Moyen-Orient : La France a-t-elle les moyens des ambitions d'Emmanuel Macron ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Midih 14h, Sud Radio, [musique] la France dans tous ces États, le face-à face. Vous êtes bien sur Sud Radio. Nous sommes le mercredi 11 mars 2026, il est 13h05 et je reçois son excellence François Gouillette.
Je me permets d'utiliser son excellence qui est pas toujours approprié mais là c'est un homme excellent que je reçois François Gouillette diplomate de la République française. Il a été en poste au début de sa carrière à Tripoli, à Jedda, à Niikzi, à Damas, à Ankara et ensuite ambassadeur dans les Émirats à Buunis, à Abu Dhabi, en Libye, en Tunisie, en Arabie Saoudite, en Algérie. Voilà un homme qui connaît les affaires de la Méditerranée, de l'Orient et du Proche-Orient, j'allais dire quasiment par cœur.
François Gouillette s'est impliqué dans l'image de la France, c'est un expert, il parle aujourd'hui. Je suis content de l'avoir, très honoré de nous avoir monsieur monsieur l'ambassadeur parce que vous êtes vous êtes cher, vous êtes tellement sollicité. Et voilà, vous vous nous avez fait l'honneur et la faveur de venir ce dans ce studio pour parler sur Sud Radio.
C'est la radio du Parlon vrai. Vous ne serez pas obligé d'être toujours diplomate mais je sais que vous le resterez quand même et nous allons discuter non pas à bâton rompu parce que nous n'avons pas de confrontation mais nous allons aller au fond de ces de ces sujets parce que l'heure est grave, la situation est épineuse, le président de la République prend des des positions et des dispositions. Donc nous aimerions savoir exactement ce qu'il en est, quel est le rôle de la France.
Euh je rappelle que Gérald Armanin vous a confié euh une mission sur l'islam politique euh et sur les frères musulmans. Donc vous connaissez aussi euh cette thématique et puis comme vous êtes diplômé en arabe littéral, je vous dis hananan safir. Bienvenue monsieur l'ambassadeur.
Je vous je vous ai parlé en arabe parce que je sais que vous le je sais vous le comprenez. François Gouillette, est-ce que vous êtes vous qui avez vu tant de choses qui avez vécu tant de choses sur des terrains dans des situations avec des postes d'ambassadeur ? dans des pays où il y a eu des conflits.
La Libye c'était Kaddafi, la Tunisie, l'Arabie Saoudite, l'Algérie. Vous êtes aujourd'hui tout le monde est inquiet, vous êtes raisonnablement inquiet aujourd'hui. La D'abord, je voulais vous remercier de m'avoir invité à à votre émission.
C'est un honneur euh bah préoccuper, nous le sommes tous devant des conséquences possible et assez largement imprévisible d'un d'un conflit qui maintenant a été déclenché depuis une douzaine de jours et dont on voit qu'il s'étend un peu comme les métastases d'un cancer à la fois en terme d'air géographique mais aussi fonctionnel avec des problématiques nouvelles qui qui apparaissent. La dernière en date, c'est la problématique de l'eau avec les menaces de frappe sur les installations de des salements dans les pays de la région. Voilà.
Donc, il y a il y a beaucoup de beaucoup d'éléments qui se qui interagissent. Euh il y a aussi au plan régional naturellement de des acteurs nouveaux qui qui sont concernés. Je pense à des pays comme l'Azerbaïdjan, la Turquie qui n'était pas au départ concerné.
Et donc voilà, toute cet ensemble de données effectivement ajoute à l'inquiétude générale. Monsieur l'ambassadeur, cher François Gouillette, je suis né en 1959, vous avez beaucoup plus d'inveillance que moi. Je remonte dans le temps parce que je me souviens que lorsqu'il y avait des conflits, il y en a eu certains, il y avait un minimum de protocole de procédure internationales.
L'ONU fut cré fut créé après la SDN qu'on appelait les parlottes de Genève. L'ONU général duga a dit c'était le machin. Pour autant lorsqu'il y avait une agression caractérisée avec un état de guerre, il y avait des procédure avec le conseil de sécurité, une déclaration de guerre, on allait voilà et même si pour l'Irak en 2003 le l'ONU avec la célèbre intervention de Dominique de Villepin l'ONU ne veut pas y aller.
Les États-Unis et le président Bouche passe outre avec la complicité quand même de Tony Blair de José Maria Aznard et de José Manuel Baroso. On sait comment ça s'est terminé en fiasco, mais il y avait quand même un minimum de protocole. Aujourd'hui, c'est carrément de façon officielle la loi du plus fort.
J'y vais quand je veux puis je vous préviens éventuellement 2h après une fois que j'ai commencé à lancer mes missiles. Bah le non respect du droit international. Alors je sais qu'il est de bon temps chez certains de je dirais de contester la pertinence du la référence au droit international.
Mais effectivement, comme vous le dites, si le droit international n n'est pas respecté, c'est la loi de la jungle qui prévaut ou en tout cas la porte est ouverte à à la à la loi du plus fort. Je me souviens d'une ministre socialiste qui disait "Mais la République c'est ringar. Est-ce que le droit international c'est ringar ?
Maintenant, c'est ça, c'est je je ne le crois pas. Il a le mérite quand même de poser des règles et quand ces règles ne sont plus respectées, bien effectivement, c'est la loi du plus fort qui s'impose comme je le disais. Alors, la France assiste, elle témoigne, je faisais allusion tout à l'heure à la déclaration célèbre qui honorer la France de Dominique de Villepin à l'ONU en disant ce ce vieux pays de ce vieux continent.
