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interviewBFMTV — BFM Politique· 2 avril 2023 42 min

Jordan Bardella, président du Rassemblement national, député européen - 02/04

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:08
Présentateur

M. Bardella, pour commencer cette émission, on vient d'apprendre à l'instant que la Convention citoyenne sur la fin de vie se prononçait pour l'euthanasie, pour une aide active à mourir. Est-ce que vous y êtes favorable ?

0:21
Jordan Bardella

Je pense que la Convention citoyenne, d'abord, ne doit pas se substituer au débat démocratique. Je pense que c'est un vrai débat sociétal, c'est un vrai débat de société dont la société doit se saisir et qui mérite plus que quelques échanges avec quelques dizaines de personnes. Il y a en France, on pourra avoir un grand débat à l'Assemblée nationale, parce que ce sera le cas d'ailleurs. Le gouvernement a dit que la Convention citoyenne ne se substituerait pas au débat à l'Assemblée. Mais pas à 3h du matin quand il reste 10 députés dans l'hémicycle. Je pense qu'il faut un vrai débat de société sur ces sujets.

Et je pense même que pour tous les sujets de société, on devrait pouvoir aller au référendum. Moi, je pense qu'en France, il y a une troisième voie qui est vraiment une singularité, une spécificité française qui consiste en fait à ne pas choisir entre l'acharnement thérapeutique et l'euthanasie. Et cette voie, ça s'appelle le palliatif. Et moi, j'ai entendu beaucoup de médecins, notamment à l'occasion des articles, des différentes tribunes qui ont pu être faits sur le sujet, qu'il manquait une véritable offre de soins palliatifs en France.

Et je pense que cette voie-là, qui est la voie Leonetti d'ailleurs, qui a parfaitement été résumée dans l'esprit de la loi Leonetti, il doit être conservé, il doit être préservé. Maintenant, je sais que ces sujets font souvent...

1:28
Présentateur

Est-ce que ce n'est pas une façon de ne pas adresser vraiment les choses et de ne pas les regarder en face ? Pas du tout. Parce qu'aujourd'hui, il y a un éventail de soins palliatifs disponibles, et certains médecins les adaptent, les femmes s'en plaignent souvent.

1:41
Jordan Bardella

Le soin palliatif en France, je n'ai pas les chiffres, mais l'offre de soins palliatifs en France est extrêmement faible. Or, je pense que cette troisième voie française, elle est parfaitement traduite dans la loi Leonetti, et je suis très attaché à cette équipe. Donc, personnellement, vous n'êtes pas favorable à l'euthanasie active ? Maintenant, pour le reste, je pense qu'on doit avoir un débat de société, et nous, on est vraiment favorables à ce que la société traite les sujets de société, et en l'occurrence, qu'on puisse éventuellement avoir un référendum sur ce sujet. Sur l'occasion d'avoir un débat sur le sujet.

2:07
Présentateur

Monsieur Bardella, longue interview ce matin du ministre de l'Intérieur, dans le sillage des violences à Sainte-Solines, en marge de certaines manifestations contre la réforme des retraites. Gérald Darmanin refuse, dit-il, de céder au terrorisme intellectuel de l'extrême-gauche, qui, je le cite encore, consiste à inverser les valeurs, les casseurs deviendraient les agressés, les policiers les agresseurs. Est-ce que vous partagez cette vision des choses ?

2:28
Jordan Bardella

Oui, mais je ne me fais pas avoir par un piège, qui consiste à laisser croire que ce gouvernement est le parti de l'ordre. Parce que monsieur Darmanin, qui est responsable de la sécurité depuis plusieurs années dans notre pays, a un bilan. Et ce bilan, c'est une agression gratuite toutes les 44 secondes dans notre pays. Ce bilan, ce sont des milices d'ultra-gauche, qui bénéficient d'une mensuétie et d'une impunité depuis maintenant plusieurs années. Ça a commencé à aller aux yeux de tous lors des 1er mai en 2016. On l'a vu pendant les manifestations contre la loi travail en 2018, lors du mouvement des Gilets jaunes. Et on le voit encore lors de la mobilisation des réformes des retraites.

Je pense qu'Emmanuel Macron a perdu la bataille de l'opinion, une bataille très importante sur le texte sur les retraites, et qu'il est en train aujourd'hui de perdre la bataille de l'ordre public dans notre société. Et que par conséquent, il faut au gouvernement quelqu'un qui est en capacité de rassurer peut-être l'électorat issu des Républicains, avec qui le gouvernement cherche manifestement des passerelles. Et donc, il faut que quelqu'un au sein du gouvernement endosse l'habit du responsable et du parti de l'ordre. Sur les expressions, M. Bardella, est-ce que c'est du terrorisme intellectuel, comme le dit le ministre ce matin ?

Je pense que derrière le débat sur Sainte-Solines, tous les Français ont vu les images, il y a la tentation insurrectionnelle de toute une partie de la gauche qui a perdu sa boussole républicaine. Donc vous êtes d'accord avec Gérard Bardella ? Parce que c'est exactement ce qu'il dit dans les collègues du journal du dimanche. En légitimant la violence comme mode d'action, c'est précisément ce que font aujourd'hui une grande partie des députés de la NUPES. En violent le droit de propriété, où à Sainte-Solines, on a transformé les champs des agriculteurs en champs de bataille.

En soutenant avec des députés en écharpe des opérations de guérillas contre les forces de l'ordre et contre les policiers. Des manifestations où il y a plusieurs dizaines de fichiers S avec manifestement des gens de plus en plus violents qui se livrent à une forme d'éco-terrorisme et qui veulent anéantir la République française et anéantir l'ordre dans notre pays.

4:20
Présentateur

Excusez-moi M. Bardella, s'il vous plaît, je vous posez des questions si vous voulez bien y répondre précisément. Est-ce que oui ou non, vous partagez cette expression de terrorisme intellectuel ? Il ne s'agit pas d'un terrorisme intellectuel. Donc vous ne partagez pas cette expression. Est-ce que oui ou non, comme le dit le ministre Darmanin,

4:37
Jordan Bardella

vous pensez que LFI déteste la police ? La France insoumise déteste la police, bien sûr. Le piège dans lequel est en train de nous emmener le gouvernement, c'est qu'on a un gouvernement qui fait preuve d'une violence sociale inouïe contre le peuple français. Et qu'à cette violence-là contre le peuple français, la gauche et toute une partie de l'extrême gauche est en train de répondre contre les institutions et contre la police par une violence physique. Le jeu auquel est en train de jouer M. Mélenchon, les députés de la France insoumise et de la NUPES est un jeu extrêmement dangereux et je pense qu'il faut les condamner.

Parce qu'en vérité, personne aujourd'hui, à gauche, à la France insoumise, ne condamne les violences contre les policiers. Et pire encore, il y a des députés de la France insoumise qui écharpe sur l'épaule, écharpe tricolore de la République française sur l'épaule, vont à Sainte-Solines pour approuver les opérations de guérigage. Jordan Bardella, vous dites le gouvernement tend à un piège, Gérald Darmanin essaye d'incarner le parti de l'ordre.

