Les socialistes sont le fer de lance de la lutte contre l'extrême droite
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Applaudissements] merci chers camarad merci vu d'Italie je me dis que les Français n'ont pas idée de ce qui va leur arriver Roberto Saviano l'essayiste italien auteur de gomora qui alerte les Françaises et les Français sur le risque qu'il cour avec l'extrême droite lui qui est italien et qui connaît déjà jordia Moni alors évidemment l'objectif de cette journée c'était de le démentir et de faire sorte de dire que Rian est inéluctable et je veux remercier à mon tour à la fois Sarah ninoué qui l'une et l'autrre ont entrepris ce travail depuis de longues années et qui savent peut-être mieux que d'autres ce dont elle parle ninoué c'est l'ex midi rouge qui est devenu un midi souvent bleu marine et Sarah ce sont les terres de gauche qui ont aussi très largement été colonisé par l'extrême droite et qui désormais considère que cette terre ouvrière leur appartiennent et y compris même si ce n'est pas le nord de Sarah mais le P decalais d'autres camarades et bien c'est la terre d'implantation désormais de Marine Le Pen alors je veux saluer le travail de cette journée je n'ai pas assisté ce matin à La Réunion puisque je la suivais de loin et on m'a raconté aussi ce qui en a été dit et je vais essayer d'y revenir mais j'ai écouté ce qu'on pu dire Safia Bassem et Sylvain et donc les remercier aussi de leur contribution à ce travail que je crois nous devons perpétuer et ne jamais laisser penser que nous aurions laissé baisser les bras je suis venu en fait cet après-midi vous délivrer cinq messages qui ne vous sur surprendront pas tous parce que je sais que nous les partageons d'abord le premier message c'est que le RN a pris d'abord la place qui lui a été cédée et organisé la résistance c'est d'abord comprendre ce qu'il a mis là où il est la responsabilité est collective l'ORN est en réalité le décalque inversé de nos renoncements et renimements successifs parfois imposé par la mialisation comme a pu le souligner tout à l'heure l'un de nos camarades et j'arrive de famamec où j'étais avant-hier où euh il y avait encore les traces de ces abandons des gens qui nous parlent encore des années 80 de la sidérurgie de la Syrie de la mine et qui ont encore le sentiment que nous portons une responsabilité dans le désarroi de leur territoire le RN a su capter la demande de protection et de changement attendu par celles et ceux qui sont les victimes des crises à répétition de l'affaiblissement de leur statut du chômage du recul de la l' industrie du blocage du pouvoir d'achat notamment parmi les employés les ouvriers les jeunes actifs et le RN qui n'a pas beaucoup de solution en réalité a su en contrepartie leur offrir des bouqus émissaires les élites les personnes migrantes les bénéficiaires d'aide social présenté comme assisté en articulant concrètement cette dénonciation avec les problèmes que rencontrent les gens au quotidien de réprouver le discours du RN c'est progressivement banalisé voire même normalisé et pour cela il bénéficie de la compllaisance des médias désormais très perméable à leur sujet de prédilection de la complicité consciente ou inconsciente deintellectuel qui entretiennent cette théorie du déclin et dont le RN fait son miel du soutien actif aujourd'hui d'un oligarque à la française Vincent Boloré qui a mis son argent et son groupe au service du projet idéologique identitaire de l'extrême droite il y a aussi responsabilité politique d'Emmanuel Macron et des siens depuis presque 8 ans qu'ils sont au pouvoir rappeler très brièvement d'abord la notabilisation du RN avec pour la première fois en Europe l'élection de vice-président à l'Assemblée nationale qui a permis de dire que le RN était un parti comme les autres ce n'était jamais arrivé c'est aussi maintenant la porosité idéologique qui existe entre la droite et l'extrême droite c'est bien sûr y compris dans la loi immigration l'acceptation de ce principe de préférence nationale qui nous faisait autrefois hérisser le poil et qui aujourd'hui est devenu tristement banal c'est Sarah l'a dit tout à l'heure dans le débat auquel a participé bramment Arthur de la porte ici présent le débat qui il y a quelques semaines nous opposait à la droite et à extrême droite sur le droit du sol à