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interviewLCI — L'invité d'Adrien Gindre· 6 septembre 2023 21 min

L’Interview Politique – Anne Hidalgo, maire (PS) de Paris, invitée d’Adrien Gindre dans le 6/9

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:08
Présentateur

8h30 sur LCI, l'invité ce matin, c'est Annie Delgaux, maire PS de Paris. Bonjour. Bonjour à vous, merci. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation pour votre rentrée médiatique. On va commencer avec l'actualité sociale. L'appel au don des Restos du Coeur a été entendu, mais la question des donateurs se posent, les 10 millions en particulier de la famille Arnaud. À votre place hier, l'insoumis Alexis Corbière parlait d'une opération de communication. Est-ce que vous, vous considérez qu'il faut dire bravo, merci à la famille Arnaud ?

0:33
Anne Hidalgo

Bien sûr, je pense que c'est très bien que la famille Arnaud donne 10 millions d'euros pour aider dans l'aide alimentaire et les Restos du Coeur. Mais ça pose bien sûr un problème plus global de financement et aussi de financement public. Ça doit être d'abord, c'est une responsabilité de l'État. Et on sait maintenant depuis des mois, je le sais en tant que maire de Paris, nous avons plus de 30 000 repas par jour à Paris qui sont distribués soit par des associations, soit directement par la ville. Nous savons que les associations Restos du Coeur, Secours Populaire et beaucoup d'autres sont dans une très très grande précarité. Ils nous alertent depuis longtemps.

À Paris, c'est 7 millions d'euros sur le budget de la ville de Paris qui sont dédiés notamment à l'aide alimentaire, 200 000 euros au Restos du Coeur et que nous devons prendre en compte la question de la pauvreté, de l'exclusion avec ces nouveaux publics.

1:27
Présentateur

Est-ce que ça veut dire justement faire davantage, encore y compris pour les collectivités ? À Nice, le maire Christian Estrosi dit, il a entendu l'appel, il dit qu'on va faire des exonérations de loyers par exemple, des aides supplémentaires pour les restos.

1:38
Anne Hidalgo

Oui, mais vous voyez bien que ça ne peut pas marcher exactement comme ça. C'est-à-dire que les collectivités sont en première ligne. Nous sommes là pour soutenir toutes ces associations, souvent d'ailleurs des subventions, des locaux qu'on leur autorise, qu'on leur permet d'avoir, on facilite ces opérations, on met nous-mêmes beaucoup de moyens, mais c'est une compétence d'abord de l'État. Et aujourd'hui, dans la relation entre l'État, les associations et les collectivités territoriales, il y a un problème. L'État a supprimé des dotations en nombre, étouffe, étrangle les collectivités locales qui font vivre des services publics de proximité et de nécessité.

2:18
Présentateur

Vous faites le lien avec ce qui se passe à Paris. En ce moment, le chiffre 52% de hausse de taxes foncières fait réagir ceux qui reçoivent leur avis. Vous avez eu l'occasion, la mairie de Paris, de répondre en soulignant que vous partiez de beaucoup plus bas que bien d'autres communes. Ça reste une hausse très importante parmi les plus importantes. Pour vous, cette hausse, elle est de la responsabilité de l'État ? Il n'y avait pas un devoir de la mairie de Paris de faire des économies sur son budget ?

2:41
Anne Hidalgo

On fait des économies, sinon ça ne tiendrait pas. Mais oui, bien sûr. Comparons à d'autres taxes foncières. À Paris, le taux est de 20,5%. Je ne veux pas dire que ce n'est rien. C'est un effort très important qui est demandé aux propriétaires. Mais vous prenez au Havre, à Angers, c'est 54%, le taux de la taxe foncière. Et oui, quand vous avez l'État qui a décidé vraiment de faire les poches des collectivités locales, de supprimer, vous savez, à Paris, nous avions une dotation globale de fonctionnement, c'est-à-dire ce que l'État donne aux collectivités pour qu'elles assurent une partie des responsabilités de l'État sur leur territoire.

Nous sommes passés en 2015 de 900 millions d'euros de dotation, j'ai un budget de 8 milliards à Paris, à zéro. Nous avons zéro de dotation.

3:33
Présentateur

Parce que l'État constate que vous avez des recettes dynamiques et que la ville peut fonctionner.

