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interviewC à vous· 13 mai 2025 61 min

Pascal Légitimus : le théâtre, une histoire de famille - C à Vous l’intégrale - 13/05/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.Casse: Rebonsoir.

On est en direct jusqu'à 21h. On ira à Cannes tout à l'heure. Mohamed, c'est le point cuisson. - M.Bouhafsi: Depuis tout à l'heure, on se régale.

J'ai failli manger tous les ris de veau. Ca sent très bon. C'est beau et bon. - R.Beaufour: Dernière étape: laquer les ris de veau.

Je vous laisse prendre le laquage et en mettre un peu sur les ris. - M.Bouhafsi: Il y a de la rhubarbe et des blettes? - R.Beaufour: Oui.

On va terminer de laquer les ris de veau avec la sauce. C'est une sauce montée avec de l'échalote. Je l'ai faite avec de la rhubarbe et du gingembre. - M.Bouhafsi: Je laque beaucoup pour Nathalie.

Rires. Normalement, c'est pour Patrick. Comme il n'est pas là...

Un dernier pour Emilie. C'est bon. - A.Casse: Merci.

A tout à l'heure. Avant le dîner, on se demande si ce monde nous rend tous fous. C'est le titre du livre de C.Bourseiller.

Il anime une chronique dans la matinale de France Inter. Il se demande par exemple pourquoi nous pétons parfois les plombs. - C.Bourseiller: Comment se fait-il que mon aimable voisine ait la bave aux lèvres?

Il ou elle abandonne toute forme de politesse. Il ou elle tutoie l'autre avec agressivité. "Tu t'es vu, espèce de bouffon?" La personne possédée passe à l'argot aisément. "Pauvre con, débile, casse-toi..." - A.Casse: Il est notre invité ce soir avec A.Parillaud et P.Légitimus. - A.Parillaud: Bonsoir. - A.Casse: Je vous laisse vous installer.

A.Parillaud et P.Légitimus, vous venez nous présenter la pièce de théâtre "Le Bémol" que vous commencerez à jouer le 3 juin.

P.Légitimus, vous êtes un chef d'orchestre en pleine crise existentielle. A.Parillaud, vous êtes son épouse.

C'est la 1re fois qu'on vous voit dans un rôle comme ça sur scène. On en parlera dans un instant. Bonsoir, C.Bourseiller.

Vous avez réuni vos billets dans ce livre "Ce monde me rend fou". Faut-il puer pour exister? Les chats vont-ils nous sauver?

Comment cohabiter avec les cons? Comment vous viennent toutes ces idées? - C.Bourseiller: Je m'inspire beaucoup de l'actualité.

L'actualité me nourrit fortement. Comme le titre de cette chronique et de ce livre...

C'est un titre évident dans l'actualité actuelle. J'ai écouté D.Trump, avec le génocide afrikaner qui arrive...

Il y a sans cesse ce monde qui est dans une telle perspective dingue que ça me nourrit au quotidien pour une chronique. Je m'amuse énormément. - A.Casse: On a demandé aux gens de la rue ce qui les rendait fous.

Voici la réponse. - Une personne qui ne dit pas bonjour quand on le fixe dans les yeux quand on la croise. - Les bruits de bouche. - Les vélos! - Les Parisiens un peu hautains. - Les gens qui touchent les chiens sans demander l'avis à personne. - Ceux qui lèchent leur couteau. - Le bruit un peu trop fort, quand ça pétarade. - Les femmes qui soufflent. - Les retards. - Ma petite-fille qui fait tomber la nourriture. - Les gens qui sont négatifs. - A.Casse: Et vous, qu'est-ce qui vous rend fou? - P.Légitimus: Les gens qui regardent leur téléphone pendant le spectacle.

C'est insupportable. Souvent, il y en a qui dorment au premier rang dès le départ de la pièce. Ils ont payé 50 balles pour dormir!

C'est un peu gênant. - C.Bourseiller: Il y a une nouvelle variété de gens, les smombies, contraction de smartphone et zombie.

Ils regardent leur smartphone en marchant. Ils peuvent vous tuer. Beaucoup le font en roulant, en voiture.

C'est une catégorie assez intéressante de zombie. Ce sont des zombies du monde nouveau. - A.Casse: Et vous? - A.Parillaud: C'est une discussion qu'on avait ce matin.

On parlait des phobies. On faisait le tour de toutes les phobies. Il y a un nom pour toutes les phobies.

C'est incroyable. Je suis assez proche des bruits de bouche... - A.Casse: Vous regardez Mohamed en disant ça! - M.Bouhafsi: On en parlait pendant le magnéto. - A.Parillaud: Tout ce qui est la pollution sonore, les bruits... - E.Tran Nguyen: Il y a un nom pour ça. - A.Parillaud: Le craquement des dents... - C.Bourseiller: Ca détruit un couple.

J'entendais "il lèche son couteau, c'est charmant". Au bout de 5 ou 10 ans: "Je n'en peux plus de voir ce connard lécher son couteau!" - A.Casse: Le vrai amour, c'est de ne pas être gêné par le fait qu'il lèche son couteau?

Ce qui vous rend fou, c'est les mots de passe? - C.Bourseiller: Oui.

C'est normal. On est soumis à des IA de basse intensité qui nous demandent en permanence de changer notre mot de passe. "Faites un mot de passe avec une majuscule, un point d'exclamation, changez votre mot de passe..." - A.Casse: On vous demande si vous êtes un robot. - C.Bourseiller: Oui.

Une fois, je vais sur un site où je vais tout le temps. On me dit: "Votre jeton a expiré." Ca fait partie de cet étrange monde qui me passionne.

J'ai fait la liste des mots de passe qui sont le plus souvent piratés. Le plus piraté, c'est "allô maman bobo". Il nous vient tous à l'esprit.

C'est le meilleur pour tous les hackers. J'ai 90 mots de passe. J'ai un cahier avec des mots de passe. - M.Bouhafsi: C'est quoi, le mot de passe? - C.Bourseiller: Je ne le dirai pas. - P.Légitimus: Ils nous proposent des mots de passe, on dirait des meubles Ikea! - A.Casse: Il y en a qui les notent dans des petits carnets.

