Guerre en Ukraine, élections européennes… - Gabriel Attal - C à vous - 08/03/2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
mardi prochain l'Assemblée nationale débattra de l'aide apportée par la France à l'Ukraine hier le président de la République a réuni l'ensemble des chefs de parti à l'Élysée pour leur expliquer la situation mais aussi sa position que la secrétaire nationale d'Europe et collégie les Verts a presque qualifié de matcho pression qu'on a un président qui compense son manque de courage politique et d'actes concrets par des déclarations viristes et des des déclarations qui n'ont pas juste le défaut d'être viriliste qui sont intempestives qui ne sont absolument pas concerté qui sont choquantes et on va se le dire qui nous ridiculise sur la scène internationale qu'est-ce que vous répondez à Marine Tondelier c'est une surenchère viriliste Mo je je réponds pas à Marine Tondelier honnêement je pense pas que ça soit un sujet qui justifie qu'on fasse de la politique politicienne Emmanuel Macron oui Emmanuel Macron c'est probablement un des chefs d'État qui a été le plus loin dans la recherche d'une solution diplomatique pour éviter c ça lui été reproché d'ailleurs ça lui a été reproché à l'époque il s'est rendu à Moscou il a vu Vladimir Poutine jusqu'au bout il a tout fait pour qu'on trouve une solution diplomatique pour éviter la guerre on s'est rendu compte que Vladimir Poutine ne tenait aucun de ses engagements que sa parole ne valait rien et il a lancé son son agression contre contre l'Ukraine à partir de là il y a un rapport de force il y a un moyen et ça je trouve que personne ne le rappelle il y a un moyen pour que la guerre s'arrête qui est très simple qui est très rapide c'est que la Russie retire ses troupes est-ce qu'on pense que pour pousser la Russie à mettre fin à cette guerre il faut matin midi soir expliquer qu'on a plein de limites qu'on nira pas jusqu'ici pas jusque là pendant que eux au contraire disent qu'ils n'ont absolument aucune limite je n'y crois pas une seconde et surtout je constate que depuis 2 ans que cette guerre a commencé tous ceux qui avaient fixé des limites on se souvient il y a 2 ans on en verra jamais des missiles on nverra jamais des tanks on on n arrivera jamais à faire des sanctions collectives contre des personnes des oligarques russes bah ils ont été démentis par les faits puisque la réalité c'est qu'aujourd'hui on envoie des missil on envoie des tanks on a été uni pour prendre des sanctions ok fermeté et dissuasion il y a qu'un problème c'est que euh en voulant prendre le leadership du camp occidental ou européen Emmanuel Macron n'a fait que l'émiéé que le diviser et que ces déclarations ont entraîné une pluie de critique de la part de d'à peu près toutes les capitales européennes c'est quand même un problème dans la conduite de ce conflit vous ne croyez pas alors je je crois pas parce que d'abord à l'issue de c'est ces propos ont étit tenu à l'issue d'une réunion où l' avait réuni plusieurs dizaines de chefs d'État mais manifestement il n'avait pas euh mais je vais vous dire d'abord pas discuté il n'ait pas discuté avec avec les chefs d'État et de gouvernement qui étaent réunis là de la possibilité de d'exprimer publiquement l'idée l'éventualité d'une d'un envoi de troupe au sol à l'occasion de cette réunion 80 ou 90 % des sujets ont fait l'objet d'un consensus notamment le fait d'envoyer des nouveaux types de missiles beaucoup plus puissant pour permettre aux Ukrainiens de se défendre ensuite il a répondu à une question et il a indiqué qu' pouvait rien exclure par principe qu'effectivement il y avait souvient il y a 2 ans des chefs d'État qui disaient onverra jamais de matériel de défense on enverra des jumelles et des de couchage bon aujourd'hui on envoie des missiles à longue portée des chars pour certains même des avions donc voilà maintenant la ligne elle est claire c'est qu'on veut que la Russie renonce à cette guerre sans lui faire la guerre et c'est ce qu'on rappelle à chaque fois qu'on en a l'occasion parmi les critiques on a entendu par exemple le ministre allemand de la Défense Pistorius qui a dit c'est pas une question de courage c'est pas une question de fermeté c'est une question de tout faire pour aider au maximum l'Ukraine à résister à la Russie en lui envoyant du matériel militaire il se trouve que l'Allemagne envoie a envoyé à peu près deux fois et demi ce qu'a envoyé la France et deux et et et et l'Angleterre a envoyé deux fois le l'aide militaire bilatérale française alors je souris parce que sur les classements et sur qui en voie combien et C on a révisé en fonction de la liste qui a été communiquée lundi par le ministère de la Défense on a pu évaluer l'apport français encore enfin pendant longtemps on a fait le choix la France