3:37
Anne Hidalgo

Et en fait, on ne les a pas, puisqu'il y a un vrai sujet, et ça, ça sera, je pense et je l'espère, un sujet de la rentrée dans la relation entre l'État et les collectivités, puisque Emmanuel Macron veut mettre la question de la décentralisation au cœur. Eh bien, il faut que les collectivités puissent avoir de l'autonomie, pas simplement en jouant sur le levier des taxes et des impôts. Le seul et dernier impôt qui reste entre les mains des collectivités, c'est la taxe foncière.

Mais par exemple, pour que les villes soient intéressées aussi à l'attractivité de leur territoire, à la dynamique économique qu'elles créent, moi, je propose, par exemple, qu'une taxe qui serait indolore pour les Français, mais la taxe de séjour, celle qui permet notamment d'avoir des revenus, des recettes du tourisme, soit augmentée. Et vous savez, aujourd'hui, je vous donne juste ce chiffre, c'est très très important par rapport, y compris, au financement des restos du cœur. Si on veut trouver des financements pour financer ensuite du service public, des actions pour aider nos concitoyens à passer des mauvais caps, eh bien, il faut de l'argent.

Ça n'existe pas, et l'argent magique, ça n'existe pas. À Paris, la taxe de séjour, elle est, par exemple, sur un hôtel grand luxe, où vous allez, je dis ce chiffre qui est abracadabra en test, comme dirait certains, 28 000 euros, une chambre d'hôtel pour une nuit dans un palace, ça existe. Eh bien, la taxe que la ville récupère, elle est de 4 euros.

5:08
Présentateur

Et vous demandez combien ?

5:08
Anne Hidalgo

Je demande que ce soit comme, par exemple, à Berlin ou à Amsterdam, que ce soit un pourcentage de la nuitée d'hôtel. À Amsterdam, c'est 7% de la nuitée d'hôtel qui revient aux collectivités. À Berlin, c'est 5%, et pourtant, il y a des touristes qui continuent à y aller. Et à New York, c'est 15%.

5:27
Présentateur

C'est un bon modèle, 15% ?

5:28
Anne Hidalgo

Et je pense que, ne serait-ce que si on arrivait à 5% sur l'hôtellerie de luxe, je ne demande pas d'aller taxer plus l'hôtellerie jusqu'aux 3 étoiles, mais si on allait dans ce sens-là, cela donnerait de la respiration, et ça permettrait aux collectivités d'avoir un intéressement et de financer des services publics.

5:49
Présentateur

Sinon quoi, Nidalgo ? Est-ce que sinon, vous êtes menacé de faillite, comme la ville de Birmingham qui l'a déclaré hier ?

5:54
Anne Hidalgo

Absolument pas, et d'ailleurs, je voudrais dire qu'il y a une grande responsabilité des politiques, des ministres et autres qui parcourent les plateaux, d'ailleurs je les entends moins sur le sujet, qui nous expliquaient que la ville de Paris était en faillite. La ville de Paris est une ville bien gérée, c'est une ville où nous avons investi. Qu'est-ce que c'est que bien gérée aujourd'hui ? C'est ne pas faire de l'endettement un sujet qui pèse sur les générations futures, mais c'est relever les défis.

6:20
Présentateur

Vous allez quand même avoir une dette qui va atteindre les 8 milliards en 2025, non ?

6:22
Anne Hidalgo

Non, pas du tout, c'est une dette qui est très maîtrisée, et c'est une dette qui, en fait, a servi à financer quoi ? Pas comme l'État, avec ses 3 000 milliards de dettes, qui donne des leçons. L'État à 3 000 milliards de dettes donne des leçons aux collectivités locales qui, elles, sont obligées, et c'est très bien, d'avoir des budgets à l'équilibre. Et avec ces 3 000 milliards de dettes, l'État est un foutu d'engager la transition écologique, de répondre à l'urgence sociale, et on le voit avec les restos du cœur, et de faire vivre les services publics, regarder l'effondrement de l'hôpital, ou encore l'effondrement de l'école.

Nous, le choix que nous avons fait à Paris, c'est de faire la transition écologique, rénover les bâtiments, faire en sorte que dans tout le parc HLM, et il n'accompagne pas zéro euro de dotation de l'État pour Paris.

