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interviewCNEWS· 25 avril 2026 4 min

Michel Onfray : «Emmanuel Macron a choisi son camp»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Voilà pour ce que pensent les Français Michel de ces aes qui sont un peu souspoudrés dans une mesure budgétaire assez limitée et contrainte. Qu'est-ce que ça vous inspire ? Encore une fois, ça m'inspire que le chef de l'État est incapable de mener une politique étrangère digne de ce nom parce que ce qui se passe à la pompe, ça suppose qu'on remonte en amont et en amont c'est les endroits où on produit du pétrole, c'est les endroits où on fait sûr qu'il est le pétrole, c'est les endroits où on a la possibilité de faire passer ou pas de faire passer des bateaux.

C'est-à-dire que quand Emmanuel Macron nous dit qu'en gros ça n'est pas notre guerre, qu'il refuse le survol du territoire aérien aux avions américains sous prétexte, ils auraient du matériel pour Israël, et bien il a choisi son camp. Donc il a choisi de faire de telle sorte que le le prix de l'essence augmente. Donc si les gens ont des problèmes quand ils sont à la pompe, c'est parce que Emmanuel Macron a décidé de faire une guerre sans la faire tout en la faisant et c'est-à-dire en faisant le jeu d'un certain nombre d'autres individus.

Quand on ne choisit pas son temps. Après lui dit qu'il ne l'a pas choisi, bah personne ne l'a prévenu de cette guerre. Il l'a dit depuis le début, notre tram ne l'a pas appelé et il est pas impliqué.

Oui. Et alors, il avait qu'à prendre la décision lui-même avant plutôt que de dire "Ah bah il est pas gentil, ils auraient dû me le dire et ils auraient dû me donner un coup de fil." On a entendu d'autres individus, je vais pas les impliquer, de nous faire savoir que la configuration stratégique est telle que ce qui a eu lieu ne pouvait pas se faire sans que Emmanuel Macron ne soit véritablement au courant.

Donc il y a lui qui nous dit qu'il est pas au courant et d'autres qui nous disent que pas du tout avec le dispositif tel qu'il a fonctionné, il était évidemment au courant. Alors évidemment, il peut toujours dire il y a toujours le désir de ne pas de de ne pas de ne pas blesser un certain nombre d'électorats aujourd'hui en France chez Emmanuel Macron. Donc on ne choisit pas le camp des États-Unis puisque c'est celui d'Israël et que Israël c'est le fascisme, c'est génocidaire, c'est tout ce qu'on raconte du côté de la France insoumise et de la des partis de gauche qui se trouvent associés à cela et des partis de droite qui se trouvent associés aux partis de gauche qui se trouvent associés à Mélenchon.

Donc soit on fait de la politique et on est un grand chef d'état et on fait de l'économie en sachant que l'économie elle est planétaire. Ce qui se passe là-bas produit des effets ici le fameux battement d'elle ici qui produit un tsunami ailleurs. Donc quand Trump dit il faut absolument laisser circuler euh les bateaux dans le D3, Macron dit c'est pas mon affaire.

Si c'est son affaire puisque c'est la nôtre. Et du coup Trump bloque le D3. Ben oui, mais il dit en plus de ça, il nous demande rien et quand il demande quelque chose, il dit non.

Mais c'est un petit garçon qui dit "Vous n'aviez qu'à me demander d'abord. Vous m'auriez demandé d'abord. Peut-être que j'aurais dit oui, mais peut-être que j'aurais dit non aussi.

Maintenant, on va se venger. Donc, vous n'allez pas pouvoir survoler le territoire aérien français parce que vous allez donner des armes ou du matériel aux Israéliens." Qu'est-ce que c'est que cette politique qui consiste à reconnaître l'État palestinien, qui consiste à donner des leçons à Israël, qui consiste à faire savoir que ce qui se passe dans le sud de Liban, c'est pas bien, c'est pas gentil.

Mais ce qui est pas gentil, c'est ce que le Sebbola fait. de la part de de en partant du Sud Liban pour envoyer des missiles, des bombes tous les jours depuis des années et en permanence. Donc il y a une politique qui est elle est pas trouble parce que finalement quand on quand on regarde elle est elle est pas proélienne, ça c'est sûr et elle est proabe, ça c'est certain.

Alors il amène cette politique s'il le s'il le souhaite, s'il le veut, s'il pense que la France est derrière lui. Mais je ne suis pas sûr que la France soit derrière lui. Quand on fait de la politique étrangère, on doit aussi solliciter le le gouvern pas seulement le gouvernement mais le peuple français.

Est-ce que vous avez envie ? Oui ou non ? peut faire ce genre de chose.

Ça s'appelle un référendum mais comme il il sait très bien que tout le monde a peur des référendums. Vous savez sur lui, il sait très bien que si s'il fait un référendum, c'est un plébiscite, si un plébiscite, il est pour, il est, il est contre. Et donc de toute façon, il resterait à chaque fois qu'il a perdu des élections et il les a toutes perdu, sauf les deux présidentiels, il est resté.

Et il a fait savoir que puisqu'il les avait perdu, c'est donc bien la preuve qu'il les avait gagné. Mais on voit bien avec ces gens à la pompe qui que que que les décisions qu'il prend de ne pas intervenir, de ne pas être au côté des États-Unis, de ne pas être du côté d'Israël produit ces décisions produisent des effets euh réels dans le concret des gens. Ok.

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