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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 25 mars 2026 29 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleÉconomie & entreprises

PS-LFI-Ecologistes : la guerre des gauches est relancée

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 6:05OuverteRéponse directe

    Comment qualifiez-vous ces municipales pour la gauche ?

  • 7:54OuverteRéponse directe

    Quelles conséquences de ces élections pour le PS en vue de la présidentielle ?

  • 10:30OuverteRéponse directe

    Vous parliez de Boris Vallaud. Même tonalité ce matin chez Carole Delga ?

  • 20:19OuverteRéponse directe

    Est-ce que ces municipales ont fait naître un flou sur la ligne des Républicains ?

  • 22:22OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça a nuit à Rachida Dati ?

  • 26:04OuverteRéponse directe

    Que dit-elle de cette union des droites ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:25InvitéFait
    « Hier, Roland Lescure, le ministre de l'Économie, a parlé d'un nouveau choc pétrolier au risque de peser sur la croissance française. »
  • 0:49InvitéFait
    « Les pêcheurs, transporteurs, agriculteurs paient déjà le prix fort. »
  • 2:40InvitéFait
    « L'écologiste Léonore Monconduit avait ravi la mairie de Poitiers en 2020, aux socialistes qui tenaient la ville de 1977. »
  • 3:39InvitéFait
    « Anthony Brottier, le modéré, a joué la carte à fond du barrage contre les insoumis. »
  • 3:49InvitéChiffre
    « Le candidat PS, il aurait pu se maintenir avec 11% au premier tour. »
  • 4:03InvitéFait
    « Anthony Brottier va donc devenir maire ce vendredi 27 mars. »
  • 4:22InvitéFait
    « Ce n'était donc pas arrivé depuis 1977. »
  • 6:16InvitéFait
    « Indubitablement, une guerre des gauches. »
  • 8:01InvitéFait
    « C'est une élection en demi-teinte pour les socialistes puisque nous sommes bien implantés, très bien implantés, même dans les métropoles. »
  • 10:37InvitéFait
    « Est-ce que le Parti socialiste, contrairement à LFI, il y a une démocratie interne ? »
  • 15:29InvitéFait
    « Le Parti Socialiste s'occupe de ses affaires, qu'il arrête de s'en prendre à nous. »
  • 15:43InvitéFait
    « Le résultat de ces élections municipales, c'est que la gauche dite traditionnelle s'affaisse et que la gauche de rupture que représente la France insoumise progresse. »
  • 20:30InvitéFait
    « Je travaille avec Bruno Retailleau. Je ne suis pas toujours d'accord avec lui mais j'essaie de faire en sorte que nous puissions nous parler. »

Temps de parole

  • Invité33 %
  • Invité 233 %
  • Présentateur11 %
  • Invité 39 %
  • Invité 47 %

3,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Regardez ce qu'elle a eu de nos quotidiens régionaux. On commence par la guerre au Moyen-Orient qui continue et les prix de l'énergie qui poursuivent leur hausse.

0:20
Invité

Oui, alors que l'Iran et les Etats-Unis négocieraient pour mettre un terme au conflit. Hier, Roland Lescure, le ministre de l'Économie, a parlé d'un nouveau choc pétrolier au risque de peser sur la croissance française. Le journal Télégramme fait un point sur l'impact concret de la guerre sur les prix. Il y aura des conséquences non seulement sur les carburants mais aussi sur le pouvoir d'achat des Français. Les détails dans le Télégramme ce matin.

0:42
Présentateur

Et les professionnels tirent la sonnette d'alarme.

0:44
Invité

Ça fait la une de la dépêche du midi. La hausse du pétrole se traduit par des prix inédits à la pompe. Les pêcheurs, transporteurs, agriculteurs paient déjà le prix fort. L'impact pourrait être majeur pour l'économie et pour la région Occitanie selon la dépêche.

0:59
Présentateur

La solution passera peut-être par le renouvelable.

1:01
Invité

Encore faut-il que les réseaux de distribution fonctionnent. Ce qui n'est pas le cas en Nouvelle-Aquitaine. Sud-Ouest parle ce matin de friture sur la ligne. La région est la première de France en termes de production d'énergie verte et notamment de photovoltaïque. Le problème c'est que la distribution ne suit pas. En conséquence les projets lancés par les collectivités sont freinés ou tout simplement mis à l'arrêt. Explication de le journal Sud-Ouest aujourd'hui.

1:23
Présentateur

Et Peugeot veut se relancer.

1:25
Invité

Oui, la marque qui avait râpé plus d'un million de véhicules pour des défaillances constatées sur le moteur PureTech a présenté hier un nouveau moteur, le Turbo 100. La présentation a été faite sur le site historique de Sochaux. Comme l'explique le journal l'Alsace, le Turbo 100 sera garanti 8 ans. Objectif, rétablir la confiance des consommateurs, Roryane.

