"On prépare déjà le prochain coup de chaud" assure François Xavier Roussel, infirmier libéral
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Les infirmiers, vous êtes très proche de vos patients, comment cette longue semaine de chaleur a perturbé votre activité déjà à vous en tant que professionnel ?
- 0:59OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ça a comme impact sur les patients que vous avez vus ?
- 1:31OuverteRéponse directe
On imagine que vous augmentez la surveillance parce que des personnes qui sont malades avec un coup de chaud, c'est encore plus à risque.
- 2:37OuverteRéponse directe
Notamment les personnes seules, on imagine que vous, vous êtes parmi les professionnels qui voient des personnes qui ne voient presque personne, en fait, dans la journée ?
- 3:05OuverteRéponse partielle
Ce qu'on peut donner comme information, c'est que depuis la canicule de 2003, en fait, les EHPAD et certaines villes ont des pièces climatisées qui sont accessibles, en fait, pour toutes ces personnes de manière gratuite.
- 3:28OuverteRéponse directe
Une question aussi sur le suivi. Encore faut-il pouvoir y aller dans ces lieux-là ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:22InvitéFait
« En tant que professionnel, il faut s'adapter à la chaleur, nous travaillons sous 38-40 degrés, les tournées du soir sont un petit peu compliquées »
- 0:29InvitéFait
« certains cabinets ont été obligés de doubler les effectifs les soirs afin de pouvoir travailler et assurer les soins »
- 0:35InvitéFait
« Pour nous, ce qui est compliqué, c'est d'aller chez les patients et les trouver avec 30 degrés dès le matin dans leurs appartements ou leur maison »
- 1:03InvitéFait
« Les patients sont fatigués, ils sont déshydratés, ils peuvent avoir quelques confusions »
- 1:22InvitéFait
« Donc ils ont chaud, ils sont comme tout le monde et ça devient compliqué »
- 3:05InvitéFait
« depuis la canicule de 2003, en fait, les EHPAD et certaines villes ont des pièces climatisées qui sont accessibles, en fait, pour toutes ces personnes de manière gratuite »
- 3:43InvitéFait
« Les personnes qui sont diabétiques, par exemple, mangent moins ou sont moins hydratées »
- 4:50InvitéFait
« on essaye de faire du lien entre nous, et puis surtout, on donne les messages à toutes les familles de ne pas envoyer les patients directement aux urgences »
- 4:55InvitéFait
« il existe des numéros de téléphone tels que le canicule infoservice, donc c'est le 0800 06 66 66 »
- 5:03InvitéFait
« il y a quelques particularités, comme à la ville de Poitiers, qui a sa cellule de crise canicule »
Temps de parole
- Présentateur44 %
- Invité40 %
- Présentateur 213 %
- Présentateur 32 %
≈ 3,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Clément Saillet, on souffle un petit peu la période canicule rouge et derrière nous, on tire un bilan côté infirmier très sollicité par leurs patients. Nous sommes avec François-Xavier Roussel, vous avez un cabinet libéral à Buxerolle près de Poitiers, bonjour. Bonjour à tous. Les infirmiers, vous êtes très très proche de vos patients, comment cette longue semaine de chaleur a perturbé votre activité déjà à vous en tant que professionnel ?
En tant que professionnel, il faut s'adapter à la chaleur, nous travaillons sous 38-40 degrés, les tournées du soir sont un petit peu compliquées, certains cabinets ont été obligés de doubler les effectifs les soirs afin de pouvoir travailler et assurer les soins. Pour nous, ce qui est compliqué, c'est d'aller chez les patients et les trouver avec 30 degrés dès le matin dans leurs appartements ou leur maison parce qu'ils n'ont pas eu le temps d'aérer en fait, ou n'ont pas pris connaissance du fait qu'il fallait aérer les maisons.
On a tous été touchés par ça, pas de climatisation, pas forcément de ventilateur avec des ruptures de stock. Vos patients, vous les voyez chez eux dans des conditions où il fait très très chaud, on pense à ceux qui ont besoin de soins importants, de soins longs. Qu'est-ce que ça a comme impact sur les patients que vous avez vus ?
