Fanny DUBOT : Maire EELV du 7e arrondissement de Lyon et conseillère métropolitaine
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:35OuverteRéponse directe
Vous êtes la maire ou le maire du 7ème arrondissement, qu'est-ce que vous préférez ?
- 1:28OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ça représente et pourquoi cette signature ?
- 2:14RelanceRéponse partielle
Qu'est-ce que vous répondez ? Parce que, évidemment, vous aurez un certain nombre de détracteurs.
- 3:29OuverteRéponse directe
Où en est aujourd'hui, clairement, de la situation, à la fois en termes de sécurité, en termes d'aménagement ?
- 3:59RelanceRéponse directe
Qu'est-ce qui s'est passé depuis le pic d'insécurité qui a eu lieu il y a quelques mois ?
- 5:47OuverteRéponse directe
Racontez-nous un peu votre parcours et comment est-ce qu'on s'engage depuis quelques années maintenant pour l'écologie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:30Invité politiqueFait
« Je pense que c'est important. Aujourd'hui, rouler à 50 km en ville, je crois que ça ne rime pas à grand-chose. »
- 1:47Invité politiqueFait
« On va vers un apaisement de la circulation en ville. Et donc, se dire que la norme, c'est 30 km heure, et sur les grands axes, exceptionnellement, on peut aller à 50 km heure, ça me paraît logique. »
- 2:43Invité politiqueFait
« le sujet de la ZFE, en tout cas de diminuer la place de la voiture polluante, et surtout la place de la voiture individuelle. »
- 11:26Invité politiqueChiffre
« Le septième arrondissement, c'est le plus grand de Lyon, vous l'avez dit. C'est un peu plus de 82 000 habitants. »
- 14:47Invité politiqueChiffre
« La Cité-Jardin, c'est 500 logements sociaux, au cœur de Gerland, qui a été construite en 1924. »
- 17:29Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, on est à 12 ou 14 % de logements sociaux à l'Aiguillotière et 30 % à Gerland. »
- 17:36Invité politiqueChiffre
« La loi SRU nous dit 25. »
- 20:40Invité politiqueChiffre
« on a installé plus de 150 bornes dans le 7e arrondissement. »
- 22:18Invité politiqueFait
« Moi, j'ai toujours pensé que c'était une bonne idée et je le pense toujours, ce transport par câble entre l'ouest lyonnais et le sud de Lyon. »
- 27:03Invité politiqueFait
« c'est un site qui appartient à la métropole de Lyon, un site en cœur de ville. »
- 27:50Invité politiquePromesse
« ce site puisse être en partie ouvert au public et accessible avec une petite programmation où, ça c'est ce qu'on avait dit pendant la campagne, que des artisans puissent produire sur ce lieu »
- 28:04Invité politiqueFait
« et que ça ne soit pas que Citral, un dépôt de tram, donc un peu ouvert sur le quartier et avec de la production »
- 28:50Invité politiqueFait
« Yannick Jadot est un bon candidat écologiste, déjà c'est un écologiste convaincu, il a eu son parcours chez Greenpeace »
- 29:11Invité politiqueFait
« il connaît les enjeux géopolitiques, il apparaît comme un homme de responsabilité »
- 30:15Invité politiqueChiffre
« tout le monde ne va pas voter, donc il y a une forte abstention aux élections, j'espère que pour la présidentielle, ça ne sera pas le cas, mais souvent, on est à peu près à 50% de la population qui s'exprime »
- 30:35Invité politiqueFait
« il y a aussi un climat de défiance entre les politiques et les citoyens, et les écologistes n'échappent pas à cette défiance »
- 32:13Invité politiquePromesse
« Yannick Jadot en parle. Il propose le SMIC à 1 500 euros net au cours du mandat. Il propose le revenu citoyen »
- 32:50Invité politiqueFait
« l'écologie politique, c'est un courant de pensée politique complet qui s'inscrit à gauche parce que dans les valeurs de l'écologie politique, il y a la lutte contre les injustices sociales, la lutte contre les inégalités, il y a le féminisme, il y a le régionalisme »
- 33:23Invité politiqueFait
« nous, on a fait une douloureuse expérience en 2017. Yannick Jadot se dit « je suis quand même mal barré dans les sondages ». Benoît Hamon est en pleine expansion suite à sa victoire à la primaire socialiste. Donc, on se retire en disant que le meilleur geste à faire c'est de se retirer et de soutenir Benoît Hamon »
- 35:15Invité politiqueFait
« nous, à la mairie du 7e, on organise mercredi prochain une après-midi citoyenneté. On a les fichiers de tous les jeunes qui viennent d'avoir 18 ans dans l'arrondissement. Ils sont automatiquement inscrits sur les listes électorales »
- 36:58Invité politiqueFait
« pas cette fois-ci. Non, maintenant, je suis maire du septième arrondissement et je me consacre pleinement à ce mandat »
- 37:24Invité politiqueFait
« non, je crois qu'il n'y a pas un jour où on ne pense pas à la mairie du septième arrondissement »
- 38:16Invité politiqueFait
« c'est intense parce qu'effectivement, ça ne s'arrête jamais »
Temps de parole
- Invité politique66 %
- Présentateur33 %
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A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère. Lyon 1ère. Lyon 1ère, l'invité politique du samedi. Avec immédiat positif, Frédéric Duval. Bonjour à toutes et à tous, je suis heureux de vous retrouver pour l'émission L'invité politique. Le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère, vous le savez, on reçoit un ou une élue qui fait votre quotidien, sans a priori ni parti pris, on va essayer de comprendre, de décrypter ce qui se passe localement. On fait en ce moment, vous l'avez vu aussi, la tournée des mairies d'arrondissement, parce que c'est là que ça se passe. Et je suis aujourd'hui avec Fanny Dubot, bonjour.
Bonjour.
Vous êtes la maire ou le maire d'ailleurs du 7ème arrondissement, qu'est-ce que vous préférez ?
Moi je suis la maire.
La maire, voilà, mais c'est très bien parce qu'un certain nombre de vos collègues parfois disent le, beaucoup là. Donc madame la maire, vous êtes aussi conseillère métropolitaine. Tout à fait. Alors on va découvrir le 7ème arrondissement qui est connu, mais on va découvrir qu'il y a plein d'endroits dont on n'imagine pas qu'ils sont chez vous, parce que c'est le plus grand arrondissement de Lyon. Exactement. On parlera évidemment aussi de ce qui a fait un peu plus l'actualité, à savoir la guillotière et un certain nombre d'événements qui ont eu lieu. Mais on va commencer par une actualité, comme on le fait chaque samedi.
Il y a quelques jours, le vice-président de la métropole, Fabien Bagnon, a signé le décret faisant de Lyon une ville 30. C'est-à-dire qu'on va passer à 30 km en ville, presque partout, ce qui est un événement. Je ne sais pas s'il y a beaucoup de villes qui sont comme ça en France. Qu'est-ce que ça représente pour vous ? Je rappelle que vous êtes évidemment EELV, écologiste. Qu'est-ce que ça représente et pourquoi cette signature ?
