Emmanuel Capus : Sur le Budget, « ça va être très compliqué d’éviter le 49.3 »
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on va revenir sur cet entretien avec vous Emmanuel Capu et d'abord sur la question des finances du budget puisque le Sénat attaque l'examen de ce budget Michel Bernier qui dit qu'il utilisera probablement le 493 est-ce que du coup il y a pas un peu de façade à dire que lui il laisse le débat parlementaire se dérouler non je pense que ça s'est pour l'instant plutôt bien passé moi enfin je trouve quand même bien plus favorable le fait qu'il y a pas eu de 493 à répétition à l'Assemblée nationale ils sont même allés jusqu'au bout du vote avec un vote évidemment qui est devant puis que c'est quand même la première fois que l'Assemblée nationale ne vote pas la première partie du projet de loi de finance mais au moins il y a eu un débat jusqu'au bout un vote et ça arrive au Sénat avec justement des débats qu'on va pouvoir avoir complets puisque le Sénat pour la première fois va voter sur le texte du Gouvernement et sans les amendements de l'Assemblée nationale et donc du coup on va avoir un travail encore plus intéressant que les autres années c'est intéressant déjà en général mais là avec un impact peut-être plus fort sur le texte final donc je trouve que c'est plutôt au niveau de la démocratie plutôt bien mais vous dites le vote de l'assemblée il est désevant vous attendiez un un autre vote un accord aurait pu être trouvé entre la gauche la droite et le camp présidentiel non ce qui est désevant c'est que il y a eu 35 milliards de d'impôts en plus et au final forcément on arrivait obligatoirement sur un vote négatif parce que heureusement il y a quand même encore une majorité de gens raisonnables à même à l'Assemblée nationale et qui ont décidé que céit pas possible d'augmenter autant les impôts mais bon on verra pour répondre très clairement sur votre question du 493 il y a encore une toute petite fenêtre qui permettrait de trouver un accord en CMP suite à un texte adopté au Sénat en commission mixte paritaire 7 sénateur 7 députés qui permettrait peut-être de trouver un accord et peut-être d'éviter un 493 même si je partage l'opinion de Michel Barnier ça va être très compliqué d'éviter ce 493 mais de trouver un accord c'est possible qui après ce qui prendre le risque que cet accord soit rejeté à l'Assemblée où la majorité se joue à très peu c'est je pense ce à quoi on va s'employer au Sénat dans le socle de de du Sénat on va essayer de faire en sorte de trouver quelque chose qui puisse être accepté à la fois par le gouvernement et par l'Assemblée nationale alors justement au Sénat le texte est arrivé au Sénat on a entendu notamment le rapporteur général du budget Jean-François hon air fixé qu'elle serait sa ligne il y a une trentaine d'amendements est-ce qu'il y a un accord qui a été trouvé au sein de la majorité sénatoriale entre leslr le centre le groupe horizon et le groupe Renaissance pas encore euh il y a une on apprend à travailler ensemble il y a une partie qui qui avait l'habitude de travailler ensemble on là le socle est quand même beaucoup plus large qu'avant donc il y a il y a des premières réunion qui commence notamment entre les présidents de groupe il y a eu aussi une première réunion entre tous les rapporteurs spéciaux et pour avis de la commission des finances et de toutes les commissions donc ça c'est très nouveau moi ça fait 7 ans que je suis au Sénat j'avais jamais connu ça donc on apprend à travailler ensemble on a une habitude de dialogue et de construction collective du budget au Sénat qui est pas du tout la même qu'à l'Assemblée nationale donc on a l'habitude de travailler ensemble donc je je suis assez confiant sur le fait de trouver des solutions dans le prochain projet de loi de finance avec des gros enjeux parce qu'en plus le le projet de loi de finance tel qu'il est arrivé était quand même un projet de loi d'urgence qui a été fait en toute rapidité à Bery en réalité et donc on voit bien qu'il y a quandme y a à la fois des marges de manœuvre et il y a surtout des obligations de l'améliorer Budet il y a une volonté de travailler ensemble ça veut dire que le socle commun il marchera mieux qu'à l'Assemblée nationale parce que là-bas ça pas été une franche réussite bah d'abord au Sénat le socle commun il est extrêmement majoritaire ce qui est pas le cas à l'Assemblée donc ça aide et en plus