Europe 1 : François-Xavier Bellamy, l'invité du soir de Sonia Mabrouk
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17h20 heure votre grand journal du soir sur europe 1 avec mathieu belliard bonfort sonia mabrouk bonsoir monsieur bonsoir à tous et un jeune philosophe qui participe au débat politique françois xavier bellamy qu'il veut renouveler la pensée à droite il publie un essai intitulé 2 meur pour échapper à l'ère du développement perpétuel aux éditions grasset bonsoir françois-xavier bellamy bonsoir vous est aussi maire adjoint versailles des militants qui se réclament du parti majoritaire ont lancé le hashtag balances ton maire pour pointer du doigt les maires sont augmenter les taxes locales mettant ainsi à mal la promesse du gouvernement de baisse de la taxe d'habitation qu'est ce que vous pensez de cette initiative cette initiative est sidérante je crois que le sentiment des maires et des élus locaux après la première lettre de l'air macron c'était celle d'une forme d'abandon et bien maintenant c'est vraiment celle d'une forme de trahison parce qu'en réalité trahison car est bien sûr en fait on est en train de clouer au pilori ceux qui tentent de tenir encore la france ceux qui tentent de faire tenir debout ce pays par le terrain et dieu sait que c'est difficile aujourd'hui dieu sait que c'est difficile et du siècle les collectivités ont dû depuis plusieurs années et tenter de faire avec des budgets toujours diminué par la baisse des dotations de l'état évidemment certaines sont obligées certaines communes ont perdu à cause de cette baisse des dotations à cause de l'augmentation dé péréquation c'est à dire des prélèvements que l'état impose aux communes certaines communes ont perdu plus de 30 de 40 % de leurs ressources budgétaires par ce moyen elles sont donc obligés parfois d'augmenter les taux ainsi que parfois justement les citoyens ne comprennent pas par exemple notre auditrice ya quelques instants nous disais moi je comprends qu'on publie cette liste l'objectif n'est pas de pointer du doigt mais de savoir qui a augmenté ses taxes locales alors d'abord je voudrais dire à marie hélène qui parlait tout à l'heure que évidemment de toute façon ces augmentations elles sont faites en toute transparence puisqu'elles sont le résultat des décisions des conseils municipaux ya rien de caché là dedans et le faire croire c'est jeter le soupçon sur des mères qui se battent au quotidien sur le terrain tout cela est parfaitement transparent et tout cela est parfaitement normal aussi je le dis d'autant plus facilement que dans la ville où fut élu avec françois de mazières le maire de versailles nous n'avons pas augmenté les taux depuis neuf ans maintenant nous ne sommes pas d'observations donc mais c'est un effort inouïe et certaines villes n'ont pas d'autre choix que celui d'augmenter leurs taux et c'est parfaitement normal et l'état ne se gêne pas pour augmenter les impôts parfois bien sûr et les tous les français le savent très bien jeter l'opprobre sur les élus en faisant croire et c'était le cas de marie hélène que c'est à cause de la suppression de la taxe d'habitation décidés par le min c'est en réalité créée par un mensonge une défiance scandaleux envers les élus et pour un président de la république qui se targue de lutter contre le populisme c'est vraiment absolument scandaleux et totalement parce que vos mots sont forts ou dit défiance trahison le président du parti des républicains laurent wauquiez avait parlé à quelques temps d'un président déconnecté hors sol qui n'auraient pas ses racines dans le pays est-ce que c'est aussi votre avis est assez quand même frappant cette remarque dans ce qui me frappe le plus en fait c'est le contraste entre la promesse d' emmanuel macron au moment de la présidentielle et la réalité de son de son exercice du pouvoir je me souviens que pendant le débat présidentiel je n'étais pas favorable à emmanuel macron mais j'entendais cet espoir de la part de tous les gens que je rencontrais qui me disait enfin nous allons en finir avec la centralisation parisienne enfin le pouvoir va être rendu aux français et nous allons pouvoir décider ensemble cet espoir d'une démocratie plus participative elle est profondément cette espérance allait profondément déçu aujourd'hui par une concentration jacobine parisienne centralisatrice par le fait qu'aujourd'hui nous avons le gouvernement qui décide de tout à paris pour tout le monde et qui se méfie de tous et la suppression de la taxe d'habitation je voudrais le dire c'est vraiment une fausse bonne idée parce que c'est une occasion désormais pour l'état à paris de décider de l'administration des communes or la capacité que les citoyens ont d'administrer ensemble ressources localement sur les territoires c'est une tradition qui remonte au moyen-âge mais elle nous atteindrons travers en freelance françois-xavier bellamy est ce que ça date de ce quinquennat à ce que sa date d manueel macron la centralisation situe presque une tradition notre pays vous pouvez la dénoncer mais ça ne date pas d'il ya quelques années mais en même temps il y avait eu des efforts magnifique de décentralisation qui avait été fait dans les dernières décennies il était évidemment à poursuivre à continuer de travailler on a l'impression en réalité de voir avec le maquereau nice mon retour à ce qu'il y avait dans l'ancien monde de plus caricatural dans cette concentration parisienne du pouvoir est juste mais ça ne peut pas être sans effet version du maquereau nice parce que dans votre livre intitulé demeure vous dites quand tout va trop vite quand l'actualité s'accélère quand la course est quotidienne vous nous appelez à prendre le temps le temps de réfléchir au but du mouvement justement le maquereau nisme c'est un mouvement en marche un slogan et c'est un