Nous sommes observateurs, la France et l'Europe. Euh vous qui avez été diplomate des postes sensibles et des postes importants, vous avez connu une époque où comme le dit le président de la République, la France était à défaut d'être crainte, elle était respectée. Ça, vous avez connu une un respect pour la France.
Vous l'avez vécu. Oui. Alors, vous faites allusion en particulier à la à la Seconde Guerre du golf.
Effectivement, j'étais à l'époque c'était mon premier poste de d'ambassadeur en aux Émirats arabes unis. Et je me souviens très bien effectivement que et bien le le la position adoptée à l'époque par la France, le refus de s'engager euh de s'engager dans la guerre décidé par les Américains. Et ce refus avait été exprimé effectivement par Dominique de Villepain avec beaucoup de je dirais de solennité de solit de courage mais c'était en réalité effectivement une un discours qui il était le porte-parole de Jira qui était le c'était bien mais c'était c'était non tout à fait tout à fait enfin de pour ce que j'en savais à l'époque effectivement mais il en a été il en a été le le porte-parole extrêmement éloquent et effectivement cela nous a valu cette position hein.
Je rappelle que le président Chirak à l'époque avait non seulement fait prononcer par son mise affaires étrangère le discours que qui est resté effectivement dans les dans les annales, mais il avait également, je dirais brandi la menace d'un vétoil de sécurité puisque nous avons effectivement cette qualité de de membres permanents et et donc il avait brandi la menace d'un véto s'opposer à l'adoption d'une résolution ution du conseil de sécurité sous chapitre 7, c'est-à-dire autorisant l'emploi de la force derrière résolution derrière laquelle les Américains effectivement se seraient retranchés pour pouvoir agir militairement. Mais là, il a effectivement brandi cette menace et donc la France ne s'est pas engagée. Effectivement, ça a pu su d'ailleurs susciter à l'époque l'incompréhension y compris de nos de certains de nos partenaires du golf, mais il a tenu bon sur cette ligne et ça lui a valu effectivement un surcroit de considération dans l'ensemble de dans l'ensemble du monde.
Pour rester dans cette euh dans cette dans cet événement-là, pour le haut diplomate que que vous avez été et que vous êtes encore dans votre dans votre esprit, quand en 2008 le président Nicolas Sarkozy va à Washington et va quasiment s'excuser de ne pas avoir été présent en 2003, c'est quelque chose qui diplomatiquement parlant, je parle pas moralement, diplomatiquement parlant, ça vous heurte ? Ça vous gêne qu'un président de la République puisse dédire le l'engagement de la France du président précédent. Écoutez, j'étais à l'époque j'étais à l'époque ambassadeur en Libye, d'ailleurs nommé par Nicolas Sarkozy quelques mois auparavant.
Je ne peux pas dire que cette décision en tant que citoyen mais satisfait. Je me reconnaissais davantage dans la ligne qui avait été celle de fixée par le général de Gaulle et ses successeurs d'ailleurs jusqu'à jusqu'à François Mitteran inclus et Jacques Cherc surtout dont on a effectivement évoqué la la la la décision de de rester à l'écart de cette guerre. Mais effectivement euh voilà, je pense que la la tradition que Kuber Vedrine euh décrit comme la tradition golomiterandienne euh me paraît être la la bonne voie.
Elle a été foulée au pied en tout cas par SarkoZi de façon très très officielle et je dire très décontractée. Vous étiez en Libye euh vous avez vu venir le fiasco liben euh vous étiez en France. Alors le fiasco libien non nous n'avons pas la vérité.
J'ai eu l'occasion de le dire d'ailleurs lorsque j'avais été à mon retour de Tripoli auditionné par la la commission parlementaire. Oui. En mars 2000 en mars 2011.
Donc j'ai j'ai Non, j'ai reconnu qu'effectivement nul ne s'attendait à l'époque à ce que le régime libyen puisse être touché par cette vague de contestation. Au contraire, il paraissait et c'était d'ailleurs la vie de la CIA à l'époque en 2000 début 2011, la CIA considérait il y a un témoignage de Édouard Bayer qui était l'un des grands spécialistes du moyen à la CIA euh qui qui reconnaît lui-même que des la CIA dans ses évaluations estimait que la Libye était sans doute de tous les pays du Maghreb le régime le plus solide. Donc on a été effectivement surpris par cette je dirais ce château de cartes qui s'est voilà effondré progressivement.
Ça a commencé effectivement en Tunisie avec l'immolation de Boisizi le le 17 décembre. Voilà le 17 décembre 2010. Ensuite, il y a eu effectivement le départ de Benal le 14 janvier et puis ensuite à partir de à partir de février, bah on a vu effectivement Moubarak contesté en Égypte, la Syrie en Mars et cetera.
Nous sommes avec François Gouillette, ancien ambassadeur en Libye, en Tunisie, en Arabie Saoudite, en Algérie, grand expert, j'allais dire, des réalités géopolitiques et et du droit international qui est qui est malmené. Nous essayons avec lui de comprendre quel est le rôle de la France. Qu'est-ce qu'il peut arriver ?
Est-ce qu'il y a matière à étin inquié ? Vous nous appelez au 0826 300300 Emmanuel Galasso sur votre appel parce que je sais que vous vous sentez concerné vous français auditeurs de Sud Radio. Ce qui se passe en Iran, ce qui se passe au proche- Orient, est-ce qu'on va vers la guerre ?
