MATTHIEU VALET : « Nous ne sommes pas les ennemis des ENTREPRISES, nous sommes ses ALLIÉS ! » (BFM)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:09OuverteRéponse directe
Marine Le Pen passera-t-elle le grand oral avec les candidats à la présidentielle ?
- 1:00RelanceRéponse partielle
Comment financez-vous l'augmentation de 10% des salaires jusqu'à 3 SMIC ?
- 2:09OuverteRéponse directe
Raphix Maty, vous êtes chef d'entreprise, avez-vous peur du RN au pouvoir ?
- 2:20OuverteRéponse directe
Le RN est-il prêt à comprendre l'économie et les entreprises ?
- 4:30FerméeRéponse directe
Êtes-vous du côté des patrons ?
- 7:42RelanceRéponse directe
Peut-on répondre à l'argument plutôt que faire des longues phrases ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:37PrésentateurChiffre
« On veut faire passer par exemple la TVA sur l'énergie de 20% à 5,5%. »
- 0:51PrésentateurPromesse
« On propose qu'on augmente de 10% tous les salaires, jusqu'à ceux qui gagnent 3 fois le SMIC, en les exonérant de cotisations patronales. »
- 1:57PrésentateurChiffre
« 12 milliards, c'est pas rien. »
- 4:27PrésentateurFait
« On s'est battus pour que l'inflation normative qui plombe les entreprises soit arrêtée avec cette directive Omnibus. »
- 5:10PrésentateurChiffre
« La ressource de cette nouvelle impôt sur la fortune financière qui vise finalement la spéculation et ceux qui ne sont pas dans l'économie réelle, ça vise à ramener 4 milliards. »
- 9:10PrésentateurChiffre
« 2025-2027, on donne plus 8 milliards d'euros à l'Union européenne alors qu'on en a bien besoin dans notre pays. »
- 11:49PrésentateurPromesse
« On propose de baisser les impôts de production, de baisser les prix d'énergie avec des propositions très concrètes. »
- 11:57PrésentateurPromesse
« On propose également de soutenir les entreprises et d'augmenter, pour les salariés qui gagnent jusqu'à 3 fois le SMIC, d'exonérer de 10% ces augmentations des cotisations patronales. »
- 12:41PrésentateurFait
« Dans les marchés publics, notamment de l'armement, de la défense, de l'agriculture, ceux qui nous nourrissent, ceux qui nous protègent, ceux qui nous défendent, c'est pouvoir construire en France. »
Temps de parole
- Présentateur40 %
- Invité19 %
- ?14 %
- Invité 210 %
- Présentateur 27 %
- Matthieu Valet5 %
- Invité 35 %
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– Mathieu
Vallée, bonsoir, vous êtes député européen RN, il faut envoyer le programme à Patrick Martin, parce que visiblement, il ne sait pas précisément ce que vous allez faire si vous gagnez.
–
D'accord, Marine Le Pen, demain, passera le grand oral, si j'ose dire, avec les principaux candidats déclarés à la présidentielle, donc elle aura l'occasion de redire nos propositions.
Vous savez que par exemple, l'énergie qui plombe, finalement, les finances des entreprises, et pas uniquement les entreprises du CAC 40, mais aussi les entreprises de tâches intermédiaires, les PME, les PMI, les boulangeries, les artisans, on souhaite finalement, ce qu'on a proposé lors de la campagne européenne avec le gendarme Nardella, de sortir des règles du marché européen de l'électricité, pas sortir du marché, mais des règles aujourd'hui qui plombent l'énergie, et on veut faire passer par exemple la TVA sur l'énergie de 20% à 5,5%.
Pour beaucoup de boulangeries, pour beaucoup d'artisans, l'énergie leur a fait fermer la clé sur la porte, l'augmentation des prix de l'énergie, notamment de l'électricité, donc ça c'est un point important. Les impôts de production, mais aussi les charges, par exemple, on propose qu'on augmente de 10% tous les salaires, jusqu'à ceux qui gagnent 3 fois le SMIC, en les exonérant de cotisations patronales. Vous voyez, c'est des augmentations de salaires. Comment vous fréquencez ça
?
