Jeux Olympiques, baignabilité de la Seine, Nouveau Front populaire...Le "8h30 franceinfo" d'Emmanuel Grégoire
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Bonjour Emmanuel Grégoire et bienvenue. Vous l'avez vu la course de Léon Marchand hier soir ?
- 2:27RelanceRéponse partielle
Si je peux me permettre, vélo, c'est loin d'être évident. Et pour le coup, il y a une promesse qui à ce stade n'est pas complètement tenue.
- 4:50OuverteRéponse directe
Il y a une autre promesse qui semble à ce stade difficile à tenir puisque comme hier, l'entraînement des triathlètes est annulé. La Seine n'est pas baignable ce matin à cause de la pluie qui est tombée vendredi et samedi. C'est une inquiétude ça ?
- 5:56RelanceRéponse directe
Personne ne vous reprocherait les fortes pluies, évidemment, mais un milliard et demi d'euros quand même investis, c'est beaucoup d'argent pour que tout se passe bien. Ça valait la peine ?
- 10:09OuverteRéponse directe
On dit que le président de la République l'a passé angoissé sur son téléphone. Vous, comment vous l'avez suivi pour l'avoir préparé d'aussi près ?
- 11:23OuverteRéponse directe
Vous comprenez justement ce sujet qu'on puisse en vouloir au jeu ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:49Invité politiqueFait
« La mer, Anne Hidalgo, elle a voulu vraiment faire en sorte que d'abord on offre une organisation inédite avec une organisation en cœur de ville »
- 4:02Invité politiqueChiffre
« Les 500 kilomètres de pistes cyclables que nous avons construits avec Anne Hidalgo depuis une dizaine d'années sont un élément essentiel de la mobilité à vélo »
- 6:06Invité politiqueFait
« Bien sûr que ça vaut la peine, mais notamment parce qu'il est faux de dire que ces un milliard et demi ont été faits pour une épreuve de triathlon »
- 6:14Invité politiquePromesse
« C'est un investissement pour les 50 ou 100 prochaines années »
- 6:32Invité politiqueFait
« Il y a un enjeu, et c'est d'abord le plus important, de protection de la biodiversité des milieux aquatiques. Et ça fonctionne, et tous les scientifiques disent que ça fonctionne parfaitement »
- 6:45Invité politiquePromesse
« Cet investissement qui a été mobilisé grâce aux JO, il est en réalité un élément d'héritage majeur pour l'avenir grâce aux JO. Ça se traduira de façon exceptionnelle par des zones de baignade grand public dans la Seine dès l'année prochaine »
- 20:02Invité politiqueFait
« Il n'y a jamais eu de déficit à la ville de Paris. D'abord, c'est interdit pour les collectivités locales, contrairement à l'État »
- 23:38Invité politiqueFait
« Je suis totalement d'accord avec ça ces déclarations ont été idiotes et inutiles »
Temps de parole
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Bonjour Emmanuel Grégoire et bienvenue. Vous l'avez vu la course de Léon Marchand hier soir ?
Je l'ai vu à la télé, c'était très spectaculaire. Le niveau de performance, y compris vis-à-vis de ses challengers, est exceptionnel. C'est un garçon que j'ai découvert comme beaucoup il y a peu, il y a une grosse année maintenant, lors de ses performances sur quelques grandes compétitions internationales. C'est prometteur, c'est une domination immense, c'était une joie quasi juvénile et exceptionnelle. C'est beau d'avoir des champions qui portent cette édition de Paris 2024.
Son entraîneur, je ne sais pas si vous avez entendu, Bob Bowman, qui est l'ancien menteur de Michael Phelps, dit qu'il n'est pas sûr d'avoir connu une ambiance comparable à celle d'hier soir à la Défense Arena.
En tout cas, ça se voyait très bien à la télé, parce que la plupart des gens l'ont voulu à la télé. C'est très beau de voir ces stades vivre magnifiquement bien. Cette aréna est magnifiquement aménagée pour les épreuves de natation. C'est beau quand on a un champion français dans une édition française des JO, avec évidemment la foule au rendez-vous. C'est exceptionnel, on espère que ça va durer. Foule au rendez-vous, dans tous les sports en fait ? Dans tous les sports, parce que c'est ce qui est d'ailleurs assez magique pour les Jeux Olympiques, c'est qu'on découvre des sports avec lesquels on est peu familier.
