QATAR : L’INCROYABLE INDÉCENCE D’E. MACRON EN 7 MIN CHRONO
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je pense qu'il ne faut pas politiser le sport. Il était en tribune pendant le match. Après le match, il était sur la plousse pour réconforter notamment Kylian Mbappé.
Il était ensuite dans les vestiaires, puis en interview dans les couloirs du stade. Vive la République et vive la France. C'est comme ça que j'ai fini mon speech vestiaire.
Vive la République et vive la France. Vive la République, vive la France. En fait, c'était simplement, c'est la phrase qui dit tout de cette opération de communication.
Emmanuel Macron était dans un meeting électoral hier. Je pense qu'il ne faut pas politiser le sport. Le président Macron qui vient féliciter tous les joueurs de l'équipe de France 1 à 1.
Et le président Macron qui est heureux, bien sûr. On les accompagne. Ah c'est fort ! c'est beau, regardez-les chanter.
Regardez, il y avait beaucoup de débats. Les gens disaient, on ne va pas suivre. On boycotte à la télévision.
Les chiffres sont là. Vous avez fait rêver des millions de Françaises et de Français. Vous avez fait rêver des milliards de gens qui ont regardé.
Il faut reconnaître que le Qatar l'organise très bien, cette Coupe du monde. L'organisation est bonne, la sécurité est bonne. Ne mégotons pas sur notre plaisir.
On est en finale, c'est formidable. On se demande entre nous un peu ce qu'a bien pu passer par la tête d'Emmanuel Macron. À quel moment il s'est dit, tiens, si j'allais sur la pelouse, comme si j'étais entraîneur ou comme si j'étais joueur.
Il n'a pas du tout compris qu'il n'avait rien à faire là. J'ai trouvé qu'il n'était pas à sa place quand il est venu sur le terrain pour consoler Mbappé, qu'il avait manifestement la tête ailleurs. Tu sais très bien qu'après une telle désillusion, le joueur, il n’a pas envie qu'on lui parle.
À quel moment il s'est dit, tiens, je vais aller ébouriffé la tête de Kylian Mbappé, ça va lui faire plaisir. Ben non, ça ne lui fait pas plaisir, on l'a vu. Le prénom Emmanuel est un prénom Théophor, qui veut dire Dieu parmi nous.
Et c'est exactement ce à quoi on a assisté. On avait l'impression que Dieu se répandait absolument partout. C'est difficile de ne pas y lire une forme de démesure.
Et l'espoir, peut-être, avec Kylian Mbappé. Moi, ça m'a gênée. Emmanuel Macron, on a quand même un peu trop fait.
Il a cédé à sa nature, sans doute. Il a cédé aussi à ses exigences de communication. Ce que j'ai ressenti, c'est ça, c'est de la gêne.
Je ne me suis pas bien senti représenté par ce monsieur hier. Moi, chaque fois qu'on s'est pris un but, j'étais debout pour dire, on repart. J'ai essayé de crier, on repart, on prend le ballon et on va en marquer un.
Je ne suis pas le mieux placé pour essayer de raisonner ce soir, les gens. Parce que j'étais au moins aussi triste que lui. Je suis au moins aussi triste que lui, ben non, je ne crois pas non plus.
C'est ce que j'ai dit aux joueurs un instant. C'est ce que j'ai dit à tous les joueurs un instant dans le vestiaire. Et puis j'ai surtout dit à nos joueurs.
Les Grecs appellent ça l'ubris. Je leur ai surtout dit. Emmanuel Macron, qui sont vite dans le vestiaire avec les joueurs.
Venez les gars, allez! Viens Lilian! Non, non, non, non.
Mais tu rigoles, viens! Non, non. Plus tard.
La, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la. C'est bien ! Il a besoin de plaire.
Sa volonté d'occuper l'espace en permanence, c'est presque devenu un peu lourd quand même. Vous avez été formidables, formidables. Une fois encore, oui.
