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interviewBackseat· 1 juin 2025 158 min

BACKSEAT - S04E22 - avec Chloé Ridel

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] [Musique] Yeah. [Musique] Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue sur Backed.

Bonsoir. Bonsoir le public. Merci d'être là.

Vous êtes incroyable. Merci les amis. Soyez les bienvenus.

Bonjour à celles et à ceux qui nous rejoignent sur Twitch en direct ou qui nous regardent en replay sur YouTube ou qui nous écoutent en podcast. une émission backsite exceptionnelle ce soir notamment parce que nous la commençons par un biffort en partenariat avec la Banque de France parce que vous allez voir on va parler de sujets absolument passionnant et pas avec n'importe qui. Nous avons le plaisir d'être sur ce plateau avec le gouverneur de la Banque de France François Villoi de Galot.

Bonjour monsieur Vroit de Galot. Bonsoir monsieur. Bonsoir Baxit.

Merci de m'accueillir. Merci à vous d'être avec nous. Alors, on va commencer par euh la base.

En fait, la raison pour laquelle vous venez, c'est que vous avez écrit une lettre, une lettre adressée au président de la République, président du Sénat et président de l'Assemblée nationale au passage. Euh et vous allez voir que ça à voir avec Donald Trump qui font un peu le bordel. Mais avant ça, on va commencer par la base.

Vous êtes gouverneur de la Banque de France. La Banque de France quand on connaît pas, on a l'impression que c'est une banque comme les autres, sauf qu'elle est de service public. Est-ce que c'est ça ou pas du tout ?

Alors, d'abord, c'est pas une banque comme les autres. Ah ! Euh, mais le service public, c'est très important.

C'est pas une banque comme les autres parce que vous pouvez pas y ouvrir de comptes et c'est pas une banque qui fait des crédits. D'accord. Mais elle a été créée il y a 225 ans par Bonaparte à l'époque premier consul et elle avait deux missions qu'au fond elle a gardé aujourd'hui.

Le premier c'est protéger la valeur de la monnaie. Aujourd'hui c'est l'euro et on y reviendra. On a beaucoup de chance d'avoir l'euro.

On vient de connaître les chiffres. D'ailleurs, 79 % des Français font confiance à l'euro. Ça a jamais été aussi haut.

D'accord. Et puis l'autre mission, c'est de veiller à la solidité des banques et des assurances pour assurer le bon financement de l'économie. Voilà, ça c'est nos deux grandes mission et c'est à peu près 9000 hommes et femmes qui sont installés à Paris et dans l'ensemble de départements français sur le terrain.

Alors n'hésitez pas à rapprocher le micro de vous sur le plateau pour qu'il soit plus près de votre bouche quand vous parlez. Vous êtes gouverneur de la Banque de France. Pourquoi est-ce qu'on dit gouverneur ?

Pourquoi pas directeur ou président ? Alors il y a d'autres pays où ça s'appelle président. Euh gouverneur, ce titre date de la création, il a été pris, il a été je suis d'accord que ça fait un peu Bonapar enfin ça fait un peu année 18ou mais c'est une tradition et euh après tout euh pourquoi pas ce titre a été repris de la Banque d'Angleterre qui avait été créée 100 ans avant nous.

Voilà ce qui compte, c'est pas tellement le titre, c'est la mission et le fait de la faire bien. On doit des comptes aux Français et c'est aussi une façon d'en parler ce soir. Et c'est pour ça que vous êtes là.

Merci. Mais vous êtes indépendant ou pas ? Qui est-ce qui vous nomme ?

À qui vous rendez des compes ? Alors, je suis indépendant et nous sommes indépendants. C'est-à-dire que dans l'exercice des deux grandes missions que je citais, hein, la qualité de la monnaie et ça ça veut dire lutter contre l'inflation et puis la solidité des banques et des assurances, personne ne peut nous donner des instructions.

Alors, ça vaut pour les autorités politiques mais ça vaut aussi pour les intérêts privés. C'est très important. Nous sommes indépendant des intérêts évidemment privées très puissantes ne peuvent pas vous tendre le bras.

Mais il faut me nommer. Alors ça, je me nomme pas tout seul et l'indépendance, elle nous a été donnée par la démocratie. C'est dans le traité de Mastrich qui a créé l'euro et puis dans la loi française et je suis nommé selon une procédure démocratique, c'est-à-dire proposée par le président de la République et approuvé par le Parlement.

Il se trouve dans mon cas, j'ai été proposé par un premier président de la République, François Hollande en 2015 et renouvelé par un autre Emmanuel Macron. C'était peut-être une marque de confiance et les deux fois une vraie discussion devant le Parlement et plus de 80 % des votes favorables. Je crois que c'est une bonne procédure mais ça n'empêche pas que dans l'exercice tous les jours pour lutter contre l'inflation ou quand il faut surveiller de près les banques, nous sommes indépendants et par contre nous devons des comptes à tous les Français.

Alors je reviens à la Banque de France, vous l'avez dit vous-même, notre monnaie, elle s'appelle l'Euro. Pourquoi on a encore une Banque de France alors qu'il y a la Banque centrale européenne qui s'occupe de l'euro ? Alors ça c'est parce qu'on a construit autour de l'euro ce qu'on pourrait appeler un système fédéral.

Il y a une banque centrale européenne qui est installée à Francfort qui est d'ailleurs dirigé par une présidée par une française Christine Lagarde. Mais dans chacun des 20 pays de l'euro, il y a une banque nationale. C'est la Bundesbank en Allemagne qui est d'ailleurs aussi à Francfort, la Banque de France à Paris et cetera.

Et ça, je crois que ça permet que l'euro soit en proximité. Moi, quand je vais à Francfort pour décider de ce qu'on appelle la politique monétaire, c'est-à-dire à quel niveau on va mettre les taux d'intérêt quand il faut lutter contre l'inflation, je le fais nourri de toute la connaissance du terrain économique français. J'ai dit qu'on était présent dans tout le territoire et c'est pareil dans tous les pays et c'est un peu moins vrai dans d'autres pays parce qu'ils ont quelquefois moins de réseau à proximité des entrepreneurs et des français.

Bon, vous citez l'exemple, moi j'étais il y a 15 jours à Nancy à Épinal, à Chaumont. Bah là, je vois la réalité du terrain. Quand je vais à Francfort bien sûr, j'ai les chiffres, j'ai les expertises de la Banque de France, mais j'apporte aussi la réalité de ce que vivent les Français.

Et ça, je crois que c'est un grand tatou. Alors, au début du mois d'avril dernier, comme chaque année, vous avez envoyé une lettre au président de la République. Pourquoi faire ?

Alors, c'est une tradition républicaine. Ah, effectivement, je l'ai aussi hein, c'est c'est la même euh depuis 1945. Et ça c'est aussi pour informer nos concitoyens et informer le débat public en disant voilà quel est l'état de l'économie comme nous le voyons avec notre indépendance, notre expertise et puis comment nous avons accompli notre mission contre l'inflation et un certain nombre de propositions ou de recommandations de politique économique que nous donnons.

Alors vous l'avez dit cette année ça tombe dans un contexte très particulier parce qu'il y a le basculement américain, l'arrivée de l'équipe Trump qui fait beaucoup de bouleversement, c'est le moins qu'on puisse dire. Et donc nous avons appelé la lettre, ça c'est un message fort, de la tétanie à la mobilisation générale. Qu'est-ce que ça veut dire Jean-Masser ?

C'est qu'il faut dépasser une espèce de sidération qui nous paralyserait mais avec une mobilisation générale, la France et l'Europe ont des vrais atouts. Alors je précise à ceux qui nous écoutent que cette lettre n'est pas un document secret. Bien au contraire, vous pouvez la lire.

Vous pouvez aller sur le site internet de la Banque de France, vous tapez lettre au président de la République, vous verrez. Je l'ai lu ce matin pour préparer l'émission. un document qui parle évidemment de politique économique et monétaire.

On va avoir le temps de la décortiquer ensemble et il y a un certain nombre de vidéos de glossaire. J'espère qu'elle est vraiment la plus claire possible. C'est comme ça qu'on la veut.

Ouais. Non non non, c'est vrai qu'il y en a beaucoup et tant mieux d'ailleurs. Mais reparlons un petit peu de ce contexte et vous l'avez dit, voilà, vous l'avez dit, c'est la réélection de Donald Trump qui a tout changé aussi sur le plan économique.

C'est ça. Avec un nouveau protectionnisme américain. Alors, on avait vécu toute une série de choc déjà ces dernières années.

La vie économique n'a pas été un long fleuve tranquille. Il y a eu le Covid, il y a eu l'invasion de l'Ukraine, il y a eu ce qui s'en est en suivi, c'est une bouffée d'inflation hein que tout le monde a senti et qu'heureusement nous sommes en train de vaincre. Mais là-dessus arrive l'élection, c'était pas tout à fait une réélection de monsieur Trump euh avec un programme surtout qui est un vrai programme de rupture, c'est qu'on le voit sur le plan militaire, diplomatique, euh voilà, qu'est-ce qu'il va faire avec l'Ukraine ?

Visiblement, il antagonise un certain nombre de ses partenaires dont l'Europe, mais il a des grosses conséquences économiques. Et au fond, si je résume les problèmes économiques que crée l'administration Trump, c'est plus de protectionnisme et plus d'incertitude. Et ça c'est au moins aussi important d'ailleurs.

Ces deux éléments plus de protectionnisme, ça consiste à mettre des droits de douanes à l'entrée des produits États-Unis, les fameux tarifs comme on dit en anglais. Et ça ça pénalise d'abord les consommateurs américains. On l'a peut-être pas assez dit.

Ça veut dire qu'il va y avoir plus d'inflation aux États-Unis et moins de croissance aux États-Unis. Ça aura aussi des conséquences chez nous, moins graves mais négatives. Mais il y a aussi plus d'incertitude.

C'estàd qu'il y a beaucoup d'imprévisibilité dans la politique de monsieur Trump. Et ça c'est jamais bon non plus pour l'activité économique. Si vous êtes un entrepreneur, que vous faites des affaires avec l'Europe ou avec la Chine, que vous ne savez pas à quel prix vous importerez dans 3 mois, ben vous attendez.

Et c'est ça qui se passe aux États-Unis. la croissance est en train de ralentir. Donc c'est une incertitude qui s'est rajoutée à tous les chocs dont je parlais.

Mais c'est quoi la stratégie de Donald Trump ? Pourquoi il fait ça ? Pourquoi il déclare la guerre commerciale au monde entier ?

Ah ça c'est une question qu'il faut lui poser à lui pas et pas à moi. Je prétends pas être dans la tête de monsieur Trump. Alors moi ce moi ce que j'ai compris c'est que lui voulait réussir à tordre le bras à tous ses partenaires financiers pour obtenir de meilleurs tarifs doués que ceux qu'il a aujourd'hui.

En gros dans son discours, si j'écoute bien ce qu'il dit ou ce qu'il essaie de dire, c'est pas toujours facile. Les États-Unis sont les dindons de la farce du commerce international. Il est temps qu'un président fort vienne imposer des tarifs à tout le monde et ensuite on négocie avec chacun pour essayer de retrouver un rapport de puissance à puissance.

Est-ce que c'est ça sa stratégie ? Encore une fois, je suis pas le mieux placé pour expliquer, mais je crois qu'il y a deux choses dans ce que vous dites. Dire que les États-Unis sont le dindon de la farce de l'économie internationale.

Ça objectivement c'est faux. C'est une des économies les plus brillantes de la planète, la plus innovante. Regardez tout ce qui se passe sur les les technologies, les big tech et cetera.

Et la presse internationale relevait avant la ruée de monsieur Trump que l'économie américaine c'était l'envie du monde entier. Il y a un autre sujet. Alors celui-là effectivement il y a un problème c'est qu'il y a des déséquilibres considérables à l'intérieur de cette économie internationale et que notamment les États-Unis ont accumulé depuis des années bien avant l'administration Biden ont accumulé des déficits commerciaux considérables.

Alors ça je crois que les tarifs c'est pas la bonne façon de les traiter hein. Une des explications, on rappelle qu'un déséquilibre commercial c'est les importations versus les exportations. Voilà.

Exactement. les États-Unis achètent plus au reste du monde qu'ils ne vendent au reste du monde. Alors, quand on dit ça du côté de monsieur Trump, on oublie une partie assez importante de l'équation, c'est les services parce que ils achètent plus de biens à l'étranger, mais ils exportent beaucoup de services.

Regardez, hein, tous ceux qui sont là et tous ceux qui nous écoutent consomment pas mal de services américains. Je vais pas dire smartphone, mais on on est sur Twitch, hein. On est sur Twitch et sur YouTube.

Exactement. Euh et donc si on inclut le service, il y a beaucoup moins de déficit américains, ça l'équipe Trump devrait le faire. Mais acceptons qu'il y a des déséquilibres.

Je crois que cette histoire des tarifs quand on regarde toujours et partout, c'est pas la bonne façon de le de le traiter. Il y a un déficit budgétaire américain qui contribue beaucoup à ce déficit commercial. Et c'est vrai, il y a un sujet que nous aurions intérêt États-Unis et Europe à regarder ensemble, c'est le sujet de la Chine parce que la Chine en sens inverse un énorme excédent extérieur et qui peut résulter de temps en temps de distorsion de concurrence, de subvention excessiva, mais si on veut traiter ensemble le problème de la Chine, on commence pas par taper sur l'Europe ou le Canada ou d'autres alliés.

Alors, c'est pour ça que dans votre lettre, vous parlez donc d'un constat de tétanie. En quoi est-ce que ça affecte l'Europe et la France cette tétanie ? Alors euh j'ai dit que c'était d'abord la tétan aux États-Unis, hein.

Plus d'inflation, moins de croissance, moins d'investissement parce qu'il y a beaucoup d'atlentisme. Si on regarde, on traverse l'Atlantique, on arrive chez nous, alors nous ne pensons pas qu'il y aura des conséquences sur l'inflation. Ça c'est peut-être une des quelques bonnes nouvelles, Jean-Massier, avec euh lesqu avec lesquelles j'arrive ce soir.

Souvenez-vous l'inflation et c'était une grande préoccupation hein, elle était montée jusqu'à 7 % après l'invasion de l'Ukraine. Aujourd'hui en France, on est descendu sous 1 % et en moyenne en zone euro, parce que nous regardons la moyenne européenne, on est proche de 2 % et nous ne voyons pas l'inflation repartir en Europe. Par contre, ça va ralentir un peu la croissance européenne qui entre nous est déjà pas très élevée.

On échappera je crois à la récession. C'est une croissance négative mais on a une croissance française et européenne qui est quelque part entre 05 et 1 %. C'est pas assez et ça va encore jouer négativement.

On sait pas encore exactement de combien. C'est là qu'il faut réagir. Il y a des leviers qui dépendent de nous.

C'est ça la mobilisation générale. Alors la mobilisation générale, ça passe selon vous par ancrer notre souveraineté monétaire. Qu'est-ce que ça veut dire ça ?

Oui. Alors, dis comme ça, ça paraî peut-être compliqué mais là je vais parler à nouveau de l'euro. Allez-y.

Alors, pardon, je suis moi j'ai connu les années avant l'euro. Donc, je vais dire ça pour tous ceux et celles qui sont là qui sont Heureusement votre génération n'a vécu que l'euro. Mais avant l'euro, quand il y avait des perturbations aux États-Unis comme aujourd'hui sur le dollar et cetera, ça avait immédiatement un effet sur les monnaies européennes.

Le marc allemand avait tendance à monter, le franc français a baissé, il fallait monter nos taux d'intérêt. Enf voilà, nous étions dépendants, nous ne le sommes plus. Encineté monétaire, qu'est-ce que ça veut dire ?

C'est que nous sommes capables, par exemple nous, de continuer à baisser nos taux d'intérêt européens alors même que les taux d'intérêt américains sont beaucoup plus élevés. Je voulais vous citer des chiffres, on a déjà descendu à 225 % nos taux d'intérêt à nous là européenne. Les Américains sont presque à deux fois plus à 425.

Il y aura peut-être d'autres baisses dans les semaines qui viennent. Par ailleurs, et ça je crois que c'est un sujet plus de long terme, il peut y avoir une certaine diversification des monnaies à l'échelle internationale. Comme vous le savez, le dollar est ultra dominant.

Mais ce qu'on constate depuis quelques semaines, c'est face à ces incertitudes de la politique américaine, il y a un intérêt des investisseurs mondiaux pour les actifs européens, pour avoir plus d'euros et cetera. C'est ce qu'on appelle le rôle international de l'euro. Ça, on peut sans doute le renforcer.

Si vous mez une dernière chose très importante sur la souveraineté monétaire, on a parlé des technologies américaines. Il faut que nous construisions nous notre monnaie numérique. C'est ce qu'on appelle l'euro numérique.

Pour ne pas ne pas dépendre des cryptos américains. J'ai été surpris de lire ça. Vous vous proposez vous vous proposez la création d'un euron numérique.

C'est quoi ? C'est une cryptomonnaie européenne. Alors on n'aime pas le terme de cryptomonnaie.

Non, je vous l'accorde. Les cryptos, c'est pas des monnaies, ça peut être des placements. C'est des placements qui ont des risques.

Mais une monnaie euh d'abord ça peut servir à payer partout. Vous pouvez pas payer partout avec des bitcoin. Et ensuite une monnaie, il y a des personnes qui sont chargées de sa valeur.

Moi qui vous parle, je vous le disais, je suis chargé avec Christine Lagarde et les autres banquiers centraux européens de veiller à la valeur de l'euro. Personne n'est responsable de la valeur des cryptos. En particulier, le Bitcoin, il a beaucoup fluctué.

Mais ça peut être un instrument de placement. Non, ce qui est important c'est d'avoir une monnaie numérique. Alors, soit c'est très intéressant, monsieur Trump quand il est arrivé en janvier, il a interdit la monnaie numérique publique aux États-Unis parce qu'il promeut les cryptos privées émis par des acteurs américains.

Nous n n'aurons pas probablement pas de crypto européen parce qu'il y a pas de big tech européenne. Et donc si on laisse faire, on se retrouve avec une quasi monnaie qui est entièrement privée et entièrement émise par des acteurs non européens. C'est ça l'objet de l'euroque.

D'abord, ça va vous faciliter la vie. Ça permet de payer avec un actif numérique de grande valeur. C'est aussi sûr qu'un billet de banque, mais c'est plus pratique hein.

Et ça sera un actif européen. Donc c'est un projet effectivement sur lequel nous travaillons activement en Europe. Euh vous parlez aussi de retrouver, je cite, notre souveraineté budgétaire.

Pourquoi ? On a plus, on est plus souverain budgétairement. Ça c'est un sujet plus français hein.

La monnaie heureusement on l'a mis en autonome. Le budget c'est français et là il y a un gros sujet hein qu'on connaît tous qui est le sujet de la dette publique française et des déficits. On a trop de déficit.

On a le déficit le plus élevé de la zone euro aujourd'hui et on a trop de dettes. Alors là je vais le dire de façon très simple hein pour ceux et celles qui nous écoutent. Quand moi j'avais 20 anscier, c'était longtemps.

Je vais faire mon coming out si il y a plus de 40 ans, en 1980, je partais dans la vie avec un sac à dos, la dette publique qui pesait 20 % du pip, c'est 20 % de la taille de notre économie. Quand votre génération, celle de backsite, part dans la vie, malheureusement vous avez un sac à dos qui pèse presque six fois plus lourd, 113 % du PIB. Et ben ça c'est pas un atout dans il faut arriver à faire baisser le poids du sac à dos.

Ça ça veut dire ramener le le déficit qui est aujourd'hui malheureusement entre 5 et 6 % le ramener sous 3 %. Ça va prendre quelques années. Le premier ministre en a fait son cheval de bataille.

Il a annoncé 40 milliards d'euros d'économie à trouver d'ici 201. Oui, ça c'est pour l'an prochain. Euh ça c'est directement pour l'an prochain.

Mais d'où vient ce problème de déficit ? Est-ce que c'est un manque de ressources peut-être ? Ah c'est alors quand on se compare aux autres pays européens ou parce que c'est souvent une bataille assez politique ou idéologique.

Moi j'ai dit la Banque de France est indépendante donc on regarde les faits. Quand on se compare aux autres pays européens il y a un modèle social européen au que moi je le dis très simplement je suis très attaché avec beaucoup de services publics de la protection sociale moins d'inégalité. Le problème de la France, c'est pas ce modèle social, c'est que par rapport aux autres pays de la zone euro, ça nous coûte beaucoup plus cher.

Les dépenses publiques en France représente à taille de l'économie égale plus de 260 milliards d'euros de plus que nos voisins. Alors, je suis pas en train de vous dire Jean-Massier qu'on peut faire 260 milliards d'euros d'économie comme ça d'un claque. C'est ce que j'allais vous demander parce que mais ça vaut le coup ça vaut le coup qu'on aille quand même regarder dépenses par dépense.

Il y a les retraites, il y a la santé, il y a l'éducation, il y a le logement. Je pourrais en citer beaucoup. Quels sont les pays qui font le mieux en Europe ?

Est-ce qu'on peut prendre certaines de leurs recettes très pratiques ? Non, mais on parle toujours des dépenses publiques, mais concrètement, on réduit quoi alors ? On réduit quoi ?

Alors, on réduit l'hôpital, on réduit l'école, on réduit c'est quel service public peut se permettre aujourd'hui d'avoir une réduction ? La Banque de France est indépendante mais elle est pas en charge de tout. Donc ça c'est sont des choix démocratiques hein, à faire dans le débat au Parlement et au gouvernement.

Le rôle de la Banque de France, ça peut simplement être de dire sur le volume global des dépenses publiques, on doit pouvoir arriver à gérer mieux. D'ailleurs, dans cette lettre, ce que nous proposons simplement de stabiliser globalement cette dépense publique en volume, c'est-à-dire on l'augmente chaque année, juste de l'inflation. Donc vous voyez, c'est pas des coupes globales ou une austérité sauvage.

C'est de se dire on a les dépenses publiques les plus élevées d'Europe, il faut être honnête, même les plus élevés du monde, on arrête de les augmenter au-delà de l'inflation chaque année. Alors c'est pas si facile à faire mais regardons politique par politique et il y a pas mal d'endroits où on peut en regardant les autres gagner en efficacité. Alors, réduire les dépenses publiques d'un certain côté et d'un autre côté en même stabiliser les dépenses publiques.

On a on a jamais réussi jusqu'à présent. Et de l'autre côté, il faut investir dans la transition écologique. Alors, comment on fait ?

Alors, et puis il faut peut-être investir dans la défense et cetera. Donc stabiliser globalement, il y a des plus et des moins hein. Il y a probablement certaines dépenses où on peut faire de façon plus efficace année après année.

Moi, j'insiste beaucoup sur le fait qu'on fasse ça sur plusieurs années, hein. Le Cap 2029 en ramenant le déficit de plus de 5 % aujourd'hui à moins de 3 % en 2029. Si on s'y met sur plusieurs années et si on s'y met tous, c'est un effort partagé et beaucoup plus juste.

Pourquoi je dis si on s'y met tous ? Parce qu'on pense toujours à l'État, hein, le gouvernement, les administrations, les grands ministères. Mais ça, les dépenses de l'État, ça fait juste un gros tiers des dépenses totales.

Il y a les dépenses sociales et puis il y a les dépenses des collectivités locales et celle-là, elle continue à augmenter plus vite. Rien de ce que je rien de ce que je dis n'est facile mais les autres Européens, ils y sont arrivés. Du coup, ils ont beaucoup moins de problèmes de dette que nous.