de ne pas communiquer la liste de ce enenvoie puisque quand vous communiquez la liste de ce que vous envoyez à l'Ukraine vous expliquez à la Russie quel matériel vous êtes en train d'envoyer aux Ukrainiens et donc vous dites au russes voilà ce qu'ils ont en face de vous c'est le choix qu'on a fait au départ ensuite sur la qualité des matériels on a fait le choix nous par exemple d'envoyer des missiles à de longue portée les missiles scalp vous avez des pays qui affichent des montants supérieurs au nôes mais qui n'envoient pas ce type d'armement là qui sont des armements qui sont très demandés par les par les Ukrainiens ce qui a été annoncé par le Président de la République c'est une aide jusqu'à jusqu'à 3 milliards d'euros pour rapporter ça au au au au 12 au PB non mais vous rapportez ça au PIB de chacun des pays on est assez proche des Anglais euh mais on prend pas tous la même chose dans ce qu'on compte vous en avez certains qui prennent l'aide au réfugiés dedans euh non mais si je vous entends bien on fait le maximum c'est ça nous avec nos capacités de production d'armes alors on fait beaucoup on fait je crois le maximum mais le vrai maximum c'est ce qu'on est capable de faire au niveau européen c'est pour ça qu'il y a des discussions qui se poursuivent VI sur la facilité européenne de paix pour continuer à à envoyer davantage de soutiens aux Ukrainiens dans un contexte où je le dis quand même on voit qu'aux États-Unis pèse une incertitude très forte sur la capacité à à continuer le soutien l'Europe jusqu'à maintenant c'est pas la majorité du soutien qui est envoyé aux Ukrainiens on est en dessous de 50 % parce qu'il y a le Royaume-Uni les États-Unis et donc s'il devait y avoir un un un recul des États-Unis de ce point de vue-là faut évidemment que les Européens on puissent continu à soutenir les Ukrainiens parce que je le redis ici aussi je trouve que dans le débat on finit par perdre de vue ce qui se joue et moi je vois que certaines formations politiques donnent parfois le sentiment finalement ça serait plus simple si la guerre s'arrêtait par tout moyen y compris si la Russie gagnait sur l'Ukraine enfin si la Russie gagne sur l'Ukraine derrière c'est nous derrière c'est l'Union européenne pourquoi est-ce qu'il y a des pays comme la Suède la Finlande qui font le choix alors qu'elles étaient neutres de rejoindre l'anouz dire quoi ils sont couchés devant Poutine les opp vous parliez de du ministre allemand de la défense c'est lui qui a dit il y a quelques mois qu'il anticipait un possible une possible guerre sur le sol européen avec la Russie dans les 5 à le ministre britannique aussi non mais je dis ça donc il y a ce sujet de la sécurité collective en Europe si on accepte que la Russie prenne l'Ukraine deuxième chose d'un point de vue économique la situation serait pire encore on parle des deux principaux producteurs de céréales si la Russie envaer l'Ukraine je peux vous dire que le coût des le coût des matières premières alimentaires des céréales va encore une fois exploser et donc ça se ressentira sur les produits alimentaires que les Français achètent au supermarché sur l'énergie c'est pareil on aura à nouveau une explosion des coûts de l'énergie extrêmement forte donc pour tout pour toutes ces raisons et à tout point de vue on a absolument pas intérêt vraiment à ce que la Russie gagne sur l'Ukraine et on a au contraire tous les intérêts à continuer à soutenir les Ukrainiens pour leur permettre de résister la guerre en Ukraine qui sera sans nul doute un des thèmes des élections européennes du 9 juin prochain dans une semaine depuis une semaine pardon Renaissance s'est trouvé une candidate Valérie ayz vous serez avec elle demain à l c'est côté pour le premier meeting de campagne selon Le Parisien Aujourd'hui sous la plume du journaliste politique Olivier baaumon Emmanuel Macron a demandé à l'ensemble du gouvernement de s'impliquer beaucoup plus dans cette campagne des européennes seul votre serviteur est sûr d'être là jusqu'en 2027 aurait même dit le président c'est un avertissement ça veut dire que le résultat du 9 jour un soir peut avoir des conséquences sur votre gouvernement non mais d'abord il nous a demandé effectivement de nous mobiliser dans la dans la campagne et on va tous se mobiliser dans la campagne parce que indépendamment je vais vous dire des sujet de politique nationale et cetera ce qui se joue c'est quand même fondamental on est quand même dans un moment regarder tous les sujets dont on a parlé depuis le début la réaffirmation des grandes puissances américaines chinoises la guerre au cœur de l'Europe aux portes de l'Union européenne le dérègle si j'ajoute le dérèglement climatique l'intelligence artificielle et les géants du numérique tout ce que ça va bouleverser dans nos vies