Bah
non, mais
le sujet, à chaque fois on fait le coup quand je viens, mais les
recettes à Sousa, par
exemple, nous... Normal, peut-être parce qu
'on
n'a pas de réponse, très précise. Parce que pendant les vacances, vous êtes peut-être endormis, mais je vais vous faire un
rappel de la proposition.
Mais si Jean-Philippe Tanguy est venu chez Sonamabrouk il
y
a deux jours, il a déjà indiqué des pistes, mais
on
va les redire. Nous, par exemple, on ne souhaite pas chasser les riches, on souhaite finalement chasser la spéculation. C'est pour ça que, par exemple, on souhaite faire rentrer, je peux aller dans le détail, 12 milliards d'euros sur la taxe, par exemple, sur les rachats de dividendes, sur les transactions financières intra-journalières, mais aussi sur les superdivisions.
Donc,
on a la finance spéculative. C'est ça, la réalité. Après, je pourrais développer aussi l'impôt sur la fortune financière qu'on souhaite faire remplacer, mettre en lieu et place de l'impôt sur la fortune immobilière, parce qu'elle est injuste, en sortant, par exemple, les biens de production, enfin, ce qu'on appelle les biens qui étaient compris dans l'ISF. Donc,
on
a une certaine série de catégories de mesures qui visent à être concrètes et qui sont financées par des ressources. Par exemple, 12 milliards, c'est pas rien. Quand on voit que le gouvernement cherche, je ne
sais
pas, 24, 28, 30 milliards,
M.
Lesquieu, on n
'a
pas su le dire à la Pauline de Malherbe.
Donc, en tout cas, on a des
pistes. Raphix Maty, vous êtes chef d'entreprise, président du mouvement Objectif France. Vous avez peur du RN au pouvoir en tant que chef d'entreprise ?
Je lis votre bandeau, là. Les patrons prêts à travailler avec le RN, point d'interrogation. Moi, je crois que c'est plutôt la question inverse.
C
'est, est-ce que le RN est vraiment prêt à comprendre l'économie, les entreprises et les patrons ? Parce que quand j'entends...
Vous
avez un doute
?
J'en ai un. Quand j'entends une partie de votre discours, vous employez, par exemple, l'argument sur l'impôt sur la fortune financière. Mais derrière un impôt sur la fortune
financière...
Non, l'impôt sur la fortune, l'impôt fortune financière. Oui, d'accord,
l'impôt fortune
financière. Derrière un mot qui peut, comme ça, en apparence, d'un point de vue marketing, sembler logique, sembler être du bon sens, en réalité, il y a une réalité derrière. Il
y a
une réalité, c'est que nos entreprises, aujourd'hui, ont besoin de capitaux. Nous entrons dans un monde, en particulier avec cette révolution technologique, où nous devrions nous battre, nous, en France, pour faire venir les capitaux en France. Et donc, avec une mesure telle que celle-ci, précisément, mais on peut en égrener d
'autres,
on donne le sentiment que vous êtes, finalement, anti-capital. Or, le capital, c'est la production. Et la production, ce sont des emplois. Et c'est de la croissance. Donc, de grâce, ne cherchez pas des slogans pour faire bien, pour racoler une partie de l'électorat, en
prenant
des décisions qui peuvent avoir des conséquences négatives, néfastes, au bout de 5 ans. Et je crois que les vertus de la campagne présidentielle qui viennent, ça va être de mettre carte sur table, et que vous fassiez, finalement, l'effort, vous et les autres, parce que vous n'êtes pas, évidemment, les seuls dans ce cas-là, de dire qu'est-ce que vous avez derrière votre programme, et surtout, et surtout,
comment vous
financez. Parce que, vous savez,
c
'est très facile d'aller devant une estrade et de promettre. C'est très facile de dire, je vais réduire la TVA sur ça, je vais permettre au petit patron de payer moins d'impôts sur les productions, etc. Et en tant que patron, je serais très heureux de ça. Sauf que, si
c'est
pour financer, si c'est pour refiler la patate chaude à nos enfants et à nos petits-enfants, il y a un problème de fond. Moi, la seule chose qui m'anime, la seule chose qui m'anime, et je ne vois pas la réponse à cela dans votre projet, c'est comment nous allons construire la France de 2050.