Je ne sais pas si c'est la bonne méthode. - C.Bourseiller: C'est le seul moyen.

J'ai un cahier de mots de passe! - A.Casse: Ce désenchantement vis-à-vis de l'époque, ça ne date pas d'aujourd'hui.

En 1986, vous vouliez déjà faire la peau des années 80. - C.Bourseiller: Quand je parlais des années 90, c'est pour rompre avec les années 80, rompre avec ce côté clinquant, le clip, le fast-food, pour essayer de faire un projet sincère et littéraire pour dire ces textes, parler franchement et revenir à l'intériorité. - Vous voulez balayer une bonne fois ces années 80! - C.Bourseiller: C'est un projet, un voeu pieux.

J'avais des lunettes! J'avais raison. Je n'ai jamais été à l'aise dans mon époque. - A.Casse: C'est quoi, votre époque? - C.Bourseiller: Je n'en ai pas.

C'est ce qui fait que je ne suis pas un vieux réac. Je ne dis pas que c'était mieux dans les années 80, époque où j'étais beau et jeune comme ça! Je dis que c'était épouvantable, les années 80, dans les années 90, dans les années 2000 et c'est encore pire.

Ce n'est pas un regard pessimiste. Ce n'est pas le regard d'un grincheux, d'un ronchon. C'est le regard de quelqu'un qui dit: "Je vous montre ce qui ne va pas tout à fait bien pour qu'on l'améliore." - M.Bouhafsi: Qu'est-ce que ça ferait si vous étiez grincheux? - C.Bourseiller: Je suis un réparateur à ma petite échelle. - A.Casse: Vous préparez une candidature à la présidentielle? - C.Bourseiller: J'attends qu'on m'appelle, qu'E.Macron m'appelle depuis 2017. - E.Tran Nguyen: Vous avez 1000 vies.

On vous connaît surtout en tant qu'acteur. Vous jouez dans "Clara et les chics types". Casting de dingue.

C'est une troupe d'acteurs qui présente le film au micro de France 2, à l'époque. - Un scénario et des dialogues de J.-L.Dabadie. "Clara et les chics types", qui réunit I.Adjani et 6 jeunes acteurs qui viennent pour la plupart de cafés-théâtres. - C.Bourseiller: Je suis le plus jeune et le plus sinistre.

Je suis en quelque sorte le héros du film, dans la mesure où c'est autour de moi que s'articulent les autres personnages. - E.Tran Nguyen: Vous disiez ceci à l'époque. - C.Bourseiller: J'étais un peu comme ça.

J'étais un jeune si prétentieux et sinistre, très timide également. Le cinéma m'a beaucoup soigné. J'ai découvert que ma timidité profonde, c'était de l'humour anglais.

Les filles, tout à coup, disaient que j'étais beau alors que je me trouvais extrêmement laid. J'étais un peu prétentieux. - E.Tran Nguyen: Le cinéma vous a aussi bercé.

Vous étiez encore plus jeune quand vous avez démarré. - C.Bourseiller: J'ai grandi dans le milieu du théâtre.

Je viens d'une famille de gens de théâtre. J'ai grandi sur les genoux de Ionesco. J'ai appris, quand j'avais 7 ou 8 ans, que mon parrain était J.-L.Godard qui m'a fait tourner dans des films... - E.Tran Nguyen: A 4 ans, vous vous retrouvez dans "La Guerre des boutons". - C.Bourseiller: J'ai assumé.

Je n'avais que 4 ans. J'étais le plus jeune. J'ai fait des films de Godard.

On me voit dans les cinémathèques. Ca me fait plaisir. - A.Casse: Il y a aussi "Un éléphant, ça trompe énormément". - C.Bourseiller: J'avais 17 ans!

J'étais un étudiant gauchiste de 17 ans. - A.Casse: On retient votre relation avec Danièle Delorme. - C.Bourseiller: Elle était consentante!

Les temps ayant changé...

La réplique, c'était: "J'aime vos seins, surtout le gauche." - A.Casse: On vous en parle encore? - C.Bourseiller: Tout le temps.

Ca ne me dérange pas. - A.Casse: Anne, vous l'avez connu à cette époque. - A.Parillaud: Il faisait partie de l'équipe des "adolescents". - C.Bourseiller: On en a fait un autre.

On a fait "Girls". Un chef-d'oeuvre. - A.Parillaud: Un film non érotique! - A.Casse: C'était bien de travailler avec lui? - A.Parillaud: Non... - C.Bourseiller: Epouvantable! - A.Parillaud: Il est très généreux, très expansif.

Il est complice avec la situation et les personnages. Là, il était au milieu de 4 filles. C'était le garçon aimé par les filles.

Le garçon qu'on aime avoir avec soi. C'est Christophe. - C.Bourseiller: Je tenais la chandelle, dans le film! - N.Saint-Cricq: Vous êtes aussi un passionné d'histoire.

Vous êtes un collectionneur. Vous collectionnez des choses un peu étranges, parfois. - C.Bourseiller: Je pensais que c'était un repas. - N.Saint-Cricq: Décrivez-nous ce que c'est... - C.Bourseiller: Etant plus que passionné d'histoire, puisque je suis historien et de politique aussi, je fais des archives sur les mouvements politiques depuis de nombreuses années, qui sont aujourd'hui déposées dans plusieurs centres d'archives en Europe. - N.Saint-Cricq: Vous êtes un spécialiste de l'extrême gauche. - C.Bourseiller: Extrême gauche, extrême droite, centre...

Je ne suis pas sectaire. J'ai accumulé une collection d'objets politiques. J'ai trouvé que c'était intéressant.

C'est une boîte de cassoulet trotskiste. Ca date des années 80. A l'époque, la Pologne était une dictature.

On est avant la chute du mur de Berlin. Pour faire passer leur propagande, des militants d'extrême gauche qui étaient interdits, qui étaient dissidents, dissimulaient leurs journaux en polonais dans des fausses boîtes de cassoulet. Vous avez un journal polonais.