on a une culture du dialogue une culture de de la façon de travailler ensemble qui est qui est particulière au Sénat si vous avez pas encore trouvé d'accord ça veut dire qu'il y a des points qui bloquent sur lesquels vous n'êtes pas d'accord quels sont ces points bloquants il y a pas de non a il y a pas il y a pas de points bloquant c'est vous savez que le budget il est arrivé très tardivement euh au Sénat il y a juste des discussions qui qui commencent on va avoir forcément euh des des points d'attention qui sont pas forcément les mêmes en fonction des groupes mais en commission des finances hier tous les amendements du rapporteur général Jean-François hon ont été adoptés alors quels sont les points de vigilance et les points sur lequels votre groupe le groupe les indépendants qui contient les sénateurs horizon va particulièrement s'attacher nous on est extrêmement attentif au fait que la promesse initiale qui est de faire beaucoup beaucoup beaucoup plus de baisse des dépenses que d'augmentation ponctuelle des impôts soit tenu donc on on est vigilant là-dessus plus ce qu'on préfère c'est des baisses des dépenses de l'État notamment principalement en priorité et le moins possible d'augmentation d'impôts et si augmentation d'impôts il doit y avoir elle doit être ponctuelle ça c'est vraiment notre priorité plus de bêes de dépenses que ce qu'il y avait dans le texte initial de Michel barnierou oui oui sur quel point notamment ça on le partage avec avec Jean-François Husson moi-même en tant que rapporteur euh spécial des crédits travail emploi j'ai proposé des des des baisses très importantes notamment pour mieux cibler euh l'apprentissage et ce qu'on propose euh les indépendants c'est sans doute de compenser les augmentation les améliorations qu'on va apporter notamment vis-à-vis des collectivités locales parce que aujourd'hui la proposition du gouvernement n'est pas acceptable on y reviendra sans doute et de les compenser par la baisse sur l'ensemble des crédits non régaliens donc hors armée hors justice hors police hors santé hors éducation nationale et nous ce qu'on propose c'est qu'il y a un regard extrêmement précis sur ces crédits de toutes ces missions et qu'on baiss minères baisse au moins de TR à au moins de 3 ou à 2 % en fonction des débats que nous aurons des discussions que nous aurons pour que sur l'ensemble des autres crédits l'ensemble des autres ministères nous baissions raisonnablement un peu à l'image de ce que demande aujourd'hui le gouvernement pour les collectivités territoriales avant de revenir sur les collectivité territoriale il y a un point sur lequel le Sénat ne semble pas d'accord avec le gouvernement c'est la question de la taxe sur l'électricité le Sénat ne veut pas de la hausse de cette taxe est-ce que là-dessus vous êtes d'accord avec le gouvernement vous êtes d'accord avec la majorité sénatoriale ça on on on en discutera ça ça fait partie justement du du du débat général de l'équilibre général parce que c'est un coût extrêmement élevé donc il faut qu'on trouve un é apporter 3 à 4 milliards faut qu'on trouve un équilibre parce qu'il y a 3 à 4 milliards à trouver donc ça ça fait partie des discussions si c'est pas équilibré ça pose un problème donc mais là la compensation par exemple le Sénat dit on va compenser par une hausse sur le gaz c'est pas suffisant la hausse sur le gaz ne compense pas totalement même [Musique] voyez vous l'avez dit donc 3 milliard d'un côté 1 milliard de l'autre donc là je pense qu'il faudra trouver une solution effectivement j'ai pas la réponse aujourd'hui mais sur le principe c'est oui à la à la cette hausse en tout cas la suppression de cette hausse si les de 3 milliards qui manquent sont compensés ailleurs si c'est compensé ailleurs oui sinon ça ça pose un problème sur la question des collectivités on va parler tout à l'heure spécifiquement des départements mais évidemment il y a pas que les départements dans les collectivités le gouvernement demande 5 milliards d'efforts aux collectivités ça pour pour vous c'est non ça pour nous c'est non clairement 5 milliards non pas parce qu'on n pas faut être très clair sur le fait que les collectivités territoriales elles ont conscience des difficultés du budget de l'État elles savent et elles sont prêtes à participer à l'effort national ce qu'elles veulent juste c'est que l'effort il soit juste équitable et supportable or ici on l'a vu hier