On va aller tout à l'heure avec Pierre Chassay les incidences sur le prix du carburant. C'est quelque chose qui nous touche aujourd'hui quasiment chez nous. On a matière à s'inquiéter.
François Gouillet est un diplomate plutôt rassurant. Nous allons parler vrai avec lui. Pour autant et il y a peut-être pas forcément matière à se à se rassurer.
On attend votre appel à tout de suite sur Sud Radio. France dans tous ces états. Périco Leggas.
Vous êtes bien sur Sud Radio parce que je reçois François Gouillette, un ancien ambassadeur en Libye, en Tunisie, en Arabie Saoudite, en Algérie. J'aiénonce ces pays parce que ce sont des pays importants où il s'est passé des choses graves que vous avez été le témoin. Je sais que vous ne nous direz pas tout parce que vous êtes malgré tout tenu non seulement au secret professionnel, à un devoir de réserve parce que le jour où François Gouillette racontera tout, j'allais dire le c'est comme la Chine, le monde le monde tremblera et et vous venez pourtant ici témoigner de ce que vous vivez.
Moi, j'ai besoin de votre analyse, de vos projections. Vous ne lisez pas dans le barre de café non plus, mais il y a suffisamment d'inquiétude pour avoir la vie d'un diplomate aussi expérimenté que vous. Appelez-nous auditeur de Sud Radio 0826 300300.
Euh François Gouillet est un homme à qui on peut poser toutes les questions euh parce qu'il est à même d'apporter toutes les réponses. Voilà, on était en train de discuter du rôle de la France, de vos de votre présence en Libye au moment juste avant le juste avant la tragédie, l'Arabie Saoudite et ensuite l'Algérie. Je vous demandais François Gouillette si l'image de la France était restée aussi intacte qu'elle n'était lorsque Dominique de Vilpin avait fait sa déclaration à l'ONU.
Est-ce qu'aujourd'hui ce que fait Emmanuel Macron qui est controversé être présent, envoyer une frégate à Chypre, le Langdooc puis ensuite le porte-avion Charles de Gaul se manifester. Est-ce que c'est ça le rôle de la France ? Alors on se dit oui, comme il a rien d'autre à faire et qu'il a une image à remonter, il bénéficie quelque part de ce conflit pour se redorer le blason.
Est-ce que pour autant l'attitude qu'il a lui qui a été si critiqué est cohérente et conforme à ce que la France doit faire dans cette affaire ? Je le crois effectivement parce que nous avons euh c'est la réalité, j'étais effectivement moi-même il y a il y a plus de 20 ans, c'était mon premier poste d'ambassadeur à Abu Dhabi aux Émirats Arabes unis. C'est un pays avec lequel nous avons depuis 1995 un accord de de défense important et engageant, hein.
L'année précédente, d'ailleurs en 1994, nous avions signé également un accord de défense avec le Qatar. Oui. Donc ces deux pays-là, sans parler de l'Arabie Saoudite, sont des des partenaires importants sur le plan euh de la coopération de défense, évidemment également sur le plan de la coopération économique, énergétique euh de notre pays.
Donc, il est normal, il est essentiel que nous honorions les engagements que nous avons souscrit avec des partenaires importants qui sont des pays amis. Et lorsque ces pays sont menacés effectivement et là il en l'occurrence ils étaient ils ont été non sûement menacés mais frappés par des par des attaques de de missile iranien. Il était normal que la France manifeste sa solidarité et ne pourrons pas rester indifférent à la situation sans sans sans préjudice de la question effectivement du détroit d'Ormuse, mais euh l'envoi du groupe aéronaval est une manière de effectivement de manifester notre présence et aussi le fait que nous comptons sur la scène internationale.
Malgré tout la France reste un pays qui compte. Nous sommes membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies. Nous sommes une puissance nucléaire.
Voilà. Donc je pense que oui, je pense que le président a eu raison de d'agir comme il l'a fait jusqu'à présent, tout en tout en ne marquant bien naturellement que nous n'étions pas partis à ce conflit qui a été décidé sans nous consulter et j'ajouterai également sans que le droit international soit respecté. Pour autant François Gouillette, est-ce que nous disposons bien des moyens nous est-ce que nous nous sommes bien donnés les moyens d'être d'être respecté à défaut d'être craint ? et bien d'envoyer un porteavion.
Bon, est-ce que aujourd'hui la France au vu de son arsenal nucléaire en même temps de de sa capacité d'intervention dans les armes conventionnelles, de la situation de l'Europe, de vu de ce qui s'est passé en en Ukraine où on est quand même dans un retrait, je déteste l'expression municoise, je déteste les points Godwin et l'Ukraine n'est pas les Sud-ettes et et Poutine n'est pas Hitler. Est-ce que pour autant ces mauvaises images qui ont été envoyées, cette faiblesse de l'Europe, cette cette incapacité française à peser autant qu'elle peut euh légitime le fait qu'on aille là-bas avec des moyens ? Dites-moi la vérité, ça ne changera rien que nous soyons, c'est bien que nous y soyons, ce n'est pas ça qui va inverser.
