"Ils nous sollicitent peu" : Anne-Claire Mercier du CFA d'Amiens qui renforce son suivi de la santé des apprentis
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:41OuverteRéponse directe
Comment vous vous apprenez ? Est-ce que vous recevez des témoignages d'eux justement sur leur santé mentale et physique dans votre établissement ?
- 1:16OuverteRéponse directe
Et qu'est-ce qu'ils vous disent alors du coup dans ce cas-là ?
- 1:47OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui est mis en place pour les aider dans leur santé pour l'instant, en tout cas ?
- 2:40OuverteRéponse directe
Il y a certains ateliers qui sont créés, notamment hier, avec un bus. Ça aussi, c'est quelque chose qui est mis en place assez souvent ?
- 3:28OuverteRéponse directe
Concrètement, ça va changer quoi pour le quotidien de ces apprentis ?
- 4:15OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a des choses qui sont faites peut-être quand les apprentis sont chez leurs employeurs, dans les entreprises ? Est-ce que les employeurs jouent peut-être le jeu là-dessus aussi, justement, de la santé mentale et physique de leurs apprentis ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:16PrésentateurFait
« Hier, les responsables nationaux des centres de formation dans le BTP ont signé une convention avec l'assurance maladie. »
- 2:01InvitéFait
« On a aussi un partenariat avec l'association Le Maille et une éducatrice spécialisée qui vient chaque vendredi matin pour parler des addictions et faire des consultations pour les jeunes consommateurs. »
- 2:27InvitéFait
« On a participé au mois sans tabac l'année dernière. »
- 2:31InvitéFait
« On a fait une journée de l'audition avec l'association Malco. »
- 3:01InvitéChiffre
« On a eu l'opportunité d'accueillir le roadshow Métripe Santé sur la journée d'hier. C'était une belle proposition qu'on n'a pas pu refuser, qui a permis de réunir près de 500 jeunes sur la journée et de proposer à peu près plus de 12 activités vraiment très diversifiées sur tous les thèmes de prévention et d'accès aux droits et aux démarches surtout. »
- 3:51InvitéFait
« Oui, alors ils ont déjà des cours spécifiques pour apprendre l'utilisation de la carte vitale, etc. »
- 4:30InvitéFait
« Les employeurs nous sollicitent quand ils sont en difficulté pour leurs apprentis ou quand ils ont des inquiétudes. »
- 4:47InvitéFait
« Oui, c'est très rigoureux au niveau des visites de la médecine du travail pour les jeunes, surtout les mineurs. »
Temps de parole
- Invité59 %
- Présentateur26 %
- Présentateur 213 %
- ?3 %
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Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Ici Picardie, ils sont 18 500 lycéens dans notre département et parmi eux, il y a tous ceux qui ont choisi un parcours pro ou parfois même plus jeunes et qui se sont engagés dans un CFA pour devenir apprentis, notamment des apprentis dans le monde du BTP. Hier, les responsables nationaux des centres de formation dans le BTP ont signé une convention avec l'assurance maladie. L'objectif est de renforcer l'accompagnement des apprentis pour leur santé physique et mentale. Et pour en parler ce matin, votre invité Brian Nicolas est la responsable adjointe du BTP CFA Somme à Amiens. Oui, bonjour Anne-Claire Mercier. Bonjour.
On en parlait tout à l'heure et on en parle tout au long de cette matinale. Déjà peut-être commencer par cette première question. Comment vous vous apprentiez ?
Est-ce
que vous recevez des témoignages d'eux justement sur leur santé mentale et physique dans votre établissement
?
Alors, ils s'expriment peu. C'est plutôt nous qui observons.
Oui, c
'est plutôt des choses que vous voyez surtout.
Voilà, des doutes. Alors, pour un principe d'alternance, en fait, ils viennent au CFA une semaine et ils sont deux semaines en entreprise pour la plupart. Donc, on les accompagne sur une semaine et le reste du temps, ils sont dans leur milieu professionnel.
On
observe, on regarde, on discute entre nous et après, on échange avec eux. Et certains viennent vers nous pour leurs inquiétudes.
Et qu'est-ce qu'ils vous disent alors du coup dans ce cas-là
?
Alors, certains sont anxieux par rapport à leur santé physique. D'autres passent par leurs soucis de santé physique pour qu'on comprenne un petit peu leurs difficultés, leur baisse de morale ou leurs inquiétudes. Souvent aussi, ils se sentent invulnérables.
C
'est un gros problème qu'on a avec les jeunes. Je pense qu'ils soient apprentis,
qu
'ils soient
lycéens. En
général,
ils
se sentent assez invulnérables. Ils ont beaucoup de questions qu'ils n'osent pas poser. Donc, c'est à nous d'aller vers eux pour les informer.
Et justement, comment vous faites alors ? Qu'est-ce qui est mis en place pour les aider dans leur santé pour l'instant, en tout cas ?
Alors, concrètement, au CFA,
il
y a des permanences de professionnels de santé, une permanence d'un psychologue, une infirmière libérale qui vient également. On a aussi un partenariat avec l'association Le Maille et une éducatrice spécialisée qui vient chaque vendredi matin
pour
parler des addictions et faire des consultations pour les jeunes consommateurs.