Mayotte au début c'était Mayotte et puis après ça a été la Guyane et maintenant ils ont l'intention de revenir sur le droit du sol sur l'ensemble du territoire c'est aussi les mots utilisé par le Premier ministre quand il parle de submersion migratoire mot né à l'extrême droite et qui non seulement vise l'étranger en situation irrégulière mais aussi l'étranger en situation régulière et même celui dont on considère qu'il reste un étranger alors même qu'il est sur le sol depuis plusieurs générations puisque la submersion ne s'observe qu'à travers des critères qui sont les critères de l'apparence de la religion de la couleur de peau et que ça n'a rien à voir avec l'appartenance l'adhésion à ce que nous sommes ensemble français la gauche et les socialistes doivent aussi reconnaître leur part de responsabilité non que l'électorat du RN Vienne principalement de j'ai entendu ce que disait tout à l'heure Safia daani mais les déceptions et les colères que nos politiques ont parfois suscité la politique c'est d'abord une affaire de confiance la confiance que l'on sa'est gagner ou que l'on perd et c'est vrai que dans la dernière partie de notre exercice du pouvoir nous avons parfois donner le sentiment d'être non pas simplement incohérent par rapport à ce que nous avion proposé aux promesses qui avaient été fait par la gauche mais parfois étit à rebour de ce que la gauche porte et c'est là que la confiance se perd bien sûr que tout le monde sait que quand on arrive au pouvoir on ne fait jamais exactement ce qu'on avait prévu de faire et il faut reconnaître à François hande le fait d'être d'avoir été confronté brutalement à des sujets sur lesquels il n'était pas forcément prévu qu'il soit confronté je je pense à la guerre la Syrie le Sahel je pense aussi au terrorisme qui est arrivé sur notre sol de manière massive Charlie le Bataclan Nice et le reste mais ce qui n'a pas été compris par une partie de l'électorat de gauche c'est que nous ayons pu être parfois vraiment à rebour de ce que nous représentions pour eux ça a été d'abord le pacte de responsabilité sans contrepartie ça a été aussi le fait d'accepter de reprendre l'idée de la déch de nationalité qui distingue entre celles et ceux qui sur notre territoire sont français ceux qui seraient finalement français de papier pour reprendre la SLE expression de l'extrême droite et ceux qui seraient véritablement français parce que présent depuisint goric c'est Clovis et puis il y a eu aussi la loi travail disons les choses nous qui avons écrit près chaque page du Code du travail qui avont permis aux ouvriers français aux salariés de rétablir un rapport de force avec leurs employeurs et bien nous retrouver là aussi du côté de ceux qui pouvaient finalement considérer que sur un certain nombre de sujets et bien il était temps de faire le ménage alors évidemment nous avons perdu aussi une part de cette confiance et cette confiance là il est maintenant temps de la retrouver je veux aussi évidemment dire que et c'est peut-être l'élection allemande qui m fait penser dire que on dit souvent que la social-démocratie est en crise en Europe je ne le crois pas je crois que toutes les crises auxquelles nous sommes soumis aujourd'hui sont d'abord celles du libéralisme de l'écologie jusqu'au pouvoir d'achat mais que à chaque fois que la gauche socialdémocrate travailliste socialiste considère que elle doit adopter ou se soumettre au canon de beauté du libéralisme alors elle-même rentre en crise et lorsque la gauche ressemble trop à la droite alors il ne reste qu'une seule alternative c'est l'extrême droite je le dis aussi la réponse n'est pas de s'enfermer dans une radicalité nouvelle une radicalité qui nous pousserait vers un clivage entre le peuple et une élite qui serait mythifiée une conflictualisation par le bas qui s'emboite trop bien en réalité avec le discours de l'extrême droite elle-même alors après avoir passé ce premier message je veux en passer un plus optimiste dire que la victoire de l'extrême droite n'est pas pour autant inéluctable le Front républicain en juillet dernier a fonctionné même si j'ai conscience du fait que la nomination après l'élection du 7 juillet d'abord de Michel Barnier puis de François beou trouble et j'entends souvent nombre de nos concitoyens nous dire mais si quand on vote à gauche on a la droite