Vous voyez, un pays comme l'Italie dont on parlait souvent, l'Italie a moins de déficit. Voilà, nous on n'est pas plus bête que les autres européens. Comment est-ce qu'on augmente les recettes ?

C'est une question qui est posée par le chat. Alors, sur les recettes, ça c'est la question des impôts. Euh moi, ça fait assez longtemps que je dis qu'il faut faire attention aux baisses d'impôts non financé, hein, c'est-à-dire baisser les impôts alors que vous avez un déficit important.

On ne peut plus, soyons clair. Oui. Alors là, si vous voulez bien, sur les forces politiques, il y a une tendance assez générale à promettre les baisses d'impôts parce qu'on dit que c'est plus facile de promettre des baisses d'impôts que des baisses de dépense.

C'est peut-être plus facile, mais c'est ça qui nous a mis dans le mur, hein. Euh alors, est-ce qu'on peut dans l'autre sens augmenter les impôts ? D'abord, ça a été fait de façon exceptionnelle dans le dernier budget làin le budget qu'avait d'abord proposé monsieur Barnier et qui a été adopté sous monsieur Bairou.

On voit bien là aussi quand on regarde le débat le débat politique que comme la France a les dépenses les plus élevées d'Europe et du monde, elle a aussi un taux d'impôt qui est nettement plus élevé que les autres et donc voilà, il y a pas une grande capacité à augmenter les impôts. Je crois qu'il vaut mieux maîtriser les dépenses mais ne pas baisser les impôts. Vous parlez aussi d'investir dans le travail.

Ça veut dire quoi investir dans le travail ? Alors là aussi, il y a peut-être une bonne nouvelle, c'est que quand on regarde notre richesse, notre prospérité, on parlait tout à l'heure de la croissance euh et ça doit être une croissance plus verte, hein, plus écologique et plus juste. Mais ça, ça dépend de nous.

C'est-à-dire que ça dépend de notre travail, infiner notre prospérité. Même si monsieur Trump nous menace, que il y a des tas d'incertitudes dans le monde, qu'il y a la guerre en Ukraine, c'est quand même notre travail qui est la première clé. Je vais peut-être vous surprendre mais il y a jamais eu autant de Français au travail, plus de 30 millions.

Et quand je regarde leur nombre d'heures travaillés, ils ont jamais autant travaillé. Bah c'est que ça va alors. Oui, ça ça c'est la bonne nouvelle.

Maintenant, on peut faire mieux parce qu'on n'est pas encore au plein emploi. On a encore trop de chômage. Ah, c'est le chômage.

Oui, on a fait on a fait des progrès sur le chômage, hein. On est aujourd'hui autour de 7 et5 % de taux de chômage. Le précédent ralentissement économique qu'on avait connu il y a 10 ans, en 2014, on était à plus de 10 % de taux de chômage.

Donc ça c'est un vrai progrès français. Je reste dans les bonnes nouvelles sur l'emploi. Je relève d'ailleurs ce qu'on ne sait pas du tout, c'est que la France depuis 2014, depuis ces 10 ans, a créé plus de 2 millions d'emplois.

Très bonne performance. Simplement, il faut qu'on continue notamment quand je regarde quand je regarde les taux de chômage, quand je compare l'emploi en France par rapport à l'Allemagne, il y a aujourd'hui deux catégories où on est en retard, où on pourrait travailler plus et il y a des gens qui souhaitent travailler plus, c'est les jeunes. Et il y a un chômage des jeunes qui est trop élevé.

Et puis il y a la grande question des seniors. Alors ça ça touche à la réforme de retraite qui est pas facile. Ça touche aussi à une question du côté des entreprises, c'est qu'il faut accepter d'employer des seiors.

Mais là dans notre mobilisation par le travail pour créer plus de prospérité, on a fait des gros progrès, mais on a encore deux sujets où on peut faire mieux. Mais le travail c'est pas une fin en soi. Il y a aussi la question de la qualité du travail. les travaux qui sont proposés qui sont offerts au jeunes notamment pour parler des jeunes.

Une partie de leur chômage est peut-être d par est peut-être expliqué par la très très faible qualité des travaux qui leur sont proposés. Alors je dis pas que et la rémunération qui va avec évidemment dis pas que tous les travaux sont jugés suffisamment intéressants et rémunérés par ceux qui les font. Mais de toute façon, je crois qu'il vaut mieux avoir un travail que d'être au chômage.

Et c'est une question à la fois de revenu et de et de dignité. Et puis je crois que la grande réponse à votre question, c'est la formation, hein. Quand on regarde aujourd'hui les emplois en France, ils sont en moyenne nettement plus qualifié qu'il y a 20 ans.

Et heureusement parce que les Français qui les occupent sont plus qualifiés. Et d'ailleurs la génération des jeunes, elle arrive sur le marché du travail avec l'atout en général d'une formation. Pas toujours assez hein, il faut qu'on fasse plus d'apprentissage, il faut qu'on renforce la formation professionnelle et puis il faut qu'on réussisse la grande réforme de l'école.

Je dis pas du tout qu'on est au bout, mais les leviers de progrès, on les connaît et on a commencé à les suivre. Là, on parle de la France, mais est-ce que c'est pas l'Europe la bonne échelle pour agir sur tout ce ? Vous avez raison, c'est aussi hein, moi je vais pas opposer ce qu'on doit faire en France avec ce qu'on devrait faire en Europe.

C'est et si vous me permettez, c'est peur et confiture hein. Et si on veut amplifier la croissance française européenne, il y a aussi des solutions européennes. Alors, on a beaucoup parlé, vous souvenez peut-être l'année dernière ce qu'on a appelé le rapport Dragy.

Bien sûr, monsieur Dragy, c'est l'ancien président de la Banque centrale européenne avant madame Lagarde, puis après il a été premier ministre en Italie. Et au fond Mario Dragui dans ce rapport, il dit "Écoutez, l'Europe c'est pas si mal en croissance, mais quand on compare aux États-Unis, on s'est quand même un peu endormi. On a des retards d'innovation.

On parlait sur la nouvelle technologie, on ninvestit pas assez dans les bonnes technologies et le résultat c'est que les Américains croissent nettement plus vite que nous et que ils s'enrichissent plus vite que nous. Et donc je crois que ce qu'il faut faire aujourd'hui et les le choc Trump là doit vraiment nous pousser à ça hein. Quand je parle de mobilisation générale, c'est une mobilisation générale européenne, c'est que maintenant il faut non seulement être d'accord sur le diagnostic mais il faut appliquer tout ce que monsieur Dragy propose.

Au passage ça ne suppose pas des dépenses supplémentaires. Je suppose simplement que je je résume ça par la taille multiplié par le muscle multiplié par la vitesse. On a un marché européen aussi gros que le marché américain mais il est beaucoup trop divisé donc il est moins attractif.

Ça c'est la taille. Le mus c'est mobiliser l'épargne européenne très abondante pour financer des nouvelles technologies et rattraper notre retard. Et puis enfin la vitesse, c'est qu'il faut qu'on aille beaucoup plus vite dans l'innovation.

Là, c'est vrai, il y a trop de normes, hein. Il faut vraiment simplifier et réduire la bureaucratie. Mais tout ça, on est à peu près d'accord.

Il y a d'autres document, le rapport l'État, un autre ancien premier ministre qui disent la même chose. Maintenant, si vous voulez bien, euh on passe des mots à l'action. Et moi, je plaide très fortement pour queil y ait une date, qu'on se dise pendant les années Trump, pourquoi pas le 1er janvier 2028, on aura fait tout ça dans les 2 3 ans qui viennent.

On peut on peut si on veut. On parle de l'échelon européen. Personne n'est d'accord au niveau européen.

Il y a beaucoup d'apport si je crois que sur le rapport Dragy et le rapport l'État, ce que je viens de vous dire, il y a un très vaste accord. Mais alors du coup, quelles sont les décisions qui doivent être prises ? Alors, il faut que la Commission européenne mette sur la table ce qu'on appelle les projets de directive de législation européenne, par exemple, pour abolir les obstacles à l'intérieur du du marché unique, voir comment on mobilise mieux le muscle, hein, c'est-à-dire l'épargne européenne abondante, faut un certain nombre de dispositions et c'est mis sur la table, c'est discuté à Bruxelles et puis à Strasbourg Parlement européen, puis ensuite on applique.

Ça vous paraît peut-être un peu théorique mais alors je vais prendre un parallèle historique qui a marché très bien. Quand Jacques Deor, on est dans les années 80 arrive comme président de la commission, il trouve une Europe aussi un peu paralysée. On parlait à l'époque de roseclérose et il fait ce qu'on a appelé le marché unique.

C'est qui prend un certain nombre de dispositions pour booster, débloquer la croissance européenne et il met une date le 1er janvier 93. Et ben maintenant, si on veut avoir cette souveraineté européenne par rapport aux États-Unis, cette puissance européenne, il faut faire ça. Est-ce que l'élection du nouveau chancelier allemand Fridrich M est une bonne nouvelle et change la donne en Europe ?

Je crois que c'est un élément favorable. Oui, par rapport à ce que vous disiez sur comment on peut décider en Europe, moi tous les contacts que j'ai alors j'ai avec mon homologue allemand hein, le président de la Bounes Banque appelé à cet effort commun dont on parle euh mais tous il y a eu entre le chancelier Mertz et notre président de la République un appel commun il y a 3 semaines. Tout va dans la même direction hein.

Mais maintenant à cette palabre urgence de l'action. Est-ce que on a des bonnes nouvelles aussi pour l'investissement en Europe ? Alors, il y a il y a certaines bonnes nouvelles.

Ouais. Mais on peut faire nettement mieux. C'est quoi les bonnes nouvelles ?

Les bonnes nouvelles, c'est quand vous regardez le taux de l'investissement de l'Europe, c'est pas si mal. On est un peu moins que les États-Unis, mais si je regarde juste les quantités, il y a pas un écart énorme. En particulier, si je regarde l'investissement en France, y compris l'investissement public, ça c'est le bon côté de nos dépenses publiques.

C'est assez élevé. Là où c'est moins bien, c'est alors il faut qu'on fasse un peu plus mais surtout il faut qu'on l'affecte mieux. Nous européens on a tendance à investir dans ce qui existe déjà.

Quand vous regardez les asiatiques, commencez par les Chinois ou les Américains, ils investissent dans les grandes innovations de demain. Je vous citer un exemple très concret. L'automobile, c'est un secteur de force pour l'Europe.

Aujourd'hui, il y a beaucoup d'investissement automobile en Europe, contrairement à ce qu'on croit et on a améliorer nos voitures, il y a des options et cetera. Enfin, on le sait tous. simplement le le la voiture électrique qui est la grande rupture, elle est pas apparue en Europe, est apparue aux États-Unis avec Tesla ou en Chine avec Byd là, hein.

Euh donc là, il y a une question qu'il faut qu'on se pose, c'est qu'on a probablement tendance nous européens à investir. Certains appellent ça des innovations incrémentales, voyez, progressives et pas assez dans les technologies de rupture. Ça c'est c'est très risqué comme type d'investissement.

à vous surprendre, je crois que c'est lié un peu au problèmes des normes qui peuvent décourager les plus fortes innovations et beaucoup au problèmes des financements. C'estàd que en Europe, nous nous finançons par crédit et pas assez par capital risque. Quand vous êtes financé à crédit, vous prenez moins de risque.

Il y a eu beaucoup de questions dans le chat sur la question de l'euronumérique. Je reviens un petit peu en arrière, mais ça a suscité beaucoup de questions, notamment autour de la question de la cryptoonnaie et cetera. C'est quoi la différence entre ce que vous appelez l'euro numérique et et le vrai euro ?

C'est c'est quoi ? C'est la même chose différence. C'est le vrai euro, c'est simplement la forme, hein.

Euh mais c'est l'argent qu'on a sur notre compte en banque, l'euro numérique. Alors non, c'est l'argent, c'est votre banque qui le générera, mais la contrepartie, si j'ose dire, en face de vous, vous avez la banque centrale, c'est vous avez une créance sur la Banque de France, c'està-dire l'établissement le plus solide qui soit. Euh c'est l'équivalent aujourd'hui d'un billet de banque.

Exactement hein. Alors pour en temps normal, il y a quasi équivalence entre la confiance que vous avez dans le billet de banque et puis la confiance que vous avez dans votre carte de crédit, dans votre smartphone pour payer. Dans les temps de crise, on s'aperçoit que c'est pas tout à fait la même sûreté. quand il y a eu la crise financière de 2008, il y a des gens qui ont fait la queue devant les agences bancaires pour retirer des billets.

Mais euh je crois que c'est très important de garder un accès direct des citoyens à la monnaie publique, la monnaie de la banque centrale. J'ai parlé tout à l'heure de notre création par Bonapart. Quand Bonapart crée la Banque de France en 1800, il y a une grande innovation technologique, c'est le billet de banque, le billet papier.

Ça nous paraît bizarre d'aujourd'hui. Mais avant, comment est-ce qu'on payait ? On payait avec de l'or et de l'argent.

H alors c'était pas très commode parce que quand il y avait des grosses sommes, il fallait trimballer là son son or et son argent. Aujourd'hui, évidemment le billet papier, on va le garder. Il y a beaucoup de citoyens qui sont attachés mais enfin on voit bien que la monnaie, elle est devenue numérique.

Donc l'euro numérique c'est ça, c'est un billet numérique plus. Tous les avantages du billet, la sécurité, la gratuité, c'est accepté partout. Vous payez rien pour détenir des billets.

Alors, vous payez votre carte de crédit mais avec en plus les avantages du numérique. On pourra payer évidemment sur internet, on pourra payer offline et cetera. Alors, toujours dans le chat, il y en a qui se demandent "Est-ce que le cash a encore de l'avenir ou est-ce que un jour ça va disparaître ?" Parce qu'il y a eu un changement dans les comportements au moment du Covid notamment, de plus en plus de paiements par carte bancaire avec le s contact, c'est de plus en plus facile.

Est-ce que vous pensez vous, François Vill de Galot qu'à l'avenir les billets, les pièces, ça va disparaître ? Alors, ça c'est pas à moi d'en décider. Non non, je vais vous dire pourquoi.

On touche à un point très important. Le rôle de la Banque de France, c'est de garantir le libre choix des Français. On a parlé des différentes formes de monnaie.

Il y a la carte de crédit, il y a le smartphone, il y a les virements sur internet et puis pour la monnaie de banque centrale, il y a le billet ou demain l'euro numérique. Plus les Français ont le choix, je crois, plus ils ont confiance dans la monnaie. Certains de nos concitoyens, ceux qu' ont pas du tout de compte bancaire ou des personnes plus âgées sont très attachées au biais de banque.

Donc, on va le garder aussi longtemps qu'ils en auront besoin. Et le rôle de la Banque de France, c'est de garantir par rapport à ces différents moyens de paiement leur égale qualité, leur égale sécurité et leur égale accessibilité. C'est dire que on peut on peut les trouver et si la disparition du cash changerait pas grand-chose à la sécurité des autres moyens.

Oui, mais et encore une fois le cash décline mais il reste très utilisé. Vous avez parlé d'ailleurs, il a décliné au moment du Covid mais on a vu un petit rebond. Après euh il y a des moments des pays où il est plus utilisé.

Si jamais vous souvenez de la grande panne électrique qu'on a vu en Espagne il y a un mois, à ce moment-là, on est content d'avoir le cash aussi hein ou quand il y a eu les problèmes à Mayotte. Voilà, donc c'est un outil de résilience et je crois que c'est bien d'avoir différentes formes de monnaie mais égale qualité, égale sécurité, ça c'est ce que garantit la Banque de France. Ça permet de libre choix pour les concitoyens et une plus grande confiance dans la monnaie.

Alors, je reviens sur la cryptoonnaie aussi parce que on sait que c'est une promesse qui a séduit beaucoup de beaucoup de jeunes notamment sur internet, cette idée qu'on va réussir à dépasser euh les vieilles monnaies. J'ai même vu des discours antibanque centrale de de gens qui disaient "Ah, enfin un outil qui va nous permettre de nous affranchir euh de ces méchants qui veulent contrôler notre argent." Comment est-ce que vous, la Banque de France, vous vous appropriez ces ces tendances ?

Vous y réfléchissez ? Vous travaillez dessus ou pas plus que ça ? Alors, d'abord, je crois pas qu'on soit des méchants.

Je pense qu'on est au service des Français, je l'ai assez dit, et puis au service de la confiance. hein. Et nous ne défendons pas d'intérêt privés derrière les cryptos.

Il faut le dire très directement. Il y a quelquefois des intérêts privé assez puissant clair voire des arnaques. On peut le dire aussi.

Crois je il peut y avoir des arnaques. Je crois même voir qu'aux États-Unis, il y a certains politiques puissants qui sont derrière les cryptos hein. Donc nous nous sommes indépendants aussi de de ces intérêts privés.

Notre rôle, c'est d'offrir la monnaie dont on a parlé dans les formes les plus modernes, les plus accessibles. Ça c'est l'euro numérique, hein. Et notre rôle aussi par rapport au crypto, c'est pas des monnaies, j'y reviens, mais c'est un instrument de placement.

C'est de dire simplement "Vous pouvez y aller, mais sachez que c'est un investissement risqué. Il y a des hauts, il y a aussi des bas." Il faut souvenir qu'en 2022, je on parlait d'un hiver des cryptos parce que le prix du Bitcoin était beaucoup tombé.

Euh quand on regarde début 2025, il y a eu d'abord une baisse et maintenant une hausse, mais il y a pas de formule magique. Est-ce que je peux en profiter pour dire quelque chose en mtier ? Si un conseiller un jour vous dit "J'ai un produit formidable pour vous, un produit financier, quel qu'il soit, il a un rendement très élevé et il a un risque zéro ou très faible.

Fuyez ! Ça, c'est le conseil le plus sûr je peux vous donner. Ça n'existe pas.

Si ce conseiller vous dit ça, c'est soit un incompétent, soit un escroc. Parce que la loi la plus vieille de l'économie et de la finance, c'est que si on vous promet de vous rapporter plus, on prend un risque plus important. Donc voilà, les cryptos, c'est un instrument de placement possible, mais les arbres ne montent pas jusqu'au ciel et on peut pas dire que c'est un placement sans risque.

Ça ça serait une fausse promesse. La Banque de France veut renforcer son ouverture aux Français et aux jeunes. Comment vous voulez faire ?

Alors, je pourrais dire d'abord en étant à Back mais un bon début. Oui, oui, oui. Si vous me réinvitez, je je viens souvent.

Euh ensuite, je l'ai dit, on est présent dans tout le territoire pour vous citer une opération que nous faisons. On a appelé ça dialogue avec les Français. Ensemble, dialoguons.

Au mois de septembre, on va ouvrir la moitié de nos succursales toute une journée à tous les Français qui veulent venir. 50 succursales seront ouvertes à tous. Absolument.

Absolument. C'est à l'occasion des journées du patrimoine. Donc je crois que c'est le 19 septembre 20 septembre samedi 20 septembre.

Je donne rendez-vous à tous ceux qui veulent et voilà, on voit une carte, il y aura énormément de succursal ouverte, peut-être même encore plus que ça. Super. On a déjà fait des lives sur les les réseaux sociaux sur un certain nombre de questions qui se posent he vous citizz l'exemple des cryptos ou l'inflation ou la la question des tarifs dont on parlait.

Alors, on prétend pas avoir réponse à tout hein, mais on apporte notre expertise et je crois que la garantie qu'on donne dans nos réponses, c'est cette fameuse indépendance. Nous ne roulons pour personne, mais je crois que de plus en plus, il faudra qu'on parte des questions de ceux qui sont en face de nous. Alors, je précise pour ceux qui veulent en savoir plus qu'il y a aussi des ouvrages que vous pouvez lire, n'hésitez pas.

La Banque de France pour les nuls, que sais-je, et cetera, il y en a plusieurs. Il y a aussi un podcast économique qui s'appelle Dialogue and Co et Dialogue Echo pardon et l'écho au cours. L'Écho en cours pardon. euh des podcasts à à ne pas hésiter à écouter.

Euh est-ce qu'on peut vous me permettez d'en rajouter un ? Alors ça c'est plutôt pour les Parisiens physiquement. On a créé une cité de l'économie à Paris, place Malserbe.

Euh alors tout le monde disait une cité d'économie, ça va être très ennuyeux, personne viendra. Plus de 100000 visiteurs l'an dernier. Une exposition formidable sur Astérix et l'économie.

Donc pour tous ceux qui ont envie, venez. Et il y a par ailleurs un site en ligne qui est très bien fait. Euh on peut visiter la Banque de France à Paris.

Alors, on peut visiter la Banque de France à l'occasion des journées du patrimoine pour des raisons de sécurité. On peut pas la visiter en permanence, mais on est très content quand on accueille beaucoup de nos concitoyens. Et chaque fois que je les accueille, d'ailleurs, je dis une chose très simple, Jean-Massier, qui surprend quelque fois ceux qui viennent chez nous, je dis bienvenue chez vous.

Pourquoi ? Pourquoi ? Parce que la Banque de France, elle est 100 % publique, donc elle appartient à tous les eux d'abord que nous devons décomterre.

C'est notre banque. Est-ce que c'est vrai que dans les sous-sols de la Banque de France, il y a des tonnes et des tonnes d'or ? Oui.

Ah oui. Est-ce qu'on peut le voir ? Alors ça je peux pas vous le montrer pour des raisons de sécurité encore plus évident mais il y a plus mais c'est public et cet orlà aussi vous appartient Jean-Mass autant qu'à moi.

Il appartient à tous les français. Mais à quoi ça sert de garder autant d'or ? 2000 je vous donne le chiffre parce qu'il est public 2436 tonnes d'or.

On nen achète pas, on nen vend pas mais on le garde soigneusement. Alors à quoi ça sert ? D'abord, il y a une raison historique.

Si vous souvenez ce que j'ai dit tout à l'heure, quand on crée la Banque de France, à l'époque, il y a pas de billet et on paye avec de l'or et de l'argent, surtout de l'or, hein. Et quand on introduit les billets de banque, les gens apportent l'ur à la Banque de France et reçoivent des billets de banque en contrepartie. Euh, les billets de banque, ils étaient crédibilisés par cette masse d'or qui était dans les caves de la Banque de France.

Alors cette fonction là a disparu. Je crois que la confiance dans la Banque de France, elle ne tient plus au stock d'or. Il reste que ça a une vraie valeur.

Ah bah et qu'on s'est bien porté de le garder jusqu'à présent. Pourquoi ? Parce que l'or s'apprécie régulièrement dans ce monde très incertain don dont on parlait hein.

Et donc voilà, je crois que c'est une valeur importante. Donc c'est le c'est le badline de la France. Oui.

Alors ça peut pas être le seul parce que il faut pas non plus trop fantasmer sur l'or. Quand je regarde la valeur de cet or, malheureusement ça fait moins que le déficit public dont on parlait tout à l'heure. Imaginons qu'on vende tout l'or, on couvrait le déficit d'une année, mais on couvrait pas du tout la dette.

Donc il faut quand même faire l'effort voilà de de mieux maîtriser nos dépenses publiques. N'hésitez pas chers amis à vous aussi aller retrouver la Banque de France sur tous ses réseaux sociaux. Consultez toutes les ressources de son site internet, aller visiter la cité de l'économie, c'est vachement bien.

Merci beaucoup François Ville de Galot d'avoir accepté de venir dans ce Bfort de backsite. On va marquer une petite pause et on se retrouve juste après pour le début de l'émission. À tout de [Applaudissements] suite.

Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue sur Backed. Bonsoir.