Comment on va réarmer la France
pour pouvoir être un des grands joueurs de 2050 ? D'abord,
nous,
on n'est pas les ennemis dans des entreprises, on est des alliés au Parlement européen. On s'est battus pour que l'inflation normative qui plombe les entreprises soit arrêtée avec cette directive Omnibus. Donc, c'est des combats que Jordan Bardella, au Parlement européen, a obtenus. Le
RL
est du côté des patrons ? Pro
-business. Mais les patrons, attendez, je vais répondre et je vous laisserai répondre,
mais
l'impôt sur la fortune financière, justement, l'ISF comprenait les biens professionnels. On est d'accord sur ça ? Oui, d'accord. Donc,
c
'est pour ça que sur l'impôt, sur la fortune financière, on exclut la résidence principale pour permettre de continuer le renseignement des Français.
Mais c'est bien, c'est important. Mais vous savez que l'entreprise a des actionnaires. Oui, oui, oui.
Et l'entreprise a des actionnaires. Il y
a
des business en jeu. Je vous invite à
une
entreprise. Je peux juste terminer avant que vous me soutiez à la gorge. Et la deuxième chose, c'est que les biens de production, les biens professionnels, donc qui
sont
les biens de production, seront exclus aussi de notre impôt sur la fortune financière. Pardon, attendez, je termine juste sur ça. Donc, la ressource de cette nouvelle impôt sur la fortune financière qui vise finalement la spéculation et ceux qui ne sont pas dans l'économie réelle, ça vise à ramener 4 milliards. Mais pour qui ? C'est 4 milliards pour financer la second part lorsqu'on a un second enfant aujourd'hui qui est une demi-part pour permettre aux Françaises et aux Français dont la nathalité en France aujourd'hui est en berne de pouvoir être incité à faire un deuxième enfant. Donc, vous voyez, la ressource de ce qui... Ben, si, ça ne marche pas.
Alors, Laure, Laure, Laure, ça ne marche pas. Je vais vous résumer. Non, mais c'est votre proposition. Vous avez un
réquisitoire beaucoup moins
ferme vis-à-vis
d'Emmanuel Macron qui a plombé le pays, qui laisse 1 400 milliards de dettes avec une balance
commerciale déquisitaire
et
des faillites d'entreprises à gogo. Et nous,
qui n'avons
pas... Mathieu, Mathieu, Mathieu, Mathieu, on
va laisser Laure s'exprimer.
Une phrase, je vais vous résumer. Elle dit
que ce n
'est
pas vrai, donc je réponds.
Si je peux faire une phrase,
quand on défend la retraite à 60 ans, ou à 60 ans, ce que doit la France à l'Europe, on est anti-européen, on peut tourner autour du
pot, mais quand on est anti
-européen et quand on défend la retraite à 62 ans, on est anti-business. Et c'est ça qui fait peur au patronat. Et c'est bien pour ça qu'ils ont la trouille. Alors, vous pouvez faire le procès d'Emmanuel Macron, mais pour le coup, c
'est vrai...
C'est
son bilan. Alors, pour le coup, c'est vrai qu'il était pro-business. C'est pas le mot. En tout cas, pendant le
premier mandat.
Pendant tout le début du premier mandat, avant la dissolution, peut-être. Effectivement,
avec la tentative
de
faire marcher une politique de l'offre, l'idée que ça allait ruisseler, et là, effectivement...