qui elle-même se soumet à l'extrême droite alors à quoi bon avoir encore un front républicain et c'est la raison pour laquelle nous devons être conscient que le Front républicain s'il a encore servi cette fois-ci n'est qu'un surci certainement pas encore un sursut et donc nous devons reprendre l'initiative inversement il me semble aussi que d'autres ont totalement intégré l'idée d'une forme d'irrésistible arrivée au pouvoir du rassemblement national cette vision aussi doit être combattu ne pensons pas que le Front républicain nous trouvera toujours mais ne pensons pas non plus que le RN est déjà au pouvoir parce que cette vision là elle facilite le travail du RN lui-même au même titre que que sa banalité il n'y a disons les choses aucune fatalité à l'arrivée l'extrême droite en 2027 aucune fatalité à l'arrivée en 2027 la France n'est pas la caricature que certains veulent en donner tous les travaux qui sont menés sur les valeurs des Françaises et des Français montre une France bien plus tolérante plus fi de sa diversité plus attaché à la démocratie ça ne veut pas dire que les Français ne doutent pas mais ils sont en attentere d'une offre politique forte qui soit différente de celle du RN et c'est ce que là c'est ce que nous devons évidemment produire on entend dire que l'extrême droite au fond c'est la seule qu'on n jamais essayé ça a été le discours dans toute l'élection législativ dernières sans besoin de revenir aux heures sombres de notre pays et sans convoquer le point Godwin et bien il est facile de dire aujourd'hui que l'extrême droite elle gouverne ce n'est plus simplement une vue de l'esprit elle gouverne en Europe et c'est Orban en Hongrie et c'est mélonie en Italie ça a failli être le cas en Autriche il y a quelques semaines et il a fallu un accord entre la droite et la gauche pour éviter que l'extrême droite arrivée en tête ne prenne à son tour le pouvoir en Autriche c'est évidemment désormais le trio infernal qui a pris les commandes de la plus grande démocratie au monde les États-Unis le trio Trump musque van et là nous avons la possibilité de dénoncer de dire ce qu'ils sont de rappeler sans cesse à nos compatriotes ce qu'ils brisent de nos libertés des droits de l'homme et surtout de la femme des droits des minorités ce qu'ils veulent aussi contraindre de la recherche de la science de la protection de la paix leur volonté de ne plus se soumettre aux organisations internationales musk a osé dire qu'il fallait non seulement se retirer de l'UT temp mais aussi de l'ONU il n'y a plus de limite à leur discours que l'on qualifie de libertarien mais qui n'a rien de libertaire qui n'a rien de la promotion de la liberté la seule liberté qu'il connaissent c'est celle du renard dans le poulailler et c'est une des difficultés à laquelle l'extrême droite va devoir maintenant se confronter c'est ce que disait ce matin Raphaël lorkaa il a raison il a raison de dire que l'extrême droite aujourd'hui va devoir expliquer en quoi elle est elle-même capable de s'assimiler à ce que fait Trump elle qui a tant chercher à se dédiaboliser elle qui a aussi fait de du retour de l'état d'un État fort et bien sa propre doctrine laavir aujourd'hui face à celui qui manie la tronçonneuse mille en Argentine et je vois que Jordan bardellaa lui-même parfois en en avance de phase ou en tout cas en désaccord avec Marine Le Pen a pu dire il y a quelques heures qu'il était lui-même pour un doge en France pour un ministère qui soit là avec la tronçonneuse et qui vienne couper dans la dép publique alors il faudra que l'extrême droite s'en explique qu'elle se justifie qu'elle dise à ces gens qu'elle prétend protéger qu'elle va être de ceux qui coupont les services publics dans les aides sociales dans tout ce qui permet d'accompagner les plus vulnérables dans dans notre société reprendre espoir en se disant que il y a un exemple qui doit nous qui doit nous accompagner l'exemple polonais la Pologne a connu aussi la difficulté l' l'extrême droite et dans un contexte assez proche du nôtre avec son clivage entre les métropoles et les campagnes et les petites villes les inégalités qui explosent et bien ils ont su je parle là des progressistes pas seulement des socialistes mais dans cette alliance réussir à renverser dans les urnes le gouvernement du pece qui avait pourtant commencé