Je ne sais pas si on peut filmer. C'est un journal clandestin polonais qui était dissimulé dans du cassoulet. - P.Légitimus: C'est tout petit! - C.Bourseiller: A l'époque, quand on était clandestin, il fallait des lunettes! - A.Casse: Ca aurait été plus malin de mettre du cassoulet dedans. - C.Bourseiller: Ca aurait été une meilleure idée qu'on l'ouvre et que ça explose! - A.Casse: On recommande chaudement le livre "Ce monde me rend fou".

Dans un instant, on va parler de votre pièce. Je lance Jibé et Lucien. Jibé doit prendre en charge un invité de l'émission qui se déplace en fauteuil.

L'assistant de rédaction a manqué de compréhension. - C'est bon, vous êtes maquillé? L'émission va commencer.

Vous me suivez? - Allez! ... - Qu'est-ce que vous foutez? - J'adore les escaliers.

Je pourrais les regarder pendant des heures. - Ah oui! Tant pis pour le fauteuil.

Laissez-le là. - Tu es sérieux? - Personne ne va vous le piquer. - Je ne peux pas me déplacer sans fauteuil! - Ah, merde.

C'est trop con. Le studio n'est qu'à quelques pas. Vous ne pouvez pas marcher un peu? - Si.

Il y a bien un accès PMR? - Ce n'est pas le moment d'aller au bistro! - "Personne à mobilité réduite".

Sans escalier! - On va faire le tour. - Ca ne passe pas. - C'est relou, votre truc. - Je préfère mon truc à ta casquette.

Elle n'a pas de visière. C'est ridicule. Tu sais quoi?

On va la tenter quand même. - Comment? - Va chercher une pioche.

On va agrandir l'espace en éclatant le mur. Aide-moi. - Ca va aller. - C'est dur, de te détester. - Excuse-moi pour tout à l'heure. - C'est déjà oublié. - Ton taxi est là.

Il faut qu'on se dépêche. Au pas de course! - OK... - A.Casse: "Le Bémol", qui arrive au théâtre des Variétés le 3 juin.

Pascal, vous êtes Antoine, l'un des meilleurs chefs d'orchestre de sa génération. Vous êtes marié à Jeanne, alias A.Parillaud, accro au jeu et à la bouteille.

Vous formez une équipe avec votre meilleur ami violoniste L.Abelanski. Comme votre frère, vous êtes à 2 doigts de décrocher le prix Nobel de la musique classique Votre ami fait intentionnellement une mauvaise note lors de sa représentation.

Un si bémol de presque 3 secondes à la place d'un si. Est-ce qu'il a fait exprès? Est-ce que c'est la fin de 40 ans d'amitié? - P.Légitimus: Vous avez tout dit!

C'est un peu un déclencheur, comme "Le Prénom". Il y a un grain de sable qui remet en question beaucoup de choses. Il y a 6 personnages, dont ma femme.

Ca remet en question toutes les fondations d'une amitié, mais aussi des points de vue sur la politique, social...

Ca permet de regarder un peu tous les thèmes sociétaux qui sont anxiogènes aujourd'hui. Ce qui est amusant, c'est le comportement de tous les gens vis-à-vis de la fausse note. L'a-t-il fait exprès?

C'est une enquête sociale pendant 1 heure 30. - A.Casse: Ca raconte la concurrence.

Il y a une rivalité. - P.Légitimus: Il n'y a pas vraiment de rivalité.

Moi, j'ai beaucoup d'ego. Lui, c'est un peu mon second. Il en a marre que je sois le premier.

Une rivalité se met en place. Mais elle est légitime, sans faire de jeux de mots! Je suis très prétentieux, imbuvable, antipathique, mais c'est justifié.

Anne, c'est le contrepoint. - A.Casse: Qu'est-ce que vous lui trouvez? - A.Parillaud: Je suis complètement décalée de l'ensemble de tous les personnages.

C'est une bourgeoise alcoolique, décalée, joueuse compulsive. Je regarde ça un peu comme dans un aquarium. Souvent, quand on est imbibé, on voit les choses de manière très lucide.

On a un recul. C'est ce qui s'opère. Elle regarde tout ça avec un regard très détaché, distancié et ironique.

En même temps, à travers cette comédie de moeurs, c'est toutes les failles humaines qui se jouent. - P.Légitimus: Elle balance toutes les vérités à tout le monde! - A.Casse: Elle essaie de faire dégonfler votre ego, quand elle dit que votre métier, c'est d'agiter votre petite baguette. - P.Légitimus: Pas si petite que ça!

C'est une belle métaphore. Elle me touche là où il faut. C'est une remise en question d'un personnage.

Tout le monde peut s'identifier dans la pièce. Tous les personnages ont un caractère bien différent. Nous avons un pizzaiolo, un luthier, une instagrameuse...

On parcourt beaucoup de choses. - A.Casse: Je ne me trompe pas quand je dis que c'est votre première comédie, Anne? - P.Légitimus: Vous ne vous trompez pas.

Ca se passe super bien. - A.Parillaud: C'est le vertige absolu.

Le théâtre, ce n'est pas tout à fait mon école et mes expériences. En plus, j'ai rajouté un challenge: la comédie. J'en avais un vrai désir.

Quand j'ai lu la pièce, j'ai réalisé de manière organique la jouissance que ça devait être d'être sur une scène, mais juste pour être libre. J'ai l'habitude, à travers mes personnages, de me sentir toujours investie, rapporter un message, une crédibilité ou une dramaturgie sur lesquels je vais être fidèle. D'un seul coup, j'ai lu cette femme décalée et je me suis dit: "C'est la première fois de ma vie que je vais pouvoir me sentir dans un lâcher-prise absolu et voir si j'en suis capable." - P.Légitimus: Je confirme. - A.Parillaud: Je suis un peu la seule à être décalée dans les personnages mais aussi dans les écoles, dans l'équipe.

Je me retrouve dans une vraie troupe de comiques hyper doués. - A.Casse: C'est quoi, le terme pour la comédie?