Les Américains ont même fait comprendre que le Charles de Gaulle risquait de perturber les communications et le dispositif militaire mis en place en Méditerranée. raison de plus peut-être pour le l'envoyer mais je pense que effectivement d'abord le Charles Dog le groupe AONASA c'est pas négligeable même s'il n'y a qu'un nombre limité de qu'il y a une vingtaine de de d'appareils qui sont qui sont à bord mais il y a tout un ensemble tout un écosystème je dirais de défense autour du du Charles de Gaulle et il y a il y a un effet d'entraînement puisque les Britanniques à leur tour on voit de leurs plus enfin dans navires les plus importants. Il est vrai qu'ils ont une base souveraine à Chip qui a été qui a fait l'objet d'une attaque de la part des Iraniens à Crotillerie.
Non, moi je crois que effectivement nos nos partenaires du golf puisque j'ai eu le le privilège de servir dans dans deux ces pays aux Émirats d'abord puis en Arabie jusqu'en 2020 sont très attentifs en réalité à notre posture, à notre positionnement, à notre action. Euh j'ai eu l'occasion de de d'avoir des discussions encore euh tout récemment, encore même hier avec des des ambassadeurs de de pays du golf euh à Paris et qui tous m'ont dit combien ils appréciaient cette mobilisation de la France. Toutefois, toutefois François Gouillette, euh on sent l'inconfort de ces pays dans le dans le contexte du monde arabo-musulman.
L'Iran est une grande puissance musulmane. Aller épauler les Israéliens et les Américains contre l'Iran, on sent bien qu'il y a des restiss politiques et diplomatique de la part des chefs d'état des Émirats et et du prince héritier d'Arabie Saoudite. Oui, parce que d'un côté bien sûr, on sait qu'il y a des liens qui se sont noués, qui se sont tissés entre certains pays du Golfe et Israël.
C'est le cas évidemment des de des pays qui ont qui ont euh adhéré aux accords d'Abraham, a commencé par évidemment les Émirats arabes unis et Bahrain en 2020 je crois euh ou à partir de 2020. Euh l'Arabie Saoudite euh effectivement envisageait peut-être euh à son tour sinon de rejoindre formellement les accords d'Abraham, du moins de d'engager une unstus de normalisation de des relations avec Israël lorsque le 7 octobre est survenu, le l'attaque terroriste du 7 octobre qui a effectivement eu pour effet de stopper toute véléité de de normalisation dès lors que la la réponse la réponse d'Israël effectivement et le je dirais le le le quasi la quasi destruction de Gaza ne pouvait pas favoriser hein du point de vue saoudien une normalisation déclencheur ça a été le déclencheur général cette octobre François Gouillette en tout cas le je disais qu'effectivement il y avait cette ce mouvement disons de normalisation engagée mais en même temps là on est dans une situation très différente parce qu'il y a effectivement une coalition israélo-américaine qui était qui est à qui a engagé depuis 12 jours cette guerre et et c'est une guerre à laquelle Les pays du golf n'ont nullement l'intention de participer, n'ont pas du tout envie d'être entraînés dans un conflit ou conséquence incalculable pour eux. Sauf qu'ils en subissent déjà les conséquences des missiles iraniens, j'allais dire les le traitement de l'eau de mer, les centrales de Dous qui sont vitales pour ces pays-là.
Netaniaou et Trump ont entraîné ces pays dans une aventure dont on ne voit pas l'issue et je pense que ça les rassure pas. C'est pour ça que j'employais euh lors de la précédente intervention sur des des chaînes d'information la formule bien connu désormais des des ingénieurs du chaos puisqueon a l'impression qu'effectivement euh ils sont à l'œuvre et que les conséquences euh sont imprévisibles. Vous évoquez euh la question de l'eau. a pas été d'ailleurs immédiatement, je dirais traité dans les dans les médias, mais aujourd'hui elle l'est parce qu'effectivement on on on la grande crainte de de ces pays contulent leurs dépenses très fortes à aux installations, à l'industrie du dessement, notamment dans les très grandes villes que sont Dubaï et Riad et est essentiel. et certaines certaines analyses voilà laissent entendre que en cas de frappe aux conséquences directes sur le fonctionnement des stations de dessement si elle devait être à l'arrêt pour une durée à déterminer c'est dans une ville comme Riad c'est 7 millions de personnes qui seraient privé d'eau.
Donc on pourrait envisager même l'évacuation de millions de personnes. Tout ceci est quand même cauchemar. On va y revenir François Gouillette.
Je suis avec François Gouillette, ancien ambassadeur dans les pays du golf et dans la Méditerranée. Nous décryptons la situation, la tragédie internationale. Nous avons Chantal que je vais prendre dans quelques instants.
Vous restez en ligne Chantal. On va vous prendre, vous allez poser questions à François Gouillette et vous nous retrouvez sur sur Sud Radio en appelant Emmanuel Galasso au 0826 300300 parce que on voit bien que tout ça vous touche, vous concerne et vous êtes certainement nombreux à vouloir en savoir un petit peu plus sur l'issue de cette guerre, comment ça peut se terminer dans le cauchemar ou dans la catastrophe. Voyez le choix le choix est simple.
À tout de suite sur Sud Radio. [musique] Midih 14h, Sud Radio, la France dans tous ces états. Périco Leggas.
Et oui, nous sommes bien sur Sud Radio parce que c'est le parlon vrai qu'on va au fond des des choses et surtout quand on a un diplomate comme François Gouillette qui a vécu tellement de choses. Je disais tout à l'heure s'il racontait tout, je pense que certains seraient inquiets. Mais ce n'est pas du tout ce n'est pas du tout son esprit.
En revanche, François Gouillette décrypte avec beaucoup de pédagogie et de précision ce qui se passe avec les mots. On a refait un petit peu un voyage dans le temps puisque son expérience de diplomate la puné dans des pays comme les Émirats arabes unis, la Libye, la Tunisie, l'Arabie Saoudite, Algérie. Donc il a une vision, il a du recul sur la situation.
