Présidentielle : Une primaire d’Edouard Philippe à Sarah Knafo ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 23 %Attaque 15 %Défensif 38 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 12:07OuverteRéponse directe
François-Noël Buffet, la métropole de Lyon a été remportée largement par le camp Aulas, comment expliquez-vous votre défaite à Lyon ?
- 14:47OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a des sénatoriales en septembre ? Est-ce que compte tenu des résultats à la métropole dans les villes du Rhône, vous arrivez à vous projeter sur ces sénatoriales ?
- 24:24OuverteRéponse partielle
Sur l'union des droites et sur la ligne que va prendre les Républicains, il y a une déclaration qui n'est pas nouvelle mais qu'a refait Laurent Wauquiez cette semaine : son souhait d'un candidat unique qui irait d'Edouard Philippe à Sarah Knafo.
- 27:36OuverteRéponse directe
Ça veut dire que Bruno Retailleau qui lui aussi officiellement pour vous ça va avoir du mal à aller jusqu'au bout ?
- 29:41OuverteRéponse directe
Sarah Knafo a tenté d'impulser une stratégie d'union des droites aux municipales, en se retirant au profit de Rachida Dati. Qu'en pensez-vous ?
- 32:42OuverteRéponse directe
Est-ce que la stratégie de LFI lors des municipales était de montrer une forme de caractère indispensable à gauche ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 12:25InvitéFait
« Pour être très honnête on ne s'attendait pas à un score aussi important même si on s'attendait tout de même à une victoire. »
- 13:11InvitéChiffre
« C'est la première agglomération de France après l'île de France il ne faut pas l'oublier c'est 1 500 000 habitants c'est 4 milliards de budget. »
- 15:04InvitéFait
« Regardez évidemment les choses sont la situation d'ailleurs qu'en 2020 c'est clair donc nous devrions pouvoir progresser à la condition évidemment comme toujours que les choses se construisent intelligemment dans l'Union autant que faire se peut le plus possible bien évidemment. »
- 24:40InvitéPromesse
« Je suis favorable à une primaire de la droite. »
- 26:56InvitéFait
« il n'y a aucun qui franchira le premier tour de l'élection présidentielle donc il faut trouver »
- 28:55InvitéFait
« elle peut représenter un espèce de je pense que l'électorat justement de droite peut rejoindre cette femme d'extrême droite qui est moins repoussoire ou épouvantail qu'un Zemmour ou même qu'un Bardella pour certains »
- 30:09InvitéFait
« c'est d'avoir réussi à siphonner une partie de l'électorat LR qui ne voulait pas voter pour Mme Dati »
- 30:36InvitéFait
« Elle a siphonné aussi les voix du RN parce que Thierry Mariani est arrivé à un régulier »
- 32:56InvitéFait
« pour 2027 on est incontournable et ça ils l'ont fait »
- 33:29InvitéFait
« Pour toute dépense nouvelle il y aura l'annulation d'une autre dépense prévue à l'europrès avec un décret d'annulation »
- 33:42InvitéFait
« on ne peut pas refaire ce que nous avons fait en 2022-2023 tous les deux et tous les trois ans »
- 34:50InvitéFait
« la crise des gilets jaunes est partie d'une hausse de la taxe carbone en 2018 »
- 35:49InvitéFait
« n'ont pas réussi à mettre en place un système qui permette de protéger les plus modestes en cas de crise comme ça énergétique »
- 36:29InvitéFait
« la TVA c'est hyper inégalitaire parce que même les plus riches auraient cette baisse de TVA »
Temps de parole
- Invité24 %
- Invité 223 %
- Présentateur19 %
- Invité 39 %
- Invité 49 %
- Invité 56 %
- Invité 66 %
≈ 1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. On va voir l'actualité dans nos régions avec nos partenaires de la presse régionale. On va à Limoges. Bonjour Olivier Chaperon. Merci beaucoup d'être avec nous, rédacteur en chef du Populaire du Centre. Olivier, avec vous, coup de projecteur ce matin sur une entreprise qui porte haut les couleurs de la houdienne.
Tout à fait. C'est la Scopema, la marque RIB. Petite production spécialisée dans la banquette convertible qui est dans le camping-car, le fourgon, les vannes et qui travaille surtout 80% à l'export. C'est une entreprise aux confins du Limoudin et qui prévue, qui provoque jusqu'en Australie en fait puisque c'est une société qui vend pour Renault, Ford, Volkswagen qui fait l'aménagement de vannes, de fourgons et qui donc à ce titre-là, nichée au cœur de la campagne du Limoudin qui fait 15 millions d'euros au chiffre d'affaires de 15 millions par an avec 60 salariés et en 1994, elle n'avait que 300 000 euros de revenus pour 8 salariés.
En fait, ce qui fait la réussite de cette entreprise, c'est qu'elle est passée en Scop. C'est-à-dire qu'une coopérative d'entreprises qui aujourd'hui emploie 60 salariés, comme je vous le disais, et qui développe toujours avec le soutien notamment des collectivités puisque c'est un peu le principe des Scop. Elles sont soutenues plutôt par les collectivités parce qu'elles sont non délocalisables pour la plupart d'entre elles et puis elles produisent sur place avec des manœuvres sur place.