Mais là, ce qui est très frappant sur les cinq premières minutes d'interview, c'est que vous employez quasiment au mot près les mêmes termes que le ministre de l'Intérieur dans le JDD sur la France insoumise déteste la police, sur les risques de guérilla, c'est aussi ce dont il parle concernant Sainte-Solines. Donc au fond, à minima, est-ce que vous lui accordez le crédit d'utiliser les mêmes mots et de faire le même diagnostic que vous ? M. Duhamel, il faut que vous lisiez un entretien du ministre de l'Intérieur pour trouver que Gérald Darmanin apparaît comme le parti de l'ordre. Je dis que tout ça, c'est de l'enfumage. Tout ça, c'est de la com.

Et je dis aux gens, ne vous laissez pas duper par les faux-semblants et le cinéma de M. Darmanin. Ça fait des années que ce gouvernement et d'autres avant lui laissent les milices d'ultra-gauche, les policiers le disent, les syndicats de police. Vous avez l'impression que la police ne fait pas son travail en ce moment. Venir dans les mobilisations.

6:19
Locuteur non identifié

Ce n'est pas tout à fait le sentiment des manifestants.

6:20
Jordan Bardella

Non, vous ne m'avez pas écouté, madame.

6:22
Locuteur non identifié

Non, mais vous dites...

6:23
Jordan Bardella

Je ne vous parle pas des policiers. Je vous parle des ordres qui sont donnés aux policiers. Vous savez, les policiers sont des fonctionnaires de la République française.

6:28
Locuteur non identifié

Ils sont à l'œuvre en ce moment. Non ? Les policiers, ils travaillent en ce moment. Justement, il y a de là. Beaucoup de gens parlent de violences policières. Ça veut dire qu'il y a bien des préfets, il y a bien un ministre de l'Intérieur qui leur demande d'aller sur le terrain. Ce n'est pas du laxisme. Vous avez l'impression... Pourquoi vous voulez en venir ? Tout à l'heure, vous dites que c'est de l'enfumage. Monsieur Darmanin dit qu'il joue le premier flic de France. Mais finalement, il y a beaucoup de laxisme dans ce gouvernement. On n'a pas le sentiment que les dernières manifestations aient été laissées totalement au laxisme.

7:00
Jordan Bardella

Totalement. Et je pense que ce gouvernement prend un plaisir malsain à laisser le chaos et le désordre

7:06
Présentateur

s'organiser dans notre société. 3 000 membres de la gendarmerie à Sainte-Soligne. 4 000 grenades tirées. Et je ne remets pas en cause le travail.

7:13
Jordan Bardella

C'est du laxisme ? Tout à fait. Je pense que les policiers ont aujourd'hui le sentiment de ne pas avoir les ordres pour intervenir et mettre hors d'état d'un les milices d'ultra-gauche. Les milices d'ultra-gauche, ça fait des années qu'elles auraient dû être dissoutes. Il faut dissoudre aujourd'hui dans notre société toutes les milices d'ultra-gauche qui sont connues parce que les gens qui viennent à Sainte-Soligne ils sont fichés. Pourquoi ne pas les avoir arrêtés avant, il y a 6 mois, il y a un an lors des précédentes manifestations. Vous n'avez pas le sentiment que l'histoire se répète. Vous n'avez pas le sentiment qu'on a déjà vu des milices d'ultra-gauche venir dans ces mobilisations.

Donc je dis juste une chose. Attendez, plusieurs choses.

7:46
Présentateur

Pardonnez-moi plusieurs choses parce que vous dites beaucoup.

7:48
Jordan Bardella

Je vais juste aller au bout d'une phrase. Il y a beaucoup d'éléments dans ce que vous dites.

7:51
Présentateur

Si, si. On ne va pas commencer avec ça s'il vous plaît, M. Bardella. Dès qu'on vous pose une question vous n'allez pas dire excusez-moi, j'ai terminé. Si les phrases font 10 minutes on n'y arrive pas non plus. Donc il y a plusieurs choses dans ce que vous venez de dire. Premièrement, les dissolutions elles sont en cours et M. Darmanin ce matin rappelle la dissolution de soulèvement de la terre et annonce la dissolution de DEFCO qui est une deuxième milice d'ultra-gauche. Très bien, pourquoi avoir attendu ? Alors, et l'autre élément ce que je voulais vous dire M. Bardella c'est qu'on ne peut pas arrêter des gens a priori en France. C'est interdit.

8:20
Jordan Bardella

Je pense que quand vous arrivez Et heureusement c'est une garantie de la démocratie. Je pense que quand vous arrivez aux abords de manifestations vous êtes par exemple fiché S que vous avez dans votre sac à dos des couteaux. Alors on a trouvé 62 couteaux 67 boules de pétanque 6 bidons d'essence a priori c'est pas pour faire un barbecue 13 haches des dizaines de fichés S et manifestement des anciens Zadis de Notre-Dame-des-Landes certains français et d'autres venus de l'étranger arriver à Saint-Sauline justement pour en découdre avec les forces de l'ordre.

On pourrait arrêter préventivement aux abords immédiatement des manifestations comme on le fait comme on le fait avec comme on le fait juste si vous pouvez juste me permettre de terminer une phrase et après je vous en prie vous pourrez me poser toutes les questions que vous voulez. On le fait avec les hooligans dans un certain nombre de pays d'Europe.

On pourrait le faire là très clairement quand vous avez des gens qui arrivent aux abords d'une manifestation qui ont des haches des couteaux des bidons d'essence à Saint-Sauline quand les gendarmes faisaient des fouilles dans les voitures et qu'ils trouvaient ceux dont vous parlez à savoir des haches de boules de pétanque ils ne laissaient pas passer les manifestants comme ça. Donc juste très concrètement quand on vous écoute qu'est-ce que vous auriez fait différemment à Saint-Sauline Jean-Baptiste parlait du nombre de grenades qui ont été lancées du nombre de gendarmes mobilisés qu'est-ce que vous auriez fait de plus ?