Le chômage a baissé.
Le chômage a
baissé.
On a
8
,3%.
Il remonte, mais il a
baissé. Il remonte, pardon. Oui, mais il a baissé. Ah oui, il a baissé, mais là, il remonte ou il rebaisse
?
Non,
il a
baissé. Je parle au passé. Moi, je passe pour le présent et je parle pour l'avenir.
Et là, il remonte, effectivement. Je parlais
du premier
quinquennat. Ce qui n'a
pas fonctionné dans le mandat d'Emmanuel Macron, c'est la croyance qu'en fait, en dynamisant l'économie par la politique de l'offre, on est allé avoir suffisamment de cotisations sociales et patronales par s'il y
aurait
beaucoup plus de gens qui travaillent et que du coup, on n
'aurait
pas besoin de baisser
les dépôts.
82% des patrons sont inquiets du résultat de l'élection présidentielle selon un sondage. Mais ils ont plus peur de Mélenchon ou de Marine Le Pen ?
Je vous dis, c'est pareil. C'est anti-business.
Ils ont peur des deux.
Non,
mais
ils sont effrayés. Mais effrayés par ce qui arrive. Quand on voit, et là, pour le coup, c'est la France insoumise qui gagne le narratif, qu'on discute de savoir si on pourra effacer la dette ou pas, ce qui n'a aucun intérêt, quand même, de discuter de ça nuit et jour, parce qu'en fait, on s'en fiche de savoir si c'est possible ou pas. Encore une fois, la seule question, c'est Jean-Luc Mélenchon qui discute avec Olivier Blanchard, économiste du FMI, comme si on était au même niveau de connaissances économiques sur des questions monétaires hyper techniques, etc., en disant que le débat n'est pas au niveau. C'est lunaire. Ce débat, on ne devrait même pas l'avoir, en fait. Est
-ce qu'on peut répondre à l'argument par exemple plutôt que faire des longues phrases ?
Parce
que, visuellement,
on est
venus... Ni
le R
.N. Ni le R.N. Ben non, mais moi, je vous parle concret. On
va donner la parole aussi aux
chefs d'entreprise. Je réponds quand
même
sur l'accusation d'anti-européens.
Vous êtes anti-business, anti
-européens.
Les
normes inflationnistes, ça vous convient ?
Ça
veut dire qu'en fait, on est les
faillots du monde. C'est quoi les normes
inflationnistes
? Ça veut dire qu
'on impose à nos agriculteurs, à nos entreprises, des normes supérieures par rapport aux autres pays du monde dont on importe les produits. Ça, c'est un premier point.
Oui,
OK. Le deuxième
point, c'est l'énergie,
madame.
L
'Espagne... On ne
veut
pas sortir
de... L'énergie, vous rigolez. Le R
.N. ne veut plus sortir de l'Europe. L'Espagne... Oui, mais je
crois qu'il n'a pas... Non, il ne dit pas ça. Ah
non, non, effectivement, il ne dit pas ça.
Vous n'avez pas mis l'efficacité à jour, là. Jean
-Luc Mélenchon non plus, il ne
dit
pas qu'il veut sortir de l'Europe. Par contre, il dit qu'il veut
foutre la dette aux... Raphine, attendez, je vous ai demandé...
L'Espagne et le Portugal qui baissent leur
pâtir de 20% on n'a pas de sujet d'énergie, on a de nucléaire, pas de sujet... Vous
parlez au-dessus de ma voix parce que je vous gêne ou parce que
je vous donne des arguments
solides
? Je vous parlez plus fort que mon voisin, si.
Oui, mais je ne
parle
pas fort. J'essaie
d
'être... marché européen de
l
'électricité qu'on demande la même chose.