mouvement est ce qu'il est dénué de sens pour vous ce mouvement alors effectivement je crois qu'il ya quelque chose dans notre vie politique qui est en crise et ça pour le coup ça ne remonte pas emmanuel macron je ne voudrais pas en faire la cause de nos difficultés nous avons fait du mouvement une espèce de but politique en soi et depuis maintenant quelques décennies on nous parle de la réforme de la transformation comme si c'était des objectifs mais en réalité se réformer n'est pas un objectif la question qui se présente à nous c'est que faut-il sauver et qu'est-ce qu'il faut transmettre et pour pouvoir sauver l'essentiel et pour pouvoir transmettre l'essentiel il faut sans doute changé beaucoup de choses on le voit sur la question écologique par exemple le fait de tenter de sauver cette demeure commune qu'est notre terre le fait de sauver une terre qui demeure vivable pour tous les hommes ça suppose d'être très imaginative très créatif et de beaucoup changé mais ça n'est pas un changement dépourvu de sens or ce changement dépourvu de sens qui fait de l'innovation un but en soi il a inhibé il a paralysé notre vie politique le débat politique en ce moment il se fracture vous l'avez remarqué entre ce que l'on appelle les populistes et ceux qui sont désignés comme progressiste tableau ce clivage ce qu'il résume aujourd'hui selon vous la vie politique en france et en europe et bien ce qu'ils veulent c'est justement ce qui me terrifie skis je crois bien empêcher tout dialogue il n'y a pas comme le voudrait le président de la république il n'y a pas d'un côté des gens qui veulent avancer et de le coter gens qui ne veulent pas avancer ou qui veulent revenir en arrière cette vision est complètement caricatural je le dis aussi pour ceux qui seraient tentés de se mettre du côté de ceux qui veulent revenir en arrière en fait nous sommes contraints savoir entendeur à qui vous pensez juste je précise parce que certains pensent justement que la droite française si elle veut revenir au pouvoir doit s'organiser du nom du leader hongrois viktor orban ce que je croise des noms vous dit faites attention je crois qu'il faudrait absolument tenter de résister à la caricature que voudrait faire de nous justement cette dialectique entre progressistes et populiste et il n'y a pas d'un côté ceux qui veulent avancer et de l'autre côté ceux qui veulent s'arrêter ou revenir en arrière il y a dans notre vie collective comme dans nos vies personnelles il ya une incertitude sur les buts à poursuivre sur la destination à choisir et c'est cette incertitude qui fait la vie politique la question n'est pas faut-il aller vers l'avant mais la question et vers où faut-il aller ensemble la question du débat européen par exemple auquel on va avoir à faire face cette année n'est pas faut-il choisir l'europe où faut-il être contre l'europe la question est qu'est l'europe voulons nous construire et c'est là que la com et c'est là que commencer mais quand on dit cela françois-xavier bellamy pour le responsable politique que vous êtes aussi on vous pose une question plus précise est ce que vous êtes pour les frontières est ce que pour vous êtes pour dire stop à l'immigration est donc c'est là où justement n'y a pas d'évidence le progrès n'est pas à quelque chose qui serait écrit al avance sur le fil de l'histoire il n'y a pas des gens qui sont du côté de l'avenir du côté du passé ce qui compte c'est quel avenir nous voulons construire si on parle de la question des migrations par exemple oui je crois que on le voit aujourd'hui beaucoup d' enquêtes sont sortis récemment sur les filières des passeurs je crois qu'un véritable progrès consisterait à maîtriser nos frontières pour éviter aujourd'hui par les passeurs à tous ceux qui sont exploités aujourd'hui par les passeurs de de faire cette tentative dévastatrice à la fois pour eux et pour l'équilibré de nos propres pays le progrès n'est pas écrit d'avancé comme quelque chose qui nous serait dictée et auquel il faudrait se risque alors quand on vous a présenté quand mathieu belliard vous a présenté il a dit que vous vouliez renouveler la droite est ce que vous prendrez aussi le même chemin que laurent wauquiez par exemple qui veut y assume une droite identitaire et pour lui le mot n'est pas tabou alors deux choses d'abord je crois que ce qui compte ce n'est pas d'abord de renouveler la droite mais c'est de réussir à renouveler en profondeur le débat politique dans notre pays parce que si emmanuel da tandis que l'ambitieux alors pas d'autre choix que d'être ambitieux parce que sinon on se dirige vers une crise démocratique absolument décision je crois que ce qui est manuel macron aperçu quelque chose de très juste c'est que les clivages gauche droite tels qu'ils existaient étaient au fond un peu épuisés et que au fond moi qui ai souvent voté à droite je me sens beaucoup plus de points communs avec des gens qui ont voté à gauche parfois qu'avec d'autres personnes qui ont pu voter à droite les vrais clivages ne sont pas ceux du xxème siècle ils sont ceux du 21e siècle et la deuxième chose c'est que oui je crois que nous avons le droit de parler d'identité de ce qui demain justement non pas pour en faire l'occasion d'une fermeture mais au contraire parce que ce n'est que quand on se connait soi même qu'on peut parler à l'auteur françois xavier bel ami philosophe et politique c'est une forme de en même temps qui va de pair que vous appliquez il n'y a pas de frontières apparemment les philosophes peuvent être politique mais l'inversé plus rare un ample reconnaît tous appelés à être à la fois philosophe et politique j'en suis sûr et bien voilà en même temps françois xavier bel ami philosophe et politiques merci d'avoir été l'invité d'europe 1 vous êtes l'auteur de ce livre demeure chez grasset
François-Xavier Bellamy