1:44
Présentateur

Allez, on termine avec les municipales.

1:46
Invité

On a beaucoup couvert. Encore et toujours. Oui, mais on les a beaucoup couvert sur Public Sénat. Mais c'est vrai qu'on n'a peut-être pas assez parlé, on n'en a peut-être pas assez fait sur le duel entre Hitler et Zelensky. L'Est-Éclair revient sur le buzz mondial qu'a suscité l'affrontement entre les candidats Charles Hitler et Antoine Renaud-Zelensky dans la petite commune d'Arcy-sur-Auge. Le buzz a été tellement fort, raconte le journal, qu'on a complètement éclipsé la campagne électorale de cette commune de 2800 habitants. Séance de rattrapage dans l'Est-Éclair pour aller au-delà de la simple victoire d'Hitler.

Maire sans étiquette de centre-droit qui explique avoir du mal à vivre les moqueries concernant son nom.

2:25
Présentateur

On le comprend. Allez, on va continuer à parler de ces municipales avec la presse régionale à Poitiers. Bonjour, Delphine Blanchard. Merci d'être avec nous, journaliste à la Nouvelle République. Delphine, avec vous, on revient sur les municipales. Et c'est une page écolo qui se tourne à Poitiers.

2:40
Invité

Oui, l'écologiste Léonore Monconduit avait ravi la mairie de Poitiers en 2020, aux socialistes qui tenaient la ville de 1977. Mais dimanche, Anthony Brottier a mis fin à un mandat écologiste, ancien macroniste, fils d'un maire socialiste. Anthony Brottier a 39 ans et était jusqu'ici élu de l'opposition municipale. Certains le placent au centre-droit, notamment pour sa mesure sur l'armement de la police municipale. D'autres le voient au centre-gauche pour son attention programmatique envers les quartiers. La préfecture de la Vienne, elle, n'avait pas tranché en le qualifiant tout simplement de divers centres.

Et c'est peut-être justement cette modération qui a plu au poids de 20, qui l'ont largement élu. Arrivé en deuxième position au premier tour, il a gagné plus de 6 000 fois au second tour. Il était élu avec 47% contre 40 pour Léonore Monconduit. Alors qu'est-ce qui a fait perdre cette dernière ? Sans doute en partie son union avec la liste PC-LFI. Anthony Brottier, le modéré, a joué la carte à fond du barrage contre les insoumis. Et surtout, il a réussi à siphonner les voix du Parti socialiste. Le candidat PS, il aurait pu se maintenir avec 11% au premier tour. Mais en apprenant l'alliance des Verts avec LFI, il a fait le choix de retirer sa liste.

En appelant pas clairement à voter Anthony Brottier, mais en revanche en appelant à faire barrage aux insoumis. Donc ses électeurs ont compris le message. Anthony Brottier va donc devenir maire ce vendredi 27 mars. Et Léonore Monconduit, elle, elle va contenir le premier parti de position avec un élu LFI. Et puis surtout, il n'y aura plus aucun représentant du PS au sein du conseil municipal. Ce n'était donc pas arrivé depuis 1977. Tandis qu'il y aura deux sièges pour le RN qui a fait son retour dans l'hémicycle.

Le jeune candidat du parti, totalement inconnu avant le premier tour des élections, a débarqué à Poitiers depuis un peu et il a réussi à faire plus de 10% au premier tour et 7% au second tour.

4:38
Présentateur

On a un point très complet sur Poitiers-Delphine. Comment ça s'est passé chez vos voisins à Châtellerault ?

4:44
Invité

À Châtellerault, c'est un cas assez unique en France qui s'est joué dimanche soir. Parce que la prochaine maire de Châtellerault sera la candidate qui est arrivée en quatrième position au premier tour. Je vous fais vite fait un petit retour en arrière. Six listes se sont qualifiées au soir du premier tour avec le RN arrivé en tête. Une seule liste a fait le choix de fusionner pour un barrage républicain. Il s'agissait donc de la candidate centriste arrivée en quatrième position et d'un autre candidat du centre arrivée lui en cinquième position. D'un cheveu, ils sont arrivés en tête ce 20 mars, juste devant le RN donc.

Et le premier parti d'opposition sera donc le Rassemblement national seulement à Châtellerault. Dans la Vienne, vous le voyez, les cartes d'épargne politiques ont totalement été redistribuées. Reste à voir maintenant le travail au quotidien, par tous, au sein des conseils municipaux, et surtout sur le terrain, en face des citoyens.