Je pense que c'est important. Aujourd'hui, rouler à 50 km en ville, je crois que ça ne rime pas à grand-chose. Et donc cette mesure a été importante, a été dans le programme, dans le programme des écologistes. Mais peut-être que toutes les villes ne s'y sont pas mises, mais en fait c'est la logique des choses. On va vers un apaisement de la circulation en ville. Et donc, se dire que la norme, c'est 30 km heure, et sur les grands axes, exceptionnellement, on peut aller à 50 km heure, ça me paraît logique. Logique en matière de lutte contre la pollution de l'air, mais surtout logique en matière de sécurité routière et de sécurité pour les piétons et les piétonnes. Une ville, ça vit.
Il y a des gens qui marchent, qui font du vélo, qui poussent des poussettes. Et avoir au milieu de toute cette ville des voitures lancées à 50 km heure, ça ne me paraît pas logique.
Alors, qu'est-ce que vous répondez ? Parce que, évidemment, vous aurez un certain nombre de détracteurs. La question des mobilités, de la place du vélo, de la place de la voiture continue d'être un sujet. On a parlé avec certains de vos collègues de tout ce qui était ZFE, et on sait que ça va avoir un impact sur la manière dont les gens vont pouvoir ou pas circuler en voiture. Est-ce que ce n'est pas aussi un moyen de continuer, peut-être d'enlever un petit peu, ou de diminuer en tout cas très drastiquement la place de la voiture ? C'est quand même ça un peu le sujet.
Alors, c'est ça le sujet de la ZFE, en tout cas de diminuer la place de la voiture polluante, et surtout la place de la voiture individuelle. Quand on est à cinq dans une voiture, ce n'est pas pareil que quand on est tout seul pour faire quelques kilomètres. Mais pour moi, le sujet de la Ville 30, c'est vraiment un sujet de sécurité routière. Moi, il y a quelques semaines, on a fait un exercice avec des collégiens, les collégiens du collège Gabriel Rosset, et un exercice où il y a une voiture qui était lancée à 50 km heure contre un scooter, un jeune en scooter. Alors, évidemment, c'était un mannequin, c'était un exercice, et on a bien vu les dégâts que ça pouvait faire.
Je crois que les jeunes l'ont compris. Donc, c'est avant tout une question de sécurité routière. Et effectivement, il y aura bien évidemment des effets sur la pollution de l'air. Mais aujourd'hui, en ville, c'est quand même rare qu'on roule à plus de 30 km heure. Donc, finalement, ça n'a pas tant changé que ça, mais on va continuer d'apaiser la ville.
On suivra ça avec attention, en tout cas. Le deuxième sujet qui fait un peu peut-être l'actualité pour le coup de votre arrondissement, et on en parlait en préparant cette émission, il y a quelques jours, il y a des salariés, je crois, de casinos qui sont sur la place Gabriel Péry. Il faut savoir que c'est un fameux guillotier qui est entre le troisième et le septième arrondissement, qui disait qu'ils souhaitaient avoir une prime parce que les conditions de travail étaient devenues difficiles. Tous les Lyonnais savent un peu tout ce qui s'est passé sur cette place et à cet endroit-là.
Où on en est aujourd'hui, clairement, de la situation, à la fois en termes de sécurité, en termes d'aménagement ? Qu'est-ce qui s'est passé depuis le pic d'insécurité qui a eu lieu il y a quelques mois ?
Alors, justement, juste avant de venir vous voir, j'étais chez Casino. Je suis allé rencontrer le directeur du magasin parce que je pense que c'est important que les élus soient aux côtés des acteurs de terrain, notamment des acteurs commerciaux. Ce Casino fait vivre la place, il est historique, les gens y sont attachés. Et moi, je souhaite qu'il y reste. C'est déjà le Casino qui avait alerté il y a quelques temps. Et donc, on a pu discuter des aspects de sécurité. Et il reconnaît que beaucoup d'actions sont menées à la guillotière, des actions en matière de sécurité, avec notamment la ville qui est présente le matin.
C'est-à-dire que le matin, c'est la police municipale qui est sur la place. C'est un équipage pédestre, comme on dit. Donc voilà, les policiers municipaux sont à pied sur la place. Il reste de 9h à 13h. Et ensuite, c'est la police nationale qui prend le relais. Donc, il y a une réelle coordination des forces de l'ordre municipale et nationale. Et la police nationale prend le relais avec ce qu'on appelle la BST, la fameuse brigade de sécurité de terrain, et qui, eux aussi, manœuvre un petit peu sur tout le quartier. Là, l'alerte qu'a fait Casino il y a quelques jours a été entendue, puisque nous, la police municipale, ça marche plutôt bien le matin.
Mais l'après-midi, des quarts de CRS vont être à nouveau présents sur la place. C'est le préfet qui a envoyé ses quarts de CRS pour assurer la fin d'après-midi, qui est toujours un tout petit peu plus tendue. Donc, on suit l'actualité et on adapte finalement les réponses selon l'actualité de la place. Après, ce qui est important de dire, c'est que... Pardon.
Non, je vous en prie. On parlera des sujets aussi qui sont liés à la réorganisation, la réurbanisation. Tout à fait. Avec les questions de la métropole. C'est ça que je voulais dire, c'est qu'il y a d'autres aspects. Mais c'était juste pour saisir l'actualité, parce qu'on avait entendu parler de cette demande des salariés de casino. Alors, ce qui est intéressant aussi pour nos auditeurs, souvent, c'est de découvrir la femme politique, mais la femme qui est derrière aussi, la femme politique. Alors, vous êtes jeune, vous êtes maire pour la première fois, mais vous vous êtes engagée depuis très très longtemps, je crois, à vos 18 ans, la première fois que vous êtes allé voter.
Tout ça est né d'un meeting électoral. Racontez-nous un peu votre parcours et comment est-ce qu'on s'engage depuis quelques années maintenant pour l'écologie ?
Exactement. J'avais 18 ans, j'étais en terminale, au lycée, à Montpellier. Et donc, 18 ans, c'est le premier vote, c'est important. Et je m'étais dit, je vais bien aller voir les meetings des candidats. Donc, je ne vous cache pas que je suis aussi allée voir le meeting du candidat Sarkozy à l'époque, ce qui n'a pas plu. Ça n'a pas fait le même effet, du coup. Non, non, tout à fait. Mais je suis allée voir le meeting de Dominique Vanné à Montpellier, au quorum. Et voilà, j'ai trouvé que tout ce qu'elle disait me parlait. Elle parlait de l'extinction de la biodiversité, elle parlait du climat, elle parlait de la jeunesse, elle parlait d'un programme social aussi fort.
Je me rappelle à l'époque avoir lu aussi les propositions de Marie-Georges Buffet, qui était la candidate communiste, où je m'étais dit, ah oui, ça aussi, ça me parle. Mais finalement, c'est vraiment l'écologie, le fait de penser au niveau mondial, le penser à l'affinitude des ressources, à la planète. Ça m'a vraiment parlé. En fait, après ce meeting, il y avait des jeunes qui étaient dans la salle, et en fait, c'était les jeunes verts. Donc, le mouvement de jeunesse de l'écologie politique, ils m'ont dit, il n'y a pas de groupe de jeunes verts à Montpellier. Est-ce que ça te dirait de le faire ? Moi, j'avais 18 ans, c'était mon premier meeting, première campagne.