7:09
Présentateur

Si vous n'êtes pas entendu sur ce que vous venez de lister, par exemple sur la taxe de séjour, sur la relation avec les collectivités, concrètement, ça veut dire que l'année prochaine, les années d'après, vous devrez à nouveau augmenter la taxe foncière ?

7:18
Anne Hidalgo

Non, parce que nous sommes dans une gestion extrêmement prudentielle. Nous sommes d'ailleurs très bien notés, considérés par les agences de notation.

7:26
Présentateur

Donc il n'y aura qu'une augmentation de taxe foncière cette année, c'est tout ?

7:29
Anne Hidalgo

Pourquoi ? Parce que Paris a aussi investi beaucoup, je l'ai dit, dans notre bâti, dans le service public, et nous avons un patrimoine qui a doublé en quasiment dix ans. Nous sommes passés d'un patrimoine d'environ 20 milliards d'euros à 40 milliards d'euros. Donc nous sommes une collectivité solide, et d'ailleurs, je le dis ici, celles et ceux qui viendraient sur les plateaux pour expliquer que la ville est en faillite, je ne laisserai pas passer. J'attaquerai, d'abord, et deuxièmement, je vous le dis aussi, nous avons décidé, j'ai décidé à Paris, d'engager un contentieux contre l'État, parce que l'État ne respecte pas la ville, ne respecte pas les Parisiens.

L'État qui met zéro euro de dotation cette année sur le budget de la ville, ne respecte pas, y compris ses obligations constitutionnelles, qui disent très clairement, et les textes également européens, qui posent le principe de la libre administration et de l'autonomie des collectivités territoriales.

8:30
Présentateur

Donc vous nous annoncez que vous allez attaquer l'État devant la justice administrative ?

8:33
Anne Hidalgo

Alors, devant la justice, et j'irais vraisemblablement devant le Conseil constitutionnel aussi, et devant les instances, les juridictions européennes, parce qu'il y a des textes européens qui consacrent l'autonomie des collectivités locales, et aujourd'hui, ça n'est pas le cas. Et je le dis ici, que M. Le Maire et d'autres arrêtent de donner des leçons. 3 000 milliards d'euros de dettes pour l'État français, et en étant infoutus d'engager le chantier du siècle, qui est celui de la transition écologique, là, c'est de la mauvaise gestion.

9:08
Présentateur

Mais à quoi vous, vous allez utiliser l'argent de la taxe foncière ? Vous allez l'utiliser à quoi ? Vous, vous allez l'utiliser à désendetter la ville, ou à financer vos politiques ?

9:14
Anne Hidalgo

D'abord, à faire de l'autofinancement de nos investissements. Donc, une grande partie, en gros, la taxe foncière ramène, sur le budget de la ville, qui est, je le redis, de 8 milliards d'euros, ramène 656 millions d'euros cette année. Et donc, ce que nous faisons avec cet argent, c'est soutenir le service public, gratuité des transports pour les enfants de 0 à 18 ans, c'est gratuité des transports pour les seniors sous condition de ressources à partir de 65 ans, c'est des repas à 13 centimes pour le premier tarif de cantine dans nos écoles, c'est le maintien, par exemple, de tous nos professeurs de la ville de Paris, qui font des arts plastiques, du sport, de la musique dans les écoles.

Nous n'avons pas diminué la voilure en ce qui concerne, par exemple, toute l'aide aux familles et aux enfants, c'est aussi tout le logement social, l'accompagnement d'urgence et, bien sûr, la transition écologique. Vous croyez qu'on va s'en sortir si on ne fait pas les travaux de rénovation thermiques ?

10:14
Présentateur

Le président a dit, pas plus tard que cette semaine, on est là pour accompagner la rénovation des écoles, il dit, on veut aussi l'exemplarité, il propose, par exemple, que tous les collégiens de France plantent un arbre, symboliquement, aussi pour éveiller les consciences écologiques. Vous-même, vous voulez replanter des arbres à Paris. Est-ce que ce n'est pas une politique qui va dans le bon sens ?

10:28
Anne Hidalgo

Écoutez, franchement, la politique des effets d'annonce, bien sûr, si ça va dans le bon sens, on prend et moi, je ne suis pas quelqu'un ni de sectaire, ni de fermé. Je travaille avec l'État et notamment les préfets à l'échelle de la ville et on essaye de trouver des solutions. Mais franchement, ce n'est pas du tout à la hauteur. Vous vous rendez compte, quand même, on est un pays qui n'a pas engagé la transition écologique et M. Macron, son gouvernement, n'ont pas compris que tout seuls, ils ne peuvent rien. Ils doivent travailler avec les collectivités locales qui sont là.