5:38
Présentateur

Merci beaucoup Delphine. La une de la Nouvelle République, c'est un autre sujet école publique. La tension monte. Merci d'avoir été avec nous pour nous parler de ces municipales et des enseignements attirés. On va en parler avec vous. Bonjour Pablo Piovivien. Bonjour. Merci d'être la rédacteur en chef de la Revue Regard et le journaliste politique Louis Mourin est également avec nous. Bonjour Louis.

5:55
Invité

Bonjour Ariane.

5:56
Présentateur

On va revenir sur les enseignements à droite dans quelques instants, mais à gauche, puisqu'on parlait de Poitiers qui a donc été perdu par les écologistes. Comment vous les qualifiez ces municipales, Pablo, pour la gauche ? Qu'est-ce que vous en retenez ? Est-ce que vous en retenez certaines victoires ? Est-ce que vous en retenez une forme d'échec de l'alliance LFIPS ? Une guerre des gauches dans plusieurs villes ?

6:16
Invité

Indubitablement, une guerre des gauches. D'ailleurs, une guerre des gauches qui ne s'est pas arrêtée. C'est-à-dire qu'en gros, il y a trois mois, le Parti Socialiste et la France Insoumise se tapaient dessus. Il y a eu la campagne de premier tour où, la plupart du temps, ils sont partis en ordre dispersé. Ils se sont tapés dessus.

Et après, alors même qu'il y avait des alliances entre le Parti Socialiste et la France Insoumise dans de nombreuses villes, eh bien, ils ont continué à se taper dessus avec ce point d'orgue qui a été, pour moi, l'annonce par Paul Vannier, qui est un des cadres importants de la France Insoumise, de l'alliance à Nantes entre la France Insoumise et le Parti Socialiste. Et en fait, en annonçant cette alliance, Paul Vannier a insulté, il n'y a pas d'autre mot, Johanna Roland en disant, en gros, que c'était vraiment une girouette.

La mère de Nantes en disant que c'était vraiment une girouette puisque, quelques semaines auparavant, elle disait qu'elle ne voulait pas faire d'alliance avec les Insoumises. Alors même que Paul Vannier était partie prenante de cette alliance puisque c'était la France Insoumise et le Parti Socialiste. Donc, même pendant la campagne, ils ne se sont pas arrêtés. Et là, on voit depuis dimanche soir, eh bien, ils continuent. En fait, tout est à couteau tiré. Savoir, en vérité, quand on regarde, la gauche a conservé de nombreuses villes. Il y a même eu des conquêtes. Donc, le bilan n'est pas... Le bilan est à contraster. Il n'est pas du tout négatif.

Mais c'est vrai que ça n'augure rien de bon quant à la perspective de 2027 et la nécessaire unité de la gauche si, à un moment, elle entend l'emporter, au moins passer le premier tour en 2027.

7:54
Présentateur

Et, Louis, juste avant de faire agir, on va écouter Patrick Cannaire, le président du groupe socialiste ici au Sénat. Sur ce sujet, il était au micro de Jérôme Ravier.

8:01
Invité

C'est une élection en demi-teinte pour les socialistes puisque nous sommes bien implantés, très bien implantés, même dans les métropoles. C'est une évidence. Mais, manifestement, nous voyons que nous perdons du terrain sur notamment le périurbain et les territoires ruraux. Donc, il faut analyser ses forces, ses faiblesses pour préparer l'échéance principale, qui est l'échéance présidentielle.

8:28
Présentateur

Quelles conséquences de ces élections pour l'EPS en vue de la présidentielle ?

8:32
Invité

Eh bien, ça va être très compliqué en vue de la présidentielle parce qu'on voit bien, Pablo l'a très bien décrit au niveau local, il y a eu beaucoup de divisions malgré les quelques accords techniques puisque c'était le terme officiel qui en est en plus assez ridicule. Il faut bien le souligner. Ça n'a pas convaincu grand nombre d'électeurs. Ce terme, finalement, c'était symptomatique d'un parti socialiste qui n'assume pas sa position. Tant au niveau local qu'au niveau national. Parce que si Pablo l'a décrit au niveau local, hier, il y avait un bureau national du Parti socialiste donc au niveau national et ça a été une foire d'empoigne.

Vous aviez Boris Vallaud, donc le patron des députés PS, qui s'en est pris à Olivier Faure sur, en fait, l'absence de stratégie parce que la réalité, c'est que le positionnement global du parti, des socialistes, n'a pas été clair du tout. On a eu, effectivement, des positionnements locaux qui ont différé selon les territoires et puis on n'a pas eu de doctrine au niveau national si ce n'est que, justement, il n'y en avait pas. Vous savez ce qu'il y a de pire sur le fait d'avoir une mauvaise stratégie ? Eh bien, c'est de ne pas en avoir du tout. Et la réalité, c'est qu'aujourd'hui, le Parti socialiste est dans cette situation. Résultat, rien n'est clair.