dans nos débats beaucoup de conseils départementaux ne pourront pas supporter une telle hausse de le de leur charg une telle ponction sur leur budget pourquoi parce qu'elles font face d'ors et déjà à une augmentation de la masse salariale à une augmentation de leurs dépenses donc elles ne pourront pas supporter une telle dépense de la même façon pour les communes pour les intercommunalités c'est ça n'est pas supportable donc ce qu'il faut c'est réduire la voilure j'espère que Michel Barnier va avancer dans ses propositions aujourd'hui l'idée et ça que nous partageons au sein du SOC c'est de passer de 5 à 2 ou 3 milliards d'efforts ça suppose et ça ça a déjà été voté cette semaine en commission des finances du Sénat de renoncer à la modulation du remboursement de FCTVA c'est un peu technique mais enfin c'est c'estut faut que le gouvernement renonce à ces 800 millions et il reste un enfin il reste pas mal de 1,2 à 2,2 milliards d'euros à trouver ça passe certainement par une meilleure répartition notamment du fond de réserve qui est proposé qui est de 3 milliards aujourd'hui meilleure répartition ça veut dire quoi du coup bah déjà moins il a un effort plus équitablement réparti entre les collectivités entre les collectivités à mon sens on va revenir sur les départements mais dans 4 jours dans 3 jours même maintenant s'ouvrira le Congrès des Maires les maires ils disent c'est le congrès de la colère et si ça continue les prochains gilets jaunes il seront en écharpe tricolore vous l'entendez cette colère et est-ce que le gouvernement y répond suffisamment moi j'entends très très bien cette colère c'est pour ça que j'ai cité d'ors et déjà c'est pas parce qu'on est au Congrès des départements que j'oublie les communes d'ailleurs je regrette c'est dommage que les les départements et les communes en ce moment et les régions je dirais une fluidité de dialogue moins élevée que d'habitude territoire uni c'est plus très très uni on en entend plus beaucoup parler vous avez noté donc faudrait déjà sur la méthode je pense qu'il faudrait d'abord effectivement que en plus c'est les associations qui sont gérées toutes présidé en tous les cas par le socle commun donc le minimum ça serait que tout le monde se se se parle pas les régions qui sont présidé par ger delg socialiste vous avez raison bon enfin on a l'habitude de travailler ensemble donc il faudrait d'abord se parler se mettre d'accord sur des propositions uniques au gouvernement et ensuite que le gouvernement écoute les propositions des collectivités c'est très exactement ce qu'a proposé le président Larcher et ce que je partage d'abord on discute entre nous et ensuite on propose au G on se met d'accord et ensuite on propose au gouvernement les solutions qui nous paraissent les bonnes et ça peut peut passer notamment par des amendements sénatoriaux c'est tout à fait le lieu des débats au Sénat de faire ses propositions après un dialogue nourri avec les territoires unis et et et de faire trouver une solution avec le gouvernement est-ce que la la solution sur les finances notamment elle passe par la création d'un nouvel impôt ce matin Michel Barnier dans West France dit non est-ce que pour vous il faut quand même réfléchir à ça certains le pense évidemment j'entends les collectivités les maires les présidents conseil despart aux qui regrettent de ne plus pouvoir lever l'impôt et notamment avec la la suppression de la taxe d'habitation c'est un vrai c'est un vrai souci ça ça a été très bien pour les pour les Français puce qu'en fait c'est ça a été vraiment une vraie baisse de charge fiscal pour les Français ça a été très bien pour l'État puisque on a une pression fiscale dans ce pays qui qui est déraisonnable en revanche évidemment pour les collectivités territoriales ça Brive les collectivités territoriales d'un levier fiscal c'est c'est un vrai problème aujourd'hui malgré je pense que ça n'est pas la solution de recréer un nouvel impôt je partage en cela ce qu'a annoncé Michel Barnier ce matin arrêtons de matraquer les Français à fiscalement et trouvons d'autres solutions et pour moi les solutions elles passent d'abord par la baisse de la dépense publique et d'abord par la baisse de la dépense publique de l'État on va revenir sur les finances des collectivité dans quelques secondes avec Florence Dabin mais d'abord un mot sur deux sujets d'actualité qui sont d'ailleurs à la une de la presse régionale