Il y a évidemment tous les supporters habituels d'une filière sportive qui sont des connaisseurs, souvent des pratiquants. Et puis, il y a le plaisir de découvrir des épreuves qu'on voit rarement à la télé. C'est cette vitrine mondiale de sport parfois méconnue qu'offrent les JO et qui font son charme, y compris le fait de l'intensité de diffusion simultanée qui fait que vous passez d'un sport à l'autre. C'est extrêmement agréable à regarder dans les stades, mais je le dis aussi à la télévision.
Dans Paris ou en télé, vous êtes allé voir par exemple ce qui se passe à la Concorde, où il y a une énorme ambiance avec les sports urbains, BMX, skate, etc.
C'est super, on est évidemment très attentif à ça. Vous regardez quoi ? Moi, j'ai beaucoup regardé par exemple le beach volley, le site de la Concorde. Moi, j'ai vraiment un écho entre la résonance entre les épreuves sportives et le patrimoine. Quand vous avez le tir à l'arc aux Invalides, le beach volley, dont on a vu les images tourner partout dans le monde, avec la tour Eiffel en contre-champ, quand vous avez la Concorde, l'obélisque et la tour Eiffel à nouveau. C'est une grammaire parisienne dans laquelle s'inscrivent les épreuves des JO, qu'on a vu magnifiquement bien l'occasion de la cérémonie d'ouverture.
Et donc voilà, c'est aussi une très belle vitrine pour Paris et c'est ce que nous avons recherché avec la mer.
Et ce qui est particulier, c'est que vous, vous avez évidemment, on va le rappeler, vous étiez premier adjoint d'Anne Hidalgo jusqu'à il y a quelques semaines, jusqu'aux législatives. Donc vous avez suivi de très près cette préparation. Je ne sais pas, par rapport à ce que vous avez imaginé, conçu, pensé, redouté, comment on se situe ?
Je dois dire qu'on est très heureux et très soulagés. La mer, Anne Hidalgo, elle a voulu vraiment faire en sorte que d'abord on offre une organisation inédite avec une organisation en cœur de ville, dans laquelle il y a une résonance entre la vie quotidienne, les aménagements du quotidien, évidemment la dimension historique et patrimoniale de Paris. Et ce Paris-là, il est réussi. Nos inquiétudes, c'est effectivement le risque d'embolisation de la ville. Ce n'est pas le cas, c'était vraiment compliqué évidemment pour la cérémonie d'ouverture. Mais aujourd'hui, beaucoup de nos concitoyens et des visiteurs disent que c'est magnifique de pouvoir se promener.
Il y a un peu moins de voitures, beaucoup de vélos, les transports publics résistent plutôt bien.
Il y a une forme de soulagement en fait quand même.
C'est plus que du soulagement. Ce serait bien en deçà de ce que nous éprouvons. C'est un immense bonheur, une immense fierté. Beaucoup de concentration aussi parce qu'on va quand même... Attention, ce n'est pas fini. Il reste encore plus d'une dizaine de jours. Mais pour l'instant, tout se passe aussi bien qu'on l'aurait imaginé.
Si je peux me permettre, vélo, c'est loin d'être évident. Et pour le coup, il y a une promesse qui à ce stade n'est pas complètement tenue. Et je parle d'expérience. Sur le vélo ? Oui, parce que toutes ces pistes cyclables qui ont été neutralisées, qui le sont toujours pour beaucoup.
C'est vrai. Oh, vous avez vraiment vendu des jeux 100% vélo. Oui, c'est vrai. Évidemment, aux abords immédiats des sites de compétition. Enfin, les 500 kilomètres de pistes cyclables que nous avons construits avec Anne Hidalgo depuis une dizaine d'années sont un élément essentiel de la mobilité à vélo, que ce soit d'ailleurs à Paris, mais également avec les efforts de la métropole du Grand Paris, à l'échelle de tous les territoires, de tous les sites qui sont concernés. En particulier, je pense à la Seine-Saint-Denis. Donc, c'est toujours difficile d'articuler tous les besoins en même temps. Mais aujourd'hui, se promener à vélo est facile à Paris.
Il faut faire attention parce qu'il y a beaucoup de monde. Il y a beaucoup plus de monde qui font du vélo. C'est aussi une discipline que des cyclistes n'ont pas aujourd'hui. et on fait beaucoup d'efforts pour essayer d'inculquer plus de civisme et de respect à un certain nombre de cyclistes. Ça progresse. Mais écoutez, en tout cas, on avait promis que le réseau serait en place pour permettre une mobilité facile à vélo. C'est plutôt le cas aujourd'hui et je le pratique moi aussi tous les jours.