Bonsoir le public. Merci, vous êtes incroyable. Merci les copains, merci d'être avec nous ce soir en direct sur le plateau de Backed pour cette émission exceptionnelle.

Bienvenue à celles et ceux qui nous regarde en replay euh sur YouTube euh ou qui nous écoutent en podcast ou alors à toi le chat, tu es avec nous ce soir comme tous les jeudis soirs. Euh non, c'est pas jeudi ce soir, ce soir c'est raté. Euh on est mercredi parce que demain c'est férier et on va faire un coup à la con spécial abstention évidemment vous en doutez.

Avant ça, je voudrais vous présenter les chroniqueurs et chroniqueuses qui ont accepté d'être avec moi ce soir et que je remercie infiniment. Nous sommes avec Climarx, mesdames et messieurs. Climarx, tu es vidéaste euh pour l'humanité et Urbania ?

Euh ouais, ça fait longtemps que je pas allé sur Urbania. Mais oui, c'est vrai. On peut retirer Urbania quand je te présente, hein, si tu veux.

Mais après, j'aime beaucoup Urbania, donc ils sont très chouettes. Mais oui, bien sûr, bien sûr. Merci d'être avec nous.

Clémarc. Ça va ? Oui, ça va.

Et toi ? Ben écoute, ça va. Ouais, ouais.

Très content d'être avec vous. On est également avec Émilio Mélet, mesdames et messieurs. Wouh !

Élio, tu es grand reporteur politique et écologie au journal L'humanité. C'est ça ? Comment tu vas ?

Comment se porte l'uma ? Bah Luma ça va. Moi je t'avoue que je sais pas aujourd'hui je je suis saoulé.

Ah ouais tout me saoule et je me suis fait engueuler par Climarx avant de rentrer. Apparemment je souris pas assez. Alors oh là là wou l'ambiance de merde balance les doses de en off tout de suite direct.

Ça balance les offs et tout. Euh non mais d'accord je suis quand même content que tu sois là Émilio ça me plais d'être là. T'inquiète ça ira mieux.

Ça ira mieux. Et on est également avec Usul. Mesdames et messieurs.

Bonsoirul. [Applaudissements] Tu commentes l'actualité politique et médiatique pour Baxit Blast et sur tes réseaux. Oui et puis rhinocéros dimanche là on va parler des frères musulmans.

Ah le rapport le rapport le fameux rapport son traitement médiatique. Puis pourquoi cette obsession autour des frères musulmans ? vient aussi d'un autre moment médiatique.

On remonte il y a 20 ans et tout des choses folles des narrations extraordinaires. Je suis fatigué aussi [ __ ] super inquiétez pas. Ça va être génial inquiétez pas.

On va se mettre en forme les copains et on va commencer tout de suite avec le quiz à la con. C'est parti pour le quiz à la con. [Applaudissements] Direct direct le quiz à la con pour se mettre en jambe.

Demain c'est férier chers amis, c'est le jeudi de l'ascension et donc on fait un quiz spécial ascension escalade grimpe rendeu tout ça tout ça c'est pasou ouais ou inoxag et il a fallu trouver des rapports avec la politique à chaque fois et tout vous allez voir. Non non mais encore une fois la production de cette roche de solutré tout ça et oui ce genre-là. Ouais ce genre-là.

Première question, on va commencer on va commencer simple avec le avec le quiz. À qui calé la rando ? À qui cal qu'elle est la rando ?

Vous laquelle de ces ascensions d'hommes politiques avons-nous inventé ? Vous allez en avoir euh quatre. La première, non, vous allez rien avoir, il y a pas d'assette, pardon, mais vous allez avoir, réponse A, Laurent Voquier et le Mont Minc.

Ah bah si, vous avez quand même des assettes. Est-ce que c'est la réponse A donc Laurent Voquier et le Mont MINC ? Est-ce que c'est la réponse B François Fillon et la rune ?

Réponse C. Est-ce que c'est Arnaud Monbourg et le mont Bevray ou est-ce que c'est Réponse D, Jacques Chirac et l'ascension du montou. Parmi ces quatre propositions, il y en a trois qui sont vraies et il y en a une qu'on a inventé.

Attends, mais je comprends même pas la question. Comment ça il y en a qui sont vrais ? Qu'est-ce qui est vrai ?

Oui, c'est vrai définir alors il faut définir que il y a il y a il y a c'était quoi déjà le Mitteran ? Il avait un mont que chaque année il gravissait. La roche de Solutré.

La roche de solutré. Merci. C'est c'était voilà.

Et donc c'est le Kaisen, c'est genre l'Himalaya de Miterran. le même vieux il le montait puis après c'était un tel rituel il montait avec ses plus proches autour de lui puis après les journalistes il regardaient tiens lui il a monté à côté de Miterran donc il doit être proche en ce moment les trucs de cours quoi. Et c'était ritualisé, il allait me faire monter sa petite roche. petite roche super bien Mitéran qui monte hein. [Rires] C'est du bébé de chaud moi donc c'est pas le seul c'est pas le seul à avoir son espèce de petit mot à lui dont il a fait l'ascension au moins une fois en invitant des médias ou pas.

Alors le renvoqué moi je sais que c'est vrai. OK et après les autres je t'en pose des questions moi. Euh non je crois que Monbourg c'est vrai aussi.

Laurent Voquier t'a dit c'est vrai ? Ouais, il fait toujours son truc là avec sa avec sa petite parc à rouge dans en eau verne plus en style de faire ça. Regardez hein commiter hein.

Un grand mitérandien non ? Euh ouais je sais pas après Fillon euh ouais moi je moi je vois pas trop Fillon en dos hein. C'est costumes et tout là.

Non ils sont tous de droite hein. C'est tous des bourgeois là. H bah il y a un bourg quand même.

Le redressement productif tout ça. Ouais ouais ouais ouais. Pas des du miel ou je sais pas quoi.

Un c'est un chef d'entreprise Monbour. Il a il a arrêté. Il s'en vent beaucoup d'ailleurs, mais je crois qu'il a un peu arrêté parce que ça marche pas très bien surtout.

Bleu blanc ruche. Non non, je l'ai vu dans pas longtemps là. Ça existe toujours.

Ouais, je crois. Je croyais que c'était pété la gueule. J'ai un vague souvenir.

Peut-être que je l'ai inventé d'avoir vu un stand au salon de l'agriculture hein. Ouais mais ça je crois que j'avais vu des vidéos du salon où il était là. Non ben GG hein.

GG Montebour. Je savais pas je désolé. Euh mais est-ce qui qu'est-ce qui grimpe le Montbevray ?

En vrai grimpe le Montr Ah mais non mais c'est la fête de la rose. Le Montbeevret se trouve en sonéloire sachez-le. Non parce que lui c'est la fête de la rose là le truc qui fait tous les ans avec la cuvée du redressement là tout ça mais est-ce qu'en même temps il monte grim des trucs ?

Moi je pense que vraiment Fillon je vois pas faire une rando du tout quoi. Donc toi tu dirais Fo réponse B. OK.

Les autres vous dites quoi ? Ouais Fillon c'est plus la bagnole lui. Ouais il a pas le temps quoi.

Ouais donc Fillon réponse bien F. OK. Éilio euh Chirac.

Allez Chirac réponse D. Le chat a voté. Réponse D également mesdames et messieurs.

La bonne réponse c'était Chirac. Réponse D. Bravo le chat félicitations.

Non non vraiment bravo. Réponse D. Alors Laurent Voquier monte chaque année depuis 2012 le Mont MINC.

Effectivement Arnaud Montebourg. L'ascension traditionnelle du Mont Bevr c'est depuis 2004. Traditionnel.

Il a inventé ça en 2004. Oh my god. Voilà on a on est allé chercher les fran.

Ah mais attends mais Fillon avec son bâton là mais ils sont habillés pareil. évoqué Mondbourg et donc François Fillon a gravi la rune au Pays-Basque pour montrer qu'il était capable de mouiller la chemise lors de la campagne présidentielle de 2017. Ah là là !

Mais par contre genre la rando en chemise Oui. Non mais il y a rien qui va, je suis d'accord avec toi. Rien ne va.

Il y a rien qui va après Fillon il aurait pu faire avec les costumes qu'on lui a filé mais ça aurait été un peu chiant. les a ruiné avant. Donc c'est ça et Jacques Chirac c'est cadeau évidemment on ne lui connaît pas d'ascension particulière à Jacques Chirac comme quoi qu'on peut faire une carrière politique sans avoir besoin de faire croire qu'on monte des trucs.

Ouais vraiment en plus c'est qu c'est lui qui a eu la meilleure en plus donc peut-être que c'est Ouais ouais non mais de loin parce que les autres c'est un peu un échec hein. Ouais ça n'a pas marché en plus ça n'a pas marché. Deuxième question de ce cous à la con.

Quel grand homme d'état s'est illustré au Mont Bevret et comment c'est le même nom. Ouais ouais c'est vraiment place to be quoi. On a dit grand homme d'état c'est part au monde quel grand homme d'état s'est illustré au monde bevreté.

Réponse a versingetori ça dit quelque chose ton truc non réponse a versingorix a uni les tribus gauloises. Ah oui d'accord. C'est à l'ancienne genre réponse b on appelé tous les grands hommes d'état qui homme d'état à une époqueit même pas d'état quoi.

Mais d'accord si tu veux versorix homme d'état quoi. Réponse B. Arnaud Montbourg a uni les associations de patrons de PME.

Réponse C. Napoléon a réuni les unités étrangères de son armée ou réponse D, François 1er a décrété l'unité de l'État. Ah ouais, carrément.

Ah ouais, faut se mettre dans la tête de Montbourg. Pourquoi il fait ce mon là particulièrement ? Ouais.

Voilà. Pourquoi est-ce que Montbourg il va chacun ? Oui, il est fan de Verset.

Ah bah non, lui ce serait peut-être François 1er du coup. Ouais, je l'imagine pas trop Napoléon. Napoléon quoi.

Non non, trop de droite ça. Ouais. Il y a il y a des mecs du du PS qui sont gauche.

C'est moins de droite que Napoléon quoi. Parce que Henry Cat ça, je crois qu'on a tous compris que c'était Byou. Ça vraiment on a bien bien compris au cas où on avait d'autres un d'autres il nous le rappelle régulièrement.

François 1er la gauche. Non mais c'est pas François 1er sur les barric pareil c'est chronique. Est-ce que François 1er était de gauche ou de droite ?

Ça on sait pas. On peut pas savoir. Jésus il était social quoi.

Mais ça c'est Ouais. Voilà. Jésus était de gauche.

Jésus était de gauche. Ouais. partage et tout diversorique ça se trouve gros fachaud tu vois on est là on sait pas très raciste envers les Romains tout ça très intolérant vers très intolérant un peu complotiste d'ailleurs il faisit des trucs vraiment bordeur tout le temp il était populiste même on peut dire oui ou oh là les populistes mais il faisaient des rapports contre les frères catholiques et tout bon alors vos réponses euh sont disparu ma réponse c'est Jésus voilà Jésus non Faut que tu donnes une réponse qui est dans le tableau.

Et ben François 1er alors parce que l'unité de l'État tu vois c'est quelque chose pour un mec comme Monbourg qui aime l'état. Non mais c'est vrai un côté jacobin et tout. Ah il adore l'état l'état.

Euh Émilio euh pour me contredire avec ma vanne du débur de Montbourg, je sais pas, je me dis qu'ils en régie ils sont capables d'avoir Ouais. La prod est capable d'avoir filé la la blague de bout en bout. Voilà.

Donc excuse-moi, c'est Mbourg toi. Tuas réponse B. Ils ont mis grand homme d'état.

En plus, c'est même pas juste homme d'éta pour embrouiller les cerveaux peut-être. Après, il fait 1,85 ou 10. Euh, moi je dis François 1er aussi du coup.

François 1er, la réponse D, la bonne réponse. Mesdames, le chat a voté quoi ? J'ai pas vu.

Ah non, le chat, on va le voir dans quelques instants. Ça va arriver. C'est incroyable.

C'est imminent. C'est absolument imminent. On est dessus.

Bougez pas. Réponse A. Le chat a voté pour la réponse A vers Saintetorix.

Ah d'accord. Et ben la bonne réponse mesdames et messieurs c'était Versetorix. Réponse A.

Grand homme d'état. Ouais. Versoris, grand homme d'état et grand homme historique, qu'est-ce qu'on s'en fout d'État, c'est homme d'état, c'est pas quel mec connu de l'histoire.

Si tu as des réclamations contre le quiz à la con, faut les envoyer par mail. Bah oui, réclamation contre. 3è question de ce quiz à la con.

Que n'a pas dit Emmanuel Macron sur les fameux premiers de cordé ? Oh là là ! Je vais vous donner quatre trucs.

Je vais vous donner quatre citations. Quatre citations vous devrez trouver laquelle il n'a pas dite. Sur les riches là, il va sucer les riches.

Réponse A. Si on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordé, c'est toute la cordée qui dégringole. Ah bon, ça c'est Oui, c'est vrai.

C'est réponse B. Attendez, j'ai mon père qui m'envoie des messages en même temps. Tu l'embrasses de notre part pour veut dire que le mot rune, c'est loin de chez François Fillon.

Enfin, voilà pour l'info. Merci. Merci papa d'Émilo.

Merci. On vous embrasse. Euh réponse B.

Certains m'accusent de promouvoir l'individualisme. Son père, il regarde l'ardif déjà à la bour. Certains m'accuse de promouvoir l'individualisme, mais qui grimpe seul ?

On a beau avoir le baudrier le plus solide, ce qui compte c'est la cordée collective. J'essaie d'y mettre du mien pour que vous sentiez. Mais en vrai, je vois bien macrondir ça en plus.

Réponse C. Mais quand il n'y a quand il n'y a plus personne qui assure, le jour où ça tombe, ça tombe complètement. H ou réponse D.

Ce n'est pas le premier de corder qui tire les autres sur la corde. Chacun doit aller aspérité après aspérité prendre sa propre prise. Ça c'est de lui, c'est sûr.

Aspérité après aspérité, c'est tellement macron. La C, il ressemble à du à du mauvais sarco là. Donc la B il fait le bonhomme là.

Euh attends, laabé c'est quoi ? Accus de Il dit qu'il a un gros baudrier ou je sais pas quoi là. Tout ça pour se prendre des gifs par sa femme après hein.

On a beau avoir le baudrier le plus solide, ce qui compte c'est la corde collective. Ah ouais. Alors les métaphores pété c'est lui aussi hein.

Donc ouais mais tout est un peu une métaphore pétée là. Il y a pas de Oui. Quand il y a peu de personnes qui assure le jour où ça tombe ça tombe complètement ça.

Ça en vrai je le vois trop dire ça aussi mais mais ouais mais ça veut dire que c'est nous qu'on assure les riches. Non mais après sur la il était peut-être en bras de chemise. Là c'est le moment où il quand il enlève sa veste et qu'ous retrousse les manches.

Genre de phrases qui peut dire ça. Ah ouais. avec ses mouchoirs là.

Ouais. Quand il dit que les Haïtiens sont cons là, tu sais, il va nous manquer hein. Le jour, il sera plus là.

On sait ce qu'on perd, on sait pas ce qu'on gagne. Et puis en plus le jour où on sera plus là quand ? Ouais, un jour.

Non mais voilà, d'ici les trois prochaines années, on verra. On a le temps. Jour euh Ouais, là c'est Ouais, parce que plus personne qui assure.

Je comprends pas. Il parle de qui ? Qui assure ?

Quand il y a plus personne qui assure, ce jour-là, ça tombe complètement. Parce que le premier, c'est pas celui qui assure. Celui qui assure, c'est si tu tombes, il faut que quelqu'un te rattrape quoi.

Donc je sais pas, les riches, c'est pas le premier du coup, c'est les deuxè troisè, enfin c'est le suivant en fait qui assure. Bah oui. Donc du coup là justement il dit pas du bien du du des riches donc c'est pas normal.

Il dit que c'est important les suivants aussi. C'est pas normal pour Macron. Normalement pour lui c'est le premier qui compte.

Donc moi je dis la C. Toi tu dis réponse C. H Climarx, c'est Émilio, vous dites quoi ?

Ouais, pareil. Aucune idée. Bah du coup moi aussi vraiment je Réponse C pour tout le monde.

Le chat, votre réponse C également. OK. La bonne réponse, celle que Macron n'a pas prononcé, qu'on a inventé, c'était la réponse B.

Ah, le baudrier et tout là, baudrier et tout machin. C'est nous qui l'avaenté. Les trois autres ont bel et bien été dites par Emmanuel Macron au fur et à mesure du temps.

Il avait tenté d'expliquer sa métaphore des premiers de Cordé qu'il avait emprillé pour la première fois en 2017. Ah, c'est vrai que même la corde collective euh c'est tout ce qui est collective, c'est pas non plus euh Non, mais tu sais quand tu sors une métaphore comme ça, tu as pas forcément le temps, tu vois, de réfléchir à genre les tu vois Ouais. Tu es dans les déjà, il est là, il a déclom dans sa tête, il y a les accessoires, le baudrier.

Ouais, peut-être qu'il a pas capté que ceux qui assuré, c'est ceux qui venaient après et tout. Tu peut-être pas forcément fan d'escalade, quoi. Je sais pas, j'ai jamais fait d'escalade.

Ouais. Ouais, non plus. Mais c'est trent sont fans.

Ouais, ouais, c'est vrai. Truc de trent parisien. C'est pas mon cas, pas mon cas du tout.

Mais il y en a qui adorent. "Comment ça s'appelle comment s'appelle la commune la plus haute de France ?" C'est notre 4e question.

Est-ce que c'est réponse AV Verrand ? Est-ce que c'est réponse B Sainte Croix des Bornes ? C'est un ministre.

Est-ce que c'est réponse C Saint Roccard et Sim ? Borne ? Et oui, je pense c'est la blague du coup.

Ah Sim Saint Roccard les Sims. Ouais. Ou est-ce que c'est réponse D Santa Chappa ?

Oh là là ! Ah [ __ ] ! Impossible !

Je vais vous donner les départements à chaque fois, ça peut vous aider à réfléchir. Saint-Véran, c'est dans les Hautes Alpes. Saint-Vérence, ça a l'air tellement réel.

Saintroix, c'est un recard, j'aime bien. Sainte-croix des Bornes, c'est en Savoie. Saint Rocard, les Sims, c'est dans les Pyrénées orientales.

Et Santa Chapa, c'est en Corse du Sud. Mais est-ce que ce sont que des villages réels 100% ? Oui.

Tuas dit que c'était où ? On s'est fait chier aller les chercher. Tu as dit quoi Saintérand ?

C'est où Saintrand ? Saint Verran, c'est dans les Hautes Alpes. Bah dans les Ah non, pardon, ils sont pas tous réels.

Pardon, on me confirme dans l'OT qu'ils ne sont pas tous réel. Bah merci de m'engueuler hein. Voilà parce que on s fait chier aller chercher sans ta chia pas.

Je suis désolé, j'y crois. Trop bien. Oh là euh moi je dis Saint Verran, c'est lui qui a l'air vraiment le plus réel et qui a un nom de fromage en plus.

Donc OK. Qu'est-ce qui est le plus haut ? Les haut du pinard, je sais pas.

Je sais pas hein. Comme département haute Alp, il y a peut-être un arrondice dans le N. Non, ce que je sais c'est que le 20e arrondissement c'est plus haut que la but.

Mon martre le quoi pardon ? Qu'est-ce ? C'est tout ce que je sais.

La but télégraphe est plus haute que la bute mon martre. C'est tout ce que je sais. Je voilà c'est c'est pas une tête genre rien à [ __ ] Non, je suis en train de chercher le Tu la garderas pour les municipales.

Oui, voilà, c'est ça. Je sais comment ça vote hein. Attention.

Euh ouais. Non. Euh qu'est-ce que vous en pensez ?

Toi tu dis Saintvéran Marx. Ouais. Moi aussi.

Moi j'aime bien avoir faux avec les Marx. Usul qui dit Saintvéran également. Oui.

C'est un Rardard. Ça me fait marrer. Saintrocard Sim, réponse C.

Ça fait un peu station de balnére. Saintrocard les Sims. Le chat vote pour la réponse A.

La bonne réponse mesdames et messieurs, c'est Saintérrand. Et voilà, on en a une de bonnes. Incroyable.

Effectivement, Saint-Verrant revendique être la commune la plus haute de France car son église se situe à 2025 m d'altitude. Mais il y a une autre une autre ville qui s'appelle Tigne qui conteste cette façon de compter et eux ils estiment que c'est la hauteur c'est l'altitude de la mairie qui compte et si c'est ça ils sont devant ils sont à 2100 m. Alors la laïcité ou pas laïcité ?

C'est ça l'histoire ? Ça, j'en sais rien. Tig non ça je sais pas. et les autres on les a inventé.

Mais sachez quand même qu'il y a un camping naturiste en Corse qui s'appelle le Chiapa. Hm. Quelle intité.

Comme ça, comme ça vous le saurez. On a quand même trouvé ça. 5e et dernière question de ce cous à la con.

Selon Eric Piole, qu'est-ce qu'on peut faire dans un ascenseur grâce à la 5G ? Ah bah oui, je pas ça. On l' clas ou pas ?

Pas du tout. Ah bah tant mieux. Tu vas réfléchir.

Réponse A. Avec la 5G dans un ascenseur, est-ce qu'on peut voter à la primaire des verrs de manière sécurisée ? Réponse B, regarder des films en haute définition.

Réponse C, faire son bilan carbone en seulement 45 secondes. Ah ouais. Réponse D, surveiller en direct grâce à des caméras de vidéos surveillance dernier cri.

Ouais. Bon, du coup, je dis qu'il y a que moi qui joue alors ? Ouais, c'est ça.

Techniquement, alors je vais je vais je vais relire. Je vais relireou euh réponse A. Voter à la primaire des verrs de manière sécurisée.

Réponse B, regarder des films porno en HD. Réponse C, faire son porno qui est arrivé carbone en 45 secondes. Réponse D.

Surveiller en direct grâce à des caméras de vidéos surveillance dernier cri. Éric Piole pour fustiger la 5G. Qu'est-ce qu'il a donné comme exemple d'près toi ?

C'est pour fustiger la 5G. Ouais, c'est pour fier. Ah ben alors, c'est pas voter la primaire des vers.

Alors du coup, oui, est-ce qu'il y a vraiment besoin de voter à la primaire des ver dans les ascenseurs ? Non. Bah du coup euh du coup regarder des films porno en HD, ça t'arrive souvent dans l'ascenseur le porno ?

Bah j'ai pas essayé de regarder un porno dans un ascenseur juste pour voir si P avait raison ou pas. Ouais maintenant que c'est la 5G considéré comme une agression sexuelle si quelqu'un rentre. C'est possible c'est tout à fait possible.

Ouais je pense ne fais pas. Non tu as raison on va éviter. Euh bah OK.

Bah du coup je dis ça et ben du coup tu dis réponse B. Le je regardais la réponse du chat. Le chat a voté réponse B également.

Et bien c'est la bonne réponse. Bravo à toi et au chat. Bah les autres trucs étaient plutôt positifs.

Enfin surveiller en direct la sur grâce à la vidéo surveillance. Je sais pas si quand tu éco. Non c'est Ouais tout ça pour nous cliquer encore plus hyper tiré par les cheveux quoi.

Faire un coming out de droite là. C'est super la vidéo surveillance. C'est génial j'adore.

Il y a deux partout dans ce quiz à la con chers amis. Félicitations. Bravo à vous.

Deux partout. Ouais on a chacun deux. Bah je crois.

Ouais. Bah écoute c'est fou ou génial le communisme finalement. donner deux moi, tu vois.

