Marine Tondelier répond au chroniqueur des Grandes Gueules qui a critiqué l'annonce de sa grossesse
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:36Fait
« Dans un pays qui traite comme ça ses enfants et qui traite comme ça les femmes, faut pas s'étonner que les gens se posent la question. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Bon, il y en a plein d'entre vous qui m'alertent sur le fait qu'on a parlé de moi aux grandes gueule RMC. En général, c'est très mauvais signe. Donc, je me suis dit qu'est-ce qui s'est encore passé ? Et là, je découvre en regardant l'extrait que il y a une nouvelle grande gueule, je ne le connaissais pas celui-là, Antoine Dier, je crois que c'est comme ça qu'on dit, qui avait des commentaires très intelligents à faire sur ma décision d'avoir un enfant, sur le fait de le dire parce que juste ça va se voir et sur le fait d'avoir cet enfant en l'occurrence à 39 ans. Et donc on va l'écouter. Je pense que j'ai pas mal de trucs à lui répondre, pas juste en mon nom, mais des commentaires que j'ai pu lire au nom de beaucoup de femmes. Antoine, on t'écoute. Mais en réalité il manque il manque le
principal message, c'est attendez pas d'avoir 39 ans pour vouloir des enfants. Si, pardon, pardon. On a un sujet dans notre société aujourd'hui et je dis pas que les femmes le souhaitent mais je dis que on repousse l'âge de la maternité avec toutes les conséquences que ça implique, médical, difficulté à avoir des enfants. Essayons essayons de soutenir les femmes pour avoir des enfants à 25 30 ans plutôt qu'à 35 40. C'est leur choix. les grandes gueules. Bon, Antoine Diers, c'est qui ? C'est l'ancien conseiller d'Éric Zemour. Il vient de se ridiculiser dans les grandes gueuleurs MC en tenant des propos qui n'ont aucun sens. Alors peut-être qu'il
concourt pour le championnat du monde de main's planning. Dans ces cas, il a ses chances. Si c'était pour le prix Nobel de féminisme, faudra repasser. Cher Antoine, on va t'expliquer plusieurs choses. La première, si tu avais bien écouté mes propos, c'est que cet enfant, j'essaie de l'avoir depuis 3 ans. J'en ai déjà un qui a 7 ans. Et il se trouve que depuis 3 ans, j'essaie d'avoir un deuxième que ça a été extrêmement compliqué. Donc non, je n'ai pas essayé d'avoir un enfant à 39 ans et quand bien même ce serait mon problème paltien. Deuxièmement, pourquoi les femmes font essayent de faire des enfants plus tard qu'avant ? Peut-être que c'est pas de leur faute, Antoine. Premièrement, sache que c'est beaucoup lié à des discussions de couple. Donc là, je parle de couple
hétérro entre un homme et une femme. Il est très fréquent que le désir d'enfant chez la femme soit plus précoce que celui de l'homme. Les études le démontrent. Dans ces cas-là, s'introduit une forme de négociation et souvent, il est démontré que la femme emporte la négociation avec l'homme et donc il finissent par avoir un premier enfant dans ce couple. Sauf que ça se fait au prix d'un report de la décision dû au fait que l'homme traîne un peu des pieds. Donc cette négociation prend du temps, il finit par dire "OK, mais l'année prochaine, faisons encore un dernier grand voyage, laisse-moi faire mon marathon, j'en sais rien." Bref, mais il y a un truc un peu comme ça qui est démontré par les études qui reporte l'âge du premier enfant. Donc si tu as un truc à dire Antoine, dis-le aux
hommes. Deuxièmement, il est très fréquent aussi que les femmes s'interrogent sur le fait de vouloir un enfant. Alors, il y a des femmes qui prennent la décision de ne pas en vouloir. Elles ont tout mon soutien et je respecte cette décision parce que franchement dans le monde dans lequel on vit, c'est logique de se poser la question. Regardez ce qui se passe au niveau international. Regardez ce qui se passe au niveau du climat, de la biodiversité, de de l'eau potable qui est en train de se rarfier, de tous ces symptômes que la planète ne va pas bien et qu'on se demande dans quelle planète vivront nos enfants. Et puis après, il faut quand même se dire qu'on vit dans un pays où c'est pas simple, où beaucoup de mamans se disent "Mais comment je vais faire pour offrir un logement
décent à cet enfant ou des mamans se demandent si elles pourront le nourrir. Dans ces cas-là, est-ce que tu te dis tiens, je vais faire un enfant, ça va être hyper simple. Il y a des gens qui se pose la question et c'est extrêmement légitime. Et puis faut voir aussi toutes les questions que s'approchent chez une femme. Tu sais que si tu fais cet enfant, tu auras des impacts sur ton salaire, sur ta retraite, que ça peut faire vaciller ton couple aussi. Alors franchement, quand tu sais tout ça, tu te poses la question, tu te demandes "Mais si mon enfant a un handicap, comment il sera scolarisé ? On entend tous les jours que ça va être compliqué. Est-ce que j'aurais un mode de garde ? Est-ce que je serai aidé là-dedans ? Est-ce que s'il a un problème de santé
mentale, il aura accès à un médecin ? On sait que dans plein de territoires, mais quasiment dans tout le pays, c'est devenu très compliqué. Donc dans un pays qui traite comme ça ses enfants et qui traite comme ça les femmes, faut pas s'étonner que les gens se posent la question. Et d'ailleurs, mon cher Antoine, si tu regardais d'un peu près les choses, dans les pays qui sont un peu dirigés par tes copains politiques, la natalité est moindre. Parce qu'en fait les politiques natalistes où on explique aux femmes que ce sera plus compliqué d'avorter, que vraiment faut faire des enfants, que c'est ça leur rôle dans la vie et bien en fait ça ne marche pas. La le vrai aphrodisiaque démographique, je prends là le mot d'An Cécile Meifer, la présidente de la fondation des femmes qui a beaucoup
travaillé sur le sujet et bien c'est l'égalité dans une société où les femmes seraient traitées comme les hommes, où elles ne seraient pas discriminées dans le travail, où la vie de couple serait plus égalitaire, où il y aurait moins de violence intrafémiliale, où on vivrait mieux tout simplement, où il y aurait une politique féministe du vivant. Voilà où la vie serait protégée dans ce pays. La vie de nos enfants, la vie de la faune, la vie de la flore, des écosystèmes. Et bien cet état d'esprit là ne ferait pas que les femmes spontanément se diraient chouette pour faire plaisir à Antoine, je vais faire plein d'enfants et très très jeunes. Mais au moins elle serait libre de ce choix et c'est pour ça qu'on va se battre Antoine pour la liberté de ce choix. Donc bref Antoine si je résume,
tu lâches la grappe aux femmes. Pas juste à moi, mais à toutes les femmes. Merci d'avance. Ah.
Marine Tondelier