Aujourd'hui, elle est aidée par la région pour l'Uline du Futur sur 12 000 m2 de construction, ce qui fait l'une des plus grosses entreprises du secteur à l'ouest du Limoudin et elle se développe, elle continue de se développer. On pense encore à une petite croissance notamment parce que l'entreprise doit se développer dans la fabrication de sièges pour le véhicule de l'armée. C'est un bon moyen aujourd'hui malheureusement de se développer. Les Scop sont en pleine croissance parce que justement on a ce soutien des collectivités. En Limoudin, fin 2025, on avait 77 sociétés coopératives pour 800 salariés, ce qui fait quand même une belle masse sur un secteur comme le nôtre.
Olivier, si on comprend bien, c'est un modèle qui a le vent en poupe du coup chez vous.
Alors oui, tout à fait, parce qu'économiquement, c'est plutôt fiable. Comme je le disais, c'est porté par les collectivités et donc elles s'y intéressent. Effectivement, comme c'est non délocalisable, on a même des pépites avec des startups qui se lancent aujourd'hui. On en a une qui fonctionne bien et qui produit du matériel informatique pour calculer les températures dans les chambres froides et les frigos. Le matériel aussi rayonne à l'international. Donc oui, c'est un bon modèle qui ne fera pas l'intégralité de l'économie d'un territoire mais qui soutient bien l'activité.
Merci beaucoup. Merci Olivier Chaperon, la une du Populaire du Centre, une usine du futur à la campagne. C'est à la une de votre journal. Merci Olivier Chaperon et Stéphane. On regarde les autres unes de nos quotidiens régionaux et on parle ce matin de l'augmentation des prix à la pompe à cause de la guerre au Moyen-Orient. C'est la une de Corse matin.
Oui, parce que deux dépôts de pétrole ont été bloqués hier par le collectif des gérants indépendants des stations-service en Corse. Ils protestent contre le plafonnement des prix dans les stations-service totales. 1,99€ le litre de sans plomb, 2,09€ le litre de gasoil, un plafonnement. Alors que dans les autres stations-service, par exemple Vito ou Eni, les tarifs grimpent à 2,20€ voire 2,40€. Une concurrence déloyale dénonce ces enseignes qui craignent mettre la clé sous la porte parce que dans le même temps, les clients se ruent dans les stations-service les plus abordables.
Et les professionnels, les gros rouleurs, ils tirent la sonnette d'alarme. C'est à l'une de la montagne.
Oui, dans les pages du quotidien, les transporteurs témoignent. L'entreprise Transport Combron consomme avec ses 650 camions, pas moins de 900 000 litres de carburant par mois. Mais avec la guerre, la facture affiche plus 25%, ça fait 600 000 euros. La possibilité laissée par le gouvernement de reporter les charges de l'entreprise ne suffit pas. Même avis chez les chauffeurs de taxi du Puy-de-Dôme. Dans la montagne, témoignage du président du syndicat des taxis autonomes du département. Voilà ce qu'il dit. C'est reculer pour mieux sauter.
La colère, elle gronde aussi chez les enseignants. Et ça, c'est la une de la Charente Libre et de la Provence.
Oui, parce que le coup près de la carte scolaire est en train de tomber avec à la clé des suppressions de postes d'enseignants et des fermetures de classes. En Charente, 14 postes vont être supprimés à la rentrée 2026. 19 classes vont disparaître. Pour protester hier, une centaine de personnes d'enseignants, surtout, se sont rassemblées devant l'inspection académique d'Angoulême. Même chose à Marseille où là, ce sont 67 classes qui fermeront pour seulement 12 ouvertures. La raison invoquée est simple. La démographie baisse. Donc, il y a moins d'enfants à scolariser. Et donc, on peut fermer des classes. Ce qui est contesté par les enseignants dans la cité fosséenne.
La ville de Marseille demande même un plan professeur pour mieux doter la cité fosséenne en enseignants. Et une nouvelle journée de grève aura lieu à mardi prochain.
La presse de la Manchelle, elle raconte ce matin les entreprises françaises qui participent à la construction du futur porte-avions France Libre.
Un chantier titanesque, 12 milliards d'euros pour un porte-avions qui fera au total 310 mètres de long. La Charente Libre nous parle des 800 entreprises françaises qui travaillent aux côtés de Naval Group, des chantiers de l'Atlantique et de Technique Atom, les 3 mètres d'œuvre du projet. L'entreprise Actec et CEPFA dirigée par Arnaud Ventuil va produire des pièces de structure pour la coque du porte-avions mais aussi des éléments propulsifs et de produits nucléaires pour l'intérieur du bateau. Son interview est à retrouver dans la presse de la Manche.
Alors, on termine avec la une du Télégramme. Qu'est-ce que c'est que cette histoire de guerre des croquettes ?
Alors, vous n'avez pas d'animal de compagnie, Auriane, mais sachez que Le Quotidien breton nous raconte ce matin comment les animaleries se font concurrence dans les zones commerciales. Autour de Saint-Brieuc, trois enseignes de ce type sont ouvertes. Deux autres doivent s'installer d'ici le mois de mai. Un boom attribué à un phénomène baptisé en bon français le pet parenting, ce qui veut dire, traduction, s'occuper de ces animaux comme de ses propres enfants. Et le Télégramme nous donne ce chiffre. Le marché français de l'alimentation pour animaux de compagnie, c'est 6,6 milliards d'euros alors qu'un Français sur deux a un chien ou un chat.
