Nicolas Dupont-Aignan invité d'Europe 1
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:08FerméeRéponse directe
Tête de liste, candidat pour les élections européennes, vous avez déposé votre liste aujourd'hui ?
- 0:13FerméeRéponse directe
Tout s'est bien passé ?
- 0:16OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous avez beaucoup soutenu les gilets jaunes ?
- 0:29FerméeRéponse directe
Est-ce que vous soutenez les manifestants du 1er mai demain ?
- 1:45RelanceÉludée
Pourquoi est-ce que la récupération du mouvement des gilets jaunes ne paye pas ?
- 2:00RelanceRéponse partielle
Vous dites que vous serez entre 8 et 16 % ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:40Invité politiqueChiffre
« 2,5% de la présidentielle, j'ai fini à 4,7%. 0,5% à la dernière européenne, on a fini à 4%. »
- 2:45Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, je suis entre 4 et 8%. »
- 3:00Invité politiqueChiffre
« Il y a 16 millions de chômeurs en Europe. »
- 3:23Invité politiqueChiffre
« Les travailleurs détachés, par exemple, 500 000 en France. »
- 3:59Invité politiqueFait
« Ford, Bordeaux. »
- 5:40Invité politiqueFait
« C'est l'Europe gaullienne, c'est-à-dire on laisse les nations vivre, on retrouve nos frontières, nos lois, notre budget. »
- 5:45Invité politiqueFait
« On travaille ensemble, à quelques-uns, sur des projets pour affronter la Chine et les États-Unis. »
- 6:21Invité politiqueFait
« Il annonce une réindexation des pensions de retraite comme si c'était un cadeau fait aux retraités. »
- 6:43Invité politiqueFait
« Ah, mais on va réduire les retraites si vous vous prenez à 62 ans. »
- 7:14Invité politiqueChiffre
« Nous, à Debout la France, on a chiffré 32 milliards d'économies. »
- 7:37Invité politiqueChiffre
« Je prends l'exemple des 9 milliards qu'on donne à Bruxelles, qu'on pourrait rendre aux Français. »
- 7:52Invité politiqueFait
« On a financé un pont là en Croatie, 380 millions d'euros. Qui a gagné le pont ? Une entreprise chinoise. »
- 8:33Invité politiqueFait
« Je pose une question. Je dis acte de malveillance, attentat ou accident, les Français veulent savoir. »
- 8:54Invité politiquePromesse
« Vous demandez une commission d'enquête parlementaire. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan71 %
- Présentateur19 %
- ?10 %
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Votre grand journal du soir sur Europe 1 avec Mathieu Béliard et avec votre invité Mathieu, Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, président de Debout la France.
Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir Mathieu Béliard. Et donc tête de liste, candidat pour les élections européennes, vous avez déposé votre liste aujourd'hui ? Oui, oui. Tout s'est bien passé ? Tout s'est bien passé. Pas trop d'embouteillage ?
Non.
J'ai vu que Florian Philippot avait déposé sa liste aussi aujourd'hui avec des gilets jaunes. Nous avons eu Francis Lalanne qui emmène donc la liste Alliance Jaune pour les élections européennes. Est-ce que vous avez beaucoup soutenu les gilets jaunes ? Est-ce que vous soutenez les manifestants du 1er mai demain ?
Non. J'ai sur ma liste Benjamin Cauchy qui est un des gilets jaunes qui le premier
a
dit
il
faut arrêter la dérive, j'allais dire d'extrême gauche, qui s'est emparé des gilets jaunes. Il y a beaucoup de gilets jaunes très sincères, très cohérents, qui ont toujours dit la vérité. Mais moi je pense que la meilleure manifestation maintenant, qui soit, c'est de prendre un quart d'heure
le
26 mai pour aller voter. Car en démocratie, il y
a
un moment
où
c'est le vote qui décidera de tout. Et ce que je veux dire à beaucoup de gilets jaunes sincères qui ont beaucoup manifesté et qui ne vont même plus manifester effarés par les dérives, je leur dis ne restez pas chez vous découragés, désabusés. Si je rêvais, s'il y avait 90% de votants le 26 mai, mais ce serait un bouleversement considérable dans le pays qui aurait beaucoup plus d'impact, beaucoup plus calmement sur la ligne politique du pouvoir. Or,
moi je
crois
à la
démocratie.