Emmanuel Grégoire, il y a une autre promesse qui semble à ce stade difficile à tenir puisque comme hier, l'entraînement des triathlètes est annulé. La Seine n'est pas baignable ce matin à cause de la pluie qui est tombée vendredi et samedi. C'est une inquiétude ça ?
Écoutez, d'abord c'est une vigilance. On savait que s'il y avait des pluies très très importantes dans les jours qui précédaient les épreuves, il y avait un risque parce que le brassage des eaux fait qu'elles sont moins propres. On le savait malheureusement, et ça s'est vu vendredi soir lors de la cérémonie d'ouverture, nous n'avons pas été épargnés par les mauvaises conditions météo. C'est non seulement vendredi, mais les jours d'avant, en amont de la Seine, il a beaucoup plu. Donc aujourd'hui, il n'y a pas d'inquiétude du côté du comité d'organisation qui va continuer ses tests.
On attend aujourd'hui une belle journée d'ensoleillement qui est un élément essentiel pour rétablir les équilibres. C'est évidemment au comité d'organisation de prendre les décisions, mais je ne vois ni du côté des fédérations sportives et des pays qui participent à ces épreuves de triathlon, ni du côté du comité d'organisation, d'inquiétude insurmontable. Donc on va très sereinement attendre les résultats qui seront pris la nuit prochaine.
Personne ne vous reprocherait les fortes pluies, évidemment, mais un milliard et demi d'euros quand même investis, c'est beaucoup d'argent pour que tout se passe bien. Ça valait la peine ?
Bien sûr que ça vaut la peine, mais notamment parce qu'il est faux de dire que ces un milliard et demi ont été faits pour une épreuve de triathlon. Ce n'est pas vrai.
Pour en déni de la Seine ?
C'est un investissement pour les 50 ou 100 prochaines années. Donc un milliard et demi, en fait, c'est assez peu pour redonner aux fleuves la qualité d'eau qu'ils méritent en arrêtant de le polluer. C'est un élément d'ailleurs dans lequel il y a deux enjeux. Il y a un enjeu, et c'est d'abord le plus important, de protection de la biodiversité des milieux aquatiques. Et ça fonctionne, et tous les scientifiques disent que ça fonctionne parfaitement. Et le deuxième, c'est d'utiliser les JO comme un levier d'accélération du retour, entre guillemets, à une Seine qui soit plus saine.
Et donc, en l'occurrence, qui se traduira par des aménagements de zones de baignade grand public à partir de l'année prochaine. La Seine, Seine, en 2025, c'est bon pour vous ? Mais c'était déjà le cas, je rappelle. En dehors des éléments exceptionnels, et il y en a eu un sur le plan météorologique...
Mais il y en a un aussi pour les particuliers.
Mais bien sûr, mais ça c'est banal. Quand on va à la mer, quand on se baigne dans un lac, il y a parfois... Pardon, mais banal, elle met un milliard et demi, quoi. Mais c'est pas très important, on prend des enjeux, mais il n'y a aucun problème, vous pouvez le dire. Ce n'est pas du tout un investissement inconsidéré. C'est un investissement qui d'ailleurs avait un caractère obligatoire et qu'aurait coûté beaucoup plus cher dans le futur au regard des directives européennes sur la qualité des eaux fluviales. C'est une obligation de tous les pays.
Qui sont très exigeantes, beaucoup plus qu'ailleurs. Oui, oui. Est-ce que ça, pour le coup, c'est quelque chose qu'il faut questionner ?
Mais non, mais trop, c'est normal, c'est normal. Trop rigide ? Les gens comprennent très bien que si on veut avoir une planète qui soit respectée, si on veut avoir des écosystèmes urbains qui soient soutenables dans la durée responsable sur le plan environnemental, ça suppose qu'on arrête de polluer. Et donc, cet investissement qui a été mobilisé grâce aux JO, il est en réalité un élément d'héritage majeur pour l'avenir grâce aux JO. Ça se traduira de façon exceptionnelle par des zones de baignade grand public dans la Seine dès l'année prochaine.
