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interviewFrance Inter — L'invité du week-end· 22 novembre 2025 16 min

"Éviter le terrible budget que promet le gouvernement, c'est œuvre de salut national", estime le RN Laurent Jacobelli

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

France Inter, Ali Badou, Marion Lourd, le 6-9. Grand entretien ce matin avec Marion Lourd. Nous recevons un député du Rassemblement National. Il est membre de la Commission de la Défense Nationale et des Forces Armées. Question, réaction, chers auditeurs au 01 45 24 7000 ou sur l'application Radio France. Laurent Jacobelli, bonjour. Bonjour, merci pour votre invitation. Et bienvenue à 15h. Aujourd'hui se tiendra une marche blanche. L'appel d'Amin Kessassi, le frère de Mehdi Kessassi, assassiné par des narco-trafiquants. Il y aura des Marseillais, évidemment. Il y aura des personnalités politiques qui rendront hommage à Mehdi Kessassi.

Ils sont annoncés la porte-parole du gouvernement, le ministre de la Ville, la présidente de l'Assemblée Nationale et les chefs de quasiment tous les partis, à l'exception du Rassemblement National. Pourquoi ?

0:55
Laurent Jacobelli

Écoutez, il y aura des membres du Rassemblement National qui défileront, notamment des membres de l'équipe de notre candidat, la mairie de Marseille, Franck Alizio, pour cette marche blanche en hommage à ce jeune, à ce jeune Mehdi, tué par les narco-trafiquants, probablement pour menacer et influencer son frère qui lutte contre le narco-trafique.

1:12
Locuteur non identifié

On ne sait pas encore, ce n'est pas encore avéré, c'est l'hypothèse principale.

1:13
Laurent Jacobelli

C'est l'hypothèse la plus probable, évoquée d'ailleurs, je crois, par le ministre de l'Intérieur lui-même. Mais vous savez, c'est bien, les marches blanches, il faut le faire en soutien à la famille, en hommage à Mehdi et on est tout cœur avec eux. Mais au-delà des marches blanches, il va falloir maintenant agir, ce n'est pas en défilant dans les rues de Marseille, ce n'est pas en débarquant à Marseille tous les ans, comme le fait le président de la République, qu'on va régler le problème. Maintenant, il faut des mesures et des mesures concrètes. Et c'est ce que nous proposons au Rassemblement National.

C'est le meilleur moyen de rendre hommage à cette famille qui a laissé une victime sur l'hôtel du narcotrafic. Et c'est absolument terrible.

1:46
Présentateur

Vous parliez du Rassemblement National et du candidat à la mairie de Marseille, Franck Alizio, qui avait demandé au gouvernement de décréter l'état d'urgence dans sa ville. Et il n'a pas encore indiqué s'il serait là. Des membres de sa liste seraient présents selon son entourage. Est-ce que vous pouvez nous confirmer que lui, il sera également ?

2:04
Laurent Jacobelli

Alors, je crois qu'il y a une question de timing et d'agenda. Voilà. Mais en tout cas, il a la volonté, évidemment, de soutenir la famille. Je sais qu'il y aura des membres proches de son équipe. Et oui, il demande l'état d'urgence parce que Marseille est une ville assiégée, occupée par les narcotrafiquants. Il faut faire attention.

2:19
Présentateur

À quoi ressemblerait l'état d'urgence ? Parce que ça répond à des règles très précises. Il faudrait couvre-feu, intervention des forces armées, des militaires dans la ville de Marseille.

2:30
Laurent Jacobelli

C'est pas des militaires, bien sûr que non. Enfin, les gendarmes étant des militaires, bien sûr, mais seulement c'est les gendarmes et les forces de l'ordre. Vous savez, aujourd'hui, la lutte contre le narcotrafic, elle bute contre un certain nombre de choses, notamment la justice des mineurs, beaucoup trop laxiste. Et on sait très bien qu'une partie, notamment de la surveillance des zones de deal, ce qu'on appelle le chouf, est faite par des mineurs, et notamment des mineurs isolés. Il faut des peines planchées pour que les trafiquants qui arrivent en prison ne sortent pas du jour au lendemain. Il faut expulser les trafiquants étrangers.

Et on sait que 19% des trafiquants sont des étrangers. Ce sont des données du ministère de l'Intérieur.

3:02
Présentateur

Mais c'est pas parce qu'on dit chouf, qui est un mot arabe, qu'on est étrangers. On peut tout à fait être français, être guetteur pour des narcotrafiquants. Vous avez raison, mais c'est vrai.