Stéphane, vous restez avec nous parce qu'on a fait depuis des semaines une revue de presse municipale. On va terminer. Aujourd'hui, justement, on va continuer et finir de tirer les enseignements de cette élection. Avant de voir votre revue de presse, on va aller voir les enseignements dans nos outre-mer. Bonjour, Laurence Théatin. Merci beaucoup d'être avec nous. Rédactrice en chef à Outre-mer, la première. On va tirer le bilan avec vous. Vous avez précisément analysé les résultats en détail de ces municipales dans les Outre-mer. Qu'est-ce qu'on en retient ? On s'arrête peut-être d'abord à la Réunion. On peut parler d'une poussée du Rassemblement national ?
Oui, percée du Rassemblement national et de l'extrême droite, souvent soutenue par le RN. Le Rassemblement national s'implante donc à la Réunion. C'est une première dans le département. Le Rassemblement national a conquis une mairie. Le maire sortant, Johnny Payette, qui est passé du Modem, puis au centre, puis au Rassemblement national en cours de mandature. Le parti pénètre les conseils municipaux dans quatre, voire cinq communes. Je vous expliquerai pourquoi je dis « voir cinq communes » dont le chef vieux Saint-Denis, remporté par la maire sortante, Érica Barrej, l'ancienne ministre socialiste.
Elle a face à elle une seule opposition, le Rassemblement national et l'extrême droite, soutenue par le Rassemblement national. Il y a aussi, dans la commune de Saint-Philippe, un cas un peu particulier, un maire, étiqueté divers centres, mais qui est soutenu par le Rassemblement national. Et puis enfin, il y a Saint-André. Le maire sortant de gauche l'emporte dans un mouchoir de poche avec 34 voix d'écart face à une alliance RN et de la droite. Et dans cette commune, le candidat RN, Laurent Viracoulé, était arrivé en seconde position avec 21% devant son frère d'hiver droite. Et ils ont d'ailleurs déposé un recours.
Alors ça, c'est pour la réunion. On va s'arrêter maintenant en Nouvelle-Calédonie. Laurence, quels sont les enseignements de ce scrutin à la lumière des accords de Bougival ?
Écoutez, on a une polarisation avec, d'un côté, les indépendantistes de l'UCFLNKS foncièrement contre l'accord de Bougival. Et de l'autre, la frange radicale des non-indépendantistes, les loyalistes, qui ont fait, tous deux, de ces élections, municipales, un référendum pour ou contre l'accord de Bougival. Ce qui a d'ailleurs été dénoncé par le président de l'association des maires non-indépendantistes et signataires de l'accord de Bougival. Et loyalistes, comme le FLNKS, ils sont allés chacun de leur communiquer pour revendiquer la victoire. En réalité, si on se positionne par rapport à l'accord de Bougival, il n'y a pas de lisibilité claire.
On a un taux d'abstention de 41%, une prise des loyalistes, des quatre grandes villes du Grand Nouméa qui ont sorti les deux maires non-indépendantistes modérées. Sonia Lagarde, la maire de Nouméa, a été réélu dès le premier tour, soutenu par les loyalistes. Mais il faut garder en tête que le Grand Nouméa a été profondément secoué par les émeutes de 2024.
Si on regarde les résultats de l'UCFLNKS, ils sont contrastés dans un contexte de fragmentation et même de fracture du camp indépendantiste autour de ces accords de Bougival avec cette perte symbolique de la ville de Connay en province nord, indépendantiste depuis sa création et qui est passée aux mains d'un candidat sans étiquette, non-indépendantiste, le FLNKS qui a perdu quelques bastions soit au profit d'indépendantistes modérés comme l'Uni signale pour l'accord de Bougival soit au profit de listes qui se disent d'ouverture. Mais on peut voir quand même dans ces villes perdues par le FLNKS un besoin de renouvellement dans des communes minières économiquement sinistries.
Il y a donc cette troisième voie, ces listes qui se disent d'ouverture, de rassemblement sans étiquette, parfois qui se disent apolitiques et qui ont rencontré certains succès.
Merci beaucoup Laurence Théatin, rédactrice en chef à Outre-mer, la première pour ce bilan, les enseignements qu'on pouvait tirer des municipales dans nos Outre-mer. Stéphane, les municipales, ce n'est pas tout à fait fini, il y a encore des élections, ce qu'on appelle les troisième tour, l'élection dans les conseils municipaux, l'élection dans les métropoles aussi, président d'Aglo, président de Métropole.
Exactement, c'était la une du progrès ce matin. Alors ça, on va y revenir dans un instant parce qu'il y a d'abord la une de Nord-Éclair qui nous parle de la métropole européenne de Lille, la Melle. L'actuel président de la métropole aimerait bien conserver son poste. Éric Skironka a annoncé qu'il sera candidat à sa succession, le maire de Saïl et Lannoy et le favori pour l'élection qui aura lieu dans la métropole européenne de Lille le 10 avril.
Et puis à Lyon, la métropole bascule à droite avec à sa tête une nouvelle présidente.
Voilà, à la une du progrès donc ce matin. Véronique Starcelli succède à l'écologiste Bruno Bernard. Elle prend les commandes comme le dit le progrès. La maire LR de Sainte-Foy-les-Lions a été élue hier avec 91 voix sur 150 dès le premier tour. Résultat sans surprise mais qui consacre cette page qui se tourne pour les écologistes dans la métropole et à noter que parmi les vice-présidents le premier d'entre eux, le premier vice-président n'est autre que Jean-Michel Aulas candidat battu à la mairie de Lyon par l'écologiste Grégory Doucet.