Vous l'avez déjà dit. En Allemagne,
on tient un rabais sur sa baisse du contribution au budget de
l
'Union européenne. Ils sont aussi anti-européens. On propose juste d'arrêter d'être les datons de la farce et de profiter de mesures que d'autres pays européens. Et je vous rappelle, M. Truchot, et pardon, je serai très dur en affaires, que 2025-2027, on donne plus 8 milliards d'euros à l'Union européenne alors
qu'on en a bien besoin dans notre
pays.
Et on en reçoit aussi. Alors, Raphique Osmati, vous avez plus peur de Marine Le Pen de Jean-Luc Mélenchon
? Au
regard de ce que vous voyez comme proposition en ce moment circulaire.
Au regard de ce qu
'on
voit aujourd'hui, j'ai envie de vous dire les deux, mais je ne demande qu'à être contredit. Vous savez, l'économie, ce n'est pas une science exacte. C'est aussi de la confiance. C'est aussi du rêve. C'est aussi la capacité de convaincre des gens qui vont nous donner de
l
'argent. À nous, en tant qu'État, nos créanciers, et puis aux investisseurs qui vont vouloir, demain, après 2027, se dire « Tiens, mon usine, mon data center, c'est en France que je vais le mettre. » Et ces gens-là, il faut leur parler. Ces gens-là,
il
faut leur raconter une histoire. Alors, c'est
parmi
les choses qu'Emmanuel Macron a fait avec succès à partir de 2017. Notamment le Choose France. Notamment le Choose France, notamment l'idée selon laquelle la France est un pays qui était devenu pro-business. Enfin, après, maintenant, en ce moment, quand on regarde
tous les
indicateurs, ils ne sont pas bons. Tout
est parti
en vrille, ça, je vous l'accorde, depuis la dissolution. Mais vous savez, l'économie, c'est ça. L'économie, c'est aussi envoyer du rêve. Ce n
'est
pas que des taxes. Ce n
'est
pas que des incantations. C'est aussi comprendre l'entreprise. C'est aussi comprendre l'entrepreneur. Et l'entrepreneur, c'est qui ? C'est le petit entrepreneur. C'est votre boulanger. C'est votre charcutier. Mais c'est aussi Bernard Arnault. Bernard Arnault qui fait rayonner
la France à l'étranger. Ou comme François Pignot. Mais
comme Michel Leclerc.
Ce ne sont
pas dénuisibles
? Ah non, pas du tout. Non, mais ça, ce n
'est
pas notre vocabulaire. Mais M. Smati, vous voulez tout de
suite les
garantir. Est-ce que vous avez entendu dans la bouche de Marine Le Pen et qu
'on
n'allait pas honorer les engagements qui ont été pris par des créances et qu'on veut faire peur au monde entier ? Non, on veut être sérieux et c'est même pour ça qu'on propose de réduire le train de vie de l'État.
On est d'accord pour dire que vous voulez faire payer Total. C'est
vraiment la stature de
l
'administration. On est d
'accord pour dire que vous voulez faire payer Total.
M.
Smati,
Total a bloqué les prêts à la pompe en dessous de 2 euros depuis que la crise a démarré. On n
'a
jamais fait du Total bashing. On est fiers de nos entrepreneurs que ce soit Xavier Nel, que ce soit Michel Leclerc, que ce soit François Arnaud, Bernard Arnaud. On est fiers d'avoir des créateurs, des entrepreneurs, des millionnaires à la française qui créent de l'emploi, qui créent de la richesse, qui créent de la fierté française.