à tisser une maille a priori que l'on disait inextricable dans sa position au pouvoir de depuis 2015 et grâce à une participation sans précédent des femmes des jeunes des urbains et bien ils ont réussi à fixer une priorité à la lutte contre les inégalités pour réduire et affaiblir l'extrême droite veut dire enfin sur cette ce second message que dans la tripartition de la vie politique que nous connaissons et sans rien concéder à qui que ce soit et bien nous devons veiller aussi à ce que nous soyons pas le 3è tiers le plus divisé et le plus faible Bismark pardon cette citation un peu curieuse disait dans un quand on fait ménage à TR il ne faut pas être le trè je vois qu'il y a des gens qui sent savent de quoi je parle et bien je crois qu'effectivement le mieux dans la tripartition de la vie politique est de ne pas être le tiers le plus divisé le tiers le tiers qui pas son incapacité à comprendre la menace qui est devant nous et bien passe plus de temps à s'opposer qu'à chercher les moyens de faire reculer l'influence de l'extrême droite c'est valable pour nous c'est valable pour les autres c'est sans exclusive parce que je vois le temps que nous passons dans des débats infinis parfois au sein même de notre propre partie à nous diviser à nous subdiviser nous connaissons bien le principe de la siciparité rendre quelque chose qui n'est déjà pas très grand en quelque chose de plus petit parfois même jusqu'à chercher dans les micro trop divisions qui peuvent exister entre nous des raisons de d'exister les uns contre les autres je crois à l'inverse je crois à la nécessité de la gauche de retrouver le souffle qui lui a permis jusqu'ici de résister de faire en sorte d'être l'alternative à l'extrême [Applaudissements] droite parce que évidemment la victoire de l'extrême droite N n pas inéluctable et je reprends je suis carrément je suis carrément à l'envers de ce que je c'est le problème de ne pas lire ce qu'on écrit c'est qu'à un moment on sait plus où on en est mais ne vous inquiétez pas ça ne veut pas dire que je serai incohérent parce que la cohérence elle est là et d'abord c'est le troisème message que vous je voulais adresser c'est celui d'un appel à la résistance totale dans les médias sur le terrain dans nos vies résister c'est se mobiliser partout et concrètement comme le disait non pas cette fois-ci Bismark mais Victor Hugo il vient une heure où protester ne suffit plus après la philosophie il faut l'action et des journées comme cellees-ci il en faudra d'autres parce qu'elles sont de salubrité publique car l'heure est effectivement à la mobilisation longtemps nous avons expliqué que l'extrême droite était aux portes du pouvoir au fond je ne suis pas sûr que nous y croyions nous-mêmes nous pensions que c'était un un un épouvantail commode qui permettait de mobiliser la gauche nous en sommes plus là nous sommes évidemment à un moment où l'extrême droite est véritablement au portes du pouvoir quand elle fait 40 % aux élections 40 % aux élections européennes je rappelle que François mitteran lui-même n'a jamais fait à l'élection présidentielle au premier tour plus de 32 %. quand l' é à 32 % 40 % pardon alors effectivement l'heure n'est plus à se demander si peut-être non effectivement il faut avancer et nous devons rien lâcher tout à l'heure Sylvin can a dit que en Europe l'extrême droite progressait lentement j'ai cru il Celit l'idée que ça n'était pas si rapide et comme ça n'était pas un tsunami on pouvait il trouvait la matière à réconfort Sylvin m d'être parti mais je voudrais presque dire l'inverse c'est que précisément parce que cette montée en puissance de l'extrême droite n'a pas été un tsunami nous ne sommes pas passés du jour au L demain à 40 % ça a été une lente contamination et c'est la raison pour laquelle je crois qu'évidemment comme Safia le disait tout à l'heure il y a un vote qui progressivement devient un vote d'adhésion parce qu'on en est plus à avoir peur de cette submersion d'un seul coup d'un vote qui viendrait nous nous effrayer on est on s'est habitué on s'est habitué à l'idée qu'ils vont venir et que peut-être s'ils arrivent au fond c'est pas si grave et c'est ce qui nous menace aussi et c'est la raison pour laquelle nous devons multiplier ces rendez-vous pour justement dire en quoi et nos défenses immunitaires ont baissé je veux