SUPRÉMACISTES, MASCULINISTES, FRUSTRÉS : QUAND LES HOMMES TUENT
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
C'est entant de ridiculiser ce qui nous effrait. Les masculinistes ne seraient alors que des pauvres types qui surjouent l'école d'une virilité fantasmé. Ça ne dépasserait pas les limites de l'intime et du folklore de l'infernet, pas comme si tu nous regardes.
De même pour les Inelles, c'est frustré que les filles ignorent. Ils iraient vomir leur amertume sur les forums et ça ne nous impacterait pas si seulement ce n'était que ça. Les racines sont profondes et ces code infuse notre société tout entière à la mercie des dramas et des putacliques.
C'est la haine qui fait de l'audience. C'est devenu une conviction, une identité, une morale des accès. Ça donne Zemour, candidat à la présidentielle.
Ça donne Trump, élu malgré les violences sexistes et sexuelles pour lesquelles il a été condamné. Ça donne les artistes qu'il faudrait continuer à dissocier de leur œuvre dans une absolution tacite. On pourrait enricaner s'amuser des grandes semes torsen sur un cheval ou les biceps bien saillants devant un punchin ball.
Ces virilés fragiles, ces prouveurs qui saisissent la première occasion pour signifier qu'ils sont des hommes, des vrais. Aussi bourré de testostérone que des pu pour déodorants des années 80. Eux qui excusent régulièrement les prédateurs, eux pour qui les victimes, quand elles sont femmes, l'ont toujours un peu cherché.
La misogynie est profonde et beaucoup plus généralisée qu'on le croit. Elle est dans la culture qu'on nous inculque, les livres qu'on lit, les films qu'on voit, les discours qu'on entend. C'est le cas depuis l'Ancien Testament et le péché originel.
Ève a croqué le fruit défendu et les mecs ne lui ont jamais pardonné. Après mis tout, le monde a changé et beaucoup ne l'ont pas supporté. Bienvenue dans Doc Doc Doc.
S'exposer à ce discours masculiniste n'est pas anodin parce qu'il est gloque, motivé par la revanche, le désespoir et surtout la haine. Ses influenceurs ont trouvé leur mine d'or. La solitude et la détresse affective.
Le désarrois c'est lucratif. Je cherche un film qui me permettrait d'entrer plus encore dans ses intériorités troubles et confuses. Je le débusque sur la plateforme Tenk avec la mécanique des fluides, film à la narration ambitieuse.
Un garçon se fout en l'air au début, bouffé de colère et de solitude. En fil rouge de ce doc, il y a la voix d'une jeune femme qui s'adresse à lui sans l'avoir connu. Elle s'identifie à lui, tente de le comprendre.
Elle reconcidue les déprits de son esprit dont les traces demeurent en ligne. Dans vos vidéos, des hommes hétérosexuels incompris raconte des histoires en espérant trouver du réconfort. Vous filmez souvent à l'intérieur de voiture ou dans vos chambres. [Musique] Beaucoup d'entre vous détestent les femmes.
Une haine corrosive. acide. Ce n'est qu'un racisme de plus, peut-être même l'origine de tous les autres.
D'ailleurs, ils se rejoignent. Quand on y réfléchit, le visage de la sorcière de Blanche-Neige rappelle les pires clichés antisémites. Mais l'ennemi éternel de l'homme, c'est la femme.
Elle est toujours apportée de main et toujours à la mercie de son époux ou de son père. Elle devient la coupable universelle réduite à son état médiéval d'objet ou de bien meuble. Avili est injurier avec le même mépris que celui qu'on réserve aux animaux dans cette grande hiérarchie de la création qui est le point commun de toutes les intolérances.
Vous partagez des théories qui vous permettent d'expliquer la réalité à travers un prisme singulier. Une loupe déformée un miroir concave. Dans votre tragédie, il y a des méchants et vous des victimes innocentes.
À vos yeux, je suis votre ennemi diabolique. Vous êtes les opprimés du monde, les danés de l'amour. Parfois, vous vous cachez derrière des masques.
Alors, on dirait que vous n'êtes plus humain. Mais des personnages de jeux vidéos, de séries, de bandes dessinées. Le nœud, c'est celui-là.
Les incelles s'inventent une vie, une guerre imaginaire et généralisée, secrète et tout entière dérifiée contre eux-même. En ça, c'est une paranoïa. Rien n'est plus dangereux que quelqu'un qui se considère comme irréprochable.