Merci Stéphane et on va aller justement à Lyon. Bonjour François-Noël Buffet merci d'être avec nous sénateur LR du Rhône. Vous êtes élu à la métropole de Lyon à défaut d'avoir fait basculer la ville vous avez pris aux écologistes la métropole remportées largement. Vous vous attendiez à un tel score ?
Pour être très honnête on ne s'attendait pas à un score aussi important même si on s'attendait tout de même à une victoire. Il est incontestable qu'à l'échelle de la métropole hors Lyon il y avait une volonté de passer à droite de changer le cap notamment en raison des effets des politiques menées sur Lyon et par la métropole en matière d'environnemental et de circulation en particulier. l'accès désormais au centre-ville devenait extrêmement difficile pour ceux qui vivent l'agglomération pour ceux qui travaillent et il y a une volonté je crois de tourner la page et de sanctionner.
François-Noël Buffet la métropole elle concentre beaucoup de pouvoir comment ça va se passer entre la métropole et le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet ?
Oui c'est la première agglomération de France après l'île de France il ne faut pas l'oublier c'est 1 500 000 habitants c'est 4 milliards de budget il y a des communes qui sont dans l'opposition nécessairement par rapport à la métropole et bien il faudra travailler avec elles sans renier nos convictions lorsque l'on est à la tête d'un exécutif comme celui-ci on essaye d'harmoniser l'ensemble des politiques et de contractualiser en particulier avec les communes et qu'elles soient de la majorité ou de l'opposition il faudra bien travailler de cette manière-là dans l'intérêt et le seul intérêt des grands lyonnais
Comment vous expliquez on l'a dit François-Noël Buffet la métropole de Lyon a été remportée largement par le camp Aulas par la droite comment du coup vous expliquez votre défaite à Lyon il y a eu un problème avec Jean-Michel Aulas le candidat à sa campagne
Il y a un problème en particulier avec Jean-Michel Aulas c'est que le qui a changé à Lyon comme dans toutes les grandes métropoles les pénalises le montreront l'énergie n'est plus la même que ce qu'elle était il y a encore 15 ans ou 10 ans simplement et de ce fait Grégory Doucet a réussi à mobiliser son électorat mais on rate la marche de peu de choses de peu de choses bien sûr que tout n'a pas été parfait dans la campagne qui a été menée mais malgré tout des choses ont été dites et on rate la marche de peu de choses c'est bien dommage parce que la ville de Lyon en ligne avec la métropole de Lyon aurait permis d'avancer encore mieux sur les dossiers mais cela n'empêchera pas d'avancer dans un travail de coopération qui doit se mettre en place en tous les cas de contractualisation plutôt que de coopération
Dernière question François-Noël Buffet est-ce qu'il y a des sénatoriales en septembre ? Est-ce que compte tenu des résultats à la métropole dans les villes du Rhône vous arrivez à vous projeter sur ces sénatoriales et à le voir à peu près ce qu'elles pourraient donner notamment pour les républicains ?
Oui bien sûr Regardez évidemment les choses sont la situation d'ailleurs qu'en 2020 c'est clair donc nous devrions pouvoir progresser à la condition évidemment comme toujours que les choses se construisent intelligemment dans l'Union autant que faire se peut le plus possible bien évidemment et nous pourrions à ce moment-là progresser nettement en termes de sénateurs
Il pourrait y avoir un sénateur
de sénatrice bien sûr
Il pourrait y avoir un sénateur la France insoumise dans le Rhône ?
Je ne crois pas
Merci François-Noël Buffet d'avoir été avec nous On vous retrouve évidemment très vite avec grand plaisir sur ce plateau Merci beaucoup Arnaud Bénédetti vous êtes avec nous Bonjour Arnaud Merci d'être là directeur de la Nouvelle Revue Politique Émilie Zabalski Merci également communicante fondatrice de l'agence Émilie Conseil On entendait François-Noël Buffet on voit ce qui se passe à Lyon où on a une métropole qui a basculé à droite une ville principale Lyon qui est restée aux écologistes c'est le cas à Marseille aussi où là rien n'a basculé mais Marseille va rester à gauche la métropole va rester à droite ça montre quoi Émilie ? ça veut dire que ça peut être compliqué à gérer ?