pas convoquer tous mes souvenirs maintenant mais c'est vrai que quand j'étais lycéen je portais comme beaucoup d'autres cette main jaune dans laquelle dans la paume de laquelle est écrit était écrit touche pas mon pote je le faisait comme beaucoup parce que j'étais j'étais antiraciste et qu'il y avait une une part de fantasme à l'idée que peut-être un jour il reviendrait mais au fond de nous on y croyait pas beaucoup et ce que je vois aujourd'hui c'est que il n'y a plus personne pour porter la main jaune et que au fond les plus jeunes d'entre nous ne se méfient plus de l'extrême droite n'ont plus idée de ce qu'elle est et peut-être même il voilà matière à espoir et donc c'est la raison pour laquelle il faut démasquer desesect iliser traquer ce qu'est l'extrême droite et puisque je parlais des plus jeunes rappelez les origines de ce mouvement que préside désormais mariene Le Pen c'est vrai que c'est souvent ça nous a été reproché dire mais ce sont des néofascistes ils ont ils ont commencé avec les néonazis et cetera ils ont participé à l'Algérie française Jean-Marie Le Pen a torturé sans doute que ça n'est pas suffisant mais oublier les racines profondes de quielle extrême droite ne pas dire d'où elle vient c'est laisser au plus jeunes d'entre nous la possibilité de croire que ce parti est né hier qui n'a pas été déjà à l'œuvre qui n'a pas une matrice idéologique qui le fonde et donc même ça n'est pas suffisant il faut le rappeler il faut rappeler que la République n'est pas compatible avec l'extrême droite expliquer que ce qu'il prône c'est un nationalisme de repli de repli parce que il n'affirme pas l'identité de la nation française ils auraient pu être un parti qui défend la patrie de jores oh ça ne leur a jamais effleuré l'esprit mais ils sont simplement là pour dire que il faut replier le pays sur lui-même pour survivre à la mondialisation et surtout à l'islamisation il prôent un nationalisme qui est en réalité antinational ils sont nos adversaires de l'intérieur ils sont ceux qui séparent les populations selon leurs origines leurs religion à rebours de ce qu'est la nation française qui s'est fondée à la Révolution non sur une identité ethnique religieuse ou culturelle mais sur des principes politiques que nous nous avons su élever au rang de l'universel [Applaudissements] ils n'ont un patriotisme qui n'est qui n'est que d'apparence de papier ils sont des patriotes de camelotte à l'instar des émigrés de la révolution des Versaillais de 1871 ou des vichistes de 40 qui ont une fâcheuse propension qui avait qui ont eu une fâcheuse propension à se soumettre à l'étranger aujourd'hui Poutine ou Trump autour desquels Marine Le Pen n'a cessé de poser au cours des années passées ils ont un discours anti-élite anti-immigré centré sur le le droit à la sécurité antiéministe antitransgenre anti je mets beaucoup de guillemets assisté l'extrême droite c'est au fond l'antifrance l'antirépublique et c'est un leur pour les classes populaires l'extrême droite est fondamentalement au service des intérêts des privilégiés on atteste sur son programme économique qui est néolibéral comme ses votes à l'Assemblée et au Parlement européen et pour ceux qui veulent s'en convaincre réécouter pas trop longtemps mais un peu quand même réécouter Jordane Bardella quand il est parti devant le mdeef au moment où le MF organisit ses auditions pendant les légisatives dernières et vous entendrez non pas le discours d'un homme qui défend les classes populaires mais un homme qui défend et qui se met dans une position d'être considéré par le patronat comme pro business et c'est là la grande mystification de l'extrême droite alors cher camarade il faut mettre chacun devant ses responsabilités reconstituer une dynamique intellectuelle avec les experts les universitaires les chercheurs refaire de l'éducation populaire repartir dans les quartiers refaire vivre ce qui a permis pendant des générations entières au plus modestes d'entre nous de découvrir ce qu'étaient les grandes idées qu'elles étaient aussi les grandes erreurs et quelles étaient les grands points de confrontation et donc oui nous devons aussi accepter l'idée que nous devons être des militants de l'éducation populaire faire en sorte que nous soyons à nouveau sur le terrain et faire passer les messages partout où il doivent passer