Car devant la grande injustice dont il s'estime victime, tout devient possible, même l'horreur. Avant de l'abandonner, je suis combé au design addictif de Tinder à son catalogue azeptissé d'homme, à sa promesse dulcorée de bonheur. J'ai laissé ma vie amoureuse au hasard de son algorithme, piégé dans une boucle sans fin de chasser croisé.
Tinder a détruit mon désir encore et encore et encore et encore comme les machines à sous, il l'a reconstruit. Le rêve de notre solitude produit des données qui se vendent par million à la thématique. Les algorithmes, on y revient, ce sont les vampires modernes.
Ça vous prend du temps de cerveau disponible. Ça capitalise sur les solitudes en les peuplants d'illusion. Plus rien n'a de poids, plus rien n'a de sens.
On soit pas à droite ou à gauche en quête d'un frisson déjà vaincu. Par exemple, pour que Tinder fonctionne, il faut chercher encore et encore jamais trouver l'amour. La seule chose qu'on nourrit, c'est l'insatisfaction jusqu'à l'obsession, jusqu'à la rage, jusqu'à ne croiser partout que des regards qui vous évitent.
Que se passe-t-il quand on ne reçoit jamais de notification ou de validation ? before Ied that claimed that was someh connected to the development of Facebook it isn't it wasn't the same right coincidental was in 2003 which one was better vous aussi vous donnez des notes vous appelez ça la valeur sur le marché du sexe Un darwinisme social dans lequel règne la sélection naturelle. La loi du plus fort.
Une compétition cruelle et féroce dans laquelle vous êtes toujours perdant. La hiérarchie encore. Le seul coup de génie de la silicone vallée est sans doute d'avoir compris ça.
Ce darwinisme en ligne est le fondement cynique de son immense croissance qui a le plus de succès. Le capitalisme s'insinue jusqu'à notre âme, un code barre sur chaque front. Les Inscell sont d'autres images de cette aliénation.
Les puissants en tirent leurs profits pour continuer leur business en paix. Ils n'ont aucune conviction mais ils observent avec attention tous ceux qui ne peuvent plus vivre sans leur système. Ils les élèvent à plus constant de contenu comme des poulets en batterie.
Poussé par un désir de vengeance et de justice, certains de tes semblables se glissent dans les fissures de l'interface qui sépare la sphère numérique du monde matériel. Soudain, vous prenez une corporalité concrète apparaissant dans des lycées, des campus universitaires, des gymnases, armées de fusil et de munition ou conduisant une camionnette. Francoardi asesino en masa está convencido del derecho del más poderoso y fuerte a ganar en el juego social, pero también sabe y siente que no es ni el más poderoso ni el más fuerte, así que opta por el único gesto de represalia y autoffirme.
à sous alcance matar et mourir. Devant ces inselles, j'arrête pas de penser aux ados solitaires qui débarquent dans leur lycée pour y faire des carnages. Ils sont surarmés, dissociés d'eux- même.
Ils ressemblent à des personnages de jeux vidéos humiliés, piégés dans leur fiction. Ils finissent par la faire subir aux autres. Ce nihilisme désempés et adolescent se fait ici système.
Cette parole ces dernières années s'est libérée et répandue de manière inquiétante. Ces conséquences sont décuplées sur les réseaux qui rythment notre quotidien. Vous avez pris le Joker comme emblème.
Le Joker qui rit parce qu'il ne peut pas pleurer. Le Joker qui sort pour tuer comme l'éclatement d'une cocotte minute collective. Le rire incontrôlable du Joker et ses spasmes involontaires sont les symptômes d'un corps qui va exploser à tout moment.
Il suffit d'une étincelle pour allumer la mèche. Le corps hystérique du Joker est le corps social écrasé par la bot d'un tyran cruel et sans pitié connu sous le nom des États-Unis. Prendre le Joker comme porte-parole.
Vous voyez le problème ? C'est l'arme du soft power américain qui se retourne contre lui. C'est un canon de flingue dans la bouche.
Qu'est-ce que ça dit de nous quand nos héros sont pitoyable ? Il émane de ça une tristesse immense, de la crainte et de la nausée aussi. Le film est réussi.