Donc,
ça, c'est un volet important. Et ensuite, il y a des actions plus collectives qui sont mises en place, entre autres, avec la CPAM. Donc, on les accompagne passer des bilans de santé au centre de prévention et des examens de santé. On a participé au mois sans tabac l'année dernière. On a fait une journée de l'audition avec l'association Malco. Puis voilà,
en
fait, dès qu'il y
a
une proposition de la CPAM, en général, on est preneur.
Vous l'entendiez tout à l'heure aussi. Il y
a
certains ateliers qui sont créés, notamment hier, avec un bus. Le bus Métripe Santé. Ça aussi, c'est quelque chose qui est mis en place assez souvent
?
Alors, pour nous, c'était une première. On a eu l'opportunité d'accueillir le roadshow Métripe Santé sur la journée d'hier. C'était une belle proposition qu'on n'a pas pu refuser, qui a permis de réunir près de 500 jeunes sur la journée et de proposer à peu près plus de 12 activités vraiment très diversifiées sur tous les thèmes de prévention et d'accès aux droits et aux démarches surtout. C'est ça qui est nouveau pour nous. Sur le volet de la prévention,
il
y avait déjà un travail établi qui a renforcé. Mais pour leur faciliter l'accès aux droits et les accompagner dans leurs démarches, c'était l'occasion vraiment de se lancer. C'est un peu ce qui va se concrétiser le plus avec la Convention nationale.
Justement, vous parliez de cette convention. On en a parlé tout à
l
'heure, c'est une convention signée avec l'assurance maladie et tous les centres de formation en France, dont le vôtre. Concrètement, ça va changer quoi pour le quotidien de ces apprentis ?
Alors nous, on va la décliner localement. Nous, on va renforcer l'accompagnement. Et en fait, on va être un peu plus l'interface entre les jeunes et leurs droits et leurs démarches.
Oui,
c'est ça. Ça va être des ateliers en plus, en tout cas ?
Oui, alors ils ont déjà des cours spécifiques pour apprendre l'utilisation de la carte vitale, etc. Et nous, on aura accès à un espace partenaire pour contacter directement l'assurance maladie et les accompagner dans leurs démarches.
Ici Picardie, il est 8h moins 10. Notre invitée, Anne-Claire, merci, responsable adjointe du BTP CFA Somme, Anne. Là, ce qu'on disait, c'est surtout des choses qui sont faites dans le CFA, dans l'enceinte en tout cas de l'établissement. Est-ce qu'il y a des choses qui sont faites peut-être quand les apprentis sont chez leurs employeurs, dans les entreprises ?
Est
-ce que les employeurs jouent peut-être le jeu là-dessus aussi, justement, de la santé mentale et physique de leurs apprentis ?
Les employeurs nous sollicitent quand ils sont en difficulté pour leurs apprentis ou quand ils ont des inquiétudes. Après, le premier enjeu pour l'employeur, c'est la sécurité et la prévention des risques liés aux accidents de travail.
Est-ce que, par exemple, il y a, ou même, on parlait souvent de rendez-vous médicaux. On sait qu'on a un rendez-vous médical au tout début de l'apprentissage. Est-ce que ça aussi,
c
'est bien suivi ?
C
'est des choses qui sont...
Ah
oui,
oui, c'est très rigoureux au niveau des visites de la médecine, du travail, pour les jeunes,
surtout
les mineurs.
Est-ce que, du coup, vous voyez des employeurs qui jouent bien le jeu, du coup, là-dessus ? Ils font peut-être plus attention maintenant, un peu plus, vu qu'on en parle un peu plus
?
Non, je pense que ça a toujours été un souci pour les employeurs vis-à-vis de leurs apprentis. Comment c'est un apprentissage ? Ça peut se faire dès 15 ans, accueillir un jeune mineur dans son entreprise. Voilà, c'est tout un accompagnement qui va au-delà d'apprendre un métier.
Vous le disiez tout à l'heure, il y a aussi des accidents de travail. On a entendu, justement, tout à l'heure un jeune qui avait l'air assez conscient, justement, de ce problème-là. Ils sont quand même assez sensibilisés à ce problème, dès le plus jeune âge, si on peut dire.
Ah oui,
oui,
oui. Ils sont accompagnés au CFA et en entreprise par rapport à ça. C'est un enjeu du quotidien, en fait. C'est leur apprendre à se protéger, leur apprendre à bien utiliser leur matériel, à anticiper les risques et puis à bien connaître leur environnement.
C
'est un enjeu
de la formation. Au-delà de la formation, en entreprise, c'est tout le temps, en fait.
On imagine que Mameus peuvent être confrontés, justement, vis-à-vis de leurs responsabilités à ça,
aussi. Oui,
oui,
oui. Et puis, ils ont aussi vu les collègues qui pouvaient être accidentés. Et du coup, au fur et à mesure, ils se rendent compte que ça n'arrive pas qu'aux autres.
Eh bien, merci beaucoup,
en
tout cas, Anne-Claire. Merci, je rappelle que vous êtes responsable adjointe du BTP CFA Somme à Amiens.
Merci.