Bateau pour Gaza, sommet sur les océans… La prise de parole de Jean-Noël Barrot en intégralité
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Nous avons acté hier l'entrée en vigueur dès la fin de l'année du traité sur la haute mer qui va enfin permettre de réguler, de donner des règles à cet espace qui couvre 70% de l'océan, qui couvre 50% de la planète et qui jusqu'à présent n'est été couvert par aucune loi ni aucun règlement. Et que ce soit sur la décarbonation du transport maritime, sur la lutte contre la pollution plastique, sur la science de l'océan, et bien nous écrivons l'histoire ici à Nice et nous sommes très fiers de pouvoir accueillir une telle mobilisation, plus de 100 000 personnes sur l'ensemble de la semaine pour cette si noble cause.
Il va y avoir un nouveau cycle de négociations cet été sur le traité plastique. Quel nouveau pas vous souhaitez, sur quelle piste vous souhaitez avancer là, sur l'UNOC à l'UNOC ?
Pour les visiteurs de ce site, c'est l'évidence, l'océan est le miroir de nos excès avec le déversement de tonnes, de centaines de tonnes de plastique sur les plages, sur les îles, qui endommagent notre patrimoine commun et qui menacent la biodiversité. Face à cela, nous agissons évidemment d'abord avec la protection des aires marines, celle qui relève de notre domaine maritime, le deuxième du monde, et puis la protection de la haute mer dont je viens de parler, mais aussi en nous mobilisant au niveau international pour lutter contre la pollution plastique, pour traiter le mal à la racine.
Et effectivement, dans quelques semaines, aura lieu à Genève une négociation très importante sur un traité international dont nous voulons qu'il puisse conduire à une réduction de la production plastique à l'échelle planétaire. C'est dans ce sens-là que nous nous mobilisons, à la fois au niveau de la diplomatie, mais également des parlementaires qui agissent et qui font son force de conviction pour obtenir des résultats très concrets.
Vous avez parlé des problèmes de financement. Il y a de gros, gros problèmes dans les pays du Sud. C'est là où les plus gros problèmes se posent en matière de dégradation de l'Océan. Comment aider ? Quel mécanisme de financement pour aider ces pays du Sud qui sont les plus impactés ?
Il est vrai que l'effort doit être équitablement réparti. C'est tout l'objet du pacte pour la prospérité, les peuples et la planète que le président de la République a lancé en 2023 qui rassemble plus de 70 pays convaincus que les pays du Sud, notamment les pays en développement, ne doivent pas avoir à choisir entre d'un côté la lutte contre le dérèglement climatique et de l'autre la lutte contre la pauvreté.
Monsieur le ministre, je me permets une question d'actualité. En Haute-Marne, une surveillante a été tuée au couteau par un élève devant un collège. Quelle est votre réaction aujourd'hui en tant que membre du gouvernement ?
Écoutez, vous m'apprenez cette nouvelle tragique et j'ai une pensée pour les familles de la victime et ses proches et j'espère que des éclaircissements pourront être apportés sur les circonstances de ce meurtre.
Le chef de l'État parle d'un déferlement de violences insensées. Le chef de l'État parle d'un déferlement de violences insensées aujourd'hui.
Écoutez, vous m'apprenez cette triste nouvelle. Je l'accueille avec beaucoup d'émotion et de tristesse en pensant à leur famille.
Qu'est-ce que vous avez dit, monsieur le ministre, que les six Français qui ont été arrêtés hier à bord d'un décembre d'eau à l'arrière de Gaza ? Est-ce que vous savez comment ils sont en fait ?
Sur ce sujet, je veux rappeler que la diplomatie française a joué tout son rôle. D'abord en alertant les participants à cette initiative, des risques auxquels ils s'exposaient. En appelant les autorités israéliennes, bien avant l'arraisonnement du navire, à prévenir toute forme d'incident. Et puis dès que nos six ressortissants arrêtés par les autorités israéliennes sont arrivés en Israël, nos services ont assuré une présence consulaire pour qu'ils puissent rentrer en France dans les meilleurs délais. À ce jour, deux d'entre eux ont accepté de signer les papiers, les expulsants du territoire israélien et leur permettant de rentrer dans notre pays. Quatre l'ont refusé à ce jour.
Nous restons présents puisque cette présence consulaire fait partie des missions du ministère des Affaires étrangères et elle s'applique à toutes et tous, quelles que soient leurs opinions politiques et que l'on les approuve ou qu'on les réprouve. Maintenant, je veux aussi dénoncer l'attitude inqualifiable qui a été celle de certains dans cette affaire qui ont, si je puis dire, limité la capacité ou en tout cas qui ont tenté d'entraver la capacité d'action du ministère des Affaires étrangères. D'abord, pendant des jours et des jours, en harcelant par centaines et par milliers de mails le centre de crise et de soutien du ministère des Affaires étrangères.
Ce centre a la responsabilité de la protection de nos compatriotes à l'étranger. C'est lui qui est au contact des populations ou des ressortissants français lorsqu'ils sont confrontés à des catastrophes naturelles ou à des risques géopolitiques. C'est lui qui est au contact des familles de nos otages, des Français qui sont détenus arbitrairement. Et c'est lui qui a vu son activité, si je puis dire, trombosée par un déluge de mails concernant cette expédition.
Puis je veux aussi dénoncer les manœuvres Je veux aussi dénoncer les manœuvres de désinformation auxquelles se sont prêtés un certain nombre de responsables politiques critiquant les agents du Quai d'Orsay, les agents de notre ambassade sur place, alors même qu'ils exercent leur mission avec beaucoup de professionnalisme, de dévouement et de courage dans des conditions extrêmement difficiles.
Les insoumis parlent aujourd'hui de détention illégale, notamment de la députée européenne Rima Hassan.
Il a été proposé à Rima Hassan de signer le papier lui permettant de rentrer en France et à ce stade elle a refusé.
Est-ce que vous savez ce qui est compris dans ce papier, les conditions qui sont demandées pour libérer ces personnes ?
Je crois que c'est très simple. Une entrée sur le territoire littéral ? Il suffit pour les personnes concernées, c'est le cas d'autres ressortissants européens d'ailleurs, de signer ce papier d'expulsion pour rentrer sur le territoire national.
Est-ce que le consul a pu observer les conditions de détention des Français sur place ? Est-ce que vous avez des informations ?
Le consul est au contact de nos ressortissants. Il a pu prendre la tâche de leurs proches pour leur donner toutes les informations nécessaires.
Vous en savez plus sur la légalité de l'interception de l'agriculture ? Est-ce qu'on était dans le territoire et dans ce cas-là est-ce que c'était une intervention légale ?
Lorsque nous aurons qualifié la lycéité ou non de cette intervention, nous le ferons connaître publiquement.
Une question concerne Deep Sea Mining. Que c'est-à-dire vous avoir figuré dans le document final de cette conférence concernant Deep Sea Mining ?
D'abord, nous faisons confiance à l'agence internationale qui est chargée d'établir un droit minier pour fixer les principes qui éviteront que les grands fonds marins puissent être exploités avant même que nous en ayons connaissance. Nous sommes à l'initiative, le président de la République l'a rappelé hier, d'une grande coalition qui a grandi d'ailleurs ici à Nice de pays qui s'opposent à une exploitation avant même que l'exploration puisse avoir lieu. nous aurons l'occasion dans l'après-midi de rassembler ces pays pour réaffirmer publiquement et de manière très visible notre attachement à un principe de précaution s'agissant de ce patrimoine commun de l'humanité.
Merci beaucoup.
Si vous voulez, on est à Nice pour parler de l'océan. Je peux répondre éventuellement sur la réaction qui a été celle depuis des jours du réseau diplomatique s'agissant de la situation de nos ressortissants embarqués à destination de Gaza et la manière dont nous facilitons leur retour en France. Pour le reste, je m'en arrêterai là.
Jean-noël Barrot