J'ai l'impression que vous doutiez de votre capacité à trouver cette légèreté. - A.Parillaud: Je doute de tout. - P.Légitimus: Au niveau du texte, il y a des choses drôles, mais elle les incarne avec une telle véracité...

Tous les personnages ont un passif de comédie. Elle est bien encadrée. On propose des choses.

La pièce est, sans incriminer l'auteur...

On était à 70 % de l'humour. On a upgradé tout ça. Il y avait des situations qu'on a exploitées et avec brio. - A.Parillaud: J'essaie un challenge.

J'ai une idée dans le cerveau. Je ne sais pas si j'y parviendrai. Mais dans la comédie, il y a de la composition.

Tout mon processus d'actrice, c'est l'incarnation, pas la composition. C'est ce que j'ai suivi et toujours fait. Dans la comédie, on s'aperçoit que la composition est fondamentale.

Je me suis quand même mis le challenge de me dire: "Est-ce que je peux être totalement authentique dans la comédie?" - C.Bourseiller: Il y a beaucoup d'intérêt pour la musique classique, en ce moment.

Il y a eu "Les Musiciens", "En fanfare"...

Ca marche. - E.Tran Nguyen: Et pour la popularis - C.Bourseiller: C'est populaire, la musique classique. - E.Tran Nguyen: Anne, j'aime bien quand vous dites que le théâtre n'est pas votre premier terrain de jeux.

Votre première fois sur les planches, c'était en 1980 pour "L'Intoxe" aux côtés de J.Moreau. - Va te laver les cheveux. - Il me faut une mise en plis. - Toutes les filles ont décidé d'y aller avec les cheveux frisés, des grands anneaux aux oreilles rien que pour l'emmerder! - Et voilà.

Je me doutais qu'il y avait un mec là-dessous! Dès que les femmes font des conneries, cherchez l'homme! - E.Tran Nguyen: C'est marrant, comment vous vous regardez. - A.Parillaud: Je n'avais rien revu.

Je revois Jeanne...

J'ai été privilégiée. J'ai eu un couple d'artistes en parents...

Ce sont des artistes qui m'ont tellement donné et qui m'ont habitée...

Jeanne, ça a été ma mère, ma maman de théâtre. - E.Tran Nguyen: Il y a le théâtre des Variétés, que vous retrouvez pour cette pièce "Le Bémol".

A l'époque, vous disiez que le théâtre, c'était plus jamais. Pourquoi? - A.Parillaud: Les rôles principaux étaient tenus par Jeanne et Jacques Dufilho, qui étaient extraordinaires.

J'intervenais assez régulièrement. 9 mois à jouer, quand vous n'êtes pas...

Quand on est déjà le personnage...

Pascal connaît. Je me suis dit: "9 mois faire la même chose tous les soirs, quand vous attendez le moment où..." Plus jamais! - P.Légitimus: En même temps, c'est jamais la même chose. - A.Parillaud: J'étais trop jeune pour réaliser tout le potentiel de ce que peut être le théâtre.

On me met toujours alcoolique! - P.Légitimus: Elle le fait très bien.

Est-ce que c'est vraiment un rôle de composition? - A.Parillaud: Je ne bois pas du tout, dans la vie.

C'est très amusant pour moi. - A.Casse: Il y a une archive dont on ne se lasse pas, et désolé Pascal.

Il y a peut-être des gens qui ne l'ont pas vue. - P.Légitimus: C'est vrai qu'on est 68 millions de Français.

Allons-y! - A.Casse: Vous aviez 9 ans.

C'était votre première télé. - IL FAUDRA QUE CA CHANGE PARTOUT DANS LE COSMOS. - A.Casse: La musique et le théâtre, vous avez baigné dedans. - P.Légitimus: Ma marraine de théâtre m'a permis de jouer cette comédie musicale pour enfants.

J'avais 9 ans et demi. Je partais de la porte d'Ivry tout seul en métro pour aller jouer tous les samedis et les mercredis après-midi. J'ai appris à faire des claquettes, chanter, danser, faire de la guitare...

Ce sont les bases de ce que je suis aujourd'hui. - M.Bouhafsi: On la laisse sur tous les écrans! - E.Tran Nguyen: Ni Anne ni Nathalie ne l'avaient vu! - A.Parillaud: On va le vanner. - P.Légitimus: Je ne suis pas tout seul.

Il y a E.Métayer. - E.Tran Nguyen: On voit surtout vous! - M.Bouhafsi: Anne, vous avez décidé de passer de l'autre côté de la caméra pour réaliser un court métrage.

Vous y révélez avoir été victime d'inceste de la part de votre père et d'autres membres de votre famille. Vous allez jouer votre propre rôle. Ecrire, réaliser et jouer ce qu'on a vécu, j'imagine qu'on vous avait déjà posé la question au moment de l'écriture du livre, mais est-ce le meilleur exutoire possible? - A.Parillaud: Je voudrais faire un préambule.

Oui, la violence sexuelle est subodorée. Elle existe dans le roman. Mais le roman traite vraiment d'un couple.

C'est une proie et son prédateur. C'est vraiment le phénomène de l'emprise. C'était très important pour moi, dans le monde d'aujourd'hui, à ma façon, d'être dans le mouvement et en même temps, de ne porter aucun jugement.

C'est très important pour moi. C'est pour ça que je veux en faire un film. C'est un regard sur ces phénomènes un petit peu décalés, parce que je veux rentrer dans la tête de l'abuseur.

C'est ce qui m'intéresse, plus que de l'abusé. Un exutoire...

Oui. L'écriture est définitivement une catharsis de ce qu'on est. On s'aperçoit que même si on décide de ce qu'on veut écrire et de ce qu'on croit écrire, on s'aperçoit rapidement qu'on est manipulé par l'écriture et qu'on n'écrit pas le livre qu'on veut, mais le livre qu'il faut.

Ca a été mon premier bouleversement dans l'écriture, de réaliser que j'avais, malgré moi, sorti des choses. Forcément, une forme d'exutoire d'un inconscient qui se vautre sur la page...