Et comme à la mer, quand il ne fait vraiment pas beau, qu'il y a des tempêtes ou qu'il y a des pollutions localisées, eh bien, il y a un drapeau rouge. Dans la majorité des cas, il y aura des drapeaux verts. Et de temps en temps, en fonction d'événements météorologiques exceptionnels, il y aura drapeau rouge. On a l'habitude de ça partout où on se baigne.
La Midalgo va bien après cette baignée dans la Seine ?
Elle va très très bien, oui.
Non mais on pose la question parce qu'on a su qu'effectivement, la Seine n'était pas baignable ce 17 juillet quand elle y est allée.
Oui, écoutez, elle va très bien. Et donc, ce qui est la preuve, qu'il y a beaucoup de précautions. Ce sont le principe des normes sanitaires. Il y a énormément de gens qui se sont baignés dans la Seine. Moi-même, je l'avais fait il y a un an en avant de phase avec des clubs de nageurs pour montrer qu'on avançait bien. Et nous allons très bien. Tous les nageurs vont très bien. Ce qui prouve qu'il n'y a pas d'inquiétude à avoir.
Emmanuel Grégoire, vous restez avec nous. 8h40, c'est l'heure du Fil Info. Claire Checaglini.
La sincérité du scrutin présidentiel vénézuélien en question. Joseph Borrell, le chef de la diplomatie européenne, réclame une transparence totale à Caracas. La reconduction au pouvoir de Nicolas Maduro est contestée. L'opposition annonce, elle aussi, avoir gagné. De nouvelles chances de médailles françaises en escrime après l'argent décrochée hier soir par l'épéiste Yannick Borrell, place aujourd'hui aux sabreuses Manon Apity-Brunet, Sarah Belzer et Cécilia Berder et aux fleurettistes Enzo Lefort. Dernier match de poule pour les Françaises du rugby à 7, mais déjà un billet validé pour les quarts de finale. Rendez-vous à 15h30 face aux Etats-Unis au Stade de France.
Objectif, se rassurer pour les handballeurs tricolores, champions olympiques en titre, mais défaits par les Danois samedi. Les hommes de Nicolas Karabatic affrontent la Norvège à 19h. Rendez-vous à l'Arena Paris-Sud.
Et Emmanuel Grégoire, député PS de la 7e circonscription de Paris,
et toujours conseiller de Paris, ancien premier adjoint évidemment d'Anne Hidalgo à la mairie. Oui, la cérémonie d'ouverture en plein air, on n'en parle plus. Il y avait un gros enjeu de sécurité sur ce fleuve. Et finalement, tout s'est bien passé, à part la pluie. On dit que le président de la République l'a passé angoissé sur son téléphone. Vous, comment vous l'avez suivi pour l'avoir préparé d'aussi près ?
Écoutez, d'abord oui, on n'en parle plus, si on en parle beaucoup, parce qu'il y a ces images exceptionnelles qui vont tourner encore pendant très longtemps.
On ne parle plus d'un problème de sécurité, de la crainte d'attentat, etc.
La sécurité, on a réussi quand on n'en parle pas, d'une certaine manière. Et donc, comme ça s'est bien passé, on n'en parle pas. Je voudrais, comme l'a fait la maire de Paris et comme l'ont fait un certain nombre de responsables, rendre hommage au travail préparatoire qui a été mené par les forces de l'ordre, par les responsables en charge de la sécurité publique, des moyens exceptionnels avaient été déployés, y compris sur des risques émergents, nouveaux. Et donc, c'est très bien. Ils ont été largement évoqués. C'était la protection aérienne anti-drone, la surveillance évidemment liée au tourisme très important dans la ville et aux risques inhérents que cela génère.
Ça a été un très grand succès. Et voilà, c'est une façon de montrer la capacité de notre pays à organiser en toute sécurité des très très grands événements. Je n'oublie pas quand même, même si ce n'était pas lié à la cérémonie d'ouverture, évidemment, le fait que ce soit le même jour ne peut pas être fortuit, le sabotage.
Vous comprenez justement ce sujet qu'on puisse en vouloir au jeu ?
Non, je ne comprends pas qu'on puisse en vouloir à quoi que ce soit qui justifie de mettre dans l'embarras des centaines de milliers de Français, soit très marginalement qui venaient à la cérémonie d'ouverture, mais qui très majoritairement partaient tout simplement en vacances.
Mais l'euphorie dans les stades ne peut pas faire oublier qu'il y a beaucoup de colère dans le pays et que toutes ces lignes qui menaient vers Paris, l'enquête est en cours et il faut évidemment rester très prudent. Mais les enjeux environnementaux, les enjeux sociaux, il y a beaucoup d'éléments de colère contre ces jeux.