En fait c'est vrai que c'est un peu l'arrière-boutique un peu des municipales c'est la surprise du chef c'est-à-dire on focalise c'est vrai sur les maires et après il y a la métropole la métropole elle a quand même des compétences assez importantes un budget assez important et donc le déséquilibre ça crée un déséquilibre ça crée plus de coopération nécessaire alors quand on dit coopération je pense que c'est plutôt lutte et confrontation qu'il faut entendre même si voilà il y a l'idée de travailler ensemble et moi je trouve que c'est pas inintéressant quand même parce que ça fait peser des poids différents ça peut contrebalancer des décisions ça peut orienter un petit peu mieux les choses donc oui ça va être compliqué de s'entendre quand on a des orientations politiques si différentes avec des volontés on l'entend bien là avec le côté écologiste qu'on essaie de contrecarrer mais ça peut être intéressant d'avoir cette confrontation et ces idées un peu opposées Arnaud Oui tout à fait c'est à dire qu'en fin de compte ça peut en effet être un moyen d'équilibrer le pouvoir sur le territoire mais faut-il encore que ça ne le paralyse pas et c'est bien le sujet et bien la question c'est intéressant ce qui s'est passé à Lyon parce qu'en effet la ville le centre de la métropole Lyon a réélu son maire mais la métropole a basculé à droite donc on va voir comment sur un certain nombre de projets je vois que par exemple sur les transports la nouvelle présidente de la métropole a dit qu'il faudrait négocier avec le maire de Lyon parce qu'il souhaite revoir un certain nombre de schémas en termes de transport et donc ça va être en effet une bataille qui va nécessiter pour l'ensemble des acteurs s'ils veulent satisfaire leurs administrés d'essayer de converger alors c'est vrai pour les métropoles c'est vrai aussi pour les communautés d'agglomération parce que vous avez un certain nombre de territoires où vous avez des villes-centres qui ont basculé politiquement et des agglomérations qui restent en tout cas de manière tangente éventuellement dans un autre bord politique donc on va voir un certain nombre de recompositions peut-être se faire voilà mais les élus locaux ont l'habitude quand même de travailler ensemble aussi c'est une vision quand même qui est parfois un peu moins idéologique alors c'est peut-être moins vrai d'ailleurs dans les métropoles mais en tout cas dans les agglomérations c'est peut-être un peu plus fort
le vendredi on a l'habitude de tirer le bilan de la semaine politique alors cette semaine politique on a vu les secousses les répliques sismiques de ce qui s'est passé dimanche dans les urnes après ces municipales est-ce qu'il n'y a pas Émilie une forme de paradoxe c'est-à-dire que dimanche ceux qui ont eu le plus élus locaux ce sont les républicains ce sont les socialistes qui ont conservé des bastions qui restent des partis d'élus locaux et puis on a vu cette semaine ces deux partis implosés se déchirer se fracturer en vue de la présidentielle comment on l'explique ?
de toute façon on savait que ces deux forces qui sont très présentes en termes d'élus locaux et ça ça ne change pas et c'est vrai que c'est les grands gagnants quelque part mais en continuité avec ce qui s'est passé des municipales les républicains et la gauche avec tout ce qu'on y met et qui n'est pas encore très clair maintenant c'est vrai qu'ils se sont fait manger du terrain d'une manière symbolique et avec quelques prises importantes côté droite le rassemblement national ou plutôt je dirais l'union des droites incarnée par Éric Ciotti avec Nice notamment une belle belle prise et puis de l'autre côté c'est LFI qui a marqué des points en termes de prise je penserais à Roubaix mais aussi en termes de symboles c'est comme s'ils avaient préempté ce terrain de la gauche pour 2027 ils ont véritablement marqué des points je pense à LFI ils ont fortement embarrassé l'EPS avec ces questions alliance pas alliance alliance qui ont été finalement pas très fructueuses au niveau local et là on voit bien à quel point ils se déchirent cette semaine et à quel point c'est compliqué de s'organiser avec cette force que représente LFI et de l'autre côté à droite pareil c'est l'ERN qui mène le jeu alors qu'ils n'ont pas beaucoup de villes alors qu'ils ont encore un plafond de verre sans grande ville mise à Parnice mais c'est porté par Eric Ciotti donc pas tout à fait par l'ERN donc voilà ils sont embarrassés par des petits challengers qui prennent une place de plus en plus importante
Arnaud comment on explique ces fractures après des résultats qui n'ont pas été mauvais pour les deux parties voire qu'ils étaient bons
oui enfin ils gèrent un capital c'est à dire qu'en fin de compte il faut se rendre compte que malgré tout ils se font grignoter des positions à la fois par LFI et à la fois par le Rassemblement National alors d'ailleurs dans des structures territoriales qui ne sont pas tout à fait les mêmes pour l'un et pour l'autre mais il y a une progression malgré tout de LFI qui est certes aussi du symbolique parce que LFI comme d'habitude a installé son récit dès l'annonce des résultats c'est un grand classique avec LFI mais ça marche en tout cas et puis ils ont gagné quand même quelques villes et du côté du Rassemblement National qui a eu quelques conquêtes importantes dans les villes moyennes et dans les petites villes notamment après ce qui est intéressant de voir c'est que finalement oui la crise elle est aujourd'hui à gauche au Parti Socialiste ce point de vue là Jean-Luc Mélenchon a réussi son pari parce que la crise où elle se trouve au bureau politique du Parti Socialiste c'est là qu'elle se trouve et où est-ce qu'elle se trouve elle se trouve chez LR aussi donc les vieilles forces de gouvernement que constituent en fait LR et le Parti Socialiste n'ont pas résolu leur problème de concurrence parce qu'elles sont sur le plan national à la fois écartelées entre d'un côté le bloc central et les pôles qui sont à leur gauche ou à leur droite respectivement donc ce problème elles ne l'ont pas solutionné et les élections municipales ne l'ont pas encore moins solutionné d'ailleurs il n'y avait rien à attendre des élections municipales en termes de solution mais par contre les élections municipales ont vraisemblablement aggravé la situation donc c'est pas quelque chose de nouveau on savait très bien qu'il y avait deux scènes une scène nationale et une scène locale une scène nationale avec des marques politiques qui étaient fortes une scène locale avec d'autres marques politiques qui étaient fortes mais pour les marques qui sont fortes localement c'est à dire LR et le parti socialiste qui restent fortes localement les questions j'allais dire nationales demeurent et sont loin loin loin d'être résolues
On va parler de ce qui s'est passé à droite on reviendra tout à l'heure sur la gauche mais il me dit ce qui s'est passé à droite il y avait ces interrogations pendant la campagne est-ce que cette campagne va être prémisse d'une union des droites est-ce que les LR vont se refracturer est-ce qu'une partie va se tourner vers Eric Ciotti et le rassemblement national à la fin de cette semaine qu'est-ce qu'on peut dire là-dessus ?