Au fur et à mesure qu'on le regarde et qu'on avance dans ce naufrage intime, c'est exactement ce qu'on ressent, de la désolation. Dans cet endroit glacial et arithmétique, la population est essentiellement masculine. Il manque des femmes.
À cause de ce déséquilibre, les hommes qui ne pai pas d'abonnement sont plongées dans les profondeurs de l'algorithme. Ils utilisent toujours l'application, mais ils en sont des fantômes. Ils n'existent pas pour les autres utilisateurs.
Ils y passent des heures dans l'illusion qu'ils ont choisi des personnes qui en fait ne les verront jamais. Combien de profil invisibles le système contient-il ? Je me demande si Tinder n'est pas une fabrique d'armes comme toi.
Dans quelle mesure votre haine des femmes est la faute des algorithmes de Tinder ? La haine des femmes a été aggravée par les algorithmes ainsi que les sentiments transformés en marchandises. L'amour vu comme un fast food.
Nous sommes tous devenus des fantômes en ligne à parler à des gens qu'on voit jamais. On se met à éped on ne joue aucun rôle et qui nous concernant rien. Il y a cette citation affreuse de Warol, ce fameux quart d'heure de gloire auquel chacun serait promis.
Et c'est vrai que beaucoup de gens agissent comme s'ils étaient célèbres, mais tout le monde s'en fout. Alors ça aggrave leur névrose haïr les femmes, c'est presque un réflexe. Le bourreau qui se repetime aussi et ça date pas de Tinder.
J'ai l'âge d'avoir été fan de Noir Désir. Le groupe me rappelait l'ambition poétique de Jim Morrison. Sauvagerie aussi.
Il portait mes idéaux et partageait les mêmes combats que moi. C'était des compagnons de route, la boussole de mes années de fac, la béo de mon malaise jeune homme. C'était profondément personnel.
J'en étais là à l'été 2003. Seulement, il y a eu le meurtre de Marie Trintan. J'étais un dingue de ciné.
Elle faisait également partie de mon paysage. Et c'est un peu ridicule de l'admettre, mais je m'en souviens comme d'une douleur profonde et intime. Une forme de trahison qui m'a brisé le cœur.
Cette nuit-là à Vilnius, quand Bertrand Kanta s'est acharné sur elle, je l'ai senti aussi massacré pas mal de mes illusions. J'ai jamais pu écouter Noir Désir ensuite. Quelque chose n'allait profondément pas qui dépassait même cette affaire.
Quand j'ai lancé ce doc Kanta de Rockstar à tueur sur Netflix, ça a réveillé ce chagrin ancien et ça m'a surtout montré à quel point notre société dans sa globalité est masculiniste. En réalité, tout le monde veut savoir ce qui s'est passé. À l'époque, les réseaux sociaux n'existent pas, mais sur des blogs spécialisés de cinéma ou de musique, les discussions s'enflamment.
Quand je lis ces commentaires, je réalise que les gens s'inquiètent autant pour la santé de Marie Trintignan que pour l'avenir du groupe Noir Désir. C'est ce dont je veux parler ici. Cette réaction problématique du public qui ne voulait pas revenir sur son idolâtrie, des médias qui tenaient un sujet sensationnel.
Je veux décrire cette inversion des rôles que tout le monde acceptait. À ce moment de l'histoire, on ne parlait pas encore de féminicides. On se ranchait du côté des agresseurs.
On minimisait leur tort pour se conforter dans nos préjugés. Et moi je je crois ce qu'on nous dit à l'époque. Et moi aussi j'y crois en cette version.
Et quand on feuillette la presse, les mots qui reviennent tout le temps, c'est accident, accident accident, accident accident. L'accident serait lié à une querelle avec son compagnon Bertrand Kanta, le chanteur du groupe Noir Désir. En fait, à ce moment-là, personne ne doute, encore moins les fans. [Musique] Marie qui aurait fait une mauvaise chute est aujourd'hui dans le coma.
Marie Trintignan a été jeté à terre. Certains parlent d'une dispute. Marie Trintignan serait tombé par terre en se cognant la tête contre un radiateur du salon.
La thèse de l'accident est relayée très vite partout et d'une seule voie. C'est le radiateur qui l'a tué, pas le mec. On s'aligne tous avec empressement derrière cette version.
Bertrand Kantain ne peut être qu'une victime collatérale. Partager le sort de Marie dans une fable shakespearienne. L'amour à mort, la passion destructrice augmente son aura de poète maudit.