Non, non, mais la colère, on a tous de la colère. Je ne trouve aucun élément d'indulgence de quel cordre que ce soit qui justifie ce type d'action. Aucun. Aucun. Rien ne peut justifier ces actes de sabotage, terrorisme intellectuel, terrorisme concret pour le quotidien des Français et de tous ceux qui ont été frappés par cela. Rien ne peut. Rien ne peut susciter chez moi de l'indulgence, de la compréhension.
Et cette cérémonie, donc, le soir, quelle France avez-vous vue, vous, Emmanuel Grégoire, à travers cette cérémonie ?
J'ai vu la France que j'aime, j'ai vu la France que j'aime dans sa diversité, j'ai vu la France que j'aime dans la capacité de la culture à susciter de la controverse. J'ai trouvé ça magnifique. Je peux avoir, moi, après, sur tel ou tel tableau, des appréciations qualitatives. Elles sont esthétiques, elles ne sont pas du tout morales, etc. J'ai trouvé que c'était un spectacle exceptionnel. Je l'ai vu à la télévision, et d'ailleurs, c'est son principe de conception, puisqu'il est pour le milliard et demi de personnes qui le regardent. J'ai trouvé ça exceptionnel.
J'ai trouvé que la cohabitation du défilé des sportifs et du spectacle est une idée géniale, alors qu'historiquement, c'était spectacle d'abord, défilé des sportifs après. De ce que j'ai perçu des visages des sportifs, je pense, qui vivaient un moment d'exception, comme on le fait. Mouillé, mais exceptionnel. Mouillé, très mouillé. Ils étaient aussi protégés. J'ai trouvé ça extraordinaire, extraordinaire. Et voilà, ça fait partie des choses que je re-regarderais. Tellement que je les ai trouvées extraordinaires.
Vous êtes député de Paris, élu des premiers tours, on le rappelle. Le nouveau Front populaire dont vous êtes réclame Matignon, puisqu'il a obtenu le plus grand nombre de députés, mais sans majorité. Vous-même, vous aviez laissé entendre que vous n'étiez pas, je vous cite, un grand fan du nouveau Front populaire. Ça sent l'impasse, quand même, pour la gauche. Que personne ne veut gouverner avec les insoumis. Comment on sort de cet impasse ? Comment la gauche sort de cet impasse ? Est-ce que ça passe par une mise à distance, d'une façon ou d'une autre, des insoumis ? Alors, ce n'est pas comme ça que je raisonne.
Moi, je ne sais pas dans quelles circonstances vous avez repris ces mots. Ce que je sais, c'est que tous les députés du nouveau Front populaire, ils ont été élus sur une étiquette, dont une ignore que c'est un accord électoral qui regroupe des gens qui ne pensent pas exactement la même chose, surtout. Et d'ailleurs, quand la gauche fait preuve d'exclusive, elle est condamnée à l'impuissance, au brouhaha, à la marginalité et à l'opposition. Cette alliance, le nouveau Front populaire, a fait l'objet d'un travail minutieux de préparation, de discussion, qui est d'ailleurs encore en cours, et qui entraîne chez nous, parlementaires élus, une obligation morale et politique de respecter ce cadre.
Et je voudrais repréciser, on ne réclame pas Matignon. Ce sont les Françaises et les Français qui ont choisi de placer le nouveau Front populaire en tête, la coalition, en tête, au deuxième tour des élections législatives.
Emmanuel Grégoire, qu'est-ce que vous dites ce matin ? C'est tout va bien au nouveau Front populaire, et la balle est dans le camp d'Emmanuel Macron ?
Oui, exactement. Je dis qu'aujourd'hui, les Françaises et les Français ont placé le nouveau Front populaire en tête. Donc, il a vocation à être à l'initiative de la formation d'un gouvernement. Deuxièmement, comme ça a été dit maintes fois, et je le sais parfaitement, le nouveau Front populaire n'est pas majoritaire seul. Donc, il doit réunir les conditions pour mener une politique durable, avec une stabilité gouvernementale, donc réunir les conditions pour ne pas subir, dans l'instant même où un gouvernement serait formé, une motion de censure. Ça lui impose du dialogue et de l'ouverture.