Mais vous
voulez augmenter leurs taxes ? Au lieu de faire des taxes d'un go comme fait l'extrême-gauche ou la gauche et la Macronique
et la
Macronique,
ils ont plombé le pays, ils ont plombé la confiance des ménages, ils sont en train de rendre notre pays en balance commerciale déficitaire comme on ne l
'a
jamais connu. Les différentes entreprises, vous êtes entrepreneurs, elles n'ont jamais été aussi hautes. Donc nous, notre but, ce n
'est
pas de vendre de la poudre,
de
pas en faire pas, parce que je suis Marlène L'Enchanteur, on n'est pas dans un Disney. On veut à la fois rendre nos patrons optimistes en étant réalistes. Donc quand on propose Alexandre Loubet à fin rapport avec plus de 150 mesures pour réindustrialiser la France, Alexandre Loubet, député Rennes de la Moselle, et j'en termine là, M. Truchot, M. Marchal, on propose de baisser les impôts de production, de baisser les prix d'énergie avec des propositions très concrètes. On propose également de soutenir les entreprises et d'augmenter, pour les salariés qui gagnent jusqu'à 3 fois le SMIC, d'exonérer de 10% ces augmentations des cotisations patronales. On fait des propositions concrètes,
mais vous les taxer le capital ?
Mais non, on veut taxer la spéculation,
M. Truchot, c'est quoi la
spéculation
? C'est quoi la
spéculation ? C'est celle que vous
ne
voyez jamais.
Oui, mais
quelqu'un qui investit dans des actions, vous appelez ça de la spéculation ?
Vous
appelez
ça du capital ? Vous appelez ça quoi
? Non,
mais
dites-moi ce que
vous mettez derrière. C'est la
bonne finance et la mauvaise finance.
Dites-moi ce que vous mettez derrière. Les
superdividendes, par exemple sur les superdividendes, qui ont été un objet de discussion souvent dans les médias, on veut faire une taxe sur les superdividendes. Donc
vous
considérez que c'est à l'État de décider de la répartition du capital
au sein de l'entreprise ? C'est à
l'État de soutenir les entreprises qui financent l'économie réelle, qui produisent des emplois en France. Et pour ça, oui, on défend le Made in France. Et
c'est même pour
ça que dans les marchés publics, notamment de l'armement, de la défense, de l'agriculture, ceux qui nous nourrissent, ceux qui nous protègent, ceux qui nous défendent, c'est pouvoir construire en France et pouvoir choisir, par exemple, le Rafale français. C'est pouvoir, par exemple, mettre en avant nos industries d'armement françaises. Nous, on défend ça au Parlement européen et à l'instant, avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, je ne
peux
pas être plus concret. La finance qui ne finance pas nos économies réelles, ça nous intéresse. Mais les finances,
je vais répondre
aux interruptions de M. Smaty et de Mme
Cossé, qui sont un peu un tribunal, mais ils essayent de me défendre.
Les candidats, demain, vont tous aller au MEDEF. Alors, ils vont prendre la parole, ils vont exposer leur programme.
Ils
vont avoir du boulot pour convaincre les patrons, l'ensemble des candidats, demain. En particulier, deux, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.
C'est sûr que le cauchemar des patrons, des grands patrons,
en
tout cas, parce qu'il faut rappeler juste au passage que quand même, les artisans, les commerçants, les patrons de PME, il y
en
a beaucoup qui votent pour le Rassemblement national. Mais au niveau des grands patrons, leur cauchemar, c'est un deuxième tour, Mélenchon, Le Pen. Et c'est un cauchemar qui est possible au regard des derniers sondages. du Rassemblement national. Par exemple, ils n'appellent pas à faire barrage au Rassemblement national comme ça a pu être le cas par le passé parce qu'il
y a
un principe de réalité.
C
'est-à
-dire
que quand on voit les sondages avec Marine Le Pen à 35% aujourd'hui, de toute façon, ils n'ont pas le choix. Ils se disent bien qu'ils vont devoir travailler avec le Rassemblement national. Et vous noterez qu'il y a eu quand même beaucoup de premières dans les relations entre les grands patrons et le Rassemblement national. Il y
a
eu un dîner, par exemple, de Marine Le Pen avec Bernard Arnault, le patron de LVMH, avec Patrick Pouyanné, le patron de Total, avec une quinzaine de très grands patrons. Bon, le bilan, les fuites dans la presse des grands patrons a été désastreux parce qu'ils ont trouvé Marine Le Pen. Ont-ils
dit... Ils préfèrent Bardella ? Ils préféraient Bardella ?