Nous étions en train de dire que le président de la République française qui est souvent critiqué et on n'épargne pas sur cette station quand on estime que qu'il se trompe a pour leur tenu l'attitude qu'il fallait même s'il peut y avoir des arrières-pensées. Ma question François Gouillette et on va prendre Chantal dans dans dans une minute. Ma ma question François Gouillette, c'est est-ce que nous ne sommes pas dans cette opération manipuler la France par deux chefs d'état, chef de gouvernement, chef d'État Benjamin Etanya et et Donald Trump qui roulent déjà chacun chacun pour eux-mêmes.
Les Tagou, on connaît ses objectifs, c'est l'éradication du Hamas et de tout ce qui menace Israël. Quels que soient les moyens, on est dans le co qu'il en coûte là. absolu et puis Donald Trump qui veut aussi exister euh et qui semble-t-il sa véritable offensive, vous me direz si je me trompe, c'est de contrer l'offensive chinoise.
Quand je parle d'offensive, il a subi une humiliation sur les terres raves. Il est en train de verrouiller les alliés de la Chine dans le monde et évidemment couper les puits couper les puits de pétrole à la Chine, c'est quelque chose qui n'intéresse. Est-ce qu'on est dans ce terrainl ?
C'estàd qu'on est on risque d'être manipulé par deux hommes d'état qui n'ont pas comme vision l'intérêt de la paix internationale mais leurs propres intérêts. Je crois pas que la France se laisse manipuler mais le risque effectivement existe que des agendas différents viennent je dirais compliquer encore plus la situation qu'il est déjà beaucoup hein. Vous évioquez effectivement le le la priorité chinoise pour pour Trump et pour les États-Unis.
Ça n'est pas la priorité d'Israël clairement, mais ce qui est clair, c'est qu'il y a une une co-entreprise isralo-américaine qui est à l'œuvre depuis une douzaine de jours et dans des opérations dont effectivement dont on comme je le disais avec un peu de rififi là dans les dernières heures. Alors effectivement, on peut on peut se demander jusqu'à quand effectivement il il peut y avoir au boutique comme on dit des objectifs et de l'action puisque il risque de se au fur et à mesure que le le le conflit se prolonge et que la des des perspectives de d'effondrement du régime s'éloignent parce que c'est quand même bien cela que l'on que l'on observe aujourd'hui. Il puisse y avoir effectivement une divergence.
Nous ne sommes pas sur le Charles de Gaulle mais nous allons à Bastia au cœur de la Méditerranée où nous attend Chantal. Bonjour Chantal, bonjour Pigot et bonjour monsieur l'ambassadeur. Bon, vous êtes en première ligne là-bas encore.
C'est du terrain hein. Vous je sais pas si vous êtes àorté de missile de l'Iran, mais vous êtes quand même exposé. Est-ce que vous êtes inquiète Chantal ?
Alors, inquiète, on lit toujours. Surtout que nous, on a une base aérienne à Solenzar. Solenzar, quelle belle chanson.
Il y a quand même des des ogives nucléaires. Euh nous avons quand même nous sommes dans la en Méditerranée donc forcément nous sommes inquiets. Moi ce qui me désole c'est que que ce soit en juin quand il y a la guerre des 12 jours où là depuis le 28 février à chaque fois l'Iran était en négociation avec les États-Unis.
Oui. Donc c'est quand même déplorable que [rires] on négocie d'un côté, on envoie des bombes de l'autre. Donc déjà, on se pose des questions.
À quoi sert la négociation ? nous qui en France avions quand même une une voie qui qui portée au Moyen-Orient par nos ambassadeurs et nos diplomates parce que nous avions cette force diplomatique. Euh je je me demande ce ce qu'on va rajouter le fait que le Charles de Gaulle parte là-bas.
Moi, je suis très inquiète parce que je me dis que si le Moyen-Orient s'enflamme là, apparemment, mais je ne sais pas si c'est vrai, peut-être que monsieur l'ambassadeur aura beaucoup plus pourra plus me répondre, mais les tous les pays arabes, moi j'ai un collègue qui est saoudien, ils se posent tous des questions de ne plus garder de bases militaires américaines sur leur sol. Et Riad, apparemment hein, je mets au conditionnel se rapprocherait encore plus de la Chine euh pour la sécurité aussi. Donc Trump est en train de perdre toute crédibilité dans tous les pays arabes parce que bien sûr il y a les bases américaines.
Donc l'Iran bombarde les bases américaines. Euh et ce qui est de ce qui est la guerre hein, c'est tout à fait normal. Il faut voir qu'ils ont été attaqués.
Voilà, je veux dire voilàou est le plus grand. Votre vision est vous avez une vision synthétique de la de la situation. Je je prendrai Didier juste après qui nous appelle de relier à la maison.
François Gouillette. Chantal est inquiète parce que elle considère qu'il y avait des négociations avec l'Iran sans que ce soit les Je pense que la conclusion n'aurait pas été idéale. Le régime se maintenait mais pour autant le danger nucléaire s'écartait.
