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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 13 mai 2017 9 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsTravail & emploiSolidarités & famille

Macron : demain tout commence - #cdanslair Les questions SMS 13.05.2017

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:16OuverteRéponse partielle

    En choisissant un Premier ministre de droite, Emmanuel Macron s'assurerait-il une victoire aux élections législatives ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Par qui, quand et comment sera annoncée la nomination du Premier ministre ?

  • 1:31OuverteRéponse directe

    La tactique d'Emmanuel Macron serait-elle de diviser pour mieux régner ?

  • 2:44OuverteRéponse directe

    Que va devenir le Modem ?

  • 3:14OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron pourra-t-il faire baisser le chômage ?

  • 4:16OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron prendra-t-il beaucoup de socialistes dans son gouvernement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23Invité politiqueFait
    « Ça peut aider, forcément, puisque l'objectif c'est quand même, alors peut-être pas, »
  • 0:27Invité politiqueFait
    « il aura peut-être du mal à fracturer la droite avec un Premier ministre du type Édouard Philippe, »
  • 0:32Invité politiqueFait
    « avec Xavier Bertrand, ça aurait sans doute été plus décisif. »
  • 0:46Invité politiqueFait
    « C'est pour ça que ce choix, je ne suis pas certain que ce soit si décisif que ça, »
  • 0:50Invité politiqueFait
    « mais il en a besoin pour renvoyer la promesse du « et de gauche et de droite » »
  • 1:08Invité politiqueFait
    « – En général, c'est un communiqué de l'Élysée qui indique le choix du président de la République. »
  • 1:16Invité politiqueFait
    « – On parle maintenant de demain, les marcheurs qu'on leur avait demandé d'annuler leur matinale radio lundi matin, »
  • 2:50Invité politiqueFait
    « – Pour l'instant, l'objectif, c'est d'en faire un parti avec des députés, »
  • 2:53Invité politiqueFait
    « ce qu'il n'a pas aujourd'hui, et en faire un allié de la République en marche. »
  • 4:20Invité politiqueChiffre
    « L'idée dans son premier gouvernement, qui sera parité avec 15 membres, dit-on, »
  • 4:25Invité politiqueFait
    « c'est en gros un tiers de gauche, un tiers de droite et un tiers de société civile. »
  • 4:38Invité politiqueFait
    « Richard Ferrand est un député socialiste. »
  • 5:15Locuteur non identifiéFait
    « Mais enfin, à mon avis, c'est le ministre le plus populaire du gouvernement socialiste »
  • 3:50Locuteur non identifiéChiffre
    « il y a entre, suivant les estimations, 600 000, 800 000 chômeurs de plus. »
  • 7:14Invité politiqueFait
    « En 2007, Alain Juppé avait perdu les législatives. »

Temps de parole

  • Emmanuel Macron34 %
  • Présentateur18 %
  • Présentateur 218 %
  • Locuteur non identifié17 %
  • Locuteur non identifié 213 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur non identifié

On va dire entre le théâtre de Mauvais Boulevard, avec l'épisode du scooter, ou la tragédie, et ça il n'y pouvait rien, mais il n'a jamais incarné un personnage de roman, peut-être parce qu'il n'en lit jamais.

0:09
Présentateur

Voici maintenant vos questions SMS et Internet. En choisissant un Premier ministre de droite, Emmanuel Macron s'assurerait-il une victoire aux élections législatives ? Ça peut aider.

0:23
Emmanuel Macron

Ça peut aider, forcément, puisque l'objectif c'est quand même, alors peut-être pas, il aura peut-être du mal à fracturer la droite avec un Premier ministre du type Édouard Philippe, avec Xavier Bertrand, ça aurait sans doute été plus décisif. Mais la frange centre-droit, jupéiste, peut, pour ce qui reste, qui n'a pas encore voté pour lui au premier tour, parce qu'il y en a quand même déjà une bonne partie qui a voté pour lui dès le premier tour.

C'est pour ça que ce choix, je ne suis pas certain que ce soit si décisif que ça, mais il en a besoin pour renvoyer la promesse du « et de gauche et de droite », ou ni gauche ni droite, en tous les cas, j'allais dire, remplir cette seconde promesse après le renouvellement des candidats aux législatives.

1:00
Présentateur

– Par qui, quand et comment sera annoncée la nomination du Premier ministre ? Bon, on n'a pas le nom, mais on sait à peu près comment ça se passe.

