La polémique Zemmour expliquée, Trump, candidats à la présidentielle... 5 actus de la semaine
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- 1:00Fait
« Ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c'est tout ce qu'ils sont. Il faut les renvoyer. »
- 5:00Chiffre
« Seul 0,7 % des personnes qui passent à la télévision sont en situation de handicap alors qu'ils représentent 20 % de la population française. »
- 9:00Chiffre
« Entre 3000 et 5000 femmes partent se faire avorter dans des pays à l'étranger lorsqu'elles ont dépassé le délai légal maximal français. »
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Salut, c'est Hugo, j'espère que vous allez bien. Du lundi au vendredi, c'est le format des actu du jour, mais en fin de semaine, à l'inverse, c'est le format des cinq actu de la semaine. Donc, on perd pas de temps, installez-vous, on est parti. [Musique] La première actu de la semaine, ce sont les propos du journaliste et essayiste Éric Zemour sur le plateau de C News qui ont fait énormément polémique et engendré un vrai débat.
En fait, comme chaque semaine, Eric et Mour participait à l'émission face à l'info sur la chaîne Info C News et mardi, le thème de l'émission c'était l'attaque au couteau qui avait eu lieu la veille devant les anciens locaux de Charlie Hebdo. Des rumeurs disaient que le principal suspect était un jeune pakistanais de 18 ans. C'est là qu'ErCK Zemour a commencé à parler des mineurs étrangers isolés.
Ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c'est tout ce qu'ils sont. Il faut les renvoyer. Tous les mineurs isolés ne sont pas des voleurs.
Non, non mais Christine, tous les mineurs isolés, vous avez raison, ne sont pas des voleurs et des violeurs. Mais la responsabilité de la France et du gouvernement, c'est de ne pas prendre le risque. Tous les mineurs isolés ne sont pas des voleurs, des violeurs et des assassins.
Mais je vous répète, comme il y en a beaucoup qui le deviennent, et ben il faut protéger les Français. Très rapidement, ces propos ont été dénoncés par de nombreuses personnes sur les réseaux sociaux et notamment par la ministre déléguée à l'égalité et à la diversité Ellisabeth Moreno qui a qualifié cette phrase d'abject et de raciste. Et d'ailleurs, la justice a annoncé avoir ouvert une enquête pour provocation à la haine raciale et injure public à caractère raciste.
Il faut savoir que ce n'est pas la première fois qu'EC Zemour a affaire avec la justice puisqu'il a été condamné le 25 septembre 2019 à 10000 € d'amende pour injure et provocation à la haine raciale. Mais alors, comment Écour peut-il dire de tels propos à la télévision ? Et bien déjà ce qu'il faut savoir c'est que ces propos n'auraient jamais dû être diffusés à l'antenne.
En fait depuis plusieurs mois le CSA donc le conseil supérieur de l'audiovisuel qui régule la télévision en France en gros et bien il interdit à C News de diffuser l'émission d'ÉC Zemour en direct. L'objectif étant de permettre à ces news de pouvoir couper avant la diffusion d'éventuels propos racistes ou haineux. Du coup, jusqu'ici l'émission a été diffusée une trentaine de minutes après le tournage, mais le truc c'est que mardi dernier, Eric Zemour était en retard de 15 20 minutes pour l'enregistrement de l'émission et l'émission a donc été diffusée avec presque aucun décalage.
Bref, il semblerait donc qu'il était impossible de couper les propos d'Éric Zemour sur les mineurs isolés. Et plus largement, Eric Zemot reste à l'antenne de C News car C News a fait le choix de le maintenir. Certes, les 120 journalistes de la rédaction de C News ont affirmer être en désaccord avec les propos d'Éric Zemour et plus largement beaucoup sont opposés à sa présence à l'antenne.
Mais Zemour rapporte beaucoup à la chaîne d'info. Déjà, il apporte beaucoup en matière d'audience puisque son émission est très suivie, mais il apporte aussi beaucoup en matière de revenu. En gros, selon plusieurs analyses que je vous mets directement en description lors des émissions de Zemour, certes, moins de pubs sont diffusées, sûrement parce que peu de marques veulent associer leur image à Eric Zemour, sur le reste de la journée pour la chaîne et bien il semblerait que les revenus publicitaires aient fortement augmentés.