Surtout quand on écrit de l'intime. Comme dit A.Ernaux, qui a toujours besoin de dire "tant que je n'ai pas écrit ce que j'ai vécu, la boucle n'est pas bouclée", j'ai l'impression que tant que je ne l'ai pas vécu, écrit et joué, il me manque la boucle finale. du cinéma, a été condamné en première instance à 18 mois de prison pour agressions sexuelles sur 2 femmes lors du tournage des "Volets verts".

La présidente du jury du Festival de Cannes a réagi tout à l'heure. - J.Binoche: L'association de "monstre sacré" m'a toujours gênée.

Ce n'est pas un monstre, c'est un homme. Une star de cinéma est un homme. Quand on est désacralisé comme il l'est en ce moment, ça veut dire...

Ca fait réfléchir sur le pouvoir concerté de personnes, qui prennent le pouvoir. Le pouvoir est ailleurs. - A.Casse: C'est comme ça qu'elle réagit.

Et vous, que vous dites-vous? - A.Parillaud: Comme on l'a entendu beaucoup, il y a vraiment eu une bascule des mondes.

J'ai commencé à 16 ans. On vivait dans une atmosphère où il y avait les abus, cette perversion. On ne les réalisait pas, surtout en tant que femmes.

On ne réalisait pas le pouvoir qui s'effectuait sur nous, malgré nous. Je dirais juste que c'est important de ne jamais partir dans les dérives, quelles qu'elles soient, par rapport à des mouvements sociétaux, et qu'il faut conserver une certaine nuance. Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier.

Chez les artistes, il y a vraiment quelque chose sur lequel il faut se pencher. L'art, la création, c'est l'exploration de l'obscur, de l'âme humaine, avec ce qu'elle a de pas bien, de perverti. Si les artistes n'ont plus cette possibilité d'être des haut-parleurs pour le monde en général...

On l'a jugé aussi en éliminant ses films, en disant qu'on ne pouvait plus regarder ses films... - A.Casse: Il y a un débat là-dessus.

A.Bergé disait qu'il ne faut pas ne pas regarder les films que G.Depardieu a faits... - A.Parillaud: Je peux entendre...

Je ne bannis pas ce qu'un artiste a créé avant. Il ne faut pas éliminer les oeuvres, qui sont valables comme témoignage...

Mais c'est vrai que, conscients...

Ca le démystifie. Quand on le voit dans une certaine folie, une certaine perversion dans certains films, finalement, on se dit que c'était lui. On peut se poser la question.

Ca démystifie toute la performance d'un acteur qu'on trouvait incroyable ou très originale ou très personnalisée. - A.Casse: Il est condamné pour agressions sexuelles. - A.Parillaud: On s'est aperçus qu'il n'y avait pas une grande différence entre l'homme à l'écran et l'homme dans la vie.

Même s'il y a une monstruosité pour créer, il y a quand même... - A.Casse: Ca n'excuse pas ce qu'il a fait.

On le voyait comme un monstre sacré du cinéma, mais ce qu'il a fait est aussi monstrueux... - A.Parillaud: Evidemment.

Tous les abus, quels qu'ils soient, doivent être bannis... - P.Légitimus: On adore Voltaire et Voltaire était raciste.

Comment on essaie de distinguer l'homme de l'oeuvre...

C'est compliqué. - A.Casse: "Le Bémol", je redonne les dates.

C'est au théâtre des Variétés du 3 au 21 juin. Ce sera prolongé, on espère. Je signale aussi votre livre, "Vols au musée de la Croûte".

On passe au PVPV de M.Bouhafsi. Le mot du jour, c'est "badalada". - M.Bouhafsi: On entend des gens à l'inverse de vous, Christophe, qui sont heureux de leur époque.

C'est une expression portugaise, qui signifie "branché". Etre "badalada", c'est profiter de l'instant présent et être la meilleure version de soi. Ca enflamme les réseaux. - Je vois absolument partout le terme "badalada". - Ca veut dire quoi?

Prendre le contrôle, être son personnage principal. - Vous avez déjà eu la sensation de marcher dans la rue et que vous savez que c'est votre moment... - C.Bourseiller: C'est bon pour moi. - M.Bouhafsi: Au-delà d'une tendance TikTok, c'est un état d'esprit.

Qu'est-ce que ce mot rigolo inspire aux Français? - Si je vous dis "badalada"? - Un dessert maghrébin. - Un bonbon. - Un plat qui se mange facilement. - Banalana? - C'est un état d'esprit.

En brésilien, ça veut dire "cool". Vous demandez à ChatGPT? - Oui. - Il y a des choses qui vous rendent "badalada" dans la vie? - On a fini nos partiels. - Manger des desserts sur la rue, prendre un petit café. - La chaleur qu'on attendait. - Aller manger le cookie qui nous attend... - Faire des bocaux, me promener, faire les boutiques, ça me rend "badalada". - M.Bouhafsi: C'est profiter de la vie, tester l'imprévu ou changer de voie sans culpabilité.

Vous devriez essayer, Christophe. - C.Bourseiller: Je n'y crois pas trop, mais je vais essayer quand même. - A.Parillaud: Dans le mot lui-même, il y a quelque chose de sucré.

C'est pour ça que les gens ont été amenés à parler de nourriture... - P.Légitimus: "Badalada à la crème"... - A.Casse: L'image du jour, c'est un cours qui casse les codes. - M.Bouhafsi: Un prof d'EPS et un prof de maths ont créé ensemble les maths-fléchettes.

L'objectif est de réconcilier les élèves avec les chiffres tout en s'amusant. On a assisté à un cours dans une classe de 6e, à Paris. - Je m'improvise prof de maths dans mon atelier fléchettes-mathématiques. - M.Bouhafsi: Le professeur prépare l'atelier.

Ce matin, les élèves pètent le feu. Avant le côté ludique du cours, place aux problèmes de maths. Mais que préfèrent faire les élèves? - Tu préfères la partie des problèmes ou des fléchettes? - Pourquoi? - C'est mieux quand on s'amuse. - M.Bouhafsi: Il retrouvera bientôt le sourire.