Et j'ai dit, ok, je le fais. Et donc, j'ai créé les jeunes verts de Montpellier. Et ensuite, voilà, ça a commencé comme ça. Ça a continué longtemps.
Vous avez d'ailleurs eu la chance, je crois, de travailler avec Dominique Gouanet après à son cabinet. Vous êtes arrivé à Lyon en 2008, de mémoire. Et là, évidemment, l'engagement s'est poursuivi. Vous étiez chez Europe Écologie Les Verts. Vous avez été une des plus jeunes candidates à l'époque, à la fois au municipal, en 2014. Vous vous êtes présenté aux législatives. À chaque fois, avec quelque part une forme de sentiment que vous n'alliez pas pouvoir gagner, puisque ce n'était pas prêt. Comment est-ce qu'on garde la foi quand on se présente plusieurs fois à des élections, comme ça, dans son arrondissement ?
Je rappelle aussi, peut-être, parce que j'ai oublié de le dire tout à l'heure, mais moi, ça me semble très important, que vous habitez place Gabriel Péry. Tout à fait. Souvent, on dit que les élus sont déconnectés. Non, non, vous êtes sur le terrain et vous savez ce qui s'y passe. Donc, c'est votre arrondissement. Vous y êtes présenté à plein de fois. Comment est-ce qu'on garde le cap et la conviction qu'un jour, c'est possible ?
Je crois que je ne me suis jamais dit qu'un jour, c'était possible. Mais je me suis toujours dit qu'il fallait que l'écologie politique soit présente lors des élections. Et donc, c'est vrai qu'il y a une époque, nombreuses dans le parti, chez Les Verts, qui est devenu Europe Ecologie Les Verts. Et donc, oui, forcément, il fallait des candidats. Il fallait y aller, même si on savait qu'on n'allait pas gagner, puisqu'il n'y a encore pas si longtemps, c'était quand même l'UMP d'un côté, le PS de l'autre. Et on ne savait même pas que c'était possible de changer. C'était toujours l'alternance entre la droite et la gauche.
On ne savait pas que c'était possible d'avoir soit Emmanuel Macron, soit l'écologie politique, Grégory Doucet, etc. Mais je me disais, il faut que la voix des écologistes soit entendue. Ce n'est pas la même chose que ce que pouvaient dire nos amis socialistes, que j'aime beaucoup, mais ils n'avaient pas ce discours vraiment de changement de système. Et donc, il fallait que cette voix soit entendue. C'est pour ça que je me suis présentée plusieurs fois. Puis c'est aussi, quand on est une jeune femme chez Les Verts, il y a vraiment ce souci de parité, de faire monter les jeunes, de renouvellement. Et donc, ça a été assez facile pour moi de pouvoir être candidate à ces élections.
Et je ne le regrette pas, parce que j'ai beaucoup appris pendant ces campagnes.
Dès depuis 2014, vous aviez croisé, je suppose, aussi la route de Grégory Doucet. Je ne sais plus lequel de vos collègues. Non, ce n'est pas Rémi Zin qui nous disait ça l'autre fois, qu'effectivement, dès 2014, Grégory Doucet avait tout mis en place et savait que la prochaine fois, il pouvait gagner et il allait gagner sans doute Lyon.
Oui, alors pas dès 2014. Je pense que Rémi...
Oui, c'est un peu enjolivé.
Mais dès 2017, Grégory Doucet se disait que la ville de Lyon a été gagnable par des écologistes. Et c'est vrai que c'est lui qui a tout mis en place pour que ça soit gagnable. J'ai participé avec lui à la rédaction de l'appel sur Changer Lyon. Il a mis en place la sociocratie pour désigner les candidats. Il a allé chercher des gens comme Audrey Enoch, etc. Effectivement, je crois qu'on doit beaucoup à Lyon, à Grégory Doucet, à sa foi dans le projet politique et dans le fait que les écologistes pourraient un jour gouverner Lyon.
Avec beaucoup de femmes maires d'arrondissement, puisqu'on a reçu un certain nombre de votre collègues, mais on en reparlera tout à l'heure avec plaisir dans la deuxième partie de l'édition. A tout de suite. A tout de suite. On se retrouve pour la deuxième partie de l'émission L'Invité politique, le samedi de 11h30 sur Lyon 1ère, toujours avec Fanny Dubot, la maire du 7e arrondissement. Je ne vous ai pas demandé d'ailleurs pourquoi vous étiez si attachée à ça. Est-ce que c'est aussi une manière de marquer un engagement pour la parité femmes-hommes, quelquefois une sorte de revendication féministe ou c'est juste un sujet comme ça ?
Alors moi je suis très clairement féministe. Après, est-ce que le féminisme passe essentiellement par le langage ? Je ne pense pas. Néanmoins, ça me paraît inconcevable qu'on m'appelle le maire alors que je suis une femme.
Très bien. Non mais on n'en avait pas parlé, donc c'était bien de le préciser. Alors, on va partir un petit peu à la découverte de votre arrondissement, parce que c'est toujours intéressant, en mode un peu à la fois carte postale, mais aussi souvent de voir l'envers de la carte postale. Et je l'évoquais tout à l'heure, le septième arrondissement est le plus grand arrondissement de Lyon qui va de Confluence, en passant par le port Édouard-Héreux, dont on parlera, la Haltonie-Garnier, en montant jusqu'à Guillotière, Sac-Zéométain. Enfin, c'est vraiment un arrondissement très atypique. Comment vous le présenteriez, nous le raconteriez à quelqu'un qui ne le connaît pas ?
Alors, déjà, Confluence, c'est dans le deuxième. Nous, c'est Gerland.
C'est vrai que c'est en face, pardon. En fait, vous savez, parce que je ne l'ai pas dit tout à l'heure, mais dans le cadre de votre mandat, Tout à fait.
Depuis le parc de Gerland, on a une très belle vue sur le musée des Confluences. Le septième arrondissement, c'est le plus grand de Lyon, vous l'avez dit. C'est un peu plus de 82 000 habitants. C'est un arrondissement très peuplé. C'est un arrondissement très contrasté. Il y a la Guillotière, quartier historique de Lyon, quartier très dense, quartier avec une vie associative, une vie culturelle, une histoire, une vie sociale, etc. Ensuite, quand on descend un petit peu plus au sud, il y a Jean-Massé, qui est un quartier un petit peu plus tranquille. Et puis, un quartier où on a le magnifique parc Blandan, un des trois plus grands parcs de la ville. Et au sud des rails, c'est Gerland.
Gerland, où on va dire, c'est entre tradition et modernité, puisque c'est un vieux quartier, un vieux quartier industriel, ouvrier, où il y avait des grandes industries lyonnaises. On pense à Nexans, les câbles de Lyon, qui étaient à Gerland.
C'est un des quartiers qui bouge le plus en termes d'urbanisme, de projet. On en reparlera tout à l'heure.