Bref, malgré la colère des journalistes et l'indignation après ces propos qui pourraient amener Éric Zemour à nouveau devant le tribunal dans les prochains mois, la chaîne d'info devrait a priori le maintenir à l'antenne. Deuxème actualité de la semaine, là aussi qui parle de la télévision. Décidément, on en parle jamais normalement et là, on en parle deux fois en une semaine.
Je voulais vous parler du CSA qui dénonce le manque de diversité à la télévision. Le CSA qui régule donc ce qui se passe à la télévision. Et bien le 29 septembre, ils ont publié ce qu'ils appellent un baromètre et leur constat est sans appel.
Une partie de la population est sous-représentée à la télévision. Le rapport démontre clairement que les femmes, les personnes handicapées, les classes populaires et les minorités raciales sont oubliées. Par exemple, seul 0,7 % des personnes qui passent à la télévision sont en situation de handicap alors qu'ils représentent 20 % de la population française.
Le problème selon beaucoup, c'est que en oubliant certaines minorités, cela peut renforcer potentiellement les stéréotypes et empêcher les jeunes, par exemple, de s'identifier à des personnes qui leur ressemblent lorsqu'ils grandissent. En conséquent, le CSA a donc appelé les chaînes de télévision à fournir des efforts significatifs pour donner de la visibilité à ces personnes. Quelques initiatives avaient déjà été prises auparavant, notamment au sujet de la parité femme homme.
En février, plusieurs femmes du paysage audiovisuel français avaient réclamé la mise en place de quota à la télévision. Mettre en place des quotas à la télévision, ça signifierait imposer un pourcentage de femmes à l'écran. En gros, par exemple, ça pourrait être de dire que au moins 30 % des personnes à la télé doivent être des femmes.
Mais ces mesures, vous en doutez, elles sont très loin de faire l'unanimité. Et le ministre de la culture de l'époque, Franck Rester, avait répondu négativement à leur demande en affirmant préférer les mesures incitatives sans préciser forcément lesquelles. En tout cas, ce débat fait écho plus largement à la question de la diversité dans le monde de la culture et notamment dans le monde du cinéma.
D'ailleurs, il y a quelques jours, on vous avait parlé des mesures annoncées par l'Amie des Oscars pour améliorer la représentation des minorités dans le cinéma. Désormais, les films doivent répondre à certains critères de diversité pour pouvoir être éligible à la récompense du meilleur film. En l'occurrence, c'est une mesure qui ne fait pas du tout l'unanimité.
On le voit avec les résultats du sondage que j'ai pu faire il y a quelques jours sur cette chaîne. Mais alors, est-ce que du côté de la télévision, la mise en garde du CSA suffira à faire réagir les chaînes françaises ? On verra ce qu'il en est.
Pour la 4e et la 5e actue de la semaine, on va rester en France. Mais pour la 3e, je vous propose de partir aux États-Unis. Je vais vous parler d'un groupe d'extrême droite américain qui fait beaucoup parler.
On en a parlé dans les actus du jour, le débat entre les deux candidats à la présidentielle américaine Joe Biden et Donald Trump a eu lieu cette semaine et il était assez chaotique. Lors du débat, les deux hommes ont notamment débattu sur la question des suprimacistes blancs, c'est-à-dire donc ceux qui sont persuadés que les personnes à la peau blanche sont supérieures aux autres. Et parmi ces groupes, celui qui a fait beaucoup parler, c'est donc les Proud Boys.
Le journaliste Chris Wall a demandé à Donald Trump s'il condamnait les Proud Boys et là, le président américain a d'abord esquivé le sujet puis il les a finalement appelé à je cite reculer et à se tenir prêt. Donc en anglais stand back, standby. Mais le truc c'est que cette déclaration a énormément choqué aux États-Unis.
