Cannabis médical : vers une légalisation ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
légaliser le cannabis médical point d'interrogation documentaire signé john paul lepers qui a le mérite de poser le débat avec des témoignages très fort vous l'avez vu ce débat on va le poursuivre sur ce plateau avec nos invités sonia de la provôté bienvenue vous êtes sénatrice centriste du calvados et médecin de profession mains de gilles anton bienvenue à vous également vous êtes présidente de l'association apaisé qui regroupe des malades atteints de cierp-gaud mieli maladie de la moelle épinière si je ne me trompe pas dont vous souffrez également et vous avez d'ailleurs vous même je crois consommé du cannabis pour soulager vos douleurs on va y venir dans cette émission christelle ratinier carbonnel bienvenue à vous également je vous êtes directrice générale de la haine smc l' agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé l'ânesse m qui pilote en ce moment-même l'expérimentation sur le cannabis thérapeutique et damir guillon est également avec nous bien venu vous êtes responsable du service de médecine palliative à la polyclinique du parc à cholet dans le maine-et-loire et vous êtes membre de l'association norml merci à tous les quatre d'être avec nous christelle ratinier carboneill c'est vrai que quand on voit ce film franchement on se demande ce que la france attend et on se dit qu'on a effectivement peut-être du retard c'est faux de dire ça ou pas alors ce qui est important c'est de voir l'évolution en effet le le principe de l' usage potentiel du cannabis au niveau médical date de longtemps on va dire même des années 60 des années 70 ensuite il y à la nécessité en effet de l'appropriation aussi par les professionnels de santé notamment aussi dans la littérature scientifique on voit que on a eu au fur et à mesure de plus en plus en effet de donner et c'est la raison pour laquelle en effet la nsm a souhaité notamment à l'automne 2010 8 proposait en effet cette réflexion est allée plus loin sur comment concrètement on propose en effet aux patients avec des demandes de patients de plus en plus importante de professionnels de santé vous avez sans doute pour opérer le cochon donc on n'est pas là sur est ce que le bénéfice risque est positif on considère que la pertinence est là pour le cannabis mais les modalités de mise à disposition en effet et puis de recueillir des premières donner envie réelle au niveau d'utilisation en france damien guillon est ce qu'il y avait ou non vous sentez une lenteur française une réticence française est ce que nous on met plus de temps que les autres à y aller oui puisque déjà l'histoire montre qu'il ya plein de pays que ce soit européen ou d'autres internationaux qui se sont déjà lancés dans le cannabis thérapeutique alors en france on a une autre une autre chronologie on passe par une expérimentation d'autres beaucoup de pays ne sont pas passées par sept 7 cette phase là c'est déjà un très bon point après un prêt à en discuter un petit peu plus tard nous en tant que médecin il ya quelquefois des difficultés sur le terrain pour pour inclure pour différentes raisons de des patients mais voilà ça vient aussi je pense de l'histoire aussi de notre de notre société et notre rapport au cannabis en france rapport au cannabis mais sur un rapport plein de choses pareilles par exemple le principe de précaution on est en france mais le principe de précaution un peu à toutes les sauces ou si historiquement le principe de précaution c'est uniquement pour l'écologie au départ un quand il a été mis dans notre constitution mais à un principe de précaution maintenant on l'a mis à toutes les sauces y compris dans la médecine donc ça retarde évidemment beaucoup de choses ça retarde aussi évidemment la recherche mado gilles entoure ces règles dans le documentaire on entend le député jean baptiste moreau qui nous dit ce qui bloque c'est toute la mythologie autour du cannabis on a l'image du fumeur de pétard défoncé et incapable de bosser c'est ça le problème c'est ça qui fait qu on a des réticences que d'autres pays européens notamment n'ont pas alors je ne sais pas si c'est ça qui bloque mais effectivement il ya une image du consommateur de cannabis qui est faux c'est en tout cas en ce qui concerne le lusage de patients pour se soulager de douleur par exemple mais aussi de spasticité et d'autres et d'autres symptômes qui ont été retenus dans le par le linéaire mais c'est vrai que que ce garde cette image là n'ont pas conscience qu'il y à de nombreux patients et se sont pas et moi j'en suis l'exemple je n'ai jamais vu un éléphant rose de ma vie je peux vous le dire j'ai jamais été