1:08
Emmanuel Macron

– En général, c'est un communiqué de l'Élysée qui indique le choix du président de la République. – Et selon vos informations exclusives, plutôt demain ou lundi ? – On parle maintenant de demain, les marcheurs qu'on leur avait demandé d'annuler leur matinale radio lundi matin, et ensuite on leur a dit que vous pouviez les mettre. Alors c'est un tout petit élément qui peut dire peut-être que ce sera demain soir.

1:31
Présentateur

– La tactique d'Emmanuel Macron serait-elle de diviser pour mieux régner ? – C'est dans son pari. Le pari existe dans la division de la gauche et de la division de la droite, lui prenant le milieu. Et en fait, c'est ça son ouverture. Ce n'est pas une ouverture au cas par cas. C'est une ouverture, une recomposition de la vie politique. Alors est-ce qu'il arrivera du côté gauche ? Il n'a pas eu grand-chose à faire pour pousser le Parti socialiste. – Ça tient pour l'instant à droite, c'est un peu la différence. – Oui, voilà. Du côté gauche, il n'avait pas de mal, mais c'était déjà fait. Du côté droit, ça tient sûrement beaucoup plus qu'il ne le croyait lui-même.

Et c'est bien pour ça que la nomination du Premier ministre ne sera pas tout à fait inutile dans sa stratégie. – Anne Fulda ?

2:24
Locuteur non identifié

– Il a observé la décomposition, surtout à gauche. Et finalement, de sembler vouloir créer la division, c'est une conséquence de ça, de cette décomposition qu'il a observée de l'intérieur, qu'il a vécue et qui a motivé aussi sa candidature. Donc évidemment, il a intérêt à continuer à tirer le fil.

2:44
Présentateur

– Que va devenir le Modem ? Un parti avec des députés.

2:50
Emmanuel Macron

– Pour l'instant, l'objectif, c'est d'en faire un parti avec des députés, ce qu'il n'a pas aujourd'hui, et en faire un allié de la République en marche. Alors bon, pour l'instant, ça démarre difficilement. Potentiellement, il y a de la rivalité qui s'installe dès le début du quinquennat entre, j'allais dire, Richard Ferrand, qui est le patron de cette République en marche, et François Bayrou, qui est le responsable du Modem.

3:14
Locuteur non identifié

Emmanuel Macron pourra-t-il faire baisser le chômage ? – Évidemment, c'est non seulement son souhait et son espoir, mais c'est son pari. Il sait très bien que non seulement François Hollande, mais quasiment tous ses prédécesseurs, ont été sanctionnés lorsque, sur le chômage, les problèmes n'étaient pas résolus. C'est la montée continue du chômage sous le quinquennat Sarkozy qui a anéanti sans doute ses chances, au-delà de ses problèmes de comportement, évidemment. Et quant à François Hollande, l'engagement qu'il a pris dès le début de son quinquennat, qui est un funeste engagement en promettant une inversion très rapide de la courbe.

Cette inversion est arrivée, mais in extremis, c'est beaucoup trop tard. Il n'empêche qu'entre le moment où il a pris le pouvoir et le moment où il l'a rendu, il y a entre, suivant les estimations, 600 000, 800 000 chômeurs de plus. Et ça, c'est un échec terrible. Emmanuel Macron l'a vu de près, et il en a même été, on ne va pas dire complice, mais il a quand même été à un poste à l'économie où il pouvait aussi agir. Donc il sait très bien que là-dessus, il va être observé au millimètre et qu'il doit souhaiter que très rapidement, il y ait des signaux positifs pour que la confiance gagne et qu'il arrive à tenir ce pari de faire enfin baisser le chômage.

4:16
Présentateur

Emmanuel Macron prendra-t-il beaucoup de socialistes dans son gouvernement ?

4:20
Emmanuel Macron

L'idée dans son premier gouvernement, qui sera parité avec 15 membres, dit-on, c'est en gros un tiers de gauche, un tiers de droite et un tiers de société civile. Donc il pourrait y avoir effectivement quelques socialistes. Mais dans ces marcheurs, ces marcheurs initiaux, c'est ce qui l'entoure, c'est presque tous des gens qui sont issus du parti socialiste. Richard Ferrand est un député socialiste. On va avoir des surprises avec le gouvernement ? Oui, forcément. Beaucoup. Là, on va avoir des images et on va avoir une belle communication. C'est-à-dire que la société civile, toujours, c'est des personnages qu'on n'attend pas.