Alors,
ils avaient un bout et quelques
espoirs sur Bardella parce que Bardella a pu dire, par exemple, sur la retraite, le gros point de blocage, qu'il fallait, qu
'il n'était
pas évolué, enfin, qu'il était ouvert
à une éventuelle évolution. Et les Chiotis demandent à Marine Le Pen d'évoluer sur
les retraites,
certains poussent. Alors, les patrons ont pu se dire que peut-être Bardella serait différent. Ils l'ont rencontré aussi. Ce que dit Patrick Martin n'est pas tout à fait vrai parce qu'il a déjeuné avec Jordan Bardella assez longtemps.
C
'était au mois d'avril. Jordan Bardella a été invité par le MEDEF et le bilan, là non plus, n'a pas été moins.
Est-ce
que ce sont les patrons qui font l'élection, leur closier ? Ça pèse combien, finalement, les patrons dans une campagne présidentielle ?
Ça pèse de moins. Déjà, il faut
faire
peut-être
la distinction entre les grands patrons et les petits chaînes d'entreprise qui n
'ont
pas forcément les mêmes revendications, les mêmes besoins, les mêmes demandes.
Attendez, les patrons, ce n
'est
pas un lobby qui fait l'élection. Ils votent comme tout le monde, ça change un. Et parfois, quand ils parlent,
en
plus, ils sont soit compris de travers, soit justement parce qu'ils ont dit que tel candidat était bien, c'est contre-productif. Donc, ils n'ont pas une influence totale. Mais je suis d'accord, la retraite à 60 ans, c'est un point de blocage total sur les millions économiques ou 62. Vous allez me dire que
c'est contre-ce que ça va être.
On ne parlera pas, par exemple, de la lutte contre la fraude, 3 milliards et demi d'euros. La Grasque, la seule agence de l
'État qui fonctionne... Je vais vous dire pourquoi. Juste une
phrase. L'agence de
la
Grasque de l'État, en argument, ça vous gêne. Non,
c'est pas tout, on est tout seul, ça me gêne.
Non, je ne
parle
pas de ça, c'est juste que vous êtes au-dessus et que vous avez une idée erronée et dépassée de mon parti.
Je
mets à jour votre logiciel.
Non, mais là, on parle de la retraite. La retraite à 60 ans, par exemple. La Grasque, par
exemple, l'agence de la Grasque de l
'État
décide d'avoir criminels confisqués, c'est 1 milliard et demi d
'euros.
On parle
des retraites. On ne peut pas c'est 3 milliards. Mais si c'est ce sujet, madame, le marché de la droite, c'est 8 milliards, on peut récupérer de l'argent. Mais je vous réponds, vous n'avez pas tout le temps raison. Vous n'avez pas même, je sais tout. C'est quoi
? Si, j'ai raison.
Les dépenses de l'État, c'est deux sujets.
Les dépenses de l'État, c'est deux sujets. C'est les retraites et les dépenses sociales. Si vous voulez dire que c'est des tout petits sujets minuscules qui vont
changer l'avenir de la France et ne pas
changer
le sujet des
retraites, ça ne sert à rien de discuter.
C
'est
-à-dire qu
'effectivement, ça ne sert à rien.
Dans un tribunal, il y a
une avocate contre l'ÉRN. C'est vrai que M. Vallée, vous êtes agressif parce que sur le sujet des
retraites, vous n'êtes pas clair. Mais non, vous n'êtes pas clair. Mais
non.