On n'a pas l'impression qu'il y ait des signaux véritablement d'un mouvement dans ce sens on a plutôt l'impression que c'est un peu l'autre sens Eric Ciotti a amené un peu cette union des droites mais il n'y a que lui qui a réussi ce pari-là et je pense que c'est plus dû à son passé à Nice à sa confrontation avec Estrosi qui a fait sa victoire et c'est moins une affaire du RN que cette histoire locale j'ai l'impression et moi je pense que cette idée d'union des droites qui reste un peu dans la tête comme un fantasme elle ne prend pas tellement corps et on sent bien la résistance de beaucoup au niveau des républicains peut-être plus l'état-major que l'électorat de ne pas aller là-dedans et de voir que c'est un peu la perte du parti mais il y a toujours cette tentation parce qu'on a toujours envie de suivre ce qu'on imagine comme les gagnants du futur round 2027 mais on voit bien qu'il y a une résistance et globalement c'est ce que je voulais rajouter sur les municipales même si c'est vrai que LFI, LERN ont symboliquement gagné il y a quand même quelque chose de l'ordre d'une résistance en France sur ces deux partis d'extrême on l'a vu sur des grandes villes pour le parti socialiste Paris, Marseille on le voit pour les LR qui se sont organisés pour ne pas laisser parfois monter en puissance le RN et on voit bien que le RN est bloqué dans les grandes villes donc il y a quand même un terreau fructueux pour ces partis-là plus nuancés plus modérés
Sur l'union des droites et sur la ligne la position que va prendre les républicains il y a une déclaration qui n'est pas nouvelle mais qu'a refait Laurent Wauquiez cette semaine son souhait d'un candidat unique qui irait d'Edouard Philippe à Sarah Knafow on va voir ce qu'on a dit ce matin Sarah Knafow justement on l'écoute
Je suis favorable à une primaire de la droite Je dirais que l'idée de Laurent Wauquiez qui était aussi l'idée de David Lysnard il y a quelques mois je trouve que c'est une bonne idée que ça permettrait aussi de donner une dynamique à la droite comme on l'a observé en 2017 Je vous dirais que ce sont les électeurs qui choisiront c'est-à-dire qu'on dit que la primaire est ouverte qui veut se présenter se présente et ensuite les électeurs tranchent et ce sont les électeurs qui diront qui est de droite qui mérite d'avoir des suffrages
Ça reste un peu flou mais elle ne ferme pas la porte à participer à une primaire qui irait d'Edouard Philippe jusqu'à elle
Je ne l'ai pas entendu sur Edouard Philippe encore mais ce n'est pas très clair quand même Ce que j'ai compris c'est qu'Edouard Philippe et une partie des LR ne veulent pas une primaire avec Edouard Philippe d'ailleurs ne veut pas de primaire en tant que candidat tout court mais enfin une partie de LR ne veut pas de primaire M. Copé M.
Bertrand ne veulent pas de primaire avec Mme Clafot donc cette histoire de primaire à mon avis elle est très mal emmanchée si vous me permettez l'expression Le problème de l'union des droites la difficulté d'union des droites d'abord c'est un serpent de mer l'union des droites mais l'union des droites ce qui a changé c'est que l'électorat de droite la veut mais les appareils ne la veulent pas personne Mme Le Pen n'en veut pas M. Retailleau n'en veut pas finalement il n'y a que M.
Ciotti qui est favorable à une union des droites et Mme Cnaffot veut une union des droites mais je ne suis pas sûr qu'elle veuille une union des droites avec le Rassemblement National en tout cas elle ne le dit pas explicitement donc cette union elle ne se fera en effet si elle se fait que par le résultat électoral le problème c'est que si vous voulez vous avez aujourd'hui une zone de chalandise électorale qui pour aller vite va du centre droit avec M.
Philippe jusqu'à Mme Cnaffot qui est à la droite des LR je laisse de côté le Rassemblement National et que vous avez dans cette zone de chalandise plusieurs offres politiques en tout cas plusieurs candidats possibles donc la difficulté c'est qu'il y a une forme de trop-plein dans une zone de chalandise qui est quand même restreinte aujourd'hui en termes d'intention de vote il est clair que si tous ces gens décident de se présenter au mois de janvier ou au mois de décembre prochain à l'élection présidentielle il n'y a aucun qui franchira le premier tour de l'élection présidentielle donc il faut trouver on voit bien que M.