Ça fait des années qu'on le dit, ça fait des années de droite, de gauche, que nous disons « respectez-nous, travaillez avec nous ». Quand il dit qu'il faut planter des arbres, vous croyez que les collectivités ne le font pas déjà ? Eh bien, au lieu d'étouffer les collectivités par une politique budgétaire qui est vraiment une politique qui tue ce service public de proximité que nous portons, nous, les maires, les présidents de départements, les présidents de régions, au lieu de tuer cela, au lieu de penser que l'État et un homme seul à la tête de l'État pourraient résoudre tous les problèmes, un peu d'humilité et beaucoup de coopération, et ça ira beaucoup mieux.

11:41
Présentateur

Vous, vous êtes toujours attentif et vous le dites à ce que pensent les citoyens, les parisiens, en termes de consultation. Si, par exemple, les parisiens vous disent « nous ne voulons pas plus de taxes foncières, nous ne voulons pas payer davantage », vous y renoncerez ?

11:54
Anne Hidalgo

Les parisiens ne vont pas dire cela, d'abord parce qu'ils savent très bien que si nous n'avions pas augmenté la taxe foncière, qui reste une des plus faibles de France, je le redis quand même, même si c'est un effort important, si nous n'avions pas fait cela, eh bien, il aurait fallu renoncer à quoi ? À nos services publics. Il aurait fallu renoncer à quoi ? À faire la transition écologique, c'est-à-dire à faire baisser la pollution, à faire baisser la facture d'énergie pour les locataires ou les propriétaires. Et par ailleurs, je le dis parce que c'est important aussi, nous avons décidé d'exonérations très importantes de cette taxe foncière.

Par exemple, des propriétaires qui se seraient engagés dans des travaux de rénovation thermique, c'est une exonération à 100% de leur taxe foncière, ou même, bien sûr, parce qu'il existe aussi des propriétaires qui peuvent avoir des difficultés financières. pour payer cet impôt, là aussi, il existe des exonérations.

12:51
Présentateur

La rentrée dans les écoles, c'est aussi, depuis quelques jours, après l'annonce de Gabriel Attal sur TF1 concernant l'interdiction de la baïa, la question de l'uniforme ou de la tenue scolaire qui est revenue dans le débat. Est-ce que vous, par exemple, vous seriez prête à expérimenter une tenue scolaire unique à Paris comme sont prêts à le faire certains maires ?

13:06
Anne Hidalgo

D'abord, sur la baïa, je suis d'accord avec cette décision. Voilà, c'est bon, c'est fait, c'est un cas à Paris. C'est très bien de... Un cas à Paris. Oui, ça ne va pas nous occuper non plus toute la rentrée, parce que les vrais sujets de la rentrée, c'est quand même comment on permet à nos enfants de réussir. Le vrai sujet de la rentrée à Paris, par exemple, pour beaucoup de parents, c'est 170 suppressions de postes d'enseignants dans les écoles primaires et 180 suppressions de postes d'enseignants dans les collèges. C'est ça, le vrai sujet de la rentrée à Paris.

13:35
Présentateur

La rentrée à l'uniforme, pas utile pour vous.

13:37
Anne Hidalgo

Ce n'est pas le sujet. Moi, je pense, vous savez, il faut, là aussi, prendre ce sujet de l'école, de l'éducation, pas par le petit bout de la lorgnette. Vous croyez vraiment que vous allez régler les problèmes de réussite scolaire par l'uniforme ? On est dans une société très diverse, très ouverte. Il faut saisir, puisqu'il y a une baisse démographique, il y a une baisse démographique dans notre pays, eh bien, il faut saisir, je ne dirais pas cette opportunité, mais ce moment pour repenser l'école. Prenons comme modèle les systèmes où ça marche bien. C'est quoi ?

