser mais ils sont en train de caporaliser aussi tout ce qui nous reste comme espace public voilà comme espace de comme politique publique. Et ça, il faut qu'on arrive à défendre aussi l'indépendance et de dire non, nous insoumis au pouvoir, jamais nous dirons aux artistes d'être neutre.
Jamais nous dirons aux artistes d'arrêter de troubler l'ordre public parce que c'est le propre de l'art et c'est ce qu'on demande à l'art. C'est ce que la société demande à l'art de troubler l'ordre public quel qu'il soit et affaiblir les collectivités locales. Ça participe aussi vraiment de cette totalitarisation parce que le les contrepouvoirs que sont par exemple les municipalités euh les régions, les c'est quelque chose qui est en train de d'être complètement grignoté puisqu'on leur retire les budgets, on leur demande de faire des économies, ça touche directement le spectacle.
Accle vivant par exemple hein. On a vu ce qui s'est passé dans la région Pays de la Loire avec voilà voilà. Euh moi je je joue dans un spectacle, on part en tourné un spectacle bah féministe.
Ouais. Et ouais. Non non mais à partir du du texte d'Ovidi.
Non non mais alors c'est impressionnant parce que il y a des directeurs de salles notamment de salle du théâtre subventionné qui sont venus voir ce spectacle qui jouaient à guichet fermé avec un public debout et qui ne prennent pas le spectacle en disant non mais moi dans ma ville j'ai pas le public pour ça. Tu dis "Ah mais oui, c'est vrai, tu viens de la fameuse ville où il y a pas de femme. C'est un spectacle.
En plus, on parle vraiment d'une prise de risque nulle. C'est un seul en scène, c'est un truc pas cher. Euh mais aujourd'hui effectivement, il y a des bah des théâtres qui se retrouvent avec des subventions coupées à partir du moment où on dit qu'ils sont militants.
Alors féministe, c'est encore très très mal vu. Euh mais non mais ce que je veux dire, c'est que ça touche en fait les contrepouvoirs sont tellement attaqués, faut qu'on remette la séparation des pouvoirs. Moi, j'ai appris ça à l'école.
C'est un truc auquel on devait pas toucher. Heureusement qu'à New York, il y a Mami. Euh mais donc je moi je pense que c'est vraiment l'endroit aussi où il faut qu'on se batte parce que je souhaite que la personne pour qui je vais voter soit élue.
Euh pour autant, même à ce moment-là, il faudra continuer à se battre. pour ses séparations du pouvoir. Je le balance, j'aperçois quelqu'un qu'on connaît par là-bas qui ho de la tête qui sait très bien Frédéric Lordon qui sait très bien je crois qu'effectivement le jour on arrive au pouvoir s'il se passe rien, on est mort.
Voilà. Et il faudra que ça se passe partout. Et c'est aussi ça l'enjeu qu'il y a eu cette année avec la question la campagne muse.
Est-ce qu'on essaie de faire à chaque à chaque moment de dire en fait il n'y a pas d'endroit qui ne soit pas un lieu de pouvoir. Tous les lieux sont des lieux de pouvoir et il faut le prendre partout le pouvoir partout. Et ça veut dire aussi ça veut dire aussi que le pouvoir il se joue il se joue dans les associations culturelles.
Il se joue là où des dans certains endroits ce qui s'est passé d'inédit aussi sur ce que tu dis sur la séparation des pouvoirs, c'est euh on a la question souvent on parle des maires du rassemblement national. Bon, on peut en parler. Qui on qui voit ?
Alors, Michalik quoi. Michal enfin pardon, j'ai rien contre Michalique, mais enfin c'est pas non plus le truc le plus underground qui soit quoi. Enfin voilà.
Et hop, il y a marqué passeport. Le truc, le titre du truc c'est passeport. Ça parle d'immigration.
Je suis un RN, je fais "Ah non, j'aurais pas." Bon, donc déjà ça mais il y a aussi des trucs plus insidieux. Il y a des préfets qui ont demandé au DRAC, donc ça aussi c'est la question des pouvoirs hein, qui ont demandé en fait les les donc c'est les représentants du ministère de l'intérieur qui demandent au représentant du ministère de la culture fil-moi ta liste d'associations que tu finances là.
Je regarde. Ah bah lui il est engagé dans Sainte Soline. Bon et on l'a vu sur une méga bassine.
Euh lui tac et ils ont barré les listes et les ont renvoyé la Draque. Et c'est et hommage aux fonctionnaires de la Drag qui ont fait futer les informations à Média Part et à d'autres. Force à eux.
Et je voudrais vous rassurer là-dedans, c'est que dans l'État l'État n'est pas voilà n'est pas mort. Et enfit en fait, il y a des énormément de gens qui voient se produire des choses qui ne se sont jamais produites et qui sont prêts à résister face à ça, qui sont en désaccord avec le fait que ce qui est censé être de la subvention culturelle devienne un outil de censure, un outil en fait de de d'interdiction administrative en fait, un outil qui devrait de sécuritaire en fait. C'est ça.