ne laisser personne à côté du chemin le 4è message chers camarade c'est la bataille amener à la bonne échelle qui est l'échelle entre la nation et l'Europe nous devons enclencher la contreoffensive et nous sommes à la fois européens et internationalistes le paradoxe d'aujourd'hui c'est que le nationalisme réactionnaire se structure à l'échelle intern national j'en ai déjà beaucoup parlé de milay à orbane et de mélonie à musque et bien ils ont aujourd'hui à condamner les organisations internationales issues de 45 universalisme des droits règles de la vérité scientifique féminisme avortement il nous présente comme décadent et prétendument prêt à effacer l'identité culturelle de l'Occident le second paradoxe c'est que cette international réactionnaire est soutenu par une collection d'oligarques décidé à la tête de leur puissantees multinationales à faire de ce bric àbrac nationaliste et identitaire leur bras armés contre toutes les formes de régulation et de taxation et donc face à l'ampleur de ces forces il nous faut agir et nous organiser l'Europe parce qu'elle é au prise avec les néonationalismes le RN en France le PVV au Pays-Bas la FD en Allemagne la FDL en Italie le PS en Suède et le parti Fidès en Hongrie et bien nous devons mobiliser les socialistes européens mettre en place un observatoire européen des droites extrêmes comprendre leur stratégie leurs résultats alimenter la contre-offensive et je le dis aussi après avoir participé à une réunion du PSE la semaine dernière ou la semaine d'avant et de l'international également et bien faire en sorte qu'il y ait des campagnes qui ne soient plus uniquement des campagnes nationales mais des campagnes européennes des campagnes mondiales qui donnent aussi avoir la force de ce que nous sommes ne pas laisser penser que eux seuls s'organisent au plan mondial montrer que nous avons nous aussi la capacité à faire face à cette force- là 5ème message assoir notre propre récit nous avons trop souvent répondu à leur débat en les laissant dicter l'agenda miaticopitique et en ce sens nous avons participé au récit de l'extrême droite alors il faut évidemment dénoncer et dénoncer d'abord la normalisation de ces idées qui entraînent un glissement du cadre de notre récit commun mais il convient aussi de reprendre une autre offensive narrative sur le terrain des mots des idées car la langue de l'extrême droite a contaminé le débat public c'est ce que dit ce que disent m F et Étienne olon la gauche doit se réapproprier les mots de nation de République mais aussi je le dis de laïcité de féminisme de souveraineté parce que tous les mots comme le drapeau français ont été progressivement subtilisés par l'extrême droite qui se les a approprié pour en faire des instruments contre la République et contre les républicains eux-mêmes la laïcité est devenue un instrument exclusif contre les musulmans le féminisme il a l'identique elles ne sont féministes ces femmes de Némésis que lorsqu'il s'agit de dénoncer le foulard mais pour le reste jamais rien sur la laïcité jamais rien sur le féminisme la souveraineté elle ne leur sert qu'à se battre aujourd'hui contre l'État de droit qui serait lui-même un obstacle à la pleine souveraineté du peuple français et donc oui nous devons reprendre l'offensive sur les idées et sur les mots opposer et imposer une vision alternative une autre idée de ce qu'est la France c'est la raison pour laquelle en notre nom il y a quelques semaines quand le Premier ministre François Beyou a dit qu'il voulait relancer le débat sur l'identité de la France j'ai pris la liberté de dire que cette fois-ci nous en serions je me souviens que en 2008 2009 quand Sarkozi a lancé le débat nous avons toutes et tous considéré que c'était un piège et qu'il ne fallait pas y entrer un doigt mais en y entrant pas nous avons laissé la chaise vide le terrain vide et que s'est-il passé depuis 16 ans le débat n'a cessé de prospérer et sur les places vides que nous avons laissé c'est infiltré l'extrême droite alors oui je veux que nous parlions d'identité de la France qui se confond pas avec ce que porte l'extrême droite l'identité de la France c'est quoi c'est d'abord une histoire qui plonge bien sûr ses racines très loin mais qui a donné un nouvel élan à notre nation avec la Révolution française avec le Conseil National de la