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interviewLCP (sur YouTube)· 30 juin 2026 9 min

Canicule : Sébastien Lecornu accuse les écologistes de mentir sur le "BILAN HUMAIN" 30/06/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Monsieur le Premier ministre, la canicule de 2026 est la plus intense et la plus précoce jamais mesurée et elle est le fruit de votre politique. Installation du terminal métannier perpétu notre dépendance au gaz, baisse de 70 % du tron vert, soit soutien en projet autoroutier démantellement de notre industrie photovoltaïque. La France contribue certes moins mais elle contribue à aggraver le réchauffement climatique et à provoquer ses vagues de chaleur.

En 2023, le Conseil d'État a constataé la suffisance des politiques climatiques. En 2024, le Haut conseil pour le climat appelé un sursaut collectif. En mars de cette année, il alertait sur le manque de crédibilité des moyens alloués pour respecter nos objectifs climatiques.

Alors, pourquoi cette obstitation, cette obstination à tous nous emmener dans le mur ? Parce que certains pensent que l'argent les protège, qu'ils peuvent se créer une bulle de confort. Depuis 10 jours, cette bulle éclate.

Tous nous endurons la chaleur. Mais il y a ceux qui en souffrent et il y a ceux qui en meurent. Et cela encore, c'est votre responsabilité. 33000 décès entre 2014 et 2022 dû à la chaleur et vous n'avez rien anticipé.

Pire, votre politique a affaibli nos défenses collectives et a tout empiré. Ce sont des classes où il y a 33 élèves qui s'entassent alors qu'il fait 36°gr. des hôpitaux saturés, surchauffés ou des nouveaux nés convulses, des funérums qui refusent des corps, des personnes âgées, des malades en psychiatrie qui aujourd'hui meurent de déshittradation et de solitude, des familles entières entassées dans des bouilloirs thermiques où parfois il fait plus de 40°R.

Sous votre gouvernement, la canicule s'est transformée en violence politique. Monsieur le gouvernement, quand allez-vous cesser de nier votre responsabilité dans ce qui arrive aujourd'hui ? Merci beaucoup madame la présidente.

Châtelin, la parole est à monsieur le premier ministre. Merci beaucoup madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, madame la présidente Châelin, avant toute chose et avant de vous répondre, euh j'aimerais avoir une parole au nom du gouvernement et redire notre émotion pour l'ensemble des victimes, des familles, de leurs proches et aussi parce que vous ne l'avez pas fait, saluez l'engagement remarquable des services de l'État. des soignants qui font tenir l'hôpitaux, des pompiers, du corps préfectoral, des policiers, des gendarmes.

On peut critiquer le gouvernement mais je vous entends dans les médias depuis plusieurs jours semer le doute sur l'action de l'État et l'État, il tient face à chaque crise. [applaudissements] La deuxième des choses, [applaudissements] madame la présidente, je ne souhaite pas polémiquer. C'est votre question qui a introduit cette polémique et je vais vous dire, je pense que vous vous tirez une balle dans le pied en cherchant une polémique purement politicienne sur cette question particulièrement grave.

La première des choses en bon républicain, j'ai la faiblesse et l'humilité qui ne m'a pas semblé transpirer de votre propos. l'humilité de considérer que tous les gouvernements et singulièrement les gouvernements depuis le président Chirak ont chacun à leur mesure fait quelque chose contre le réchauffement climatique. On ne peut pas le nier et le nier le consensus républicain derrière tout ça.

Vous-même votre famille politique, vous avez eu des ministres dans le quinquenaat du président de la République François Hollande. Vous ne pouvez pas de vous-même dire que rien n'a été fait ces dernières années. Là aussi, ce qui se joue derrière notamment entre républicains, c'est le consensus pour l'avenir sur cette question.

Ensuite, pour avancer, vous ne pouvez pas dire que rien n'existe. Les planifications ont été élaborées. La première d'ailleurs en 2011, la 2e en 2018, la 3e en 2015.

Des outils existent. Le fond vert a été créé par notre gouvernement. Merci de venir célébrer notre action.

Vous avez le droit de critiquer des choix budgétaires annuels, mais il n'y a pas un monde avant le fond vert dans lequel il n'y avait rien et des ministres écologistes et un monde dans lequel le fond vert aurait tout réglé. Donc faire du fond vert, le référendum de l'inaction du gouvernement alors que nous l'avons créé à quelque chose d'absolument absurde sur le terrain politique, madame la présidente Châelin. Et puisqu'on continue, je pense 4,5 milliards d'euros, 25000 projets, tout ça c'est concret.

Je crois comprendre ce matin 18 milliards d'euros consacré à l'adaptation pour le contrôle changement climatique en 2021. 28 milliards d'euros aujourd'hui en 2025. On peut toujours considérer que ce n'est pas suffisant mais d'un côté faut bien qu'on explique aussi aux Français et aux Français pourquoi on a un déficit public.