On a de la compassion pour lui. Personne ne remet son image en question. Elle remplit les salles de concerts et fait trop d'argent pour ça.
On en parle presque davantage que de Marie si proche de mourir. [Musique] Le descriptif, c'est celui d'une femme jeune, un morphotype moyen 1,660 kg. Examen externe va montrer un grand nombre de lésions, des lésions du cœur chevelu, des lésions de la face, à l'évidence aussi une fracture ouverte du nez.
Derrière le larinx, on va retrouver des équimoses occasionnées possiblement par quelqu'un qui chevauche, qui met éventuellement une jambe au niveau du cou de de la personne et qui est dessus. Lors de l'ouverture du crâne, on va voir que la violence des coûts a été extrême. La réalité est donc tout autre.
Il suffit d'un rapport médico légal pour s'en rendre compte. Marie a été roué de coup par un compagnon jaloux et enragé. L'affaire est simple à comprendre et à décoder, mais ses amants sont magnifiques et ont une grande notoriété.
Alors, on s'accroche à nos romans et ces faits n'atteindront que bien plus tard, peut-être même seulement maintenant, la conscience du grand public. Bertrand Quentin a avoué que c'est sa faute et puis surtout, il pleure énormément. C'est absolument terrible.
C'est terrible. Et en fait à ce moment-là, les journaux titrent la poignante confession de Bertrand Kanta. Les premiers mots de l'article parlent des larmes de Bertrand Kanta.
Il est décrit comme un homme à maigri. On parle d'un homme qui a tué une femme mais le ton de l'article provoque de l'empathie pour lui. Et en fait, il va commencer à retourner la situation.
La douleur ou le remord de Kanta sont systématiquement mis en scène, présenté comme un acte de contrition et jamais un ave de culpabilité. C'est ainsiu. Puisque c'est tôt, quand il voit que la thèse de l'accident ne tient plus, il change de version.
Tout va être alors affaire de perception et de narratif. La presse et l'opinion publique vont l'élaborer avec lui. Il pleure beaucoup.
On ne voit que ses larmes avec le cul et devant la douleur pudique et poignante des traintants. Cette empathie systématique pour le coupable est cynique et même obsè. Et la presse en parle, on parle beaucoup.
Selon l'avocat de Bertrand Kanta, Marie Trintignan aurait frappé en premier le chanteur, ce qui aurait provoqué sa colère. Et forcément, ça impacte les Français. Le rapport d'autopsie, il est presque déjà oublié parce que ben les médias reprennent les éléments de langage de la défense de Kanta qui font passer une vingtaine de cours reçus pour de la légitime défense.
Bertrand Kanta se victimise comme tous les hommes abusifs. Le tableau est symptomatique et chacun peut le comprendre. La femme est hystérique et hors d'elle-même.
Il se trouve dans un état de légitime défense. La marque de ces hommes est de se concevoir comme assailli, acculé, mais de ne surtout pas regarder en eux-mêmes. Ils préfèrent se penser infortunés.
Ils font surtout porter la faute à l'autre pour détourner l'attention, ne pas assumer leur propre violence parce qu'elle est impardonnable. Il est clair qu'il y a un éclairage sur cette affaire qui tient à la personnalité de l'un comme de l'autre. Je veux dire, on ne peut pas non plus juger trop bativement.
Je veux dire, il y a des conclusions d'enquête, il y a des profils psychologiques qui doivent être faits. [Musique] Je ne veux pas dire que je ne connais pas Marie Trinton, je ne pas dire qu'elle n'avait pas mais il qui est fondamental chez lui qui est la fidélité. Il ne s'est pas marié trois fois lui dire.
Non mais je suis désolé mais il faut dire ces choses-là mais pourquoi ne pas les dire sur les fait moi je si je devais plaider en faveur de Bertrand Quentin à Vin je dirais c'est d'abord un drame avant d'être un crime. Un drame avant d'être un crime. Fallait oser quand même.
Quand l'empathie devient la marque d'une hypocrisie collective. On condamne la sorcière. trop libre, marié plusieurs fois et ayant eu des enfants de père différents.
Il y a de la vengeance là-dedans et la marque d'un immense puritanisme. On la condamne car elle ne correspondait pas au cliché de la femme soumise et traditionnelle. Marie n'appartenait pas à un seul homme et elle suivait son cœur.
