"On se bat pour un véhicule populaire" : sur RTL, Fabien Roussel réclame que la nouvelle 2 CV électrique "soit produite en France et proposée à moins de 10.000 euros"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 55 %Attaque 25 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:26OuverteRéponse partielle
Vous aussi vous appelez les Français à se mobiliser samedi.
- 0:28RelanceÉludée
Il y a un mois vous assumiez vouloir ressusciter les gilets jaunes. C'est toujours votre objectif ?
- 1:05RelanceRéponse partielle
Les gilets jaunes, c'est aussi 200 millions d'euros de dégâts pour les commerces. Vous craignez que cette forme de chaos revienne ?
- 2:05RelanceRéponse partielle
On a le sentiment que chacun y met un peu ce qu'il veut. Les lycéens, les pêcheurs, les routiers... Pour demander quoi, concrètement ?
- 3:43OuverteRéponse partielle
Vous parlez des retraites des fonctionnaires. Qu'est-ce que vous y voyez-vous ? Un exercice de transparence ou un moyen de montrer que tout ça n'est pas tenable ?
- 4:19RelanceRéponse partielle
Vous n'avez pas le sentiment qu'on néglige cette jeunesse, qu'on lui fait payer des choix passés ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:11PrésentateurFait
« L'intersyndicale de la jeunesse assure au contraire que les cortèges étaient plus fournis qu'il y a 8 jours avec 480 000 personnes. »
- 0:28PrésentateurFait
« Il y a un mois vous assumiez vouloir ressusciter les gilets jaunes. »
- 3:07InvitéPromesse
« Il faut augmenter non seulement le SMIC, mais pouvoir augmenter l'ensemble des salaires. »
- 3:23InvitéFait
« Il y a plusieurs dizaines de branches professionnelles dans lesquelles les salaires les plus bas sont en dessous du SMIC. »
- 3:31InvitéFait
« Il y a beaucoup de fonctionnaires qui sont en dessous du SMIC. »
- 4:49InvitéFait
« Les pensions, aujourd'hui, elles ne sont plus indexées sur l'inflation. »
- 4:56InvitéFait
« Le gouvernement veut taper encore plus dessus en faisant en sorte qu'au-dessus de 1 200 euros ne soient pas indexés sur l'inflation. »
- 5:23InvitéPromesse
« Sur les revenus financiers, les dividendes versés aux entreprises, il y ait une cotisation sociale qui vienne financer les retraites. »
- 5:32InvitéPromesse
« La création de 1 million d'emplois dans le pays. »
- 7:03InvitéPromesse
« La deux chevaux soit produite en France et proposée aux Français à moins de 10 000 euros ou 50 euros par mois. »
Temps de parole
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- Présentateur26 %
- ?4 %
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Ils étaient un peu plus de 160 000 hier dans les rues pour l'acte 5 de la mobilisation lycéenne, 100 000 de moins que la semaine passée selon les autorités. L'intersyndicale de la jeunesse assure au contraire que les cortèges étaient plus fournis qu'il y a 8 jours avec 480 000 personnes. Des jeunes qui appellent à rejoindre ce samedi au premier jour des vacances scolaires les mobilisations contre la vie chère. Bonjour Fabien Roussel.
Bonjour Céline Landrou.
Secrétaire nationale du Parti communiste français. Vous aussi vous appelez les Français à se mobiliser samedi. Il y a un mois vous assumiez vouloir ressusciter les gilets jaunes. C'est toujours votre objectif
?
En fait il y a énormément de Françaises, de Français qui aujourd'hui sont tout simplement en colère, qui n'en peuvent plus de ne pas pouvoir payer leurs factures, de voir les prix de l'essence qui continuent d'augmenter, d'entendre que le prix du gaz va encore augmenter, de voir les salaires gelés, le gouvernement qui annonce le gel du point d'indice des fonctionnaires, des retraités qui appellent à manifester aujourd'hui, des professions tout entières qui se mobilisent. Je pense aux pompiers, je pense aux agriculteurs, je pense aux associations de solidarité qui se mobilisent aussi ce jeudi. Bref.
Les gilets
jaunes Fabien Roussel, c'est aussi 200 millions d'euros de dégâts pour les commerces. C'est des images qui ont choqué les Français. Vous craignez que cette forme de chaos revienne
?