Allez, ça fait plaisir. Je vous propose qu'on enchaîne et qu'on parle de politique avec l'actu de la semaine. C'est parti pour l'actu de la semaine.

Alors, l'actualité cette semaine, elle a été marquée par l'adoption de la loi sur la fin de vie, la réforme sociétale la plus importante depuis le mariage pour tous en 2012-23. L'Assemblée nationale a adopté donc en première lecture la proposition de de loi qui crée une aide à mourir. Il y a eu 305 votes pour et 199 votes contre.

Les députés ont également adopté à l'unanimité une autre loi relative, celle-ci aux soins palliatifs adoptés donc à l'unanimité. Les deux textes seront examinés au Sénat, a priori à l'automne prochain pour une adoption définitive d'ici 2027. Donc on est encore loin de l'entrée en vigueur définitive.

Euh en tout cas, c'est ce que souhaite la ministre de la santé Catherine Vautrin. Les groupes politiques à l'Assemblée nationale n'ont pas donné de consignes de vote. Pour autant, est-ce que les clivages au sein d'un parti ne n'auront pas de conséquences quand même ?

Qu'est-ce que vous avez pu observer vous comme clivage au sein des partis ? Climarx, tuas tu as vu notamment à gauche ce qui se disait dans les groupes ? Euh oui.

Après, je crois que en l'occurrence, je crois que LFI, ils ont soit tous voté pour soit y en a quatre qui sont abstenus, un truc comme ça. Pas de bêtises. Il y en a un qui a voté contre.

Non, c'est Sopia Shikirou qui depuis a rectifié en disant qu'elle voulait s'abstenir. Elle s'est trompée de bouton. Bah je sais pas, moi je suis allé sur le site de l'Assemblée tout à l'heure et il y avait un petit un petit icône pour dire euh il y a un problème sur le vote Shikirou.

Voilà. Ouais, je crois que je crois que ouais je crois que ouais je crois qu'il disait que personne avait voté contre. Rien.

En tout cas ce qu'on voit sur ce graphique c'est que c'est une loi qui a été votée par la gauche et par les macronistes. Les macronistes un peu plus divisés divisé pour le coup. pour le coup vraiment divisé effectivement et l'extrême droite, elle euh semble-t-il plutôt unanime euh en opposition euh à la proposition de loi quoi.

Mais je crois que les seuls qui voté tout compte, c'était Sioti. Ouais, c'est ça. L'UDR.

Ouais. Euh non, mais ouais, dans la gauche démocrate et républicaine, donc chez les communistes, il y a eu un seul vote contre. Chez les socialistes, il y a eu quatre votes contre.

Chez les écologistes, il y a eu un seul vote contre. J'ai regardé un petit peu les justifications de ces députés socialistes notamment c'est dans le monde y raconter et ça rejoint à peu près ce que je disais il y a 2 semaines, c'est-à-dire ça reprend un petit peu l'argumentaire de voilà de de des associations d'handicapé aussi quoi qui disent c'est en train de d'ouvrir une voie où on va envoyer en fait les plus vulnérables assez vite. C'est comme ça que s'est passé dans les autres pays.

On va comme ça se débarrasser des gens qui se disent eux-mêmes qu'ils vont être commencés à devenir des charges. Les épades aussi c'est cher. C'est une charge pour la famille et cetera.

Quand tu as une maladie lente, dégénérative, tu peux te dire voilà, je vais libérer ma famille comme ça. Euh et et ça va retomber sur les J'ai vu qu'il y avait des doutes aussi. Christophe Bex qui est un proche plutôt de Ruffin chez insoumis a aussi émis des doutes.

Euh Rufin a dit qu'il en avait aussi mais qu'il a voté quand même. Bon les les ces arguments ont pas percé vraiment jusqu'au vraiment la gauche l'a pas discuté ça tellement entre eux. J'ai j'ai l'impression qu'il y avait l'urgence de voter cette loi parce que ça allait être un progrès.

Il y en a pas souvent des progrès et puis vu que c'est un progrès, il faut le voter. Vu que l'extrême droite est contre, on vote pour. Enfin, il y a un peu de ça a été un peu mécanique comme et la mobilisation euh euh antivalidiste a été assez tardive par rapport à la à la mobilisation en faveur de la loi pour l'aide à mourir qui elle remonte à plusieurs années.

La DHD, l'association pour le droit à mourir dans la dignité, la DMD, elle elle agit, elle fait un vrai travail y compris à gauche depuis des années et des années et des années. Et là, c'est vrai que la mobilisation est arrivée peut-être un peu plus tardivement. Climarx.

Ouais. Non, je c'est c'est un peu dommage en fait parce que c'est vrai qu'on a entendu les voix des associations antivalidistes sur le TAR et je pense que ça a beaucoup moi y compris. Je pense que à gauche de base, on est un peu tous et toutes pour le droit à mourir un peu par principe.

Puis en fait justement le fait que les associations antivalidistes aient pris la parole sur ces dernières semaines, ça enfin moi ça m'a fait vachement questionner du coup ce que je pensais du droit à mourir et c'est et enfin c'est ce que ce que disait Usul sur le fait que c'est pas en soi tant que ça le texte en question mais les risques qu'on peut observer dans les autres pays d'étendre la loi des personnes handicapées ou psychotique ou autre ce qui serait évidemment une catastrophe. Et euh j'ai j'ai beaucoup entendu dans les médias euh les journalistes, les médecins et cetera dire que c'était une rupture anthropologique, c'était une question philosophique. Et en fait, je trouve que enfin, ça c'est vraiment quelque chose que je déplore que ça été traité de cette manière-là puisque en fait la question c'est vraiment une question qui est purement matérielle.

Dans quelles conditions matérielles, quelles sont les conditions matérielles d'existence peuvent amener quelqu'un à demander une aide à mourir ? Et c'est pas une question de rupture anthropologique. C'est pas ça l'enjeu de la discussion que on aurait dû avoir.

Et c'est un peu dommage que ces voix soient pas arrivé jusqu'à la gauche. Ça peut être les deux mais je vois ce que tu veux dire. Ouis.

C'est un vieil argument à la rupture anthropologique. Il y a eu mariage pour tous d'ailleurs il semble. Voilà le mariage pour tous.

Il y avait ça pour l'avisation. Ouais. Ouais.

Civilisationnel anthropologique. L'idée c'est de dire qu'on brise une continuité. là, on sera même plus exactement l'humanité si on fait ça.

Et bon, c'est c'est c'est un vieil argument, mais c'est vrai que le le à l'extrême droite, ils ont eu le l'idée de dire "Bon, ils sont plutôt tous majoritairement contre à titre individuel mais pas donné de consignes parce que ils sentaient que dans la population, il y avait surtout depuis 20 ans un peu plus de 20 ans l'affaire Vincent Humbert." Ouais. Si vous vous souvenez, c'était il y a quand même un petit peu longtemps, mais c'était quelqu'un qui avait perdu, je crois qu' suite à un accident beaucoup de ses facultés, y compris la vue, la capacité de communiquer et cetera et qui demandait avec qui a été accompagné par ses parents, je crois qu'il y a eu une aide à mourir pour le coup de ses parents. s'est terminé il me semble au tribunal et il a été relaxé je crois je sais plus il me semble que les parents voulaient pas j'ai plus le truc par catholique et cetera et que c'était sa compagne de mémoire qui voilà tu vois pour et donc du coup ça ça a basculé ça a vraiment fait basculer l'opinion à l'époque il y avait Chiraak qui avait réagi et c'est à partir de ce momentlà c'est vrai que l'opinion a plutôt basculé là-dessus et que le RN a pas pris le risque de mais de toute façon c'est ce que fait beaucoup le RN sur les sujets de société c'est suivre le sens de la population générale et de se concentrer sur son cœur de métier qui est le racisme.

Mais alors tout ce qui est voilà les évolutions, les grandes évolutions de la société, ils essaient d'y aller molo même s'ils restent au eux au fond d'eux-même profondément convaincu qu'il faut rien toucher quoi. Alors dans les débats à l'Assemblée nationale, il y a une des prises de parole de la députée Sandrine Rousseau qui ont beaucoup ému les gens. Tu peux en parler Émilio ?

Elles ont beaucoup fait parler Sandrine Rousseau un moment enfin elle a été très très active elle pendant ses débats et elle elle a pu être à certains moment heurté par des des arguments qui lui étaient opposés de ceux qui étaient contre cette loi et elle a dit qu'elle avait qu'elle n'avait pas prévu d'en parler mais que on lui contraignait de parler de ce qui s'est passé avec sa maman, avec sa mère, ce qui s'est passé. Euh et en fait sa mère, elle elle avait une maladie très grave. Elle a elle a énormément souffert.

Euh, elle a été assez peu accompagnée et Sanderine Rousseau raconte que elle avait accumulé pendant des semaines tous les médicaments qu'elle ne prenait plus pour un jour au un moment où Sandrine Rousseau était dans le train pour venir la voir d'ailleurs euh avaler tous les médicaments et mourir dans d'atroes souffrance et que elle n'avait pas pu dire au revoir à sa mère et que sa mère n'avait pas pu lui dire au revoir qu' lui manquait des mots notamment le mot je t'aime et qu'en fait elle vivait avec cette culpabilité là aussi en tant que fille parce qu'elle a vu sa mère souffrir qu'elle ne pouvait rien faire. Euh et euh et alors j'imagine qu'il y a eu des prises de parole assez fortes parce que j'ai pas suivi l'entièreté de débat aussi des du côté des personnes qui sont qui qui s'y opposent. Euh mais moi c'est le témoignage de Sandrine Rousseau, je l'ai trouvé assez assez poignant aussi parce que elle a fait surgir l'intime euh dans les débats de la nationale, ce qui est rare où on nous dit souvent que l'intime n'est pas politique.

Euh la droite en général veut dire reler reléguer l'intime euh dans la sphère uniquement privée et de le de voir des députés qui s'expriment aussi sur des cas personnels parce qu'en fait ça relève aussi de la morale personnelle et des expériences passées. Ça a été ça a été quelque chose de d'assez fort. Voilà.

Il y a un truc qui a été relevé par absolument tous les observateurs, c'est que les débats autour de cette loi ont été de bonne tenue. Pourquoi c'est important de le souligner ? Pourquoi ça Qu'est-ce que ça dit de notre Assemblée nationale, voire de notre vie politique, le fait que sur un sujet aussi grave et aussi important, bah les députés ont été d'un haut niveau dans leurs échanges, dans leurs dialogues, dans le respect qu'ils ont les uns envers les autres.

On pourrait imaginer que ce soit la foire d'en poigne particulièrement sur ce genre de loi-là avec un une bordellisation sur quelques banc quel qu'il soit. Ça l'avait été pour le mariage pour tous par exemple qui pas c'est pas le même type de loi hein mais c'est sur les lois sociétales où il y a beaucoup de positions le mariage pour tout ça avait été une catastrophe sur la façon dont les men les débats avaient été conduits par la droite qui qui faisait n'importe quoi. Et là euh peut-être parce que justement c'est quelque chose qui transforme les clivages et donc il y avait moins aussi de besoin de d'avoir une position très caricaturale et que tout le monde avait compris l'enjeu l'enjeu du débat.

Euh voilà. Je sais pas, c'est il y a quelqu'un dans le chat qui dit "Vu le climat actuel, ce serait du suicide politique que de bordéliser une séance de l'Assemblée nationale sur ce sujet. Vous pensez que c'est ça ?

Vous croyez que les français les regardent et et qu'ils se sentent ils se sentent tenus ? Je pense pas que ce soit ça. Non, je pense qu'ils ont pris le sujet un petit peu au sérieux.

Voilà. Et et c'est quand même assez rare que cette assemblée ait le loisir de travailler aussi tout simplement. C'est aussi ça qu'on est en train de redécouvrir.

Wou, il va y avoir vraiment les navettes parlementaires, vraiment les amendements, ça va pas être bazardé. Pas de 493, pas de ça va pas se régler en commission mixe paritaire à la ZOB. Non.

Tiens, pour une fois, ils ont en fait on a laissé faire le travail parlementaire parce qu'on et on est en train de se rappeler Ah oui tiens, c'est ça le travail parlementaire en fait. Il y a un peu de ça aussi. Non non non mais c'est vrai.

Non mais c'est vrai, tu as raison parce que là c'est pas en effet le le gouvernement avance pas à la bourine avec une idée en tête, la volonté de brutaliser et cetera. Euh là, on voit aussi ce que ça donne l'assemblée quand le gouvernement euh n'a pas décidé de de de tout que ça file le droit, quoi. Climarx, c'est un sujet euh la fin de vie qui a soulevé des questionnements assez importants, assez pas seulement intimes, mais aussi assez importants sur le rôle des médecins, je crois.

Ah oui, euh les copains, les médecins là. Ouais. Alors, ouais, j'ai fait j'ai fait une vidéo il y a pas longtemps là sur Luma.

On parlait des médecins, ils ont pas kiffé. Donc je vais encore pas me faire désoer médecins. Euh mais oui mais en fait le truc c'est que quand tu il y a il y a moi il y a quelque chose aussi qui me qui me qui me questionnait avec cette loi, c'est aussi le rôle encore central qui est pas du tout questionné du médecin et donné enf donc du coup la fin de vie s'est conditionnée à l'accord d'un médecin et là aujourd'hui il y a eu le verdict du procès de le Squarnec qui a été qu'on ait du coup à 20 ans de prison. il a été enfin il a été euh mis en cause par presque 300 enfants sur de viol sur mineur et en fait il faut ces ces situations terribles qui se multiplient ces derniers temps dans les médias que ce soit voilà le procémaz tous les procès d'ampleur qu'on voit c'est des situations betaram c'est des situations qui peuvent advenir parce queon a des situations de hiérarchie extrêmement fortes et du pouvoir qui sont donnés à quelqu'un et du pouvoir voir symbolique qui sont conférés à quelqu'un et on se retrouve à à tant queil y aura ces structures hiérarchiquement très fortes, tant qu'il y aura ce pouvoir matériel et symbolique qui sont accordés à ces gens, il y aura toujours des situations comme ça de de d'inceste ou de violence sur les personnes les plus vulnérables, les mineurs et cetera.

Et je pense que c'est quelque chose aussi qu'il faut vraiment garder en tête de de dans tous ces débats qu'on a actuellement que ce soit autour des violences sexuelles sur mineur ou autour de la fin de vie et cetera, de comment est-ce que le pouvoir qu'on accorde à certaines personnes dans des institutions. Oui, je valide complètement. D'autant plus que maintenant on commence aussi à parler alors là sur ce sur il y aura peut-être une commission d'enquête pour les violences sur les violences médicales dans le cadre médical. commence à y avoir aussi maintenant euh des euh des articles qui parlent du racisme dans le dans le dans l'hôpital, de la maltraitance qui va y avoir sur les femmes en particulier, sur les racisés en particulier, sans doute sur les enfants aussi, sur les personnes en aussi.

Ces violences-l de gens qui peuvent moins tenir tête à un médecin et cetera. Euh comment comment on contrôle nos médecins ? L'ordre des médecins.

Est-ce que les médecins ils se contrôlent entre eux ? On voit bien que c'est un peu défaillant vu qu' ils sont capables de laisser à continuer exercer un de leurs collègues alors qu'il est il a déjà été condamné un moment. il avait déjà enfin bon il savait qu'il avait des images pédopornographiques, il savait qu'il y avait des plaintes et cetera et voilà euh euh sur ce sujet, il y a quand même une évolution ces dernières ces dernières décennies quand même.

On a quand même vu le rôle des patients prendre en prendre prendre prendre en en vigueur quand même. On a la loi sur les directives anticipées avant la fin de vie. Là, on a la loi sur la fin de vie qui vient d'être votée en première lecture.

Euh moi, j'ai l'impression que les associations de patients aussi sont de plus en plus écoutées et que l'on réussit à faire remonter tous ces cas aussi parce qu'il y a une forme de libération de la parole et que la toute puissance du médecin est remise en question par des patients qui n'hésitent pas à se défendre à à puis il y a eu Internet aussi qui a un peu changé la donne he la capacité qu'on a à trouver sur un forum des personnes qui ont vécu la même chose. Parlesen aux médecins, ils vont dire moi je con là qui regardent Doctisimo, ils m'énervent toute la journée, ils croient ils croivent qu'il savent que mieux que moi. Quelqu'un Ouais.

Euh j'ai regardé, pardon, Non mais franchement, j'ai regardé beaucoup de TikTok de jeunes médecins euh quand j'ai préparé ma dernière vidéo sur les médecins là. Et franchement, le nombre de médecins qui font des TikTok de "Ah mais en fait, j'en ai marre, vous venez, vous me demandez j'ai besoin de un arrêt de travail." Mais en fait, mais comment ça vous avez besoin d'un arrêt de travail ?

C'est moi qui va décide si vous avez besoin d'un arrêt de travail. Mais tu sais non mais je te l'accorde. Les médecins les médecins sur Twitter mais c'est insupportable quoi.

Ça dépend lesquels. Ça dépend lesquel. Non, ça dépend pas lesquels.

OK. D'accord. Tous Christine tous voilà enend en fait genre évidemment que ça dépend lesquels que tous les médecins évidemment sont pas sont pas sont pas non mais je pense à des jeunes médecins qui font un tra de pédag les jeunes médecins des fois ils sont aussi cons que les autres he pas de raison moi j'ai fait 12 ans d'études he alors ils sont fait pas un not all médecin là tu vois hein non mais je pardon je pardon de défendre le travail formidable que font des jeunes médecins sur les réseaux sociaux pour faire de la pédagogie pour lutter contre les dérives et les fake m et cetera je sais pas je suis d'accord avec vous pour dire que je les ai vu les mêmes même petit que vous hein, ils me sortent par les trous de nez.

Cette espèce de de mépris à l'âge de 20 ans là, vraiment fermez là. Euh c'est c'est absolument insupportable. Mais voilà, je voudrais juste aussi souligner le fait qu'il y a des médecins qui font un travail extraordinaire sur les réseaux sociaux.

Merci à vous, on a besoin de vous, continuez quoi. Et après, on peut aussi, allez pour les soulager un petit peu, on peut dire aussi que les conditions de travail difficile aussi des médecins vont aussi créer des situations de tension, y compris avec leurs patients. Euh euh les quand quand quelqu'un a attendu 8h dans le couloir, il est évident que la la discussion après va être plus compliquée, que le médecin quand il enchaîne les gardes, évidemment que ça va être plus compliqué.

Mais oui, la relation patient soignant, elle s'inscrit aussi dans un système de santé qui balance les gens aussi les uns contre les autres. Et ça aussi on pourra on pourra l'interroger. Ouais.

Et un système de santé qui tient aussi beaucoup sur le le la volonté des internes qui sont quand même des gens relativement sous-payés euh qui font des euh des des heures à non plus finir et qui n'ont pas terminé aussi leur formation. Ouais. Et donc en fait, on les met dans des positions de stress absolu on les met dans responsabilité parfois sans la présence de médecin seior de devoir de devoir faire des choix et donc ça met aussi donc en difficulté les patients qui se retrouvent avec eux et c'est pas de leur faute, c'est ils sont encore étudiants, c'est des gens qui continuent d'apprendre donc ils ont besoin d'être tutoré, d'être encadrés et aujourd'hui le système libéral qui s'applique aux hôpitaux publics euh pose aussi des problèmes à la fois sur les médecins et sur les patients.

C'est Sarah Lin, la députée LFI qui va créer une commission d'enquête, c'est ça ? Parlementaire sur euh les violences sexuelles et sexistes dans le monde médical. Je crois que c'est les violences en général dans le milieu médical, mais c'est peut-être les VSS euh les violences gynécologiques aussi qui vont bah là en ce moment il y a un procès là je crois dans le 91 sur un gynécologue qui est accusé par je crois 250 femmes de viol.

Voilà. Non, mais ça veut dire c'est un truc vraiment énorme. Et mais en fait le truc c'est qu'il faut prendre conscience que notre système de santé enfin il a énormément de défauts euh notamment le fait que la position du médecin est vraiment toute puissante et d'ailleurs je je vis quand même préciser les mêmes médecins qui se plaignent d'être même des médecins qui ont toutes les bonnes raisons de se plaindre leurs conditions de travail he mais sont les mêmes qui refusent notamment de donner à des infirmières le le droit de faire des premières prescriptions par exemple parce que c'est de la concurrence.

Enfin, il y a aussi un truc un peu enfin généralement il faut bien voir que le système de santé est hyper concentré autour de la figure du médecin et que c'est un problème. Voilà. Non, mais je suis d'accord.

Je suis tout à fait d'accord. Il y a une autre loi dont on voulait parler également euh dans dans ces sujets de la semaine, c'est la loi du plomb. Euh il y a eu une magouille parlementaire un peu bizarre qui a eu lieu lundi dernier à l'Assemblée nationale.

En gros, c'est une loi qui s'appelle la loi du plomb qui a été adoptée au Sénat. C'est une proposition de loi d'origine sénatoriale. Euh c'est un texte euh qui a été voté en janvier et qui réautorise notamment l'utilisation de certains pesticides pour les agriculteurs.

C'est une loi qui propose plein de trucs pour simplifier la vie des agriculteurs pour le faire simple. Ouais. De certains agriculteurs, c'est l'agrobiness.

Ouais. Voilà, j'allais l'expliquer mais je je pas l'expliquer. Les députés de gauche ont déposé plus de 3500 amendements pour faire capoter l'examen du texte à l'Assemblée et pour lutter contre cette obstruction parlementaire, il s'est passé un truc très bizarre, c'est que la la majorité macroniste a décidé de voter une motion de rejet préalable du texte de manière à ce qu'il ne soit pas examiné à l'Assemblée nationale et à ce qu'il parte directement en commission mixte paritaire.

Et en et c'est au cours de la commission mixte paritaire qui sera négociée que le texte sera négocié avec le Sénat et qu'il pourrait être adopté une bonne fois pour toute à l'Assemblée nationale mais sans amendement. C'est donc un trip patatouillage quand même assez assez étrange. C'est quoi cette séquence agricole la climax ?

On vient on vient ça ça ça s'inscrit dans quoi ? Ouais en fait cette loi en gros c'est le résultat enfin c'est la suite de la mobilisation des agriculteurs de l'an dernier. Je sais pas peut-être que vous vous en souvenez.

Peut-être que vous vous en souvenez pas. Il y a eu des séquences un peu iconiques. Atal sur son ballot de paille.

Atal qui s'est terminé par Atal son ballot de paille. Ça avait vraiment fait ça avait fait date. C'était c'était vraiment iconique.

Ouais c'était vraiment marrant. Et ça c'était il y avait eu des grosses tensions avant en agriculture, il y avait la confédération la la coordination rurale qui était qui était qui était arrivé qui avit fait éruption. Il y a Macron qui avait retiré sa veste et tout.

Wouh ! Ouais, c'était ouf, c'était intense. Et du coup, ça terminé par Gabriel Atal qui avait fait ses annonces et en fait à ce moment-là euh en fait cette cette mobilisation des agriculteurs, il y a quelque chose qu'il faut rappeler dans le monde agricole, c'est que en fait le monde agricole a tout intérêt à ce que vous pensiez que c'est un bloc uni et que défendre les agriculteurs, c'est quelque chose de de clair qui est porté par des revendications de tous les agriculteurs.

C'est absolument faux. Euh les revendications à l'époque, elles étaient pas claires. Euh ça ça pouvait être compris comme ce qui a été le résultat de la loi du plomb, c'est-à-dire simplifier euh l'agrandissement, enfin d'aller dans le même schéma que ce qu'on fait depuis 50 ans, c'est-à-dire la modernisation, favoriser l'agrandissement des gros et cetera.