4:51
Présentateur

Il y a toujours le cas Jean-Yves Le Drian, évidemment, puisqu'on reproche à Emmanuel Macron d'avoir un profil peu régalien. Jean-Yves Le Drian a été un des premiers à se rallier à lui, même si, pour des raisons simplement politiques, on lui a demandé de différer un tout petit peu son ralliement. Il y a eu une semaine de battement. Mais enfin, à mon avis, c'est le ministre le plus populaire du gouvernement socialiste et même très populaire de tous les gouvernements, quels qu'ils soient. Et donc, ce serait, à mon avis, bizarre de se passer de cet atout-là. Quelle toute première mesure le nouveau gouvernement prendra-t-il ? Anne Fulda, qu'est-ce qu'il va faire en premier, d'après vous ?

5:39
Locuteur non identifié

Il avait parlé de mesures concernant la moralisation de la vie politique. Et effectivement, après une campagne qui a quand même été traversée par des affaires, un niveau de défiance envers la classe politique qui n'avait jamais été atteinte, ça serait une bonne initiative. Et symboliquement, c'est une manière de partir d'un bon pied.

6:01
Présentateur

L'attitude protectrice de François Hollande vis-à-vis d'Emmanuel Macron peut-elle porter préjudice au nouveau président ?

6:07
Emmanuel Macron

On a vu qu'il avait essayé de prendre un peu de distance. Notamment le 8 mai, évidemment, il y a les législatives. Donc, ça s'affichait beaucoup avec François Hollande ou des socialistes. C'est forcément, pour lui, un jeu acrobatique, puisque les EOE des gauches et de droite lui interdit d'un peu trop fraterniser avec François Hollande.

6:26
Locuteur non identifié

En même temps, il sait très bien que s'il battait froid le président sortant, s'il se montrait presque incorrect ou impoli, ça lui serait reproché dans l'opinion publique qui a envie que la passation des pouvoirs se passe le mieux possible.

6:39
Présentateur

Il pourrait être un conseiller occulte, François Hollande ? Non, ça me paraît tout à fait improbable. Non, ce n'est pas son genre. Bien.

6:46
Locuteur non identifié

Il ne sait ni de l'un ni de l'autre. C'est le genre ni de l'un ni de l'autre, je pense, en fait.

6:50
Présentateur

Attendez, qu'est-ce que vous avez dit ?

6:51
Emmanuel Macron

On verra s'ils s'embrassent demain, puisque les deux hommes ont l'habitude de s'embrasser quand ils se saluent. Ça avait été le cas pendant la campagne au moment du dîner du CRIF. Donc on verra demain sur le moment du départ.

7:02
Présentateur

L'équipe ministérielle d'Emmanuel Macron sera-t-elle modifiée après les législatives ? Ça, c'est possible, en effet. En général, il y a souvent des ajustements après les législatives. Le Premier ministre ne change pas, en général ? Oui, il peut y avoir des ajustements. Mais ils peuvent perdre.

7:14
Emmanuel Macron

En 2007, Alain Juppé avait perdu les législatives. Il avait démissionné. Le gouvernement avait été réajusté dans ses grands ministres.

7:23
Présentateur

Le clivage classique gauche-droite est-il donc définitivement obsolète ? Non. Non.

7:28
Emmanuel Macron

Non, parce que de toute façon, il restera une droite, il restera une gauche. Alors on voit bien que la gauche, type parti socialiste, elle est en miette. À droite, pour l'instant, ça tient. C'est le grand enjeu des législatives. Moi, je fais plutôt le pari qu'on aura deux grands groupes à l'Assemblée nationale. Un groupe En Marche et un groupe Les Républicains.

7:45
Présentateur

Qu'est-ce qui pourrait changer dans le domaine de la communication officielle du président, d'après vous, Anne Fulda ?

7:50
Locuteur non identifié

Je ne sais pas s'il y aura tellement de changements que ça. Peut-être qu'il y aura en apparence quelque chose de plus décontracté et puis quelque chose d'obligatoirement de plus juvénile lié à son âge. Peut-être quelque chose, effectivement, un petit air d'Obama, comme on dit souvent. Néanmoins, je pense que c'est quelqu'un qui est attaché aux traditions et aux symboles. Donc, c'est à voir. Je crois que la communication va surtout être verrouillée de très près.

8:17
Présentateur

Merci beaucoup à tous les quatre. Merci beaucoup d'avoir participé à cette émission. Merci à l'équipe qui a préparé ce C'est dans l'air. Dans un instant, Anne Elisabeth Lemoyne pour C'est l'hebdo. Demain, ne manquez pas, c'est politique. Karim Rissouli, dès 18h35. Et j'aurais le plaisir de vous retrouver pour C'est Polémique à 19h45 pour une spéciale passation de pouvoir avec de nombreux invités. Corine Lepage, Axel Tessandier, René Dozière, Karim Adéli, Philippe Besson et Patrice Duhamel. Très bonne soirée sur France 5. À demain.