C'est un quartier en pleine mutation, où il y avait depuis quelques années des friches. Et donc, c'est un quartier où on construit encore à Lyon. Et c'est un quartier qui nous permet, du coup, de réfléchir à la ville de demain. Parce qu'autant je disais qu'à la guillotière, il y avait beaucoup de commerce, beaucoup de vie culturelle, vie associative. À Gerland, ça a toujours été considéré un peu comme le quartier dortoir de Lyon. Alors, à la fois, les gens qui viennent y dormir, puis aussi les gens qui viennent garer leur voiture. On a beaucoup de voitures ventouses à Gerland. Et ça, c'est un des enjeux des prochaines années.
C'est que dans la mutation et la construction de ces nouveaux quartiers, ça ne reste pas un quartier dortoir, mais ça soit un vrai quartier de vie où il y a des commerces, etc. On a aussi le Rhône qui longe le 7e, avec ses connexions à la presqu'île avec les ponts. Là, le Tony Garnet, vous l'avez dit, un grand lieu culturel, un grand lieu de concert. Et le Port-Édouard-Hériau, qui est aussi un présent industriel, un présent économique.
Que vous voulez peut-être faire mieux découvrir aux habitants de votre arrondissement de Lyon, en l'ouvrant peut-être davantage sur la ville ?
Tout à fait. Pour être très honnête, je crois qu'avant de me présenter aux élections municipales dans le 7e arrondissement, je ne savais pas que le Port-Édouard-Hériau était dans le 7e. Voilà, je le dis, et je me dis que je ne dois pas être la seule.
Non, je ne l'avais pas fait, le lien non plus, honnêtement.
Et quand je l'ai découvert, bon déjà, c'est une force économique d'avoir un port fluvial au cœur de Lyon. Ça a un intérêt très certain pour la logistique urbaine. On a une entreprise qui va venir s'installer, une entreprise strasbourgeoise qui s'appelle ULS, et qui fait de la livraison du dernier kilomètre par le fleuve. Donc, les marchandises arrivent sur le port, sont mises sur un bateau. Le bateau arrive en cœur de ville, et ensuite, c'est livré par des vélos cargo dans toute la ville. Donc, déjà, je trouve ça formidable. Mais il y a aussi l'histoire de ce port industriel. Il y a des gens qui habitent le 7e, qui ont eu leurs parents, leurs grands-parents, qui ont travaillé dans le port.
Et aujourd'hui, il n'est pas accessible, parce que c'est une zone à risque, ce que je comprends totalement. Mais je me dis qu'il y a des connexions à faire et des liens entre la ville et le port. Et une des premières choses, ça va être, d'ailleurs, il y a le tramway T10 qui va passer pas loin du port. Et moi, j'aimerais qu'une des stations du tramway T10, au lieu de s'appeler Jules Carteret, qui est la rue à côté, qu'elle s'appelle Port de Lyon, pour que les gens se rendent compte qu'il y a vraiment un port à Lyon.
Alors, puisqu'on est dans le patrimoine, et avant de passer à la vision que vous avez pour votre arrondissement, et les premières mesures que vous avez prises, il y a aussi un autre endroit auquel vous êtes très attentive, dans votre arrondissement, c'est la fameuse Cité-Jardin, qui va fêter son centenaire. Rappelez-nous un petit peu ce que c'est que cette Cité-Jardin.
La Cité-Jardin, c'est 500 logements sociaux, au cœur de Gerland, qui a été construite en 1924. Des petits ensembles, c'est vraiment la tradition jardin, donc c'est des immeubles de 5 étages, et il y a 3 îlots, on parle d'îlots en urbanisme, mais c'est surtout des gens qui y habitent, qui ont une histoire, il y a beaucoup de personnes âgées à la Cité-Jardin, et qui n'ont pas bougé, en fait, finalement, de la Cité-Jardin.
Il y a une école dans la Cité-Jardin, il y a l'école Aristide-Briand, qui est vraiment intégrée à l'île Ouin de la Cité-Jardin, et quand je discutais avec le directeur de l'école, elle me disait, en fait, en face, il y a une maison de retraite, et c'est les premiers immigrés italiens qui sont arrivés, qui se sont installés à la Cité-Jardin, qui sont passés par l'école, aujourd'hui, ils sont à la maison de retraite. Voilà, moi je trouve qu'il y a une histoire autour de cette Cité-Jardin, et le centenaire, ça va être très intéressant de faire parler les gens.
C'est dans la Cité-Jardin, en tout cas, tout à côté de la Cité-Jardin, qu'il y a les derniers bains-douches municipaux de la ville de Lyon, les bains-douches délaissères, un lieu d'accueil inconditionnel, on vient, d'où qu'on vienne, on peut avoir accès aux toilettes, à la douche, on nous donne du savon, etc. Et c'est autant fréquenté, avant, par les gens de la Cité-Jardin qui n'avaient pas de salle de bain, les salles de bain sont arrivées très tard dans la Cité-Jardin, où, c'est pareil, dans un guide pour les scouts d'Europe, il y a les bains-douches délaissères, donc parfois, il y a des cars de scouts qui arrivent et qui vont se doucher là.
Je trouve que c'est un lieu assez incroyable et je veux qu'on y porte de l'attention. Je veux qu'on aille chercher des financements pour réhabiliter la Cité-Jardin qui a été longtemps oubliée par les politiques publiques. Et je veux aussi qu'on fasse vivre ces gens, qu'on les mette en avant. Là, on va ouvrir un local associatif dans la Cité-Jardin. Je ne veux pas qu'on les oublie et qu'on les laisse dans leur cité, parce que c'est du logement social.
C'est bien de leur rendre grâce et hommage et on suivra avec attention le projet autour du centenaire. Alors, sur ce septième arrondissement, je le disais, vous aviez un programme, un projet pour votre arrondissement. Qu'est-ce que vous voulez en faire de cet arrondissement ? C'est quoi vos priorités ? Et quelles ont été, quelque part, les premières mesures que vous avez pu prendre en tant que maire ?
Alors, le projet global, c'est de faire en sorte que la ville de Lyon soit adaptée au changement à venir et donc principalement au changement climatique. Donc, rendre la ville résiliente, amener plus de fraîcheur l'été, rendre la ville abordable. C'est-à-dire, là, on voit souvent des gens qui se disent, on ne peut plus se loger à Lyon, on est obligé de partir en périphérie, etc. Et donc, faire en sorte que les gens qui vivent à Lyon puissent y rester et puissent y vivre bien. C'est ça, le projet politique. Il se traduit dans le septième par toutes nos premières actions.
Par exemple, à l'Aiguillotière, on veut augmenter le seuil de logement social et on a inscrit des règles dans le plan local d'urbanisme, le fameux PLUH, pour qu'il y ait plus de logements sociaux à l'Aiguillotière. Aujourd'hui, on est à 12 ou 14 % de logements sociaux à l'Aiguillotière et 30 % à Gerland. La loi SRU nous dit 25. Donc, on a encore des efforts à faire pour que les Lyonnaises et les Lyonnais puissent toujours se loger à Lyon. Ensuite, il y a ramené de la fraîcheur dans la ville. Je crois que mes collègues qui sont passés à ce micro l'ont déjà dit, mais c'est essentiel.