Je n'ai pas de mots. On la gagne, on rapporte la coupe. Dès ce soir après, on prépare la finale et vous savez quoi ?
Et on la gagne. Dimanche, on est là et vous la gagnez une fois encore, les mecs. Goal !
Être sans arrêt présent, être quasiment sur...
Je ne sais pas si tu es mis d'accord avec le réalisateur, mais on a l'impression qu'il avait envie d'être sur tous les plans. C'était dérangeant parce que j'avais l'impression qu'il n'aura même pas permis de se recueillir et de...
Et de vivre leur moment de défaite. Il était là, on sentait vraiment un décalage entre sa présence et les émotions qu'il était en train de traverser. Le voilà qui confisque même les défaites.
Vous avez eu le cœur, la fin, l'envie et le talent d'y aller. Rien que pour ça, je voulais venir vous voir pour vous dire merci. Quand je le vois hier en train de donner un discours à des mecs qui viennent de perdre un match, mais il fait y croire quoi ?
Parce que vous avez fait du grand football et du grand sport. J'ai cru qu'il était sélectionneur. Il y aura sans doute des regrets après ce match.
Je voudrais qu'il y en ait deux qui n'aient pas trop de regrets. S'il vous plaît. Écoutez-moi bien.
Jamais. Ce discours, en fait, c'est un discours de coach, c'est pas le discours d'un président. Le problème, c'est que quand on parle pour ne rien dire, on va se rattraper par ces tics de langage.
Merci à celles et ceux qui vont peut-être arrêter le maillot après ce match. Il n'y a pas beaucoup de celles dans le vestiaire de l'Équipe de France, il y a surtout des ceux. Et vous avez fait rêver des Françaises et des Français qui en ont besoin.
Donc, merci à vous. Les joueurs, ils n'attendent qu'une chose, c'est qu'ils s'en aillent. Ah bah qu'ils s'en aillent.
Vous savez quoi ? J'assume totalement. Sachons, nous Françaises et Français, avoir des joies simples et être fiers.
Je veux que les Françaises et les Français profitent de ce bonheur simple, soient heureux. Mais elle a montré du cœur et de l'unité. C'est ça l'image de la France.
Je pense qu'il ne faut pas politiser le sport. Qu'elle dit aussi quelque chose de ce que nous sommes profondément. D'une capacité à remonter du plus fou, de créer l'impensable, d'être unis et d'avoir des talents géniaux.
Je pense qu'il ne faut pas politiser le sport. Ce que ce match nous dit aussi, c'est qu'il n'y a jamais de scénario écrit d'avance. Que c'est toujours possible.
Donc, tout est possible si on se tient unis, si on est ensemble. C'est la volonté du talent. Je pense qu'il ne faut pas politiser le sport.
C'est la résistance, l'exploit. Donc, vive la République et vive la France. C'est comme ça que j'ai fini mon speech au vestiaire.
Vive la République et vive la France. Et puis de revenir à la charge ensuite dans les vestiaires pour faire un discours qui est complètement politique en fait. Vive la République et vive la France.
Vive la République, vive la France. En fait, c'était simplement, c'est la phrase qui dit tout de cette opération de communication. Emmanuel Macron était dans un meeting électoral hier.
Et pourquoi pas, c'est notre projet. De gagner la prochaine Coupe du Monde. Je trouve que c'était vraiment déplacé et très gênant.
Moi, j'assume totalement. L'Argentine, championne du monde pour la troisième fois dans son histoire. La meilleure équipe a gagné, mais très beau match.
Et je vais dire, passe un message pour Manu. En fin de compte, Manu, on n'oublie pas, on ne pardonne pas. Et pour nous mutiler, pour nous blesser, pour nous incarcérer.
Parce que la lutte pour nous continue. Le sport est au cœur de la société. Vous pouvez le dire, c'est le sport politique.
Le sport est au cœur de la vie de la cité. Ce qu'il ne faut pas, c'est que le sport soit l'objet de récupération et de polémique politicienne inutile.
Emmanuel Macron