Et les électeurs socialistes sont évidemment complètement déboussolés, complètement perdus, alors même que, eh bien, dans cette élection, LFI a été très clair. LFI, eux, sont restés sur leur positionnement. On le voit bien. Ils ont d'ailleurs eu des résultats qui étaient tout à fait, eh bien, satisfaisants sur un certain nombre de territoires. Ils ont progressé. À Paris, Sofia Chikiru a créé la surprise au premier tour avec un peu plus de 11%. Au deuxième, bon, elle a fait 8%. Elle a perdu 3 points.

Mais alors même que le contexte national ne leur était pas particulièrement favorable parce que, par exemple, il y a eu la mort de Quentin, donc grosse polémique en pleine campagne, eh bien, finalement, LFI a réussi à faire mieux que sauver les meubles.

10:30
Présentateur

Vous parliez de Boris Vallaud. Louis, même tonalité, ce matin, chez Carole Delga, la présidente de la région occitanique. On écoute.

10:37
Invité

Est-ce que le Parti socialiste, contrairement à LFI, il y a une démocratie interne ? Hier soir, c'est très grave, puisque Olivier Faure a refusé de mettre en débat ce texte et d'avoir un vote, ce qui démontre qu'il était assuré d'être en minorité. Donc, moi, je redemande à ce qu'il y ait une position claire sur le projet socialiste qui ne peut pas être compatible avec celui de LFI. Oui, j'entends ce que dit Carole Delga et ce que dit aussi Louis Morin. Mais le problème, c'est qu'on ne peut pas réduire le positionnement d'un parti à juste de savoir si, oui ou non, ils vont s'allier avec un autre parti.

Parce qu'aujourd'hui, j'ai l'impression que c'est que comme ça qu'ils arrivent à se définir en fait au Parti socialiste. Leur identité se réduit à... Alors, Carole Delga, elle dit qu'il ne faut surtout pas avec la France insoumise. Et puis, Olivier Faure, il dit, écoutez, pourquoi pas à certains moments et Pierre Jouvet dit, non, en fait, le Parti socialiste doit être en capacité de faire une proposition aux Français. Et il ne peut pas juste dire, écoutez, on va reprendre tout le programme de la France insoumise, c'est juste qu'on n'aime pas les cadres et les gens et leur façon de parler de ce programme.

Ce n'est pas possible d'avoir juste une différence qui soit une différence de ton, une différence de forme. Il faut que le Parti socialiste, mais moi, ça fait longtemps que je le dis, se pose la question de qu'est-ce qu'il veut proposer aux Français ? Où est-ce qu'il a envie de nous emmener ? Est-ce qu'il a envie d'être juste, en gros, une nuance du macronisme, une nuance, une courroie pour ajuster le système dans lequel on est ? Ou est-ce qu'il a envie de faire une vraie proposition de système alternatif ? Est-ce qu'il a envie d'être une gauche de rupture ou une gauche d'accompagnement ? Et tout ça, aujourd'hui, je ne le sais pas.

Je ne sais pas ce qu'il propose et c'est pour ça qu'ils sont un peu perdus. C'est pour ça qu'il y a autant de débats. C'est pour ça qu'il y a... Louis parlait d'électeurs ou de sympathisants socialistes déboussolés. Oui, ils le sont, mais ils ne le sont pas de savoir si, oui ou non, il y a un accord avec la France insoumise. Ils le sont parce que, le projet du Parti socialiste est tout sauf clair. Boris Vallaud, finalement, c'est celui qui parle le mieux du résultat de ces élections municipales. Il dit qu'on a gagné des victoires mais qu'on n'a pas gagné ces élections.

Et finalement, aujourd'hui, au quasi lendemain de la mort de Lionel Jospin, qui représentait la gauche plurielle, aujourd'hui, on a la gauche plurien. La réalité, comme vient de le dire Pablo, c'est qu'on n'a pas de lisibilité. On ne sait pas quel est leur programme. Alors, ils ont une chance, quand même. Ils ont une chance, aujourd'hui, à gauche, c'est l'effondrement du macronisme. Parce que ces élections, c'est aussi ça qui est intéressant, c'est de constater que, finalement, le parti d'Emmanuel Macron, alors, faut-il dire le parti d'Emmanuel Macron ou celui de Gabriel Attal, ça, c'est un débat que je laisse à chacun le soin de trancher.

Mais, effectivement, on voit bien que c'est l'effondrement total en termes de résultats. À part Antoine Armand qui, en plus, partageait en réalité sa liste avec LR, il n'y a pas beaucoup de victoires. Et l'humère d'Ancien.