Et c'est pour ça que je parlais tout à l'heure de trouble à l'ordre public. C'est pas anodin que ce soi les mêmes choses qui soient invoquées pour interdire des manifestations et pour interdire des spectacles. Le risque de trouble à l'ordre public.
Donc une manif pour la Palestin on interdit parce qu'il y a un risque de trou à l'ordre au public. Un concert de Minine, on l'interdit parce qu'il y a un risque de trouble. Un concert où on pensait que Medine était invité, on l'interdit.
Voilà. Voilà. Ou un rassemblement pour lutter contre les violences sexuelles faites aux enfants.
Ouais. qu'on décide d'adresser au ministre de la justice et là non, on nous demande d'aller sur le marché aux fleurs. Ça a pas tout à fait le même sens.
Et l'organisatrice se retrouve en garde à vue. And voilà qui qui a pris des stars. Merde quoi.
Ouais ouais ouais. il y a des grosses grosses grosses dérives quoi. H Et je crois que dans ce contexte là euh c'est ce que je disais tout à l'heure, je dis il y a du coup c'est un lieu de c'est un lieu de bataille quoi.
C'est un lieu de bataille avec l'extrême droite qui l'a bien compris. C'est un lieu de bataille avec bah les les marche-pieds de l'extrême droite que sont les macronistes de bataille démocratique en fait. Mais du coup c'est aussi ce lieu de de de révolte.
On a parlé la répression de la révolte, mais peut-être aussi parler de euh dans cette année décisive là devant nous, quel peut être le rôle en fait euh des j'aime bien ne pas dire que artistes mais travailleurs et travailleuses de l'art parce qu'en fait artiste c'est quelque chose qui a justement servi à séparer l'homme et l'artiste, à expliquer que c'était comme s'il y avait c'était un champ hors de toute conditions matérielle de production de de code du travail et cetera. En fait, tous les travailleureuses des arts et de la culture qui sont ciblés par les politiques macronistes, ciblé par des coûtes budgétaires qui vous allez voir là la rentrée, ça va être le c'est ce qui prendra un des trucs qui prendra le plus cher la culture, c'est sûr, euh qui sont ciblés par les la les attaques contre l'assurance chômage parce que je rappelle aussi que le monde de la culture avec le régime de l'intermittence est un lieu est un phare dans la nuit sur la question de l'extension de la de la sécurité sociale et de l'extension de ce qu'on peut voilà de l'assurance chômage et c'est qu'ils sont plutôt plutôt qu'un monde à part qu'un monde entre soi. Donc quand on emploie le terme d'artiste, je fais cette petite aparté là, mais quand on emploie le terme d'artiste, c'est souvent qu'on a aussi envie de dire c'est un monde à part, vous savez, c'est entre soi et cetera.
Et ils sont très nombreux et nombreuses des travailleurs et travailleuses de la culture à montrer au quotidien qu'ils sont tout sauf ce monde à part, tout sauf cet entre soi gavé de de fonds public. En fait, c'est des gens qui quand ils basculent qui ne peuvent plus toucher euh leur régime d'intermittence parce que on a encore durci les règles de l'assurance chômage ou qu'on veut encore le durcir ou parce qu'on a tellement coupé les dans les budgets qu'il y a plus d'emplois et ils se basculent au RSA. C'est les gens qui sont à RSA dont on est en train de vous dire que c'est une élite culturelle. c'est qu'on abolit tous les rapports de classe alors que dans le évidemment dans la culture, il y a des rapports de classe et qu'il y a des prolétaires de la culture qui ont un rôle majeur dans les luttes de la culture et je veux les saluer aussi et pour lesquels et pour lesquels on demande une protection sociale et on rappelle que s'il y a le régime de l'intermittence pour les intermittents du spectacle, les techniciens du spectacle, par exemple pour euh la question des artistes auteurs et bien eux ils ont absolument rien, absolument rien au nom de la Sacreinte Propriété Intellectuelle.
On a préféré dire euh toi c'est ton œuvre qui te payera. C'est ton ton et c'est encore de la propriété hein. Tu vas toucher des droits sur ton œuvre.
Conclusion en fait il travaille gratos H24 en fait les artistes. Donc nous aussi on va défendre la continuité de revenu des artistes auteurs. Pardon, je me suis égaré.
Tout ça pour dire ce sont des travailleurs, ce sont des gens en lutte. Qu'est-ce que tu veux dire à ces travailleurs, ces travailleuses du monde des arts de la culture ? Qu'est-ce que tu veux nous dire à nous aussi militants qui en sont ou qui n'en sont pas de ces travailleurslà, de ce domaine-là ? et quel voilà quelle convergence on doit on doit créer, quel mode d'action, comment on prend notre part toutes et tous et comment ce monde là est visibilisé, prend sa part à la bataille décisive qui s'opère là en 2027.