ce matin d'abord la crise agricole puisque les agriculteurs ont annoncé qu'ils allaient relancer leur mouvement notamment la FNSEA et les jeunes agriculteurs ce sera à partir de lundi alors il y a plusieurs sujets il y a la question de l'accord sur le Mercosur qu'il réfute tout comme le gouvernement et tout comme Emmanuel Macron il y a aussi la question de leur conditions de travail de leurs revenus de la simplification des normes est-ce que le fait qu'on en soit encore là un an après leur premier mouvement c'est quand même un échec pour le camp présidentiel ce qui est certain c'est que moi je comprends la colère des agriculteurs ils ont un métier extrêmement difficile vous l'avez dit avec des contraintes quotidiennes de plus en plus dures des normes extrêmement complexe une pression de l'administration qui est totalement déraisonnable et en plus il y a un certain nombre de promesses qui leur ont été faites il y a un an pour régler un certain nombre de ces problèmes qui n'a toujours pas vu le jour puisque en raison de la dissolution le projet de loi d'orientation agricole n'a pas pu être voté il devrait être voté depuis longtemps et il n'a pas pu être adopté donc il il faut et le projet de loi d'orientation agricole va revenir et en plus au Sénat comme le projet de loi d'orientation agricole n'est pas complet ne résoudra pas tout il y a une proposition de loi que j'ai Cigné qui est Cigné par l'ensemble des groupes du socle commun la proposition du plomb Menonville louau qui va arriver très rapidement au Sénat de 17 décembre prochain et qui va résoudre un certain nombre de problèmes supplémentaires notamment sur les contraintes qui pèsent sur les agriculteurs pour les assouplir pour les supprimer et donc tout ça moi je comprends ça fait longtemps qu'il y a des promesses qui ont été faites maintenant il est temps de les tenir parce que en plus avec les difficultés climatiques avec le mercosour qui arrive et qu'on a rejeté massivement l'ensemble des très très large majorité des sénateurs ont signé une tribune contre le mercossur il y a une volonté du gouvernement également contre le mercosour est-ce que ça suffira est-ce qu'aujourd'hui la France elle pèse encore suffisamment à Bruxelles pour peser pour empêcher la signature de cet accord je l'espère et en plus le fait d'avoir Michel Barnier à la tête du gouvernement qui pour le coup est un des meilleurs experts français du fonctionnement de la Commission européenne c'est un atout incontestable bon mais il y a quand même une responsabilité du gouvernement et d'Emmanuel Macron sur le fait qu'on en soit encore là un an après et que ce mouvement reparte bah il y a une responsabilité de la dissolution principalement sinon on aurait on aurait déjà au moins voter un texte qui pourrait améliorer la situation si vous voulez me faire dire que la dissolution était une drôle d'idée je vous confirme que c'était une drôle d'idée l'autre sujet de l'actualité et à la une de la presse régionale c'est le procès des assistants parlementaire du rassemblement national et les peines requises contre Marine Le Pen 5 ans de prisons et 5 ans d'inéligibilité et ce point fait débat au sein de la classe politique Gérald haranin notamment a fait un tweet pour pour dire justement que Marine Le Pen on la combat dans les urnes et que c'est pas la justice de décider vous le comprenez ce tweet il était opportun je sais pas moi je suis euh sénateur je fais extrêmement attention euh au respect de la séparation entre le pouvoir législatif le pouvoir exécutif et puis l'autorité judiciaireputé il aurait d faire deme je crois qu'il faut faire attention à ça et ensuite et surtout en tant qu'avocat pour le coup parce que je suis avocat de métier euh des réquisitions c'est des réquisitions euh c'est sont c'est c'est c'est la volonté du procureur et et seul le juge dans quelques semaines nous dira lui et puis en plus les juges quand même ont l'avantage de connaître le dossier 7ette semaines de débat nous on connaît pas le dossier on n'a pas participé au débat je trouve que la presse a pas a pas relaté énormément les débats euh moins que d'autres procès en tous les cas et moins que je m'y attendais les débats qui ont eu lieu devant le tribunal correctionnel donc on est incapable c'est c'est je crois qu'effectivement il faut pas commenter les d'abord des réquisitions et encore également des décisions de justice sans connaître le dossier