3:10
Locuteur non identifié

Et les deux parents d'Amine Kessassi et de Mehdi Kessassi sont également étrangers, puisqu'ils sont algériens.

3:15
Laurent Jacobelli

Non mais attendez, vous savez, les victimes sont de toute nationalité. C'est évident, et dans ces quartiers, il y a des gens étrangers ou d'origine étrangère qui aimeraient vivre en paix. Mais la justice, l'ordre et l'autorité, on le doit à tous ceux qui sont présents sur le sol français. On ne peut pas nier non plus qu'il y a une surreprésentation des étrangers dans le trafic de drogue. Et donc, envoyer chez eux les étrangers coupables de trafic de drogue serait une mesure importante. Et puis, vous savez, il faut que toute la chaîne soit concernée.

Les pays producteurs, sur lesquels nous devons faire pression, jusqu'aux consommateurs, qui doivent être lourdement condamnés, lui aussi, en cas de consommation de drogue. Aujourd'hui, ce n'est pas fait. Il y a des marches blanches, il y a des belles déclarations. Malheureusement, il y a aujourd'hui des dealers et des chefs de réseau qui, dans leur prison, avec leur téléphone et leur ordinateur, continuent de gérer leur trafic. C'est inacceptable.

4:04
Locuteur non identifié

Et la loi narcotrafic qui a été mise en place par le gouvernement, votée au printemps, n'est pas encore totalement appliquée. Mais passons au chapitre du budget, puisqu'il a été rejeté par l'Assemblée nationale cette nuit, quasiment à l'unanimité, sauf une voie. Il y a donc encore temporisation sur le budget qui va partir au Sénat tel qu'il était avant d'arriver à l'Assemblée nationale. L'hypothèse privilégiée aujourd'hui, c'est l'usage d'une loi spéciale pour arriver à parvenir à un budget d'ici la fin de l'année et pour empêcher une sorte de shutdown à l'américaine, où en fait les fonctionnaires ne seraient plus payés.

4:40
Laurent Jacobelli

Non, ça c'est impossible en France. Voilà, justement, c'est pour ça qu'il y a des lois spéciales. Le gouvernement agite cette peur, qui est une peur purement théorique et à moyen d'influencer les votes.

4:48
Locuteur non identifié

Vous seriez prêt à la voter, la loi spéciale ?

4:50
Laurent Jacobelli

Mais il faut, n'importe comment, la loi spéciale, c'est la reconduction du budget précédent. Voilà. Vous savez, ce serait presque moins pire que ce qu'on nous promet.

4:56
Locuteur non identifié

Mais donc du coup, vous la voteriez ?

4:58
Laurent Jacobelli

Oui, pourquoi pas. Mais en tout cas, vous savez, je pense que ce sera soit les ordonnances, etc. Mais on est à l'abri de rien. Avec un PS qui est prêt à trahir ses électeurs avec des LR qui font n'importe quoi pour sauver leur siège et un gouvernement qui court comme un poulet sans tête, tout est possible demain. Mais éviter le terrible budget que nous promet le gouvernement, c'est, je crois, œuvre de salut national. Dans ce budget, il y a 19 milliards d'impôts supplémentaires. Je rappelle que depuis qu'Emmanuel Macron est là, la pression fiscale a augmenté de 250 milliards. Donc c'est terrifiant. En plus de la dette, il y a 28 milliards de dépenses d'État supplémentaires.

Ils n'ont rien compris. Ils veulent faire la poche des Français alors qu'il faut dégraisser cet État devenu obèse, ce mammouth qui n'avance plus et qui s'alimente lui-même. Il faut faire des coupes claires. Des coupes claires dans l'immigration, dans le budget européen, dans le budget des agences qui ne servent à rien. Je pense à l'ARCOM, par exemple, qui ne surveille plus rien, comme à l'ADEME, qui fait des publicités grotesques pour l'écologie. Il faut aller tailler dans le gras.

5:57
Locuteur non identifié

Mais Laurent Jacobelli, vous dites qu'il y a trop d'impôts supplémentaires. Et en même temps, votre groupe a voté pour l'amendement LFI qui taxe les multinationales selon la localisation de leur activité, qui taxe en tout cas les multinationales, et qui doit permettre de récolter 26 milliards d'euros.

6:11
Laurent Jacobelli

Ce sont des multinationales étrangères qui, aujourd'hui, travaillent en France, font des bénéfices en France, mais payent des impôts à l'étranger ou n'en payent pas. C'est-à-dire qu'on est dans une situation ubuesque.