jusqu'à des doses comme celle là pour être soulagé pour la douleur et les patients qui se manifeste aujourd'hui parce qu'ils consomment du cannabis ou qu'ils ont consommer avant l'expérimentation du cannabis sont des patients qui ont plus de 50 ans qui ont déjà visité de tous les traitements on se pose pas la même question avec des opiacés par exemple qui sont peut-être beaufort beaucoup moins c'est que que cannabis et les patients sont d'ailleurs sont eux mêmes se pose le même les limites dans la consommation et 10 mois je veux surtout pas faire un bad trip parce que eux aussi et moi j'en étais le premier exemple j'ai mis beaucoup beaucoup de temps avant d'essayer le cannabis passe déviée peur voici mes amis bien sûr j'avais j'avais cette image avait été cette image et j'avais peur de perdre le contrôle d'autant que j'avais eu des molécules auparavant qui sont tout à fait légales il prescrite sur ordonnance et qui m'ont bien fait planer donc c'est c'est au début vous avez donc comme on y fumer du cannabis j'ai fumé effectivement c'est vrai que c'est quelqu'un qui me l'a proposé j'ai mis plus d'un mois à le prendre il était dans la maison puis un jour à bout à bout de douleur parce que la douleur neuropathique ça vous tue c'est quelque chose qui rend fou c'est à dire que ça vous empêche d'aller dans la vie quoi et je crois pas être douillette en plus et là j'en ai pris un j'étais soulagé très vite moi je ne voulais pas fumer un jeu n'est pas préservée mais vite mes poumons jusqu'à 62 ans pour commencer à les abîmer donc je ne voulais pas fumer j'ai trouvé d'autres d'autres solutions pour le pour le consommer mais c'est à dire sous quelle forme alors moi je fais des décoctions on sait que les cannabinoïdes eux se diffuse dans la chaleur aidant la grèce donc dans du lait chaud gras et voilà comment je le fais mais avec mille précautions c'est à dire vraiment ne pas avoir et ça c'est vraiment unanime chez les patients ne pas avoir de bad trip en quelque sorte ou à haute dose et pas dans la soirée à haute dose et c'est vraiment ça qui est les passions sont très responsables là dessus sonia de la provôté vous la sentez vous cette réticence notamment parmi les responsables politiques il ya un pas qu'on n'a pas envie de franchir qu'on a peur de franchir ou pas je pense qu'on a eu surtout une communication hasardeuse sur le cannabis depuis un certain nombre d'années que probablement nous on hérite de ça c'est à dire à la fois une espèce de de laxisme ou de complaisance avec même des responsables politiques qui disaient qu'ils aient besoin qui est pas de mal à fumer un joint parce qu'ils sont des fumeurs dans leur jeunesse sauf que les produits ont changé les produits conditions de marché on le sait désormais s'est avérée la dépendance est plus fréquente les effets secondaires sont plus importants et est du coup finalement cette espèce de discours a empêché d'avoir une forme de clairvoyance sur l'intérêt thérapeutique corps et le cannabis et on a un peu mélangé les choses moi je suis très au clair sur le cannabis thérapeutique alors je suis très au clair je suis très au clair sur le fait que la méthode française hélas arrive maintenant mais elle est la bonne méthode elle est arrivée l'aimantation elle est tardive mais honnêtement c'est une bonne méthode cirque le principe de vérifier les indications les dosages la traçabilité des plans là la traçabilité de fabrication le mode d'administration prescription par un pharmacien délivrance par prescription par un médecin et livre ans par un pharmacien la surveillance le processus thérapeutique la surveillance des effets secondaires l'évaluation quoi classique qu'on a toujours fait en france et pas quelque chose de complètement délirant sauf que sur les premières phases d'usagé d'une cannabis thérapeutique on peut dire qu'on a une expo m expérimentation aux grands qui s'est fait dans d'autres pays et oui qu'on meurt que là on a le regard des autres exactement narre le recul des autres pays mais pour le coup on n'a pas la précision des indications on n'a pas les réponses claires à toutes les questions qu'on se pose est que l'expérimentation va amener et ça c'est important si c'est un médicament on le traite comme un médicament donc clairement on est quand même obligé de bordés les choses moi j'en suis extrêmement convaincant mais damien guillon un petit peu de recul sur ce qui se passe ailleurs j'imagine vous l'avez ce recul c'est flou tant chez les autres ou pas moi ça me rappelle exactement des débuts quand j'aime quand j'étais médecin avec les opioïdes quand ils sont rentrés en france il ya une trentaine d'années de ça je me souviens j'étais jeune médecin encore interne