Lysnard lui aussi veut y aller on a vu qu'il n'était pas favorable il a quitté LR il y a 24h ou 48h qu'il n'était pas favorable au mode de désignation du candidat tel qu'il est proposé par M. Rotaillot donc pour l'instant aucun de ces problèmes n'est réglé finalement les seuls qui sont sûrs d'eux ce sont ceux qui sont candidats c'est-à-dire M. Mélenchon dont on sait qu'il sera candidat malgré tout M. Philippe dont on sait qu'il sera candidat non mais qui sont sûrs d'eux en termes de stratégie et puis le Rassemblement national qui aura un candidat soit M. Bardella soit Mme Le Pen
ça veut dire que Bruno Rotaillot qui lui aussi officiellement pour vous ça va avoir du mal à aller jusqu'au bout
M. Rotaillot sera peut-être candidat au bout du bout mais il est quand même dans une situation assez impossible avec LR aujourd'hui
et avec Gérard Larcher pardon Émilie je vous donne la parole qui dit en novembre il faut un candidat unique de la droite et du centre oui mais de toute façon
c'est un peu comme à gauche on est plus fort quand on est uni et on voit bien par rapport aux difficultés de ces deux parties-là que s'ils y vont en plus diviser ça va être très compliqué non je voulais revenir sur Édouard Philippe on voit qu'il y va mais il y va un peu bizarrement quand même il annule là son grand rassemblement prévu le 12 avril oui c'est vrai depuis longtemps on entendait parler d'un plan massif qui devait nous annoncer on n'en a jamais vu la couleur c'est assez étonnant cette façon de il a commencé à faire des meetings à nettoyer son projet il a fait le tour de France etc mais on voit qu'il y va c'est un peu bizarre sa communication est quand même compliquée mais je pense qu'ils vont surtout avoir une difficulté à droite avec celle qu'on vient d'entendre Sarah Knafo parce que moi je pense qu'elle a fait quelque chose d'assez fort pendant la municipale même si elle n'a pas eu un résultat énorme par rapport à ce qu'on pouvait annoncer ce qu'on pouvait imaginer et ce qui était annoncé mais elle s'est dévoilée elle s'est révélée il me semble comme une candidature quand même très intéressante elle a eu une campagne très intéressante très puissante et puis surtout je crois qu'elle a un avantage elle qui vient plutôt de l'extrême droite c'est qu'elle peut représenter un espèce de je pense que l'électorat justement de droite peut rejoindre cette femme d'extrême droite qui est moins repoussoire ou épouvantail qu'un Zemmour ou même qu'un Bardella pour certains qui sont issus de la droite et je pense qu'ils vont avoir un véritable gros caillou dans leurs chaussures avec Sarah Knafo qui risque d'embarquer qui risque elle a une espèce de puissance en fait de frappe il me semble cette femme politique et elle peut rassembler au-delà de ce que faisait Zemmour qui a été un peu très rapide comme une étoile filante mais ça n'a pas duré il me semble qu'elle elle a posé des jalons aux municipales qui vont porter leurs frits et je ne suis pas sûr que ça soit pour les affaires de Retailleau et d'Edouard Philippe
et elle pour le coup Sarah Knafo elle a tenté d'impulser cette stratégie d'union des droites aux municipales en se retirant au profit de Rachida Dati
oui alors dans un bassin qui est parisien quand même donc il faut toujours être prudent moi je pense que l'électorat de reconquête n'est pas l'électorat par exemple du Rassemblement National la grande force c'est la grande intelligence tactique finalement de Mme Knafo dans cette campagne municipale c'est d'avoir réussi à siphonner une partie de l'électorat LR qui ne voulait pas voter pour Mme Dati parce qu'on considérait que Mme Dati n'était soit pas la bonne candidate soit parce qu'elle s'était macronisée en participant aussi à un gouvernement macroniste il y avait toutes ces raisons qui ont facilité certainement aussi mais il fallait réussir à ce que ça soit facilité et elle a réussi la dynamique de Mme Knafo à Paris Elle a siphonné aussi les voix du RN parce que Thierry Mariani est arrivé à un régulier Le RN est historiquement faible à Paris Habituellement il avait plus que les quelques 1% qu'a eu Thierry Mariani C'est vrai mais enfin le RN n'était pas en mesure vraisemblablement de faire un score équivalent à celui de Mme Knafo il me semble voilà donc après bon encore une fois je pense que la droite dite conservatrice et libérale est loin d'avoir résolu son problème
Un dernier mot on va écouter un autre candidat vaincu à Paris c'est Pierre-Yves Vanazel
le parti reconquête est un parti d'extrême droite donc c'est leur droit mais l'extrême droite je la combats et donc je ne fais pas une primaire avec l'extrême droite
Voilà elle va être compliquée à imposer cette idée de primaire hein Arnaud
en tout cas une primaire qui va d'Edouard Philippe à Saracna Faux Non mais ça me paraît totalement impossible à ce stade alors c'est pour ça que M. Larcher quand il demande en effet lui voit bien la difficulté il voit bien le danger parce qu'on se dirige finalement si on continue comme ça au moins avec deux candidats à droite enfin au centre droit c'est-à-dire M. Philippe et un candidat LR qui à un moment donné pourrait être M. Rotaillot par exemple ou M.