On vit des canicules à Lyon l'été insupportable pour les gens qui ne sont pas sous la clim des hôtels ou quoi que ce soit. Et donc, il faut qu'on ramène de la fraîcheur, il faut qu'on débitume, il faut qu'on ramène des arbres, qu'on végétalise et ça, c'est ce qu'on fait au quotidien. Et un des derniers grands axes, mais assez traditionnels, c'est la ville pour les familles, la ville pour les enfants. Je crois que quand on fait une ville pour les enfants, c'est une ville inclusive pour toutes et tous parce que ce qu'on fait à hauteur d'enfants, c'est quelque chose des personnes âgées, aussi des parents, aussi des adultes, aussi des jeunes. Vous aviez d'ailleurs,
je crois, c'est un des premiers rendissements, il y avait un travail sur la rue aux enfants, pensée pour les enfants et par les enfants. Racontez-nous un petit peu cette expérience.
C'est la rue Saint-Michel qui est devant l'école Gilbert de Rue. Nous, on a été élus en juillet 2020 et dès septembre 2020, donc deux mois après, la rue était devenue piétonne. Alors au début, c'est piétonne juste parce qu'on met deux barrières et que les voitures ne peuvent plus passer. Et ensuite, on a profité de l'année scolaire pour travailler avec les enfants sur finalement qu'est-ce qu'on va faire de cette rue. Donc les enfants, ils ont fait des dessins, ils ont fait des maquettes qui sont venus nous présenter à la mairie. Il y a un dessin qui m'a beaucoup touchée. Donc je sais que ce n'est pas...
Le petit garçon, la petite fille, je ne sais plus, a écrit « Je sais que ce n'est pas possible, mais je voudrais bien un tigre et une mare avec des canards. » Alors c'est vrai que ça n'était pas possible. Néanmoins, on a entendu les enfants et on a mis des empreintes de tigres en fait dans la rue moulées. Les services de la métropole sont allés mouler des empreintes, pas sur un vrai tigre évidemment. Mais la trace du tigre, elle est là. Les enfants, ils continuent à travailler sur des pochoirs et on va aller faire un petit gros pochoir. Et voilà, c'est important que les enfants finalement se disent « C'est notre rue, on se la réapproprie.
» Et puis ce qu'on veut y voir, nos rêves d'enfants, ils doivent se voir aussi dans l'espace public. L'espace public appartient aussi aux enfants.
Alors dans les autres expérimentations auxquelles vous tenez aussi beaucoup, je crois que vous étiez d'un arrondissement pilote pour créer des bornes à compost. Alors ça peut prêter à sourire comme ça, mais il y a une vraie dimension évidemment écologique derrière. Pourquoi c'est important le compost en ville ?
Je crois que la question des déchets est une question, enfin c'est une des questions du siècle. Et puis la question des déchets alimentaires. Aujourd'hui, la plupart de nos déchets alimentaires sont compostables, mais faute de solution, on les met dans la poubelle grise et la poubelle grise, ça va à l'incinérateur, donc c'est brûlé. Et on ne valorise absolument pas ces déchets qui ne sont pas des déchets, mais qui sont réellement des ressources.
Et je crois que tout le monde en fait en a conscience, mais quand on n'a pas une solution pratique, quand on n'a pas de maison avec un jardin pour avoir un composteur, c'est compliqué quand on n'a pas les horaires adaptés pour s'inscrire aux composteurs de quartier, y aller entre 17h et 18h le mardi avec son seau, enfin voilà, c'est compliqué. Et donc là, la métropole nous a proposé à nous, 7e arrondissement, d'inventer une sorte de service public des déchets alimentaires. Et donc, on a installé plus de 150 bornes dans le 7e arrondissement. Il y a eu une distribution de ce qu'on appelle des biosseaux aux habitants.
Donc on est allé faire du port, enfin on est allé, nous élus, les services de la métropole, un certain nombre de personnes qui sont d'ailleurs en insertion, sont allées frapper à la porte des gens, leur expliquer le concept, distribuer un biosseau, distribuer des sacs craft, et désormais, les habitants du 7e arrondissement peuvent jeter leurs déchets alimentaires dans ces bornes à compost. C'est collecté deux à trois fois par semaine, c'est composté sur des sites de compostage de la métropole et ensuite, ce qui ressort du compost est redonné à la terre, notamment sur les terres agricoles de la métropole.
Donc ça, ça a été un succès et donc je suis très contente que le 7e ait été pilote sur cette mesure. Ça va être testé désormais à Villeurbanne et puis ça va s'étendre petit à petit à toute la métropole.
D'accord, donc c'est aussi une manière de montrer que l'écologie, ça peut parfois être un peu à la fois compliqué et facile et qu'il faut faciliter l'accès à cette manière d'être. C'est un peu ça que vous racontez à travers cette histoire.
Il faut accompagner les changements de pratiques individuels et c'est pareil avec la zone à faible émission. Ça veut dire, c'est pas du jour au lendemain, on doit changer de voiture, on ne doit plus la prendre, etc. Les collectivités doivent donner des orientations mais permettre aux gens aussi de suivre ces orientations-là et vraiment, je trouve que les bornes à compost, c'est un vrai service public supplémentaire offert aux habitants et aux habitantes du 7e.
On parlait des aides-feux, on s'est fait une petite incise mobilité puisque le projet est vraisemblablement abandonné, je ne sais plus si c'est officiel mais c'est tout près. C'est chez vous que devait arriver le fameux téléphérique qui descendait de Francheville et Sainte-Foy ? Une forme de déception peut-être un peu pour vous ? Vous y croyez ? Vous pensez que c'était une bonne idée ?
Moi, j'ai toujours pensé que c'était une bonne idée et je le pense toujours, ce transport par câble entre l'ouest lyonnais et le sud de Lyon. Il y a beaucoup d'exemples dans le monde mais même en France, à Toulouse, à Grenoble, à Brest. Moi, je suis allée à New York, j'ai pu prendre le transport par câble et donc je trouvais ça intéressant, un mode pas cher, un mode de surface, un mode qui permettait en tout cas pour les habitants du 7e d'avoir un accès à l'ouest lyonnais facilité en 20 minutes, de passer à la confluence aussi très facilement. Aujourd'hui, on n'a pas de pont, il y a le pont Gallieny et puis le pont suivant c'est au musée des confluences.
Donc effectivement, je trouvais que c'était un projet intéressant qui ne va pas se faire parce que la métropole et le citral ne sont pas complètement bouchés et ont entendu les oppositions des habitants, notamment de l'ouest lyonnais. Donc oui, je pense, pas forcément tout à fait officiel mais je pense que ça ne va pas se faire.
Il y aura peut-être d'autres endroits ou d'autres possibilités. Sur les actions un peu plus structurantes et qui sont en lien avec la métropole de votre arrondissement, vous l'aviez évoqué, il y a deux sujets sur lesquels là aussi vous êtes attentifs, c'est évidemment l'évolution de Gerland même si c'est décidé au niveau de la métropole et de la ville. Qu'est-ce que ça doit devenir Gerland ? À quoi ça doit ressembler ? Et puis, pas loin, il y a le parc Blandan. Qu'est-ce qu'il y a comme perspective sur ce parc qui est bien connu des habitants ?