j'entendais tout autour de moi j'ai bien dit tous les médecins jamais je ne prescrire est de la morphine à mes patients parce que je vais les rendre toxicomanes je ne sais pas et je dis non non mais je fais le parallélisme historique parce que c'est assez c'est assez rigolo le cannabis prend le jeu trouve le même chemin qu'on a eu en france avec 7 problème problématique des opioïdes dont vous nous dites quoi attendre on a tort de prendre ce chemin là de prendre autant de précautions moi je pense que j'aurais pas fait forcément ses textes cette expérimentation mais si on en revient au premier objectif qui est sûre donc la distanciation le circuit de distribution j'ai envie de moi de donner une réponse déjà un peu tout dessus déjà c'est à dire c'est comme pour les opioïdes ou plein d'autres médicaments c'est sûr c'est sur ordonnance donc la sécuriser mais comme les opioïdes essais délivrés par des pharmacies pourquoi faire une expérimentation pour dire bah oui on emprunte le même c'est précisément cette expérimentation en quoi consiste-t-elle combien de patients quelle maladie sont concernés dans cette dans cette expérimentation sur l'expérimentation à nouveau je reviens sur le point qui est majeur c'est la co-construction évidemment l'année c'est ne l'a pas fait seul puisque l'objectif c'est avec les patients et avec les professionnels de santé et des différentes disciplines et ça c'est un point qui est majeur à nouveau la pertinence de l' usage du cannabis donc à usage médical dans les remet à 5 indications qui on est et qui ont été retenus elle a été considérée comme valide par le comité scientifique temporaire est validée par l'anesm fin 2018 donc on n'est pas sûr sur une expérimentation pour définir si le bénéfice risque dans ces indications est favorable on a considéré dès le départ que il fallait aller sur ses indications ensuite c'est le circuit en effet de mise à disposition la formation des professionnels de santé donc on a à la fois des structures de référence hospitalière et donc dons qui vont permettre de pouvoir proposer des patients éligibles vous avez d'abord une première consultation qui se fait dans ces structures en accord avec le patient le patient peut ensuite désigné un médecin son médecin traitant donc libéral un pharmacien d'officine aussi pour qu'il y ait ensuite la mise à disposition que l'on dit en libéral en ville de donc du cannabis à usage médical est donc un échange avec le patient sur cette phase de titration pourvoir en effet en termes d'efficacité en termes d'effets indésirables et donc c'est quelque chose qui est encadré qui permet de former les professionnels de santé le cannabis en leur for both c'est le même qui est dans les joints que l'on fume un bon non non non non ils sont justement maison clamant un médicament c'est de qualité formation technique est ce qu'on peut expliquer nos téléspectateurs ce qui y est dans quelle est la substance c'est quoi leur allez à la fois du thc du cbd selon les indications en fait vous avez des ratios qui sont différents certaines indications vous n'avez que du cbd est donc en fait c'est pour ça que ça ce n'est pas si simple que cela je sais mais dès qu'il est en vente libre aujourd'hui en france on est alors oui on n'est pas sûr qu'on n'est pas sur les mêmes choses effectivement ce qu'on a là ce sont des choses qui sont titrés qui sont contrôlés dans le bon sens et le ratio concerne on sait exactement combien de ces bd il ya dedans convient th et il y à il ya plusieurs formes en forme orale il y a plusieurs formes en forme à vaporiser mais été achetée c'est un psychotrope oui ça lorsqu'il faut aussi bien dire c'est que cet homme c'est quand même du full spectrum c'est à dire c'est que c'est de la plante ça n'est pas des dénis de la synthèse ce ne sont pas des produits de synthèse ni ce qu'on appelle l'isola c'est à dire un seul cannabinoïdes qui a été isolée l'accord dont la substance qui est délivré dans le cadre de cette expérimentation n'est pas la même que le sait mais dès que je peux aller acheter au coin de la rue pour la simple raison qu'on sait pas ce que c'est que le cbd que vous allez acheter la merde c'est la traverse est contrôlée pharmaceutique m'en dire que c'est un médicament dont qu'on a on a passé en effet un certain nombre un appel d'offres on a des critères extrêmement précis de qualité de qualité pharmaceutique enfin c'est un médicament d'eau qui doit ré se répondent aux mêmes critères de qualité quelques de sécurité et d'efficacité c'est ça qui est vraiment important et sur le choix des maladies damien guillon peut être un os qui a des maladies qui ont été exclus de cette expérimentation et vous le regrettez