Une conduite insupportable pour tous les vertueux, même de gauche. Cette curé à bab bruit fait de l'audience, ravivant la confusion ancienne entre l'actrice et la [ __ ] qui a mérité son malheur. Quanta, bonsoir.
Bonsoir. Donc, vous êtes le frère aîné de de Bertrand Kanta. Vous parlez de la réécriture de la personnalité de Marie alors qu'elle était capable de de sérieux excès.
Tout le monde le sait. Elle a eu plein d'amants. Elle a eu quatre enfants avec quatre paires différents et non pas trois.
C'est absolument pas lui rendre hommage de de vouloir en faire une petite fille modèle, ce qu'elle n'a jamais été. Et ils essaient de nous faire croire que jamais ils ne l'ont vu s'énerver après quelqu'un, se fâcher. Bah je sais pas, ils l'ont pas vu.
Alors merci. Le merci de Hardisson dit tout. On lui a dit ce qu'il voulait entendre, ce que beaucoup à l'époque attendaient. confirmé dans leur totem.
Ils peuvent dormir tranquilles. Le crime n'existe plus. On condamne la morte et on la vilipande.
C'est pratique elle peut plus se défendre ou avec 20 ans de retard. En regardant ce film, on réalise qu'on porte tous une part de culpabilité. Pour avoir suivi sier et pendant très longtemps ce discours médiatique, pour avoir émis des réserves, des nuances et des indulgences, amoindri la barbarie d'un meurtre.
La mort de Marie Trintan n'est pas un fait d'hivers, c'est un fait de société et la racine d'un mal ancré en chacun de nous. La masculinité toxique qu'on appris trop souvent pour la norme. Et là, les médias en France en fait il titre sur ce crime passionnel.
Une histoire d'amour qui a mal tourné. [Musique] Tout le monde s'accorde pour parler d'une histoire d'amour exceptionnel et peut-être excessive. C'est une belle histoire d'amour qui a mal tourné.
Le crime lui-même semble passionnel. C'est au cœur même de la passion que l'acte tragique a eu lieu. Ils étaient donc deux archétypes dans la tragédie qu'on se racontait avec cette expression ridicule de crime passionnel qui revenait en boucle.
Pas une seule fois, on a entendu à l'époque ce que Richard Colinka soulligne dans le film. On ne tue que par haine. Renverser les rôles une seconde.
Imaginez que ce soit une femme qui est tuée ainsi. Elle passerait simplement pour une dangereuse hystérique. Quand c'est elle l'assassiné, elle passe également pour ça.
Elle peut pas gagner. Mais puisque c'est lui le tueur, il est déresponsabilisé. Son crime presque effacé.
C'est la passion qui tue, pas lui. Il ne s'agit pas seulement de pardonner à Quentin, mais à tous les hommes qui plaignent. Moi, ce que je sais, c'est que dire que Marie était responsable de sa mort avec lui, que c'est la passion et l'amour qui l'ont tué, non, l'amour n'apporte pas la mort.
Moi ce que je sais c'est que Marie est morte avec un visage qui était détruit comme après un accident de moto eu à 120 à l'heure. Et ce sont les mot même des médecins. Tant que les femmes accepteront d'être victime au nom de l'amour, c'est foutu.
On t'a volé ton amour. Mais qui lui a volé son [ __ ] d'amour ? Marie est morte sous ses coups.
Oui, elle y va. Heureusement qu'elle était là, Lio pour briser le sentimentalisme et la complaisance ambiante. Ça lui a coûté cher de parler contre le courant.
Elle était hystérique à son tour, mais elle tient le même rôle ici que le médecin légiste un peu plus tôt. Quand on arrête de délirer sur la passion qui tue et qu'on retrouve la couleur des hématomes, le poète maudit a du sang sur les mains, c'est tout. Thierry Hardisson devait être content avec son moignon de conscience.
Ça a fait un bon clash. rediffusé régulièrement dans les appings. [Musique] Encore une fois, dans les médias en France, l'image qu'on a de lui c'est l'image d'une victime et on a de l'empathie pour lui.
Et moi, je me souviens maître dit euh il perd un premier amour, il perd un deuxème amour. Cet homme n'a pas de chance. Moi, je cherche pas à aller plus loin.