Ça c'est dix ans de laxisme voyez et si vous me permettez ce voyage dans le temps il y a quelques mois on était en campagne pour l'élection présidentielle et nous avions mis en garde les Français nous avions dit peuple de France si Emmanuel Macron devait être réélu en avril 2022 alors Emmanuel Macron serait l'homme du désordre du chaos de notre société et il accélérerait le saccage social et ce que je vous dis là nous avons eu le même débat il y a un an il y a deux ans il y a trois ans à chaque mobilisation sociale à chaque manifestation on laisse venir des milices d'ultra-gauche qu'on connait parfaitement il n'y aurait pas eu Saint-Sauline avec vous il n'y aurait pas eu Saint-Sauline avec nous parce que les milices d'ultra-gauche auraient été dissoutes et qu'à partir du moment où une milice est dissoute que ce soit en droit ou de fait et bien le simple fait de se reconstituer de discuter de se revoir en vue de participer à une autre mobilisation est constitutif d'un délit qui peut être très sévèrement poursuit jusqu'à trois ans de prison dans la loi actuelle le problème c'est pas qu'il manque des lois c'est que la loi n'est pas appliquée donc je vous dis une chose Gérald Darmanin n'arrivera pas à faire croire aux Français qu'il est l'homme de l'ordre ce gouvernement a laissé s'installer le chaos dans notre société il a laissé par cynisme politique les milices d'ultra-gauche venir pourrir les mobilisations sociales et il laisse plus largement parce que pardonnez-moi le problème de l'insécurité donc il l'a laissé par cynisme on dit ce matin donc c'est volontaire exactement pour quelles raisons pour apparaître pour que vous puissiez ensuite me poser des questions là sur BFM politique en me disant vous avez vu il a donné une interview dans laquelle il est très dur très sévère vous voyez bien que en fait l'homme de l'ordre il est à l'Elysée je ne suis pas né à la dernière pluie et je ne suis pas dupe et je peux vous dire que beaucoup de policiers qui échangent avec nous ne sont pas dupes non plus et qu'ils savent très bien qu'aujourd'hui on demande à des policiers que ce soit à Sainte-Solines que ce soit dans les mobilisations contre la réforme des retraites de canaliser un climat social or on ne canalisera pas un climat social par du gaz lacrymogène donc il faut dissoudre les milices d'ultra-gauche soutenir les policiers qui sont en première ligne et plus largement prendre en compte aussi et je quitte un peu Sainte-Solines pour aller sur les mobilisations contre la réforme des retraites prendre en compte aujourd'hui ce que veulent une majorité de Français Monsieur Bardella à savoir que ce texte soit évidemment retiré

11:39
Présentateur

Non mais ça je suis d'accord mais en fait la question de Benjamin et vous n'y répondez pas c'est dissoudre J'y ai parfaitement répondu Non je ne crois pas dissoudre les milices d'extrême-gauche Parce que vous ne voulez pas l'entendre Si mais si vous me permettez d'aller au bout de ma question Je vous en prie Monsieur Bardella vous verrez vous en comprendrez le sens Dissoudre les milices d'extrême-gauche Monsieur Darmanin le fait peut-être pas suffisamment à votre goût mais ce matin il annonce encore deux dissolutions Vous dites nous ferions quoi ? Mais en fait qu'est-ce que vous feriez de concret ?

Si vous vous étiez ministre de l'intérieur demain Premier ministre ou si Marine Le Pen était présidente de la République Sainte-Solines arrive qu'est-ce que vous faites pour qu'il n'y ait pas ces images que l'on a vues derrière nous ? Dissolution des milices d'ultra-gauche

12:20
Jordan Bardella

Instruction donnée aux forces de l'ordre De faire quoi ?

D'interpeller d'interpeller les fichés S les individus qui arrivent aux abords de manifestations avec des armes de guerre Des armes de guerre C'est déjà fait C'est déjà fait C'est fait On peut regarder l'image qui est derrière C'est fait Vous estimez que le boulot est fait correctement Je peux vous dire que si les policiers avaient les ordres d'intervenir et que si les policiers avaient les ordres de mettre au pas et de mettre hors d'état de nuire les milices d'ultra-gauche ça serait fait depuis bien longtemps Vous avez entendu des témoignages de gendarmes disant On nous a donné l'ordre de ne pas intervenir C'est ce que vous avez entendu ?

Ils ne disent pas ça Pire Ils disent On ne nous a pas donné l'ordre d'intervenir Et beaucoup de policiers Beaucoup de syndicalistes de police d'ailleurs ont pris la parole depuis 5 ans que nous connaissons des tensions et des mobilisations sociales ou politiques liées à l'écologie dans notre société et qui viennent dire Nous n'avons pas les ordres d'intervenir Les black blocs sont connus Ce sont systématiquement les mêmes La police a tout Ils ont leur âge leur nom leur adresse leur menstruation Ils ont absolument tout Donc si on voulait mettre hors d'état de nuire et assurer l'ordre dans notre société sans compter d'ailleurs qu'une grande partie de la gauche et des gens qui sont là sont un peu les idiots utiles de cette violence

13:35
Locuteur non identifié

Moi je me souviens de propos que vous aviez tenus au moment où le ministre de l'Intérieur menaçait de dissoudre il y avait des menaces de dissolution de génération identitaire Vous aviez dit à ce moment-là on ne dissout pas un mouvement comme ça Il faut des éléments factuels et des éléments juridiques Donc ce n'est pas si simple Il faut attendre que les gens commettent ou avoir des éléments factuels pour pouvoir arrêter des gens

13:58
Jordan Bardella

Quel est le rapport ?

14:00
Locuteur non identifié

Il y a un rapport On est à un état de droit et que ce n'est pas si simple

14:04
Jordan Bardella

Excusez-moi je ne suis pas l'avocat de génération identitaire

14:08
Locuteur non identifié

Mais je ne vous demande pas d'être ça Je retenais des propos positifs que vous aviez donnés c'est-à-dire que pour dissoudre un groupuscule ou un groupe ou un parti il faut des éléments juridiques et factuels

14:19
Jordan Bardella

Il y a la dissolution de droits il y a la dissolution de groupements de faits Or on sait que les milices ultra-gauches qui s'organisent en black bloc les black blocs ce n'est pas une organisation les black blocs c'est une méthode d'action Mais on parle des soulèvements de la terre ça n'a rien à voir avec génération identitaire qui peuvent être éventuellement poursuivies pour des propos Je vous parle de soulèvement identitaire Mais la question ce n'est pas les actions violentes Si vous ne voyez pas qu'on a un problème avec l'ultra-gauche et que ce sont à chaque fois les mêmes individus les mêmes milices qui s'en prennent systématiquement aux policiers Moi je soutiens les policiers Mais je dis juste une chose c'est qu'il ne faut pas être dupe de la volonté aujourd'hui du gouvernement qui a laissé s'installer le désordre de déporter le débat social dans notre société sur l'ordre Moi ce qui m'étonne si vous voulez très clairement c'est que ça fait trois mois qu'on parle de la mobilisation sociale et là en une semaine le débat a totalement disparu pour en venir sur un sujet du maintien de l'ordre Et bien je pense que c'est précisément le piège dans lequel souhaite nous faire entrer le gouvernement Donc le gouvernement sciemment

15:14
Présentateur

laisse faire ces violences

15:16
Jordan Bardella

Oui je pense que C'est une accusation très très grave Oui je pense que le gouvernement en tout cas Emmanuel Macron prend un plaisir malsain à voir le désordre s'installer dans notre société pour mieux apparaître comme le sauveur le défenseur de l'ordre et des principes de la République ensuite et je l'assume Jordan Bardella dans le journal du dimanche Gérald Darmanin annonce 36 enquêtes judiciaires de l'IGPN depuis le début du mouvement social une des dernières saisines concerne une vidéo à Lyon où l'on voit un manifestant qui termine en partie dénudé vous voyez les images après une prise à partie par les forces de l'ordre est-ce que ces images elles vous choquent ?

Oui bien sûr Bien sûr Donc vous les condamnez ?