C'est la Finlande, c'est le Danemark qui sont ces écoles, enfin, l'école publique est une école de grande réussite des élèves, c'est une école inclusive avec des pédagogies ouvertes. Il en existe. J'étais à Paris dans le 20e arrondissement dans une école publique, l'école Vitrube, qui est une école qui fonctionne depuis 60 ans sur un mode qu'on dit plus expérimental, mais sur ces pédagogies... des pédagogies alternatifs, comme on dit parfois. Oui, mais ouvertes, qui marchent bien et qui permettent la réussite des enfants. Il y a 60 ans de recul sur ce que deviennent les enfants de cette école à Paris, dans un quartier très populaire, une école très mixte.

Je vous assure que c'est ce type de modèle qu'il nous faut, au contraire, pousser. Alors, la question de l'uniforme, mais la question de l'uniforme, ça peut faire un peu le buzz, et c'est très bien. Mais non à l'expérimentation. Mais franchement, est-ce que c'est ça le sujet pour faire réussir nos enfants ? Dans quel monde on est ? Dans deux jours. En 2021, avec de l'éco-anxiété, avec un changement climatique qui pèse sur nos vies et qui doit être pris en considération, et des enfants qui ne sont plus les mêmes que ce que nous étions il y a 40, 50, 60 ans de cela.

15:17
Présentateur

Dans deux jours, Anne Hidalgo, c'est le début de la Coupe du Monde de rugby. Comme à chaque événement d'ampleur, il y a des questions, des inquiétudes, parfois sur l'organisation, la sécurité, les transports. Est-ce que vous avez, vous, les garanties pour dire qu'il n'y aura pas de répercussions négatives sur Paris pendant cette période ?

15:29
Anne Hidalgo

Je sais que tout ça est travaillé très sérieusement. Le préfet de police, Laurent Nunez, est un homme sérieux, impliqué, qui travaille en coopération avec les organisateurs de cet événement, avec la ville aussi. Tout est fait pour qu'il n'y ait pas de problème et je pense que ça va être une très belle fête. Moi, j'invite tous les Parisiens et tous ceux qui seront là à venir sur la place de la Concorde. On va pouvoir accueillir jusqu'à 40 000 personnes place de la Concorde pour célébrer les matchs. Il y aura un village du rugby à des écrans. Dès, d'ailleurs, le match d'ouverture. Qui sera à suivre sur TF1

16:07
Présentateur

andré du soir, je le précise.

16:08
Anne Hidalgo

Et moi, je serai place de la Concorde.

16:10
Présentateur

Ce que vous dites, ça vaut aussi pour les JO. Les JO, ça vient aussi avec son lot de préoccupation. Il y a même eu cet été des inquiétudes sur les épreuves de natation dans la Seine. Pourra-t-on les tenir l'année prochaine ? La qualité de l'eau sera-t-elle suffisante ? Qu'est-ce que vous répondez à ça ?

16:22
Anne Hidalgo

Oui, bien sûr. D'abord, ce sont des événements test. Qui ont été annulés cet été ? Pas tous. D'abord, un qui a été annulé parce qu'il y a eu des gros orages. Ça ne se reproduira pas l'année prochaine puisque l'infrastructure que nous sommes en train de terminer vers la gare de Sterlitz pour recueillir toutes les pluies d'orage. Quand il y a des orages, ça déborde.

16:41
Présentateur

Donc, s'il y a des orages, ça ira dans cette bonne installation d'évacuation des eaux.

16:44
Anne Hidalgo

Ça sera réglé. Et puis, en ce qui concerne le dernier événement, parce qu'il y a eu, on a enfin trouvé... D'ailleurs, ce sont les égoutiers de Paris qui ont trouvé la raison de cette pollution. Donc, je leur dis merci. Qui est une vanne qui a dysfonctionné. Donc, on a vu qu'il y avait des vannes qu'il fallait surveiller de très près. Un événement test sert à tester l'événement avant l'événement. Et donc, on sera prêt, bien sûr.

17:09
Présentateur

En revanche, pour les bouquinistes, ils n'auront pas gain de cause. Ils devront déguerpir pour laisser place à des chérémonies d'ouverture.

17:14
Anne Hidalgo

Évidemment que les bouquinistes, c'est du patrimoine de Paris. Oui, et nous sommes très soucieux. Et bien sûr, j'ai proposé la rénovation des boîtes, etc. Mais bon, le préfet de police nous dit pour des raisons de sécurité. Voilà. Et il ne s'agit pas du tout... Mais il ne s'agit pas de les faire partir définitivement.