Pourquoi Donald Trump a torpillé les accords qui avaient commencé sous Clinton et où on sentait que l'Iran était prête à faire vraiment de de réelles concessions ? Alors bon, c'est effectivement Chantal évoquait les les négociations qui avaient été engagé déjà en juin et qui ont été d'ailleurs interrompus par des frappes déjà à l'époque puis rebelote si j'ose dire il y a maintenant une de semaines. Alors ce qu'il faut, je crois avoir à l'esprit, c'est que les Omanis, puisque Oman a été, je dirais la la puissance tierce qui a hébergé les négociations indirectes entre américains et et iranien a été surpris et même s'est senti, je crois, humilié de constater que alors même que son ministre des phases étrangères était parti à Washington pour briefer les les Américains, les responsables américain de l'état d'avancement de la négociation indirecte entre avec avec l'Iran.
Le le feu a été déclenché sans même qu'il soit consulté alors même qu'il se trouvait à Washington. Donc je pense que avant que nos amis Amanis qui ont toujours eu une position je dirais originale dans cette dans cette région euh accepte de nouveau d'être des médiateurs dans un conflit, il s'écoulera certainement du temps. Après sur effectivement la la la politique saoudienne, bon on sait qu'elle est je dirais elle est structurée par cette alliance avec les États-Unis depuis la fameuse rencontre en 1945 à bord d'un d'un bateau qui s'appelait le Queencar entre effectivement Roosevelt et le et le prince Libou Liben Saoud Abdaziz et cela qui avait dégagé la famille des haschémites qui sont aujourd'hui en Jordanie.
Ça a été un tournant dans l'histoire de l'Arabie aussi. 80 ans après effectivement avec la la réélection de Trump, on a pu considérer que le pacte du kins comme on disait avait été renouvelé. Aujourd'hui, effectivement cette cette guerre met les certainement les Saoudiens mal à l'aise parce que ils n'y ont évidemment aucun intérêt, pas plus d'ailleurs que les les autres pays du golf, pas plus que les Émirats.
C'est pour ça que il faut faire très attention à l'infox aussi, enfin à ce qu'on appelle les les fake news ou les fausses nouvelles ou une communication, je dirais, qui n'est pas qui n'est pas basée sur des sur des réalités. Hier par exemple euh on disait que les Émirats auraient participé à une frappe contre des installations euh de dessement en Iran. ce serait totalement suicidaire puisque ils don naturellement démentis et je crois que leur dément est crédible parce que je je vois pas l'intérêt pour les les Émires de s'exposer en retour puisque en plus les iraniens ont fait savoir que ce serait désormais œil pour œil, d pour d usine de dessement en Iran, ben ils vont attaquer une usine de dement vous avez la bêtise naturelle aussi de de belle part malgré l'intelligence artificielle nous avons nous avons Didier François Gouillette qui nous appelle de R mal maison bonjour Didier oui bonjour Péricot bonjour bonjour monsieur euh leancien ambassadeur.
Bonjour. Euh alors tout à l'heure, j'ai relevé une phrase ou un morceau de phrase très rapide que vous avez prononcé, monsieur l'ancien ambassadeur, monsieur François Gouillette. Monsieur François Gouillette, voilà.
Euh euh vous avez dit que euh alors que les Américains indiquaient que euh le porte-avion euh Charles de Grôle euh risquait de perturber les communications, c'est moi, c'est moi qui ai dit que le l'état-major américain avait dit il va venir perturber. Voilà. Oui.
Oui, c'est ça. C'est ça. D'accord.
Ce n'est pas c'est moi. C'est moi. Et la Oui.
Et si j'ai bien compris euh je ne veux pas déformer euh monsieur euh Gouillette a répondu que c'était une raison de plus pour l'y envoyer. Donc en à proximité du Moyen-Orient. Qu'est-ce que cela signifie exactement par rapport à l'action des Américains ?
Bah, ça signifie que enfin la France n'est pas une puissance qui se qui peut se laisser intimider par je dirais des menaces quel qu'elle soit, quel que soit celui qui les profère hein. Voilà. Donc c'est nous sommes nous sommes présents dans la zone.
Euh nous avons des intérêts à défendre. Si effectivement il y a une une opération mais qui ne sera pas d'ailleurs menée qui ne serait pas menée par la France seule. Je crois que le président de la République a bien euh posé les conditions d'une op d'une éventuelle opération dans le D3 d'Ormous pour garantir la la sécurité de de de enfin la circulation dans le D3 d'Ormous.
Ce serait évidemment et probablement une une opération menée conjointement avec quelques quelques nations amies. Euh par exemple l'Espagne, par exemple effectivement les Pays-Bas, par exemple l'Italie. Oui.
Oui. Alors euh attention, le porte-avion actuellement, je sais qu'il dispose de moyens d'action euh qui permettent d'atteindre des cible lointaine, mais il n'est pas du tout du côté du D3 d'Ormouse. Nous sommes bien d'accord.
Non, mais il s'en rapproche. Enfin, je veux dire, il est il est il est il est il est méditaire pas dans le D3 d'Ormus. Mais bien entendu, parce queentre le D3 d'Ormous et la et le et le et la Méditerranée, il y a aussi il y a aussi euh le le Canadal de Suè, enfin voilà.
Didier, c'est parce que le Chypre est un membre de l'Union européenne, qu'il y a eu des tirs sur Chypre et que le président de la République française disposant d'une force nucléaire et d'un porte-avion considère que c'est à lui à faire le rempart de ce côté-là de la Méditerranée. Voilà, gardons-nous d'aller dans les trois d'Ourmous où effectivement ça serait beaucoup plus aventureux. Alors que là à Chpre, il y a une légitimité he François Gouillette que l'é bien entendu cet appelé de l'Union européenne qui a été même si c'est une base souveraine britannique qui est touché et elle se situe sur le territoire de la République de Ch effectivement un état de l'Union européenne avec lequel d'ailleurs la France a une coopération étroite dans le domaine de la défense.