Ou alors ça pouvait aussi être compris et et il y avait de tout dans cette mobilisation euh aussi des critiques envers la gestion libérale et des agriculteur notamment des plus petits qui euh voulaient qu'il y ait un changement de cap en fait. et et comme ces mobilisations étaient très diffuses et que et que les les voies étaient étaient assez disparates, là on voit très bien que ce qui se passe c'est que euh le cette loi, c'est le résultat d'un choix qui a été fait de suivre euh le le revendications du syndicat majoritaire dans la FNSA aussi de la la coordination rurale qui est proche du bon jaunes, les fameux bonnets jaunes, c'est ça. Mais alors que c'est pas du tout ce que le résultat de ce que demande la majorité des agriculteurs.

Cette loi, elle va vraiment favoriser. C'est la loi de l'agrobiness. C'est un scandale absolu cette loi à tous les niveaux vraiment et c'est le vraiment le résultat du du de la droite de toute la droite y compris les Macronistes qui ont choisi de soutenir les revendications des plus gros et des plus forts dans l'agriculture.

Je reviens sur ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale. C'est quand même particulier Émilio pour une assemblée de se départir d'elle-même de son propre pouvoir d'adopter la loi et de et de la discuter surtout. J'ai je c je sais même pas si on a déjà vu une telle manœuvre dans la dans l'histoire de l'Assemblée.

C'est c'est c'est assez inédit. Euh mais en fait ça puisse dans ces raisons, ça puiss ses explications, pardon, aussi dans le dans les équilibres politiques euh du moment. C'està-dire qu'on a euh suite à aux élections législatives euh un gouvernement euh qui a été nommé sans légitimité parce que ils sont minoritaires à l'Assemblée nationale mais avec la pluie du de des Républicains.

Et donc les Républicains désormais ils sont en position assez puissante au sein du gouvernement et donc ils peuvent aussi influer sur les politiques qui sont menées, faire du chantage pour dire si vous faites pas ce qu'on veut, on se casse. Et donc ça ve que ça foutrait Macron et les Macronistes dans la merde. Et donc comme les les Républicains comme les Macronistes et les Républicains particulièrement parce que ils sont aussi beaucoup dans les circos dans les circos rural, ils s'appuie énormément sur la FNSA et donc quand la FNSEA demande les républicains exécutent.

Et donc là comme c'est Annie Jeanevar la ministre de de l'agriculture qui est elle-même issue des rangs des républicains euh et ben ça passe comme une comme une lettre à la poste et que ça permet à la fois de gagner du temps parce qu'ils avaient quand même pas envie de s'emmerder à discuter de 3500 amendements qui étaient en ré qui c'est l'obsturction parlementaire. Il y avait pas que des des des amendements intéressants sur le fond à beaucoup d'utions mais pas seulement. Les macronistes ont quand même fui euh la la discussion aussi parce que je pense qu'ils veulent pas la ils ne veulent pas l'avoir parce qu'ils se savent en en difficulté euh parce queen fait ce qui se passe c'est que cette loi elle détricote des choses que les macronistes aussi ont fait ont eux-mêmes adopté.

Euh donc ça les ça ça les met quand même aussi dans une situation euh un peu particulière et ils ont maintenant totalement endossé en fait le le discours antinorme euh qui avait été euh notamment euh tenu, tu l'as dit euh Arian, sur la pendant les les les mobilisations, euh comme si la norme c'était quelque chose de négatif. Mais faut faut revenir aux bases en fait de qu'est-ce que c'est une norme ? Une norme c'est quelque chose qui sert à protéger à la fois les gens qui travaillent parce qu'en fait il y a les travailleurs qui sont dans les dans dans les exploitations agricoles.

Quand on parle des agriculteurs en soit ça ne veut rien dire. c'est des réalités sociales qui sont extrêmement différentes et surtout à mesure qu'on avance, il y a de moins en moins de de patrons agriculteurs parce qu'en fait les concentration les il y a une concentration des des exploitations ce qui fait qu'il y a beaucoup plus d'ouvriers agricoles et en fait c'est ceux-là qui trent parce que c'est eux qui ont la main euh dans les pesticides et c'est aussi fait pour protéger euh les euh les consommateurs nous lorsqu'on mange de ce qu'on se met dans l'estomac parce que les gens qui habitent à côté aussi les gens qui habitent à côté évidemment parce et tout ça pourquoi parce que c'est une organisation aujourd'hui capitalistique donc qui à vocation de toute façon à amasser du profit et en fait quand on met des normes des fois ça empiète évidemment sur le profit, ça peut empiéter sur les rendements euh et cetera. Euh et donc pour tout ça pour pour vous dire aussi que la gauche en réalité, je suis pas sûr qu'elle avait très envie d'avoir ce débat.

Euh de l'autre côté aussi parce qu'en fait ils ont eux une difficulté, c'est à parler aux agriculteurs. Il ils n'y arrivent pas, même si ça pèse pas grand-chose dans l'électorat, les agriculteurs symboliquement, c'est quand même quelque chose de de fort et parce qu'en fait la gauche n'arrive pas à avoir un discours sur la productivité agricole. On leur dit voilà et donc en fait ils ne sont pas audibles vis-à-vis des agriculteurs parce que leur dit en même temps il faut qu'on produisse pour nourrir les gens et la gauche n'arrive pas à se saisir de ça.

Voilà. Alors le truc c'est que trop on produit pas que pour nourrir les gens, on produit aussi pour exporter. On produit pour faire du biocarburant, on produit notamment les grandes exploitations céréalières et c'est ceux-là qui tiennent plutôt la FNSEA d'ailleurs nourrissent pas font pas ça que pour nourrir les gens.

Et euh oui, donc la FNSEA, faut bien comprendre que le ministère de l'agriculture est un des rares ministères dont on dit qu'il est un peu euh une géré en cogestion si vous voulez avec ce syndicat historique majoritaire. Euh un petit peu comme en effet par exemple au ministère de l'intérieur, on codirige aussi un petit peu avec Alliance et les syndicats de police. Tu peux pas te fâcher trop.

Bon ben au ministère de de la l'agriculture, c'est un peu pareil avec la FNSEA. Elle est allée loin Annie Jeunevar hein parce que la FNSEA et les les les agriculteurs quand ils gueulent, ils gueulent. Quand il bloquent, il bloquent.

Quand ils ont décidé de déverser de la merde devant ta permanence, littéralement de la merde, enfin vous avez tous vu les images, voilà, les tracteurs machin, ils y vont quand ils cassent, ils cassent. souvent ils ont des fusils aussi parce que bah à dans la ruralité machin, on a des fusils. Donc il y a une ambiance particulière quand tu parles et quand on les écoute, quand on écoute la manière dont il parle notamment des écolos en particulier mais même des politiques en général mais des écolos vraiment en particulier euh on a on a le souvenir de de d'élus écolos qui ont été insultés de manière extrêmement sexiste par ces agriculteurs.

OK, il y a une colère qui est entretenue notamment par toute la presse réactionnaire contre les écolos qui marche très très bien sur les agriculteurs qui ont l'impression d'être opposés aux écolos que c'est leurs ennemis naturels et avec un amalgame parce que juste sur sur le c'est le mot que tu utilis tu as utilisé le mot ruralité mais en fait ils ont réussi à faire une opa sur le mot ruralité pour faire l'amalgane comme si les agriculteurs et la ruralité c'était la même chose de même que les le lobby oui non la ruralité n'est pas agriculteur r c'est comme la ruralité ce n'est pas les chasseurs contrairement ve nous faire croire le lobby de que nous faire croire le lobby de la chasse et donc non je finis juste sur Annie Junevar qui a mis de l l'huile sur le feu dans le dans le journal Sud-Ouest il y a pas longtemps, je sais pas si vous avez vu. Elle elle a dit face aux agriculteurs, allez emmerder les allez vous en prendre aux élus de gauche parce que les agriculteurs allaient et elle elle disaient "C'est pas moi, c'est les écolos". Elle a carrément dit et la phrase a a été notée parce qu'il y a des gens dans l'assemblée qui étaient là qui étaient choqués parce que quand tu connais les méthodes des agriculteurs quand ils sont fâchés là, elle les envoie directement sur les opposants.

Allez vous en prendre aux élus de gauche. [ __ ] la vache. Voilà.

Et bon et la phrase a un peu un peu choqué y compris les journalistes qui étaient présents et les gens qui étaient là. Donc euh il y a un climat aussi qui est tendu et je pense que le gouvernement là c'est complètement plié euh au à ces exigences-là qui sont donc des reculs écologiques euh parfois des reculs par exemple sur les mégabassines. C'est assez évident que là par exemple c'est aussi un combat qui est emblématique contre les écolos euh et euh et voilà et ça a été discuté avec la FNSEA au point que dès qu'il y a eu cette annonce de on va aller en CMP on rejette le texte machin euh en fait ça avait été discuté au téléphone aussi. il y avait eu des consultations avec la FNSEA.

Si on fait ça, ça vous va comme plan ? Donc ce plan, ce plan bizarre, cette magouille bizarre a été discuté avec la FNSEA qui a qui l'a trouvé tout à fait satisfaisant et qui a dit "On range les tracteurs maintenant." Donc voilà, encore une belle victoire de la FNSE.

Mais c'est c'est vraiment Ouais. Enfin euh avant juste pour repir sur la dernière la dernière chose que tu viens de dire, enfin c'est vraiment honteux mais vraiment je sais même pas comment comment enfin moi ça m'a ça m'a mis vraiment dans une colère pas possible. le le fait de de faire ça, il faut bien se rendre compte ce que c'est.

C'est vraiment euh le toutes les droites qui se plient et qui font des magouilles pour répondre aux demandes de l'agrobiness. Enfin, vraiment c'est c'est un scandale absolu de revenir sur les faibles acquis qui étaient déjà. Et je voulais juste dire quelque chose sur ces ces histoires de normes, donc les discours antinormes dont tu parlais déjà aussi un peu Émilieux.

En fait, euh il faut comprendre que euh il y a de moins en moins de fermes. Il y a de moins en moins de fermes parce que les fermes sont de plus en plus grandes. Et de fait, les agriculteurs, les gros agriculteurs qui gèrent des grandes fermes sont des chefs d'entreprise.

Et quand on est chef d'entreprise et qu'on gère plusieurs centaines d'hectares, il faut qu'il y ait des normes et des contrôles. C'est normal. Euh, il y a des normes qui sont plus difficiles que d'autres pour des petites exploitations.

Les normes sanitaires et cetera, ça peut être un peu compliqué, mais les normes, en l'occurrence, qui sont visées par ce texte-là, c'est les normes euh anti-écolo qui servent les intérêts des plus gros. Voilà, juste au détriment des populations, du taux de cancer dans la population. Oui.

Mais au détriment aussi des des plus petits agriculteurs. Et oui. Et oui.

Euh moi, je m'inquiète effectivement de cette de cette augmentation d'un discours contre les normes, contre la bureaucratie. l'idée qu'il faut forcément réduire le nombre de normes, que la norme elle est elle est elle est source de ralentissement par nature, elle est source de de décroissance, elle est source de de choses que négatives tout le temps. C'est un truc que je trouve particulièrement inquiétant et qu'on entend dans beaucoup de beaucoup de secteurs.

C'est un discours qui est un petit peu à la mode et alors pour le coup le sex les questions agricoles sont des questions sur lesquelles je suis pas du tout carré he bien au contraire mais je mais ce c'est ça fait écho avec des trucs que j'ai déjà entendu dans les dans l'éducation nationale que j'ai déjà entendu dans d'autres ministères il veulent moins de normes aussi dans l'éducation nationale. J'ai déjà j'ai déjà entendu des discours euh disant qu'il fallait [ __ ] la paix aux enseignants et les laisser faire ce qu'ils veulent comme ils le veulent avec les enfants euh sans fait. Ouais.

Ouais. Has#tagaram quoi #tagaram ? Qu'est-ce qu'on va emmerder les les pions euh dans des internats qui collent des tartes aux enfants ?

Ils sont payés pour ça, tu vois. Ah yes. Voilà.

Après, il y a beaucoup de gens qui considèrent que de façon la démocratie s'arrête aux portes de l'entreprise. Donc à partir du moment où qui considèrent que l'entreprise c'est un monde à part, que il n'y a pas d'intervention extérieure à avoir et que c'est le chef d'entre, c'est c'est une c'est une monarchie, une pour beaucoup une une entreprise, c'est le le le roi décide et les et les sujets exécutent. Euh donc qui voilà qui considère qu'à partir du moment où c'est dans les murs de l'entreprise, les interventions extérieures sont de faites nocives et elles servent à ralentir.

Mais déjà est-ce que ralentir c'est si grave que ça ? Il y avait les taxis aussi là qui gueulaient. Et c'est marrant parce que on dit les taxis, les chauffeurs de taxi.

Par contre, on dit nos agriculteurs. Vous trouvez pas que c'est bizarre ? On dit pas nos chauffeurs de taxi.

Non, c'est parce que c'est et voilà. Bon, c'est juste j'avais noté ça, nos agriculteurs parce que c'est beaucoup de discours desmago autour de nos agriculteurs qui font manger la France. Bah oui, tout le monde sont tout le monde a des parents agriculteurs, nos parents agriculteurs, tu vois.

Mais on dit pas nos médecins, on dit les médecins, on les respecte, tu vois. Nos médecins, c'est à nous, c'est les nôtres, tu vois. C'est bizarre.

Non, mais c'est vrai, tu as raison. Euh je reviens sur le pâ à caisse qu'il y a eu à l'Assemblée nationale avec cette adoption d'une motion de rejet pour que la loi ne soit pas adoptée, qu'elle aille ensuite en discussion avec le Sénat et qu'elle revienne pour n'être adopté qu'en bloc. Euh Mathilde Panot a la députée ALFI, la présidente des députés à la déclaré que euh c'était une nouvelle forme de 493.

Alors je pense qu'il faut pas faut note all 493, faut pas mettre que des 493 partout tout le temps. C'est plus compliqué que ça. Mais mais j'aime bien la formule quand même parce que j'ai encore une fois jamais vu ça et que je me demande si ça pourrait être utilisé par le gouvernement pour d'autres textes.

Je sais pas c'est Macron prof de droit constit quand même depuis depuis 3 ans là il nous a tout sorti quoi. Mais moi on connait maintenant c'est l'avantage c'est qu'il fut beaucoup pour l'éducation populaire c'est que plein de gens qui vont connaître plein de choses de la constitution avec tous les sales coups qu'il a fait mais moi je vois pas pourquoi ils s'en prévrait. Ils l'ont fait une fois.

Une fois que en fait c'est il c'est le problème, ils font toujours ça, ils activent quelque chose qui les arrange au moment où ils sont emmerdés euh sans se poser la question de la suite. Sauf qu'en fait à chaque fois il montre le chemin aussi à l'extrême droite si jamais elle arrive au pouvoir. Euh c'est que si demain Marine Le Pen elle a pas une assemblée enfin Marine Le Pen ou Jordan Bardella parce que elle est pas encore en Ouais.

Euh enfin bref, ou le le voilà ou peu importe qui qui sera là, il il montre la voix euh à l'extrême droite pour faire tout ce qu'il ne faut pas faire lorsqu'on est dans une démocratie parce que la 5e République, telle qu'elle est bâtie, le leur permet. Euh et moi je trouve ça assez inquiétant euh et je vois pas pourquoi ils s'arrêterait làin. Tout ce qu'ils ont déjà tout t tous les trucs à chaque fois qu'ils ont passé un cliquet, j'ai l'impression que justement il y a pas eu de retour en arrière.

Il y a quand même, attention parce que dans cette procédure un peu bizarre à la pyus là, il y a quand même besoin d'avoir une majorité au Sénat quand même. C'est quand même le Sénat qui fait la loi puis l'Assemblée nationale qui vote la motion de rejet. Donc là, il se trouve effectivement, comme vous l'avez très bien expliqué tous les deux, que c'est un alignement parfait de planète entre les Macronistes et les Républicains.

Mais le jour où c'est sur un sujet qui qui diverge entre eux, Ouais. ils sont avec qui au gouvernement là ? Oui.

Alors, attends, ils sont au gouvernement mais ils sont pas d'accord sur tout le temps. Non, ils sont pas d'accord sur tout. Mais même si l'extrême droite arrive demain et que c'est les LR qui sont majoritaires au Sénat, moi je vois plus trop de différence. aujourd'hui entre les LR et et l'extrême droite.

Donc euh ils ont ils disent qu' ils sont prêts d'ailleurs à travailler ensemble sur les sujets. Ils ont plus aucun scrupon je te parlais pas l'extrême bah de toute façon les macronist ils ont plus de scrupule non plus hein. Bah ça dépend des sujets, ça dépend des textes et ça dépend ça dépend sur quoi ?

Sur la proportionnelle en tout cas ils sont toujours pas d'accord et je les imagine mal se mettre d'accord mais ou ils veulent pas de la proportionnelle. Oui. Ah non ils veulent pas entendre parler.

Non non pu le renvoquier avait même fait monter le ton et tout en disant que si c'était limite un casus bellly hein il y a il y a queou le RN Lfi aussi qui veut tout sauf le PS ils savent pas je comprends pas pourquoi la gauche veut la proportionnelle parce qu'elle a toujours voulu la proportionnelle parce que ou mais on va se faire tarter parce que on fait déjà on fait déjà tarté mais au moins avec le scrutin une lumine à deux tours tu peux faire barrage quoi. Là on va se prendre une pelle. Tu peux faire des barrages, tu peux faire une proportionnelle à deux tours.

Oui, tu peux comme les régionals, tu vois. Tu fais une, tu fais des fusions de liste, c'est possible. Alors, tu imagines les NGO, ça va être très drôle.

Ah ouais, le donc pas de pas de NFP au premier tour, Nego pour au second tour NFP. Si c'est par département, [ __ ] c'est sans Nego par département ou par région. Non, ça va être très très drôle.

Euh affaire à suivre en tout cas. On verra si ça continue à être utilisé cette bizarrerie législative. Autre sujet qu'on voulait aborder ensemble, la situation à Gaza.

Gaza Émilio, toi tu notes qu'il y a il y a il y a a il y a quelque chose qui est en train de changer. Il y a il y a un moment Gaza. Il y a un effet Gaza en ce moment.

Ouais. Moi, je j'avoue que je suis fatigué là. J'ai l'impression qu'on j'avais l'impression depuis plus d'un an et demi que on était assez peu de médias, assez peu de personnalités euh dans le débat public à justement porter c'est pas moi perso, he je veux dire, c'est juste une minorité de gens qui euh qui essayaient de de ramer dans le désert sous le cagnard et que personne ne le ne voyait ce qui ce dont il parlait.

Aujourd'hui, on commence à voir les germes d'un d'un bouger. Ça fait ça fait 10 jours que on nous explique. Ah, finalement, c'est peut-être quand même pas hyper acceptable ce que fait ce que fait Netaniaahu.

On a vu la une de Libé qui avait écrit quand même des trucs assez dégueulasses jusqu'ici euh qui avait trouvé que par exemple l'affaire des explosions de biper au Liban, c'était juste une presse technique. Euh voilà. Et donc le même Libé fait titre pour dire que c'est inqualifiable avec une tribune à l'intérieur de 300 écrivains et écrivaines dont Laila Slimani Virginie despente pour dire qu'il faut arrêter d'utiliser le mot horreur mais dire ce que c'est c'està dire un génocide.

On a vu qu'Olivier Fort aussi le premier secrétaire du parti socialiste utilisait désormais le mot génocié don l'impression que c'est le grand réveil en fait sur Gaza. Pourquoi ? D'où ça peut venir ?

J'ai essayé de chercher parce que des vra au début je comprenais pas. Je pourquoi qu'est-ce qui se passe maintenant ? D'un coup ça y est, on était à 52000, il y a eu 52001 mort, ils sont dit "Ah ça y est, ça c'est le mort de trop." Euh, il y a déjà je pense le fait que Macron a bougé et que début juin, il est théoriquement censé, même si on attend de voir euh reconnaître l'État de Palestine dans un événement à l'ONU coprésidé avec l'Arabie Saoudite.

Il y a ça et je pense qu'il y a aussi le fait que maintenant enfin c'est c'est pas c'est pas d'aujourd'hui mais c'est vraiment mis en lumière avec ce nouveau plan là de de humanitaire pour nourrir les gazouis. En fait, en fait, il les nourrissent pas. Euh justement, il ils ont bloqué la l'accès des camions à Gaza.

Il en est rentré quelques-uns pour dire "Mais non, regardez, on capte pas." J'allais demander c'est quoi la situation humanitaire sur le terrain justement ? Et ben, ils ont justement ouvert hier le premier la première distribution alimentaire dans un coin paumé de la bande de Gaza, c'est tout au sud, enfin vraiment à côté de Rafa, à côté de la mer sur un terrain vague et cetera.

Donc loin aussi de là où il y a beaucoup de gens euh parce qu'il y a 2 millions de personnes, he il faut il faut le dire. Euh et donc euh c'était une catastrophe. Euh il il devait euh donner distribuer voà il mettait plein de conditions reconnaissance faciale et et c ça a été une catastrophe.

Il y a eu un mort, il y a eu énormément de blessés. Euh donc la situation ils on fait tout ce que les humanitaires disent qu'il faut pas faire quoi. Mais ils l'ont fait.

L'idée c'était de faire vraiment une opération pour dire c'est nous qui allons faire l'humanitaire parce que sinon le ramasse et je sais pas quoi. Et donc avec quelques gros bras y compris de services de sécurité privé américain qui essayé de qui ont été dépassés aussi qu'on finit par fuir parce que ils ont ils ont appelé les gens à l'avance sur les réseaux en disant la distribution aura lieu là normalement tu le fais pas tu fais plusieurs points de distribe tu préviens pas les gens à l'avance sinon tu vas avoir un effet de mouvement de foule énorme et après ils avaient même carrément des petits questionnaires. À vous avez-vous été satisfaits de cette distribution ?

La recommanderiez-vous à quel c'est lunaire lunaire ils ont organisé ça de manière lunaire et pris des photos magnifiques de leur belle distribution qui s'est pourtant super mal passé et Netaniaou lui-même a reconnu un un qu'il avoir perdu de façon momentanée le contrôle de l'opération euh c'est que non et pour que Netaniaou en vienne à reconnaître c'est que c'était vraiment un immensio et en fait je pense que la communauté internationale mais pas que les médias français les responsables politiques voi euh ce que ils n'ont pas voulu voir pendant un an et demi euh c'estd que le Hamas n'était qu'une excuse pour eux euh pour mener ce plan génocidaire et qui a été taillé par les déclarations que je ne dirai pas là parce qu'elles sont trop insupportable à entendre de nombreux ministres qui veulent détruire la bande de Gaza, la récupérer pour en faire je ne sais pas quoi, déplacer les Gazaoui et cetera. Donc aujourd'hui, il y a une cette prise de conscience. Alors, je suis fatigué mais elle est bienvenue cette prise de conscience et parce que c'est il n'y a que ça qui peut faire bouger les choses.

Clémarx, pourquoi est-ce que toi tu penses qu'il y a ces changements de revirement chez certaines personnalités ? Euh honnêtement, je je sais pas. Je j'ai l'impression que peut-être en fait au bout d'un moment, on arrive tellement à un niveau de de à la fois d'horreur et à la fois de d'opinion publique que un moment c'est plus possible.