13:42
Présentateur

Et Thomas Cazenave à Bordeaux.

13:43
Invité

Et Thomas Cazenave à Bordeaux, vous avez raison de le souligner, mais sinon, il n'y a pas beaucoup de victoires propres au macronisme. Mais d'ailleurs, c'est intéressant, on pourrait se demander si le macronisme finissant ne va pas se réincarner, ne va pas renaître, en fait, dans ce qu'il était auparavant et donc, du coup, ce que je pense qu'il sera demain, c'est-à-dire à la fois le Parti Socialiste et les Républicains. Parce qu'il est totalement, le macronisme, aujourd'hui, est totalement miscible, en fait, dans ces deux forces. Oui, mais ça, c'est ce qu'on a vu dans ces municipales. Ça, c'est le grand enseignement, c'est le retour au bipartisme.

C'est-à-dire que vous avez une gauche qui est plus ou moins unique, qui se tape dessus, etc., mais quand même, qui, au bout d'un moment, arrive à se réunir ou au moins les électeurs font cette réunion. Et d'un autre côté, vous avez une droite qui a repris un peu du poil de la bête et une droite qui a repris du poil de la bête notamment grâce à son extrême droite. Il y a une union, de fait, aujourd'hui, entre la droite et l'extrême droite du Rassemblement national. Juste, très rapidement, effectivement, c'est très intéressant ce que vous dites, Pablo, parce que le bilan de ces municipales, c'est effectivement l'hyperpolarisation du débat public qui revient.

Alors qu'on pensait que Jean-Luc Mélenchon était balayé parce que, justement, il était trop radical, ce qu'il élabore de manière stratégique, finement, depuis quelques mois, qu'il multiplie les dérapages. Là encore, il y a quelques jours tout blanc, tout moche. On voit bien qu'effectivement, tout cela est réfléchi de la part de Jean-Luc Mélenchon. Ce n'est évidemment pas de manière un dérapage fortuit. On a véritablement un débat qui se repolarise entre deux pôles qui est en train de se reconstituer. Et la réalité, c'est qu'aujourd'hui, le Parti Socialiste n'a pas réussi à trouver son positionnement exact dans ce débat public.

15:26
Présentateur

Et justement, on va écouter ce que dit Manuel Bompard du Parti Socialiste cet es-t-il maintenant sur RTL.

15:29
Invité

Du Parti Socialiste ?

15:30
Présentateur

Oui. Manuel Bompard ? Non, mais ce qu'il dit du Parti Socialiste. Ce que Manuel Bompard dit du Parti Socialiste était ce matin sur RTL.

15:38
Invité

Le Parti Socialiste s'occupe de ses affaires, qu'il arrête de s'en prendre à nous, qu'il arrête de nous attaquer. Le résultat de ces élections municipales, c'est que la gauche dite traditionnelle s'affaisse et que la gauche de rupture que représente la France insoumise progresse. Moi, je m'adresse aux citoyennes et aux citoyens, y compris à certains qui peuvent voter socialiste. Je leur dis, franchement, vous n'avez rien à tirer de ces gens-là. Donc, nous, on va avancer pour la prochaine élection présidentielle.

16:04
Présentateur

Voilà. Il y a eu certes des alliances, mais les fractures sont là, Pablo.

16:07
Invité

Les fractures sont là. Après, moi, ce qui me fait marrer, mais ça vaut pour Manuel Bompard comme à peu près pour tous les partis, c'est qu'ils sont tous arrivés dimanche soir et lundi matin en nous expliquant que franchement, c'était une formidable victoire pour leur formation politique. Que ce soit les socialistes, les insoumis, les LR, le RN, tout le monde avait gagné ces élections municipales. On l'a dit,

16:25
Présentateur

c'est l'école des fans.

16:25
Invité

L'école des fans, exactement. Donc là, Manuel Bompard ne fait pas, il va parfaitement dans ce tableau-là. Oui, mais ce qu'il raconte, moi, je suis assez d'accord avec lui. C'est-à-dire que passer son temps à taper sur la France insoumise et à dire la France insoumise, c'est caca boudin, on n'en veut pas, ça ne mènera pas très loin le Parti socialiste. Mais ça vaut aussi pour la France insoumise. Parce que moi qui suis Jean-Luc Mélenchon, je regarde tous ces meetings, je regarde toutes ces prises de parole, je lis ses notes de blog, etc. Et ce que je vois, c'est qu'en fait, il est de moins en moins, je trouve, dans le fond. C'est-à-dire qu'il fait de moins en moins de propositions.