donc on verra bien euh on verra bien quels seront les peines qui seront infligé et je reviendrai avec grand plaisir pour peut-être vous donner mon avis sur les peines si j'ai un peu accès au dossier parce que c'est très compliqué quand même de commenter une décision sans avoir accès au dossier je constate quand même que Madame Le Pen trouve que les sanctions sont qui sont proposées sont extrêmement lourdes que d'habitude elle trouve que la justice pénale est plutôt laxiste donc il y a un paradoxe qui est relativement amusant allez on va parler de l'actualité des départements et du vôtre on accueille la présidente du département de men etloire bonjour Florence Dabin merci beaucoup merci d'avoir accepté notre invitation et de nous rejoindre sur ce plateau avec Emmanuel Capu on va parler des finances des départements et de ce que vous attendez de Michel Barnier mais d'abord l'actualité dans votre département de menéloire c'est une actualité sociale une triste actualité sociale puisque vous êtes directement imparté impacté par la décision de Michelin de fermer certaines de ses usines dont celle de Cholet euh on im im que c'est un choc évidemment pour vous deux mais est-ce que c'est une surprise écoutez je suis choltaz depuis toujours donc ça fait déjà un temps certain qu'on entend cette triste musique qu'à un moment donné l'usine Michelin acholet va fermer immédiatement ce qui est important à saluer c'est que nous avons une mobilisation on a échangé avec le sénateur Capu par ailleurs conseiller départemental sur justement comment on pouvait travailler ensemble également avec Monsieur le Préfet avec d'autres collègues élus locaux et régionaux alors oui ce n'est pas une surprise mais ce qui est important c'est de témoigner de notre soutien à toutes les familles qui travaillent au sein de Michelin et je pense également aux entreprises sous-traitantes on n parle pas tant que ça mais depuis le début je tiens à les associer à ce qui est quelque part une tragédie tragédie pour ces familles tragédie pour le bassin de vie du Cholet parce que à côté de ça on a quand même des familles qui sont déjà qui ont déjà connu ça à La Roche Sur qui ont fait suivre leur famille à Cholet et malheureusement le scénario se répète alors oui on le vit avec gravité mais avec soutien puisque immédiatement les équipes du département de mellloire certes nous n'avons pas la compétence économique pour autant collectivité de proximité collectivité des solidarités on a déjà un lien étroit puisque j'ai échangé avec la direction j'ai échangé avec les organisations syndicales pour qu'il y ait ce lien direct entre les assistants sociale et les services du département pour accompagner aussi les familles à notre niveau mais ça veut dire que l'impact social il serait au-delà des salariés de Michelin vous vous l'évaluez à combien si on compte les sous-traitants également bien s c'est compliqué au moment où on parle d'identifier l'ensemble des sous-traitant concernés dans tous les cas grand nombre de familles des couples qui sont impactés et puis je rappelle il fait bon vivre dans le Cholet donc c'est autant de familles qui ont envie de continuer à pouvoir accompagner leur enfant à l'école au collège au lycée il y a une dynamique économique qu'il nous faut protéger et puis encore une fois c'est un savoir-faire français qu'il nous faut protéger donc s'il y a un message essentiel c'est surtout que Michelin accompagne la totalité de ses salariés on se bat en ce sens je salue la venue immédiate du ministre monsieur ferci qui a aussi avec Monsieur le Préfet ministre de l'Industrie tout à fait qui a immédiatement rassemblé à la sous-préfecture de chet l'ensemble des politiques des organisations syndicales des temps privilégiés avec les uns et les autres pour dire avant la mi-décembre j'exige qu'il y ait un comité de pilotage qui apporte des solutions concrètes naturellement Michelin et vous pouvez compter naturellement à la fois sur la choletise la présidente du département pour suivre ce dossier avec comme à l'habitude beaucoup d'humanité et je sais pouvoir compter sur mon ami sénateur Emmanuel Capu Emmanuel Capu qu'est-ce que vous pouvez faire à votre échelle est-ce que le gouvernement en a fait suffisamment d'abord je partage totalement l'avis de la présidente Dabin même si on s'attendait à des décisions il y a quand même une une surprise sur la brutalité de l'annonce avec la fermeture pure