que bien sûr il ya d'autres indications si vous regardez ce qu'on appelle l'évidence based medecine c'est à dire les études qui sont faites à travers le monde bien sûr qu'il ya d'autres syndicats il ya d'autres indications les cinq ont été retenus en france 1 c'est celle qui ont été reconnues en effet on va dire au niveau n'a concédé un consensus international les revue cochrane et compagnie qui ont retenu ses cinq indications où il y a le plus de preuves c'est pareil la célèbre conte cac et d'éléments parce que en fait si on veut être honnête 1 les études n'ont pas la puissance que l'on voudrait parce qu'il ya des problèmes de méthodologie mais peut-être pas aller trop vite là on est dans l'expérimentation en a pris cinq qui ont certainement les scientifiquement les les plus aboutis et il ya plein d'autres domaines bien sûr oui alors effectivement d'abord il ya dans le choix des indications il ya eu des sociétés savantes qui ont été auditionnés il ya eu les associations de patients qui ont été auditionnées pour bien dire que ce sont des associations de patients qui ont souvent aussi orienter le choix 1 puisque ce sont les associations qui sont le plus mobilisés sur certains symptômes maintenant qu'ils aient d'autres indications sur lesquels alors il faut bien dire que c'était en 2018 il ya deux ans depuis et ça galope d'envoi des indications qui n'ont pas été retenus et sur lequel il ya des travaux aujourd'hui pertinents donc là on a évolué au quiz voilà quelle maladie par exemple par exemple par kingson typiquement leur kingson qui même la société savante et l'association tous les deux lors de l'audition on dit on dit on n'a pas de preuves on sait qu'à des patients qui sont soulagés par ça mais on n'a pas aujourd'hui il ya une étude qui est sur le parking soleil ne sont pas intégrés dans l'expérimentation à ce stade et c'est la raison pour laquelle on a mis en place évidemment ce comité scientifique temporaire pour définir les indications pour définir l'expérimentation et on a un comité scientifique temporaire de suivi de l'expérimentation qui se réunit tous les mois voire même un petit peu plus les poils il entend le sait bien et donc ça permet d'adapter en permanence en fonction des retours terrain que nous avons possiblement en effet moi je suis toujours évidemment très ouverte sur possiblement d'autres indications notamment sur le sujet on a des sujets en effet d'adaptation en fonction des indications notamment le sujet des contre-indications on apprend aussi du terrai du terrain et pour pouvoir adapter dans un objectif de généralisation forme d'un widget à tous et à tous oui l'objectif de tout ça c'est de faire comme avec n'importe quel médicament c'est pour ça que vraiment il ya besoin aussi de mettre un cadre enfin il me semble pas ce qu'on peut pas laisser d'ambiguïté traînaillé dans tous les sens parce que les enjeux économiques les lobbys qui poussait pour le cannabis légalisé tout court quoi et donc cette espèce de 2 voilà de débat public qui pousse dans un sens nuit finalement au fait qu'on soit beaucoup plus serein sur la question du cannabis thérapeutique en réalité sur les indications on sait qu'il y en aura d'autres et d'ailleurs les années d'autres indications pour lesquelles les les thérapeutes et les thérapies classiques pour l'instant sont mises en échec et on voit que là il ya un gain si ténu soit-il parfois il est quand même indispensable et très précieux pour les patients donc de toute façon on doit se mettre dans une situation où on peut mettre en place des autorisations de mise sur le marché et encore une fois la traçabilité les contenus les dosages et c'est à ce sont des choses importantes parce que par exemple actuellement ses produits à l'étranger et bien on a des gags parce que sous le même nom et sous la même appellation des produits très différents de qualités très différentes avec justement cette femme de strabag traçabilité qu'on n'est pas complètement capable d'évaluer donc nous on est c'est vrai la france a ce côté peut-être ultra-sécuritaire précautionneux et c'est vrai je pense qu'on a vraiment perdu du temps et quand c'est au conseil fourvoyer dans ces espèces de débat fumeux sans faire de mauvais jeu de mots sur sur le cannabis en général qu'on aurait dû traiter cette question là sereinement comme on quand on montrait toutes les questions et thérapeutique en france parce que par contre d'autres modèles et notre process alou je pense que c'est un bon procès parce que il ya aussi une autre question un point que vous avez un petit peu effleuré c'est ce manque de formation des médecins ils sont quand même encore très peu nombreux à en connaître les effets de ce