Euh je pense que enfin maintenant c'est c'est intenable quoi. Enfin, je je enfin je j'ai vu j'ai vu le documentaire de comment il s'appelle Luis Terou, vous voyez de la BBC qui a fait un documentaire qui s'appelle Setler sur la sur les colons si Jordanie et c'est terrifiant enfin enfin il y a un peu un truc de c'est c'est plus que terrifiant enfin c'est c'est c'est les discours des colons là-bas sont enfin c'est c'est il y a pas de doute après de enfin ne pas parler début he le discours connotation génocidaire, c'est depuis le début, depuis le début depuis depuis déjà très longtemps. Mais le fait que aujourd'hui en fait, il y a une attention, enfin maintenant que c'est ces discours quand ils sont comme ça mis dans les médias et publics, ils retentissent quoi.

Mais lisez l'article du monde d'ailleurs qui fait qui est sorti la semaine dernière, un article qui compile justement toutes ces déclarations publiques euh à connotation génocidaire missout à bout. Enfin, c'est c'est vraiment une dinguerie. Si vous pouvez le lire, lisez-le.

Moi, je suis d'accord. C'est bien qu'il y en a qui se réveillent, il y en a qui se rachètent une race à peu de frais aussi, moi je trouve dans l'affaire parce que ce qu'il faudra interroger là. Bon, c'est normal en fait d'être choqué par ce qui est en train de se passer.

Il y en a qui avaient dit que ça allait se passer comme ça, on les a pas écouté. D'accord. Maintenant, moi ce que j'aimerais aussi qu'on s'interroge nous dans la société française, c'est aussi pourquoi jusque-l ça tenait le pourquoi jusque-là les mensonges du du gouvernement israélien n'ont pas été interrogés, ont été relayés mécaniquement, y compris sur les plateaux.

Quel a été quelles sont les causes de cet aveuglement ? Qui sont aussi les coupables de cet aveuglement ? Va falloir aussi qu'on s'interroge.

Comment on a pu tolérer ça ? Comment on a pu tolérer ces discours là ? Et qu'est-ce qui nous a rendu hermé perméable à ce niveau de de discours de haine ?

Et je pense que là avec le la séquence sur les frères musulmans et cetera machin, je pense que l'islamophobie en France est aussi responsable à nous a rendu a rendu aux élites françaises plus tolérabl massacre à Gaza. onit maisam en fait c'est commis en fait c'est comm notre attentat à nous en fait tout ça c'est pareil tout ça c'est voyez c'est des islamistes et alors là en France il suffit qu'on dise c'est des islamistes et là tu deviens fout tu fais très bien tu les tous très bien c'est ça qui s'est passé il y avait quand même une grande partie c'était de la politique intérieure sur le discours sur au début ce qui se passait c'était en fait des discours de politique intérieure c'était regarder les terroristes islamistes attaquent les les occidentaux civilisés et cetera Et c'était c'était une manière de justifier des discours islamophobes et des politiques sécuritaires ici en France, quoi. Exactement.

Et ça, on l'a dit très vite dans back. On déjà à l'époque. Est-ce que Est-ce que vous pensez qu'il y a aussi l'utilisation de la fin comme arme de guerre qui fait bouger les choses ?

Est-ce que c'est cette nouvelle méthode utilisée ? Alors, elle est pas si nouvelle que ça parce qu'elle était déjà utilisée avant, Émilio ? Bah disons queen fait quand quand on voit des bombes et que le gouvernement dit "Bah c'est pour tuer le Hamas, je pense que de façon cognitive et des gens qui disent oui en même temps c'est vrai, ils servent de bouclier humain et cetera qui qui peuvent gober ça parce que c'est relayé là quand en fait on a femme des enfants.

Je pense que c'est con, hein, mais il y a des il y a un réflexe aussi humain qui fait que je se dire "Ah ouais, non, c'est peut-être quand même pas ouf." Euh mais c'est c'est clair que cette arme de la fin euh c'est une nouvelle étape. Euh mais faut pas oublier que les bombardements continuent.

On a appris aujourd'hui notamment la mort de l'une des une c'est bizarre de dire ça uneire de non d'une d'une gamine de de 11 ans voilà qui était la l'influenceuse de la plus connue de de Gaza qui a été bombardée avec avec sa famille et qui qui est morte là été la c'était la star de de de Gaza. Il lui a resté plus que ça. Je sais plus si c'est elle qui faisait des de la cuisine mais enfin pardon ça c'est mais voilà enfin quand on en arrive là quoi.

Et il y a d'ancien min d'ancien premier ministre aussi en Israël qui prit la parole pour dire "Mais moi, je peux plus défendre là euh jusque-là je même le mot génocide, j'ai j'aiesquivé en disant non, les conditions sont pas exactes." Mais là, on y est. et il faut arrêter tout de suite parce qu'on va finir devant un un tribun le tribunal international de la en fait là il y a des gens dans la société israélienne qui s'en rendre compte et il y a une autre partie de la société israélienne qui a complètement vrié et qui trouve ça très normal et qui qui enfin qui est pour qu'on continue parce que vu qu'on est dans la lancée, allons-y quoi.

Faudrait quand même rappeler que la situation politique en Israël est un peu particulière. C'estàd que la coalition au pouvoir, c'est une coalition entre Benjamin Netanyahou, la droite historique et l'extrême droite euh qui est contestée dans la rue par un mouvement massif de plusieurs centaines de milliers de personnes qui contestent la dérive extrême droitière du gouvernement. Or, ce gouvernement est en train de mener la guerre injuste que vous savez à Gaza avec les méthodes qui sont qui sont les leurs.

Et on sait que c'est l'extrême droite qui fait pression sur Netaniau pour qu'il continue cette guerre là. Dès l'instant où l'extrême droite se sépare de Netaniau, ils sont obligés d'organiser des élections et Netaniau est sûr de perdre. Voilà pourquoi Netaniaou fait de la surenchère à l'extrême droite.

Ouais. Moi, il se trouve que j'y suis allé, j'étais en Israël il y a 2 mois au moment où Jordan Bardella a été invité en grande pompe à une conférence contre l'antisémitisme pour laver toutes les horreurs de de son parti. Et donc, j'y suis allé, j'ai j'ai couvert des manifestations, enfin une particulièrement à Jérusalem euh et et c'était il y a 2 mois.

La la société israélienne, elle elle a bougé. Quand je suis arrivé dans la manifestation, j'ai parlé à plusieurs évidemment personnes israéliennes qui qui étaient là. Une femme m'a dit "Vous allez voir en en remontant dans le cortège qui était pas très très grand, plus vous allez avancer, moins la question des Palestiniens va se poser." C'est qu'à l'arrière du cortège, les gens, ils étaient à la fois en défense des Palestiniens aussi demandant le retour de des otages et contre la guerre et contre la réforme judiciaire de Netano parce qu'en fait c'est c'est un mfeu en fait.

Et en fait, je me suis rendu compte et ce qu'elle m'avait dit était vrai. Plus je suis avancé dans la manifestation, plus en fait la question des Palestiniens, la l'empathie avec les les Palestiniens disparaissait. C'estàdire que à la fin, quand on arrive en tête de cortège, il n'y avait plus que la question des otages.

C'est la question des otages qui cimentaient tout ce tout ce mouvement. En fait, si c'est c'est des gens qui manifestent ensemble h parce que la question des otages sinon ils sont pas d'accord sur le reste. C'estd qu'il y avait même des des des juifs intégristes qui étaient dans ces manifestations parce qu'il considérait que le gouvernement l'haum mettait en en danger la vie des otages. 2 mois après, ce mouvement-là, il a il a pris beaucoup plus d'ampleur aussi parce que il y a davantage d'information qui est donnée à la population israélienne.

Faut savoir que moi j'ai rencontré plein de personnes notamment de la gauche israélienne sur place qui me disaient tout simplement les gens les Israéliens ne sont pas au courant de c de ce qui se passe euh derrière les murs de Gaza tout simplement parce que les médias israéliens ne le rela et ça c'est en fait c'est c'est une guerre d'information aussi euh et qu'on en fait la propagande du gouvernement israélien elle est relayée à de noséam sur les sur les chaînes israéliennes qui ne montre pas ce qui se passe réellement à la fois dans les colonies enordies où le gouvernement israélien n'a pas l'excuse du Hamas et qui continue la colonisation aussi pour s'approprier les ressources notamment en eau et de l'autre côté du mur de de Gaza sur où sont persécutés plus de 2 millions de personnes. Il y a des gens dans le chat qui demandent si internet est coupé là-bas ou filtré. Non.

Donc sur internet tu peux avoir accès aux infos. encore faut-il y aller hein. En fait le problème c'est que la plupart des médias israéliens sont aujourd'hui quasiment en soutien inconditionnel à ce qui se passe avec par le ce qui est mis en place par le gouvernement de Netaniau.

À part le journal Aretz qui est un journal de gauche, c'est c'est le seul et même eux ils se font taxer. C'estd qu'à la conférence de sur antisémitisme, moi j'ai pas pu rentrer parce que le gouvernement israen m'a retiré mon accréditation. Il ne voulait pas que je participe que que je que je voà.

Et j'ai évidemment discuté avec mes confrères et consœurs qui eux ont le droit de rentrer. Euh et puis j'ai vu ce qui parce qu'elle était diffusée et par exemple le gouvernement israélien a été extrêmement virulent avec le journal Haret qu'ils ont accusé d'antisémitisme. Enfin c'estd que aujourd'hui la contestation euh du gouvernement israélien est assimilée à l'antisémitisme y compris pour les par qui ces accusations visent aussi des journaux israéliens eux-mêmes.

C'est c'est une dinguerie ce qui une partie de la population qui en effet tolère la violence. Je veux dire alors souvent on dit parce que bah il y a eu le choc de c du 7 octobre et que donc du coup derrière la violence vengeance est est plutôt bien perçu. Mais c'est une société qui est violente de toute façon.

C'est une société de soldats. C'est une société où on fait son service militaire et puis même si on si sinon ça va être ton fils enfin tu connais quelqu'un dans l'armée. C'est une société qui est militarisée.

Plus que ça. C'est que moi je suis arrivé, je suis monté dans le train en sortant de de l'avion et en face de moi, j'avais une femme habillée en civil et je je m'en étais pas rendu compte. J'avais un fusil d'assaut pointé sur moi.

Alors là, elle le portait de en détente hein. C'était sur mais en fait j'avais le canon du fusil qui était vers moi. Et en fait des des armes tu en croises partout tout le temps en Israël.

Et s'ajoute à ça les alertes en fait au missile aussi qui sont permanentes parce qu'il y a les outils au Yémen qui tirent et donc en fait vraiment j'ai eu deux alertes au missile c'estd que tout le monde était censé aller aux abri et cetera et en fait ça rend aussi des sociétés paranos hein euh c'estàd qu'on on voit sur les visages les gens pleurent les et et en fait c'est une c'est une société qui est agressée et qui agresse en fait et c'est une qui ne connaît que la violence. Oui. Puis il y a une déshumanisation totale des Palestiniens et des Palestiniennes quoi.

H ça pose vraiment la question d'après quoi parce que là on commence à parler d'état paria. euh notamment parce qu'il y a eu beaucoup de discussions sur le fait que là ils avaient carrément complètement coupé l'aide humanitaire et plus rien rentrer à un moment. C'est là où on a commencé à dire vraiment euh Israël se met dans la position de mais plus personne ne va vouloir te parler en fait.

Là c'est c'est trop obvious. Tu vas devenir un état par toujours les États-Unis d'Amérique, c'est toujours le problème. Oui.

Oui. Mais même d'ailleurs d'ailleurs c'est la question que j'allais vous poser. Est-ce que le est-ce que le est-ce que la reconnaissance par la France de l'État palestinien va changer quoi que ce soit vu que les États-Unis continuent à refuser de le reconnaître ?

Quand on garde une carte du monde de qui reconnaît l'État palestinien, tu as l'ensemble de la planète à à l'exception des pays occidentaux les plus puissants. États-Unis, Allemagne, Europe de l'Ouest et et encore pas toutes, Japon euh et cetera. Donc non, je sais pas, c'est c'est c'est la solution politique que peut faire la France en fait.

C'est un peu ça ma question. Ah bah il y a le le on va en parler avec Chloé Ridel à mon avis après parce que ça peut se discuter notamment au niveau européen et que voilà il y a le partenariat Europe Israël c'est j'avais lu 30 % des volumes d'échange d'Israël c'est avec l'Europe si tu commences à attaquer là-dessus bah enfin il va falloir il va falloir qu'il réagisse aussi enfin c'est c'est je c'est c'est c'est même honteux qu'on ait pas déjà commencé à le faire. Ça fait quand même longtemps que ça ça traîne cette histoire.

Non je suis d'accord. Je suis d'accord. On continue chers amis.

Je vais vous proposer un truc sur le plateau. Est-ce que vous avez d'autres sujets d'actu qui vous tiennent à cœur ? Donc Gabrial, parlons de Gabriel Atal si tu le souhaites.

On a un peu de temps en fait. On a un peu de temps. Je sais pas pourquoi ça m'est venu là.

C'est Gabriel Atal. Je sais pas, il me rend fou. Qu'est-ce qui devient Gabriel Atal ?

Il me rend fou. Bah là, il y avait une alors il a encore fait une sortie antigeune, je crois. C'est c'était je sais plus quoi parce que moi j'aurais dit les commissions d'enquête.

Mais vas-y, parle de Gabriel attaque. PL aussi. Bah ouais parce que il a il a une nouvelle proposition il a il a a égrainé ses propositions devant son groupe parlementaire.

Il y avait une réunion de groupe et apparemment ça a été c'est dans j'ai lu ça dans Libé chez Paul tout à l'heure, ça a été un peu compliqué parce que tu as un tiers de son groupe qui est là mais pourquoi tu pars là-dedans dans les les prop les nouvelles propositions d'interdiction du voile au moins de 15 ans et cetera. Le mec il a eu son moment de gloire avec la Baya et il se dit ça ça va être mon truc enfin le niveau de médiocrité pour en venir à se poser en protecteur de la jeunesse. La ba je son truc antijeune.

C'est ça l'interdiction du port de la ba en dessous de l'âge de 15 ans je crois. Non, c'est pas la Bale, c'est le voile. Non, la B quand il était ministre de l'éducation, c'est quand il était ministre de nationale et quand il fait sa rentrée, la seule rentrée qu'il a fait, il a décidé comme première décision, comme acte politique à l'éducation nationale d'interdire la ba de faire de de du sujet de la rentrée.

On en avait parlé sur Backseit, je m'en souviens maintenant. Abonnez-vous. Et voilà.

Et apparemment ça à l'intérieur de c'est c'est plutôt accueilli. Voilà, il y a un tiers d'enthousiaste, un tiers qui assez indifférent et un tiers qui se dit "Mais c'était pas ça le macronisme" et et il est un peu ridicule à faire ça quoi. C'est un peu méprisable comme manière de faire en se disant tiens en ce moment le vent est plutôt un mec qui vient du PS en plus.

Tiens, en ce moment le vent c'est plutôt faut faire des trucs sur les musulmans, ça marche bien. Comme ça, je serai repris sur ces news. Comme ça, je serai je serai au cœur du débat, on va parler de moi machin.

Et c'est vrai que c'est méprisable quoi. Voilà, j'avais envie de râ. Il fait énormément de TikTok aussi.

Ouais. Non mais voilà, il y a il y a quand même énormément il y a quand même des politiques plus médiocres que les autres je trouve. Et ça vaut le coup de le souligner de ou tous les camps politiques ont leur dose de médiocratie.

Oui oui oui. C'est pour ça que là je parlais d'un mec précis. Je condamnais pas macroniste.

Décidément toi tu voulais parler de quoi ? Non moi c'est les moi le truc qui m'énerve en ce moment c'est les commissions d'enquête. Mais alors qui en fait c'est pas les commissions d'enquête en elle-même, c'est la c'est la réaction qu'elle suscite les les les paniques qu'elle suscitent notamment.

Alors, tu peux rappeler quand même dans la droite, ouais, je le le le le point de départ, c'est que en fait au à l'Assemblée nationale et au Sénat, les parlementaires ont la possibilité euh de créer des commissions d'enquête pour enquêter sur des sujets à partir du moment où ça n'empiète pas sur la justice. Une une affaire judiciaire en cours, c'est et c'est un outil euh de constitutionnel de contrôle de l'action du gouvernement, de l'exécutif. Euh c'est une action de contrepouvoir aussi vis-à-vis des milieux économiques.

Et donc c'est un droit qui a été consacré en 2008 par Nicolas SarkoZi au moment de la réforme constitutionnel qui dit que les groupes d'opposition et minoritaires ont le droit à une commission d'enquête par an. C'est s'appelle le droit de tirage. C'est eux qui choisissent le sujet de leur commission d'enquête.

Euh et il se trouve que ces derniers temps, vous avez vous l'avez vu, il y a énormément de commissions d'enquête qui sont médiatiques. Il y a l'affaire, il y a celle qui concerne les violences scolaires posté betteram. Ça c'est pas une commission d'enquête de droit de tirage.

C'est la commission des affaires des affaires de la commission éducation nationale et culture qui s'est transformée en en commission. Mais il y en a d'autres. Il y a la commission sur la les élections l'organisation des élections qui d'Antoine Léoman qui voulait inviter le milliardaire d'extraire de Pierre Édouard Sterrain qui ne s'est pas pointé au Sénat.

Alors, il y a celle du Il se trouve que c'est le sénateur communiste qui est aussi directeur de l'huma Fabien Gayet qui fait les les aides publiques, le bilan des aides publics aux entreprise. Il y a celle de Benjamin Lucas, l'écologiste sur les licenciements et l'inaction de l'État face à la vague de plans sociaux et cetera. Il y en a beaucoup.

On a eu aussi eu l'affaire Mckinet qui avait donné le lieu. Donc il y en a beaucoup. Elles sont extrêmement médiatiques.

Et on a vu aussi après la réaction qu' que ça suscitait. C'est sûr que les macronistes notamment enfin notamment les modèmes après l'audition de François Beou criit au procès politique, au stalinisme. On a vu les des médias comme les échos, comme C News évidemment le Figaro embrayer en disant que c'était les pièges, que c'était les procès politiques et cetera. euh des patrons qui refusent de s'y rendre ou qui euh font tout un teint pour euh pour dire que en fait ils sont des cibles politiques.

Euh tout ça qui ça vise à décrédibiliser le rôle des parlementaires. Et je voulais justement rappeler à quel point c'est important d'avoir ce contrepoir parce qu'en fait ils font émerger des sujets euh ils mettent la lumière sur des sujets extrêmement importants et ils font euh émerger la vérité. Pourquoi ?

Parce que dedans les personnes 1 sont obligées de se pointer en théorie pour être auditionné et de ils n'ont pas le droit de parjurer. C'estàd ils n'ont pas le droit de mentir sous peine de sanction. Euh et donc normalement c'est la c'est la vérité qu'ils sont qu'ils sont censés dire et quelle vérité par exemple dernièrement on a eu la commission Nesley sur les eaux minérales sur comment euh Nesley Wats euh a euh s'est arrangé avec l'Élysée en gros pour euh faire en sorte que les normes, on en revient aux normes qui sont qui s'imposent aux eaux minérales ne s'imposaient pas vraiment à ell et de pouvoir contourner un un immense scandale sanitaire.

C'était une commission qui a était tenue par le sénateur socialiste Alexandre après la mission d'information d'une d'une sénatrice écologiste Antoinette Gul. Et en fait tout ça c'est extrêmement important pour la démocratie. Mais Alexur il est pas venu à cette commission et la justice lui a donné raison.

Exactement. Et donc là on voit que moi je je c'est c'est très intéressant parce que moi aussi je les entends monter ces discours mais pas seulement tu parlais de ces news, moi j'écoute beaucoup le service public. C'est relayé aussi assez euh assez beau assez assez mécaniquement aussi par euh j'ai envie de dire les petits télégraphistes macronistes du service public aussi qui continuent qui pareil hein bah c'est vrai il y a trop de commissions d'enquête hein et est-ce que c'est pas des fois euh l'occasion pour les oppositions en fait de se montrer, de se faire voir qu'on parle de c'est ça le niveau d'analyse politique de ces gensl aussi c'est vrai aussi ils choisissent des sujets mais d'accord mais ne dire que ça sur les commissions d'enquête alors que au contraire bon on voit qu'il y a un intérêt du public pour ces commissions d'enquête depuis surtout la commission Benala commion Benala là où on avait l'impression que bah ouais, le président avait dit qu'il vienne me chercher.

Bah très bien, bah qu'est-ce qu'on fait ? On fait au moins ça, on fait au moins une commission d'enquête, on essaie au moins de faire vivre le débat. Le c'est c'est quand même un des lieux où on dit des choses qu'on ne dit pas ailleurs, où on reçoit des personnes qui n'iraient pas ailleurs et là justement ces personnes-là, donc les puissants sont en train de faire un bras de fer.

Ça emmerde les puissants. Voilà, c'est ça qu'il faut retenir de ce trucl. C'est commission d'enquête commencent à emmerder les puissants et les défenseurs des puissants dans les médias aussi qui relaient aussi leur et les macronistes aussi les emmerdés. avait peut-être un peu trop br euh et toi Climarx, est-ce qu'il y a un sujet en particulier sur lequel tu voulais parler ?

Euh non, ben j'ai parlé enfin j'ai parlé des questions des des violences sexuelles notamment sur mineur euh du coup je vais peut-être pas tout dire ce que j'en ai parlé. Je dirais je dirais juste que en ce moment enfin j'espère vraiment que tout ce qui se passe ça va nous nous faire prendre conscience à l'échelle enfin qu'on se rende compte en fait encore une fois que euh les que la comment dire que que l'ampleur de ce qu'on voit sur les violences ça va nous faire prendre conscience que c'est pas des faits isolés et que c'est pas des c'est pas bizarre en fait que que qu'on se rende compte qu'il y ait autant de violences qui sont commises dans des milieux comme Betaram au sein de de l'hôpital et cetera et cetera et qu'on va vraiment prendre conscience qu'à partir du moment où on donne du pouvoir à des hommes, les hommes violent des enfants. Voilà, littéralement.

Merci Climarx. On va faire une pause, vous pouvez l'applaudir. On va marquer une petite pause.

On se retrouve dans 15 minutes avec notre invité politique Chloé Ridel. À tout à l'heure. Bonsoir à toutes et à tous.

Bienvenue sur Bax. Bonsoir. Bonsoir le public.

Merci d'être avec nous. Merci les amis. Bonsoir à vous si vous nous regardez en direct sur Twitch.

Bonsoir le chat, tu es avec nous sur le plateau comme d'habitude. Bonjour à celles et ceux qui nous regardent en replay sur YouTube ou qui nous écoutent en podcast. Chers amis, ce soir dans la deuxème partie de cette émission backsit, nous allons recevoir notre invité politique.

Cette semaine, c'est la députée européenne et porte-parole du Parti socialiste, Chloé Ridel. [Musique] [Applaudissements] Bonsoir Chloé. Bonsoir Jean.

Merci d'être avec nous Chloé. Je précise que tu as par le passé été chroniqueuse de la formidable émission Bax. Beaucoup de plaisir à revenir.

Ben ça fait plaisir de te revoir. Comment ça va ? Ça va.

Écoute un peu fatigué parce que tu sais on est en plein congrès socialiste parler. Tu vas nous en parler. Effectivement le congrès du Parti socialiste est en train de se tenir aujourd'hui.

Avait lieu les votes sur avaient lieu oui les votes sur les textes d'orientation du parti. Euh les résultats provisoires qui ont été communiqués, c'est que la le texte d'orientation d'Olivier Fort, le premier secrétaire sortant, est de 42 % des voix. Derrière Nicolas Meer Rossignol à 40 % des voix et enfin dernier Boris Valot 18 % des voix qui est donc éliminé.