C'est quoi ces conditions ? Vous savez que ni les droites, ni le centre, ni les macronistes à l'Assemblée n'associeront leur voix au nouveau Front populaire, tant que les insoumis en sont. Oui, je ne leur demande pas, d'ailleurs, je le comprends, oui. Tant que les insoumis... Sauf qu'il faut chercher des majorités pour faire passer des textes.
Non, mais c'est pas la même chose. C'est pas la même chose de dire qu'on n'apporte pas son soutien à un gouvernement. Je n'attends pas de LR et d'Ensemble qu'ils apportent leur soutien à un gouvernement au nouveau Front populaire. Mais à quel moment vous annoncez de façon préalable que vous voterez systématiquement avec le Rassemblement national une motion de censure pour empêcher celui qui est arrivé en tête, le nouveau Front populaire, d'y arriver ? Parce que cet argument-là, il ne tient pas. Dans la mesure où, à l'inverse, c'est exactement la même chose quand vous dites que ce n'est pas le nouveau Front populaire qui peut animer un gouvernement.
Et c'est, par exemple, une alliance Ensemble-LR. Ça n'existe pas sans un soutien tacite du Rassemblement national. C'est exactement ce que dit Pascal Canfin. Et il dit, Pascal Canfin, qui n'est pas franchement du nouveau Front populaire, il dit que c'est la vocation du nouveau Front populaire d'organiser un gouvernement et de faire la démonstration. S'il n'y arrive pas, on verra. Mais de faire la démonstration qu'il est capable de former un gouvernement et de tenir en discutant avec les autres groupes en dehors du Rassemblement national.
Alors, puisque vous citez les interviews, moi j'ai lu Yannick Jadot, dans Charlie Hebdo, je crois, qui dit qu'il faut qu'on trouve 100 députés. Il ne dit pas clairement qu'il faut sortir les insoumis. Mais en sous-titre, il faut élargir la CIS parlementaire. Donc, à un moment, il faut faire bouger les insoumis. Il faut lâcher peut-être sur du programme. Qu'est-ce que vous êtes prêt à lâcher ?
Il faut discuter. Deux choses. D'abord, quand il dit qu'il faut trouver une centaine de députés. Oui, c'est ce qui nous amène proche de la majorité absolue. Il faut nous faire dépasser légèrement la majorité absolue. Ça ne peut pas être sans les insoumis, puisque si vous retirez les insoumis, il n'y a plus du tout de majorité absolue. Donc, il ne peut pas dire ça.
Il n'y a pas de majorité absolue.
Il ne peut pas dire ça, mais ce n'est pas l'opposition qui décide des configurations dans lesquelles on gouverne le pays. Ce n'est pas comme ça que ça fonctionne. Et donc, ce qui est prévu, c'est des discussions d'abord dans le Nouveau Front Populaire pour approfondir un programme de gouvernement. Il sera présenté, je l'imagine, d'ici la fin août. Et en même temps, engager un dialogue, comme l'a dit Lucie Casté, comme vous le savez, qui est la candidate du Nouveau Front Populaire pour intégrer Matignon, des discussions avec l'ensemble des groupes hors rassemblement national pour explorer les conditions dans lesquelles on met en place un gouvernement.
Parce que sinon, je vous tiens à la conséquence de tout cela. Et c'est là que le président de la République doit faire attention. Si on tire le fil de la pensée du président de la République, c'est l'impasse et la crise institutionnelle durable qui conduira inexorablement à lui mettre la pression sur le don, y compris l'hypothèse de sa démission. Et donc, il faut faire attention avec cela. Il ne faut pas organiser politiquement un blocage des institutions et laisser celui qui est en tête, en l'occurrence le Nouveau Front Populaire, faire une proposition d'organisation gouvernementale et de plan d'action dans les semaines et mois qui viennent. Et on va continuer à en parler de ces discussions
dans une minute, puisqu'il est 9h moins 10. C'est l'heure du Filinfo. Claire Checaguini.
Enquête sur les actes de malveillance à la SNCF, c'est un mode traditionnel de l'ultra-gauche. Fléchage signé Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, indique ce matin que plusieurs personnes ont été identifiées comme étant de possibles saboteurs. La Marseillaise, pour le prodige des bassins, médaille d'or autour du cou, pour le Toulousain Léon Marchand, aux 400 mètres 4 nages hier soir. Le recordman de la distance a survolé l'épreuve. Un potentiel titre olympique pour les Français au parc du Château de Versailles, et cette fois en équitation finale du concours complet par équipe en fin de matinée. Les tricolores avaient décroché le bronze à Tokyo et l'or à Rio.