Les Proud Boys qui veut dire garçon fier en français. C'est un groupe paramilitaire suprémaciste uniquement constitué d'hommes et qui a été fondé en 2016. Le groupe qui compte entre 1000 et 3000 membres est favorable à la fermeture totale des frontières, le port d'armes de façon beaucoup plus ouverte ou encore la glorification de la femme au foyer.
Il y a plusieurs paliers, plusieurs rangs au sein des Proud Boys. Pour passer la deuxième, par exemple, il faut se faire tabasser et renoncer à la masturbation. Pour le 3è palier, il faut se faire tatouer Proud Boys alors que le 4e palier est réservé aux membres qui se sont battu physiquement pour le groupe.
En 2017, ils avaient notamment participé à une marche à Charlottille qui avait rassemblé de nombreux groupes suprmacistes dont le Cucus Clan. Ces derniers mois, le groupe s'en est pris aux manifestations antiraciste déclenchées par la mort de George Floyd. Et certains membres des Proud Boys ont même affiché leur soutien à Kyle Rittenhous, l'adolescent qui a tué deux manifestants à Kenoha durant le mois d'aoû.
En tout cas, après le débat, les militants qui sont des fidèles supporters de Donald Trump ont tout de suite adopté le slogan du président américain en postant sur les réseaux sociaux un logo avec la mention standback standby. Face à la polémique grandissante, Donald Trump est finalement revenu sur ses déclarations. Il a appelé les Proud Boys à laisser la police faire son travail et il a aussi fini par affirmer qu'il condamnait, je cite, tous les suprémacistes blancs.
On verra si cela permet de calmer les tensions. En tout cas, vous le savez très probablement, Donald Trump est actuellement hospitalisé après avoir été contaminé par le Covid-19. On fera le point lundi sur son état de santé dans les actu du jour.
Mais d'ici là, je vous tiens au courant aujourd'hui sur Instagram dans notre résumé quotidien de l'actualité qui se lit en moins d'une minute. Le nom du compte, c'est Hugo Descript. Pour la 4e actuation semaine, je voulais vous parler du débat sur le droit à l'avortement en France.
La raison de ces débats en ce moment, c'est que chaque année, entre 3000 et 5000 femmes partent se faire avorter dans des pays à l'étranger lorsqu'elles ont dépassé le délai légal maximal français. En effet, en France aujourd'hui, on peut avorter jusqu'à 12 semaines après le début de la grossesse, mais c'est beaucoup moins que dans d'autres pays. Le délai maximal en Autriche, en Espagne, par exemple, c'est de 14 semaines et c'est même de 24 semaines au Royaume-Uni.
Le problème ici, c'est que pour les femmes dans des situations précaires, un départ à l'étranger pour se faire avorter si elles en ont le besoin, n'est pas forcément possible par manque de ressources financières. À ce moment-là, elles se retrouvent alors obligée d'assumer la grossesse contre leur volonté si elles ne veulent pas le garder ou alors de procéder à l'avortement de manière clandestine en mettant alors leur propre vie en danger. Mercredi 30 septembre, les députés français ont donc donné un premier feu vert à une proposition de loi qui sera débattue dans une semaine.
Et cette proposition vise à passer de 12 semaines à 14 semaines le délai légal maximal pour recourir à l'avortement. C'est donc une loi qui permettrait de faciliter l'accès pour les femmes à l'IVG, de limiter les déplacements nécessaires éventuellement à l'étranger. Et la France semble donc aller dans le sens opposé des États-Unis où l'avortement est de plus en plus compliqué à réaliser.
Beaucoup d'États américains multiplient en effet les lois antiortement. Et dans l'Alabama par exemple, un médecin qui pratique une IVG risque 99 ans de prison. Enfin, devant certains États américains qui autorisent l'avortement, les militants antiavortement campent devant les dernières cliniques réalisant des IVG afin d'humilier et d'essayer de dissuader les jeunes femmes d'y avoir recours.