6:21
Locuteur non identifié

Donc vous avez voté aussi pour les impôts supplémentaires.

6:23
Laurent Jacobelli

Mais ce n'est pas un impôt supplémentaire, c'est une justice. Il y a des gens qui, aujourd'hui, jouent tellement avec les exonérations fiscales que c'en est presque du vol. Comment vous pouvez expliquer que des multinationales payent moins d'impôts que le boulanger de votre quartier ? C'est inacceptable. Nous voulons une baisse générale des impôts, y compris pour les entreprises. Mais pour ça, il faut que tout le monde joue le jeu. Ceux qui utilisent les infrastructures de la France doivent payer des impôts en France.

6:46
Présentateur

Ça paraît quand même assez logique. Que répondez-vous à ceux qui disent que le Rassemblement National n'est pas le parti de la défense des entreprises ? Laurent Jacobelli, Gérald Darmanin a qualifié Jordan Bardella de communiste économique.

7:00
Laurent Jacobelli

Écoutez, c'est tellement grotesque. Jordan Bardella comme Marine Le Pen sont extrêmement claires. C'est évident que nous sommes le parti des entreprises. Nous voulons les aider. D'ailleurs, nous avons proposé des baisses d'impôts de production. Nous avons voté pour une baisse de ces impôts de production de plus de 3 milliards. Qui les a remis dans le panier fiscal ? C'est le gouvernement. Mais pour aider l'ensemble des entreprises françaises, les TPE, les PEME, les entreprises de taille intermédiaire, il faut que tout le monde paye des impôts, y compris Amazon.

7:29
Présentateur

Mais votre parti a malgré tout voté contre l'adoption d'un amendement qui alourdissait la fiscalité des rachats d'actions. Oui, mais attendez.

7:36
Laurent Jacobelli

Moi, je veux bien qu'on fasse le détail des mesures, mais pour la gauche, on est de droite. On va le faire. Pour la gauche, on est de droite. Et pour la droite, on est de gauche. C'est peut-être qu'on a une position centrale qui est une position modérée et une position assez juste aujourd'hui. Nous voulons relancer la production. C'est clair. Nous voulons que nos entreprises redeviennent compétitives par rapport à un marché international qui grignote des parts de marché chaque jour en France. Ça veut dire une énergie peu chère, sortir de la tarification unique européenne, et ça veut dire une baisse des impôts de production. C'est ça, notre programme.

Tout le reste, ce sont des légendes et des fariboles. Ça ressemble à dur en même temps. Non, mais ce n'est pas dur en même temps. On veut être en même temps efficace et en même temps juste, si vous voulez retourner sur ce terme. Donc, c'est en même temps.

8:13
Présentateur

Enfin, c'est en l'occurrence ce qu'on entend quand vous vous exprimez.

8:18
Laurent Jacobelli

C'est la première fois qu'on me traite de macroniste. Mais écoutez, il y a un début à tout.

8:21
Présentateur

Écoutez, il y a un début à tout. Il y a en tout cas une fin peut-être pour la guerre en Ukraine, avec Donald Trump qui affirme qu'il faudra bien que son plan convienne à Volodymyr Zelensky. On l'entendait dans le journal de Corinne Audouin. Un règlement du conflit en Ukraine qui, je cite le président Trump, faudra bien que ça lui plaise. Et si ça ne lui plaît pas, alors vous savez, ils n'auront qu'à continuer à se battre. À un moment, il faudra qu'il accepte quelque chose. L'Ukraine pourrait être confrontée à un choix très difficile, la perte de dignité ou le risque de perdre un partenaire clé, a déclaré Volodymyr Zelensky. Quelle est votre position ?

Faut-il que l'Ukraine cède aux demandes de la Maison Blanche et donc favorise, favorable à la Russie ?

9:07
Laurent Jacobelli

Nous, nous sommes pour une négociation, nous sommes pour évidemment un accord de paix, mais nous ne voulons pas la capitulation de l'Ukraine.

9:14
Locuteur non identifié

Ça, c'est une capitulation celui-ci ?

9:15
Laurent Jacobelli

En tout cas, si les termes sont aussi durs et si c'était vous accepter ou vous vous taisez, évidemment, ce n'est pas une manière de négocier. Mais on connaît aussi les méthodes de Donald Trump, c'est-à-dire qu'il parle d'abord très fort et puis il négocie ensuite. Je pense qu'il faut en tout cas privilégier la voie de la négociation. Et moi, j'ai un regret. J'ai un regret, c'est que la France ne pèse plus du tout dans ses accords potentiels. C'est-à-dire qu'il y a la voie des États-Unis, la voie de la Russie et de l'Ukraine, mais la voie de la France est inaudible. Ah, l'Ukraine n'a pas les participants aux négociations ? Non, non, mais il faudrait qu'elle s'exprime. En tout cas, M.