Résistance avec la décolonisation avec la construction européenne et c'est cela que nous défendons c'est cela que nous défendons comme nous défendons l'idée que la France ce ne sont pas simplement des frontières ce ne sont pas simplement des paysages ou un patrimoine c'est d'abord un modèle un modèle démocratique un modèle qui est aussi un modèle social un modèle qui se confond avec les services publics qui sont le patrimoine de ceux qui n'ont rien et lorsque nous défendons aujourd'hui face à la Russie les frontières de l'Ukraine ce n'est pas simplement des frontières que nous défendons c'est aussi un idéal c'est aussi cette façon de vivre ensemble et c'est la raison pour laquelle nous défendons avec autant de forces nos camarades Ukrainiens non pas parce que nous croyons qu'il y aurait une supériorité de l'Ukraine par rapport à la Russie mais parce que nous défendons une façon de vivre ensemble alors chers camarades dans ce débat nous serons et les socialistes doivent être le faire de lance de cette contreoffensive et nous sommes bien placés pour mener à bien cette tâche parce que l'idée que nous portons vient de loin et s'est frotté à tant de crises auquel nous avons su survivre nous avons inspiré toutes les grandes lois du travail quand les travailleurs étaient soumis à l'exploitation nous avons inspiré les assurances sociales devenu en 1945 la sécurité sociale et nous serons inspirés et forger cette nouvelle alliance de la démocratie de la fraternité et de l'écologie qui l'emportera sur celle de l'autoritarisme de la peur et de la cupidité et oui la gauche saura le faire autour d'une idée forte et positive offensive de la nation défin non par l'ethnie la culture ou la religion mais comme la volonté politique d'agir ensemble et comme une solidarité du quotidien face aux éléas de la vie alors que l'extrême droite dessine une ligne de fracture entre la nation et les groupes minoritaires les socialistes définissent le clivage à l'endroit où apparaissent les inégalités la discrimination le rapport de force entre les classes sociales la vision socialiste est celle d'une société dans laquelle les gens ont une responsabilité les uns envers les autres puisque je parle devant Sarah et devant le Nord peut-être que martinri aurait dit le CER et bien oui chers camarade nous avons socialiste une responsabilité les uns envers les autres et je conclus en vous disant que nous devons aimer la France nous devons l'aimer et montrer que nous l'aimons montrer que nous l'aimons dans sa grande diversité montrer que nous nous sommes enrichis au fil des décennies que la France n'est plus un territoire blanc et catholique c'est un territoire qui est métissé pluriculturel plurireligieux un territoire dans lequel on peut croire en Dieu croire au ciel ou croire qu'il ne que le ciel est VI peu importe nous avons en commun cette grande idée de la France et oui nous devons aimer notre pays nous devons aimer les Françaises et les Français leur montrer que nous savons les écouter leur dire que quand l'espoir se perd et bien le RN prospère je sors d'un tour de France de plusieurs mois et je vois parmi nous des gens qui m'ont parfois accompagné Enour de France il y avait tout à l'heure Emma mais je vois Marie Jo bah elle est là Emma pardon Emma Marie Jo qui était cette semaine donc à famc nous avons été dans le Nord dans l'Est dans l'Ouest dans le sud nous avons été un peu partout en France dans un format un peu différents des meetings traditionnels puisque il s'agissait là de rencontrer des gens qui n'avaient aucun lien avec la vie politique et qui sont venus apporter leurs propres témoignage et vous dire que cette France elle m'a touché non pas que je ne la connaissent pas toute l'année nous arpentons la France mais vous dire que cette semaine donc à famc il y avait un jeune garçon de 11 ans qui est venu avec sa maman sa maman a était voilée et il s'appelle Wasil et Wasil nous a parlé de la laïcité voilà c'est ça la France cette capacité à faire en sorte que des gens qui sont issus de cultures très différentes finissent par assimiler ce que nous sommes avoir envie de partager ce destin commun et tous ces gens qui sont venus nous livrer leur malheur leur malaise leur défiance aussi vis-à-vis du monde politique sont venus aussi nous dire leur amour de ce pays nous dire à quel point