Vous savez, avant, il faisait des grands trucs sur la mer, sur l'espace, etc. Il faisait de l'éducation populaire de façon très costaude. Aujourd'hui, Louis a tout à l'heure parlé de ses petites blagounettes, j'ai un peu l'impression qu'il s'est transformé en stand-upper. Il fait beaucoup rire son assemblée, en fait, en permanence. Mais voilà, sur les questions dont il se moque beaucoup et il insulte beaucoup ses anciens partenaires de la NUPES, mais sur le fond, j'ai l'impression qu'il a un peu lâché le truc. Ça l'intéresse un peu moins. C'est beaucoup plus drôle, c'est vrai, de se moquer de l'ancien maire de Saint-Denis ou d'Olivier Fort qui serait une girouette.

Ce qu'il faut dire, c'est que, justement, cette stratégie de Jean-Luc Mélenchon est là aussi très réfléchie puisqu'il va à la recherche d'un électorat périurbain de banlieue et donc il adapte aussi son discours. Il voit bien que ce qui marche, ce n'est pas tant de faire des grands discours avec beaucoup, beaucoup de propositions, mais au contraire, c'est d'être extrêmement clivant, d'être très présent dans les petites phrases, dans les dérapages également, malheureusement, parce que ça fait mal à la démocratie. Moi, je suis convaincu que lorsque... Je pense que ce n'est pas tant le périurbain qui est brillant de ça que les médias.

On passe notre temps à commenter ces petites phrases de Jean-Luc Mélenchon. Très probablement, effectivement, qu'il y a aussi une réflexion vis-à-vis des médias, mais vis-à-vis des médias, on parle à un électorat et la réalité, c'est que lorsqu'il fait des dérapages antisémites à répétition, il sait ce qu'il fait et il sait quel électorat et ce qu'il veut séduire en faisant cela. Il polarise le débat public à l'extrême. C'est son positionnement. Non, mais j'avoue que je ne supporte pas trop. En fait, on ne peut pas douter de la volonté antisémite de Jean-Luc Mélenchon lorsqu'on voit qu'il y a autant de dérapages.

Je ne supporte pas lorsqu'on associe, je vais reprendre vos mots, les gens qui habitent ces territoires périurbains et l'antisémitisme. En fait, imaginez que parce qu'on balance des trucs antisémites à la télé ou sur les réseaux sociaux, ça va attirer un certain électorat qui habiteraient dans ces zones périurbaines. J'avoue que ça m'est totalement insupportable. Ce n'est évidemment pas ce que moi je dis, c'est tout simplement une réflexion vis-à-vis des dérapages de Jean-Luc Mélenchon qui se reproduisent et évidemment, on ne peut que s'interroger sur ces dérapages-là, sachant que Jean-Luc Mélenchon est évidemment très fort de stratégie.

Je ne pense pas que ça soit inséré dans ce type de stratégie puisque, encore une fois, il n'y a pas plus d'antisémitisme dans certains quartiers que dans d'autres. Donc, je veux dire, tout ça n'a... Ah si, pardon Pablo, mais il y a plus d'antisémitisme évidemment territorialement dans certaines zones territoriales de la France que dans d'autres. Il suffit de lire les rapports du ministère de l'Intérieur avec les chiffres de l'antisémitisme. Je suis d'accord, ils sont très alarmants, ils ne sont vraiment pas bons du tout mais il n'y a pas écrit il y a plus d'antisémitisme dans telle ville que dans telle autre ville. Je suis vraiment désolé.

Je n'ai plus les rapports et il n'y a pas de rapports. Vous avez les faits par département, Pablo ? Oui, mais alors ? Vous voyez bien qu'il y a une géographie territoriale qui démontre qu'il y avait des pariments dans le quai. Elle n'est pas sur le périurbain.

20:13
Présentateur

Parce que le temps file, on va parler de ce qui se passe à droite où là aussi, les regards sont tournés vers 2027. Edouard Philippe a confirmé hier soir sa candidature mais il a des interrogations tout comme Gabriel Attal sur la ligne des Républicains. On va l'écouter. Il était hier soir aux 20h.

20:30
Invité

Je travaille avec Bruno Retailleau. Je ne suis pas toujours d'accord avec lui mais j'essaie de faire en sorte que nous puissions nous parler. Ce que je constate, c'est qu'il a réintroduit, en tout cas, il a paru réintroduire un doute sur la ligne tactique, idéologique et politique des Républicains. Elle a été corrigée par le président Larcher et par d'autres. J'espère qu'elle ne bougera plus.

20:48
Présentateur

Est-ce que ces municipales ont fait naître un flou ou pas sur la ligne des Républicains dans son rapport avec le Rassemblement National et Reconquête, Louis ?