et simple du site du jour au lendemain donc on a tout de suite manifester notre soutien et surtout notre mobilisation à la choltaise à l'evine de tous les élus locaux de tous les T les toutes les collectivités tous les derrière les salariés de toutes la classe politique et de tous les toutes les organisations syndicales pour soutenir les salariés et mettre en place très rapidement avec l'intervention immédiate de Marc ferati ministre de l'Industrie une un comité de pilotage un comité de mise en place du suivi des engagements de Michelin parce que Michelin a pris des engagement et donc on il faut qu'on le on le marque à la culotte je dirais pour le suivre ses engagements et que les les engagements qu'on été pris les promesses qui ont été faites aux salariés à leur familles de retrouver un travail immédiat ement de reclassement individualisé de chacun de faire un plan de sauvegarde de l'emploi massif et surtout aussi de revitaliser le site c'est-à-dire que le site de Michelin retrouve le plus rapidement possible une activité tout ça ça a été mis en place très rapidement grâce à la présidente d'bin grâce aux autres collectivités territoriales et grâce à l'intervention immédiate de du du ministre qui s'est déplacé sur place donc c'est ça l'urgence et ce que nous nous pouvons faire c'est nous mobiliser auprès des salariés et auprès des collectivités pour revitaliser ce site et que chaque salarié retrouve une solution et un travail on va parler de ses assises et de Michel Barnier qui viendra donc les clôturer ce sera en fin de matinée Michel Barnier qui ce matin dans une interview à west- France dit les départements ont des dépenses contraintes qui augmentent je veux leur dire que nous allons tenir compte de cette spécificité très forte et que ça se traduira par des ajustements significatifs dans le budget c'est une phrase qui est un peu flou qu'est-ce que vous attendez de son discours plus précisément sur ce sujet Comment ça doit se traduire concrètement alors concrètement déjà remercier la venue du Premier ministre qui va arriver dans quelques minutes qui va du coup pouvoir écouter toutes les prises de parole remercier aussi l'ensemble des membres de son gouvernement qui depuis hier ont assisté aux tables rondes ont participé ont déjà glissé des méthodes de travail une forme d'engagement donc naturellement la clôture revient tout légitimement à Monsieur le Premier Ministre concrètement on a besoin d'une liberté davantage alors je commencerai peut-être déjà par dire que naturellement les départements vont participer à l'effort national parce qu'on aime notre pays et on est conscient de la grande fragilité financière qui est la sienne tous les départements oou est-ce que vous dites les départements en difficulté doivent être exclus de cet effort naturellement ceux qui sont déjà en difficulté ils ont déjà participer d'une certaine manière mais il n'empêche on a cette sensibilité cette prise de conscience et qui fait que quelque part nous sommes tous réunis juste un chiffre plus de 1300 congressistes s enilon sur la mobilisation des départements ici en Anjou à Angers pour ses assises alors concrètement ce qu'on attend du Premier ministre c'est qu'il et il l'a glissé et et vous avez la délicatesse de le rappeler légitimité naturellement des départements un savoir-faire cette proximité une connaissance parfaite des terrains un échelon territorial le couple je me permets de m'exprimer ainsi entre les communes les départements pour continuer à accompagner j'ai envie de dire du début de la vie jusqu'au crépuscule de la vie on est dans le quotidien de chacun s'il y a une vertu à la difficulté que N traverse c'est justement que nous soyons unis et que tout le monde découvre redécouvre à quel point nous sommes essentiels alors besoin d'avoir davantage de liberté une autonomie financière et fiscale qu'on arrête et on le dit chaque année l'ensemble des départements compense 17 milliards d'euros c'est la hauteur de l'engagement des manquements de l'État sur des compétences qui sont partagées voire des compétences régaliennees pourquoi le faisons-nous parce que jusqu'alors on a pu financièrement faire des arbitrages en ce sens des priorités sauf que maintenant entre la chute de nos droits de mutation la part de TVA qui n'est pas celle que l'on devait percevoir et l'augmentation des dépens dans le domaine des solidarités qui reflète les mots max de notre société