Zelensky s'est exprimé et il a raison de le faire pour défendre son peuple. Je crois qu'aujourd'hui, nous avons perdu tout rôle international et la position d'Emmanuel Macron, aujourd'hui, n'est plus ni compréhensible ni audible.

9:59
Locuteur non identifié

Alors, la France et d'autres pays comme le Royaume-Uni sont en train de travailler sur une copie qui doit être présentée, notamment dans le cadre du G20 en Afrique du Sud. Mais sur l'Ukraine et sur la menace internationale que peut faire peser la Russie, on a entendu, vous l'avez sûrement entendu aussi cette semaine, le général Fabien Mandon, qui a suscité une polémique en déclarant que la France devait accepter de perdre ses enfants. Quelle légitimité s'est interrogée votre collègue, le député RN Sébastien Chenu, à la suite de ses propos ? Vous ne croyez pas, vous, à la force de la dissuasion ?

10:31
Laurent Jacobelli

Bien sûr, la dissuasion nucléaire est une force...

10:34
Locuteur non identifié

Pensez la dissuasion par le fait d'avoir une armée forte ?

10:36
Laurent Jacobelli

Mais ma réponse, j'avais bien compris ce que vous vouliez dire, mais ma réponse est tout à fait volontaire. C'est-à-dire que nous avons la dissuasion nucléaire. En la France, cette armée, grâce au général De Gaulle, de cette dissuasion pour éviter, justement, les boucheries humaines, pour éviter que nos soldats, que les fils et les filles de France, aient mourir sur le front. Le discours du général Mandon, avec tout le respect que j'ai pour lui, pour sa carrière, est probablement un peu maladroit. Mais la question qu'il faut se poser, c'est pourquoi l'a-t-il dit, en fait ? Est-ce que c'est pour défendre le budget des armées dans un contexte budgétaire difficile ?

Ou est-ce que c'est simplement parce que c'est un soldat et qu'un soldat obéit à ses chefs et que son chef, c'est Emmanuel Macron ? Emmanuel Macron a lui-même souvent un discours guerrier. Il faut être très clair avec ceux qui nous écoutent. Aujourd'hui, il n'y a pas une menace imminente que quelqu'un vienne envahir la France. Il y a des menaces qui existent, bien sûr, par des drones, par des attaques informatiques, notamment. Et nous devons nous armer. C'est pour ça qu'il faut un budget de l'armée supplémentaire. Mais très honnêtement, le président de la République aujourd'hui parle beaucoup de guerre parce qu'il ne parle plus de paix.

Une fois encore, comme il n'est plus audible sur la scène internationale et qu'il a besoin d'exister, il agite la peur de la guerre, probablement pour encore avoir une voix internationale. Mais je pense qu'il ne faut pas effrayer les Français. Il faut les rassurer. Nous avons une armée compétente. Nous avons la dissuasion nucléaire. Il faut évidemment soutenir nos armées. Il ne faut pas être...

11:54
Présentateur

Mais alors, d'où vient la menace ? D'où vient la menace, Laurent Jacobelli ? Je pense qu'aujourd'hui, l'ennemi principal n'est pas à l'Est. Ce sont les mots du maire de Perpignan, Rassemblement National, Louis Alliot. Oui, bien sûr, la menace...

12:07
Laurent Jacobelli

Vous dites la même chose ? Pour la France, bien sûr. Elle n'est pas à l'Est. Elle est aussi à l'Est. Mais la première menace, c'est l'islamisme. L'islamisme qui a tué pratiquement 300 Français depuis les attentats que nous connaissons. Cet islamisme qui, de l'extérieur, vise la France et ses intérêts et de l'intérieur attaque nos concitoyens, attaque notre police et attaque nos valeurs. Donc, oui, bien sûr...

12:30
Présentateur

Donc, dans le monde dans lequel nous sommes, l'ennemi n'est pas extérieur, mais il est, pour reprendre une expression, là aussi employée par Philippe Lottiot, oublié, il faut penser à l'ennemi intérieur.