Vous savez,
je fais partie de ceux qui ne légitimeront jamais la violence, et ne la légitiment pas, parce que c'est ce qui fait le plus de mal à des mouvements revendicatifs. Donc, je ne légitimerai jamais ça. En revanche, il faut entendre cette colère qui bouillonne dans notre pays, et qui fait que les gens n'en peuvent plus, de travailler sans pouvoir autant vivre dignement.
Et c'est pour cela que, ce 17 octobre, ce samedi, toutes celles et ceux qui pourront se retrouver dans des rassemblements pacifiques pour exprimer leur volonté d'avoir des prix qui soient bloqués, des salaires qui augmentent, des conditions de vie dignes, des lycéens et des lycéennes qui puissent apprendre dignement dans des lycées, tout cela, ça doit pouvoir converger. Il faut que le gouvernement l'entende.
Sur les
revendications, justement, Fabien Roussel, on a le sentiment que chacun y met un peu ce qu'il veut. Les lycéens, donc vous l'avez évoqué, les pêcheurs, les routiers pour dénoncer les prix des carburants, les militants de la génération climat. On a vu Greta Thunberg sur un blocus de Saint-Denis hier, des gilets jaunes, donc. L'insoumise Mathilde Panot appelle aussi à commémorer le 17 octobre 61 pour rendre hommage aux Algériens morts sous la répression policière. Cela fait beaucoup de colère, effectivement, mais pour demander quoi, concrètement
? Mais
il y a quand même un mot d'ordre qui revient beaucoup. Il y a le mot dignité, une vie digne, vivre dignement. Il y
a
la question des salaires, la question de la vie chère, des factures qui augmentent, et notamment les factures énergétiques, la question du prix de l'essence, du prix du gaz et de l'électricité à l'approche de l'hiver angoisse tout le monde. Comment on va payer nos factures ? Les salaires n'augmentent pas. Est-ce que l'on peut entendre, aujourd'hui, les Français qui m'entendent le savent, que les salaires n'augmentent pas et que les travailleurs n'en peuvent plus ? Le gouvernement doit agir là-dessus. Il faut augmenter non seulement le SMIC, mais pouvoir augmenter l'ensemble des salaires. C'est pour cela que nous demandons, nous, le rétablissement de l'échelle mobile des salaires.
C'est-à-dire que l'ensemble des salaires soit indexé ou sur le SMIC ou sur l'inflation, mais que l'ensemble des salaires augmentent. Vous savez qu'aujourd'hui, il y a plusieurs dizaines
de
branches professionnelles dans lesquelles les salaires les plus bas sont en dessous du SMIC, parce
que, justement,
le SMIC augmente seul et pas les salaires qui sont au-dessous. Les fonctionnaires, il y a beaucoup de fonctionnaires qui sont en dessous du SMIC, et les collectivités, l'État est obligé de verser une indemnité de rattrapage qui ne cotise même pas aux retraites. Et c'est pour cela que les retraites sont aussi basses, notamment pour les fonctionnaires.
Ça
tombe bien, vous parlez des retraites des fonctionnaires, Fabien Roussel. Les lycéens ont découvert, peut-être hier, que près d'un tiers du budget de l'éducation nationale servait, en fait, à financer les retraites des fonctionnaires. C'est quasiment la même chose à l'intérieur. Ces chiffres, ils n'étaient pas secrets, mais là, le gouvernement les a rassemblés, rendus plus lisibles. Qu'est-ce que vous y voyez-vous
?
Un exercice de transparence ou un moyen de montrer aux Français qu'il va falloir changer les choses, que tout ça n'est pas tenable.
Mais d'abord, ça montre une chose qui a été dit ce matin dans le reportage qui a été diffusé, que j'ai écouté, c'est que quand le budget des retraites de l'éducation nationale augmente, le budget de l'enseignement, c'est-à
-dire
l'argent consacré à l'étude de nos enfants, il baisse par
rapport au PIB. Vous n'avez pas le sentiment
qu'on
néglige
cette jeunesse, qu'on lui fait payer des choix passés qu'on n'arrive pas à réorienter aujourd'hui ?