Alors nous, effectivement, on est très souvent en contact avec la métropole sur des sujets d'urbanisme donc avec Mme Béatrice Vessilier avec qui je m'entends très bien. Et sur Gerland, c'est compliqué parce qu'il y a beaucoup de choses qui ont déjà été lancées les fameuses ZAC, les pubs, la ZAC des Girondins, le pub Ginko, la ZAC du Bon Lait qui est déjà finie avec l'objectif c'était de construire, construire, construire, faire du logement, densifier. Et il faut, évidemment qu'il faut produire du logement en ville mais après, on peut s'interroger sur la densification à l'extrême. Les équipements
qui vont avec aussi.
Et puis, les équipements qui vont avec qui n'étaient pas forcément tous prévus. Donc là, il y a le collège Gisaladmi qui vient de sortir de terre, là aussi, c'est la métropole. Il y a une école qui est prévue dans le pub Ginko mais là où nous, on voudrait apporter un certain équilibre, c'est garder des zones de nature, garder des zones de planeterre à Gerland et puis surtout, garder des commerces, créer des commerces parce que finalement, il n'y en a pas. On parle souvent de la ville du quart d'heure. Je pense qu'à la guillotière, on est déjà la ville du quart d'heure.
C'est-à-dire, on peut en un quart d'heure maximum, soit à pied, soit à vélo, accéder à son commerce, à son école, à son loisir, c'est faire que Gerland soit aussi l'arrondissement et le quartier du quart d'heure où on puisse avoir accès à tous ces services. Et dernier enjeu sur Gerland, c'est aussi garder de l'activité, de l'activité industrielle, l'activité artisanale. On a encore des acteurs de l'artisanat et de l'industrie qui veulent rester mais qui parfois, les prix sans volant sont obligés de partir et là, je pense que la collectivité peut, via sa réglementation ou via son PLUH, faire en sorte de garder l'activité industrielle à Gerland.
Et c'est là, vous avez votre rôle d'élu d'arrondissement. On parlera de la suite et des prochaines élections dans la troisième partie de notre émission. On se retrouve toujours sur l'émission L'Invité politique de 11h à midi avec Fanny Dubot, la maire du 7e arrondissement. On parlait, Madame le maire, juste avant d'un certain nombre de sujets qui concernaient votre arrondissement autour de Gerland, des grands projets. Il y en a un qu'on n'avait pas eu le temps d'évoquer et du coup, on va y revenir. C'est vrai que c'est là-bas aussi qu'il y a des anciennes usines le site Fagor Brant qui est connu pour être un lieu culturel qui abritait notamment les nuits sonores, la biennale de la danse.
Et il y a eu visiblement assez récemment une décision qui n'a été pas forcément très bien comprise par les acteurs culturels ou peut-être même par la population de mettre dans ce lieu une sorte de réserve technique pour le citral, pour des bus, etc. Est-ce que vous, en tant que maire d'arrondissement, vous aviez été d'abord sollicité et quel est votre avis sur ce projet ?
Oui, évidemment, on a échangé avec la métropole et le citral sur le sujet. Donc, pour resituer les anciennes usines Fagor Brant, elles ont fermé au début des années 2000. Voilà, c'est la fin de l'industrialisation, etc. Et depuis quelques années, c'était devenu un lieu culturel, mais un lieu somme toute temporaire. C'est-à-dire, il y avait la biennale de la danse, il y avait les nuits sonores et puis plus récemment, il y a le Lyon Street Food Festival aussi qui s'est installé. Je crois que tous ces acteurs savaient que c'était finalement une occupation temporaire et c'était, à mon sens, une très très bonne occupation pour le quartier.
Je suis très fière que ces événements aient lieu dans le 7e. Néanmoins, c'est un site qui appartient à la métropole de Lyon, un site en cœur de ville. La métropole de Lyon a beaucoup de projets de transport en commun et ces projets de transport en commun nécessitent évidemment derrière à la fois un lieu de dépôt pour les tramways puis aussi un lieu de maintenance. Et donc, c'est ça le projet pour cet ancien site des usines Fagor Brant. Moi, j'ai dit au président de la métropole que j'étais d'accord mais qu'il fallait d'une part que les artistes, les événements culturels puissent trouver d'autres lieux d'atterrissage mais c'est aussi un peu le principe.
Je veux dire, les nuits sonores, ils font ça dans des friches et donc c'est aussi le principe de... On sait qu'on va bouger dans quelques années et donc ces lieux sont en train d'être recherchés. Et j'ai dit aussi mais en fait, dépôt de tram, il faut que ça puisse s'accompagner d'autres choses, d'une activité, d'autres choses et donc c'est pour ça qu'on est arrivé sur des ateliers de maintenance avec création de 50 emplois locaux, des filières d'insertion pour que, par exemple, les habitants de la Cité-Jardin qui est tout à côté puissent trouver de l'emploi local dans cet ancien site.
Dernière demande que j'ai formulée auprès du président de la métropole, c'est que ce site puisse être en partie ouvert au public et accessible avec une petite programmation où, ça c'est ce qu'on avait dit pendant la campagne, que des artisans puissent produire sur ce lieu et on a des artisans par exemple qui sont aujourd'hui à la Halle des Girondins qui pourraient arriver ici, que ça reste aussi un lieu productif et que ça ne soit pas que Citral, un dépôt de tram, donc un peu ouvert sur le quartier et avec de la production et on travaille sur toutes ces options-là, en tout cas, tout est encore en projet mais on avance bien.
Bon, c'était effectivement important peut-être de resituer et d'en reparler. On va parler un petit peu de politique nationale, vous êtes, on l'a dit, écologiste, engagé depuis très longtemps chez EELV, on va parler de cette campagne présidentielle un petit peu atypique, alors c'est vrai que le contexte international ne permet pas forcément grand-chose, néanmoins, c'est important qu'il y ait un débat. Vous soutenez aujourd'hui clairement Yannick Jadot, je crois que dans la primaire, et ce n'est pas forcément un secret, mais vous aviez peut-être une petite préférence pour Éric Piolle, me semble-t-il. Aujourd'hui, c'est Yannick Jadot, est-ce que c'est un bon candidat pour vous ?
Oui, je pense que Yannick Jadot est un bon candidat écologiste, déjà c'est un écologiste convaincu, il a eu son parcours chez Greenpeace, il est devenu député européen avec Europe Écologie des Verts, il porte ses combats au niveau européen, il a cette vision du coup européenne, internationale, qui fait que, à mon sens, il a été bon dans le contexte de la crise en Ukraine, il connaît les enjeux géopolitiques, il apparaît comme un homme de responsabilité.
Après, c'est vrai que le contexte de la campagne électorale, ce discours très sécuritaire, populiste des candidats de droite et de l'extrême droite fait que c'est difficile, je crois, aujourd'hui, pour Yannick Jadot d'être audible, et puis il y a le président Emmanuel Macron qui rentre en campagne, où, voilà, là aussi, ça rajoute un élément où, je trouve que, voilà, Yannick Jadot est un très bon candidat, mais le contexte de la campagne fait qu'il est difficilement audible.