Les sondages sont ce qu'ils sont, on ne s'appuie pas forcément dessus au quotidien, mais on sait que les élections européennes, très régulièrement par le passé, ont été des élections avec de fortes taux d'abstention, qu'elles s'annoncent à nouveau comme une élection avec un fort taux d'abstention. Que ce soit Jean-Luc Mélenchon, ou Florian Philippot, ou vous-même, après 5 mois, pourquoi est-ce que la récupération, vous m'excuserez le mot, du mouvement des gilets jaunes ne paye pas ?
Mais
on n'en sait rien du tout. Ça veut dire quoi ? Vous savez, les électeurs sont assez grands. Moi je vais vous dire, aujourd'hui, je suis à la fois très en colère et en même temps rassuré d'avoir pris la main dans le sac un institut de sondage. J'ai un institut de sondage qui me sort à 4%,
et
là, pour ne
pas
le nommer, et puis je lis les détails et je vois 6% des femmes votent pour moi et 5% des hommes. Ça fait 100%. Et alors pourquoi ils sont trompés ? Ah oui,
ils
sont trompés. Ça veut dire qu'on,
comment
dire, on cote les hommes politiques, les partis, sur des sondages, certains sont complètement pipeaux. Et je dis aux Français, moi, j'ai été sous-estimé à chaque élection, j'ai toujours fait le double ou le triple des sondages, donc je commence à en avoir assez. Je dis aux Français... Ce
n'est pas
forcément vrai. Si, c'est
totalement vrai.
Non, parfois vous avez
été crédité à plus...
2,5% de la présidentielle, j'ai fini à 4,7%. 0,5% à la dernière européenne, on a fini à 4%. Aujourd'hui, je suis entre 4 et 8%. Ce que je dis dans
les sondages... Donc vous dites que vous serez entre
8 et 16 ?
Mais tout est possible. Est-ce qu'un jour,
on
va parler du fond ? Alors, perdons pas de temps sur les
sondages, parons du fond. C'est la faite du travail, demain. Tout de suite, la faite du travail ? Eh bien, la faite du travail,
depuis l'Union Européenne,
le
chômage a explosé. Il y a 16 millions de chômeurs en Europe. Il y a les travailleurs détachés.
Ça avait commencé avant... Il y a le dumping social.
C'est un drame pour de nombreux salariés.
J
'étais encore sur le site de Arjo Wiggins,
qui
est la dernière entreprise de fabrication de papiers recyclés en France, qui vient de fermer. Il y
a
eu un suicide ce week-end. C'est terrible. Eh bien, faites du travail, est-ce qu'on peut parler des causes
du chômage ? Mais quel est le rapport à l'Union
Européenne
?
Eh bien, les travailleurs détachés, par exemple, 500 000 en France. Pour Arjo Wiggins ? Non. Ça, ce sont les délocalisations en Pologne, que nous subventionnons, par la contribution que nous faisons à l'Union Européenne. Mais prenons les choses dans l'ordre. Par exemple, 500 000 travailleurs détachés. Je n
'ai
rien contre un Polonais qui vient travailler en France. En revanche, je n'accepte pas qu'il ne paye pas les charges sociales que paye l'artisan.
De
même, je n'accepte pas qu'une entreprise multinationale, par exemple comme Starbuck, ne paye pas la même charge sociale que le café du coin. De même, je voudrais qu'on arrête de prendre l'argent dans le porte-monnaie des Français, entre 9 et 11 milliards nets par an, pour financer des pays
qui,
ensuite, viennent délocaliser nos usines. Ford, Bordeaux. Tous les jours,
il
y a des usines qui partent. Ce que je veux dire, c'est que oui à l'Europe, non à l'Europe déloyale. Il y
a
un moment, il y
a
des règles du
jeu.
Alors, Nicolas Dupoignan, vous dites oui à l'Europe, non à l'Europe déloyale. Vous me parlez des travailleurs détachés. Vous êtes aussi contre le libre-échange. J'ai regardé dans vos... Le libre-échange déloyale, oui,
bien sûr. Je ne suis pas contre le libre-échange organisé.
Je veux
des
frontières minimums, comme tous les pays du monde. Le Japon, la Chine, les Etats-Unis ont une vraie politique de défense de leurs intérêts.
Mais alors, je vais dans votre sens. Ils ne sont pas contraints par une union comme nous l'avons, l'Union Européenne. Pourquoi ne pas dire clairement que vous êtes pour une sortie de
l
'Union Européenne
?