Principale ennemie des pompiers californiens, la météo hier. Les vents se sont renforcés et les températures ont augmenté. Dernière estimation des ravages du méga-feu de Chico, plus de 144 000 hectares dévastés. France Info.
Le 8.30 France Info, Bérangère Bonte, Marie Bernardo.
On reçoit ce matin Emmanuel Grégoire, député TPS de la 7e circonscription de Paris. Vous connaissez bien Lucie Castet, la candidate de Nouveau Front Populaire pour Matignon, parce qu'elle était conseillère budgétaire d'Anne Hidalgo et depuis presque un an directrice financière de la mairie de Paris, ce qui lui vaut d'ailleurs des critiques de l'opposition qui la rend en partie responsable du déficit de la ville. C'est la bonne candidate.
La ville n'a jamais eu de déficit. Je précise parce que jamais il n'y a eu de déficit à la ville de Paris. Paris a toujours dégagé des exécutifs budgétaires énormes et il y a une dette, mais c'est une dette au service d'une stratégie d'investissement. Il n'y a jamais eu de déficit à la ville de Paris. D'abord, c'est interdit pour les collectivités locales, contrairement à l'État.
C'est la bonne candidate. Je vous pose la question parce que vous y étiez de droit en tant que député au Conseil extraordinaire du PS jeudi soir où on a senti que ça commençait à tanguer et que cette candidate qui devait faire la synthèse entre les quatre blocs du Nouveau Front Populaire visiblement commence à faire un peu peur au sein du PS.
Non, je ne crois pas du tout qu'elle fasse peur au sein du PS et je ne crois pas que ce soit le sens des déclarations, notamment d'Hélène Geffroy que je connais bien et que j'apprécie énormément. Ce sujet n'est pas le sujet de Lucie Casté. Elle fait l'unanimité. C'est pour ça qu'elle a été choisie. C'est une haut fonctionnaire engagée, femme de gauche, jeune qui a une grande expérience de l'État. Et ce qui a été évoqué, c'est plutôt le rapport de force à l'intérieur du Nouveau Front Populaire. C'est la critique qui est formulée par Hélène Geffroy et je dois dire que je n'aurais pas utilisé les mêmes mots mais que j'y suis sensible.
C'est de faire en sorte que le baril centre du Nouveau Front Populaire soit respectueux de l'ensemble de ses composantes. Il y a évidemment la France Insoumise, il y a les communistes, il y a les écologistes, il y a les socialistes et puis il y a beaucoup de gens qui ont participé à cette aventure et qui ne se sentent d'aucun des partis qui, ce qu'on appelle la gauche hors les murs, sont engagés de gauche mais qui ne trouvent pas pour l'instant de partis ou qui ne les souhaitent pas. C'est de veiller à l'équilibre de tout cela et de faire en sorte qu'il n'y ait pas de voix parmi le Nouveau Front Populaire qui déporte la cohérence politique de cet accord.
Je pense évidemment à Jean-Luc Mélenchon quand je dis ça qui me semble avoir eu des déclarations pas conformes à l'intérêt du Nouveau Front Populaire à un certain moment. D'ailleurs. Mais quand il dit le soir du premier tour nous avons gagné c'est le programme rien que le programme c'est un mensonge ce n'est pas vrai c'est un mensonge ou une erreur mais c'est incontestablement pas vrai. Vous ne pouvez pas dire que c'est le programme tout le programme rien que le programme quand vous avez 190 députés sur 577. Donc le problème
c'est Jean-Luc Mélenchon alors aujourd'hui ?
Non je ne dis pas que c'est le problème je dis que s'il n'y a que sa voix qui porte et qu'il n'y a que lui qu'on entend c'est un déséquilibre et donc un problème. C'est ça que je veux dire. La gauche c'est des pluralités d'engagement de conviction on a essayé de faire en sorte de travailler collectivement à une synthèse pour être en capacité de gouverner le pays et donc d'agir pour les françaises et les françaises ça suppose qu'on a du mal à transformer l'essai comme tout le monde parce que ça ce sont les françaises et les françaises qui l'ont choisi. Si on avait une majorité absolue de députés ça irait plus vite mais c'est valable pour le camp opposé aussi.