Si on a un déficit public, c'est précisément parce qu'il y a des choix politiques de fait de mettre plus d'argent. Donc pourquoi caricaturer et pourquoi travestir la réalité et la vérité ? Je crois comprendre ce matin que en sortie de votre réunion de groupe, vous avez demandé une commission d'enquête parlementaire sur les politiques publiqu sur ou contre plutôt le réchauffement climatique et l'adaptation du pays.

Je vous surprendre, j'y suis favorable. J'y suis favorable pour une simple et bonne raison, c'est que ça va permettre enfin d'objectiver le rôle de chacun. Et quelque chose me dit que cette commission d'enquête vous reviendra en boomerang, madame la présidente.

Tout simplement parce que ça sera l'occasion d'établir factuellement, calmement les faits. On en arrivera à la conclusion qu'il n'y a pas d'inaction, mais il y a un besoin évident d'accélération. Globalement, je pense qu'on peut construire un consensus sur ce besoin d'accélération mais la commission d'enquête ne s'arrêtera pas là.

En tout cas, je le j'enforme le vœu. Elle doit aussi permettre de regarder l'action dans les mairies, y compris les grandes villes dans lesquelles vous présidez à cette destinée parfois depuis 2014 dans lequel on ne peut pas dire que le bilan soit à ce point édifiant, qu'il servent de modèle. D'ailleurs, les électeurs vous ont plutôt battu dans certaines de ces mairies, je le crois.

Donc l'humilité là aussi peut-être contagieuse entre nous en considérant que là aussi il nous faut plutôt construire du compromis et du consensus. Et la commission d'enquête parlementaire, mesdames et messieurs les députés, nous permettra aussi peut-être, madame la présidente, de savoir pourquoi à chaque fois qu'il y a une action à prendre, vous nous faites défaut. Programmation pluriannuelle pour l'énergie, motion de censure de la part de votre groupe alors que l'extrême droite attaqué le gouvernement sur la décarbonation, le plan électrification sur lequel nous n'avons pas entendu.

Un mot de votre groupe sur ce sujet et c'est tout le problème entre l'écologie politique et l'instrumentalisation de l'écologie à des fins politiques. Enfin, dernier point, madame la présidente et de notre habitude de question gouvernement, c'est la première fois que je sors de mes gompes parce que mon dernier argument est celui-ci. D'où sortez-vous ce bilan de 10000 morts sur lesquels vous et les vôtres, votre collègue président Gontard au Sénat, madame la députée Rousseau, un certain nombre sont allés sur les plateaux de télévision depuis maintenant plus de 3 jours en établissant un bilan humain qui est faux, c'est scandaleux.

C'est indigne. Un mort est un mort de trop. Mais de grâce si votre formation politique qui est un parti de gouvernement ne fait pas confiance à santé publique France, ne fait pas confiance à l'administration sanitaire du pays, comment voulez-vous qu'on s'en sorte ?

Donc de grâce même la présidente, un peu de dignité et de responsabilité. [applaudissements][acclamation] Merci beaucoup monsieur le premier ministre. [applaudissements] La parole est à madame la présidente Châelin pour vous répondre.

Monsieur le premier ministre, je ne fais pas le débat sur les plateaux de télé, je n'y vais pas. Vous avez un temps de parole bien plus important que le moi. Allons débattre justement sur un plateau, vous et moi, à égalité temps de parole pour démonter l'ensemble de vos manchanes.

La canicule est politique. La canicule est politique. Vous devrez en répondre.

Nos maires quand ils ont été battus, ils ont respecté les urnes. Vous avez été battu et vous êtes toujours là. Il y aura une commission d'enquête et il y aura une censure. [acclamation] Vous n'êtes pas à votre place.

Les morts, vous les avez sur la conscience. La politique que vous donnez est une politique illégalitaire et une politique qui a réchauffement climatique. Merci beaucoup madame président de Châel.

Monsieur le [acclamation] premier ministre, madame la présidente, si ce gouvernement est ici, c'est parce que le président de la République l'a nommé et qu'une majorité relative de députés le soutient. Vous censurez à chaque fois le gouvernement. Si le gouvernement n'est pas tombé, c'est parce qu'il y a une majorité de députés, non pas pour le soutenir, mais de pour lui permettre d'agir.

Deuxième chose, madame la présidente, je ne suis pas là pour débattre ou communiquer ou bavarder. Je suis là pour agir. La seule chose que je vous demande, madame la présidente, c'est lorsque le gouvernement prend une bonne décision pour le pays, pour l'intérêt général, pour l'écologie, que vous préfériez l'intérêt général à vos alliances électorales avec la France insoumise. [applaudissements] Merci beaucoup monsieur le Premier ministre. [acclamation] [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] Merci Sí.