Nous nous sommes avec François Gouillette, vous êtes sur sur radio. La discussion est intéressante parce que petit à petit nous commençons à y voir clair dans le rôle de la France et les intérêts qui nous touchent et quelle est la stratégie que le président de la République peut adopter pour que la France puisse se jouer un rôle sans pour autant t s'exposer. C'est dont on va parler dans dans quelques minutes.
Appelez-nous au 026 300300. Emmanuel Galasso attend votre appel et François Gouillette y répondra. Merci. [musique] Midi 14h Sud Radio, la France dans tous ces États.
Pericolégas. [musique] Vous êtes sur Sud Radio et nous discutons, j'allais dire à à diplomatie rompue avec François Gouillette qui décrypte avec ses mots, avec beaucoup de pédagogie et de concision la situation qui est qui est complexe. On sent l'inquiétude de la part de de Auditeur.
François Gouillette, on va évidemment parler du jour d'après. Ça va finir quand et comment ? Et si le régime ne tombe pas, comment Trump et Netou pourront retomber sur leurs pieds ?
Première question, je viendrai ensuite quels sont les risques pour la France ? Parce que déjà on a pris un risque en s'engageant, est-ce que l'Iran peut considérer que nous sommes alliés avec les Américains et les Israéliens que donc nous méritons d'une certaine façon des représailles ? Et là, ma première question, est-ce que depuis l'Irak, on n'est pas aux ordres du gouvernement israélien, en particulier d'un homme qui est au pouvoir en Israël pour les raisons que l'on sait, c'est qu'il y a un système électoral qui est la proportionnelle intégrale, qui pour trois voix de députés extrémistes juifs se maintient au pouvoir et entraîne le monde dans une espèce de folie pour des raisons qui sont peut-être légitimes la sauvegarde d'Israël, sauf qu'il roule seul et qu'il enclenche des tempêtes et des ouragans qui sont catastrophiques.
Est-ce que oui ou non on peut constater, on peut dire aujourd'hui que monsieur monsieur Netaniaou, c'est lui qui donne le et c'est lui qui mène la danse et que les États-Unis se soumettent et que nous nous faisons attention à ce que nous disons parce que nous avons en France de nos des compatriotes comme Bernard Henry Lévi qui soutiennent aveuglément Israël qui a toujours raison. Est-ce qu'on n'est pas à un moment donné obligé de faire la part des choses entre le droit d'Israël exister dans des frontières sûres et le droit pour Netaniaou de mettre le monde à feu et à sang ? Alors, vous avez commencé Périco par demander si euh nous étions aux ordres d'Israël.
Non, la France aux ordres de personne. D'abord, c'est un pays effectivement souverain et et ça la politique de la France est définie par par par les autorités françaises. Après, il y a effectivement une très grande complexité de la situation et nous ne sommes pas dans la même situation effectivement nous que les Américains.
Effectivement dans le Nous subissons les conséquences François Gouillette, le Bataclan et Charlie, c'était l'Irak avec Daesh. Il y aurait pas eu l'intervention en Irak demandé par Israël. Donc on paye quand même les peauc cassées à la fin de la à la fin de la foire.
Alors effectivement vous vous faites allusion à à des interventions précédentes dont on a constaté effectivement les les conséquences apocalyptiques. Et bon il y a il y a il y a effectivement l'Irak avec la l'apparition l'apparition de de de Daesh. Mais auparavant il y avait eu l'Afghanistan avec Alkraïda, il y a eu la Libye enfin toutes les interventions sans exception pratiquement.
Donc ça sera le jour d'après là. Quel est le projet d' jour d'après ? Le jour d'après, il est sombre.
Euh en tout cas et c'est pour cela que bah les ingénieurs du chaos à l'œuvre n'ont pas véritablement mesuré les conséquences de du jour d'après. Quel peut-être le jour d'après ? Il y il y avait plusieurs hypothèses.
Il y avait celle de de l'effondrement du du du régime que l'on nous annonçait comme imminent. Voilà. Bon là aujourd'hui très sincèrement, j'ai pas l'impression que beaucoup de gens misent sur un effondrement du régime.
Au contraire, il est extrêmement affaibli, mais il est résilient. Euh quelles peuvent être donc les hypothèses ? Moi, moi j'en j'en verrai deux.
Euh soit effectivement alors c'était un peu le le souhait semble-t-il ou l'idée de Trump d'une d'une solution à la vénézuezuélienne encore que ce soit quand même assez difficile d'imaginer compte tenu de la différence à tous égards entre les deux pays. en tout cas une disons une une sorte de succession alors qui ne serait pas Mustaba encore qu'on ne sait pas euh d'un nouveau chef ou guide iranien qui serait plus conciliant notamment notamment sur la question nucléaire parce que c'est quand même une des questions centrales. Alors, il y a il y a d'ailleurs des degrés divers de de d'importance ou de priorité dans pour les différents pays de la région les États-Unis, voir leur intérê pour pour Israël, c'est clairement la la menace nucléaire qui juge existentielle.
Et pour les pays du golfe, par exemple, c'est plutôt la menace balistique. Et on voit d'ailleurs que elle n'est pas éprouvée sans raison puisque ils sont frappé par des centaines de il y a eu davantage de domicile tirés par l'Iran contre les Émirats que contre Israël. En la deuxième option, ça serait quoi ?