Je crois Oui je les condamne même si ce sera le rôle évidemment de l'IGPN parce qu'il y a une enquête mais moi je ne jette pas l'opprobre sur l'intégralité d'une profession Je n'utilise pas le terme de violence policière parce que ça jette le discrédit Un député du Rassemblement National Pierre Merin Je vous attendais J'ai vu le JDD comme vous ce matin Je pense que le terme de violence policière si vous voulez crée une confusion entre des dérapages individuels qui sont le fait d'hommes et de femmes qui salissent aussi l'image de ces milliers de fonctionnaires de police qui font un travail exemplaire et qui sont en première ligne face à des mobilisations sociales et qui bien souvent partagent les revendications Donc il a eu tort ce député-là d'utiliser ce terme de violence policière ?

Non je pense qu'il ne faut pas créer une confusion et je dis qu'il y a eu dans les mobilisations sociales dans les manifestations des Gilets jaunes on a vu des images impressionnantes de violences qui pouvaient être en tout cas perçues accueillies comme telles par des manifestants mais je dis que les policiers sont là pour appliquer les ordres et que les policiers à partir du moment où il y a eu ce débat sur la brigade de répression des actions violentes le maintien de l'ordre c'est un métier dans notre pays le maintien de l'ordre c'est le métier des compagnies républicaines de sécurité et des escadrons de gendarmes mobiles donc si on vous suit les BRAV ne devraient pas s'occuper du maintien de l'ordre dans les cortèges contre l'armée de la prêche ce n'est pas leur place je pense que la mission initiale des BRAV c'est de cibler précisément les militants d'ultra-gauche qui viennent pour en découdre et qui sont armés surarmés et d'ailleurs vous avez vu dans le cadre dans la pétition

17:21
Présentateur

qui demande la dissolution de la BRAVEM plus de 250 000 signatures pour l'instant cette pétition

17:28
Jordan Bardella

oui mais encore une fois je ne confonds pas les policiers avec les instructions qui sont données aux policiers et encore une fois quand il y a des dérapages individuels il faut les condamner avec la plus grande fermeté et les policiers qui font un travail exemplaire les condamnent aussi parce qu'ils savent qu'ils salissent l'image de la police mais le taux de signalement à l'IGPN prenons l'année 2021 c'est 0,03% sur la totalité des interventions qui sont réalisées par la police nationale et par la gendarmerie dans notre pays donc attention à ne pas alimenter un discours qui est voulu par la France insoumise et qui est là pour prôner le désarmement de la police qui est là pour prôner la suppression des brigades anticriminalités et qui est là pour susciter et c'est précisément le projet de M.

Mélenchon l'insurrection dans notre pays et la destruction

18:13
Locuteur non identifié

M. Bardella excusez-moi il faut qu'on avende une centaine de plaintes pour détention arbitraire ont été déposées il y a deux familles qui déposent plainte pour non-assistance à personne en danger et pour tentative de meurtre qu'est-ce que vous leur dites en fait ?

18:29
Jordan Bardella

excusez-moi

18:29
Présentateur

j'ai pas compris votre question

18:30
Locuteur non identifié

alors excusez-moi je recommence

18:32
Présentateur

une centaine de plaintes déposées pour détention arbitraire

18:35
Locuteur non identifié

exactement et deux plaintes déposées par des familles pour tentative de meurtre et pour non-assistance à personne en danger donc qu'est-ce que vous dites

18:44
Jordan Bardella

je suis pas magistrat je ne suis pas policier je n'y étais pas donc je fais confiance

18:49
Locuteur non identifié

non mais vous êtes homme politique oui d'accord

18:51
Jordan Bardella

mais je vais donner un avis sur une arrestation à laquelle je n'étais pas je n'ai même pas vu les images je ne sais même pas de quoi on parle donc je veux dire si il y a des encore une fois s'il y a des abus il faut les sanctionner moi j'ai aucune tolérance dessus mais juste par principe moi je soutiens l'action de nos forces de l'ordre et je veux juste dire aux gens qui manifestent que les policiers qui sont en face non seulement ils appliquent les ordres mais surtout ils vont aussi être les premiers pénalisés par cette réforme des retraites et je veux dire le plus grand reproche le plus grand reproche que je fais Emmanuel Macron c'est de jeter en permanence les français les uns contre les autres de jeter les actifs contre les retraités les fonctionnaires contre les services du privé les jeunes contre les anciens et surtout de jeter les policiers contre les manifestants

19:29
Présentateur

nous revenons dans un instant suite de cette émission comme d'habitude je vous montrerai également trois photos d'actualité et vous pourrez en choisir deux à tout de suite suite de BFM politique avec Jordan Bardella monsieur Bardella comme d'habitude à la moitié de cette émission on va faire apparaître trois photos liées à l'actualité vous allez pouvoir en choisir deux et derrière chacune d'entre elles se cache une photo vous allez voir les portraits de Kylian Mbappé Neymar et Messi les trottinettes et chat GPT quelle première photo choisissez-vous ?

chat GPT Elon Musk mais aussi pas mal d'experts internationaux demande de faire une pause dans le développement des intelligences artificielles devant les risques encourus je précise qu'un citoyen belge a mis fin à ses jours encouragé par une intelligence artificielle avec laquelle il avait créé un lien est-ce que vous êtes inquiet vous aussi ?

20:12
Jordan Bardella

je pense que la prochaine grande crise sociale au 21ème siècle sera celle posée par les enjeux de l'intelligence artificielle il y a encore quelques années on se posait la question de quand est-ce qu'arriveront ces ces ces ces ces ces ces ces ces y a fortes comme chat GPT en fait c'est des algorithmes que vous ne pouvez pas expliquer vous posez des questions à chat GPT vous obtenez des résultats que vous êtes incapables d'expliquer pour que les gens nous comprennent chat GPT a passé le barreau aux Etats-Unis barreau américain et s'est classé parmi les 10 meilleures copies ce qu'un polytechnicien en France va faire en 4 heures chat GPT va le faire en 7 secondes donc ça remet en cause toute la vision toute la conception sociale qu'on avait de la société L'Italie est bloquée d'ailleurs Je ne sais pas s'il faut le bloquer Parce que toutes les grandes puissances L'utilisent et vont l'utiliser La question c'est quelle place va avoir la France Demain dans l'économie de la connaissance Et ce qui est clair c'est que si on suit les trajectoires Actuelles, on va devenir Dans quelques années un pays du tiers monde A la merci de toutes les grandes puissances Donc je pense que la France ne doit pas disparaître De ce débat sur l'intelligence artificielle Il faut monter notre budget recherche et développement Il faut arrêter de maltraiter nos chercheurs et nos savants Parce qu'aujourd'hui on est très bon en France Pour former des chercheurs en IA Mais on n'est pas concurrentiel Quand ils sont payés directement par Google Dans la Silicon Valley à des salaires Qui sont mais 3 ou 4, 5, 6, 7 fois supérieurs Par rapport à ce qu'offre par exemple le CNRS en France Et puis il faut soutenir massivement Les nouvelles technologies, les startups, l'innovation On a un budget R&D par exemple Qui est de 2% du PIB C'est par exemple 2 fois moins qu'en Israël Ou qu'en Allemagne Donc il faut monter progressivement Notre budget recherche et développement Il faut soutenir nos savants, nos chercheurs Et puis il faut surtout se poser la question de l'école aujourd'hui Parce que quand vous êtes Vous avez 15, 16 ans, 17, 18 ans