Bref, pour revenir à la France, la proposition de loi pour rallonger le droit à l'avortement sera examinée le 8 octobre. A priori, les députés devraient voter en sa faveur et évidemment on vous tiendra au courant sur YouTube et sur Instagram dans les actu du jour si c'est le cas. Pour la dernière actu de la semaine, très rapidement avant de passer au débat, je voulais vous faire un petit point sur les candidats à l'élection présidentielle de 2022 en France puisque les choses évoluent un peu ces derniers jours.
Déjà, première info, l'humoriste Jean-Marie Bigard a annoncé en direct lors d'une interview sur C News qu'il renonçait finalement à être candidat. et il l'a annoncé comme vous allez le voir dans son style à lui. Je fais la Marseillaise tout seul.
Euh française français, c'est un scoop, je vous le dis aujourd'hui. Je me retire officiellement de cette candidature à la présidentielle. Pour vous remettre dans le contexte, Jean-Mie Bigard avait annoncé au mois de mai qu'il voulait se présenter à l'élection présidentielle et il avait même officialisé sa candidature le 6 septembre dernier.
Et désormais donc, vous l'aurez compris, il a abandonné. Autre nouvelle concernant les présidentielles, l'ancienne ministre de la justice ou Nicolas Sarkozi, Rashid Adati a affirmé dans le journal britannique The Times qu'elle voulait être présidente en déclarant "I want to be president". Alors à voir si ce sera pour l'élection de 2022 ou pour la suivante.
En tout cas, Rashidati du parti Les Républicains est plutôt populaire à Paris puisqu'elle était arrivée en 2è position lors des élections municipales juste derrière l'actuelle mère de Paris Anniealgo. D'ailleurs en parlant d'Annie Dalgo, elle aussi pourrait potentiellement être une candidate. C'est ce que beaucoup de médias et de commentateurs politiques affirment.
Un sondage publié le 16 septembre et que je vous mets en description la place en tête des personnalités qui pourraient faire gagner la gauche puisqu'elle est membre du Parti socialiste et elle se place derrière l'ancien premier ministre Bernard Casneu ou encore Jean-Luc Mélenchon. Au-delà de tal, elle commence aussi à avoir une potentielle renommée à l'international. Elle a notamment été choisie par le magazine américain Time pour apparaître dans son classement des 100 personnalités les plus influentes du monde.
De son côté, Anniealgo n'a pas fait de déclaration de candidature, donc pas sûr du tout qu'elle sera candidate. Mais c'est déjà tout de même intéressant de voir comment certaines personnalités politiques se placent et encore, on n pas parlé d'Emmanuel Macron, d'Edouard Philippe et cetera. Bref, on fera un nouveau point bientôt.
Le débat de la semaine dernière, c'était le suivant. La France doit-elle faire davantage pour lutter contre les inégalités de richesse ? Vous avez été plus de 140000 à voter.
Comme vous le voyez avec les résultats, vous êtes une majorité à dire que la France doit faire davantage. Le débat de cette semaine, c'est le suivant. Je sais pas trop pourquoi on fait ce débat, mais ça permet de varier un peu par rapport aux autres.
Annie Dalgo ferait-elle une bonne présidente de la République ? Pour participer au débat, c'est très simple. Vous cliquez sur la chaîne Hugo Descript, vous allez dans l'onglet communauté et à ce moment-là, vous pourrez voter au sondage du jour ainsi qu'au sondage des jours précédents.
Je vous l'ai dit donc à l'instant pour suivre l'actualité, ça se passe sur cette chaîne YouTube. Donc n'hésitez pas à vous abonner si c'est pas encore le cas. Vous pouvez aussi nous suivre sur Instagram avec les résumés quotidiens de l'actualité qu'on poste chaque soir à 18h.
Le nom du compte pour ça c'est Hugo Descript. On approche à grand pas des 700000 abonnés sur ce compte. Donc merci beaucoup.
En description, je vous mets des liens pour en savoir plus. Écoutez, je crois que j'ai tout dit. Prenez soin de vous et on se dit à demain pour la reprise du format des actes du jour sur YouTube.
Éric Zemmour