Lysnard par exemple donc si vous voulez le risque encore une fois c'est d'avoir une division des parts de marché électorale avec une multiplicité de candidatures et ce qui facilite évidemment évidemment le Rassemblement National et de l'autre côté LFI parce que LFI comme on aura la même chose à gauche donc si vous voulez aujourd'hui la scène politique ils font tous ils font tout pour éviter un affrontement de second tour entre LFI et le Rassemblement National Mais il y a quand même un problème de fond chez LR et à gauche c'est qu'il n'y a pas tellement de stratégie affichée ni de positionnement des stratégies affichées c'est est-ce qu'on fait des unions avec LFI ou avec le RN mais qu'est-ce qu'on propose au moins moi je dois dire que LFI et le RN on sait ce qu'ils proposent et on sait leur stratégie à long terme ça c'est clair et net on peut le pitcher comme on fait en communication les LR moi je ne sais pas quoi dire je ne sais pas parce que c'est leur projet pareil pour le PS limite les écolos on peut imaginer et ça c'est un problème quand même
Est-ce que la stratégie de LFI c'était aussi lors de ces municipales de montrer finalement une forme de caractère indispensable à gauche est-ce que le PS est tombé dans cette forme de piège ?
Complètement et c'est ce qu'ils ont réussi à faire en gros ils ont dit pour 2027 on est incontournable et ça ils l'ont fait et ils ont gagné même s'ils ont gagné très peu de villes quelque part déjà c'est la première fois qu'ils s'en mêlent vraiment des municipales donc c'est plutôt pas mal réussi mais en plus ils ont complètement préempté ce terrain de la gauche et on voit bien à quel point ils ont du mal à s'organiser en face
On va terminer par le sujet le sujet de préoccupation des Français cette semaine c'est l'augmentation des prix à la pompe que va faire l'État que peut faire l'État comment peut-il aider les Français on va écouter ce matin le ministre David Amiel
Pour toute dépense nouvelle il y aura l'annulation d'une autre dépense prévue à l'europrès avec un décret d'annulation c'est extrêmement important on ne peut pas se permettre de creuser encore la dette et les déficits mais il n'y aura pas de quoi qu'il en coûte face à la crise énergétique on ne peut pas refaire ce que nous avons fait en 2022-2023 tous les deux et tous les trois ans
Le gouvernement est coincé Arnaud entre des Français qui fassent à la hausse des prix du carburant en demande des aides et puis une dette qui ne permet peut-être pas de le faire
Complètement parce qu'il a un problème structurel c'est la dette c'est le déficit public qu'il faut absolument résorber parce que ça plombe aussi l'économie française et la croissance et puis en même temps en effet une guerre qui si elle durait risquerait de nous confronter à un nouveau choc pétrolier ce qui n'est pas le cas pour l'instant mais ce qui pourrait être le cas donc si vous voulez ça risque que ça c'est un élément qui peut peser lourdement par exemple sur le climat de la prochaine présidentielle donc finalement le gouvernement a très peu de marge de manœuvre il n'en a pratiquement aucune sauf à jouer peut-être sur la fiscalité mais on voit qu'il ne veut pas le faire en raison justement de la nécessité de la maîtrise de la dette de la dette publique on va voir parce que vous savez la question de l'énergie la question du carburant c'est un fort carburant si vous me permettez cette expression pour les crises sociales je rappelle que la crise des gilets jaunes est partie d'une hausse de la taxe carbone en 2018 donc ça va alimenter inévitablement si ça durerait un climat social qui sera compliqué oui moi je me demande jusqu'à quand ils peuvent tenir on sent bien qu'il y a cette idée on ne va pas retomber dans le quoi qu'il en coûte parce qu'on a mis beaucoup de temps à sortir c'est vrai qu'on s'est habitués tous on a été complètement subventionnés par l'État pendant un moment on s'est habitués on ne comprend pas que ça ne remarche pas le gouvernement va essayer de bloquer jusqu'à quand ça ça dépendra de la durée et de l'intensité de la guerre parce que en effet moi je pense qu'il va y avoir une colère telle qu'au bout d'un moment là on sent qu'ils ont déjà lâché un peu pour les agriculteurs pour les pêcheurs alors c'est des reports de charges ça ne fait que repousser le problème mais il y a un moment où il va y avoir une demande un petit peu plus forte parce qu'il y a des gens qui ne pourront pas aller travailler où ça va leur coûter très très cher moi ce que je ne comprends pas j'ai un peu du mal quand même à comprendre et à entendre des gouvernements successifs qui depuis 2020 depuis 2022 donc crise Covid et crise Ukraine n'ont pas réussi à mettre en place un système qui permette de protéger les plus modestes en cas de crise comme ça énergétique et qui laisse les moins modestes continuer à payer un peu plus cher parce que globalement s'ils payent leur plein un peu plus cher ça ne va pas gréver ils ne vont pas se priver d'un repas par jour et comment on protège les plus modestes je ne comprends pas comment l'État n'arrive pas à mettre en place il y a d'autres pays qui le font pourquoi nous on est plus idiots que les autres et on n'y arrive pas alors que c'est des choses dont on va avoir besoin ne serait-ce que pour la transition écologique donc je pense que là l'État il faut qu'il se bouge il faut qu'il réfléchisse c'est toujours au moment où la crise arrive qu'on se dit comment on va faire TVA on se pose les mêmes questions la TVA c'est hyper inégalitaire parce que même les plus riches auraient cette baisse de TVA donc c'est un peu idiot de se priver de cette manne pour l'État franchement je ne comprends pas
merci Arnaud merci merci Émilie
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