21:57
Présentateur

Aujourd'hui vous tapez votre titre de dissertation là-dessus Et il vous la donne complètement Mais surtout Vous n'êtes pas initié aux enjeux posés par l'IA

22:04
Jordan Bardella

Et on vit dans un siècle Il faut que les gens se rendent compte Où en fait L'homme va avoir entre ses mains Dans l'économie de la connaissance Les pouvoirs des dieux Coloniser le cosmos Faire de la sélection embryonnaire Encadrer la génétique C'est des défis très concrets Qui se posent aux gens Et il faut que la France régule Mais il faut surtout que la France innove

22:24
Présentateur

Il nous reste deux photos Donc les portraits des joueurs du star du Paris Saint-Germain Et des trottinettes

22:29
Jordan Bardella

Si je choisis l'un Vous me demandez quand même l'autre ? Non

22:32
Présentateur

Ok Allez Les joueurs et les trottinettes Non un seul du coup Ah je choisis un seul des joueurs ? Oui Kylian Les trois joueurs Donc les trois joueurs Les salaires des joueurs de Ligue 1 Ont été dévoilés cette semaine Et le PSG truste le haut de l'affiche des salaires Avec ses stars Bappé touche 6 millions d'euros bruts par mois Est-ce que c'est un salaire qui vous choque ?

22:55
Jordan Bardella

Ça choque tout le pas Oui Est-ce que vous me posez la question Est-ce qu'un salaire à 6 millions ça choque ? Oui Parce que passer une certaine limite Je ne sais pas ce qu'ils en font Maintenant c'est des stars du foot C'est le foot business Ces gens-là génèrent énormément de publicité Et voilà Qu'est-ce que je voulais vous dire ? Je pense qu'ils doivent payer des impôts Mais bien souvent ce sont les clubs qui les payent Pourtant vous vouliez l'exonérer d'impôts ? Vous vouliez supprimer l'impôt sur le revenu ?

Non Vous vouliez supprimer l'impôt Justement pour garder nos chercheurs Et pour garder nos talents Et pour garder Kylian Mbappé L'impôt sur le revenu Je pense que Kylian Mbappé n'a pas besoin de l'État Et que de toute manière Son impôt sur le revenu est payé en très grande partie par le PSG Mais voilà Ça fait partie si vous voulez Des dérives du monde moderne Et de cette société de consommation Du spectacle business

23:41
Présentateur

Vous n'aimeriez un encadrement par exemple Des salaires dans le sport, dans le foot ?

23:45
Jordan Bardella

Je n'y ai pas réfléchi Je pense qu'on peut ouvrir le débat Maintenant ça reste des gens Qui font du bien au pays Dans des périodes où ça ne va pas toujours très bien Et Kylian Mbappé fait partie de ses talons Donc on est très fiers

24:00
Présentateur

Capitaine de l'équipe de France Nouveau capitaine Kylian Mbappé Allez revenons M. Bardella Ça nous échange au sujet de la réforme du retraite J'ai échappé aux trottinettes Prochain rendez-vous C'est le 14 avril

24:11
Locuteur non identifié

Exactement Au Conseil constitutionnel Est-ce que vous faites partie Des hommes politiques Qui se méfient du Conseil constitutionnel Qui pourraient faire un coup politique Ou alors est-ce que vous êtes serein ?

24:24
Jordan Bardella

Nous avons déposé avec le groupe Rassemblement national Avec Marine Le Pen Un recours devant le Conseil constitutionnel Je pense que tous les recours Aujourd'hui législatifs et démocratiques Ne sont pas encore finis Ne sont pas encore terminés Maintenant il y aura un avant et un après Dans ce texte de loi Emmanuel Macron a fait un choix irrationnel Que d'ailleurs peu arrivent à expliquer aujourd'hui Qui est celui de passer en force Contre les Français Et d'imposer à une très large majorité Du peuple français Une réforme que l'immense majorité Du peuple français Ne souhaite pas Mais pardon Mais c'est pas du tout La question que vous pose Marie-Christine Elle vous demande Si vous mettez en main ou non L'indépendance du Conseil constitutionnel Dans la décision qui va être reprendue Je vous ai répondu Vous avez vos questions J'ai mes réponses Sinon vous m'imprimez la fiche Sinon vous m'imprimez la fiche Et puis vous me dites Que j'ai l'air de poser une question Depuis le départ Vous me dites C'est pas la question qu'on vous pose Je vous ai répondu Est-ce que vous faites confiance Au Conseil constitutionnel ?

Je sais pas si je fais confiance A monsieur Fabius Au Conseil constitutionnel A titre personnel Mais voilà Là c'est une réponse Je pense que les moyens législatifs Qui ont été utilisés Alors vous allez me dire C'est dans la constitution Oui le 49.3 C'est dans la constitution Oui le 47.2 C'est dans la constitution Oui l'article 16 Qui prévoit au président de la république En temps de crise De prendre les pleins pouvoirs C'est dans la constitution On en est loin là Mais est-ce que C'est pour vous dire C'est dans la constitution Mais est-ce que c'est moral Légitime et démocratique ? La réponse est non Donc vous espérez Vous espérez une censure totale du texte ?

Oui j'espère une censure totale de ce texte J'espère que ce texte n'arrivera pas au bout Et je dis aux gens Même s'il arrive au bout Nous l'abrogerons Quand nous arrivons

25:59
Présentateur

Le Conseil constitutionnel Il ne se prononce pas du tout Ni sur la morale Ni sur la politique C'est important de le préciser Pour nos téléspectateurs Mais uniquement sur la légalité Sur le droit Il ne se prononce qu'en droit Exactement Juste un dernier mot là-dessus Si le Conseil constitutionnel Valide le texte Est-ce que vous direz A vos troupes A vos opposants Ok maintenant Il faut avancer Il faut passer à autre chose

26:20
Jordan Bardella

Non je leur dirais Que si nous arriverons A la tête de l'État Nous garantirons un départ A 60 ans et 40 annuités Pour ceux qui ont commencé A travailler entre 17 et 20 ans Et je pense qu'il y aura Dans le rapport Qu'a le gouvernement Et le président de la République Parce que c'est ça en fait Derrière le fusible du gouvernement C'est le président de la République Au peuple français Et il y a beaucoup de gens Qui se disent aujourd'hui Mais est-ce qu'on va avoir Ad vitam aeternam Des gens qui à la tête de l'État Font systématiquement Le contraire de ce qu'on demande Et qui ont un rapport Toxique avec nous Je pense qu'Emmanuel Macron A un rapport malsain Et toxique avec le peuple français On dirait que ça lui fait plaisir De voir les gens souffrir De voir des gens Qui aujourd'hui N'arrivent plus à boucler Les fins de mois Qui n'arrivent plus A mettre du carburant Dans leur voiture S'agissant des français Qui habitent dans les campagnes Qui se posent la question De cette grande angoisse Qu'est celle du déclassement Et de la manière Dont vivront leurs enfants Et leurs petits-enfants De devoir travailler Deux ans supplémentaires Il fallait être fou Pour faire une telle réforme Dans le contexte Que vit aujourd'hui notre pays Donc le président de la République Est aujourd'hui un homme seul C'est aujourd'hui un homme isolé Et moi je veux lui dire Que la solution A la crise que nous vivons En ce moment Elle se trouve au peuple Elle se trouve par le retour Du peuple