Alors euh peux changer de question si tu veux ? Non non, bah écoute je il y a des collectifs qui se crée avec des Alors, je parle de l'endroit où je suis, mais j'ai été sollicité. En fait, il y a il y a plein d'initiatives.
Je pense qu'il faut vraiment soutenir les associations. On a la chance d'avoir un tissu associatif merveilleux qui fait tout le temps appel aussi au monde du spectacle. Euh il faut il faut être proche, c'est-à-dire enfin se redonner une autonomie.
Et pour citer euh l'anthropologue les chora Makaremi, je sais pas si vous avez lu ce livre, je pense qu'on devrait tous lire qui s'appelle les résistances affectives. Bah voilà, entrer en résistance affective et en résistance politique, multiplier les initiatives pour en présentiel, pas forcément dans la fenêtre du téléphone, de de de retrouver du de la puissance ensemble pour comme je disais tout à l'heure, remettre le monde à l'endroit, qu'on puisse plus laisser quelqu'un dire en tant que euh voilà français, je suis très attaché au droits d'asile, mais si j'étais président, il y aurait pas une demande d'asile qui pourrait être exprimée sur le territoire de Mayotte. Comment on peut faire cohabiter ces deux choses ?
Non, mais parce que en ce moment, c'est c'est ça en permanence. On fait cohabiter des choses qui nous annulent intellectuellement. Donc je pense qu'il faut qu'on se révolte, qu'on s'indigne au sortir de de la deuxème guerre mondiale.
Enfin même avant même que que la guerre soit finie, il y a un programme culturel qui a été écrit par le Conseil national de la Résistance. Les jours heureux, on y pensait déjà alors que on était encore sous occupation. Et il a il s'agissait aussi au niveau social de permettre à tout le monde de vivre dans la dignité.
Aujourd'hui, on permet juste de survivre. On parle pas des parce qu'on parle de la culture la culture c'est aussi les étudiants dans les écoles euh les par exemple tout ce qui est classe d'art en lycée qu'on a réduit à pot de chagrin. C'est alors là vraiment on dit ouais c'est un hobby.
C'est un hobby. Puis en plus si vous faites ça c'est vous êtes un peu nul non ? C'est à à tous ces endroitsl qu'il va falloir se rebattre.
Et cette histoire du du budget, moi je la vis comme une fiction parce qu'au moment où la la France était à genou, meurtri, bah on a fait les plus grosses propositions en fait pour la dignité de chacun des citoyens. C'est c'est les moments où on a pensé la culture de la façon la plus belle. Donc je Mais j'ai pas de programme.
J'ai pas de programme. J'ai pas de programme. On y travaille ensemble justement.
Merci beaucoup avec avec toutes ces Voilà, je crois qu'on peut on peut remercier Anna. Je vois qu'il nous reste il reste une dizaine de minutes mais Anna, j'ai juste j'ai un cadeau pour toi. Ah ouais ?
Je sais pas si tu portes des casquettes mais ici au stand de en Lisée là, ils ont fait une casquette avec un petit des petits ciseaux là. C'est pour séparer l'homme de l'artiste. Je me suis dit que merci beaucoup.
Mais si tu préfères, j'ai aussi acheté le t-shirt Salcon qui peut être utile en manifestation. Donc Talpin bon ben voilà, c'est bien. En tout cas pour nous, c'est très important que tu sois que tu sois venu.
Je me relance pas dans une nouvelle question parce que je vois le compteur qui tourne et on m'a vraiment demandé de libérer parce que après il y a un plateau installé et tu nous retrouves sur ce plateau où on va reparler de l'affaire Zapé Boloré où on sera notamment avec des auteurs qui se sont mobilisés contre la concentration aussi dans le monde de l'édition. On va pouvoir parler indépendante, on va pouvoir voilà aborder tout ces tous ces sujets-là. Mais juste pour dire à quel point euh voilà, c'était c'est très important pour nous d'avoir pu t'entendre aujourd'hui, d' t'avoir avec nous et redire à quel point pour nous la question de la culture, pas la culture comme ça, cette espèce de truc éter mais la question de tous les moyens par lesquels euh la la révolution elle se fait sur le plan culturel, sur le plan de la bataille culturelle et la société elle se transforme par ce par ce biais-là, et ben ce sera central à la fois sur le plan programmatique dans la dans la campagne, mais aussi sur le plan des personnes qu'on a envie à qui on a envie de donner la parole, qu'on a envie de donner à avoir et dont on a envie de donner à voir aussi ce qu'il crée parce qu'on a besoin de ces créations là pour se donner la force aussi d'imaginer un autre monde.
Encore encore merci à toi.
Sarah Legrain