Alors, ce qui ne permet peut-être pas, peut-être aussi un paradoxe, c'est qu'on a le sentiment aujourd'hui, d'abord que le sentiment de l'urgence écologique est quand même quelque chose qui se répand assez fortement, on ne peut pas ignorer ce qui se passe, que chacun, en son âme et conscience, est plutôt concerné par le sujet, et en même temps, ça ne se traduit pas toujours, ni dans le vote, ni dans les intentions de vote, en tout cas, sauf parfois localement, mais comment est-ce que vous expliquez ce décalage entre un sentiment écologiste et l'écologie politique, en fait, qui ne fonctionne peut-être pas comme vous le voudriez ?
Déjà, tout le monde ne va pas voter, donc il y a une forte abstention aux élections, j'espère que pour la présidentielle, ça ne sera pas le cas, mais souvent, on est à peu près à 50% de la population qui s'exprime. Donc parfois, on peut avoir un très fort sentiment écologiste, être écolo dans sa vie quotidienne, mais ne pas traduire ça dans les actes, parce que je crois qu'il y a aussi un climat de défiance entre les politiques et les citoyens, et les écologistes n'échappent pas à cette défiance. Et ça, c'est un gros travail pour le coup.
Et moi, je pense qu'en tant qu'élu local, élu local, on doit travailler sur ce lien entre citoyens et politiques, sur renouer la confiance, montrer que, non, tout le monde n'est pas forcément pourri, et ce n'est pas parce qu'on devient élu que tout d'un coup, on est corrompu, on est quelqu'un d'autre, etc. Et je crois qu'on a un gros, gros travail là-dessus, de renouer la confiance entre les gens et les politiques.
Qu'est-ce qu'il fait, puisqu'on a tous une forme de responsabilité, quelque part, justement, et peut-être vous qui êtes engagé depuis très longtemps dans la vie politique, qui en avez fait votre activité principale aujourd'hui, est-ce que vous n'avez pas le sentiment parfois d'avoir raté quelque chose ? Est-ce que ça veut dire qu'on n'a pas su convaincre, qu'on n'a pas su expliquer ? Ou peut-être, parce que c'est aussi le sentiment qu'on a, dans cette campagne, c'est comme si on ne parlait peut-être pas des vrais sujets des Français. C'est-à-dire qu'on a beaucoup parlé effectivement d'immigration, etc., mais le pouvoir d'achat, le logement, tout ça, c'est passer un peu à la trappe.
Est-ce que ça, ça contribue à votre avis à rompre ce lien de confiance avec les lecteurs ?
Oui, et puis c'est la société du moment. Je veux dire, les médias préfèrent parler de la petite polémique, de la petite phrase, des saumons dans les buffets ou je ne sais quoi, que des sujets de préoccupation réellement des gens. On est aussi dans la société de l'immédiateté. Il faut, dès qu'il se passe un truc, réagir, faire un tweet. Et si on ne fait pas le tweet, ça veut dire que potentiellement on n'a pas pensé que, etc. Et donc, on est monopolisé. Tous les médias sont monopolisés sur ce genre de choses, sauf ici, évidemment. Et on passe peut-être à côté des vrais sujets. Après, le pouvoir d'achat, Yannick Jadot en parle. Il propose le SMIC à 1 500 euros net au cours du mandat.
Il propose le revenu citoyen. Mais est-ce qu'on en parle à la une des médias ? Pas forcément.
Est-ce que c'est aussi peut-être dans la forme, j'allais dire, parce qu'on le voit aujourd'hui dans les évolutions, dans les tendances à gauche notamment ? Et ça, c'est peut-être une première question. Est-ce que quand on est écologiste ou quand on est chez ELLV, est-ce qu'on est de gauche ? Est-ce qu'il n'y avait pas peut-être quelque chose à faire de différent, de plus commun, de s'associer quand on a vu la pléthore de candidats de gauche ? Est-ce que ce n'était pas un peu désespérant pour quelqu'un qui se dit est-ce qu'on ne peut pas s'entendre finalement ?
Je crois que l'écologie politique, c'est un courant de pensée politique complet qui s'inscrit à gauche parce que dans les valeurs de l'écologie politique, il y a la lutte contre les injustices sociales, la lutte contre les inégalités, il y a le féminisme, il y a le régionalisme. Tout ça, c'est compris dans la pensée écologique de Illich ou d'autres. Après, il y a la question de la stratégie politique. Voilà, c'est-à-dire les valeurs de l'écologie seront à gauche. La stratégie politique, est-ce qu'il faut que toute la gauche soit derrière un seul et même candidat ou une seule et même candidate ? Pas forcément parce qu'on a souvent constaté que les voix ne s'additionnaient pas forcément.
Nous, on a fait une douloureuse expérience en 2017. Yannick Jadot se dit « je suis quand même mal barré dans les sondages. » Benoît Hamon est en pleine expansion suite à sa victoire à la primaire socialiste. Donc, on se retire en disant que le meilleur geste à faire c'est de se retirer et de soutenir Benoît Hamon. On a vu ce que ça a donné. C'est vrai qu'en 2022, on dit « non,
c'est temps de l'écologie. » Il s'est dit « je n'ai pas envie
de revivre ça une deuxième fois. » En 2020, les écologistes ont gagné de nombreuses grandes villes en France. Il y a une aspiration pour les gens à voter écologiste. Il faut qu'ils retrouvent leur candidat écologiste sur leur bulletin au présidentiel aussi.
Il faut le souhaiter. Il faut aussi s'interroger et se le souhaiter pour vous. Et s'interroger peut-être parce qu'on parlait de la défiance, parfois de la difficulté que les gens ont à aller voter. Il y a une population qui ne va aussi pas forcément voter. C'est les jeunes. Et on ne peut pas imaginer parler de transition d'avenir de la planète sans se dire que les jeunes sont concernés. Alors, ils sont engagés souvent avec des formes différentes, mais ils ne vont plus forcément voter.
Et quand on regarde un peu ce qui peut être assez étonnant, c'est qu'on les retrouve et on en parlait avec votre collègue Grémy Zinc la dernière fois, soit beaucoup chez Éric Zemmour, soit beaucoup par exemple chez Jean-Luc Mélenchon qui a l'air de mener la danse à gauche. Comment vous expliquez cet engagement des jeunes quelque part dans des formes un peu extrêmes ou radicales d'expression politique ?
Les deux sont des tribuns, les deux sont des figures, les deux peuvent paraître comme être des mentors pour les jeunes. Donc voilà, je ne sais pas, c'est peut-être... Moi, honnêtement, ce n'est pas du tout ça qui m'attire, mais je ne suis peut-être plus assez jeune pour ça. Et puis bon, c'était Dominique Vannet, ce n'est pas du tout la même personnalité. Mais non, je pense que oui, c'est dû à la personnalité de ces deux hommes forts, tribuns, convaincants, etc. Mais les jeunes, aujourd'hui, ils ne sont pas chez Mélenchon ni chez Zemmour, ils sont dans l'abstention. Nous, à la mairie du 7e, on organise mercredi prochain une après-midi citoyenneté.