27:23
Présentateur

Il y a un autre moyen Et c'est le 14 avril aussi

27:25
Jordan Bardella

Oui autre décision Que l'on attend du Conseil constitutionnel Elle concerne ce RIP Le référendum d'initiative partagée S'il est déclaré recevable Par le Conseil constitutionnel Est-ce que le Rassemblement national Fera campagne Pour récolter les 4,9 millions Oui mais ne mentons pas aux gens Ce RIP n'a aucun Enfin c'est de là Que c'est de l'enfumage C'est-à-dire que Pour que ce RIP Ce référendum d'initiative partagée On ne va pas rentrer Dans le détail législatif Mais aboutisse réellement Et effectivement à un référendum Il faut les signatures Il faut six mois à parlement C'est quasiment impossible Donc nous nous avions proposé Depuis le débat Un référendum sur les retraites Et les motions réternaires Ont été rejetées Donc vous ne tirerez pas Une campagne de collègues de signature Si ce RIP est accepté On peut le faire si ça amuse Vous le signerez par exemple Non Oui je pourrais le faire Mais je n'ai pas le goût De l'effort inutile Et puisque vous me parlez Du Conseil constitutionnel Moi j'aimerais vous rappeler Quelle était la pensée Du général de Gaulle Lorsqu'il a conçu nos institutions C'est que la Cour suprême Dans la Ve République C'est le peuple français Et quand on est confronté A une situation de crise Quand on est confronté A une situation de blocage C'est parfaitement sain De revenir devant le peuple français Soit par l'intermédiaire D'un référendum Soit par l'intermédiaire D'une dissolution Et vous avez vu Dans le sondage IFOP Qui est sorti dimanche dernier Qu'en cas de dissolution Et législative anticipée Le parti politique Qui ferait une percée C'est le Rassemblement national Parce qu'on incarne aujourd'hui Aux yeux d'une grande partie Des français Une alternative crédible Et je veux dire aux français Si vous me permettez Une seconde Je veux leur dire Je veux leur dire Dix secondes Je veux leur dire Qu'on peut faire différemment Et je veux dire aux français Je vous jure Que ce que vous vivez Avec Emmanuel Macron Ça n'est pas une fatalité Qu'on peut faire autrement Qu'on peut traiter La crise des fins de mois En abaissant la fiscalité Sur la TVA Et sur l'alimentation On va pas dérouler Tout le programme du RN S'il vous plaît M.

Bardella Qu'on peut reprendre le contrôle En matière d'immigration Je voudrais qu'on puisse parler Du projet de loi immigration

29:07
Présentateur

S'il vous plaît Ah bah voyez Transition parfaite Gérald Darmanin souhaite Il le répète ce matin Il souhaite que son projet De loi immigration Revienne au plus vite au Parlement Quitte, dit-il A le faire évoluer Il le juge Ce sont ses mots Indispensables Et populaires Et il veut une politique Ferme contre l'immigration Irrégulière J'imagine que vous êtes d'accord Avec tous ces mots-là Non ?

29:26
Jordan Bardella

Bah je suis pas né hier Je suis pas né la dernière pluie Vous l'avez déjà dit Il a Mais parce que c'est très intéressant C'est très intéressant Je veux dire Sur tous les sujets Ils battent les records Ils battent tous Les records d'insécurité Et ils viennent nous dire On est le parti de l'ordre Ils battent tous les records Avec Emmanuel Macron On a passé tous les records D'immigration Tous les chiffres sont au rouge Qu'il s'agisse de l'immigration Régulière ou irrégulière Et Gérard Le Normand Viens nous voir dans les colonnes du JDD En tout cas dans les déclarations Cette semaine Et il vient nous dire On va faire un tête de grande fermeté Sur l'immigration Les chiffres qui sont sortis Mais du coup ça vous va ?

Qui veut faire ça ? Parce que dans ce texte de loi En tout cas dans le texte initial Il y avait la volonté Affichée par le gouvernement De régulariser massivement Les travailleurs clandestins Donc moi je ne vote pas Un terme Quelques dizaines de milliers Pour régulariser Ceux qui occupent un travail Et qui n'ont pas de vie Dans les métiers en tension Depuis une durée fixée Donc massivement Je veux dire Je pense que l'immigration Est l'un des grands défis Qui se posent au pays Dans le siècle qui vient Les chiffres qui ont été publiés Par l'INSEE Cette semaine La nouvelle étude de l'INSEE Elle est très révélatrice Elle démontre quoi ?

Elle démontre que La part de la population immigrée Augmente partout en France Et dans toutes les catégories Et qu'il y a beaucoup de Français Dans le pays c'est combien ? Et qu'il y a beaucoup de Français Dans le pays la part d'immigrés Non mais je ne vais pas vous faire Une bataille statistique Non mais c'est intéressant ce chiffre Parce que vous qui parlez souvent De submersion migratoire Je vais me faire écho C'est 10% d'immigrés Oui bien sûr 10% c'est une submersion ? Bien sûr C'est insoutenable d'avoir 10% d'immigrés en France ?

Oh mais vous êtes caricatural Je vais vous faire l'écho De ce que disent les Français Les Français aujourd'hui Dans beaucoup de territoires Ils ont le sentiment De ne plus reconnaître leur pays Sans pour autant l'avoir quitté Et il y a beaucoup de Français Qui nous regardent Il y a beaucoup de Français Pas seulement dans les banlieues d'ailleurs Dans d'innombrables villes Aujourd'hui en France Qui ne reconnaissent plus la France Qui ne reconnaissent plus Le pays dans lequel ils ont grandi Et qu'ils ont le sentiment Que beaucoup de gens Beaucoup de gens issus de l'immigration Qui avant venaient avec la volonté De s'intégrer et de s'assimiler Viennent aujourd'hui avec la volonté De changer notre pays Donc c'est-à-dire que vous ne rentrez pas ce texte alors ?

