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InterviewAlexandre Holroyd· 18 mars 2019 3 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentation

Itw BFM Story - Alexandre Holroyd - Le Brexit aura-t-il vraiment lieu ?

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Alexandre HolroydFait
    « Emmanuel Macron a raison d'afficher une fermeté aujourd'hui ? Il a parfaitement raison, l'accord a été négocié puis renégocié puis renégocié puisqu'il y a eu des changements faits en décembre, des changements faits en janvier, des changements faits en mars. »
  • 0:00Alexandre HolroydFait
    « C'est une situation pour un régime parlementaire très paradoxale d'avoir un premier ministre qui n'est pas soutenu par sa majorité au parlement pour sa politique majeure. »
  • 0:37Alexandre HolroydChiffre
    « Pour le coup je vais au Royaume-Uni toutes les semaines, la réalité est que depuis le referendum la livre a perdu 20% de sa valeur. »
  • 0:37Alexandre HolroydFait
    « Aujourd'hui, vous achetez un camembert au Royaume-Uni, vous payez un camembert 20% plus cher, donc la livre a perdu 20% de sa valeur. »
  • 1:21Alexandre HolroydFait
    « Ça aura un impact catastrophique sur nos agriculteurs, catastrophique, les pêcheurs, pareil, catastrophique. »
  • 1:21Alexandre HolroydFait
    « La seule raison pour laquelle ces statistiques ont été publiées, c'est que Theresa May essaie de convaincre les parlementaires à voter l'accord, parce que ce serait tellement désastreux pour l'économie britannique, qu'elle publie des statistiques sur les tarifs pour dire : si vous ne votez pas, c'est ce qui se passera. »
  • 2:03Alexandre HolroydFait
    « aujourd'hui, le Royaume-Uni, le Parlement britannique, on lui demande de voter pour quelque chose qu'il considère comme désastreux pour son économie. »
  • 2:03Alexandre HolroydFait
    « Theresa May, il y a quelque chose de très intéressant, elle prend de l'insuline, et l'insuline au Royaume-Uni elle est importée de l'Union Européenne et tous les hôpitaux britanniques doivent faire du stockage de l'insuline parce qu'ils ne sont pas sûrs d'en avoir assez. »
  • 2:40Alexandre HolroydFait
    « Nos pêcheurs par exemple, ils sont dans une grande inquiétude sur le Brexit, et la je trouve ça très paradoxal d'avoir un élu Français qui trouve que c'est une idée fabuleuse quand ça met nos pêcheurs, quand ça met nos viticulteurs, nos industries viticoles dans une difficulté permanente. »

Temps de parole

  • ?100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Emmanuel Macron a raison d'afficher une fermeté aujourd'hui ? Il a parfaitement raison, l'accord a été négocié puis renégocié puis renégocié puisqu'il y a eu des changements faits en décembre, des changements faits en janvier, des changements faits en mars.Il y a eu un premier vote, il y a eu une période de 2 ans et c'est un accord qui a été négocié par la Première ministre britannique, qui a priori, c'est une majorité pas seulement conservatrice, a une majorité pour l'accord. Du coup, elle revient chaque fois à son Parlement, elle propose quelque chose, son Parlement lui dit non. C'est une situation pour un régime parlementaire très paradoxale d'avoir un premier ministre qui n'est pas soutenu par sa majorité au parlement pour sa politique majeure.

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S'il faut du temps supplémentaire, très bien, peut-être, à l'unanimité des chefs d’État, mais il faut qu'il y ait une raison. Sinon, si rien ne change, on se retrouvera dans la même situation dans un deux trois mois. Pour le coup je vais au Royaume-Uni toutes les semaines, la réalité est que depuis le referendum la livre a perdu 20% de sa valeur. La réalité c'est ce que ça c'est le pouvoir d'achat des anglais. Aujourd'hui, vous achetez un camembert au Royaume-Uni, vous payez un camembert 20% plus cher, donc la livre a perdu 20% de sa valeur. L'immobilier, complètement stagnant alors que l'immobilier c'est la base pour beaucoup de britanniques de leur économie, c'est la base de leur épargne. La réalité, c'est que ce que vous disiez, c'est vrai : les britanniques ont dit qu'ils

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allaient baisser tout un nombre de tarifs. Ça aura un impact catastrophique sur nos agriculteurs, catastrophique, les pêcheurs, pareil, catastrophique. D'ailleurs, la seule raison pour laquelle ces statistiques ont été publiées, c'est que Theresa May essaie de convaincre les parlementaires à voter l'accord, parce que ce serait tellement désastreux pour l'économie britannique, qu'elle publie des statistiques sur les tarifs pour dire : si vous ne votez pas, c'est ce qui se passera. Vos agriculteurs, dans vos circonscriptions seront mis sur la paille et d'ailleurs, la fédération des petites entreprises du Royaume-Uni dit très clairement : le Brexit c'est un coup de massue. Je veux juste dire que le Brexit c'est, entre temps, aujourd'hui, au Royaume-Uni, 250.000

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de nos concitoyens qui vivent dans une inquiétude permanente et ça, en tant que parlementaire français, je pense que vous devriez le défendre. La réalité c'est qu'aujourd'hui, le Royaume-Uni, le Parlement britannique, on lui demande de voter pour quelque chose qu'il considère comme désastreux pour son économie.Theresa May, il y a quelque chose de très intéressant, elle prend de l'insuline, et l'insuline au Royaume-Uni elle est importée de l'Union Européenne et tous les hôpitaux britanniques doivent faire du stockage de l'insuline parce qu'ils ne sont pas sûrs d'en avoir assez. C'est pas pour faire peur, c'est une réalité. Et je vais vous dire, c'est là où il y a une chose sur laquelle je suis d'accord avec M.Philippot, c'est que le Brexit a des conséquences négatives pour nous également.

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Nos pêcheurs par exemple, ils sont dans une grande inquiétude sur le Brexit, et la je trouve ça très paradoxal d'avoir un élu Français qui trouve que c'est une idée fabuleuse quand ça met nos pêcheurs, quand ça met nos viticulteurs, nos industries viticoles dans une difficulté permanente. Ce que le Gouvernement fait, c'est qu'il se prépare, moi j'étais rapporteur de la loi pour se préparer au Brexit. Ça veut pas dire qu'on peut pallier à toutes les conséquences du Brexit, mais au moins on peut les limiter.