est-ce qu'on pense sincèrement que en franco-français seul sans travailler avec ceux qui nous entourent et sans agir ensemble on va réussir à s'en sortir et à peser face à tous ces défiliser aussi pour pas laisser le rassemblement national de Jordane Bardella emporter la mise mais parce que leur programme à eux leur projet leur vrai projet c'est de mettre fin au projet européens et à l'Union européenne et c'est le cas pour tous les partis d'extrême droite mais vous savez ils cherchent leur obsession c'est de ne plus faire peur de changer de l'Intérieur d' l' de l'Intérieur leur obsession c'est de ne plus faire peur et donc effectivement maintenant il disent quasiment plus rien d'ailleurs mais je moi je le dis même si ils font moins peur ils feront aussi mal voir plus mal parce que quand vous regardez leur programme c'est quoi alors effectivement ils disent plus on veut sortir de l'Union européenne mais ils disent on va arrêter de payer la contribution à l'Union européenne que payent tous les pays contribtion ouis arrêter de payer ce qu'on doit payer il disent on va sortir des traités on va sortir du marché européen de l'énergie on va arrêter de respecter les règles comment enfin est-ce que vous connaissez une association donc vous pouvez rester membbrre si vous payez pas votre cotisation et si vous respectez pas les règles et le règlement intérieur ça n'existe pas il y a encore quelques années quand il y a eu le le brexit ils ont soutenu le brexit ils avaient même des affiches frxit à l'époque vous allez aujourd'hui dans des villes qui sont dirigés par des maires du rassemblement national c'est le cas par exemple à ber il a baptisé une rue rue du brexit parce que c'est leur modèle c'est leur rêve regardez ce qui se passe aujourd'hui au Royaume-Uni où le brexit était présenté à l'époque notamment par le rassemblement national comme quelque chose de formidable qui allait sauver les Britanniques à tout point de vue économique en terme économique en terme de migration c'est une catastrophe les derniers au fourneau ont fermé nous on rouvre des usines des megga Factory de batterie électrique grâce à l'Union européenne et au travail qu'on porte avec les Allemands donc moi c'est sûr je vais me battre contre dans cette élection mais parce que indépendamment des sujets politiques je vais vous dire et et de nos personnes enfin c'est quand même l'avenir de l'Europe qui se joue et je reviens des Pays-Bas où j'étais il y a quelques jours là-bas aussi l'extrême droite anti-européenne progresse en Allemagne on en parlait tout à l'heure là aussi l'extrême droite anti-européenne progresse et donc ce qui se joue même indépendamment de la France parce que ça se joue partout en Europe c'est la progression de ceux dont le projet est de démanteler l'Union européenne et donc d'affaiblir la protection des Français parce qu'on sera pas mieux protégé en étant tout seul face à tous les défis que j'ai évoqué avec un RN qui est toujours dans l'Arque républicain Gabriel Atal mais moi je suis jamais rentré là-dedans moi j'ai dit non j'ai été interrogé une fois sur ce sujet-là et j'ai dit moi je travaille avec tous l'émicycles h parce que par définition euh quand enfin derrière chaque député et vous avez vu l'arc républicain c'est l'hémicycles mais oui alors qu'Emmanuel Macron lui dit queurn est reconquê je vois bien la volonté de nous faire revenir sur ce d'Inval entend des choses moi je vais vous dire et je l'ai dit dans toutes mes fonctions ministérielles depuis que je suis au gouvernement je considère que derrière chaque député il y a des français qu'on l'accepte ou enfin on est obligé de l'accepter mais qu' qu'on en soit heureux ou non il y a des Français qui ont voté vous avez bien compris qu'il y en a avec qui je suis radicalement en désaccord j'ai cité le rassemblement national notamment sur les questions d'Europe la France insoumise sur les question de laïcité tout m'oppose à eux quasiment tout mais ils ont été élus moi je suis Premier ministre j'étais ministre vous êtes dans l'hémicycle vous avez des questions qui sont posées bah vous répondez aux représentants de la nation vous avez des amendements qui sont déposés vous donnerz un avis sur les amendements parce que sinon c'est trop facile pour eux ils ont pas prononcer puent fa com ou je crois profondément qu'on qu'on pense et qu'on dit au fond la même chose il l' dit dit que ce n'est pas dans l'arc républicain et que vous vous dites que oui il dit dans dans le dans cette même interview qu'on est pas là pour pour décerner des brevets de de représentativité ou pas par définition ils ont été élus donc on doit euh composer avec un parlement qui a élu euh des partis d'extrême euh ce dont je ne me réjouis pas mais ce que je suis euh ce avec quoi je suis obligé de composer
Gabriel Attal