Les françaises et les françaises ont choisi une configuration inédite pour l'Assemblée nationale qui suppose soit un blocage total si personne n'a d'esprit d'ouverture soit de revoir complètement la façon de travailler au Parlement en étant plus ouvert en étant donc en capacité de dialoguer et de faire des compromis. S'il n'y a pas de compromis il n'y aura pas de stabilité gouvernementale s'il n'y a pas de stabilité gouvernementale il y aura une crise et à la fin une démission du président de la République. On sent comme une
disons-le une soumission aux insoumis au sein de ce nouveau Front Populaire avec beaucoup de nuances. Il y a une idée qui monte.
Je vais le dire après mais je suis en désaccord total avec ça. D'abord je ne suis soumis à personne et ce n'est pas vrai de dire qu'au nouveau Front Populaire il y a une insoumission
il y a beaucoup de désaccord beaucoup de gens que ça gêne ces positions pas seulement de Jean-Luc Mélenchon d'un Thomas Porte qui dit que les athlétistes israéliens ne sont pas les bienvenus au jeu ils sont les bienvenus au jeu on est d'accord ?
Je suis totalement d'accord avec ça ces déclarations ont été idiotes et inutiles.
Bon mais ça ne vous gêne pas de gouverner avec eux ?
Des gens qui ont des déclarations idiotes et inutiles il y en a beaucoup dans la vie politique il y en a beaucoup dans la vie politique et pardon cette déclaration-là n'engageant rien le programme d'action pour la France ce qui est important c'est un que ça arrête de se répéter de façon régulière qui est une forme de stratégie pour imprimer c'est aussi parce qu'on leur donne beaucoup plus d'écho qu'ils ne le méritent qu'ils s'adonnent à ce type d'excès ces excès sont aussi des excès pour exister pour vivre pour imprimer médiatiquement Ils sont dans votre famille ? Non ils ne sont pas dans ma famille ils ne sont pas dans ma famille ils ne sont pas dans le nouveau Front Populaire ?
Ils sont dans cet accord qu'on appelle le nouveau Front Populaire il faut être clair là-dessus et moi deuxième chose je pense que beaucoup de représentants du nouveau Front Populaire ont été très clairs sur les condamnations de cette déclaration de M. Porte et donc arrêtons de nous détourner du sujet essentiel le sujet essentiel c'est le programme et alors
on n'enlève pas du programme puisque vous dites non ce n'est pas le programme rien que le programme qu'est-ce que vous êtes prêt à faire comme concession
comme main tendue ?
La méthode elle a été fixée de façon précise c'est aujourd'hui est en train d'être établi un programme d'action gouvernementale par les partenaires du nouveau Front Populaire et à l'issue de ce travail qui consiste il faut bien le comprendre à détailler par rapport à ce qui avait été discuté pendant la campagne électorale suite à la dissolution et ensuite comme Lucie Casset l'a dit et si elle l'a dit c'est évidemment avec l'assentiment de l'ensemble des composants du nouveau Front Populaire d'engager un dialogue avec les groupes qui composent l'Assemblée Nationale en dehors du Rassemblement National pour discuter texte par texte la façon dont on agira et dont on prendra des mesures c'est ce qu'on appelle à l'étranger les coalitions à l'étranger c'est banal mais c'est pas notre culture
à l'étranger ça lèche et nous ça ne l'est pas il faut changer de culture politique
ils nous demandent que ça devienne notre culture parce qu'ils en ont décidé ainsi et comment on fait pour changer de culture politique en ce moment
puisque c'est urgent visiblement
il faut tendre les mains qui veulent bien se présenter moi je vois des déclarations plus ouvertes que les déclarations très dures de l'aile droite de la Macronie encore imaginez qu'il reste une aile gauche mais quand je vois l'interview de Pascal Canfin qu'il donne au monde je vois bien qu'il tend la main en disant on ne peut pas être dans une alliance de droite etc et il dit c'est au nouveau Front populaire de mettre en oeuvre un programme d'action gouvernementale parce qu'il est arrivé en tête
on ne sera pas sûr que vous êtes prêt à lâcher
mais ça c'est pas à moi de le dire vous vous doutez bien vous vous doutez bien c'est pas à moi de le dire maintenant mais il y a parmi toutes les mesures que nous avons engagées on mettra sur la table des propositions et elles seront amendées par ceux qui veulent bien les amender
et on aura l'occasion d'en reparler évidemment ensemble avec grand plaisir Emmanuel Grégoire député socialiste de Paris merci d'avoir accepté l'invitation de France Info ce matin
Emmanuel Grégoire