12:41
Laurent Jacobelli

Bien sûr, c'est le premier ennemi, mais il ne faut pas non plus négliger l'ennemi extérieur. Vous avez raison de le dire. En même temps ? Mais vous savez, malheureusement, nous avons plusieurs ennemis. C'est la vie. Il y en a un qui nous attaque immédiatement, quotidiennement, c'est l'islamisme, en infiltrant toute la société jusqu'au plus haut niveau, en infiltrant des partis politiques. Il a aujourd'hui ses représentants à l'Assemblée nationale. C'est donc terrible. Mais il y a aussi, il faut le dire, des cyberattaques qui viennent de la Russie. Et donc, il faut là aussi le gérer.

Il y a la Chine, d'ailleurs, qui s'approche d'un certain nombre de territoires français ultramarins pour nuire à nos intérêts. Nous devons être vigilants partout et tout le temps. La menace n'est pas unique, mais la menace principale, disons-le sur votre antenne, c'est l'islamisme.

13:21
Locuteur non identifié

Laurent Jacobili, je voulais vous parler d'un tout autre sujet puisque vous êtes député de Moselle. La Moselle qui va avoir fermé à partir du 1er décembre la Syrie d'Agondange. La justice a validé une session partielle de Novasco à un consortium d'investisseurs français, mais en supprimant au passage 500 emplois. Le gouvernement veut poursuivre en justice le fonds d'investissement britannique Gréboul, qui devait investir 90 millions d'euros. Il ne l'a pas fait. Est-ce qu'il faut nationaliser ?

13:45
Laurent Jacobelli

C'est une hypothèse qui ne doit pas être négligée. Alors, nationaliser, pas de manière socialiste et radicale. On n'est pas en Union soviétique, mais que l'État soit présent dans les conseils d'administration, on appelle ça des golden shares, excusez-moi pour l'anglicisme, et permettre d'orienter la stratégie, c'est important, des années de mondialisation, des années de non-surveillance des frontières, des années de compétition injuste, ont livré notre industrie sidérurgique, et je pense aussi à ArcelorMittal, à Florange, à la Chine, et c'est terrifiant, c'est l'échec de la politique macroniste.

14:15
Présentateur

Jérôme, sur l'application Radio France, vous pose la question suivante, comment réagissez-vous à l'article de Mediapart disant que 80% de vos interventions à l'Assemblée nationale comportent moins de 10 mots, et qu'elles sont souvent adressées à l'encontre des femmes ? Non, non, pas à l'encontre des femmes, à l'encontre de tous les députés.

14:34
Locuteur non identifié

Médiocre, collabos, fascistes, dingues,

14:36
Laurent Jacobelli

vocabulaire choisi. Oui, mais Mediapart, je lance un appel à Mediapart. Regardez les déclarations de nos adversaires. Vous savez, toute la journée, on se fait insulter de tous les noms, nazis, fachos, et je vois que la présidente de l'Assemblée nationale ne réagit pas quand un député de la France Insoumise insulte les harkis en les traitant de traite. La présidente de l'Assemblée nationale, que j'ai interpellé, m'écrit qu'elle ne peut rien faire quand un communiste, un député communiste, dit qu'en plus des 100 millions de morts, il pourrait y en avoir bientôt beaucoup d'autres, enfin d'autres, en regardant le Rassemblement national, elle ne réagit pas.

Elle a, j'ai l'impression, l'oreille droite plus développée que l'oreille gauche.

15:11
Présentateur

Alors, votre oreille gauche, c'est souvent pour critiquer Sandrine Rousseau.

15:16
Laurent Jacobelli

Pas seulement, vous savez, mais vous savez, j'ai évidemment réagi à une intervention de Sandrine Rousseau, et d'ailleurs je remercie tous ceux qui m'ont soutenu, mais est-ce que vous avez entendu cette intervention de Sandrine Rousseau ? C'est tout et n'importe quoi. Non mais on peut utiliser ces mots

15:30
Locuteur non identifié

dans le cadre de la République, de l'hémicycle de l'Assemblée nationale.

15:33
Laurent Jacobelli

C'est pas très violent. Honnêtement, vous disiez 80% de mes interventions, mais regardez les interventions que je fais en commission défense, regardez les interventions que j'ai faites à la tribune, regardez les propositions de loi que j'ai faites, ainsi que tous les députés du Rassemblement national, et vous verrez que Mediapart, on va dire, est d'une objectivité toute relative, mais ça ne surprendra personne.

15:50
Présentateur

Bon, merci Laurent Jacobelli d'avoir été l'invité de France Inter ce matin. Merci de votre invitation. Bonne journée. À suivre, la revue de presse.

15:55
Locuteur

Sous-titrage Société Radio-Canada