cannabis thérapeutique ils ne savent pas quoi dire à leur passion d'ailleurs c'est ce que nous explique très bien dans le documentaire la maman de wael c'est un témoignage très fort regarde nous avons dit à la paix à la neuro pédiatre bombay puisque rien ne fonctionne on va passer aucun indice et bien vous êtes complètement fan moi je n'y connais rien en cannabis je ne peux pas vous donner je ne peux pas vous aider d'abord parce que c'est illégal je n'ai pas des compétences pour j'aimais si vous m'aidez pas je vais le faire quand même fait donc la neuro pédiatre a accepté de nous aider à baisser des traitements un parent progressivement jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien [Musique] elle m'a dit par contre le cannabis ces mots qui gérait voilà et c'est tout ce qu'elle a pu faire christelle ratings et carbonell voilà où en sont les médecins ils ne sont pas formels et là aussi l'urgence oui d'où la mise en place de ce cadre et de cette formation c'est à dire que pour prescrire notamment dans l'expérimentation et l'objectif c'est aussi après là je ne présage pas de ce qu'il sera décidé mais dans l'objectif de la généralisation le point majeur est en effet la formation pour bien utiliser un médicament pour qu'ils puissent déployer tous ses effets bénéfiques il ya aussi des risques et donc il y ait cette valence il faut en effet être formés et ça c'est en effet majeur à la fois les baux des médecins les prescripteurs mais à la fois aussi des dispensateurs les pharmaciens et sas images est-ce qu'il faut pas aller très vite là alors il ya quelque chose d'important quand même parce qu'on dit qu'on va pas vite tout ça mais sans expérimentation combien il y aurait eu de prescription dans l'année si on prend l'exemple de l'angleterre un an après la légalisation je crois qu'il ya eu 14 prescription parce que les médecins non formés n'ont pas lâché et c'est ce qui s'était passé au moment de la morphine sans oublier ça comme l'expérimentation sécurise aussi les médecins oui il est bien sûr oui oui des grosses écuries 8 et puis avec ceux avec ce groupe de médecins expérimentateurs c'est aussi un groupe qui va pouvoir porter la parole je dirais donc et on voit bien sûr bon le luxembourg qui est presque un département français ils ont pu former leurs 200 médecins pour la prescription mais sans formation les médecins vont pas ne vont pas prescrire ou vont mal prescrire et il faudrait pas re faut prendre aussi des leçons de ce qui se passe avec des opioïdes pour faire très attention à dire on sait bien que on peut avoir des dérives avec désolé jolie d'aujourd'hui qui sont un peu qu'ils sont un peu prescrit parfois trop facile un peu trop facilement y compris dans des indications qui ne sont pas les indications donc dans lesquelles ils sont pas efficaces donc prenons des leçons et et justement je crois qu il on a une responsabilité et y compris moi comme présidente de l'association de patientes qui est vraiment porté ce projet pour les patients qui souffrent de maladies rares on a une responsabilité à ce que ce projet aboutisse parce que le produit bien sûr ça n'est pas 100% de réussite c'est pas du miracle mais quand ils donnent des résultats et bien il est il y a des résultats chez les patients pour dit il y avait une résistance depuis des années sur les autres prévient on vous écoute on il faudrait intégrée dans le cursus des futurs médecins jeu pendant cette question du cannabis thérapeutique parce que c'est un soin d'avenir enfin il faut que tous ou tout l'arsenal thérapeutique que soit soit enseignée classiquement j'allais dire c'est un peu ça le combat qui se mène là c'est de considérer que le cannabis thérapeutique c'est une gêne bull lui loue une poudre comme comme le reste comme tout ce qu'on apprend il ça fait partie des outils qu'on a en main et donc c'est vrai que sur les soins palliatifs on le sait on le sait la formation n'est pas dispensé de la même façon suivant les territoires il n'ya pas des médecins spécialisés des services référent dans tous les territoires dans tous les hôpitaux etc donc c'est à un vrai sujet mais pour ce qui est de la formation moi il me paraît tout à fait légitime face à doit être vraiment dans le manuel des thérapeutiques avec des effets secondaires ce qu'il faut connaître ne faut pas méconnaître ou sous-estimé les effets secondaires la question des effets secondaires parce qu'il y en a il y en a c'est d'ailleurs il ya des personnes qui ont arrêté la l'expérimentation parce que il y avait ces effets secondaires et notamment des crises d'angoissé des troubles du sommeil etc des insomnies et c'est donc il faut pas et un médecin quand il prescrit doit connaître