Les patients sont fatigués, ils sont déshydratés, ils peuvent avoir quelques confusions et de fait, c'est très très compliqué pour eux de vivre quand il fait 35 degrés dans un appartement ou dans une maison où ce n'est pas aéré. Donc ils ont chaud, ils sont comme tout le monde et ça devient compliqué. Donc il faut que nous, on leur demande de bien boire, de bien manger et puis surtout, là, avec le répit que l'on a, de continuer à bien boire et bien manger pour se préparer pour le prochain coup de chaud de la semaine prochaine.
Et puis on imagine que vous augmentez la surveillance parce que des personnes qui sont malades avec un coup de chaud, c'est encore plus à risque. Exactement.
Et de fait, on est obligé de surveiller davantage. Donc on regarde s'ils ne sont pas trop déshydratés, si leur peau n'est pas trop sèche, s'ils n'ont pas ce qu'on appelle nous un pli cutané en fait. Ce que je disais tout à l'heure, s'ils ne sont pas confus, s'ils n'ont pas soif, s'ils n'ont pas de fièvre. Donc on fait ça et puis aussi, on s'assure qu'ils ne soient pas trop couverts parce que la personne âgée, elle n'a pas l'habitude de tout ça et elle a plutôt tendance à se trop se couvrir. Donc on leur demande de bien se découvrir. Et voilà, puis on ouvre les fenêtres tous les matins, on ferme les volets. Une fois qu'on est passé, on leur demande de bien tout se calfeutrer.
Puis dès qu'on repasse le soir, on essaye de tout réouvrir. Voilà, alors quand on sait, c'est chez des gens qui ont des 6h30 le matin ou 7h, on peut ouvrir en grand, mais qui va fermer ? Alors, on travaille tous ensemble et notamment aussi avec les aides-soignantes et les auxiliaires de vie, les aides à domicile.
Vous parlez entre professionnels de santé pour vous informer, ce patient-là est à risque, il est seul ?
C'est ça, c'est ça. On partage toutes ces informations-là avec les médecins généralistes, avec les kinés. Donc tout le monde, en fait, travaille main dans la main dans ces périodes-là parce qu'il faut qu'on soit au courant de qui est en difficulté et qui va avoir besoin de nous.
Notamment les personnes seules, on imagine que vous, vous êtes parmi les professionnels qui voyez des personnes qui ne voient presque personne, en fait, dans la journée ?
La particularité de notre profession, c'est d'aller chez les patients. Donc forcément, on voit toutes ces personnes seules, toutes ces personnes isolées et toutes ces personnes qu'on appelle vulnérables. Donc c'est avec ces personnes-là où il faut qu'on fasse attention parce qu'avec l'éclatement des cellules familiales, les gens sont seuls ici, peuvent être seuls à Poitiers avec des familles qui sont à des centaines de kilomètres. Donc il faut qu'on soit vigilant sur tout ça.
Ce qu'on peut donner comme information, c'est que depuis la canicule de 2003, en fait, les EHPAD et certaines villes ont des pièces climatisées qui sont accessibles, en fait, pour toutes ces personnes de manière gratuite. Donc il ne faut pas hésiter à se renseigner auprès des communes et auprès de tous les EHPAD qui se trouvent autour de chez vous afin de pouvoir bénéficier de ces pièces-là qui sont ouvertes souvent de 9h à midi et de 14h à 17h.
Une question aussi sur le suivi. Encore faut-il pouvoir y aller dans ces lieux-là ?
Bien entendu, il y a le problème de mobilité, c'est sûr.
Et une autre question sur les traitements, les personnes qui ont des traitements longs. On imagine que la canicule, ça a aussi peut-être un effet sur le fait de modifier légèrement les...
Exactement. Les personnes qui sont diabétiques, par exemple, mangent moins ou sont moins hydratées. Donc il faut que nous, on fasse attention, les infirmiers libéraux, à adapter les traitements, c'est sûr.
