Pays Basque et Côte d'Argent : Qui sont les surfeurs et les surfeuses de 2 026 ?
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:05OuverteRéponse directe
Qui sont les surfeurs et les surfeuses de 2026 ? Quelles sont leurs habitudes, leurs pratiques, leurs cultures, leurs matériels ?
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Portrait robot des surfeuses, différent ?
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Qu'est-ce qu'il faut retenir de l'enquête Euroshima ? Qu'est-ce qui vous a marqué ?
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Il y a eu plus de monde sur l'eau après les années Covid ?
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Le cliché du surfeur qui aménage ses horaires de travail pour aller à l'eau, cliché ?
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Est-ce que ça veut dire que c'est une population qui travaille dans certains domaines précis, particuliers ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« On a une énorme multitude de pratiquants aujourd'hui. »
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« Il a moins de 35 ans, c'est un homme. Il habite en Nouvelle-Aquitaine et il surf depuis une dizaine d'années environ. »
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« En tout cas, parmi les répondants, 40% qui correspond, je pense, à peu près à la population qu'on croise à l'eau. »
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« Clairement, clairement. Et c'est une tendance qui se confirme encore aujourd'hui. »
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« On voit quand même que les résultats montrent qu'on a beaucoup de pratiquants qui vont à l'eau toutes les semaines quasiment. »
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« On parle d'occasion qui est en plein boom. On parle aussi vraiment de rapport à l'éco-conception qui est très importante. »
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« On voit qu'un répondant sur deux est allé sur un événement de surf ces douze derniers mois. »
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« 71% des répondants qui déclarent que oui, ils peuvent, quand possible, aménager leur temps pour aller surfer. »
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« Il y a environ 35% de gens qui, eux, systématiquement arrangent leur temps de travail pour aller surfer. »
- 4:21PrésentateurChiffre
« Ils ont en moyenne 3 planches de surf par pratiquant. »
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« On est sur une dépense moyenne de 635 euros par planche, selon l'étude. »
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« On a une bonne partie des gens qui déclarent effectivement réduire leur usage de l'avion par rapport à leur conviction personnelle. »
- 5:40PrésentateurChiffre
« On a malgré tout 40% de surfeurs, en tout cas de déclarants du questionnaire, qui ne font rien, qui affirment ne rien faire. »
Temps de parole
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Ici Pays Basque, premier sur l'actu locale au Pays Basque, ici matin. 7h46, qui sont les surfeurs et les surfeuses de 2026 ? Quelles sont leurs habitudes, leurs pratiques, leurs cultures, leurs matériels ? Eh bien, Euroshima, l'association qui représente les marques de la filière glisse européenne, dévoile les résultats de sa dernière enquête. Et notre invité ce matin, Yves Thuiso, c'est Romain Ferrand, membre de l'équipe Euroshima.
Romain Ferrand, bonjour. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation. Un questionnaire en ligne, donc cette enquête, réalisée du 26 février au 25 avril, 8080 questions, 2300 réponses. Des habitudes de pratique, aux habitudes d'achat, à l'heure de la transition écologique, du sport à la culture. Quel est le portrait robot du surfeur en 2026 ?
Ce portrait robot, il est très varié. On a une énorme multitude de pratiquants aujourd'hui. Et c'était justement ce qu'on cherchait à savoir à travers cette enquête. Si on devait essayer de définir le profil type du surfeur, il a moins de 35 ans, c'est un homme. Il habite en Nouvelle-Aquitaine et il surf depuis une dizaine d'années environ, on va dire.
Et portrait robot des surfeuses, différent ?
Alors différent, non. En termes d'âge, on est à peu près sur la même chose. Région également, on a une quarantaine, enfin 40% pardon, de surfeuses. En tout cas, parmi les répondants, 40% qui correspond, je pense, à peu près à la population qu'on croise à l'eau, puisqu'on croise évidemment de plus en plus de femmes depuis quelques années.
Alors globalement, qu'est-ce qu'il faut retenir de l'enquête Euroshima ? Qu'est-ce qui vous a marqué quand vous avez épluché ces 2300 réponses ?
Alors déjà, ça faisait quasiment 10 ans qu'une enquête de ce genre n'avait pas été réalisée. On savait que la population des surfeurs avait énormément évolué ces dernières années, notamment après les années Covid, comme beaucoup de sports outdoor.
Il y a eu plus de monde sur l'eau après les années Covid ?
Clairement, clairement. Et c'est une tendance qui se confirme encore aujourd'hui. De plus en plus de monde à l'eau, ça c'est une certitude. Et évidemment, des gens dont le profil aussi a évolué, des gens qui ne pratiquent plus forcément le surf comme une culture de manière intensive, mais aussi des gens qui considèrent ça comme un sport annexe, comme peut être l'escalade ou le paddle ou quoi. Mais par contre, on voit quand même que les résultats montrent qu'on a beaucoup de pratiquants qui vont à l'eau toutes les semaines quasiment. Et ça, c'est vraiment un chiffre assez important.