aussi des effets secondaires parce que sinon sinon il peut être tenté par exemple je caricature mais il dort pas bien bon bah tant pis on va charger la 12e rang mais plus alors qu'en fait ces traitements qui est responsable de ça je sais un peu caricatural ce que je dis mais enfin je veux dire les choses sont précises la médecine étant une science par définition qu'on ne dit pas exercent il faut qu'on ait de la précision dans les thérapeutiques et dans ce qu'on met en oeuvre et je crois qu'il fois il faut enseigner les choses mais clairement cette expérimentation ça veut dire on enseigne très très vite quoi fin derrière on peut même profiter dans la foulée je veux dire là on a de quoi écrire les contenus complet il ya même déjà la joie même déjà d d d instruction qui ceux qui sont 400 maisons oui mais pas en un mot c'est quoi le processus après une fois que la l'expérimentation est terminé qu'est ce qui doit se passer sur le plan législatif et il faut de toute façon rendre légal le cannabis dans cet usage donc ça roule à 100 il n'est pas légal n'est pas légal mais après c'est j'allais dire c'est formel quand on a derrière tout le back office aux scientifiques de qualité sur lequel on peut s'appuyer et j'allais dire ça serait précieux pour notre pays d'avoir ça avec précision parce que ça nous permet de résister aussi au reste et jusqu'à quel niveau la précision en citant les pathologies concernées par le cannabis est une fiche cermam y est vous avez dans vos médicaments des contres comme savait si vous prenez par exemple quelque chose d'assez c'est la mrc la souris sur l'usagé l'autorisation de mise sur le marché vous avez les indications le cannabis à usage médical et c'est ce que vous disiez au début en effet quand on parle cannabis tout de suite on voit la socri à l'alizé sapin ce christ ou alors on le considère pas comme un médicament mais le cannabis à usage médical est un médicament est un médicament comment on l'utilisé il faut qu'il y ait un cas il faut qu'il y ait une indication il faut qu'il y ait une posologie donc on a en effet le sujet une titration une formation pour quelque part c'est donnons-nous les chances de pouvoir faire exprimer au cannabis son meilleur potentiel si elle n'a pas fait partie de l'expérimentation pourra-t-elle être intégré dans cette en fonction des événements oui en fonction des éléments comme ma dominante on le disait fin 2018 quand il ya eu la définition en effet des indications à la fois la société savante parkinson et l'association de patients a clairement dit à ce stade enfin donc fin 2018 à ce stade il n'y a pas assez d'éléments pour se dire oui il y as pertinence aujourd'hui évidemment deux ans ou trois alors se reposer la question se repose la question et c'est fin c'est le propre de de la science et de la médecine en continu que cette exception et réinterrogé constamment damien guillon n'est pas un cadre en fermant non comme je vous disais tout à l'heure je serai peut-être oui là je parle personnellement je serais peut-être pas passé par l'expérimentation pourquoi on parle de médicaments on prend paracétamol ou n'importe quel médicament des médicaments les indications sont posées par des comités de scientifiques etc n'a pas besoin de passer par une haie par une expérimentation est surtout là comme on l'a dit à l'heure l'expérimentation l'aller pas pour voir si le cannabis marche ou marche pas c'est uniquement pour voir comment on peut le distribuer c'est ça qui me gêne un petit peu et du coup je trouve que ça retarde un peu voilà mais après cet âge les gens souffrent c'est un choix voilà c'est un choix français de passer par l'expérimentation il faut le respecter etc mais voilà l'expérimentation n'est pas là pour dire si dans les cinq indications le cannabis marche ou pas donc juste pour compléter on va dire un sujet un petit peu différent par rapport notamment évidemment aux autres médicaments avec autorisation de mise sur le marché les médicaments qui ont une autorisation de mise sur le marché ils ont un corpus de données notamment d'essai clinique qui a permis d'aller définir en effet de manière de manière assez directe ses indications ses autorisations de mise sur le marché comme vous l'indiquez en effet la littérature scientifique et c'est ce que l'on soulignait tout à l'heure les données en termes d'essais cliniques sont assez pauvres et donc on est dans une situation en effet qui n'est pas complètement simple on peut un peu le comparer à l'accès précoce donc que l'on peut que l'on met en place dans d'autres médicaments où on a une présomption en effet assez forte de bénéfices risques et donc on met en place un accès précoce un encadrement on n'a pas le