Alors la canicule, on l'a dit, elle est levée, le risque rouge. Sauf que vous, vous gardez la vigilance, parce que là, on craint un contre-coup pour les personnes qui sont fatiguées.
Exactement. Donc il faut que les organismes récupèrent. Afin que les organismes récupèrent, il faut continuer à bien manger, à bien boire, surtout bien s'hydrater, bien aérer les maisons, faire redescendre les températures, et puis ressortir, marcher un petit peu, prendre l'air, parce que vous avez aussi, à force de ne pas bouger, tous les risques liés à la flébite, par exemple. C'est un exemple. Mais vraiment, vraiment, on est toujours vigilants et toujours en vigilance.
Alors vous m'avez parlé tout à l'heure d'un travail entre professionnels de santé. Vous parlez, vous partagez les informations sur les patients, notamment pour augmenter la surveillance. Là, on s'attend à ce que des canicules reviennent. Comment on se prépare à ces nouvelles vagues de chaleur qui risquent d'arriver durant l'été ?
Eh bien, on essaye de continuer de communiquer entre nous, on essaye de faire du lien entre nous, et puis surtout, on donne les messages à toutes les familles de ne pas envoyer les patients directement aux urgences, de bien appeler le 15 si nécessaire, d'appeler leurs professionnels de santé de proximité. Et puis surtout, s'ils ont besoin, il existe des numéros de téléphone tels que le canicule infoservice, donc c'est le 0800 06 66 66.
Et puis, il y a quelques particularités, comme à la ville de Poitiers, qui a sa cellule de crise canicule, vous trouverez le numéro de téléphone sur le site internet, où les patients sont suivis et sont rappelés par des personnes qui travaillent pour les mairies ou pour l'État. Donc, on a tous ce lien-là. Et entre professionnels de santé, on a aussi des petits réseaux.
Vous êtes notamment président de l'association des soignants PICTAF, justement, pour organiser cette coordination de soins.
C'est ça, on organise cette coordination de soins. Alors, la canicule ne rentre pas encore dans nos missions, dans l'émission de l'association, mais peut-être qu'un jour, il faudra qu'on y pense. En tout cas, aujourd'hui, le lien est fait entre tous les pros de santé, et on essaye vraiment de travailler tous ensemble, parce que, comme on est un petit peu moins nombreux, il faut qu'on soit vraiment les coudes serrés et vraiment tous très liés.
Merci beaucoup, François-Xavier Roussel, je rappelle que vous êtes infirmier libéral et que vous êtes basé à Buxerol. On rappelle juste le numéro de canicule infoservice ?
Canicule infoservice 0800 06 66 66 et la mairie de Poitiers 05 49 52 38 26. Merci beaucoup.
7h53, sortez la carte bancaire, donnez-la à moi. J'aime bien commencer la journée comme ça. Non, on ne paye pas, je veux juste vous la présenter de A à Z. C'est Stéphane Bern qui présente son invention dans 5 minutes. Stéphane qui va profiter, comme vous, de Supertremp. Pour démarrer cette nouvelle semaine à 7h47, 7h57 déjà le temps file. Merci beaucoup à Eric qui vient d'appeler Sandrine au standard d'ici Poitou. Eric qui nous signale un gros ralentissement. On confirme sur la nationale 149 en direction de Poitiers. Vous êtes en train de passer là au niveau du radar de Cissé. Il y a au moins un bon kilomètre de ralentissement de Bouchon.
Donc prévoyez quelques minutes en plus si vous devez passer sur cette nationale 149 pour filer au boulot vers Poitiers au niveau de Cissé. Eh bien, gros ralentissement ce matin. Soyez très prudents sur la route. Dans un instant, dans un instant, ça vous fera 10,20 euros. S'il vous plaît, on sort la carte. C'est Stéphane Bern qui nous la présente, cette fameuse carte. 29 départements, 21 étapes, 7 régions, mais une seule radio. Vibrez vélo. Vibrez sur ici. La radio officielle du Tour de France. Suivie de la course, arrivée en direct. Toutes les infos, toutes les émotions. Le Tour de France du 80.