Les fléchettes, c'est pour le calcul et la concentration. - Ils font des mathématiques sans s'en rendre compte. Ils n'ont pas peur de se tromper. - M.Bouhafsi: Il est 9h30.

On troque les cahiers contre les cibles et les fléchettes - Tu as fait combien? - 60. - Excellent. - M.Bouhafsi: Ces cours insolites peuvent donner des idées de carrière. - Il va aller où? - A Londres, faire les championnats du monde. - Si je dois lui payer un billet pour aller à Londres, je le fais! - M.Bouhafsi: Il doit relever un défi: faire gagner son équipe. - Il te reste combien, pour gagner? - 21. - Tu as la pression? - Oui. - M.Bouhafsi: Suspense...

Dommage. C'est cruel. Au moins, les élèves participent tous en équipe à ces ateliers.

Les retours sont très positifs. Surtout, ils s'améliorent tous en mathématiques. - A.Casse: La tendance du jour, c'est une fake news. - M.Bouhafsi: Une fausse vidéo annonçant la mort de D.Boon.

L'humoriste a réagi sur Instagram avec une repartie bien à lui, livrant un message clair contre les fake news. Plus de 1,5 million de vues. D.Boon: Je viens d'apprendre ma mort.

Que dire? C'est toujours les meilleurs qui partent les premiers. J'ai du mal à l'accepter.

Je ne vous cache pas que c'était très soudain, comme souvent les décès. Je suis pour le don d'organes. Attendez juste un tout petit peu avant de me les prélever.

Méfiez-vous des fake news. Je vais très bien. - M.Bouhafsi: Une blague, un message.

Il va très bien. Il sera de retour sur scène jeudi. Il rejoint le cercle très fermé des stars régulièrement mortes sur les réseaux sociaux, comme J.Chan ou J.Dujardin.

Inoxtag a été annoncé mort lors de son ascension de l'Everest alors qu'il était juste absent des réseaux sociaux. Ca vous est arrivé? - P.Légitimus: On m'a dit que je m'étais suicidé. - C.Bourseiller: Oui... - P.Légitimus: On m'a dit que j'étais maure! - A.Casse: On va dîner avec l'humoriste Constance, dont le spectacle s'appelle "InConstance" et qu'il lève un tabou, la bipolarité. - Constance: Me voici dans un cabinet de médecin généraliste que je supplie de me faire une piqûre d'amphétamines pour pouvoir aller jouer le soir. "S'il vous plaît, je dois faire rire les gens.

Je suis une personne extrêmement rigolote." Le docteur m'a répondu calmement: "Je pense que la culture va mieux que vous, madame. Vous êtes très fatiguée.

Vous dormez, la nuit?"" "Dormir est une perte de temps. Je dois écrire des blagues pour traverser la France en Kangoo." - A.Casse: Bonsoir, Constance.

Bienvenue au dîner de "C à vous", préparé par R.Beaufour. Qu'est-ce qu'on va manger? - R.Beaufour: Ris de veau. - A.Casse: Constance, vous jouez votre spectacle du 5 au 20 juin au théâtre de l'Atelier à Paris.

Vous êtes en tournée dans toute la France. On vit une époque particulière, peut-être un MeToo de la santé mentale. Nicolas Demorand A dit qu'il était bipolaire et a fait un coup de tonnerre.

Des personnes connues ont témoigné dans son sillage. Vous souffrez de la même maladie. Vous avez fait 4 tentatives de suicide.

Vous estimez être guérie? - Constance: Non. On ne guérit pas de la bipolarité.

On la stabilise et on vit avec. Mais une fois que c'est stabilisé, ça se passe super bien. J'ai une vie normale, mais j'ai un traitement toute ma vie.

Je vois ça comme une bénédiction d'être stabilisée comme ça et d'être heureuse. - A.Casse: Que vous disent les gens?

Je pense qu'on a posé la même question à N.Demorand. Est-ce qu'on vous dit merci?

Est-ce que ça fait du bien aux personnes qui souffrent de troubles mentaux de voir qu'on peut aller bien? - Constance: C'est un spectacle que j'aurais voulu voir quand je n'allais pas bien. Il y a énormément d'espoir à donner sur la maladie mentale.

En France, c'est compliqué car le service public est en train d'être mis à néant, mais quand même...

La chimie, la médecine...

Plein de choses évoluent. C'est un tabou de moins en moins. Il y a beaucoup de trucs hyper négatifs, tristes sur la maladie mentale.

Il y a une espèce de fascination morbide, comme les films d'horreur sur les hôpitaux psychiatriques...

On ne fait pas de films d'horreur sur les cancers alors que c'est une maladie quand même. - A.Casse: Vous étiez dans l'émission de L.Ruquier, tout allait bien pour vous.

Un jour, votre sketch ne marche pas. Là, vous vous voyez vous effondrer. Le sol se dérobe sous vos pieds. - Constance: Je n'ai jamais su mentir.

Le sketch n'était pas drôle. Je me suis arrêtée en disant: "Ce n'est pas drôle." Je ne pouvais pas continuer.

En fait...

Il faut 7 ans pour être diagnostiqué, généralement, pour une bipolarité. J'ai été diagnostiquée à 35 ans. C'est un miracle que je sois encore en vie.

J'ai eu des pulsions de mort depuis toujours. - A.Casse: 4 fois, vous avez tenté... - Constance: Je ne suis vraiment pas douée en suicides!

Il faut parler d'un numéro de téléphone, SOS Suicide. C'est énormément d'appels tous les jours. Il ne faut pas hésiter à appeler et demander de l'aide.

Le suicide n'est pas de l'égoïsme. C'est un symptôme d'une maladie. - P.Légitimus: C'est quoi qui déclenche cette maladie? - Constance: Il y a des origines génétiques.

Je viens d'une famille où il y a de la bipolarité depuis toujours. - P.Légitimus: C'est un gène? - A.Parillaud: La schizophrénie et la bipolarité, ça se transmet génétiquement... - Constance: Il y a des gens qui naissent le menton en avant avec une fossette, et nous, c'est la bipolarité. - A.Casse: Comment vous regardez cette maladie?