passé alimentation mais ce n'est pas très loin pour en cela non non non non non non c'est pas non l'accès précoce heureusement ça permet aux patients typiquement en oncologie l'accès précoce qui est avant l'autorisation de mise sur le marché permettent de pouvoir dispenser à ses patients on n'est plus au sérieux on est déjà quand même sur des ouï cdc dans son essai clinique randomisé avec abra témoin un bras traités etc ce sont des ce sont des mises à disposition à disposition la recette préau thérapeutique pour lesquels on pressent que il ya eu elle est l'unique chance finalement offerte à la personne pour éventuellement le billard expérimentation madjid envoyer ensuite on aborde un dernier point il ya quand même un point important c'est que vous vous êtes un médecin militant je dirais donc vous y croyez oui vous y croyez mais a créé bien tu as fait un bond bien y at-il de médecins militants l on le voit dans d'autres domaines à convaincre en france et qui du coup or l expérimentation fallait sécuriser c'est à dire qu'on va pouvoir demander d'avoir des données sur la façon de presque prescrire mais surtout aussi de dire que derrière c'est balisé et qu'effectivement voilà on donne et que le ghana beast et rien ne va pas tomber dans le domaine public comme ça alors il n'y a pas que les patients qui sont prêts et qu'ils la demande cette légalisation du cannabis thérapeutique il y a aussi les agriculteurs et en particulier cela creuse qui apparaissent beaucoup dans le documentaire on regarde un extrait on en parle après le thérapeutique pourrait être produit en france il ya trois ans les politiques nous avait écoutés il y aurait déjà des producteurs de cannabis thérapeutique actuellement pendant les deux ans et des producteurs étrangers qui vont produire et donc on n'a aucune visibilité en sachant qu'il faut au moins deux ans pour monter une filière française soigner de la provôté vous l'avez abordé d'un mot quand même cette question il ya aussi une question économique derrière est ce qu'on est en train de louper un train je sais pas si je le dirai comme ça certaines personnes considèrent quel loupé un train on peut dire peut-être l'économie loot un train mais c'est pour le moment pour le moment c'est provisoire on passe par les étapes nécessaires pour que ce travail soit pas un train qui déraille parce qu'en attendant donc ça ça parait orthez les produits oui on est on est obligé d'importer les produits certes mais enfin clairement pour dire les choses très simplement les grands lobbys en dehors de l'agriculture qui sont très et encore les agriculteurs c'est pas tout ce qui selon dans cette affaire là qui ce qu'ils sont vraiment militants ce sont quand même les cigarettiers les alcooliers pour plusieurs raisons parce que ils ont probablement un potentiel de de clientèle de marché qui a à peu près convergent avec c'est celui d'un usage du cannabis qui serait complètement libéralisé donc c'est vrai que tout ce qui constitue pousser les feux évidemment apporte des perspectives économiques qui sont énormissime la cigarette ça a baissé de 1 pour 25% de quoi les mecs si ça ça revient voilà tous âges voilà l'autre l'autre chose c'est que les recettes fiscales pour les pays elles sont pas négligeables ont les estimerait à 500 millions voire un peu plus d'un milliard on a une fourchette un bon pour la france donc c'est pas rien dans la situation actuelle c'est pas rien donc il faut bien se passe je pense que finalement ce qui se passe là c'est vrai c'est vrai que du point de vue du patient c'est compliqué nous ennuie retard et je moi je suis je vais pas dire le contraire jeu j'en suis entièrement d'accord et je pense qu'on a vraiment traîné par je sais pas où on avait d'autres choses à faire je j'en sais rien mais on attend on a traîné parce que par contre c'est la bonne méthode parce que ça c'est une façon de se border de cadres et y compris les enjeux économiques qui sont intéressants mais qui doivent pas être des enjeux qui ne sont qu économique est un enjeu de santé derrière il doit être au moins aussi prioritaire mais le fait d'importer ces produits est ce que c'est un problème est ce que c'est un sujet parce que voilà ce ne sont pas nos produits aux panneaux qui les produits non c'est un sujet ou pas alors pour le alors le choix qui a été fait c'est d'avoir une expérimentation en effet et on était en 2018 et donc je les partage le temps en effet qu' avec qui a pu en effet c'est cool et en tout cas avant d'avoir une expérimentation mise à disposition de la manière de la façon la plus rapide possible la façon la plus rapide possible c'est en effet d'importer aujourd'hui il n'y a pas de cadres il n'y a pas