On a les fichiers de tous les jeunes qui viennent d'avoir 18 ans dans l'arrondissement. Ils sont automatiquement inscrits sur les listes électorales, donc ce n'est pas un sujet de s'inscrire sur les listes électorales. Mais voilà, on organise une après-midi avec une association d'éducation populaire sur l'engagement, sur pourquoi aller voter, sur qu'est-ce qui vous préoccupe, quels sont les enjeux. Et je pense qu'il faut continuer ce combat-là. Il y a beaucoup d'associations d'éducation populaire, que ce soit Unicité ou d'autres, qui sont sur le terrain et qui vont vers les jeunes pour les pousser à s'engager.
Vous gardez l'espoir pour l'instant. Est-ce que vous avez l'impression que pendant très longtemps, on a dit que Macron n'est pas candidat, puis ceci, puis cela, puis la campagne n'est pas encore lancée, mais en même temps, là, on est bientôt à moins d'un mois. Est-ce qu'elle va vraiment démarrer et est-ce qu'on peut quand même encore faire quelque chose ? Comment est-ce qu'on peut inverser la tendance et à quoi vous croyez pour peut-être inverser cette tendance ?
Je crois que le contexte, il n'est pas favorable à une campagne électorale. Je veux dire, quand on a une guerre en Europe, quand on pense au peuple ukrainien, nous, on le voit, à la mairie, tous les jours, les gens affluent pour nous faire des dons, pour la collecte, etc. Ils ne nous parlent pas du tout de la campagne. Puis même quand on est sur les marchés, on parle plutôt de ça et c'est normal parce que c'est ça qui nous préoccupe. Donc, c'est difficile de faire campagne dans ce contexte-là.
Après, dans les dernières semaines d'une campagne électorale, on sait qu'il y a les débats télé et on sait que les médias vont, entre guillemets, mettre en concurrence les candidats et que ce sera à qui touche le plus les Français, à qui permet de rentrer réellement dans les préoccupations des Français, qui attirera leur attention et là, pour le coup, je fais confiance à Yannick Jadot pour ça.
Alors, derrière la présidentielle, il y aura des législatives. Je rappelais que vous avez été candidate déjà deux fois. Oui. Est-ce qu'il y en aura une troisième ?
Alors, pas cette fois-ci. Non, maintenant, je suis maire du septième arrondissement et je me consacre pleinement à ce mandat.
À ce mandat et à ce mandat aussi de conseillère métropolitaine. Alors, c'est vrai qu'on est samedi, souvent, je commence comme ça et donc demain, c'est dimanche. On se dit parfois que le dimanche, c'est un jour où on fait moins de politique. On va parfois voter, mais est-ce qu'il y a un jour où vous ne pensez pas à votre mairie, où vous ne faites pas politique ? Est-ce que le dimanche, on a le temps de faire autre chose pour soi ?
Alors, non, je crois qu'il n'y a pas un jour où on ne pense pas à la mairie du septième arrondissement. Ce n'est pas possible, d'autant que le dimanche matin, avec les élus du septième, on est sur les marchés. Donc, on a un petit stand, ville de Lyon, mairie du septième, etc. Et on prend des documents qui parlent des sujets de l'actualité du septième et on est sur les marchés. Les gens viennent nous voir. Parfois, ils viennent nous engueuler. Parfois, ils viennent nous dire que c'est super. Souvent, ils viennent nous poser des questions. Donc, voilà. Le dimanche matin, en tout cas, c'est souvent sur les marchés à discuter avec les gens.
Et après, le dimanche après-midi, c'est repos, balade, lecture.
Un peu de moment pour vous, etc. Qu'est-ce que ça a changé dans votre vie ? Parce que parfois, on s'en fait une idée ou une représentation. D'être devenu comme sa mère, c'est quoi ? C'est un costume qu'on endosse ? Pour vous, c'est quoi ? C'est une mission, un sacerdoce, un quotidien ? Comment vous le vivez dans votre quotidien, cet engagement ?
C'est intense parce qu'effectivement, ça ne s'arrête jamais. C'est passionnant parce qu'en fait, on découvre des gens tous les jours, des situations, des projets. Et puis, c'est très divers. Je veux dire, début de semaine, j'étais au conseil de la métropole pendant deux jours. C'est très sérieux. Puis après, on peut se retrouver avec la MJC au bal de la parentalité. J'y vais cet après-midi, samedi après-midi. On se retrouve à discuter avec la police municipale, avec les agents de la mairie. Donc, c'est un quotidien passionnant, prenant. Mais moi, j'adore.
La diversité, puis je suppose aussi beaucoup d'humanité. C'est la rencontre avec l'autre qui toujours vous anime. Oui. Avec, est-ce qu'il n'y a pas aussi parfois, parce que je sais que c'est une frustration, on n'en a pas parlé là spécialement, mais le fait d'être maire d'arrondissement, c'est important, mais on n'a pas toujours forcément tous les moyens ou même toutes les solutions à la détresse ou aux demandes des personnes qu'on rencontre. Comment on gère cette difficulté parfois de ne pas pouvoir peut-être régler les problèmes qui devraient l'être ?
Ce n'est pas évident, mais c'est vrai que la mairie d'arrondissement, c'est l'échelon de proximité. Les gens, ils viennent nous voir. Notre devoir à nous, c'est d'écouter. Ensuite, on va activer les leviers qu'on peut activer. Mais la première chose, c'est l'écoute.
Et ça, ça défait un moment important. On se quitte souvent en musique parce qu'on avait envie aussi de parler d'un peu de culture, sauf si vous avez un livre de chevet. Vous disiez que vous le lisez un petit peu. Vous avez des lectures en particulier en ce moment ?
Alors là, j'ai commencé un roman qui s'appelle Connemara de Nicolas Mathieu. Vous connaissez ?
Très, très bien.
Je le vois bien. Très bien. J'avais lu le premier Nos Enfants après eux ou après nous. Je ne sais plus que j'avais adoré. Et donc, je me suis dit il faut absolument que j'achète celui-là.
Quelqu'un qui est très engagé. Un écrivain très engagé sociétalement parlant. Ça se ressent.
Et sa description de la société, des personnages, incroyable. Vraiment, j'adore. Et ça me fait penser à Jonathan Cook qui est un auteur britannique et qui a aussi écrit sur la société anglaise, sur Birmingham, sur le tachérisme, le blairisme et ensuite le Brexit.
Connemara faisait référence à cette chanson de Michel Sardou. Et nous, on va se quitter en musique avec une chanson.
Mais pas avec Michel Sardou.
Mais pas avec Michel Sardou. Vous avez choisi David Bowie, Starman. Pourquoi ?
Parce que j'adore.
Parce que c'est assez simple. David Bowie, c'est vrai que c'est quelque chose d'assez intemporel, universel. Merci beaucoup d'avoir été à notre micro, Fanny Duboux, maire du 7e arrondissement.
Merci à vous.
Et je vous dis à très bientôt. On recevra une de vos collègues, du 5e, Nadine Jorgel, la semaine prochaine. Merci beaucoup. Au revoir. Au revoir. C'était l'invité politique du samedi sur Lyon 1ère. En partenariat avec Immédiat Positif, le web média qui rend visible l'essentiel. Retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et sur immédiatpositif.fr. Écoutez votre radio Lyon 1ère en direct sur l'application Lyon 1ère, lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+. Lyon.
Prenez.