Euh le vote sur le premier secrétaire aura lieu le 5 juin prochain et verra donc s'affronter Nicolas Mayer Aossignol et Olivier Fort le sortant. Est-ce que les zapp ne zappez pas ? Ouais effectivement.

Est-ce que les chiffres que je viens de donner sont ceux que tu as aussi Chloé ? C'est tout à fait juste. Euh Olivier Fort et le courant qu'il porte est arrivé en tête avec 42 % suivi euh du texte d'orientation qui est porté par Nicolas Mayer Rossignol qui est arrivé euh à 40 %.

Et je veux ici dire que c'est une baisse notable par rapport au dernier congrès qui était le Congrès de Marseille où le texte de Mayer Rossignol et d'Hlène Geoffro qui maintenant était un face à face à nous face à Olivier Fort ils ont perdu 11 %. Ol. Alors, j'allais te demander c'est quoi ton interprétation du coup de ce résultat ?

Bah, l'interprétation de ce résultat c'est que l'orientation que nous avons porté avec Olivier Fort est arrivée en tête que les 18 % de Boris Vallot, si on parle de de la stricte orientation politique est très proche de la nôtre. Euh une ligne qui veut que le Parti socialiste reste ancré à gauche, que le Parti socialiste se place et œuvre à un rassemblement de la gauche. Cette ligne-là, si on ajoute le score de Boris Vallot au nôtre fait aujourd'hui 60 % des militants du parti.

Alors si vous ajoutez le score de Boris Valallot, est-ce que c'est sûr que Boris Vallot va se rejoindre à votre texte à vous ? Je rappelle que tu soutiens Olivier Fort. Moi, j'ai j'ai même écrit euh le texte d'orientation d'Olivier Fort et j'ai je l'ai défendu tout au long de ces ces derniers mois parce que si je suis entrée au Parti socialiste, moi c'était mon premier congrès au Parti socialiste.

Euh c'était aussi pour pour apporter mon soutien à Olivier Fort et pour défendre cette ligne. Donc je l'ai fait dans le cadre de ce congrès et j'espère que que Boris Valot va faire un choix premièrement et qui va faire le choix deuxièmement de nous rejoindre. OK.

Il y a quoi dans sa motion à lui Boris Vallot ? En quoi il se distingue ? Parce que je je vois bien Nicolas Mailler Rossignol, voilà Carole Delga, tout ça là.

Mais Boris Vallot, lui proposait quoi comme alternative ? Boris Valot, il faisait beaucoup de propositions sur le fonctionnement du parti. Il proposait et à très juste titre, on proposait la même chose d'ailleurs de recréer un institut de formation militante et de réflexion.

Jusqu'en 2017, on avait la fondation Jean Jorè, vous savez, je sais pas si ça vous dit quelque chose, qui s'est ensuite complètement autonomisé, qui a même appelé à voter Macron et cetera. Donc le Parti socialiste avait perdu euh toute structure en fait de formation et de réflexion. Donc Boris a fait des propositions en la matière, il voulait aussi qu'on crée un média mais sur le fond de la stratégie et de l'orientation politique, c'était tout à fait similaire à la nôtre.

Il critique il critiquait aussi, il disait que le Parti socialiste ne travaillit pas assez sur le fond justement que OK, il y avait eu des progrès qui avaient été faits de fa sur les sur les scores électoraux, mais que sur le fond, le parti socialiste avait arrêté de penser justement et qu'on ne savait plus bien où il se situait parce que il y avait eu l'hégémonie de la France insoumise sur la gauche, l'hégémonie intellectuelle et que le Parti socialiste n'avait pas engagé ce travail. Mais en fait, c'est c'est ça moi ma question, c'est aujourd'hui, est-ce que vous êtes capable de nous dire "Mais le le PS quoi aujourd'hui, notamment sur les questions économiques ? Il se situe où On entend tout le temps le mot de rupture.

Moi je parce que j'ai je travaille beaucoup sur le Congrès en ce moment donc j'appelle les uns les autres et ils ont tous le mot rupture à la bouche. Mais alors rupture avec quoi comment ? On sait jamais.

Je suis d'accord avec vous que ce mot de rupture beaucoup long à la bouche et moi j'aime bien qu'on parle concrètement de ce qu'il y a derrière. Nous ce qu'on porte au parc socialiste, c'est une politique de rupture vis-à-vis de la politique macroniste menée depuis 7 ans qui a conduit pardon, il faut que je parle dans Tu peux tirer le micro vers toi si tu veux. qui qui nous a conduit dans une société de l'héritage où l'héritage, le capital est aujourd'hu moins taxé que le travail.

On a fait des milliards de cadeaux fiscaux à des grandes fortunes où on a laissé détériorer les services publics et donc au Parc socialiste, nous on assume cette politique de rupture avec cette politique économique et sociale là. Nous sommes des écocialistes et ça c'est quelque chose que l'on que l'on affirme quand Boris fait cette ce reproche de dire que le Parti socialiste n'a pas assez travaillé. Moi, j'observe queon a un groupe à l'Assemblée nationale qui travaille.

C'est par exemple la députée Fatia Kelloashi qui a porté le repas à 1 €. C'est Philippe Brun qui avait porté la nationalisation de DF. Euh dans nos niches socialistes à l'Assemblée nationale, on a réussi à faire adopter beaucoup de lois très concrètes de progrès pour les pour les Français.

Aux élections européennes, on avait rédigé un programme, c'est même moi qui avais en partie tenu la plume. Donc on avait travaillé. Peut-être que on a des choses à améliorer sur le plan du faire savoir euh pour imprimer dans l'opinion.

Mais en tout cas, il a eu un signal envoyé, on a une pensée, c'était de pas avoir voté la censure. C'était un signal envoyé au niveau du faire savoir là. C'était étonnant.

Alors, apparemment, c'est quoi ? C'est Philippe Brun qui a dit "Non, ça va. Il y a des arrangements apparemment avec Bau, ça peut le faire." C'est lui qui a fait ce travail de conviction en interne.

Vous, je rappelle quand même que vous étiez pour la censure. Donc alors moi j'étais pour la censure mais la non censure qui a été décédée sur le budget et non pas sur la politique du gouvernement Baou, c'était une noncensure qui visait à laisser passer un budget et à permettre à la France d'avoir un budget dans un contexte où chaque jour nous étions harcelés par des associations, des petites entreprises qui sans budget ne pouvaient pas tourner et où si on avait fait tomber le gouvernement Beou, on se serait réenclenché dans un cycle d'un mois. potentiellement 2 mois où on aurait eu un un autre premier ministre de droite voire d'extrême droite.

Donc la décision qui a été prise sur la noncensure du sur le budget n'est pas excusez-moi, une ligne politique qui voudrait dire comme l'ont affirmé les les insoumis. Et moi je trouve que c'est profondément malhonnête que d'avoir fait ça parce que ni les écologistes ni les communistes d'ailleurs ne nous ont reproché ça. Ça n'est pas le parti socialiste qui devient un soutien du gouvernement B.

Ça ça a été perçu comme une stratégie de distinction à l'intérieur pour la censure encore une fois mais je ne dis pas que la non censure équivaut au parti socialiste qui rejoindrait le gouvernement Bou. Non, non, dit ça. J'ai dit c'est stratégie de de de distinction à l'intérieur de l'espace de la gauche en disant nous on est les raisonnables, nous on veut pas le blocage et là bah ce que tu dis c'est un peu les élus locaux, le le PS comme syndicat d'élus locaux qui a voté en disant bah moi je veux pas de blocage quoi.

D'ailleurs, on est les raisonnables, on veut pas le blocage. Je crois pas que ce soit que les élus locaux, je pense que c'est aussi les députés qui sont interpellés, qui sont pas des élus locaux, qui sont des élus nation qui sont qui sont interpellés. Euh c'est pas du tout au niveau local, même si tu as raison de dire que ça parlisais grandement les collectivités locales et les collectivités locales, c'est des pourvoyeus de service public très quotidien pour les gens et qui ont besoin aussi de de pouvoir tourner.

Sincèrement, cet épisode là, moi je l'ai je l'ai mal vécu hein. J'ai trouvé que c'était particulièrement difficile euh parce qu' il y a les différentes positions pouvaient se comprendre. Il y avait besoin d'un budget pour la France.

Ce budget était mauvais, brutal, mais on avait aucun levier pour le changer davantage. On a on a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Enfin voilà, c'était une situation compliquée.

Mais encore une fois, je veux répéter que ça n'est pas une ligne ça ne fait pas une ligne pour le Parti socialiste qui serait non opposé ou pas dans l'opposition au gouvernement Bou. Émélio, non mais j'entends ce que vous disez mais pour continuer justement ce travail de de définition, vous avez dit deux mots que je trouve extrêmement intéressant, c'est le mot capital et c'est le mot nationalisation. Euh on connaît l'histoire récente du Parti euh socialiste de 2012 à 2017.

On a connaît la ligne politique qui a été celle du du mandat Hollande d'accommodement du libéralisme, de politique de l'offre et cetera. Alors, première question, est-ce que le Parti socialiste aujourd'pu cette politique-là ? Et deuxième question, quand on parle de choses concrètes derrière la rupture, est-ce que ça peut passer par des nationalisations, par exemple de banque pour financer pour financer l'activité économique ?

Est-ce que c'est l'instauration de droit de douane concrètement justement, qu'est-ce que vous mettez derrière ? Alors déjà, moi je je fais partie d'une nouvelle génération qui est arrivé au Parti socialiste euh moi tout début 2023 euh et qui n'a rien à voir pas comptable de Hollande avec la période de François Hollande mais je le dis et moi mon parcours politique est le suivant. Euh je suis venu à la politique assez tardivement et via l'engagement associatif parce que comme toute une partie de génération de militants de gauche euh je ne voyais pas euh l'intérêt de rejoindre un parti politique dans une dans le contexte d'une gauche très morcelée et cetera.

Bon et donc j'ai d'abord euh fait mes armes militantes dans le secteur associatif. J'ai d'abord voté Mélenchon. J'avais 21 ans, j'ai voté Mélenchon.

J'avais 25 ans, j'ai voté Mélenchon en 2012 et 2017. Et c'est pas grave. Et je l'assume tout à fait.

Oui, mais par contre par contre déjà dès le soir du second tour de l'élection 2017 à la réaction de Jean-Luc Mélenchon, ça m'a posé un premier problème. C'était quoi sa réaction ? Et tout de suite après, c'était une non acceptation de de de la la défaite et j'étais une fervante soutien de sa de sa campagne.

En fait, mes questions sont et ensuite et je te réponds non mais et ensuite en 2018, je me suis vite aperçu que ce monsieur-là n'était pas à la hauteur de sa responsabilité historique. Moi je vous le dis, je me suis sentie trahi en tant que à l'époque électrice de LC Mélenchon parce que j'ai compris que il ne voulait pas faire gagner la gauche et rassembler largement, mais qu'il voulait d'abord et avant tout tuer le PS. Et à l'époque le PS c'était pas mon problème.

C'était pas mon problème si vous voulez je fais partie d'une génération qui veut que la gauche gagne dans ce pays. Et donc j'ai fait le choix bien après de rejoindre le Parti socialiste parce que je pense qu'il fallait renforcer aussi cette partie de la gauche dans le cadre d'un rassemblement de la gauche pour qu'on puisse arriver à créer une majorité de changement d'alternative de progrès social écologique démocratique. Alors, il y avait la question d'Émilie.

Donc pour vous dire, moi je fais partie de cette nouvelle génération et donc quand on me ramène à François Hollande, oui, je je n'en suis pas comptable et je rappelle c'est un député de chez vous quand même Olivier Fort Oui, tu as raison. Euh mais à l'époque son soutien pendant le Nouveau Front populaire ne nous a pas gêné et n'a gêné personne puisque ça nous permettait d'élargir et de parler d'espérer parler à une majorité de Français. Olisier Fort a fait un inventaire d'ailleurs du quinquenaat de François Hollande en en posant les termes.

Donc la politique économique qui est la nôtre, moi telle que je la vois, elle est dans le pragmatisme. D'ailleurs que par exemple sur la question d'Arcélor Mital, le Parc socialiste a pris position très clairement en faveur en faveur de la nationalisation d'Arceloral dans un contexte où Arcelor balade l'État français depuis des années et des années en faisant miroiter à l'État qu'il allait à Dquerque créer un site pour faire de l'acier vert, donc de l'acier décarboné avec de l'hydrogène. que ça ça coûte ça coûte des centaines de millions d'euros d'investissement et que dans un contexte où on continue de laisser entrer de l'acier à Bakou et produits au charbon de Chine et d'Inde, il y a aucune il y a aucun monde où Arcelor Mital va décider de garder son site à à Dunker.

Donc le gouvernement s'est fait balader par ACOR et dans ce contexte nous on est pour évidemment en tout cas prendre des mesures d'urgence pour mettre des droits de douine et stopper l'invasion de l'acier qui provient d'Inde et de Chine et d'investir résolument dans l'acier vert parce qu'il faut pas non plus abandonner un modèle européen qui serait à la fois souverain et capable de produire son propre acier dont on a besoin pour la construction, pour le bâtiment, pour les les voies ferrées, enfin vous savez. et en même temps avec un modèle écologique qui est le nôtre et et qu'on doit et qu'on doit défendre. Donc c'est ça n'est qu'un exemple pour répondre à ta question.

Clémarx euh oui, vous dites que du coup vous êtes détourné de Jean-Luc Mélenchon, déçu de Jean-Luc Mélenchon et du coup vous avez fait le choix de d'aller dans un parti qui du coup passe beaucoup de temps à taper sur Luc Mélenchon et qui va peut-être élire Nicolas Meer Aosignol. Est-ce que c'est vraiment ça du coup la victoire de la gauche ? Euh peut-être élire euh Nicolas Mayerosignol, je crois pas.

Je pense que là on peut être plutôt confiant sur euh sur l'inverse comme je le disais euh il y a quand même un paquet de gens qui veulent voir la tête du 60 % des militants du PS qui ont choisi une orientation qui n'est pas la sienne. Donc euh moi j'ai de bons espoirs que à la fin notre partie choisisse l'orientation qui est celle qui est celle d'Olivier Fort et que je partage. S'il gagne vous restez comment gagne rest.

Moi, je reste dans tous les cas puisque euh on a cette culture quand même démocratique au Parti socialiste. Moi, je je constate qu'elle est qu'elle est très forte chez les militants. J'ai fait ce congrès en me déplaçant partout en France, en faisant des assemblées générales de débats dans tout le pays et on a on débat, on s'engueule, on n'est pas d'accord mais à la fin il faut respecter ce qui est sorti des urnes.

Mais c'est vrai que une des questions qui est au cœur de ce congrès, c'est la question pas seulement de la ligne du parti, mais aussi de sa stratégie d'alliance. Euh est-ce que l'avenir du Parti socialiste va se faire euh avec ou sans Jean-Luc Mélenchon, avec ou sans ce qui restera de de des macronistes ? Euh par exemple, si demain il y avait une dissolution, est-ce que tu peux nous affirmer que euh il n'y aurait pas de nouveau nouveaux Fronts populairire ?

Ben ça en tout cas c'est quelque chose qui qui semble avoir été tranché dans le cadre de ce congrès. Nous on a fait la proposition en tout cas pour les élections municipales et les élections présidentielles. Tu as raison de dire que pour les élections législatives euh bon meilleur signal il est clair làdessus.

Lui il dit non. lui dit, il l'a dit ce matin, je crois je crois qu'aujourd'hui l'ensemble des militants socialistes euh disent non et nous euh on s'accroche à vouloir construire un rassemblement avec ceux qui veulent bien se rassembler, qui sont dans une dynamique positive euh où on s'attaque d'abord à la droite et à l'extrême droite plutôt que de s'entretuer entre partie de gauche. Et donc je pense que la ligne du rassemblement qui l'a emporté dans ce congrès est une ligne de rassemblement de la gauche hors mélange il y a un autre de gauche quand même il y a un autre de vos amis et partenaire c'est Raphaël Gluxman qui lui dit "Ben en fait quoi qu'il se passe une candidature social-démocrate c'est-à-dire gauche gauche centriste quoi.

Et et lui pareil, il va falloir le raisonner. S'il y a un truc d'union, vous pouvez le tenir. Raphaël Gluxman, on voit que non mais à l'époque du NFP, il avait dit lui, il était sur le plateau de France 2 en train de dire Capclair, non plus jamais d'union avec les autres.

Pendant ce temps-là, vous vous étiez déjà en train de travailler avec les autres. Bon ben est-ce que c'est possible de le calmer ? Vous pensez encore ou comment ça peut se passer ?

Alors moi ce que je pense c'est que si on rejoue le match des gauches irréconciliables en 2027, on est mort. Voilà. Et donc je m'oppose à quiconque joue ce match, que ce soit Mélenchon ou Raphaël Luxman s'il est parti dans cette direction là, il a l'air parti.

Ouais. C'est la voie, c'est c'est la route vers la défaite. Aucune solution des gauches irréconciliables ne peut l'emporter.

Si c'est Mélenchon qui va dans son sillon sur ce même thème- làà ça ne l'emportera pas puisque ça ne gagnera pas puisqueaujourd'hui Jean-Luc Mélenchon s'il arrive à se qualifier au second tour même s'il y a échoué par trois fois au second tour c'est quasiment impossible qu'il l'emporte et ça tous les sondages sont très clairs sur le sujet puisqu'il a accumulé une forme de rejet de sa personne qui est très fort dans le pays et de la même manière si vous avez une autre candidature à gauche qui est dans ce discours des deux gauches irréconciliés able, elle se passe du soutien de toute une partie de la gauche qui ne veut pas de ce discours là et du coup soit elle ne gagne pas, soit elle gagne mais avec le centre et le centre droit. Hm. Et donc à ce moment-là, ça n'est pas le programme de rupture avec la politique menée depuis 7 ans que nous voulons.

Et donc la seule façon pour une vraie alternative de gauche de l'emporter en 2027, c'est d'arriver à construire une candidature commune et à dépasser cette logique des gauches irréconciliables. Moi ce que je veux porter, j'espère qu'on sera nombreux et nombreux à le porter, c'est de montrer qu'il peut exister une gauche en même temps comme le dit Raphaël Luxman démocratique européenne et aussi qui porte une radicalité de vision et de transformation sur le programme peut-être de commencer par le programme commun d'imaginer un programme commun une plateforme et régler après l'histoire du c c'est la raison pour laquelle dans ce congrès nous avons proposé la création d'une plateforme commune qui aura d'abord vocation à être une plateforme programmatique, se mettre d'accord sur un programme et sur aussi quelques grandes mesures parce que la gauche a toujours gagné en affichant et en projetant vers le pays des grandes mesures en 80. C'était la 5e semaine de congé payé, c'était la retraite à 60 ans, c'était la dépénalisation de l'homosexualité, les radios libres et en 97 quand Jospin a gagné c'était bah vous votez pour la gauche, vous aurez les 35 heures et puis vous aurez les emplois jeunes et cetera.

Donc il faut que cette plateforme commune là elle elle crée un élan populaire autour d'abord d'identifiants programmatiques et ensuite que elle se mettent d'accord sur un mode de désignation d'une candidature commune. Alors on parle beaucoup 17 ce travail avait été fait. Ça faisait 2 ans que Jospin parlait avec les deux autres avec les autres parties de la gauche pour faire un programme machin.

Là j'ai pas l'impression que ça se parle énormément. Ça se parle beaucoup, ça je peux vous le dire, mais en fait si vous avez des personnalités très fortes à gauche qui ne se mettent pas dans ce jeu-là, vous voyez bien que les choses sont rendues difficiles. Mais moi, je compte sur l'aspiration qui est très très largement majoritaire parmi le peuple de gauche pour une une union la plus large possible sur des bases qui soient claires de programme et et que cet élan là va tout emporter.

Mais cet élan là, il faut encore qu'on le crée et qu'on l'organise. Éméo, mais vous vous nous dites qu'effectivement, vous avez raison 1980, les socialistes, c'est c'est toutes les toutes les mesures sociales de de Mitteran. Il y a il y a Jospin.

Moi je sais aussi parce que j'ai eu une version antérieure de celle qui a été publiée du programme du Nouveau Front populaire et dans le programme du Nouveau Front populaire, au départ, il y avait une 6e semaine de congé qui a été retirée parce que les socialistes n'en voulaient pas. Euh et ben moi j'en voulais moi. Et tu as vu hein ?

Je sais qu'il était aussi question de nationalisation. Elles ont disparu du programme du Nouveau Front populaire. C'est c'est pas mon obsession à les nationalisations, mais c'est mais c'est des marqueurs.

Non, mais c'est des c'est des marqueurs politiques. Euh et justement c'est c'est ces mesures qui réenchantent les élector leseurs de gauche. Si c'est pas les la 6e semaine de congé payé, si c'est pas les nationalisations, c'est quoi ?

Pardon, c'est plein d'autres choses. Ah oui, non mais c'est l'augmentation des salaires, c'est la taxation du patrimoine, la taxe Zucman qu'on a tous porté à l'Assemblée nationale et qui va bien bientôt arriver au Sénat d'ailleurs. Euh c'est la planification écologique, c'est euh le fait de plafonner les prix du gaz et l'électricité.

Il y a plein plein de choses à porter dans ce pays. Je veux dire, on est dans une on est on est dans une société, je le redis, de l'héritage où vous avez le travail qui est axé à 45 %, l'héritage à 6 %. euh où vous avez l'école qui est dans un état et les hôpitaux qui sont dans des états exangles.

Donc, on a plein plein de plein de choses à à apporter et je pense que alors pendant le NFP, c'est pas tant ça qui était ressorti que le SMIC a 1600 €. Mais moi je pense que si on doit faire des propositions pour le pouvoir d'achat parce que c'est aussi ce qui permet de concurrencer l'ERN sur un terrain électoral très important et puis voilà c'est il faut il faut comprendre que c'est la première préoccupation des Français. Moi je pense que l'augmentation des salaires ne suffira pas aujourd'hui.

Il faut baisser tout ce qu'on appelle les dépenses contraintes, les loyers et ça je vais y revenir. Le l'énergie, le transport, donc la voiture ou tout autre type de transport et l'alimentation. Et quand on regarde toutes ces dépenses contraintes là, elles ont pour ce qui est du logement mais explosé ces dernières années.

Et pour la jeunesse aujourd'hui, c'est devenu quasiment impossible soit de se loger et encore pire de devenir propriétaire. Il y a une inégalité générationnelle sur le sujet qui est hallucinante. Donc la gauche, elle doit vraiment vraiment prendre à bras le corps cette question du logement du loyer en mettant vraiment égalité de classe surtout sur le logement.

C'estàd que là en effet le logement aussi intergénérationnel si on prend les grandes métropoles comme Paris par exemple où tu as eu enfin un triplement des prix et de la valeur des logements en 30 ans je crois. Je ne suis pas propriétaire à Paris mais par exemple si tu acheté un D'accord. Mais c'est une classe précise qui a les logements, qui possède les logements.

Donc comment on casse ça ? Euh comment c'est quoi la mesure forte pour dire aux gens non ça suffit, tu n'as plus quatre appartements que tu loues trop cher à des étudiants on on fait autrement. Comment on casse ça ?

Alors moi je pense que d'abord il y a on peut on peut plafonner le nombre de cumules d'appartements dans une même ville pour un même propriétaire. Il y a des gens en fait c'est c'est montré c'estàd que tu as une très infime minorité de propriétaires qui possèdent 100 % des logements apparis qui les cumule. Tu as la taxation des plusvalues puisque pourquoi les gens cumulent ? parce qu'il y a des fonds des plus-valu spéculatives sur les logements et quand il s'agit de la résidence principale par exemple, elle n'est pas taxée.