On a une régularité plus importante encore que le paddle, qu'on sait être un sport justement très très addictif. Voilà, donc ça c'est la première chose. C'est que c'est quand même un sport de passionné, des gens qui se donnent les moyens de progresser. Des gens aussi dont les modes de consommation ont énormément évolué. On parle d'occasion qui est en plein boom. On parle aussi vraiment de rapport à l'éco-conception qui est très importante. Voilà, c'est tous ces chiffres qu'on a réussi aujourd'hui à avoir quantifiés. Sport ou mode de vie, le surf ? Eh bien les deux. Évidemment, sport, mode de vie, culture. On voit que les gens sont très attachés à l'histoire du sport.
Les médias se portent bien. Il y a une énorme consommation de médias, même notamment digitaux. Mais les magazines aussi sont toujours là. On voit qu'un répondant sur deux est allé sur un événement de surf ces douze derniers mois. Ce qui n'est pas rien. Et ce n'est pas que des compétitions. Ça va être des festivals aussi, de photos, du cinéma ou autre. Donc je pense que ça, en ça, on se détache d'autres sports.
Le cliché du surfeur qui aménage ses horaires de travail pour aller à l'eau. Cliché ?
Pas tant que ça. Puisqu'en fait, on a 71% des répondants qui déclarent que oui, ils peuvent, quand possible, aménager leur temps pour aller surfer.
Est-ce que ça veut dire que c'est une population qui travaille dans certains domaines précis, particuliers ? Ou c'est monsieur et madame tout le monde sur cette thématique du travail ?
Alors, on n'a pas cette précision. 71% ça va être des gens, on a pris la globalité. Il y a environ 35% de gens qui, eux, systématiquement, arrangent leur temps de travail pour aller surfer. Donc ça, c'est sans doute des indépendants. Ou je ne sais pas, des gens qui ont la liberté totale de l'enlever du temps. De le pouvoir le faire. Exactement. Oui, oui. À 8h moins 10 ce matin sur ICPays Basque, on revient sur une enquête pour savoir quel est le surfeur type chez nous, avec Romain Ferreur, membre de l'équipe Eurocima.
Et on va parler des marques de la filière Glisse. Qu'est-ce qu'elles vont apprendre, les marques de la filière Glisse, à travers votre enquête ?
Déjà, elles vont savoir qui sont leurs consommateurs, qui sont les pratiquants. C'est important, quand même, je pense, de savoir à qui elles s'adressent. Savoir aussi quelles sont les attentes, en fait, quels sont les enjeux de ces pratiquants, ces nouveaux consommateurs. Je l'ai dit tout à l'heure, en fait, le surfeur d'aujourd'hui n'est plus le même que celui d'il y a 10 ans. Il ne consomme plus les mêmes choses. Il n'a plus les mêmes attentes de la part de ses fabricants. Et donc, c'est tout autant de données comme ça qu'on va pouvoir leur donner. Il a besoin de planches de surf ? Exactement, tant qu'à faire.
Et on voit là qu'ils ont en moyenne 3 planches de surf par pratiquant, ce qui est beaucoup, mais c'est une nécessité des consommateurs à pratiquer un petit peu, selon les conditions ou autres. Il faut aussi des combinaisons, des accessoires. Et en fait, c'est tous ces éléments-là qu'on arrive justement à pouvoir quantifier. On sait précisément ce qu'il y a dans le placard technique du surfeur, son rythme de renouvellement de produits, ses marques préférées également. Tout ça, c'est des données très utiles, évidemment, pour les fabricants.
Plusieurs marques de planches, les combinaisons, les accessoires, ça coûte cher d'être surfeur ?
Ça peut coûter cher d'être surfeur. Aujourd'hui, on est sur une dépense moyenne de 635 euros par planche, selon l'étude. Donc oui, ramener à 2 ou 3 planches par personne, effectivement, ça fait un sacré budget. Plus le matériel, les combinaisons, les accessoires, évidemment. Mais je dis ça peut, parce qu'il y a aussi un énorme marché de l'occasion qui lui permet vraiment aujourd'hui de s'équiper à moindre frais.
En deux mots, la transition écologique fait partie des chapitres évoqués. Il y a pas mal de surfeurs qui prennent l'avion pour aller à l'autre bout du monde. Ils arrivent à concevoir les deux, être dans la transition écologique et prendre l'avion pour aller surfer au Costa Rica ?
Alors, c'est une très bonne question, c'est un très bon point. On a une bonne partie des gens qui déclarent effectivement réduire leur usage de l'avion par rapport à leur conviction personnelle. On a malgré tout 40% de surfeurs, en tout cas de déclarants du questionnaire, qui ne font rien, qui affirment ne rien faire, donc qui ne réduisent pas notamment leurs déplacements et encore moins leur avion.
Merci Romain Ferrand d'avoir accepté notre invitation. Bonne journée à vous. Merci à vous. On vous retrouve sur ici.fr. A demain. Sous-titrage Société Radio-Canada