Mais
qu'est-ce que vous voulez ? Vous voulez qu'on baisse les retraites des fonctionnaires de la fonction publique ? Des enseignants ? Vous voulez qu'on tape dans les retraites ? Vous voulez qu'on baisse les pensions ? C'est ce qui a été fait dans certains pays, d'ailleurs, notamment des pays populistes où l'extrême droite est arrivée au pouvoir. Mais c'est impensable. Vous imaginez, ceux qui ont travaillé toute leur vie, qui ont cotisé toute leur vie, ils ont le droit à une pension digne. Et c'est ce qu'ils demandent. Or, les pensions, aujourd'hui, elles ne sont plus indexées sur l'inflation. Les pensions sont gelées.
Le gouvernement veut taper encore plus dessus en faisant en sorte qu'au-dessus de 1 200 euros ne soient pas indexés sur l'inflation et en supprimant l'abattement de 10%. Les gens ont cotisé pour leur retraite. Ils ont le droit d'avoir
une vie digne. Ils ont cotisé pour
financer le système par répartition, pas pour leur retraite,
mais pour
les retraites. Qu'est-ce qu'on va leur reprocher ? On
va
leur reprocher de vivre plus longtemps. Mais vivre plus longtemps, c'est une chance. Et c'est donc à la société de prévoir le financement d'une retraite digne. Nous, on fait une proposition.
On
fait une proposition. C'est que, justement, sur les revenus financiers, les dividendes versés aux entreprises, il y ait une cotisation sociale qui vienne financer les retraites. On fait une autre proposition. La création de 1 million d'emplois dans le pays, c'est 1 million de salaires qui vont cotiser encore plus à notre système de retraite. C'est comme ça qu'on équilibre un système de retraite.
C
'est par l'emploi. C'est par la création de richesses. Et c'est un changement de société. Et c'est ce pourquoi je me bats à l'élection présidentielle.
Vous êtes
candidat, effectivement, à la présidentielle, tout comme Jean-Luc Mélenchon, comme Raphaël Glucksmann, qui a remporté la primaire social-démocrate ce week-end. Vous êtes donné à 2, parfois 3% des intentions de vote dans notre baromètre Toluna Harris Interactive. Vous êtes sûr qu'il y
a
de la place pour votre candidature aujourd'hui
?
Oui, parce que nous avons des projets différents. Nous sommes trois aujourd'hui. À gauche, Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann, moi-même, déclaré et prêt à aller jusqu'au bout de l'élection présidentielle. Nous sommes au début de l'élection présidentielle et je pense que nous avons des projets différents à trois. Les Français doivent avoir la liberté, une élection. C'est d'avoir la liberté de pouvoir choisir le programme dont
on se sent le
plus proche. Je pense qu'au contraire, on la renforce. Quand nous avons des programmes qui ont des sensibilités différentes, par exemple, quand moi je parle de travail, de création de richesses, de réindustrialisation
de la France
et de voitures.
Vous êtes caricaturé parfois votre gauche comme étant celle de la voiture du barbecue. Vous étiez au Mondial de l'Auto hier, Fabien Roussel. Vous plaidez pour une voiture électrique populaire produite en France à 10 000 euros, être comprise. C'est presque déjà ce que promet Citroën avec ses deux chevaux.
Oui, je suis le seul candidat de gauche, effectivement, à
me rendre au
salon de l'automobile. J'en suis fier et on se bat, nous, pour produire en France un véhicule populaire, pas cher, électrique, tel que la deux chevaux. Ce que je réclame, c'est que la deux chevaux soit produite en France et proposée aux Français à moins de 10 000 euros ou 50 euros par
mois. Pour l'instant, il est prévu
qu'elle soit construite
en
Italie.
Pour l'instant, je vais même vous dire, ce n
'est
pas clair. On ne sait pas.
Et avec,
certainement, des
matériaux d'époque
chinois qui arrivent.
Ils
sont en train, justement, de faire les études. Nous, nous disons que les aides publiques que l'État verse aux entreprises doivent être ciblées et réservées à la production nationale. C'est-à-dire que les aides publiques aux constructeurs automobiles français doivent être réservées pour produire aux véhicules achetés, produits et assemblés
en France. Intégralement. Pas en Europe, pas en
France. En France. L
'Italie,
ça ne veut dire pas d'aide.
L'argent des Français doit servir à subventionner les véhicules produits en France et notamment un véhicule électrique pas cher et populaire. C'est comme ça qu'on atteindra nos objectifs climatiques mais aussi qu'on créera des emplois qui cotiseront pour notre système de retraite.
Merci Fabien Roussel. Vous restez avec nous dans un instant.