Pour la résidence secondaire, elle est taxé mais on pourrait faire des taux voilà beaucoup plus élevés de taxation de la plus-value et puis ensuite il faut agir sur tout ce qui est plateforme de location, Airbnb, même si Airbnb moi j'ai plein de gens chez moi dans le gare. C'est pour eux c'est un complément de revenu. Il y a plein de gens qui partent en vacances en mettant leur logement sur Airbnb.

Donc il faut différencier ceux qui l'utilisent pour mettre du beurre dans les épinards et ceux qui en fait en font un métier. H euh donc il y a tout un programme de de comment dire de de reconquête populaire de son droit à la propriété et au et au bien être bien logé queon peut porter. Il y a aussi tout ce qui est habitat collaboratif qui permet de redynamiser les petites villes et les centres de villes moyennes en fait dans ces villes-là en France qui maillent toute la France, les petites villes he je te parle même de villages.

Tu as des centrvilles, des centrebourgs abandonnés où tu as généralement des sortes de petites maisons de ville où tu peux mettre plusieurs appartement qui permettent si tu y loges plusieurs personnes ou ménage de pas de partager la voiture, de partager l'électroménager. Aujourd'hui, chacun a chez lui ou chez elle son sa machine à laver par exemple. Moi ma machine à laver personnellement, je suis toute seule dans mon appartement, je l'utilise pas tous les jours ni toute la journée.

Je peux je peux je peux partager. C'est Non mais on peut on pourrait beaucoup voilà c'est ça c'est l'habitat. Bon, on peut en parler pendant des heures mais il y a plein de propositions à mettre sur la table.

Je reviens sur je reviens sur la question de la méthode. Tu l'as dit tout à l'heure, il faudra bien trouver une méthode de départage pour une candidature à l'élection présidentielle. On a reçu sur ce plateau François Ruffin la semaine dernière.

Franis Ruffin, tu le sais, qui lui aussi appelle de ses vœux une primaire. Est-ce que le Parti socialiste pourrait rejoindre une initiative qui irait vers l'organisation d'une primaire à gauche ? Mais à ce stade, ça n'est pas euh ça n'est pas euh arrêté parce que nous ce qu'on propose et c'est l'orientation qui qui a été validée hier hein à 60 %, c'est la création de cette fameuse plateforme commune et il faudra que le mode de désignation que ce soit une primaire, que ce soit euh un conclave comme l'a proposé Luciasté par exemple que ce soit une convention citoyenne, tu on peut on pour aussi dire qu'à priori ça nous a réussi parce qu'on a sorti le cicast qu'elle est qu'elle est très forte mais il y a plusieurs modes de désignation qui sont possibles.

La primaire est un mode et François Ruffin a pris position sur celle-là, mais il faut que ce soit l'objet d'une discussion collective. En fait, moi ce que j'ai envie de dire c'est que il faut que chacun se rende compte que d'abord l'extrême droite est à 40 %. Elle n'a jamais été aussi haute dans notre pays.

Elle n'a fait que progresser depuis 2022, que le total gauche lui est à 32 % et qu'il n'y a pas d'hégémonie à gauche. Donc ça ne sert à rien que d'un côté les insoumis veuillent absolument prendre l'hégémonie sur le PS ou que de l'autre côté le PS veulent absolument prendre l'hégémonie. Il faut avancer dans un cadre collectif.

Donc avec la France insoumise donc avec la France insoumise ou avancer ram parce que encore une fois nous prenons acte du fait que Mélenchon a acté depuis très longtemps que de toute façon il y aurait une candidature insoumise à l'élection présidentielle et euh et que nous n'avancerions pas avec eux. Ça c'est quelque chose qui étranché. Moi il y a un truc que je comprends pas.

Je comprends que vous ce que vous me dites sur la présidentielle avec les insoumis parce que Mélenchon serait candidat. On fait de la politique fiction demain. L'alliance de Ruffin avec Luxman si tentez qu'elle existe, arrive au pouvoir et après qu'il y a eu une il y a eu deux candidatures à gauche.

Avec qui vous gouvernez ? parce qu'en fait le le nombre de députés à priori qui serai issus de cette alliance ne vous permettrait à priori pas d'atteindre une majorité absolue. Donc qu'est-ce que vous faites de la France insuise ?

Vous sur quelle avec quelle majorité vous gouvernez demain ? B ça c'est vrai que c'est une une question qui qui se posera. On gouverne avec un pacte de législature.

Ça franchement c'est un peu tôt pour répondre. Là on est quand même dans la politique fiction. Moi, je pense que il est possible d'accéder au second tour en rassemblant euh de Ruffin avec Luxman comme le veut la formule consacrée et que sur cette base, on peut arriver à élargir au second tour et à l'emporter.

Euh voilà. Euh et après la dynamique d'une élection législative dans ce cadre-là, nul ne peut l'anticiper. C'est pas que de la politique fiction parce que en fait là je pose la question sur les législatives mais les municipal Nicolas Ma Rosignol a dit pas d'alliance au deuxème tour de fusion de liste avec les insoumis dans les municipales.

Il se trouve que la question elle va se poser y compris si c'est Olivier Fort qui gagne ce congrès. Est-ce que les socialistes et les insoumis pourront faire des fusions de liste au municipal justement pour gagner des villes, peut-être conquérir des villes à la droite parce que c'est comme ça l'objectif à la fin. Moi je pense que effectivement pour les municipales, c'est une échéance qui est cruciale pour toute la gauche.

Si on n pas une bonne dynamique aux élections municipales, on sera mal parti pour les élections présidentielles. Donc les municipales, c'est la première des priorités. Et dans les élections municipales, c'est quand même pardon moi, je veux pas passer ma soirée à parler de la France insoumise très sincèrement.

C'est eux qui ont mis pour objectif quand même d'avancer des candidats dans des villes actuellement tenues par la gauche et partout. Donc voilà, la division, elle se fait sur cette base là, mais après chaque ville a ses spécificités. Je ne je ne sais pas dire quelles seront les les dynamiques de rassemblement au second tour.

Est-ce que ça dépendra de qui a en face ? Par exemple, si on prend l'exemple précis pour je veux bien répondre à ta question de Villenneuve Saint-Georges avec c'est lui qui c'est lui qui a refusé. Il y avait une voilà, il y avait une négociation de second tour qui a été qui a été il y avait le PS à la table, les écolos, les communistes.

Oui. Non mais surv Saint-George, c'est les la France insoumise qui porte en grande partie la responsabilité de la nonfusion. Ça promet en tout cas pour les élections euh pour les élections Ouais, carrément.

Je je précise que tu as confondé en 2018 une association qui s'appelle Mieux voter. C'était ça l'engagement dont tu parlais tout à l'heure, mieux voter qui milite pour le vote au jugement majoritaire. Euh est-ce que tu es est-ce que tu défends toujours cette idée-là ?

Est-ce que c'est un truc est porté par le PS ? Euh mieux voter, c'est une association qui qui militait pour des modes de scrutin plus démocratiques et innovants dont le jugement majoritaire, tu as raison. Mais dont d'autres euh ont porté aussi beaucoup ce qu'on appelle le mode de scrutin par approbation qui conviendrait très bien à une primaire pour moi.

H tu peux nous expliquer ce que c'est s'il te plaît ? Donc scrutin par approbation, les militants peuvent approuver autant de candidats qu'ils le souhaitent et à la fin c'est le candidat qui a le plus de voix d'approbation qu'il emporte. D'accord ?

Donc ça ça évite le vote utile. Si tu apprécies plusieurs candidats, tu peux tous les approuver si tu le souhaites. Euh tu n'as pas à choisir ou à faire des stratégies pour pour voter utile.

Et c'est simple. Voilà, le candidat qui a le plus d'approbation l'emporte. Donc dans le cadre d'une primaire où a priori les électeurs apprécient plusieurs candidats, c'est un mode de scrutin idéal et à un seul tour de vote.

OK, d'accord. Il en veut pas, il a déjà dit c'est trop compliqué. de de ce sera un bon moyen pour faire la synthèse au Parti socialiste.

Non, ce serait pas un bon moyen pour faire la synthèse au Parti socialiste. Le le vote par approbation. Le vote par approbation, pourquoi pas ?

Non, j'en sais rien. D'ailleurs, tu peux nous rappeler la la prochaine étape euh ce qui va se passer le 5 prochain, comment ça va fonctionner ? C'est quoi l'élection ?

Hm hm. Donc hier, c'était une élection sur les textes, donc l'orientation politique, les orientations politiques et sont qualifiés pour l'élection du 5 juin les deux premiers signataires des deux textes arrivés en tête fort et rosal et l'élection portera sur l'élection du premier secrétaire du parc socialiste. Sur les sujets internationaux, tu as signé une tribune publiée dans la tribune dimanche, c'était le 10 mai dernier sur le sujet de Gaza.

Le mot génocide n'y apparaissait pas. Il y avait à la place à la place l'expression nettoyage ethnique. C'est quoi le bon terme aujourd'hui pour toi ?

Moi, j'emploie le terme de génocide parce que je pense que toutes les caractéristiques juridiques sont malheureusement réunies pour qualifier ce qui se passe à Gaza ainsi. Et la tribune dont tu parles était une tribune transpartisane où on essayait de réunir le maximum de députés possibles, y compris pas de gauche et de la Macronie autour de l'objectif de reconnaître l'état de Palestine parce que Emmanuel Macron organise une conférence internationale avec l'Arabie Saoudite en juin et on veut le pousser à ce qu'il tienne sa promesse de reconnaître l'état de Palestine. Voilà.

Et donc c'était bloquant pour certains signataires si le c'était bloquant pour les signataires, les élus macronistes notamment. Oui. D'accord.

Des des informations pour savoir si ça a fonctionner cette tribune. Bah on verra ça au mois de juin. En tout cas, je pense que je pense que même chez eux, il y a il y a quelque chose qui a changé.

Moi, je j'ai j'ai cigné cette tribune au retour d'un voyage que j'ai effectué il y a 2 semaines en Israël-Palestine où je suis allée en six Jordanie palestinienne, où je suis allée à la frontière avec la bande de Gaza, où je suis allée à Jérusalem pour rencontrer des militants palestiniens et israéliens qui se battent pour la justice et pour la paix. Qu'est-ce que tu retiens de ce voyage ? Je suis revenue assez en colère euh pour ne rien te cacher.

La situation là-bas est dans une impasse euh est dans une impasse. Ça veut pas dire que c'est désespéré, mais on a laissé les choses progresser de telle façon que 90 % de la Jordanie palestinienne aujourd'hui est colonisée par Israël. Que cette colonisation est organisée par le gouvernement israélien à Jérusalem est et en Siordanie. que à Gaza se déroule ce qu'on ne peut pas qualifier autrement à mon sens aujourd'hui qu'un génocide et que vous avez un gouvernement israélien d'extrême droite messianique dont le projet est de faire le grand Israël du fleuve à la mer comme le Hamas voudrait faire la grande Palestine.

Ces gens étaient déjà là il y a quelques mois. Qu'est-ce qui a changé récemment ? Et moi, je suis revenu très en colère du fait que l'Union européenne pendant des décennies n'a rien fait.

Hm hm. Euh que je suis élu d'un parlement qui est le Parlement européen où vous avez une très grande majorité de députés qui se disent pour la solution à deux États, un État israélien, un État palestinien qui vivent en sécurité, en égale dignité, côte à côte, mais que il y a très peu de gens qui concrètement agissent pour cela parce que agir pour la solution à deux États aujourd'hui, c'est stopper la colonisation en Jordan, sanctionner le gouvernement israélien, décréter un embargo sur les armes, suspendre la corce d'association entre Israël et l'Union européenne, pas juste le réviser et reconnaître l'état de Palestine. C'est ça aujourd'hui justement sur cet accord, on en est où ?

C'est faisable sur la suspension de l'accord. Ouais, sur la suspension de l'accord par exemple, on met beaucoup de pression. Je rappelle que on parle d'un accord de coopération entre l'Union européenne et Israël, coopération commerciale, économique, culturelle, je suppose aussi avec les universités et cetera.

Et aujourd'hui donc se pose la question de la remise en question de cet accord. Je te laisse continuer. Absolument.

Et ça a été très compliqué d'en arriver là parce que faut vous rendre compte que depuis que je suis élu député européenne le 9 juin 2024, donc il y a presque 1 an, nous n'avons adopté aucune résolution sur Gaza ou sur Israël-Palestine, rien. Euh pour débattre même de la situation à Gaza, on en a été empêché plusieurs fois puisque chaque fois la droite et l'extrême droite s'y opposaient. La seule chose dont on a débattu mais avec ferveur, c'était est-ce que il fallait retirer les financements de l'Union européenne à l'agence de des Nations- Unies pour le soutien réfugiés palestinien l'UNRA ? parce que l'Union européenne est le premier financeur à la fois de l'UNRA et de l'autorité palestinienne en gen mais jamais on a parlé de la colonisation, jamais on a parlé de ce qui se passe à GA, rien.

Donc il y avait comment vous dire une sorte de silence et de complicité ahurissante parce que les États membres de l'Union européenne étaient divisé donc l'Union européenne était silencieuse et la haute représentante pour les affaires étrangères ou bande derleyenne ne s'exprimait pas sur le sujet ne prenait aucune position et donc on a finalement réussi à obtenir la révision de l'accord d'association révision mais pourquoi pour regarder quoi que vérifier que la clause droit humain de l'accord d'association n'est oui pas respecté C'est c'est manifeste donc il faut le suspendre sur le champ. Mais tout est un combat. Moi, il y a un combat que je porte, c'est de sauver la Cour pénale internationale face aux sanctions américaines qui ont été prononcées contre la Cour par Donald Trump parce que suite à ça, suite à parce que la Cour pénale internationale a délivré un mandat d'arrêt contre contre le Hamas, mais aussi contre Benjamin Netou pour crime de guerre et crime contre l'humanité à Gaza que Trump n'a pas supporté que son allié soit ainsi ciblé par la justice internationale et que par conséquent il a décrété des sanctions qui aujourd'hui menacent la Cour pénale internationale de mort.

Le procureur de la Cour n'a plus accès à ses mails, n'a plus accès à ses comptes bancaires. Le membre les membres américains du personnel de la cour sont menacés d'être arrêtés s'ils retournent dans le dans leur pays aux États-Unis. Les banques, les assurances, les services informatiques qui coopéraient avec la cour ne veulent plus coopérer puisque ils ont des sanctions américaines.

Donc concrètement il y a un risque de mort. Ça fait des mois qu'on alerte et qu'on demande à la commission de faire une simple chose, c'est d'activer ce qu'on appelle le règlement de blocage qui est un règlement européen qui permettrait de bloquer l'effet des sanctions américaines et donc de permettre à la cour de continuer à fonctionner pour euh poursuivre ces recherches là. Par exemple, elle a dû suspendre la course, ses enquêtes au Soudan ou en Ukraine euh et elle ne le fait pas.

La Commission européenne ne le fait pas parce que Ursula Vanderleen bloque. D'accord. Voilà.

Euh Arian euh Oui. Qu'est-ce qui a pris aussi longtemps au PS pour pouvoir euh un peu plus clairement dire l'horreur de Gaza et de prononcer dans votre cas le mot génocide ? Je veux dire comment ça se fait que sur un parti qui potentiellement comme vous le dites se voudrait de rupture, on puisse pas parler avoir un discours anticolonial clair ?

Comment est-ce qu'on peut pas aussi euh mettre en perspective avec l'histoire coloniale d'Israël et cetera tout de suite ? Mais tout de suite, pardon, Olivier Fort, donc le parti socialisme par la voix d'Olivier Fort s'est exprimé très clairement d'abord pour dire que les attaques du 7 octobre étaient des attaques terroristes et non pas une offensive armée comme l'a dit le communiqué de la France insoumise dans le cadre 2. D'accord ?

Donc on a été clair sur la qualification des attaques du 7 octobre et c'était important si on est consistant dans une approche où on veut trouver une solution politique à ce conflit. Et dès le lendemain, lors du premier débat à l'Assemblée nationale sur le sujet qui avait lu, je crois, le 10 ou le 11 octobre, Olivier Fort a pris la parole dans l'hémicycle et vous pouvez retrouver sa prise de parole puisqu'elle est publique pour dire qu'il fallait un cesser le feu immédiat et que la punition collective du peuple palestinien était exclu. Mais on a assisté par contre et ça je suis très en colère parce que vous voyez les positions que moi je porte et que je tiens sur ce sur ce sujet et qui sont celles d'un internationalisme et d'un humanisme conséquent et sans géométrie variable.

J'ai constaté que pendant des semaines, Manuel Bompard et des élus de la France insoumise allaient dire sur tous les plateaux télés que le Parti socialiste était un soutien inconditionnel de du gouvernement Netaniaou. C'est un mensonge et han honté qui a été répété d'antenne en antenne et qui fait qu'il y a toute une frange militante, pas le pays parce que personne ne m'en parle sauf euh quand c'est dans les franges militantes qui pensent ça du Parti socialiste. Personne euh à la direction du Parti socialiste euh n'a été ambigu vis-à-vis du gouvernement israélien et de ses actions.

Oui. Alors vous avez dit que vous voulez pas parler de la France insoumise toute la soirée, mais là le premier la première chose que vous dites c'est parce que je sais d'où ça vient. Je sais d'où ça vient parce que moi je je sais ce que mon parti fait et pense et les prises de position qu'il prend et c'est là-dessus que nous entendons.

De ce que j'ai entendu des prises de position du PS tout de suite après le 7 octobre et et pendant très longtemps après, j'ai pas du tout été convaincu par votre discours anticolonial. Ah bah ça c'est autre chose de pas être convaincu. Moi je vous cite des exemples très précis que là le discours de lis fort toutes mes prises de position à moi.

Vous pouvez aller vérifier. Après, si vous êtes pas convaincu, vous n'êtes pas convaincu. Mais en tout cas, le mot génocide par exemple, il arrive un an et demi après.

Euh pour pourquoi maintenant et pas euh il y a un tu sais que par exemple dans l'UA, on a publié des les premiers papiers qui en parlaient, c'était dès janvier 2024. Quoi maintenant ? En fait, c'est en avril 2023 que la Cour internationale de justice, me semble-t-il, parle de risque génocide.

Voilà. Et à partir de ce moment-là, nous parlons de risque de génocide et qu'il faut le prévenir parce que c'est ce que prévoit la convention sur les génocides. Et donc euh c'est la parole risque de génocide et génocide, c'est pas la même chose.

Et là aujourd'hui, vous vous nous avez pas dit il y a un risque de génocide, vous nous avez dit c'est génocide. Oui, parce que il y a une intentionnalité qui a été euh prouvée euh depuis euh singulièrement depuis que l'arme de enfin que la fin est utilisée comme euh une arme de guerre contre les Palestiniens euh depuis le 1er mars que le blocus humanitaire est en place. Est-ce qu'il faut prendre des sanctions contre Israël ?

Bien sûr qu'il faut prendre des sanctions contre Israël et ça c'est l'Union européenne qui a le pouvoir de le faire. l'Union européenne avait été capable de prendre des sanctions très rapidement contre contre la Russie et là elle n'est pas capable de le faire contre Israël. Pourquoi ?

Parce que les sanctions de l'Union européenne se prennent à l'unanimité et que unanimité de qui ? Des États. Des Étatsmembres.

Aï ! Et il y avait eu des problèmes avec la Russie avec le véto par Victor Orban. Mais là, vous pouvez être sûr que monsieur Orban qui a d'ailleurs annoncé son retrait de la Cour pénale internationale et qui a accueilli Benjamin Netaniaahou il y a 1 mois ne validera jamais des sanctions.

Donc euh il faut que ces sanctions se prennent sur le plan national et de façon bilatérale. C'est possible mais ça aura moins d'impact contre des entreprises contre contre des médias contre c'est des entreprises qui opèrent par exemple dans les territoires colonisé de de 6 Jordanie c'est contre des responsables du gouvernement israélien on est capable il y a des propriétés en France comme il y avait pour les oligarques russes peut-être aussi c'est moins moins ce genre de chos il y a moins ce genre de choses mais vous qu'il y a des entreprises françaises qui trava qui aujourd'hui opèrent en 6 jordie occupé ce sera la dernière question oui ça a été documenté Ça a été documenté par un mouvement qui s'appelle boycotte Israël et qui documente que des entreprises comme Carrefour par exemple peuvent opérer peuvent ospérer en six jordani occupées. Donc des sanctions contre les colons, contre les ministres qui sont responsables, notamment ceux qui tiennent des propos génocidaires de façon répétée euh et quelque chose qu'il faut obtenir tout de suite.

En fait, moi ce que j'ai constaté aussi sur le terrain de la part de Palestiniens bien sûr, mais aussi d'Israéliens, alors d'Israéliens militants pour la justice et pour la paix, hein, je dis pas tous les Israéliens, mais qui nous disait "Aissez, reconnaissez l'État de Palestine, sanctionnez notre gouvernement parce qu'ils ont conscience que eux-mêmes ne seront jamais en sécurité dans leur pays et ne pourront jamais vivre en paix si les Palestiniens n'ont pas le même droit que de vivre en paix et en sécurité." Merci beaucoup Chloé Ridel d'avoir accepté de venir sur le plateau de Back. Merci d'être venu répondre à nos questions.

Merci à vous. Dis à très bientôt. Merci Chloé, je te dis à très bientôt.

Rentre bien. Merci beaucoup chers amis. On arrive à la fin de notre émission.

Est-ce que vous allez bien tous les trois ? Où est-ce qu'on peut vous retrouver sur les internets si on veut continuer à suivre ce que vous avez à dire Émilio ? Euh bah évidemment sur le site de Luma, dans tout dans les colonnes du journal et cetera et cetera.

Euh d'ailleurs, je passe un coucou à nos collègues avec avec Aren qui sont en ce moment même dans notre émission Twitch parce que c'est Backse qui a débarqué le mercredi cette fois alors que normalement c'est notre jour. Mais bref, nous on est là du coup pour faire de l'entrisme avec Arian. Exactement.

Et sinon bah sur sur X et Blue Sky, mais j'utilise beaucoup moins qu'avant. Voilà. OK.

Et vous les copains, Climarx, on se retrouve où ? Euh alors bon, sur Instagram toujours et sur la chaîne YouTube de l'humanité une fois par mois. Voilà, Gas Light, ma chronique.

Gas Light, le nom de ta chronique à retrouver sur la chaîne YouTube de Luma Usul Rinocéros dimanche sur les frères musulmans et je suis dans le dernier joueur du grenier aussi où je fais une voix. Voilà, vous pouvez me retrouver dans le dernier joueur du grenier. Vo, c'est inattendu mais je suis là.

On n'hésitera pas à aller écouter ça. Je vous rappelle que Backseit est une émission qui est réalisée grâce à vous, grâce à votre participation sur Kiskiss BankB. N'hésitez pas à vous aussi rejoindre le club Backseat à partir de 15 € par mois.

Vous bénéficiez de tous les avantages possibles et imaginables. Les VOD en avance, euh la newsletter dans sa version max, une présence autant que vous voulez dans le public de backsit chaque jeudi. Venez boire des nem, venez boire de la Venez manger des nem et boire de la bière.

Venez boire des nemes n'hésitez pas. Et je vous fais un gros bisou. C'est la fin de cette émission.

Salut à tous. Ciao. Bye bye.

Merci public. Merci à tous. [Musique]