Non Et beaucoup de ces gens-là Ressentent aujourd'hui La douleur la plus douloureuse Que peut ressentir un citoyen dans son pays C'est celui de se sentir dépossédé Celui de se sentir étranger Dans son propre pays Et moi je veux dire aux gens Que ce sentiment-là N'est pas une fatalité Et que le Rassemblement National Propose aux Français De reprendre le contrôle En matière d'immigration

31:47
Locuteur non identifié

Mais puisqu'il y a urgence Et que c'est une grande souffrance Pour les Français Le gouvernement va le saucissonner A décider Est-ce qu'il y a des parties de ce texte ? Est-ce qu'il y a des parties de ce texte Que vous voterez ? Les parties les plus répressives Puisque le Sénat a durci le texte

32:03
Jordan Bardella

Vous me permettez Je vous répondrai dans quelques mois Je n'ai pas vu le saucissonnage Moi ce que j'ai vu C'est un texte de loi Qui était présenté Il y a encore quelques semaines Quand l'État Le gouvernement ne peut pas voter Ne peut pas faire adopter Parce qu'il n'a pas de majorité Qui prévoyait d'accélérer La régularisation des clandestins Et qui pour le reste Était une loi de police administrative Je pense que Je pense que le plus grand drame Aujourd'hui De notre pays C'est que En tout cas la plus grande inquiétude Qui pèse sur les Français C'est de voir leur pays disparaître Et quand ils voient Disparaitre ? Ah oui Je pense que beaucoup de gens Ont le sentiment que leur pays

32:37
Présentateur

La France disparaît Mais pour faire quoi ? Avec quoi à la place ? Pour être Je ne sais pas Est-ce que vous avez Des exemples ? D'un pays qui a disparu ?

32:47
Jordan Bardella

Je ne vais pas vous faire L'écueil de cités Je ne sais pas Le Liban par exemple Il n'a pas disparu le Liban En tout cas Le Liban Il est profondément fracturé

32:57
Présentateur

Et moi je peux vous dire Parce qu'il y a une guerre A sa frontière Et qu'il a accepté D'accueillir des réfugiés En quantité colossale Pour les sortir D'une situation de guerre

33:05
Jordan Bardella

Oui avec la création D'un État islamique Dans l'État Mais l'Allemagne

33:09
Locuteur non identifié

A accueilli beaucoup plus De réfugiés On va sortir un peu Des frontières de Paris

33:13
Jordan Bardella

Et je vais vous emmener Avec moi en Seine-Saint-Denis Où j'ai grandi Et je peux vous assurer C'est vrai qu'il y a beaucoup de gens Mais ça n'est pas ma question Vous dites que la France Peut disparaître Je pense qu'il y a Beaucoup de quartiers Aujourd'hui Notamment chez moi En Seine-Saint-Denis Où la langue française A disparu Où la culture française A disparu Où les coutumes françaises A l'instant vous avez dit Le pays est menacé De disparaître Oui parce que Moi je fais de la politique Pour pas que mon pays entier Ressemble au quartier De Seine-Saint-Denis Où j'ai grandi Et je pense que Le plus grand drame D'ailleurs j'écoutais l'autre jour Et je pense qu'il a raison Un entretien de Jean Dujardin Qui fait la promo Du nouveau film Des chemins noirs Dans lequel il raconte Le parcours de Sylvain Tesson Et il dit Le drame de notre pays C'est qu'il ne s'aime pas assez C'est que le pays ne s'aime pas Vous pensez que Jean Dujardin Est ok avec l'idée Que vous le citiez Pour appuyer votre thèse De la France qui est disparée ?

Je pense que Jean Dujardin Est peut-être le plus grand Acteur français aujourd'hui Et donc je suis très fier Et très honoré De voir un acteur français Qui plus est peut-être Le plus grand que nous ayons aujourd'hui Être francophile Et aimer la France Je ne dis pas qu'ils partagent Mes idées Mais je dis juste La France disparaîtra Au profit de quoi ?

Je ne sais pas De petites républiques islamiques Par exemple Qui sont en train De s'installer aujourd'hui Où la charia Dépasse les lois de la république Où on ne vit plus à la française Où on ne parle plus français Où les femmes sont contraintes De mettre un voile Dans l'espace public Pour pouvoir sortir un librement C'est pour ça que vous avez mis

34:32
Locuteur non identifié

Un blâme à monsieur Joris Ébrard Qui est allé inaugurer

34:35
Jordan Bardella

C'est pour ça que je dis Au peuple français C'est pour ça que je dis Si vous me permettez Au peuple français Vous avez le droit D'aimer votre pays Vous avez le droit D'être fier d'être français Vous avez même le droit De le montrer Et de le revendiquer Et je peux vous dire Que si beaucoup de français Se tournent aujourd'hui Vers le rassemblement national C'est parce qu'ils ont le sentiment Que nous aimons profondément La France Que nous aimons profondément Les français Et que nous sommes consumés De l'intérieur Par l'idée même De la voir disparaître Et de voir de trop nombreux Compatriotes Plonger dans l'angoisse Que ce soit dans celle De la fin de la France Ou de celle des fins de mois Toujours plus difficile Pour beaucoup de gens Dans notre pays On est d'accord

35:06
Présentateur

Vous n'adressez pas spécialement A vos concitoyens musulmans Parce qu'ils sont français aussi

35:10
Jordan Bardella

Vous savez qu'ils vivent

35:12
Présentateur

Très très mal Ce genre de phrases

35:13
Jordan Bardella

Non Je pense que beaucoup De français De confession musulmane Se sentent Et vivent Comme une douleur Aujourd'hui Le laxiste de l'état A l'égard Des fondamentalistes islamistes Et moi j'ai grandi En Seine-Saint-Denis Avec beaucoup de français De confession musulmane Dont les parents Avaient fui l'Algérie Dans les années 90 Avaient fui le GIA Et qui disent On est en train De retrouver en France Ce qu'on a fui d'Algérie Si des français sont venus Isus de tous horizons Des étrangers sont venus en France Il y en a qui viennent C'est vrai aujourd'hui Avec la volonté de le changer Mais il y en a Qui sont venus Parce que la France Dit encore quelque chose au monde Que c'est peut-être Une des plus grandes nations du monde Qui protège aussi Et qui pendant très longtemps A mis la religion De côté Et a demandé A toutes les religions Cet effort De disparaître De la sphère publique Pour rentrer dans la sphère privée Or cet effort Très exigeant On ne l'a pas demandé A l'islam Et je pense que Beaucoup de français De confession musulmane Qui sont prisonniers Dans ces banlieues Qui subissent l'insécurité Les trafics de droits Les fins de mois difficiles Comprennent parfaitement Ce que je souhaite dire Et je veux leur dire En tout cas Que si c'est simpatriote Ils sont les bienvenus Au Rassemblement national

36:16
Présentateur

Nous allons complètement Changer de sujet Pour nous pencher un instant Sur la communication gouvernementale Enfin Sur la communication De Marlène Schiappa Qui s'affiche donc En une de Playboy J'ai d'ailleurs entendu Hier plusieurs personnes Dire en Marianne Alors je ne sais pas Si c'est le sentiment Que vous avez Est-ce que cette une Et l'article Et l'interview Qui est à l'intérieur Parce que ça ne se résume Pas à ça Est-ce que c'est Une bonne idée ?

36:41
Jordan Bardella

Je pense que La charge de l'État Quand vous êtes Président de la République Ou quand vous appartenez A un gouvernement C'est un exercice De service Et ça n'est pas Un exercice De jouissance Et je pense que Ça c'est un exercice De jouissance ?