Bah la deuxième option, c'est la c'est le c'est c'est l'option cauchemardesque d'un régime effectivement. Alors dans la première option, c'est le régime de toute façon se maintient mais avec une espèce d'adournamentau. Mais tout ça me paraît quand même assez me paraît quand même assez hypothétique.
L'autre qui paraît sans doute plus vraisemblable, c'est que le régime même affaibli se maintient mais d'un régime qui serait encore durci recroqu de de de son de son de son noyau dur. les gardiens de la révolution et toutes les et toute la je dirais tout le le système en place tentaculaire qui qui est et on voit bien qu'aujourd'hui d'ailleurs il y a eu quand même des avertissements sans frais adressés par des responsables sécuritaires iraniens à ceux qui voudraient profiter de la situation pour manifester. Ils seront traités comme des ennemis.
Donc je veux dire ils sont dans une logique de durcissement. Arachi le mise à des étrangères a déclaré hier qu'il était pas question de négocier quoi que ce soit. Donc point nous sommes avec Léon qui nous appelle de Narbon.
Bonjour Léon. Oui, bonjour. Bonjour.
Bonjour. Vous êtes inquié, Léon, vous aussi ? Euh, écoutez, oui, effectivement, je suis inquiet, mais euh, contrairement à la position de votre invité diplomate Oui. de François Gouillette.
De François Gouillette, bien sûr. Bien sûr. que je salue au passage également.
Pardon ? Non, non, je vous salue également, monsieur. Il vous salue également.
Salue également. Merci. Non, je je suis pas d'accord avec sa position, mais que je retrouve souvent dans la diplomatie française déjà sur la légalité d'une guerre.
Déjà, en quoi est-il illégal de d'attaquer quand on est régulièrement attaqué par des proxis ou autre chose ? Donc c'est déjà régulièrement, on on entend ce cette question de l'égalité, d'illégalité de cette de cette guerre. Donc déjà, c'est la question que je voulais poser parce que moi-même je ne suis pas un spécialiste d'or internationale mais il me semble que c'est une un point quand même qu'il faut souligner.
Euh idem pour les États-Unis, on parle d'un accord cassé, un accord cassé. Bon, est-ce que l'accord a été respecté ? Est-ce qu'il a été cassé par les États-Unis, l'accord sur le nucléaire ou est-ce qu'il a été cassé par les Iraniens qui continuaient l'enrichissement a priori euh et qui refusaient les inspections ?
Donc ça ça a été confirmé dans une interview qui est par dernièrement par le responsable justement de ces inspections. Voilà donc ce ce sont les questions que je voulais poser. En quoi la France est entraînée ?
En quoi le monde est entraîné ? Il subit des conséquences tous surtout les décisions économiques à des conséquences des décisions politiques à des conséquences. Donc ça c'est une chose c'est un fait.
François [rires] Gouillette, Léon François Gouillette vous répond parce qu'on est à la fin de l'émission. Allez-y François Gouillette. Voilà.
Alors, il y avait deux questions en fait. Euh la première portait sur le je dirais le fait de de euh de mener une guerre de mener de mener une guerre en dehors de tout mandat international. Bah c'est une je dirais là c'est effectivement une violation de toutes les règles qui ont été dictées depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale par la communauté internationale à travers effectivement les Nations- Unies ses résolutions, son assemblée générale, son conseil de sécurité qui prévoyait effectivement la possibilité d'engager une guerre euh dans le cadre d'une bah d'une résolution du Conseil de sécurité autorisant l'emploi de la force lorsque les conditions sont réunies et à l'unanimité de ses membres, ce qui ce qui est pas le cas.
Donc si on se si on s'affranchit de toutes les règles de droit, encore une fois, c'est la loi de la jungle. C'est la loi du plus fort. Bon, on peut considérer que c'est un progrès.
Moi, je considère que c'est plutôt une régression. La deè remarque l'Amérique c'est elle qui a rompu vraiment le la négociation dans dans la dans l'affaire de enfin s'agissant du du nucléaire iranien, il faut effectivement rappeler comme notre auditeur le faisait qui avait eu un accord en 2015 qu'on appelle le JPE. et un accord nucléaire qui avait été longuement négociéement d'ailleurs, mais qui offrait quand même quelques garanties.
Je rappelle quand même que Laurent Fabius avait été à la manœuvre à l'époque et avait veillé personnellement à durcir les conditions de l'accord de manière à laisser aussi peu de marge de manœuvre que possible à l'Iran, mais que le retrait des États-Unis de l'accord effectivement, il est ce qui en est suivi a affaibli la portée de cet accord. Donc, on ne peut considérer euh que le retrait américain a a effectivement à compliqué les choses et et quelque part finalement à favoriser la la la course aux armements auquel l'Iran se livrait. Merci François Gouillette d'avoir été sur Sud Radio aujourd'hui.
Je sais que je vous réinviterai parce que d'abord cette tragédie n'est pas terminée. Nous n'avons pas pu aborder tous les tous les sujets que je voulais dont je voulais discuter avec vous. Donc on vous réinvitera.
Euh merci d'avoir été là en tout cas et votre avis a été a été précieux pour les auditeurs de Sud Radio. Quant à nous, je vous dis je vous dis à demain et là je vous laisse euh dans les bras de Brigitte Lae pour des considérations plus tendres et plus sentimentales. On a besoin un petit peu de se remettre de cette tension internationale.
Bonne journée à tous. Merci. Yeah.
Emmanuel Macron