20:57
Invité

Alors, un flou, je ne sais pas. Ce qui est sûr, c'est qu'effectivement, le positionnement de Bruno Retailleau a rebattu un peu les cartes par rapport à ce qu'il y avait auparavant. C'est-à-dire, tout simplement, ne pas prendre position pour Christian Estrosi à Nice puisqu'on ne parle essentiellement que de cela. sans prendre position

21:18
Présentateur

pour Éric Ciotti.

21:19
Invité

Sans prendre position et vous avez raison de le souligner pour Éric Ciotti et même en prenant une certaine distance puisqu'il a souligné par ailleurs qu'Éric Ciotti avait troublé le jeu, qu'il n'avait participé à la division de la droite. Donc, en prenant une réelle distance vis-à-vis d'Éric Ciotti, effectivement, ça montre un trouble au sein du positionnement que l'on pouvait connaître traditionnellement à droite. Ce qu'il faut souligner par ailleurs, c'est que vous avez également le parti Reconquête avec notamment Sarah Knafow qui œuvre plus que jamais pour l'Union des droites avec sa candidature à Paris qui n'était destinée qu'à cela.

Sarah Knafow savait très bien qu'elle n'allait pas gouverner Paris. Elle savait très bien qu'elle n'allait pas gagner la ville. Mais ce qu'elle voulait, c'était tout simplement forcer la droite et donc la candidature LR en la personne de Rachida Dati à faire une union. Elle n'y est pas parvenue mais en tout cas, elle a démontré qu'elle pouvait peser dans le débat public et qu'aujourd'hui, si la droite traditionnelle voulait gagner les prochaines élections, elle ne pouvait pas faire l'économie. – Et est-ce que ça a nuit,

22:23
Présentateur

vous qui avez suivi de près la campagne de Rachida Dati, est-ce que ça a nuit à Rachida Dati ? Est-ce que ça explique en partie son score ou pas ?

22:30
Invité

– Alors, en tout cas, ce qui est sûr, c'est que ça a été compliqué pour Rachida Dati au second tour de faire face aux attaques de la gauche qui l'ont présentée comme étant la candidate d'extrême droite parce qu'elle avait obtenu le soutien de Sarah Knafo. Alors même que elle n'a pas fait d'accord avec Sarah Knafo. Mais tout simplement, en ayant le soutien d'eux, elle est apparue comme étant la candidate d'extrême droite auprès d'une partie de l'électorat de gauche qui s'est surmobilisée.

Lorsque vous regardez réellement le changement de vote que vous avez eu entre les deux tours à Paris, la réalité, c'est que vous n'avez pas eu de report de vote massif de l'électorat de centre-gauche Bournazel vers Emmanuel Grégoire, mais vous avez eu une surmobilisation de l'électorat de gauche traditionnel parce que justement, il y avait la crainte d'un candidat de droite soutenu par l'extrême droite. Oui, ce qu'on voit avec Rachida Dati, mais comme avec beaucoup de cadres des Républicains, c'est que quand même, il faut appeler un chat un chat, il y a une résistance à cette alliance qui pourrait exister entre la droite traditionnelle et l'extrême droite du Rassemblement national.

Quand on écoute Gérard Larcher, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, ça freine des quatre fers et ça dit non. D'ailleurs, il y a eu des exclusions de plusieurs personnes membres des LR qui avaient voulu faire des alliances au niveau local pour ces municipales avec le Rassemblement national. En revanche, il y a, et ça on le voit dans les études d'opinion, il y a une réunion des électorats.

Il y a des électorats que ce soit du côté du Rassemblement national mais aussi du côté des sympathisants LR une volonté de faire des alliances, de tisser des liens avec le Rassemblement national si ça permet après de remporter des élections notamment face à la gauche que de toutes les façons ils mettent dans un grand sac qui s'appelle l'extrême gauche. Et ça, moi je me demande en fait jusqu'à quand, d'ailleurs Rachida Dati elle est un peu le témoin de ça. Rachida Dati, elle a lutté en fait pour ne pas accepter la main tendue par Sarah Knafo qui pourtant je pense était plus ou moins demandée par une partie y compris de ses électeurs pour remporter Paris. Et elle a résisté et elle a dit non.

Alors au début elle a dit je vais prendre des gens sur la liste mais ceux qui sont républicains mais je ne peux pas faire une annonce avec le conquête. Pour avoir suivi la campagne de l'intérieur elle n'a jamais à aucun moment voulu prendre des colistiers de Sarah Knafo. Elle l'a dit sur CNews. Sur CNews elle dit je vais bien prendre les anciens républicains mais je ne prendrai je ne ferai jamais d'annoncer avec le conquête. Elle n'a dit expliquement. Elle n'a jamais à aucun moment voulu prendre de candidats. Mais elle a résisté à ça. Donc elle a résisté à cette demande et finalement elle a fini par perdre parce qu'elle a quand même laissé un flou etc.