À ce moment-là, dans la presse, personne ne cherche à comprendre les raisons du suicide de Christina Radi alors même que le message téléphonique qu'elle a laissé à ses parents où elle fait état des violences de Bertrand Kanta va fuiter dans plusieurs journaux. Avec la mort de Christina Radi, l'épouse qui avait toujours soutenu Bertrand Kanta et qui était un point essentiel de sa défense, la presse retrouve la même rhtorique. C'était tout de même la seconde de ces femmes qui mourait avec lui juste à côté qui dormait.
Mais rien, c'était qu'un suicide. Des années après, c'est encore lui la victime. On titre à nouveau sur la même rangaine.
Celle d'Asnabour avec mourir d'aimé. Il faudrait un peu de temps pour que le grand public se mette à chanter avec Clara Louiani. On ne meurt pas d'amour.
Le comeback de la semaine, c'est celui de Bertrand Kanta, ex noir désir, qui signe 12 ans après le dernier album du groupe son retour discographique sous le nom de D3. Là, je me rappelle la cal qui était blindé chanter ses nouvelles chansons et évidemment les gros succès de de Noir des et donc Bertrand Kanta, il triomphe, il est disque de platine, il fait une tournée des zénites qui est complète et alors ça vous scandalise pas le voir les gens qui ont de le Allez, j'all voir revoir, ça fait quelque chose vraiment et je pense qu'on a tous aimé et chaud quoi. C'était génial.
On est trop content d'être venu. On le récompense. Il a payé sa dette.
Il faut séparer l'homme de l'artiste. Encreuse ce qu'il a fait semble naturel, compréhensible. Il est un homme, il était dans son bon droit.
Les coups ont été pendant longtemps la prérogative de l'époux dans la sphère privée où il régnait en maître incontesté. La femme qu'il quittait n'en avait pas le droit. La femme qu'il trompait méritait de mourir.
C'est à cet inconscient que l'affaire Kanta s'adresse directement. La mort des femmes, c'est pas si grave. Alors, on va même jusqu'à lui offrir la une des journaux et applaudir son retour en grâce sur scène sans en noter l'indessence.
Cependant, sourdement, le sujet a fini par diviser. Un peu tard. Êtes-vous pour ou contre le retour de Bertrand Kanta sur scène ?
La question divise casse-toi casse-toi ce à quoi nous assistons, c'est une forme de linchage. C'est pas normal puisse être acclamé, admiré, quasiidolâtré et moi je déteste le linchage. Il a fait un acte inadmissible, il l'assume toute sa vie.
On ne tue pas. Il a payé sa dette à la société. La justice a fait son travail.
Moi, je viens voir l'artiste, c'est tout ce qui m'intéresse. Il y a autre chose que la loi qui s'appelle la descence et ça veut dire se retirer de la vie publique. Pour moi, c'est pas choquant parce qu'il a payé sa dette.
Donc aujourd'hui, Bertrin Kanta peut monter sur scène parce que comme ces films le prouvent, le masculinisme est systémique bien ancré dans nos tête. Féminicide est un concept récent. L'incitation au suicide et le harcèlement sexuel ou moral ne sont considérés que depuis peu comme ils le doivent.
La prise de conscience est en cours. Mais les masculinistes sont furieux contre celles qui portent ces combats. Ils vont jusqu'à les menacer de viol ou de meurtre car elles refusent leur domination.
En meut, ils s'en prennent à Sandrine Rousseau quant à la loutre cuidance de s'attaquer au barbecue. Ils défendent des hommes problématiques comme Johnny Dep ou Bertran Kanta. Le président lui-même considère qu'il ne faut pas s'attaquer à Gérard Pardieu car il rend fier la France.
La bataille est loin d'être gagnée. Ces hommes sont puissants et tiennent leur revanche dans les mots de Trump ou le virilisme de Poutine. Mais quelque chose a changé.
Sans tapage et se diffuse lentement. Les mascul pourront protester tant qu'ils voudront. On commence à reconnaître les violences, les passés et les présentes.
On les écoute et on leur fait de la place. On brandit le visage des femmes qui s'y opposent comme des inspirations. On ne pardonne plus. [Musique] Alors si cette vidéo vous a plu et que vous voulez continuer à explorer avec nous ce genre de sujet, abonnez-vous à Bla si vous le pouvez et au mois prochain pour un nouveau doc doc doc.
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