de possibilités de production sur le territoire national et je vais revenir il y a tout un sujet d'évolution donc soit en effet une fois en effet que les indications ont été déterminés soit en effet c'était retardé très clairement de plusieurs années cette expérimentation pour pouvoir apporter ce service aux patients soit en effet on passe par cette phase d'importation aujourd'hui avec des critères très précis comme je voulais dit et en parallèle et c'est ce qui est mis en place en effet une agence a mis en place un autre comité scientifique temporaire sur la filière de production française dû canaliser des paysages médicale et voilà donc du médicament est gérée avec une filière est donc une qualité pharmaceutique donc en effet réellement de la plante aux médicaments dur toutes les spécifications techniques c'est en effet très complexe nous nous entourons évidemment de l'ensemble des compétences nécessaires au travail est très gamin tu as donc voila et donc le cst et mis en place nous attendons aussi la publication d'un décret qui nous permet en effet de pouvoir évidemment aller plus loin et donc voilà je pense que ça va passer par là évidemment donc qui n'est pas évidemment sous l'égide de l'année c'est mai et donc est donc ce cst va être voilà dès que nous avons en effet ce décret nous pouvons commencer les travaux avec l'inra et avec l'agriculture avec l'intérieur avec tout le monde pour en effet définir les conditions techniques de fabrication en effet puisque faire la filière bois transmettront la version st si je vous entends bien c'est que voilà faut juste quelques années il nous assure maintenant aux mobilisations on lui dirait civilisation mobilisation il faut être prêt justement à mettre en place sa filiale la finlande y compris de l'étranger alors moi je vais pas parler de la creuse parce que je connais pas la creuse mais moi je viens de jeu je viens de l'anjou et d'ailleurs où on le sait peu la france à la capitale européenne des plantes médicinales j'avais donc inchangée à cheval et chemillé exactement il ya toute une filière historique qui existe forcément dans cette danse est dans ce département puisque donc les les plantes médicinales ils sont déjà prêts il ya les jets police il ya km yahia il ya plusieurs grands sacs et l'heure tout est presque ils sont ils sont dans le oui la grande le décret alors comme on le disait tout à l'heure derrière il ya des intérêts évidemment financier ne faut pas être naïf et complet pour public et qu'on y goûte oui il ya des intérêts financiers parce que ça va déboucher sur une nouvelle chose mais j'ai à dire je pense s'est même vue sur la filière cannabis thérapeutique française elle est prête à la temps le feu vert et s'il ya des intérêts financiers j'étends alors les frais patient 10 26 mai douleur certes au moins à faire marcher l'économie française et non pas l'économie canadienne où l'économie hollandaise pourquoi pas et au contraire et c'est vrai que comme il ya les capacités en france on parle de leur relocalisation depuis quand même quelques mois n'a donc oui avec la souveraineté si au niveau médical qu'a réclamé le président macron est là je crois que ça c'est pourtant était donc là elle ne soyons pas que pour le cannabis si vous voulez des motifs futiles terra petit c'est le moyen de mettre en pratique de dire bref faisons notre filière française on n'aura pas de problème l'approvisionnent d'approvisionnement au début aussi avec l'expérimentation n'avaient pas tous les produits il a fallu un temps d'y aller les vapo était pas disponible il ya eu toute hâte mais ils ont fait français bien sûr on contrôle n'aura que la production est en principe les prêts distribution et la distribution et tout ça pour conclure peut-être avec vos amado j'ai longtemps si on doit passer un message aujourd'hui à ses patients qui nous regardent qui souffrent atrocement qui sont peut-être en train de se procurer du cannabis de leur côté et qu'ils ont l'impression d'être des délinquants qu'est ce qu'on peut leur dire est ce qu'on leur délivre un message d'espoir c'est con on travaille on travaille pour que au terme de l'expérimentation soit apte et que le tout le système français je dirais de la graine au patient soit alors mais à leur mettre à disposition des produits de qualité et surtout que les médecins puissent prescrire en toute connaissance de cause quelle que soit leur situation en tenant compte de leur situation médicale y compris les patients poli médicamenté y compris des patients qui ont des fragilités et on s'arrêtera là merci merci infiniment participer à ce débat merci à vous de nous avoir suivis à très vite sur public sénat [Musique]
Sonia De La Provôté