Pareil Bruno Retailleau en fait il laisse un flou sur Estrosi, Ciotti il laisse un flou. Combien de temps ça va durer vu que les électorats poussent en fait à ce rassemblement j'espère que les cadres LR travailleront leurs sympathisants à refuser en fait ces alliances de la honte qui pourraient exister à l'avenir parce que notamment on pense à 2027. Est-ce qu'en 2027 le candidat ou la candidate des LR apportera son soutien au deuxième tour à Jordan Bardella ou Marine Le Pen

26:03
Présentateur

justement on va voir ce qu'elle dit de cette union des droites qu'elle était ce matin sur France Inter.

26:10
Invité

Pas l'union des droites mais même si Ciotti y croit que j'aime beaucoup par ailleurs et pour lequel j'ai beaucoup d'amitié je ne crois pas à l'union des droites moi je crois à l'union des français à l'union de l'ensemble du peuple français c'est ça qui en réalité nous permettra de sauver le pays la présidence c'est la rencontre d'un homme ou d'une femme avec le peuple tout le peuple et donc il n'est pas question de s'adresser exclusivement aux électeurs de droite.

26:34
Présentateur

Pas d'union des droites dit Marine Le Pen elle en appelle aux électeurs.

26:38
Invité

Oui c'est assez curieux parce que finalement c'est un positionnement qu'elle a déjà depuis longtemps Marine Le Pen d'en appeler aux électeurs de ne pas vouloir positionner son parti comme étant à partie de la droite radicale mais comme étant à partie hors du spectre politique mais c'est un positionnement qui a montré qu'il ne marchait pas par le passé.

26:57
Présentateur

Est-ce que le positionnement de Bruno Retailleau aussi d'en appeler aux électeurs de dire jamais d'accord de parti on appelle les électeurs à nous rejoindre ?

27:04
Invité

Oui alors ça a été aussi un positionnement de Bruno Retailleau effectivement il ne voulait pas faire d'accord de parti la réalité c'est qu'aujourd'hui là aussi on parlait de la situation de la gauche tout à l'heure mais le problème est identique à droite c'est-à-dire que pour gagner ils n'ont pas la recette miracle et chacun il va de son positionnement on a par exemple Laurent Wauquiez qui lui a appelé une candidature unique d'Edouard Philippe à Sarah Knafo donc on voit bien que la petite musique de l'union des droites est en train de progresser dans le débat public ce qu'il faut souligner c'est qu'il y a encore un an avant la présidentielle et que tout est ouvert pour le moment on ne sait pas exactement comment cela va se passer mais ce dont on est à peu près certain c'est qu'il va y avoir une recomposition du paysage politique d'ici là parce qu'on voit bien que la situation actuelle de la répartition du paysage politique n'est pas tenable dans la durée aujourd'hui d'ailleurs ces résultats avec on en a parlé tout à l'heure l'échec du macronisme mais aussi la progression du RN qui est passé de 22 mairies à 74 fois 3 alors 74 ça reste modeste me direz-vous mais enfin il y a quand même une progression qui fait que le paysage politique ne sera pas le même en 2027 qui ne l'était en 2022 ou en 2017

28:20
Présentateur

Un dernier mot avec un risque de fracture chez les républicains on a Laurent Wauquiez et David Lissnard qui appellent un candidat à l'ange qu'à reconquête ce n'est pas le cas évidemment de tous les républicains

28:28
Invité

Ah oui hier ils ont fait une grande réunion aux républicains je pense que ça va encore durer pendant longtemps leur petit cirque mais le problème c'est que comme pour le parti socialiste tant qu'ils ne sauront pas exactement ce qu'ils ont à proposer aux français ça ne sert à rien de vouloir dessiner un périmètre ce périmètre n'a aucun sens ok la droite si vous voulez elle peut aller il y en a même Darmanin a dit que ça pouvait aller de place publique jusqu'à Saracnafo on peut mettre tout et n'importe quoi dans un panier qui n'a pas d'identité donc tant qu'ils n'auront pas construit genre leur proposition aux français est-ce qu'ils veulent est-ce qu'ils sont néolibéraux est-ce que ce sont des conservateurs patriotes nationalistes je ne sais pas quoi qui trouvent ce qu'ils veulent mais avant de construire le périmètre qu'ils construisent une identité le débat se prendra sur le fond

29:14
Présentateur

mais oui et puis on aura l'occasion évidemment d'en reparler merci beaucoup à tous les deux merci à tous de nous avoir suivis Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat