đ«đ· La mĂ©moire de Verdun n'est pas un musĂ©e : c'est un appel.
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Il y a 110 ans, jour pour jour, s'abattait sur le plateau de Verdin le plus gigantesque bombardement de l'histoire militaire. Verdin, c'est la voix sacrée. La voie sacrée qui mÚne à un plateau dominilant la petite cité de Verdin, un espace de ravin et de crtes, de bois et de champs, devenu subitement un volcan de feu et de fer.
Une fournaise qui durant des mois a englouti des hommes par milliers. Verdin est certainement une des plus illustres batailles de l'histoire de France, mais aussi la plus effroyable. Elle est, et on l'oublie trop souvent, une victoire française.
La victoire du soldat français et mĂȘme celle du soldat citoyen. Ămile Drillant aurait pu rester Ă l'assemblĂ©e mais il a choisi le front. Le 20 fĂ©vrier dans son abri sachant leur venue, prĂ©venu de l'iminence de l'offensive par des dĂ©serteurs alsaciens, il Ă©crit Ă sa femme ce dernier mot.
Je me sens trĂšs calme. Je ferai de mon mieux. Ce qui frappe chez cet homme qui se sait sacrifier.
Ce n'est pas l'héroïsme flamboyant, mais la sereine détermination, la conscience habitée par l'idée que le devoir l'appelle à faire face et qu'au-delà de sa personne, il existe dans le combat pour la France quelque chose de transcendant. Pour notre part, nous tenons à venir nous incliner avec humilité et reconnaissance devant ces milliers de croix blanches dressées pour l'éternité. On ne parle pas fort.
La mĂ©moire de Verdin n'est pas un musĂ©e, elle est un appel. Dans le monde qui vient, dĂ©chirĂ© par les tempĂȘtes, marquĂ© par les incertitudes, leur histoire est fondamentale. C'est celle de l'Ă©lan intĂ©rieur qui fit de ces hommes ordinaires les dĂ©fenseurs de l'essentiel.
Jordan Bardella