ce pays de Voltaire et d'Ugo était devenu le leur quand il n'était pas leur racine et pour ceux pour qui la France était au fond plus lié au hasard de leur naissance que aux pérégrinations de leurs parents ou grands-parents tout cela ont rappelé leur attachement et donc nous avons maintenant besoin d'être à nouveau audacieux et ce sera au nouveau PS d'en faire la démonstration je dis nouveau non pas que nous ayons changé dans ce que sont nos valeurs nos principes dans ce qui nous fondre mais parce que nous avons su depuis 2017 renaêtre de nos cendres grâce à l'émergence de nos nouvelles génération je vois ici de nombreux visages de ceux qui la représentent ninoué Anna Maxime Arthur Sarah Emma Gaston pardon pour ceux que je ne cite pas qui sont pas la nouvelle génération Corine comme moi un peu plus vieux déjà et d'autres encore Dorine qui ont participé à tout ça mais nous sommes un peu plus vieux mais l'une des grandes fiertés du premier secrétaire que je suis Alexandra pardon c'est d'avoir vu émerger cette génération qui a pris sa responsabilité et qui aujourd'hui est au commande de ce parti dire que c'est formidable de savoir que cette longue chaîne qui nous relie au grand jores et bien elle ne s'arrêtera pas parce que non seulement le talent mais aussi la volonté de faire ensemble de faire collectivement n'a pas disparu et qu'il y a là matière à je pense non seulement de nombreux combats mais aussi à de nombreuses victoires et donc ce que nous sommes en train de réinventer est au croisement d'une continuité et d'une rupture la continuité avec nos engagements de toujours se portter depuis 1905 le congrès du globe et aussi à l'appel à la justice sociale né de la souvragerie du capitalisme d'Alor mais le combat maintenant il est d'abord contre l'extrême droite et je voudrais dire que là nous avons un travail que je pourrais résumer d'un mot nous battre contre l'indifférenciation cher camarade ma conviction est celle est celle-ci lorsque nous donnons le sentiment que la droite et la gauche c'est la même chose alors nous donnons le monopole de l'alternative à l'extrême droite le meilleur remède pour lutter contre l'extrême droite c'est encore de revenir au combat entre la gauche et la droite la gauche et la droite ne se confonde pas et lorsqu'elle ne se confondent pas alors il y a la possibilité de dire si on est de gauche ou de droite lorsque la droite et la gauche se confondent alors la seule façon de porter une colère c'est de la porter à l'extrême droite et c'est la raison pour laquelle je nous invite chacune et chacun même si c'est difficile en ces temps compliqué où nous avons une responsabilité particulière parce qu'il n'y a pas de majorité absolue à l'Assemblée apporter le faire à chaque fois contre le gouvernement parce que nous n'avons pas à laisser penser un seul instant que nous sommes les complices de la régression sociale qui est à l'œuvre depuis 8 [Applaudissements] ans ma camarade j'en conclus cette fois-ci vraiment pour vous dire que lorsque on entre à la Chambre des communes chez nos voisins grand-breton et bien il y a une statue de Winston Churchill et quand on entre quand on s'apprête à franchir le seuil immanquablement on tombe sur le doigt pointé de Winston Churchill et sous cette statue de winson Churchill il y a une phrase deux mots en réalité pardonnez mon accent mais deserve Victory mérite la victoire et bien chers camarades oui nous devons mériter la victoire pas simplement nous reposer sur le rejet sur le refus sur la peur y compris de l'extrême droite mériter la victoire par nos combats mériter notre victoire par le rassemblement méritez notre victoire par l'affirmation de ce que nous sommes ne pas avoir honte être fier de ce que nous portons parce que nous portons est grand et parce que ce que nous portons ne disparaîtra jamais alors chers camarad et bien sachons nous réunir et faire cette victoire la plus belle des victoires parce que elle sera celle qui aura permis à notre pays et je l'espère au continent entier de repousser un spectre qui nous menace et qui nous rappelle que l'histoire n'est pas linéaire qu'elle n'est pas une marche inéluctable vers le progrès qu'elle est d'abord le produit de la volonté des hommes et des femmes et que cette volonté nous voulons l'apporter merci [Musique] [Applaudissements]
Olivier Faure