Ce qui fait que vous êtes une artiste et qu'on a de la tendresse pour vous, que vous nous faites rire, c'est votre hypersensibilité. C'est ce qui fait votre talent, mais aussi peut-être que vous avez cette maladie. - P.Légitimus: C'est un mal pour un bien. - Constance: Oui.

Moi, ça me tombe dans les pattes, vu le métier que j'ai choisi...

Et heureusement, car je me suis sortie de moments terribles...

C'est un peu dur de dire "si je n'avais pas eu ça, il n'y aurait pas eu ci..." On ne sait pas dans quelle proportion ça joue.

Heureusement que j'ai eu ce métier car je n'ai pas une sensibilité qui est compatible avec cette société. - A.Casse: Que vous disent les gens quand ils sortent du spectacle? - Constance: Ils disent merci.

On parle de quelque chose qui est hyper tabou et on en rigole. Le spectacle est avant tout très drôle. C'est la catharsis.

On monte sur scène et on rit de choses terribles, sans que ce soit larmoyant ou faire de l'humour qui serait contre ce sujet. C'est raconter une histoire avec mon humour et se rendre compte...

Je suis épatée du nombre de gens que ça touche. - A.Casse: Parce qu'il y en a beaucoup. - Constance: C'est incroyable.

Le nombre de gens qui disent "j'ai fait une dépression", "j'ai eu honte, j'ai dit que j'étais parti en vacances..." - A.Casse: Pascal, vous n'avez pas vécu la même chose, mais vous avez confié avoir eu une petite dépression quand vous n'avez pas joué dans le film "Le Pari". - P.Légitimus: Ce n'est pas une dépression...

C'est comme un abandon. Comme si vous êtes au bord de la route et qu'on dit à un chien "tu vas rester là". Le fait d'être tout seul alors qu'on est dans une énergie à 3...

Je me suis demandé ce que j'allais faire. Ca m'a permis de créer ma société. Les Inconnus, c'est une famille. - A.Casse: Ne plus en faire partie, ça a été difficile.

On va aller à Cannes retrouver Babeth dans un instant. On va revenir sur les moments de la cérémonie d'ouverture. - E.Tran Nguyen: Avec M.Farmer. - M.Farmer: Partout...

Partout...

Je te sens près de moi partout, partout. Partout autour, dans les méandres d'un long sommeil. - E.Tran Nguyen: Vous aimez bien, ça. - P.Légitimus: J'adore. - E.Tran Nguyen: C'est M.Farmer... - P.Légitimus: Vous allez encore me ressortir... - E.Tran Nguyen: Il y a eu une partie de ping-pong mémorable avec elle et il paraît qu'elle vous a "marave la gueule". - P.Légitimus: Je joue au ping-pong depuis tout petit.

J'ai échoué 2 parties avec elle. Effectivement, elle m'a bien battu. J'attends ma revanche. - C.Bourseiller: J'ai fait faire sa première télé à M.Farmer.

J'ai animé il y a très longtemps une émission très mauvaise. Je recevais des artistes le jour où leur disque sortait. Une jeune artiste est venue, M.Farmer, avec "Maman a tort".

J'ai eu un article dans le journal. - A.Casse: Encore une anecdote.

Encore un autre livre à écrire, peut-être. On va à Cannes retrouver A.-E.Lemoine.

Bonsoir, Babeth. - A.-E.Lemoine: Salut, Aurélie!

Salut, Paris. "C à vous" est dans la place pour la 78e édition du plus beau festival de cinéma au monde. Dès demain, un invité exceptionnel.

T.Cruise: C'est parti. - A.-E.Lemoine: Est-ce que je peux vous appeler Tom?

J'ai stressé pendant 2 heures 50. J'ai eu peur pour vous, que vous mourriez toutes les 4 secondes. ... - A.-E.Lemoine: On doit vous laisser partir.

Vous avez du monde à sauver. ... - A.-E.Lemoine: Vous pensez que je serai utile?

Vous voulez que je pilote? T.Cruise, le meilleur ami de l'émission, pour lancer dès demain l'édition à Cannes.

Pierre a quasiment les pieds dans l'eau. A la veille du grand lancement de Cannes 2025, un souvenir, Pierre, de 2024? - P.Lescure: Il était temps de m'appeler.

C'est "L'Amour ouf". Quand on a Gilles qui est tendu comme un string et heureux comme un enfant...

On ouvre d'un seul coup 2, 3, 4 générations. J'ai adoré ce moment sur le plateau. - A.-E.Lemoine: Malik, c'est votre première télévision? - Première télévision, premier gros film, premier festival.

Ca fait beaucoup d'un coup. Je n'ai jamais été aussi heureux de ma vie. - A.-E.Lemoine: Patrick, un moment resté gravé? - P.Cohen: Cet échange qu'on a eu avec E.Dequenne, ce retour bouleversant qu'elle faisait dans le milieu du cinéma et au Festival de Cannes des années après "Rosetta". - E.Dequenne: Ca me fait pleurer.

Applaudissements. Je l'ai déjà vu plein de fois, mais avec ce qui s'est passé il y a 25 ans...

Ca a été un choc pour ma famille. Forcément...

Ca se passe dans l'autre sens. Pardon. - A.-E.Lemoine: Les frères Dardenne sont d'ailleurs à nouveau en compétition, en lice pour une nouvelle Palme d'or.

Ils seront sur le plateau la semaine prochaine avec 5 de leurs actrices. Au programme également, un déluge de stars: E.Longoria, J.Foster, C.Cardin, I.Huppert, M.Foïs, R.Zem...

Une programmation champagne, qu'a fait déguster J.Fonda. Ce n'est pas du champagne que vous avez... - P.Cohen: Mais si, qu'est-ce qu'on fait tous les soirs dans cette émission? - J.Fonda: Je ne crois pas qu'en France, on ne peut pas boire à la télévision! - A.-E.Lemoine: Non!

Merci d'avoir accepté notre invitation. Jane! Un autre moment, Pierre? - P.Lescure: Je pense qu'on va le partager.