J'ai une procureure,
la
présente de tribunal. Désolé, vous défendez la requête. La retraite, c
'est
60
ans. C'est 60 ans pour ceux qui ont démarré l'âge de travail avant 20 ans. Et après 20 ans, l'âge de départ, mais pas une taux pleine puisqu'il faut 42 ans. C'est 62 ans. Qu'est-ce que vous ne comprenez pas là-dedans
? Rien, on ne comprends
pas. Qu'est-ce qu'on dit ? On comprend que... J'en ai connu
des gens comme vous qui disaient que je ne comprends pas parce
que vous n'êtes pas d'accord. Je comprends très bien. Ah bah vous comprenez. Je comprends très bien. Alors ne feignez pas. C'est ce qui fait peur. 62 ans, donc nous financer qu
'on permette à des gens qui
ont
des parcours cassés, qui ont travaillé et
démarre et l'âge de travail Vous êtes dans le déni démographique total et que vous proposez quelque chose qui est anticonomique. Vous, madame, vous êtes dans le déni
programmatique du RN.
Mais la
baisse de la natalité, excusez-moi, mais ce n
'est
pas moi qui l'ai inventé.
C'est pour ça qu'on propose de
faire, pour les enfants, une part en
chère au lieu d'une demi-part.
Quand on revienne... C
'est difficile de faire des propositions. Vous faites le
réquisitoire et
on ne peut pas être primé.
Quand on regarde aujourd'hui le tissu
entrepreneurial en France,
90% ce sont des TPE
et
des PME. 90% du tissu économique.
C
'est à peu près 4 millions d'entreprises. C'est à peu près ça. 4 millions, 4 millions d'eux. Ce que dit Patrick Martin,
il
dit nos convictions, nous, elles sont libérales. On veut un programme présidentiel de liberté, c'est-à-dire de
permettre
aux entreprises d'avoir moins de carcans administratifs, de moins de carcans d'impôts. Est-ce que ça apparaît quelque part, ça ou pas, à Fixmatich ? Je suppose que c'est ce que vous souhaitez, vous aussi. Peut-être que c'est le principal grief que je pourrais faire aujourd'hui au programme du RN,
de la
France Insoumise et aux autres.
Alors,
c'est une divergence philosophique. Lequel de grève, vous l'avez dit ? Justement,
je suis à peu près de
vous le présenter. Vous avez dit qu
'on
baissait les impôts de
production, l'énergie. Une divergence
philosophique, une divergence qui consiste à dire vous, vous pensez tout et assumez-le, parce que c'est vrai, ce n
'est
pas un gros mot, vous pensez tout en termes d'État-stratège. L'État doit décider de plein de choses,
l
'État doit investir, l'État doit décider. Moi, je suis favorable à la liberté, je suis favorable à la libre circulation du capital et je pense que l'innovation, la création, ne viendra pas de
l'État,
mais viendra
des ingénieurs et des entreprises.
Mais quand on défend le Made in France et qu
'on
souhaite que nos entreprises ne soient pas plombées plus que les entreprises étrangères qui amènent des produits dans notre pays, c'est du patriotisme à la française. Quand on veut mettre en avant les entreprises françaises dans les marchés publics, c'est du patriotisme à la française. Quand on veut mettre en avant dans nos assiettes l'agriculture française, c'est du patriotisme à la française. Ce n
'est
pas l'État qui décide de tout. C'est l'État qui donne un cadre général et qui ne plombe pas ni dans l'énergie, qui vise à plomber et à mettre
des
amants de record à des gens qui veulent travailler. Mais tout ça, c'est nos propositions.
Le vrai patriotisme économique, le vrai patriotisme pédagogique,
mais ne faites pas le procès quand on veut plomber les entreprises.
C'est terminé. Le vrai
patriotisme économique, c'est ficher la paix à nos entreprises. Il faut dire ça à
M.
Macron parce que visiblement, il n
'a
pas compris vu le nombre de défaillances d'entreprises.
Il ne se
représente pas.
Ah ben non. C'est la bonne
nouvelle. Dans un instant, et c'est lié à ce que l'on vient de dire,
c
'est-à-dire le carburant plus cher, les fruits et légumes plus chers, la note des ménages va s'envoler. Est-ce que ça veut dire que bon nombre d'entre nous, d'entre vous, seront fauchés à la rentrée ? Discussion à suivre et des graphiques.
Matthieu Valet