nous ne sommes pas en capacité de faire encore plus d'effort et il en va de l'avenir de notre société parce qu'il ne faudrait surtout pas qu'on en arrive à un chaos et on maintient et c'est un discours qui est unanime nous ne sommes pas en capacité et j'insiste là-dessus de choisir entre protection de l'enfance accompagnement de l'autonomie l'avenir de nos collégiens les sapeurs pompiers au combien essentiel la sécurité des routes pour ne donner que quelques exemple donc on attend de l'État qu' nous accompagne davantage financièrement qu'il nous facilite justement cette démarche là et puis honnêtement aussi qu'il Prenn encore davantage la mesure de la simplification d'un certain nombre de dispositifs là aussi il y a fort à faire dans les économies côté état Emmanuel Capu puisque le Premier ministre parle ce matin dans est France d'ajustement significatif dans le budget sur les finances des départements ça doit être quoi ces ajustements les ajustements la principalement puisqu'on parle du PLF 2025 c'est une une écoute et une prise en compte des difficultés de l'ensemble em des collectivités ce matin particulièrement des des des départements pour comprendre que la enfin les 5 milliards qui sont proposé ne sont pas justes ne sont pas équitables et ne surtout ne sont pas soutenables donc écouter ce qu'on a proposé déjà au Sénat la suppression du FCTVA enfin pas la suppression du TVA mais la suppression de la mesure de modulation du FCTVA qui touchera un certain nombre de collectivités et des ouvertures peut-être même des annonces mais d'abord si je comprends bien des ajust des propositions d'ajustement pour qu'on fasse baisser la facture pour les collectivités qui sont toutes favorables à participer à l'effort national mais à Laur de leur capacitésp delectivités n plus les capacités aujourd'hui ça peut être une augmentation des droits de mutation des frais de notaire puisque Florence Dabin soulligne qu'ils sont en chute ça peut être attribué une part de CSG au département ça doit être quoi la réponse ça on va attend on va voir c'est ces deux les deux pistes que vous évoquez ont été effectivement sur la table je sais pas si c'est ça pour le je n'ai aucune information je ne sais absolument pas si c'est ça qui va être retenu moi ce qui compte pour moi c'est que la facture de 5 milliards on baisse à 2 ou 3 milliards d'euros ça me paraît atteignable et raisonnable je pense que Michel Barnier est un ancien président de conseil départemental ça aide on a vu aussi le gouvernement qui a défilé hier c'est quand même relativement nouveau avec beaucoup de sénateurs enfin en tous les cas beaucoup de ministres qui étaient sénateurs c'est ça permet quand même de faciliter le dialogue donc je n'ai pas la solution qui va être proposée ce qui est sûr c'est qu'aujourd'hui il y a un effort qui est surdimensionné sur les départements ça c'est certain sur certaines collectivités ça c'est certain et donc il faut revenir à un niveau raisonnable c'est ce sur à quoi on s' on s'emploie au Sénat et je pense j'ai vraiment très bon espoir qu'on trouve un accord avec le gouvernement peut-être aujourd'hui peut-être demain dans les débats au Sénat un dernier mot Florence il nous reste 30 secondes oui rapidement dire que nous avons confiance qui il est essentiel de garder un dialogue permanent avec l'État qu'en effet la venue nombreuse de ministres connaissant parfaitement le rôle des acteurs terrain ont de toute façon par leur prise de parole assuré à quel point les départements étaient essentiels parce que je le rappelle nous sommes dans le quotidien de chacun des Français pour se faire encore une fois on va se faire confiance j'ai envie de dire nous tendons la main à au Premier ministre qu'il prenne notre main qu'il ne nous la lâche pas d'une certaine manière et puis surtout que l'on protège ce pays à quel point il est essentiel et crucial encore une fois que nous soyons au côté de celles et ceux qui en ont besoin parce que au-delà des dépenses on parle de millions de milliards ce sont des montants qui dépassent les Français ceux qu'ils veulent des réponses concrètes pragmatiques de proximité c'est la raison pour laquelle nous sommes tous unis ici en Enjou pour ces assises merci Florence zin merci beaucoup on suivra évidemment le discours de Michel Barnier et sa réponse à vos inquiétudes et merci Emmanuel Capu merci d'avoir été avec nous chez vous à anger
Emmanuel Capus