C'est quand vous êtes montés sur la table. On ne peut pas résister au rythme de Santa. C'était d'enfer! - Santa: Recommence-moi.

Toi et moi... - A.-E.Lemoine: Il y aura des lives, bien sûr, cette année, et des cascades de Bertrand, très à l'aise en ski nautique, en mini-voiture décapotable.

Mais ce soir, il arrive en marchant. Même pas en courant? - B.Chameroy: Bonsoir, Cannes!

C'est quoi, ça? Ca fait un an que j'attends Cannes. Voilà.

Je voulais le public en folie, tutti quanti. Il y a des gens qui m'aiment, dans la rédac? Il y a des gens qui m'aimeraient contre de l'argent, dans la rédac?

Acclamations. Voilà, ça, c'est mon Cannes! Nous sommes le 13 mai.

A la une, le coup d'envoi du 78e Festival de Cannes. Très heureux de te retrouver, Babeth. Je t'ai cherchée sur la Croisette toute la journée.

Babeth? - Ah non. - B.Chameroy: Sorry...

Babeth? Ah...

Pardon. Babeth? C'est pour l'émission de ce soir...

Sorry. Babeth? Babeth?

C'est un monde...

Elle a un nombre de sosies, c'est fou! Enfin, te voilà. Mauvaise nouvelle: après 3 ans, notre arrivée sur la Croisette reste un non-événement total.

Preuve en images. On fait un petit test de popularité. Vous me dites si vous connaissez ces personnes ou non. - C'est une animatrice télé.

Caroline... - C.Chazal? - Il s'appelle Bertrand. - Bertrand comment? - Chameroy. - P.Cohen avec...

Je crois que c'est sa femme. - B.Chameroy: Excusez-moi. - Je suis très en retard. - M.Scorsese. - Ca, c'est l'Américaine J.Foster. - Patrick.

Il parle avec l'accent anglais. - B.Chameroy: Et elle? - S.Davant. - Marie-Elisabeth...

Enlevez vos lunettes. - B.Chameroy: Eh oui, c'était moi.

Merci encore aux Cannois pour leur sympathie. On fait partie de leur foyer. J'ai vraiment l'impression d'avoir retrouvé ma famille, aujourd'hui. - Je suis arrivé à un âge où je suis atteint de cette perte de mémoire instantanée. - J'habite à Cannes.

J'ai gagné des places pour aller au cinéma à minuit. - B.Chameroy: Oh bah non! - Il faut pas exagérer.

Minuit... - Tu as maigri, qu'est-ce qui se passe? - B.Chameroy: Je fais du sport. - Il faut te nourrir.

Il y a de bons restaurants à Cannes. - B.Chameroy: Je viens de Nice. - J'habite à Sanary. - B.Chameroy: C'est pas très loin. - On vient pour balader. - C'est magnifique.

Charleroi, non... - B.Chameroy: La 1re montée des marches a eu lieu tout à l'heure.

Toutes les chaînes sont branchées Cannes. L'occasion pour moi de ressortir mon bon vieux bingo cannois. "Strass", "paillettes" ont-ils été prononcés? - Une soirée pleine de paillettes. - Paillettes et strass... - Glamour. - C'est l'effervescence. - Ca pétille. - Les stars sur la Croisette. - Leurs stars préférées. - Les stars... - Des superstars. - Si la pluie de stars est un grand classique de Cannes, malheureusement, la pluie au mois de mai est quasi inévitable. - B.Chameroy: Cannes, ce sont aussi des moments magiques dont tout le monde se souvient.

On n'a pas tous la même définition du mot "magique". - On se souvient du moment magique avec S.Marceau. - Ce n'est pas volontaire.

C'est la bretelle qui est tombée... - B.Chameroy: Cannes, n'en déplaise à Patrick, ce ne sont pas que les soirées.

C'est aussi de la culture. Mes amis de France 3 ne me contrediront pas. - Chaque année, en mai, il se sent épié, toujours par une star de ciné.

Il est le patron du tapis rouge. On le change une fois par jour. Aucun faux pas en 40 ans.

Il l'aura déroulé tout ce temps sans jamais se prendre les pieds dedans. - B.Chameroy: J'ai découvert de nouveaux acteurs et de nouveaux films en 24 heures. - T.Cruise... - Il avait déjà monté les marches avec le film "The Killers of the Flower Moon". - Cannes, c'est un peu élitiste.

Vous parliez du film "Amélie Poulet". - B.Chameroy: Nous avons tourné un teaser Avec monsieur C.Lelouch.

Le teaser est disponible sur nos réseaux. Le plus dur n'était pas de bien nous faire jouer mais de réunir tous les chroniqueurs, surtout Pierre. - P.Lescure? - B.Chameroy: Pierre!

Ca a été l'occasion d'organiser une petite course entre les chroniqueurs, arbitrée par Claude. - C.Lelouch: Vous êtes prêts?

Attention...

Partez! ... - B.Chameroy: On referme ces actualités avec une question que personne ne se posait sauf BFM: que pense B.Bardot du Festival de Cannes? - B.Bardot: Ca ne m'a jamais fait rêver.

C'est un cauchemar. - Pourquoi? - B.Bardot: Trop de mauvais films, de gens sans importance. - B.Chameroy: Merci pour nous!

L'info continue demain et en public! Bonne soirée! - A.-E.Lemoine: "C à vous" à Cannes revient demain à partir de 20h.

On compte sur vous. A vous, Paris. Bisous, Aurélie. - A.Casse: On sera là dès 19h.

Merci d'avoir participé à ce dîner avec nous. "Le Bémol", c'est à partir du 3 juin. "InConstance", ce sera du 5 au 20 juin au théâtre de l'Atelier à Paris.

Vous êtes en tournée dans toute la France. C.Bourseiller, on recommande "Ce monde me rend fou" et on continue à vous écouter le matin sur France Inter le week-end.

Merci d'avoir été nos invités. Sur France 5, dans un instant, rendez-vous avec M.Carrère d'Encausse pour "Enquête de santé" sur l'alcoolisme au féminin.