Mais
parce que j'estime que l'Union Européenne, c'est comme une copropriété.
Je
n
'ai
pas envie de vendre mon appartement dans l'immeuble,
parce
que le syndic est complètement nul, qui nous envoie une facture exorbitante et qui veut se mêler de tout. Et justement, ma liste veut remplacer l'Union Européenne, pas par le départ, mais par une Europe des nations libres
et
des projets concrets. C'est-à-dire, je prends un exemple de la copropriété, je veux remettre des portes à mon appartement, je veux que le syndic s'occupe des parties communes, par exemple les grands projets technologiques face à la Chine et aux Etats-Unis, où elle n'a rien fait depuis 20 ans. Les entreprises numériques sont américaines ou chinoises ? Donc j'aimerais que l'Union Européenne, que l'Europe s
'occupe...
Il y
a des gens bio
-français, hein
?
Oui, heureusement. Mais je veux que l'Union Européenne, que l'Europe s'occupe de ce qu
'on
ne peut pas faire seul, où on a besoin d'être ensemble,
par
des projets à géométrie variable, à la carte, comme on a fait Airbus. Ce qu'on a réussi avec Airbus, ce n
'est
pas l'Europe de 28, ce n
'est
pas la Commission, ce sont des pays qui s'entendent, qui se fixent un calendrier, un projet, et qui le mettent en œuvre. Eh bien, je crois...
En
tout cas, c'est le projet que je défends. C'est l'Europe gaullienne, c'est-à-dire on laisse les nations vivre, on retrouve nos frontières, nos lois, notre budget, mais en revanche, on travaille ensemble, à quelques-uns, sur des projets pour affronter la Chine et les États-Unis. Sinon, on sera rayé de la carte au XXIe siècle.
Nicolas Dupont-Aignan, revenons justement à l'intérieur de nos frontières, à la question française. Emmanuel Macron a annoncé de nouvelles mesures jeudi, mises en musique par le gouvernement depuis le début de la semaine. Vous avez parlé de micro-mesures. Nicolas Dupont-Aignan, depuis décembre, on en est à 17 milliards d'euros. Mais
17 milliards... 17 milliards, c'est une micro-mesure ?
Oui, ce sont des micro-mesures. Je vais vous dire pourquoi. Parce qu'il donne d'une main ce qu'il reprend de l'autre.
Et
je vais vous donner un exemple très précis. Il annonce une réindexation des pensions de retraite comme si c'était un cadeau fait aux retraités. Ce n
'est
pas un cadeau,
c
'est le contrat moral entre la nation et les retraités qu'on cotisait. C'est l'indexation sur le coût de la vie, dans tous les pays du monde. Mais en même temps, le fameux en même temps, il annonce à sa conférence de presse, et vous y étiez je crois, peut-être au détour d'une question... Non, j'étais ici à l'entente.
Ici,
désolé. Il dit au détour d'une question, « Ah, mais on va réduire les retraites si vous vous prenez à 62 ans. » C'est
-à-dire
qu
'on
ne change pas l'âge, mais
on va allonger la durée. Cela veut dire qu
'il donne d'une main quelque
chose... Il parle de
valoriser ceux qui iraient plus loin, pas
de
réduire. Ça veut dire... Attendez, il faut appeler un chat un chat, il
faut
arrêter les mots de communication et le langage, langue de bois. Ça veut dire qu'à 62 ans, on aura une retraite plus faible qu'aujourd'hui. Et moi, je vous dis qu'on peut faire autrement. Parce que je ne
suis
pas des magols
au
point de dire « c'est rien ». Je dis simplement qu'il y
a
de l'argent à récupérer dans certains domaines.
Il
ne présente pas d'économie. Nous, à Debout la France, on a chiffré 32 milliards d'économies.
Et
ces 32 milliards d'économies sur des gaspillages, on veut les rendre en pouvoir d'achat pour les bas salaires,
pour
les retraités, pour les allocations familiales, pour aider les familles françaises. C'est très important.
C
'est-à-dire qu'on ne va pas dire « on donne d'une main, on reprend de l'autre ». On a un plan établi. Et je prends l'exemple des 9 milliards qu'on donne à Bruxelles, qu'on pourrait rendre aux Français. Je prends l'exemple de la
fronde. D'autant récupérer
une partie.