Ouais je pense Parce que je pense Que quand on représente La République française On doit être exemplaire Et je pense que Si beaucoup de Français Aujourd'hui Se détournent de la politique Et je crois Que ça n'est pas Une fatalité C'est parce qu'ils ont Le sentiment Que le pouvoir A perdu de sa sacralité Et a perdu de son autorité Quand on a un président De la République Pardon Qui fait un entretien Dans Pif Gadget Pour parler aux enfants On est un ministre

37:20
Présentateur

Vous ne parleriez pas aux enfants Si vous étiez président de la République ? Vous n'accorderiez pas D'interview dans un magazine ?

37:26
Jordan Bardella

Par répartition Du système des retraites Ce n'est pas l'objet De l'interview Vous mettez sur le même plan Pif Gadget Je veux bien aller parler Du 49.3 Et du système Par répartition De la natalité Avec des enfants de 8 ans Je ne suis peut-être pas certain D'abord un Que ça les intéresse Et deux Que ce soit le sujet du moment Mais juste Quand on a un président de la République Qui fait un entretien à Pif Gadget Quand on a un ministre Des comptes publics Qui alors que les voitures Sont en train de brûler dans Paris Et que les gens Se mobilisent massivement Fait un entretien à têtu Quand on a Une ministre du travail

37:57
Locuteur non identifié

C'est le travail C'était Olivier Dussol

37:58
Jordan Bardella

Oui On les connait tellement pas Si vous voulez Ils sont interchangeables Il y a un problème à parler À têtu ?

Non mais il n'y a pas un problème À parler une fois à un journal Il y a un problème Quand on a le sentiment D'avoir des gamins à l'Elysée Quand on a le sentiment D'avoir des gens Qui se foutent complètement Des Français Qui se foutent complètement De ce que veulent les gens Et qui passent leur temps À faire de la com Et à se balader Sur des journaux Pardonnez-moi Qui sont des journaux secondaires Et d'aller poser en photo Dans Playboy Alors que le pays Est à feu et à sang Et que les gens se disent Mais est-ce qu'on a à la tête de l'État Des gens qui nous aiment Qui nous respectent Et qui nous considèrent Donc on ne verra jamais Avec le rassemblement national Avec le rassemblement Ça n'est pas prévu Avec le rassemblement national La sacralité du pouvoir Et le respect des institutions Reviendra à la tête de l'État Olivier Dussopt Qui parlait d'homophobie

38:45
Locuteur non identifié

Qui parlait d'homophobie Olivier Dussopt D'en t'es-tu ? D'en t'es-tu Olivier ?

38:49
Jordan Bardella

D'homophobie de qui ?

38:50
Locuteur non identifié

Il a reçu Comme beaucoup de parlementaires Des menaces Des lettres d'insultes Et notamment Beaucoup de courriers homophobes Donc il parlait d'homophobie

38:59
Jordan Bardella

Oui Mais

39:00
Locuteur non identifié

Non mais c'est pas tout à fait La même chose

39:02
Jordan Bardella

Si les Français ont des critiques À émettre À l'égard de M. Dussopt Mme Chapa parle de la liberté des femmes Évidemment Et pas avait de bonnes intentions C'est toujours sur des beaux principes Mais si ces gens-là Ne comprennent pas Qu'il y a un problème de timing Enfin je veux dire Est-ce qu'il y a quelqu'un À la tête de l'État Qui a un minimum de sens politique ? Donc Marine Le Pen Ne donnera jamais d'interview à têtu ? Pourquoi vous dites Magazine secondaire ? C'est un magazine sérieux ? Non ? Jamais ? Écoutez les Français jugeront M. Duhamel Donc c'est pas un magazine sérieux ?

Je pense que Quand vous avez Des dizaines de milliers de Français Qui sont dans les rues Que vous avez Une crise énergétique Sociale Alimentaire Très importante Que vous avez Beaucoup de gens Qui se disent Mais est-ce qu'on a À la tête de l'État Des gens qui nous respectent Et qui nous considèrent ? Je ne suis pas certain Que ça soit un signal Très positif Qui soit envoyé Encore une fois Je peux me tromper Mais peut-être que

39:51
Présentateur

Je serai déjugé Encore un mot Challenge révèle Que la maire de Sébastien Chenud Qui est député RN Vice-président De l'Assemblée nationale De votre parti Âgée de 75 ans Elle est assistante parlementaire De M. Ballard Alors je précise À titre partiel Pour une rémunération De 300 euros Et par ailleurs Je précise aussi Qu'elle connaît très bien La circonscription Dans laquelle elle travaille Et son ancien compagnon A également été salarié De votre parti En fait Est-ce que Dans la pratique politique Ça ne voit pas un message Un peu à l'ancienne Que le FN est toujours là Une histoire de famille Quand on travaille en famille ?

40:22
Jordan Bardella

Là sur ce plateau Maintenant Vous voulez qu'on parle De rapport de famille Dans la profession ? Vous faites allusion Non mais je Allez-y Non mais je vous regarde pas Mais allez-y Non mais Je parle pas là maintenant Visiblement ça vous fait plaisir Vous faites allusion

40:33
Présentateur

En fait qu'Alain Duhamel Travaille également Sur cette chaîne ?

40:35
Jordan Bardella

Non mais Franchement Il y a une petite différence Vous avez toutes les audaces Vous Non mais M. Bardella Il s'agit en l'espèce Je ne me serai pas permis D'utiliser ce genre d'attaque M.

Bardella C'est pas une attaque C'est une question Il s'agit en l'espèce D'argent public Je crois que là Sur BFMTV Les salaires des ailes des autres C'est pas d'argent public C'est vrai que la presse N'est pas gavée d'argent public Mais enfin peu importe Non mais pas vous Pas ce type d'attaque Je trouve ça très petit Pour finir une émission Qui a été de qualité C'est pas une attaque C'est une question Oui mais enfin Vous êtes avec quand même Du subliminal Qui à mon avis N'est pas très correct Et que je trouve Pardonnez-moi Que je trouve assez inélégante Mais enfin c'est pas très grave Mme Chenu milite Depuis très longtemps Dans cette circonscription Je l'ai rappelé Elle a le droit Parce que Son fils est vice-président De l'Assemblée nationale Parce qu'il en a Le talent et les compétences Qu'elle n'aurait pas le droit De faire de la politique Donc elle a des convictions Elle les défend Elle travaille à temps partiel Pour l'un de nos députés Tout ça je l'ai dit Vous êtes d'accord Vous avez parfaitement raison Et j'ajouterais Si vous me permettez Que ce contrat de travail En l'occurrence Ça a été validé Par le déontologue De l'Assemblée nationale Parce que nous sommes respectueux Mais vous voyez Il n'y a pas de honte À travailler À voir des gens Qui partagent des convictions En famille Et je ne me serais pas permis D'utiliser moi Ce type d'argument C'est une question Un peu bas de plafond Et qui n'honore pas Les grands débats de fond Sur l'avenir du pays Que nous avons eu ensemble Merci beaucoup Dans cette émission Merci à vous

41:50
Présentateur

Merci d'avoir été avec nous Merci beaucoup à tous les deux D'avoir participé à cette émission Philippe Godin Dominique Rizet C'est à vous pour la faire suivante Je vous retrouve à 18h À 18h je reçois Le préfet de police de Paris Laurent Nunez Et à 19h Le président du Sénat Gérard Larcher A tout à l'heure