Et d'ailleurs, ce que nous voulons leur proposer, le préfet de police veut organiser une réunion, nous y serons aussi, bien sûr, c'est de proposer aussi cette période-là qui va être très courte pour rénover les boîtes, les réinstaller, donc voilà, je pense que le dialogue permettra, au-delà des caricatures, de trouver des solutions parce que nous tenons évidemment à nos bouquinistes.

17:57
Présentateur

On dit souvent, on entend souvent, que si ces JO sont réussis, la voie sera ouverte pour que vous vous présentiez à nouveau au municipal en 2026.

18:04
Anne Hidalgo

Mais on entend beaucoup d'âneries quand même.

18:07
Présentateur

Vous ne vous présenterez pas au municipal en 2026 ?

18:09
Anne Hidalgo

En tous les cas, ce n'est pas ça le sujet. Aujourd'hui, je verrai, je n'ai pas encore pris ma décision. Ce n'est pas le sujet. Vous savez, il y a beaucoup de politiques d'ailleurs qui abîment la fonction politique en étant en droit et en pensant tout de suite au mieux se concentrer sur ce qu'on a à faire au moment où nous sommes...

18:23
Présentateur

Ce que vous dites, ça vaut pour les ministres Clément Bonne-Gabriel Attal ?

18:26
Anne Hidalgo

Ça vaut pour tout le monde. Il faut arrêter de courir après quoi ? Après, voilà, le pompon du Mickey ? Vous êtes en responsabilité, je suis en responsabilité comme maire de Paris avec un événement majeur qui s'appelle les Jeux Olympiques et Paralympiques à organiser et qui vont être un événement mais hors normes, magnifique. Et donc, je suis à la tâche et à la tâche pour les parisiennes et pour les parisiens. Donc, toutes les spéculations de si ça marche là, ça marchera après. Vous savez, avant 2020, beaucoup disaient que je ne serais pas réélue. Vous voyez, je suis la maire de Paris.

19:01
Présentateur

Vous vous êtes également rendue dans le cadre de votre fonction de maire de Paris à l'étranger il y a quelques jours. Vous étiez au Carabac, on le rappelle, une enclave arménienne qui fait l'objet de pressions de la part de l'Azerbaïdjan, en l'occurrence, une pression qui prend même la forme d'une famine en partie. C'est une enclave de 120 000... Un processus génocidaire.

19:19
Anne Hidalgo

Absolument. Tel que l'a dit l'ancien procureur près de la Cour pénale internationale.

19:26
Présentateur

Qu'est-ce que vous attendez ou qu'est-ce que vous demandez aujourd'hui ? Qui peut peser ? Est-ce que c'est au président français Emmanuel Macron de régler cette solution, cette situation qui apparaît sans solution ?

19:33
Anne Hidalgo

Nous étions une délégation d'élus. J'étais avec Bruno Retailleau, avec Xavier Bertrand, avec la maire de Strasbourg, de Marseille. Bref, nous étions une délégation d'élus. Et nous avons vu quoi ? Le blocage. Nous sommes venus avec des camions de l'aide alimentaire qui n'est pas passée, qui est bloquée. Et donc, un processus Cour pénale internationale et aussi le conseiller spécial auprès du secrétaire général des Nations Unies sur la prévention des génocides. Mais qu'est-ce que vous demandez et à qui aujourd'hui ? Qui peut agir sur ça ?

Et je demande aujourd'hui, bien sûr, que le gouvernement et le président français fassent le travail pour obtenir une résolution au Conseil de sécurité de l'ONU. Et je demande aussi qu'on mette vraiment au clair ce qui est la responsabilité de l'Azerbaïdjan. L'Azerbaïdjan est derrière ce processus génocidaire. L'Azerbaïdjan qui a corrompu une grande partie de la classe politique européenne pour essayer finalement de rester invité au rang des grandes nations. Je pense qu'il faut

20:35
Présentateur

un discours plus ferme sur l'Azerbaïdjan.

20:37
Anne Hidalgo

Il faut un discours ferme et il faut prendre conscience de la façon dont l'Azerbaïdjan a corrompu une grande partie de ceux qui aujourd'hui ne voudraient pas qu'on en parle.

20:46
Présentateur

Merci beaucoup Anne Hidalgo d'avoir fait votre rentrée ce matin sur LCI. de l'Azerbaïdjan