Non, 9 milliards net. Je prends l'exemple... Non, mais par de l'investissement, parce qu'on a des
marchés, parce qu'on a des... Rien du
tout.
On
n'a aucun marché. Vous savez, on a financé un pont là en Croatie, 380 millions d'euros. Qui a gagné le pont
? Une
entreprise chinoise. C'est-à-dire que l'argent des Français, des Allemands, va à des entreprises chinoises, américaines, qui ont acheté, par exemple, les hélicoptères polonais. Donc, moi, je dis simplement, je veux bien l'Europe,
mais
le syndic de copropriété, j'aimerais qu
'on
le contrôle.
Un dernier mot, Nicolas Dupont-Aignan. Je ne reviens pas sur toute la polémique que vous avez suscité autour de la cathédrale Notre-Dame de Paris. On vous accuse de complotisme. Vous remettez en cause la version officielle pour l'instant. Il y
a
une enquête qui démarre. Mais quand vous dites « je ne suis pas complotiste », mais que vous dites « on nous prend pour des imbéciles », c'est
qui on sait ? Le gouvernement. Mais
je l'ai dit, «
j
'ai été très surpris, et je ne
veux
pas être trop long parce qu'on en a tellement parlé. Je pose une question. Je dis acte de malveillance, attentat ou accident, les Français veulent savoir. Et tout le monde me tombe dessus. Madame Loiseau dit « je vais donner deux claques à Dupont-Aignan ». Monsieur Castaner dit « c'est un complotiste ». Et donc je dis à un moment « comment se fait-il
qu
'on attaque un homme politique qui pose la question que se posent tous les Français
et
on serait aux Etats-Unis, en Angleterre, en Allemagne
? » Vous demandez une commission d'enquête parlementaire. Vous demandez une commission d'enquête. Mais qu'est-ce qui vous permet d'affirmer aujourd'hui
qu'on nous prend
pour des imbéciles ? Je ne parle même
pas de l'enquête. L'enquête est démarrée, elle est en cours.
Il y a
une enquête
judiciaire.
J'ose faire
confiance. Qu'est
-ce
qui vous permet de dire « on
nous prend
pour
des imbéciles » ? C'est qu'avant
même qu'on ait débuté l'enquête et qu'on nous explique qu'elle va être très longue, on nous dit « rien ne laisse supposer que c'est un attentat ». C'est-à-dire que dès le départ, on dit que
c
'est un accident. Eh bien je dis que les Français ne trouvent pas normal qu'un gouvernement ne mette pas sur la table toutes les hypothèses. Et je demande, je maintiens ma demande, une enquête parlementaire parallèle à l'enquête judiciaire pour comprendre ce qui s'est passé. Et je vais vous dire pourquoi, au-delà de ça,
pour
que ça ne se reproduise jamais dans un des grands monuments historiques qui fait la fierté de la France. Car imaginer demain un nouvel accident, ce serait dramatique.
Et
je ne comprends même pas que je puisse être la cible de tout cet aéropage qui me met contre le mur parce
que vous utilisez les méthodes des fake news, des complotistes,
et
l'inquisition, vous avez la possibilité de vous exprimer. Je vais vous dire pourquoi
il y a tant de gens qui s'inquiètent dans le pays
et
qui parfois deviennent complotistes
à tort. Qui s'inquiètent
de quoi
?
Parfois il y
a
des gens qui sont complotistes à tort et je ne fais pas partie de cela. C'est parce que dès qu'on pose une question, dès qu'on émet un avis différent du pouvoir, immédiatement il y a tous les chiens de garde qui vous tombent dessus. Et ça, ça ne participe pas de la transparence. Et je crois que si on veut réconcilier les Français avec la vérité, la transparence, la démocratie, il faut peut-être que dans notre pays, on accepte qu'un homme politique élu par le peuple ait le droit de poser des questions. Nicolas
Dupont
-Aignan,
merci beaucoup.
Merci d'être venu
sur Europe 1 pour Notre-Dame de Paris.
L'enquête suit son cours. Vous êtes invité régulièrement.
Oui, je le sais.
Vous
n
'êtes blacklisté nulle part.
Et je l'espère.
Merci beaucoup d'être venu ce soir sur Europe 1. Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout de la France, député de l'Essan et candidat aux Européennes. 19h20.
Nicolas Dupont-Aignan